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  • La brutalité des rebelles syriens posent un dilemme à l'ouest,

    mais pas les enfants gazés à l'est !

    Support Wikipedia C'est tout le paradoxe de ce gazage syrien. Aucune manifestation en un quelconque pays pour montrer l'ignominie de l'acte de Bachar el Assad, le gazage d'innocents ! Le monde perd sa valeur dans une indifférence coupable. Bien sûr il en a assez des guerres, de l'islamisme, et il se dit que des frappes ne résoudront rien, la rébellion syrienne est gangrénée par les islamistes et qu'il vaut mieux encore Bachar el Assad que les rebelles ! L'exemple de la Libye le démontre, alors basta pense-t-il. C'est là l'erreur, ne rien faire serait encore plus coupable. Mais les choses évoluent dans le bon sens, le sommet des ministres des affaires étrangères consécutif au G20, réunis dans la capitale Lituanienne, trouvèrent une position commune sur la Syrie. Le communiqué final après "moltes" discussions fit état de fortes présomptions que le régime syrien fut responsable de l'usage des armes chimiques. Mais, il n'est pas encore question de faire le moindre geste de réprobation ! Il faut toutefois attendre le rapport de l'ONU indiqua Catherine Ashton, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. La décision de François Hollande d'attendre cette publication avant toute avance supplémentaire fut saluée. Il lui fallait faire une concession ! De la bonne diplomatie deux pas en avant, un pas en arrière.

    Le secrétaire d’État américain, John Kerry, participait à la réunion, et dans l'avion qui l'amenait des États-Unis, il évoqua la division des Européens et salua le soutien de la France et du Danemark, les seuls à avoir clairement approuvé l'idée de frappes. Mais rien n'est gagné contre l'opinion publique même le pape invite le monde des catholiques à jeuner contre toute intervention militaire en Syrie, la Libre.be. Si cela pouvait faire ressusciter les enfants gazés ! C'est finalement Bachar el Assad qui doit se marrer !

    Le titre de cet article est celui du The New-York Times du Middle East, «Brutality of Syrian Rebels Posing Dilemma in West». Vous avez bien lu Middle East, pas West, cela change tout ! Ce New-York Times montre ce que firent les rebelles en oubliant ce que firent les soldats de Bachar el Assad.

    Syrian Rebels Execute 7 Soldiers.

    Évidemment une telle image diffusée dans le monde entier choc de suite sur la barbarie de cette guerre civile. Pas plus les rebelles que les soldats aux ordres de Bachar el Assad, et lui même, sont sans tâches, et ils sont tous condamnables par le tribunal international pour non respect de la vie humaine ! Cette image est une copie d'écran de la vidéo publiée par le New-York Times.

    C' est une vidéo de contrebande sortie clandestinement de la Syrie il y a quelques jours par un ancien rebelle qui dégoûté par les meurtres, offre un aperçu perspicace et sombre des rebelles qui ont adopté le même comportement tactique que le régime qu'ils essayent de renverser, tiré du New-York Times. Et cette image que vous dit-elle ?

    Document Rue 89.

    Vidéo d'un enfant gazé par le sarin, ses derniers instants.

    On en est à montrer l'horreur et l'horreur pour justifier que tout crime doit être puni. Qui peut croire un seul instant que les prières du monde feront que Bachar el Assad ne recommencera pas ? Ceux qui le soutiennent savent bien qu'il a gazé des enfants, et Bachar le sait, et si rien n'est fait ce sera pour lui un soutien, il ne connait que la contrainte. Alors pourquoi ne recommencerait-il pas s'il venait à perdre la main face à la rébellion ? Les révoltés sont à quelques centaines de mètres du centre de Damas, s'ils venaient à briser le verrou, il recommencera. Ce ne sont pas les stocks de gaz sarin qui lui manquent.

    Demain le Congrès américain donnera son verdict, et François Hollande s'exprimera devant les Français.

  • François Hollande un président courageux qui assume,

    malgré les fortes oppositions.

    Support Wikipedia Depuis son retour de vacances si l'on peut dire, une semaine tout juste à la Lanterne, François Hollande n'a pas chômé. Entre le différent Valls Taubira sur les peines plancher, voir, Les peines plancher, la bonne fausse loi de la droite, et les retraites ou la principale réforme porta sur la pénibilité avec l'allongement de la durée de cotisation ainsi qu'une hausse, mais les entreprises en seront exemptées par un transfert des charges familiales sur la charge retraite, voir l'Expansion.fr.

    Mais, ce qui mobilise le plus le président est le conflit syrien qui prend des tournures inattendues en occident. Il montre toutes les difficultés des pays qui le compose d'assumer ses prétentions, le leadership américain n'est plus ce qu'il fut. L'Europe est inexistante pour agir, chaque pays se recroqueville sur lui même ne se rappelant pas que c'est l'inaction contre l'invasion de la Tchécoslovaquie qui fut une lâcheté et qui n'empêcha pas la seconde guerre mondiale. On retrouve cette lâcheté dans l'opposition française qui au lieu de traiter le gazage d'innocents réagit sur son aversion envers le président.

    Si nous venions à désavouer François Hollande d'engager nos forces dans une frappe ciblée, que restera-t-il de notre histoire qui nous a placé comme référence pour les autres nations ? Nous ne sommes déjà plus une grande puissance économique, nous ne sommes pas une grande puissance militaire mais la parole de la France compte autant que celle des États-Unis dans le concert des nations, ne la gâchons pas par des politiques politiciennes. La gloire de la France c'est aussi montrer qu'elle à une parole et une morale. Pourquoi tout cela compte par ce que tout fout le camp dans le laxisme et le chacun pour soi.

    Avant notre engagement dans la seconde guerre mondiale, tout le monde temporisait, la peur d'affronter le régime nazi et après l'invasion de la Tchécoslovaquie ce fut la Pologne, ce qui nous entraina dans ce conflit mondial. Il faudrait bien que cela serve de leçon même si ce n'est plus de la même gravité, et d'un autre temps. Le gazage chimique est une arme de destruction massive qui touche tout le monde. La guerre a toujours épargné les populations surtout les enfants, et lorsque la barbarie nazi gaza les juifs dans la Shoah, ce fut jugé comme un crime contre l'humanité. Si les grandes puissances ne font rien lorsque qu'une nation gaze des innocents qui le fera ? Bien sûr il y a déjà 110.000 morts et nos n'avons rien fait, argument des opposants à notre engagement. La faute à qui ? A l'ONU bien sûr, ce qui montre qu'elle ne sert plus à rien. Le Conseil de sécurité ne fait plus son office, il s'agit d'une opposition de la Chine suivant la Russie pour qu'il soit inopérant. De Gaulle avait qualifié de machin la société des nations l'ancêtre de l'ONU, et bien, on peut dire que maintenant l'ONU est un machin même si cette organisation mondiale a part ailleurs des qualités. Bien sûr des frappes ciblées seront insuffisantes pour abattre le régime syrien, mais ce n'est pas le but. Pour exister il faut de la conviction et montrer que l'on est présent c'est le prix à payer.

    Le monde nous regarde, attend notre décision et le non respect de notre parole serait la pire des choses. Il y va de notre crédibilité. L'hypocrisie européenne est sans égale dès lors qu'il faut s'engager. L'Allemagne, l'Italie, l'Espagne sont muettes à croire qu'ils n'ont pas de morale, et cela est d'autant plus grave que, pour l'Allemagne, le régime nazi fut déclaré criminel contre l'humanité !

    Quand à la Grande-Bretagne dont le parlement vient de camoufler son premier ministre David Cameron que doit-on penser ? Ce sont les guerres d'Irak et d'Afghanistan engagées par Tony Blair au coté des Américains qui ont échaudés les députés par le fait qu'on ne trouva pas d'armes de destructions massives en Irak, mais aussi par la propagande syrienne qui accuse la rébellion de gazage, mais aussi le fait que les experts de l'ONU n'ont pas encore remit leurs conclusions. Les États-Unis et la France ont des preuves et il serait étonnant que David Cameron n'en ait pas ? Le mensonge sur la guerre d'Irak n'a rien à voir, ils ont donc mélangé le passé au présent sans dissocier qu'il n'y avait rien de comparable. De plus, il ne s'agit pas d'envoi de troupes, mais d'actions ciblées et aériennes.

    Cette situation fit que Barack Obama, perdant son allié de toujours, s'est vu contraint de demander au Congrès à majorité républicaine un vote sur l'engagement des États-Unis. On ne comprend pas bien pourquoi ? N'avait-il pas la France à ses cotés ? Serait-ce à dire que subitement après avoir fait "moltes" déclarations sur le dépassement de la ligne rouge entrainant une riposte ciblée, il avait d'un coup besoin de l'aval du Congrès ? La ligne rouge n'aurait été qu'un mot ? Quel est le motif qui le poussa à faire marche arrière ? Quelle peur subite après la défection de la Grande-Bretagne ? L'engagement ferme de François Hollande ne lui suffisait donc pas ? A-t-il eut des informations qui l'aurait incité à la prudence sur le fait que l'engagement pouvait conduire à des interventions plus risquées, par exemple l'engagement de troupes terrestres ? On se perd en conjonctures !

    Le Congrès se réunit le 9 septembre ce qui lui laisse le temps de mobiliser l'opinion publique qui lui est hostile et de convaincre les républicains majoritaires au Congrès. D'ailleurs aux dernières informations, il y réussit bien puisque des ténors républicains lui donnent leur appui.

    Ce fait bouleversa l'action du président Hollande qui se trouve seul et l'otage du Congrès, mais seul mener le combat et à avoir une position franche. Et dans ce flou occidental l'opposition française crie à qui veut l'entendre pour un vote au parlement. L'UMP s’apprêterait à voter non dans l'attente du rapport de l'ONU et une résolution improbable de Conseil de sécurité. Paradoxal non ! Lorsque nos militaires montrèrent à Matignon aux membres de l'opposition des documents décalcifiés cartes et photos, vidéos, affichant les preuves du gazage par le régime syrien ! Preuves qui furent recueillies par nos agents de la DGSE et par nos satellites, Ni, ni clamèrent en cœur les pieds dans le caca Christian Jacob et Jean-Louis Borloo, il n'y a pas vraiment de preuves !

    Alors, un vote au parlement pourquoi pas, mais aussi pourquoi ? Le président a le droit de s'engager comme chef des armées en vertu de l'article 35 de la Constitution sans vote du parlement, article qui fut révisé en 2008 par la loi Constitutionnelle du 23 juillet. Cette constitution fut le fruit du Général de Gaulle donc de l'essence de l'opposition actuelle. Nicolas Sarkozy pour la Libye n'y eut pas recours, alors pourquoi maintenant ? De plus, cela créerait un précédent qui lierait les mains du président le jour ou il devrait faire une action militaire immédiate ! De la basse politique politicienne. Bien sûr la majorité des Français sont contre une intervention en Syrie, mais en fait elle traduit celle de l'opposition droite et gauche réunies.

    De plus, ne faut-il pas attendre la décision de Congrès américain avant de décider d'un vote parlementaire ? Un refus du Congrès américain pourrait s'opposer à un vote probatoire des députés, et dans ce cas que devrait faire le président ? Engager la France seule, cela ne tient pas la route, mettre la charrue avant les bœufs fut toujours une erreur. On voit bien l'imbécilité de l'opposition qui ne sait pas comment prendre le dossier syrien sans donner des points au président. Elle montre son incapacité de raisonnement !

    Ce 05 septembre à Saint-Pétersbourg s'ouvre le G20 des pays les plus influants, dans un climat de froideur entre l'hôte Vladimir Poutine et Barack Obama. Souhaitons que cette confrontation dépasse ce clivage et débouche sur une solution négociée entre les composantes du conflit syrien. Ne vaut-il pas mieux discuter autour d'une table que de lancer des missiles même si c'est pour la bonne cause ? Tout est permis, c'est la dernière chance.

  • Les peines plancher, la bonne fausse loi de la droite,

    qui ne résout rien sur la récidive.

    Vendredi 30 août, le président de la république équilibra entre Christiane Taubira et Manuel Valls, les peines plancher sont supprimées, et seront remplacées par une «contrainte pénale» sans incarcération mais restrictives de liberté pour des peines d'emprisonnement inférieures ou égales à cinq ans, mais aussi 6.500 places de prison supplémentaires de 2014 à 2016, voir Réforme pénale à quoi ressemblera une peine de probation ? Le Monde.fr

    Support Wikipedia Les deux semaines de vacance du pouvoir, ou la politique fut mise en veilleuse, virent le président Français Hollande faire la promotion des emplois francs et de son optimisme sur la fin de la sinistrose pour laquelle on doit reconnaître que l'annonce des 0,5 % de croissance du PIB, au second trimestre selon l'INSEE, réconforte de façon inattendue la stratégie du gouvernement, et l'obstination du président à déclarer que la France était sortie de la récession. Certes ce n'est pas gagné d'autant que le chômage, pour lequel il s'est engagé d'inverser la croissance, par l'effet de sa boite à outils pour la fin de l'année, ce que de nombreux économistes et l'opposition veulent ignorer, ne montre pas une inflexion significative, tout juste un frémissement. Pour l'opposition il faudrait au moins 1, 5 % de croissance pour que l'emploi redémarre ignorant les emplois aidés, qui, en période de récession, permettent de donner aux plus précaires un emploi sous conditions, apportant aussi de la croissance par la consommation et les rentrées fiscales.

    Au pouvoir, la droite ne se gêna pas pour promouvoir des emplois aidés en défiscalisant les heures supplémentaires pour ceux qui pouvaient en faire, ainsi que la prime à la casse de 1.000 € pour l'achat d'une voiture neuve, qui favorisa la vente des voitures étrangères moins chères, le tout dans un chômage croissant.

    Mais ce qui fit l'effet d'une bombe fut la déclaration de Manuel Valls sur la politique pénale de sa collègue Christiane Taubira.

    Pour Manuel Valls la période estivale fut la promotion de sa politique se déplaçant à la rencontre des vacanciers, à Marseille et ailleurs, pendant que ses collègues étaient au repos. Son omniprésence salua, dans ses discours, le travail de ses policiers, montrant que sa politique se justifiait pour sa fermeté à combattre l'insécurité, à faire respecter la loi par les gens du voyage, à condamner les incidents de Trappes, voir Trappes comme toute ville de banlieue à ses quartiers islamophobes, et islamiques, à détruire les camps de Roms, et en prenant une position d'interdiction du voile à l'université, il ouvrait ainsi une autre polémique avec la ministre de l'enseignement supérieur Geneviève Fioraso. Il n'hésita même pas à tirer dans le dos à ses collègues au gouvernement qui, n'ont informés, furent mis en cause, donnant ainsi à l'opposition du grain à moudre.

    Se servir de l'impact médiatique de ses déclarations pour montrer son opposition sur des sujets politiques sensibles, qui mobilisent l'attention des Français, sans au préalable en discuter avec les responsables, montre le peu de respect qu'il leur accorde, ce qui fut intolérable de la part d'un ministre de l'intérieur, si médiatiquement apprécié. Ces déclarations firent dire à Mélenchon que Manuel Valls est l'extrême droite du PS, et que Marine Le Pen l'a contaminé.

    On sait qu'il voulut débaptiser le parti socialiste jugeant que le mot socialiste ne lui était plus adapté.

    Tout vient du fait que le parquet de Chartres n'incarcéra pas trois condamnés par ce que la prison était surpeuplée. Ce fait fut extrêmement sensible, les policiers arrêtant trois délinquants que le parquet de Chartres remit en liberté. Incompréhensible pour eux et pour le ministre de l'intérieur. La droite avec Eric Cotti monta au créneau et jugea que Taubira mettait en péril le pacte républicain ? Christiane Taubira prise à revers, demanda au parquet de Versailles de bien vouloir lui rendre compte des conditions dans lesquelles le parquet de Chartres fut amené à prendre cette décision. Or, Christiane Taubira avait maintes fois affirmé dans sa politique pénale qu'un dialogue entre le parquet et l'administration pénitentiaire est recommandé. En d'autres termes, si les prisons sont pleines, l'administration pénitentiaire doit informer le parquet. Comme nul n'est censé ignorer la loi, et ce d'autant plus qu'il s'agit du ministre de l'intérieur et d'un député de l'opposition toujours prêt à dégainer sans réflexion, on se rend bien compte qu'ils auraient mieux faits de se taire. Quant à Christiane Taubira, son étonnement surprend, mais pensait-elle qu'il y eut un autre motif ?

    Le problème reste entier, que fait-on des délinquants, d’où la nécessité de réformer la loi pénale !

    Depuis la loi Dati de 2009, l'incarcération est devenue le dernier recours. La loi impose aux magistrats d'aménager les peines de moins de deux ans, si la situation et la personnalité du condamné le permettent. Le juge d'application des peines doit alors, après la condamnation, trouver des alternatives fiables à la prison, «bracelet électronique, assignation à résidence», ce qui n'empêche pas, lorsque des places de prison se libèrent, que les condamnés soient incarcérés. Ce n'est qu'un délai d'attente sans plus dans le cas d'une assignation à résidence. Pas de quoi en faire une polémique nationale.

    Pour le président de l'Union Syndicale des Magistrats, le fait que le parquet ait remis les trois délinquants de Dreux en liberté n'a rien d'exceptionnel. «C'est même très fréquent, assure-t-il. C'est le rôle des policiers d'interpeller les gens qui sont inscrits sur le fichier des personnes recherchées. Mais avant de le faire, ils doivent appeler les services du parquet pour s'assurer qu'il y a de la place», tiré du Point.fr.

    Il est évident que le surpeuplement des prisons va à l'encontre de l'incarcération, et ne pas en tenir compte, dans ce cas précis, comme le fit Manuel Valls pour raison politicienne montre son hypocrisie.

    La politique pénale ne pouvant être dissociée de la sécurité, il est tout à fait normal et même souhaitable que le ministre de l'intérieur ait à donner son avis. Mais, de là à critiquer ouvertement la politique de la ministre de la justice en envoyant une note au président de la république pour contrer sa réforme, il y a, là, un irrespect d'autant plus qu'il ne lui aurait rien dit ! Rien d'étonnant que l'opposition se tape sur le ventre de joie. Ce n'est donc pas un simple désaccord, mais un couac majeur, c'est franchement une attaque qui contraignit le président à une prise de position.

    Des oppositions dans le même parti c'est le paradoxe de ce ministère, comment trancher sans vexer l'un ou l'autre, en fait le président équilibra les deux positions qui ont toutes deux des points positifs.

    Après cette polémique, le président de la commission des lois du sénat Jean-Pierre Sueur, s'est réjoui que le premier ministre annonça que le projet de la réforme pénale serait présenté courant septembre en Conseil des ministres.

    On sait que Christiane Taubira veut supprimer les peines plancher qui n'apportent peu sur la récidive, mais remplissent les prisons. Les peines plancher ou peines incompressibles font parti de la loi Dati sur la récidive du 10 août 2007. Les peines minimales en cas de récidive sont de,

    • 1 an de prison pour un délit passible de 3 ans ;
    • 2 ans de prison pour un délit passible de 5 ans ;
    • 3 ans de prison pour un délit passible de 7 ans ;
    • 4 ans de prison pour un délit passible de 10 ans.

    Pour les crimes, elles sont de,

    • 5 ans si la peine maximale est de 15 ans ;
    • 7 ans si la peine maximale est de 20 ans ;
    • 10 ans si la peine maximale est de 30 ans ;
    • 15 ans si la peine maximale est la perpétuité.

    On constate tous les jours que ces peines ne sont pas un obstacle à la délinquance. Cela montre bien qu'elles ne font pas leurs effets.

    N'est-il pas préférable de laisser aux juges le choix des peines à appliquer en fonction des délits, et de favoriser la réinsertion ? Continuer à vouloir remplir les prisons ne peut conduire qu'à rendre nul leurs effets. Il importe d'avoir recours le plus largement possible à aider à l'insertion, mais aussi le plus possible à des peines alternatives, bracelet électronique ou autre, avec un suivi.

    Récidive égale insécurité, la prison doit être l'extrême recours. Elle détruit plus qu'elle fait comprendre au délinquant qu'il doit respecter la loi. Le tout carcéral est la solution de facilité qui va jusqu'à un certain point, mais lorsqu'il est franchi, il faut revoir la politique pénale. La solution du tout carcéral est divergeante, en fonction de l'état de la société.

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