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  • Exclusif - Les affaires politico-judiciaires le coté obscur de nos politiques,

    si tant est qu'il y aurait un coté brillant ?

    Support Wikipedia Que ce soit en France, en Italie, en Espagne, et probablement aussi dans d'autres pays, ne croyant pas, un seul instant, que seuls les politiques de ces pays puissent être plus impliqués dans des affaires politico-judiciaires dans leur conduite politique que les autres, il y a néanmoins des faits. Partout, et dès lors qu'il y a un intérêt politique ou financier, nombreux sont tentés par le poste qu'ils occupent d'en tirer profit par des fraudes, par le mensonge, et même de ne pas respecter l'essence de leur engagement. De là découle le dégout de la politique qui fait mettre, dans le même panier, tous ceux qui agissent en politique pour le bien des Français, sous le vocable de tous pourris ! Le peuple ne fait pas de détail, un homme politique doit être exemplaire, et lors de la Révolution française, on coupait des têtes pour moins que cela. Dans un tel contexte comment ne pas s'étonner de l'abstention, des bulletins blancs, du peu de considération que les électeurs ont de ces politiques. C'est une insulte au sacrifice des Français, qui bien avant nous, combattirent jusqu'à faire la révolution pour que le peuple ait cette liberté d'expression démocratique. Il y va, c'est certain, vers une atteinte à notre démocratie par la faute de quelques uns, qui commettent l'irréparable en tant que représentants du peuple, et de bafouer ouvertement la confiance des Français qui les ont élus.

    L'exemple qui me paraît le plus caractéristique moralement est celui de Jérôme Cahusac. Financièrement cette affaire n'a que peu d'importance par rapport à d'autres qui mirent en jeu de grandes sommes d'argent, mais c'est surtout le caractère particulièrement dégoutant du personnage qui, jurant devant la représentation nationale qu'il n'avait pas de compte en Suisse et qu'il n'en n'eut jamais ! Cet homme commit trois fautes impardonnables la première en mentant les yeux dans les yeux au président qui lui donna sa confiance le nommant ministre du budget, la seconde devant les députés, et la troisième devant ses électeurs. Comment cet homme peut-il encore prétendre de faire de la politique ? Or, légalement rien ne l'en empêche, n'y a t-il pas quelque chose qui cloche dans nôtre république ?

    Toujours en France d'autres affaires furent mises à jour, et depuis que François Hollande est président elles prennent une tournure plus judiciaire que politique puisqu'il voulu que le garde des Sceaux n'intervienne plus au niveau du parquet. Cela libèra les juges d'instruction qui auparavant étaient sous la tutelle du pouvoir politique, changeant tout, avec l'espoir que le linge obscur puisse être blanchit des tâches qui le souillèrent.

    Parmi les affaires qui n'ont pas encore eues de dénouement pour cause d'immunité du président de la république, on peut citer l'affaire Bettencourt ou Nicolas Sarkozy fut mis en examen pour abus de faiblesse, et pour laquelle il réclama l'annulation de la procédure, voir Sarkozy au juge Gentil, pour un rendez-vous masqué, j’ai perdu la mémoire. La décision sur la destitution du juge Gentil et de ses deux autres partenaires ou de l'annulation de la procédure doit intervenir le 24 septembre.

    A cette affaire une autre, celle de Bernard Tapie, mettant en cause, dans la décision du tribunal arbitral, une spoliation de l'argent des Français en bande organisée des ministres des juges et des personnalités de premier plan jusqu'au secrétaire particulier de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, même s'il ne fut pas encore été interrogé tâche l'ensemble de son quinquennat. Il s'agit de 403 millions dont 45 pour préjudice moral. Cette affaire pourrit la politique depuis près de 15 années, et c'est maintenant que le gouvernement, se portant partie civile, eu égard à l'importance des sommes payées au frais du contribuable que Bernard Tapie reçut, permet aux juges la réouverture du dossier.

    Mais, la galaxie Sarkozy ne s'arrête pas à ces deux affaires, il y a encore l'affaire des tableaux à 500.000 € aux fonds d'enquête et de surveillance de Claude Guéant, que l'on peut lire ici. Vous rajoutez l'invalidation des compte de campagne de Nicolas Sarkozy et vous avez l'exemple le plus pourri de la politique française, imputable directement à Nicolas Sarkozy, voir, La mascarade de la droite ploutocratique. Ce n'est pas tout il y a le couple Sarkozy Balladur dans les rétrocommissions de l'affaire Karachi, voir l'affaire Karachi et son ombre Takiéddine. Au niveau de la France, il n'y a pas que ces affaires au sommet de l’État, d'autres touchent des notables socialistes accusés de corruption à Marseille et dans le Pas-de-Calais, Cela constitue un patchwork qui fait le lit du FN et contribue au dégout de la politique.

    Dans l'Europe en crise, d'autres affaires en Italie et en Espagne contribuèrent au rejet des hommes politiques. En Italie le Cavalière Silvio Berlusconi traine deux décennies d'affrontement avec les juges pour fraude fiscale, corruption, faux bilans, et sexe. Dans l'affaire Médiaset Berlusconi vient d'être condamné par la Cour de cassation, pour fraude fiscale, à 4 années de prison réduites à un an en raison de son âge, mais assortie de privation d'exercice de toutes fonctions publiques pendant cinq années. Ses partisans menacent le gouvernement. Comme à son habitude il ne fera pas de prison se jouant de la justice ce qui contribue à accentuer le rejet de la politique. Si l'on ajoute à cela, l'affaire du Rubygate, voir Silvio Berlusconi et le scandale sexuel du Rubygate, ou il fit appel, on se trouve dans ce qu'il y a de pire pour la démocratie. L'émergence du populisme du mouvement cinq étoiles de Beppe Grillo, un bouffon, en est l'exemple le plus frappant.

    En Espagne le premier ministre Mariano Rajoy fut contraint de s'expliquer devant les espagnols sur l'affaire Barcenas. Luis Barcenas ancien trésorier du Parti populaire, PP, fut mis en examen pour fraude fiscale après la découverte de comptes en banque en Suisse à son nom, par lesquels auraient transité jusqu'à 48 millions d'euros. En détention provisoire depuis un mois, il dévoila ces dernières semaines des documents qui attestèrent un possible financement irrégulier du PP et de versements présumés d'enveloppes d'argent à ses dirigeants durant ces vingt dernières années. Ce n'est qu'après des mois de silence refusant de répondre aux accusations de l'opposition que le premier ministre s'expliqua. À cela on pourrait évoquer la Roumanie, et la Bulgarie qui montrent des images non réjouissantes pour la démocratie.

    Bien sûr on ne peut comparer les démocraties du nord de l'Europe plus propres avec celles du sud, les mentalités sont différentes mais on ne peut s'empêcher d'y voir une dérive vers le populisme pour faits de fraudes, de corruptions, et de mensonges.

     

  • En Egypte se joue l'avenir islamique du Moyen-Orient.

    Entre libéraux l'armée et les islamistes.

    Voir aussi «en Égypte la chute de Frères musulmans»

    Support Wikipedia Il est impossible de rester indifférent sur ce qui se passe en Égypte, un carnage ! Les derniers évènements qui firent plus de 500 morts montrèrent que l’Égypte est au bord de la guerre civile, et si elle ne l'est pas cela y ressemble. Quelques soient les arguments, la folie meurtrière n'a plus de limite, c'est à celui qui vaincra l'autre, les morts sont sans importance. Dans ce contexte se joue au Moyen-Orient le pouvoir islamique par la charia. L’Égypte est le phare des pays de la méditerranée et si l'islamisme venait à l'emporter c'en serait terminé pour une gouvernance démocratique et libérale, la charia deviendrait la culture de cette région méditerranéenne, la Tunisie en est l'exemple. Mais est-il possible que l'islamisme ne triomphe pas de la laïcité tant cette religion est enracinée dans ces pays. La destitution par l'armée du président Morsi élu démocratiquement pour incompétence et islamisation du pays, montra que, pour les libéraux et démocrates, il n'y avait pas d'autre alternative, l’Égypte devenait islamiste, et l'espoir de prendre, un jour, le pouvoir devenait une illusion. C'était donc accepter ce qu'ils combattirent en renversant le président Hosni Moubarack, l'absence de démocratie une fois Morsi élu. La destitution du président Morsi par la force armée devenait inévitable, l'armée étant le gage de la stabilité, mais ce fut est un punch militaire, même si, pour de nombreux égyptiens devant l'islamisation du pays, il fallait le faire. L'hypocrisie des Frères musulmans fut sans limite.

    Ce punch fut rejeté par l'Occident d'autant plus fortement que s'instaura entre les deux parties, et l'armée, une violence telle que les sit-in, des barricades ou femmes et enfants, poussés par les Frères musulmans, occupèrent les positions avancées en face des forces de l'ordre, de telles façons que cela devenait une provocation pour l'armée contrainte au respect de l'ordre. Ce fut donc sans retenue que les voitures blindées entrèrent en action sous le feu de combats à balles réelles, signes d'un début de guerre civile dans un bilan de plus de 500 morts. Une situation perdante des deux cotés par le jusqu'au boutisme des Frères musulmans voyant, dans la destitution du président Morsi la perte du combat qu'ils mènent dans la clandestinité depuis 1928, risquant de se retrouver, comme sous Moubarack, dans la clandestinité politique, bien qu'ils aient eu des députés indépendants entre 2005 et 2010 après une métamorphose vestimentaire. Pour eux c'est donc une question d'existence.

    Les islamistes forts dans leur droit démocratique se considérant comme des victimes, refusèrent toute négociation, allant à la provocation extrême, ils ne sont pas prêts de lâcher prise, préférant être les martyres de la révolution. On ne voit donc pas d'accord possible qui puisse être accepté par les deux parties, libéraux et islamistes pour une gouvernance équilibrée, sous la surveillance de l'armée, gage de la stabilité du pays. En fait l’Égypte se retrouve dans la même configuration que celle d'avant la chute de Hosni Moubarack, qui tenait d'une main de fer le pouvoir politique reléguant les Frères musulmans et les salafistes dans la clandestinité. Ce n'est pas pour rien que les pays Tunisie, Libye, eurent des dictateurs, c'est la seule gouvernance viable pour combattre l'islamisme rampant. Ce n'est pas pour rien que Bachar el-Assad est en train de reprendre la mais en Syrie ou les forces de libération sont attaquées par les islamistes, inhibant toutes actions de soutien Occidental.

    C'était quasiment écrit libéraux démocrates et islamistes furent ensemble pour renverser le régime totalitaire du président Hosni Moubarack au pouvoir depuis 1981, il y a tout juste deux ans. Ce fut pour les islamistes l'opportunité qu'ils espéraient depuis longtemps. Les protagonistes de cette révolution, unis la main dans la main, juste pour libérer le pouvoir de la dictature, n'avaient de commun que la démission du président et la chute du régime soutenu par l'armée. Le président démissionné chacun, libéraux démocrates et islamistes, ne pensèrent qu'à la suite pour s'imposer à l'autre et tant que le verdict final des urnes ne fut pas prononcé l'espoir d'une victoire sur l'autre camp fut permis. Les élections se déroulèrent démocratiquement sous la houlette de l'armée. Le problème fut que les libéraux et les démocrates ne furent pas rassemblés sous un parti, et ce fut la liberté de vote sans cohésion, alors que les Frères musulmans dans l'ombre construisirent leur majorité confiant dans leur travail éducatif, auprès de la population, pour une société régie par la charia.

    Les années Moubarack leur permirent clandestinement de construire cette éducation. Il y avait donc d'un coté un soulèvement sincère de liberté mais non organisé à l'image de ce qui se passa en Tunisie avec les réseaux sociaux dans la révolution de jasmin, et de l'autre des islamistes prêts à tirer les marrons du feu. Les deux images Tunisie et Égypte se superposent.

    Cette jeunesse confiante dans l'espoir qu'elle portait savait, comme les islamistes, que le départ du dictateur ouvrait la voie pour imposer le régime qu'ils souhaitaient dans une élection démocratique, sachant aussi que l'armée, toujours en place d'ailleurs, n'était pas hostile à des élections démocratiques, en ayant assez de cette dictature militaire. Ce fut donc le premier stade de développement de l’Égypte vers une nouvelle gouvernance avec un président élu démocratiquement. Une révolution en deux phases, comme cela se fit dans toute révolution. La première phase effacer l'ancien régime puis s'affronter ensuite lors de la seconde phase. Le problème fut que la seconde phase des élections sous la houlette de l'armée seule garante de l'indépendance d'un pays, mit au pouvoir le régime islamique des Frères musulmans, ce à quoi ne s'attendit pas cette jeunesse avide de liberté qui fut la première à manifester à la place Tahrir. Les Frères musulmans se contentant d'observer à l'écart les manifestations ne s'y engagèrent pas. Pour cette jeunesse les Frères musulmans squeezèrent leur révolution. Elle négligea, par ce que non organisée, poussée par le souffle de la liberté, le pouvoir des Frères auprès de la population dans l’Égypte profonde, leur terrain d'influence.

    Dans une révolution, il ne suffit pas que la jeunesse cultivée se soulève dans un élan de liberté, ce qui est toujours le cas, pour que le reste de la population suive. Bien souvent, elle est à l'origine de soulèvement afin de construire une société libre de pensée et laïque. Dans un pays comme l’Égypte de plus de 84 millions d'habitants vivant à 90 % sous la religion de l'Islam sunnite avec une très faible proportion de Coptes, les chrétiens, que les manifestations de la place Tahrir puissent dicter la politique de l’Égypte profonde, même si elles l'influence. Ce fut donc une erreur stratégique de croire qu'un mouvement populaire spontané, pouvait à lui seul vaincre l'endoctrinement des Frères musulmans.

    Que va devenir l’Égypte en proie à toutes les dérives, l'état d'urgence est décrété, malgré cela les Frères musulmans, forts du vote démocratique, appellent au sacrifice par de nouvelles manifestations, provoquant à nouveau l'armée qui n'a d'autre solution que d'agir pour le respect de l'ordre.

    Quant à la France, elle condamna ces bains de sang appelant au dialogue. Elle appela avec Angela Merkel à une concertation européenne urgente. De même les États-Unis qui ne pouvaient plus coopérer normalement avec l’Égypte annoncèrent l'annulation des manœuvres militaires conjointes, en maintenant, malgré cela, leur aide financière.

    Dans ces pays, l'importance de la religion est trop enracinée pour qu'ils deviennent des démocraties, n'oublions pas qu'il fallut attendre le 14 juillet 1789 pour que le pouvoir royal bascule dans les mains du peuple, et que de plus il fallut la Terreur pour que la France prenne le chemin de la liberté dans la laïcité.

  • Le pape François un autre langage,

    comme suite au plébiscite des trois millions de fidèles à Rio de Janeiro.

    Trois millions de fidèles rassemblés pour la... par lemondefr

    Support Wikipedia Au terme des sept journées mondiales de la jeunesse à Rio de Janeiro ou il est allé chercher la consécration dans ce pays brésilien le plus chrétien du globe, ou sont mêlés catholiques et protestants évangélistes de différentes liturgies dans une proportion de 64 % de catholiques et 22 % d'évangéliques, il a réuni cette jeunesse d'Amérique latine avec laquelle il a communié. Ce pape argentin qui se revendique être le pape des pauvres, proche d'eux, position dogmatique qui tranche avec son prédécesseur, mais proche du «Bien heureux pape Jean XXIII» tout en étant moins dogmatique. Il avait besoin du souffle de cette jeunesse pour s'imposer sur le conservatisme de l'église romaine afin de la faire évoluer vers plus d'ouverture doctrinale sur les différentes évolutions de la société. C'est, pour l'église, une condition de survie eu égard à la perte de foi et des pratiques religieuses. 4 % de catholiques pratiqueraient assidument la messe le dimanche, même si un fort pourcentage se dit catholique, mais non pratiquant. Le monde a changé et pas l'église. Sa position sur les homosexuels et les divorcés et opposée à celle des prêtres au contact des fidèles. Il faut donc que l'église du clergé s'ouvre qu'elle soit moins rigoriste et qu'elle ne mette pas un parcours du combattant sur un adulte qui veut être baptisé. Qu'elle accueille, il n'y a pas que la rigueur droitière de ce clergé, il y a aussi les avancées des prêtres auprès de la population qui, dans un langage socialiste, apportent la bonne parole en rapport avec les réalités du monde, et seuls ceux qui sont au plus près des pauvres le comprenne.

    Quand il fustige le luxe et le fétichisme de l'argent et qu'il souhaite promouvoir une église pour les pauvres, «cela me fait mal quand je vois un prêtre ou une religieuse avec une voiture dernier cri !». Un langage inhabituel pour un pape qui s'emporte contre le gaspillage des sociétés occidentales, et stigmatise «la nourriture jetée à la table du pauvre». Il n'entend pas révolutionner la doctrine de l'église catholique mais lui donner une autre image, par sa parole, différente de celles qui d'anathèmes en rejets, multipliant les interdits, font que l'église n'est plus écoutée alors que son devoir est d'être au plus près des plus pauvres. Comme Jean-François d'Assise ayant vécu dans la plus grande pauvreté, il met en garde son clergé sur sa richesse. «Saint Pierre n'avait pas de compte en banque, non ? Ne vous laissez pas séduire par la tentation de l'argent», aux évêques italiens, lors de leur première rencontre avec l'un des épiscopats étalant son luxe et sa suffisance dans son opulence.

    En quelques mois le pape François a donné un autre le visage de l'église même si dans le fond de sa doctrine reste fondamentalement conservatrice.

    Un exemple, lorsqu'il renonce aux fastes pontificaux préférant une résidence de 90 mètres carrés plus proche de ce qu'il avait comme évêque en Argentine. Il connait la force de l'exemple qu'il veut imprégner pendant son pontificat.

    Son message aux jeunes rassemblés sur cette plage fut que la foi ne se prend pas en morceaux, elle ne veut pas de croyants à la spiritualité désincarnée. Et à plusieurs reprises il a demandé aux jeunes d'être eux-mêmes, de ne pas être des chrétiens de façade à temps partiel, allant jusqu'à dire, «je vous demande d'être révolutionnaires, d'aller à contre-courant, de vous révolter contre la culture du provisoire». Ce pape donne ainsi un coup de pied dans la poussière conservatrice de l'église romaine.

    Devant les évêques d'Amérique latine proches de son idéologie par ce que côtoyant la misère, il a refusé le cléricalisme, ce qu'il n'aurait peut être pas oser faire en Europe. Il avait besoin de leur soutien. L'église est responsable à ses yeux «d'un manque de maturité et de liberté des chrétiens». Il leur a en revanche rappelé sa volonté d'avoir des évêques qui soient des «pasteurs patients et miséricordieux, qui aiment la pauvreté et ne soient pas ambitieux», il les a fermement invités à un «examen de conscience», qui vaut pour l'ensemble du clergé mondial.

    Alors là, il attaque ce qu'il y a de plus choquant dans l'église romaine le gout du supérieur qui regarde, vers le bas, de sa hauteur épiscopale, le pauvre chrétien qui vient vers lui.

    Mais le plus typique de son voyage fut dans l'avion lors de son retour se livrant à une conversation avec les soixante dix journalistes qui l'accompagnaient.

    Le 29 juillet dans l'avion qui le ramène à Rome après les journées mondiales de la jeunesse à Rio de Janeiro, / Luca Zennaro/Reuters, document Le Monde.fr.

    Une conversation impromptue allant des Gays, à la place des femmes dans l'église, à celui des divorces remariés, finalement sur les questions qui font débat entre l'église et la société. De cette conversation il se dégagea qu'il veut positiver plutôt que de condamner. Sur le lobby gay au Vatican, sujet particulièrement délicat, il répondit,

    «le problème n'est pas d'avoir une tendance homosexuelle, le problème, c'est de faire du lobbying. Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?».

    Il se place en miséricordieux et comprend qu'il peut y avoir des Êtres différents qu'il n'a pas le droit de juger. «Le catéchisme de l’Église catholique dit très bien qu'on ne doit pas marginaliser ces personnes, qui doivent être intégrées dans la société».

    Mais il masque que l'homosexualité fut largement répandue avant dans l'Empire romain sur les esclaves et pendant et après Jésus-Christ, ne lui prétendit-on pas une tendance homosexuelle ? Ensuite l'adoption du christianisme comme religion d'État, au cours du IVème siècle, fit, des pratiques homosexuelles, un crime. En 313, la religion chrétienne devint religion d'état sous l'empereur Constantin. Mais il faudra pourtant attendre 30 ans pour qu'une loi réprimant l'homosexualité vit le jour. C'est, en effet, en 342, que les empereurs romains Constantin Ier et Constant II décrétèrent, dans leur édit sur les adultères, la punition de tout homme, déclaré «infâme qui se marierait en femme».

    Mais est-ce que pour autant dans la suite de ses paroles compréhensives, que le pape François reviendra sur les consignes dictées par Benoit XVI. Elles interdisaient l'entrée au séminaire à ceux «qui pratiquent l'homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou soutiennent ce qu'on appelle la culture gay».

    Quant à la place de la femme dans l'église, sur leur ordination, sa réponse fut franche, «l’Église a dit non, Jean Paul II en a parlé de manière définitive. Cette porte est fermée», un pape peut-il revenir sur ce qu'à dit un autre pape ? Pour lui la femme n'est pas seulement la mère, la maternité, et qu'elle doit être plus qu'une catéchiste ou une présidente d’œuvres caritatives. Il la voit comme un support national pour faire des fils pour sauver la patrie ! Là, il est resté au temps des romains !

    Quant aux divorcés remariés qui ne peuvent le faire dans l'église, admettant que tout le monde puisse se tromper, il a ouvert une porte qui offrirait une seconde chance aux mariages religieux.

    Finalement ce voyage fut pour lui le moyen de se révéler et d'attaquer par ce plébiscite le sectarisme romain, pour le faire évoluer. Y réussira-t-il toute est la question, est-ce que l’Église romaine comprendra qu'elle doit évoluer si elle ne veut plus être une église en dehors du temps et perdre encore de plus en plus de pratiquants ?

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