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  • Les vieux qui restent trop longtemps jeunes,

    et les jeunes qui les regardent jalousement.

    Support Wikipedia Dire à quelqu'un qu'il est vieux marque une attitude inélégante, pour ne pas dire de l’irrespect, de la part de celui qui le dit, la vieillesse est une évolution naturelle, et le dire de façon péjorative est vexatoire. Pour une jeune de 20 ans un vieux est souvent celui qui tient un langage hors de l'époque, non branché comme on dit, et on l'entend souvent clamer d'un air dépité, c'est un vieux pour marquer qu'il n'est déjà plus là. C'est donc des générations qui se confrontent avec des décennies d'écart. Ce n est pas comme beaucoup le clament un conflit de génération, c'est tout simplement que les raisonnements sont différents, «le jeune» ne voit pas les choses comme «le vieux», et c'est bien normal. Les années ont tanné le raisonnement du jeune le faisant devenir vieux, il a donc un regard sur la vie autre que celui qu'il avait lorsqu'il était jeune. En fait, c'est le jeune qui est dans l'époque, le vieux subsiste, s'accroche, et c'est pour cela qu'il reste jeune. Mais le vieux a l'expérience de l'âge ce qui le place comme un guide pour la jeunesse, et cela se remarque notamment dans des pays musulmans ou il est entendu, écouté et respecté. Le vieux c'est bien souvent celui qui sait, et le jeune sait qu'il sait.

    Au cours de mes treks à quelques endroits de la planète j'ai pu apprécier le respect du vieux. On venait me voir pour me demander, alors que mes compagnons, beaucoup plus jeunes, étaient tenus à l'écart. C'est donc une question de culture familiale, qui dans nos pays, dits avancés, n'est plus de mise. On quitte le foyer familial pour vivre sa vie, parfois un peu trop tôt, alors que dans ces pays l'attachement à la famille est d'un lien bien plus solide.

    En fait, sait-on quand commence la vieillesse, il n'y a pas de seuil a franchir, elle commence dès la naissance, c'est une évolution continue qui peut s'écouler par paliers dans lesquels le corps et l'esprit restent stables. Le corps se développe en même temps que l'esprit, mais déjà le corps se charge de tout ce qui va le dégrader, tandis que l'esprit se cultive. Le corps vieillit donc plus vite que l'esprit, c'est pour cela que les vieux restent jeunes souvent dans leur tête, jusqu'à bien sûr ou l'âge fini par tout dégrader.

    Mais jamais corps et esprit, ces deux variables de l'état humain, ne retrouvent leur qualité d'avant, c'est tout simplement une évolution irréversible, l'entropie du corps ne fait qu'augmenter. C'est, par analogie, ce que nous apprend le principe d'évolution de la thermodynamique qui, d'une façon générale marque scientifiquement la dégradation d'une évolution. La grande différence entre une évolution physique et le corps humain, c'est que celui-ci peut se régénérer de lui-même, se réparer en quelque sorte, tandis, que dans le cas de la chose physique, il faut y apporter de l'énergie. Mais l'évolution analogique est évidente.

    Le monde évolue, il ne revient pas en arrière, il n'y a pas de feedback, tandis que les humains, comme la nature, se régénèrent dans un cycle de vie. C'est un phénomène qui ne cesse pas mais qui compromet l'existence de ceux qui sont encore en vie puisque le nombre d'humains sur terre ne cesse d'augmenter.

    En fait on ne dit plus vieux, mais «séniors» c'est plus élégant, le terme «vieux» serait presque insultant. Pour les retraités on emploi le vocable «personnes âgées», pour les copains d'école «les anciens», et pour la famille «les aînés». Le langage s'est démocratisé, modernisé, mais finalement il signifie la même chose pour un jeune, c'est le «vieux».

    C'est vrai que les jeunes les regardent jalousement quand ils constatent qu'ils prennent la vie à pleins bras après leur retraite. Les progrès de la médecine, l'augmentation de l'âge de la mort par une meilleure qualité de vie qui, avec le progrès, font qu'ils restent en forme plus longtemps qu'avant. Il y a plus de 50 ans, on ne pensait pas que l'an 2.000 serait accessible pour les âgés de l'époque. Ne voit-on pas des séniors sac sur le dos arpenter les sentiers de randonnée, visiter le monde dans une soif de liberté et de connaissances ? Cette qualité de vie fait dire, aux jeunes, qui voient que leurs conditions de vie de futur retraité seront très affectées par nos conditions économiques actuelles, ne leurs permettant pas cette retraite dont les séniors, assez vieux, sont nantis, ayant bénéficié des 30 glorieuses. Mais, il faut distinguer, tous les retraités ne sont pas dans les mêmes conditions ce qui limite le raisonnement. Combien sont ceux qui galèrent avec même pas de quoi vivre et se soigner décemment. Et ceux là, leurs montrent ce qui les attend.

    Il faut aussi dire, que ceux de mon âge subirent les années de souffrance de la guerre et de l'après guerre, ce que les jeunes ne connaissent pas. Mais ces années difficiles furent en fait une chance qui leur permit, par l'expérience qu'ils en tirèrent de résister à une évolution économique et technologique sans précédent qui balaya et balaye encore tout, dès lors, qu'ils comprirent qu'il fallait s'adapter, ne pas faire d’excès, et qu'une vie saine était porteuse d'espoir.

    Le problème du chômage est crucial, les vieux qui vivent de plus en plus âgés mobilisent les emplois, conduisent à un conflit de génération. L'article du Monde diplomatique, une planète grisonnante par Jérôme Pellissier, la crainte de la vieillesse et l'obsession économique conduisent à déformer la réalité. «On majore toujours le nombre de ceux que l'on rejette». La France compterait aujourd'hui d'avantages de mineurs, 14 millions, et de personnes de plus de 65 ans, environ 11 millions. Et trois fois plus de jeunes, 30 % de la population à moins de 25 ans, que de vieux 9 % à plus de 75 ans. Pour Jérôme Pellissier, la population se répartira globalement en trois tiers, avec une proportion identique de moins de 30 ans, de 30-60 ans et de plus de 60 ans. Tous les âges seront représentés en 2060.

    2060 cela fait 37 ans de plus, si l'on considère que la médecine et les conditions de vie permettent une plus grande espérance de vie, il faut se poser la question de ces vieux qui ne meurent pas, et qu'il faudra bien nourrir et aider. Une espérance de deux années pour les hommes et de trois années pour les femmes tous les dix ans, en 2060 c'est en moyenne 12,5 années de plus l'augmentation de la vie de la population française. C'est une toute autre société qu'il faudra construire, à moins que d'ici là, on fasse ce que la nature fait de moins en moins c'est à dire un grand conflit qui donne de la place.

  • Le mot "race" va-t-il être supprimé du vocabulaire des textes législatifs,

    à la suite d'une proposition de campagne de François Hollande, du 10 mars 2012 ?

    Il était temps de rappeler que les races humaines n'existent scientifiquement pas, mais entre la science et la perception que les gens ont, de notre différence, n'y a-t-il pas un monde ? La science ne permet pas de distinguer de race entre nous, mais est-ce pour autant que les gens ne feraient plus une distinction entre les différences morphologiques et culturelles qui nous séparent ? Document image lekiosqueauxcanards.

    Support Wikipedia C'est en 1948 qu'est rappelé, dans son article premier, que la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de «race» ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée, et la loi favorisait l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux. C'est la suite au préambule de la Constitution 1946 que le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Ce n'est en fait que l'application des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 reconnus par les lois de la république.

    C'est lors d'un meeting à l'Outre-mer que François Hollande annonça, s'il était élu, qu'il demanderait au parlement de supprimer le mot race dans la Constitution française. C'est le 16 mai 2013 que la proposition de loi de André Chassaigne, Huguette Bello, Alain Boquet, Marc Dolez et Bruno Nestor Azerot, fut déposée à l'Assemblée Nationale le 26 septembre 2012 et fut renvoyée à la commission des lois constitutionnelles de la législation et de l'administration générale de la république, puis au sénat en première lecture le 16 mai, texte n° 584 2012-2013. Rien n'est donc définitif, mais comme cette proposition de loi est présentée par le Front de gauche, les communistes, le Mouvement pour la Réunion, le Mouvement indépendantiste martiniquais, le Parti socialiste guyanais, et Divers gauches, et soutenue par les écologistes et la gauche socialiste métropolitaine, il n'y a aucune raison qu'elle soit remise en cause.

    François Hollande emballé à gauche lors de la campagne présidentielle, ne lui fallait-il pas combattre sur plusieurs fronts pour engranger les voix de gauche. À droite contre Sarkozy et le centre, à gauche contre le Front de gauche et les communistes, et à l'extrême droite contre le FN, fait qu'il se trouve prisonnier d'une promesse qui ne sera surement pas respectée par les Français, même votée et décrétée.

    Il n'y a pas de place dans la république pour la race affirma François Hollande le 10 mars 2012, document l'Express.fr.

    «La République ne craint pas la diversité parce que la diversité c'est le mouvement, c'est la vie. Diversité des parcours, des origines, des couleurs mais pas diversité des races, déclara François Hollande, reprenant à son compte la phrase du poète martiniquais Aimé Césaire, «la France est poreuse à tous les souffles du monde».

    Le Monde.fr dans l'article sexe et race humaines, écrit, sciences humaines et sciences naturelles ne font pas bon ménage. Les lois biologiques peuvent-elles exprimer à la fois la couleur de peau, les mœurs, la morphologie ? La science est ce qu'elle est, nécessaire, mais ne peut tout expliquer, par ce qu'il est des domaines que l'on ne comprend pas. Pour certains, la race n'existe pas. Donc pourquoi naissent depuis de centaines d'années, de hommes et femmes qui ont une morphologie qui se perpétue, n'est-ce pas par ce qu'il y a continuité par le corps et l'aspect, que l'on a appelé race par ce qu'il n'y a pas d'autre mot pour exprimer ce fait ? Il est donc faut de prétendre qu’il est prouvé scientifiquement que les races n’existent pas. Au sein des humains, les classifications se font essentiellement sur des critères apparents qui se traduisent par des différences génétiques réelles. Les peuples d'Amérique latine que l'on appelle indigènes, ont une image du visage spécifique, qui montre bien la continuité des gènes donc d'une race.

    Les peuples des Andes.

    Il est évident, dire que la race n'existe pas dépend des critères qui sont pris pour déclarer ce fait. Si biologiquement rien ne distingue le sang d'un andin d'un européen, cela ne signifie pas que cela démontre que la continuité morphologique y est liée ! On sait aussi que la science est avant tout la traduction physique de l'observation.

    Le mot race vient du mot razza

    «di uso zootecnico e non zoologico, se riferito ai viventi, si intende un gruppo animale, nella fattispecie quindi di animali domestici, appartenente ad una medesima specie, caratterizzato per la presenza di caratteristiche ereditarie comuni che, in modo più o meno marcato, li identificano come un sottoinsieme della specie differenziato da eventuali altri gruppi cospecifici». D'usage zootechnique, pas zoologique le terme se rapporte aux vivants, il s'étend à un groupe d'animal domestique appartenant à une même espèce caractérisée par la présence commune d'hérédité de manière plus ou moins marquée, l'identifiant comme un sous ensemble de l'espèce d'autres groupes éventuellement congénères.

    Pourquoi donc étendre aux humains ce qui se rapporte à un groupe d'animaux domestiques alors que la génétique montre qu'il n'y a pas de race à 98 % ? Or, nous partageons 98,4 % de notre ADN avec les chimpanzés et même 90% avec les souris. Toutes les différences cognitives entre l'homme et le singe s’expliqueraient par une cinquantaine de gènes sur les dizaines de milliers qui nous sont communs. Les gènes régulateurs, par exemple, qui ne représentent que 1,4 % du patrimoine génétique total, peuvent avoir de profondes conséquences sur tous les aspects de notre humanité. En fait, nous ne sommes génétiquement pas trop différents de la souris du chimpanzé puisque nous effectuons des recherches médicales à partir d'essais sur ces animaux.

    Donc, la race humaine par extrapolation existe bien, même si l'on ne peut le démontrer.

    On ne peut pas nier que certaines maladies se transmettent génétiquement. Certaines maladies frappent spécifiquement certaines ethnies, par exemple un type déterminé du cancer du sein ou la maladie de Tay-Sachs chez les Juifs ashkénazes.

    Il est également assez curieux de constater que le QI moyen est de 115 pour les Juifs ashkénazes, et de 105 pour les Japonais, alors qu’il n’est que de 100 chez les Belges, de 94 pour les Israéliens, de 85 pour les Marocains et de 65 pour les Congolais, et que les études scientifiques sur les jumeaux ont démontré que l’hérédité est bien plus déterminante en matière de QI que l’environnement social et l’éducation. Mais toute généralisation est dangereuse, selon la référence les races humaines n'existent pas.

    On peut en effet comprendre que l'on ne veuille associer le mot race au racisme, qui est une discrimination, alors que la différence morphologique n'a rien à y voir. La différence morphologique est marquée par le lieu géographique, aux conditions de mœurs, à la nourriture, aux conditions météorologiques. Il faut se rappeler que dans l'histoire du colonialisme du XXème siècle que le racisme fut le fondement de la domination de la race blanche sur la race inférieure que l'on affectait aux indigènes noirs. Les Allemands voulaient promouvoir la race aryenne comme race supérieure par ce qu'ils trouvaient qu'elle avait une supériorité sur les autres. Les crimes et génocides ont eu pour justification le racisme. Et nous sommes encore bien loin de faire admettre aux humains que le racisme ne conduit qu'à déshonorer celui qui s'en sert politiquement. Ce n'est pas par ce que ce mot sera effacé de nos textes que le racisme le sera. Bien trop d'enjeux politiques s'y rattachent.

    Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 sur l'expansion coloniale française est bien connu pour son utilisation explicite des notions de «races supérieures» et de «races inférieures» afin de justifier et soutenir le colonialisme français le plus vorace. Ce n'était pas une quelconque extrême-droite, mais le centre gauche soutenu par la gauche, qui s'exprimait de la sorte, voir science, connaissance et conscience.

    Le discours prononcé par Léon Gambetta le 24 septembre 1872 à Chambéry, «pensons sans cesse à ce que nous avons à faire, mais n'en parlons jamais». C'est dans ce contexte politique, que les républicains français dits «modérés» ou «opportunistes» ont avancé une deuxième idée formulée également par Gambetta,

    «la colonisation est "une étape nécessaire" vers la Revanche. C'est seulement par ce moyen, disait-on, que la France pourra devenir assez puissante pour battre la Prusse», voir pouvait-on éviter la première guerre mondiale ?

    Telle fut la stratégie appliquée à grande échelle dans les années 1880 avec la «grande expansion coloniale». Mais la rivalité entre deux grandes puissances de l'époque revêtait-elle vraiment un caractère national à cette époque de l'expansion coloniale. L'Europe paya un lourd tribut trois décennies plus tard avec une guerre provoquées par ces rivalités coloniales. La guerre 14-18 fit de nombreux morts, et elle bouleversa l'équilibre mondial pour conduire à la guerre de 39-40.

    Si l'effacement du mot race de nos textes législatifs est à promouvoir, c'est surtout le combat contre le racisme qui est le plus important.

  • Les jeunes qui ont décrochés de tout,

    le boulot, je ne cherche plus à chercher.

    Des étudiants de l'Université de Bologne, Piazza Santo Stefano. Micrus, presseurope.

    Support Wikipedia Pourquoi cette image, par ce qu'elle montre une jeunesse instruite, cultivée, politiquement engagée, qui, découragée, attend, assise devant le mur d'une grande université, que les jours passent ne pouvant rien faire d'autre. Ce ne sont probablement pas ce que l'on nomme les NEETS, «Not in Employment, Education or Training», mais ils sont dans la même galère. Vous ne savez, probablement, pas encore, ce que représente cette définition, les NEETS, et bien, elle s'adresse à des jeunes qui ne travaillent pas, n’étudient pas ou plus, et ne sont pas non plus en formation. En Europe, ils sont 14 millions d'après presseurope. Cette image résume le drame d'une jeunesse cultivée par ce qu'universitaire, donc différente de celle qui n'a rien ou peu et qui a décroché très tôt du parcours scolaire, pour elle l'école elle n'y croit plus.

    À l'exemple de ceux qui, diplômés, galèrent sans emploi, des petits boulots, de CDD en CDD, notre société les a jetés. C'est ce qu'ils pensent, donc à quoi bon faire des efforts puisque après tant d'essais, pour sortir de cet engrenage, de précarité en précarité, ils n'ont plus leur place parmi le monde, eux sont perdus, le boulot, ils ne cherchent plus. A quoi bon, la société nouvelle est établie, elle ne redeviendra plus comme avant, c'est fini. C'est fini par ce que le monde a changé en 50 années. Les pays sous développés sont devenus des concurrents qui veulent aussi ne plus vivre comme il y eut des décennies. L'exemple de la Chine est caractéristique, son développement est conséquent. Le faible coût de sa main d’œuvre, permit cette avancée, tout en concurrençant notre économie par ce que trop chère pour l'exportation. Nous sommes trop avancés socialement pour résister aux pays qui ne le sont pas. Ce choix de société socialiste qui permet moins d'injustice, c'est le prix à payer jusqu'à l'équilibre économique entre les Nations.

    De Naples à Madrid, d'Athènes à Paris, c'est la même galère. «Un chômeur de longue durée à Naples, une mère adolescente en Saxe-Anhalt, un jeune en décrochage scolaire à Lelystad et un téléphage dépressif à Vilnius. Ce sont tous des jeunes vulnérables éloignés du marché du travail. Et la persistance de la crise les écarte toujours plus de l’Europe qui travaille».

    Une économie qui n'aime plus les jeunes ? Ou une économie égoïste qui ne voit que le bout de son nez sans penser un seul instant qu'il faudra les nourrir ces jeunes. Le potentiel de cette jeunesse perdu, irrécupérable, pas ce que sacrifié au nom de la productivité. Ce mot productivité avec compétitivité, on n'entend plus que ça, par ce que l'on ne sait plus faire autrement pour donner du travail, fini le rêveur, fini celui qui pensait qu'il ne fallait pas vivre pour travailler, maintenant, il faut travailler pour vivre. Tout est changé, de la productivité compétitivité, il en faut, alors que faire pour donner du travail ?

    Le partager tout simplement, mais dire cela est un sacrilège aux yeux de la droite et de nombreux industriels, pour eux, il faut produire avec moins de main d’œuvre, tant pis s'il y a des chômeurs, ils seront à la charge de la société.

    Ce serait une révolution, par ce que ceux qui ont, ne veulent pas partager.

    4 juillet 2012, The Guardian, Londres.

    Pour la première fois dans l'histoire des sociétés d'après-guerre, les jeunes diplômés ou pas doivent s'attendre à vivre moins bien que leurs parents. Essoufflé, le modèle économique occidental ne parvient pas à exploiter la maîtrise technologique. Cette évolution technologique due au savoir des hommes, finalement cause leur perte. Combien d'emplois furent perdus et le sont encore par ces machines qui n'ont d'autres buts que de supprimer le travail humain ! Si l'on associe à cela la crise financière des banques privées, qui s'étale sur celle des États, on voit bien que nous sommes dans une spirale divergente, que rien ne semble pouvoir arrêter.

    Mais, en France, début 2013 c'est près de 1,9 millions de jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni à l’école, ni en emploi, ni en en formation, soit 17 % de cette classe d’âge. Si la crise affecte l’ensemble des pays développés, nombre de nos voisins européens connaissent des taux d’emploi des jeunes nettement supérieurs au nôtre. Le niveau d’étude est le critère décisif à la trajectoire du jeune. Or, aujourd’hui,

    900 000 jeunes ont quitté le système scolaire sans diplôme.

    C'est l'information est délivrée par le Conseil d'analyse N° 4 d'avril 2013.

    Bien sûr ces jeunes constituent une poudrière, prête à exploser, si rien n'est fait. Dernièrement des 15 à 20 ans ont braqué un restaurant à Ormoy dans l'Essonne. Samedi 1er juin, entre quinze et vingt clients d'un restaurant chinois de l'Essonne furent dépouillés par des agresseurs armés et cagoulés. Quatre jeunes hommes furent placés en garde à vue, a-t-on appris de l'AFP dimanche 02 juin de sources concordantes. Il s'agit de trois majeurs de 18 à 20 ans, et d'un mineur de 16 ans ! En mars, une vingtaine d'individus semèrent la terreur dans un train RER à la gare de Grigny-centre, Essonne, dévalisant les voyageurs.

    Lassana et Malik deux jeunes à l'arrêt, rencontrés sur le parking d'une barre de douze étages, à Garges-lès-Gonesse, Val-d'Oise, Lassana, 22 ans. en 3ème, l'école l'a "jeté" sans s'inquiéter de son devenir. Pas de place en lycée professionnel, à la mission locale, il a eu droit à deux courtes formations. Cariste et soins à la personne. «Et puis rien. C'est mort pour toi si t'as pas de piston. Pour les jeunes des cités, y a que du travail de chien. Dans l'intérim, ils nous exploitent à fond. On se respecte, on est nés ici, on a été à l'école. On va pas ramasser la merde des gens comme nos parents». Malik, lui, a arrêté en deuxième année son BEP électrotechnique et a cherché du travail pendant un an. «Là, c'est bon, c'est sorti de ma tête. Je fais deux-trois petits boulots chez les gens, au noir. L'intérim, j'ai lâché l'affaire, c'est deux semaines, à la fin, ils te jettent comme un chien. Ça débouche sur rien. Et tu te retrouves là, sur le parking».

    Mais qui sont ces jeunes ?

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la majorité de ces jeunes ne vivent pas dans les quartiers sensibles et ne sont pas issus de l’immigration, même si ces derniers sont sur-représentés par rapport à leur poids dans la population. Le taux de NEET parmi les jeunes issus de l’immigration est deux fois plus élevé que la moyenne nationale. Il en va de même pour les jeunes vivants en ZUS, dont le taux de chômage atteint 45 %, soit environ deux fois plus que la moyenne nationale des jeunes. Ces raisons ont été avancées dans différents rapports ou avis. En particulier, le Rapport_Emploi_des_jeunes_-_COE_-_10_02_11, soulignait déjà le manque de formation et les discriminations conduisant notamment à des difficultés d’accès à l’emploi stable et passait en revue les principaux dispositifs d’accompagnement destinés aux jeunes.

    Un récent avis du Conseil économique, social et environnemental, Prévost J-B. 2012, l’emploi des jeunes, CESE, décembre souligne l’importance de l’amélioration des transitions entre le système éducatif et l’emploi, par des modules de formation spécifique, par un meilleur accompagnement, par un système de «bonus-malus» précarité et en jouant sur le taux de conversion des CDD en CDI. D'une manière générale, en France comme ailleurs, les évolutions à venir de l’emploi, en particulier de l’emploi des jeunes, dépendent des perspectives de croissance, mais pas que cela. L'éducation et la formation sont aussi des paramètres importants, par ce qu'il faut bien comprendre, que la croissance revenue, ce sont en premier les jeunes diplômés qui en bénéficieront. Mais, la crise n’est pas achevée et les perspectives de croissance sont quasi nulles en France et négatives dans l'Europe du Sud ce qui n'autorise pas de croissance en Europe en termes d’emploi dans un temps proche.

    Cette situation désastreuse s'est accrue depuis près de 30 ans malgré des efforts pour l'améliorer. Pourtant, l’expérience étrangère, en Europe du Nord, démontre qu’il est possible d'améliorer la situation des jeunes, en ciblant sur les moyens pour ceux qui sont en difficulté. Il s'agit bien sûr de la formation, mais avant tout, il faut donner de l'espoir et combattre le sous emploi de ceux qui fortement diplômés n'en trouvent pas.

    C'est de leur exemple que naîtra pour ces jeunes l'envie de s'accrocher pour une formation professionnelle. Mais, il s'agit aussi d'agir sur la promotion du travail manuel, trop dégradé ces dernières décennies au profit des blouses blanches.

    La France a un problème spécifique avec l’emploi des jeunes. À seulement 30 %, le taux d’emploi de 15-24 ans est deux fois plus faible qu’au Danemark, 1,5 fois plus faible qu’au Royaume-Uni, aux États-Unis ou en Allemagne. Lorsqu’on inclut les jeunes de 25 à 29 ans, la comparaison n’est guère meilleure. Ce décrochage n’existe pas pour les personnes âgées de 30 à 54 ans pour lesquelles la France se situe au-dessus de la moyenne de l’OCDE, d'après le Conseil d'analyse d'avril 2013.

    En matière d’insertion dans l’emploi, le niveau d’étude joue le rôle décisif : le taux d’emploi des jeunes ayant fait des études supérieures est de plus de 80 % dans les trois ans qui suivent la sortie du système éducatif, soit quasiment le même niveau que celui atteint par les "adultes", contre 30 % seulement pour ceux qui n’ont pas dépassé le collège. En marge, 85 % des jeunes inactifs ou au chômage, les NEETS, n’ont pas dépassé le lycée, et 42 % n’ont pas dépassé le collège. La crise a bien entendu renforcé ces inégalités d’accès à l’emploi entre les jeunes diplômés et non diplômés. Depuis 2008, ce sont essentiellement les jeunes sans diplôme qui ont vu leurs perspectives d’emploi se dégrader, avec une chute du taux d’emploi de 10 points à la sortie de l’école.

    Les emplois jeunes ou d'avenir si tant est qu'ils sont une solution au manque de croissance, ne permettront pas une amélioration notable tout juste, une inflexion de la courbe du chômage si tant est que les désœuvrés voudront bien y souscrire. Et c'est là qu'il faut agir pour redonner le goût du travail quitte à prendre par la main ces jeunes pour qu'ils s'engagent à nouveau dans le travail. C'est aussi le taux d'échec scolaire qui est en cause, ce qui veut signifier qu'il faut agir contre, surtout dans le primaire, ou les bases du français sont développées. Combien sont ceux qui capuchon sur la tête parlent un charabia qui les élimine de tout emploi. C'est également l'exemple, par ceux qui ont trouvé du travail avec un diplôme, il ne faut plus entendre qu'un diplômé galère, c'est démoralisant.

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