Avertir le modérateur

- Page 4

  • Devant le front des attaques de presse, et de certains ministres,

    François Hollande reste ferme ne voulant changer un iota de sa politique !

    On tient le cap, le pire serait de changer de politique devant les assauts de ceux qui ont peur.

    Support Wikipedia Pour un président mou, un capitaine pédalo, un Hollande bashing, un Hollande pépère, un Monsieur faible, un incompétent, une campagne de dénigrement orchestrée dans un climat ou extrême droite, droite, gauche de la gauche, appuient autant qu'ils peuvent force sondages au plus bas. La période est propice pour se défouler, déstabiliser un exécutif en peine de résultats dans un temps si court. Une agitation en jeu de massacre qui nous montre un président plus déterminé qu'il ne le fut jamais. On ne rigole plus, tiens, il est encore là ? Oublier les ordonnances, la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencés très tôt, oubliés les contrats de génération, oubliés les contrats jeunes, oubliés les accords de flexibilité dans la sécurisation de l'emploi, le pacte de compétitivité, oublié la banque d'investissement pour les PME, PMI, oublié cette boite à outils que l'on dénigre. Il y en a pour tous, droite et gauche de la gauche, mais pour des raisons différentes, pas assez selon eux. Ils espéraient qu'il allait capituler, je m'en vais, mais c'est qu'il est têtu le président et ceux qui l'ont qualifiés de tant de gentillesse en sont pour leur frais, continuer serait indécent.

    Oublié qu'il n'est présent que depuis un an ayant tout à construire ou à reconstruire tant ce qu'il trouva le stupéfia. Oublié les licenciements massifs dont il dût faire face, puisqu'ils sont la conséquence de ce qui fut la politique précédente. Oublié les attaques syndicalistes verbales, voire insolentes de la CGT orchestrées par la gauche de la gauche dont il fut l'objet dans les conflits Peugeot, Mittral, Goodyear-Amiens, et autres, comme si François Hollande se réjouirait de leur situation. Oublié nos caisses vides, un État en faillite, une dette accrue de plus de 600 milliards en cinq ans, et le déficit public plus que doublé. Qui peut croire qu'en quelques mois, comme dans un coup de baguette magique que François Hollande redressera ce qui fut perdu pendant dix années de droite.

    Oublié le contexte international, une Europe à droite, des pays du sud en proie au populisme et qui sont dans une misère profonde. Est-ce que cela a disparu à son arrivée il y a un an ? Oublier cette croissance qui ne vient pas et qu'il ne peut arracher avec ses dents. Oublié une situation sociale qui se radicalise. Oublier que notre industrie ne s'est pas adaptée à la mondialisation ne voyant que la recherche du moindre coût de revient dans des délocalisations. Oublié les domaines technologiques perdus de notre industrie dans la recherche du profit immédiat. Oublié que nous ne vendons que des produits à haute technologie, centrales nucléaires, aviation, industrie ferroviaire, médecine, luxe, mais peu de voitures, pas de motos, on n'en fabrique plus. Appareils photo, électronique domestique, horlogerie etc..., ils ont disparus de notre industrie.

    Oublier les échecs de Sarkozy dans ses démarches commerciales à grands bruits médiatiques. Oublier notre faiblesse commerciale, notre manque de dynamisme comparé à l'exemple du markéting de l'Allemagne qui tant en Chine qu'ailleurs nous dame le pion.

    Dans cette période de rejet des politiques, de la rigueur, c'est plutôt un président costaud qui ne se laisse pas impressionner par les dures réalités du moment. Manifestations révolutionnaires de droite sur le mariage pour tous, attaques de sa majorité par la perte de confiance, autant de mécontents qui ne veulent pas voir que sans cette rigueur nos taux d'emprunts seraient tels que nous serions en récession.

    S'engager dans un désendettement demande du temps, de l'obstination, ce n'est pas de l'austérité comme le clame la gauche de la gauche, mais de la rigueur. Dans ce contexte, les proches du président poussent pour un remaniement, comme si cela changerait d'un coup notre dette, notre déficit. On sent chez eux la peur de perdre de nombreuses communes aux élections municipales, impatients de ne pas voir de résultats sur le chômage. Les coups portés par les oppositions font mal, d'autant que dans leur circonscription les socialistes qui soutinrent le président sont attaqués, et sont sans réponse pour justifier la politique menée. 75 % d'opinions défavorables le pire atteint sous la cinquième république de quoi déstabiliser les plus faibles.

    Mais aussi, une communication défaillante qui ne montre pas ce qui est fait et laisse la place au matraquage de l'opposition.

    On apprend selon un sondage que les Français seraient favorables à 78 %, quatre français sur cinq, à la formation d'un gouvernement d'unité nationale gauche droite avec des personnalités de la société civile, de quoi mettre un peu plus le bordel. Trop de cadors tue la cohésion politique.

    On attaque la chancelière allemande Angela Merkel, dans un texte du PS sur l'Europe dénonçant sa politique intransigeante et égoïste, la qualifiant de chancelière de l'austérité. Les élections allemandes donnent de la voix au PS contre la politique de la chancelière. Pour le quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung, les attaques contre la chancelière s’expliquent par la perspective des prochaines législatives allemandes. «Le 22 septembre, date du scrutin, les Allemands ne voteront pas que sur la composition du prochain Parlement, mais aussi sur le sort de nombre d’autres pays. C’est pourquoi l’Europe veut se mêler à la campagne électorale allemande», suggère le quotidien. Il faut donc s’attendre à voir se multiplier «les attaques à l’ emporte-pièce», où la chancelière allemande sera décrite comme une personne «sans cœur», «refusant l’argent» à des «États en crise qui n’auraient besoin que d’un bon plan de relance pour sortir de l’ornière». Des attaques ineptes et qui politiquement «aideront Merkel, les Allemands sont dans leur grande majorité sceptiques face aux plans d’aide et plébiscitent la politique de la chancelière», tiré de My TFI NEWS.

    On n'aurait pas le droit de critiquer le politique de la CDU, mais de quel droit ? Nos économies sont intiment liées et ce qui se passe en Allemagne nous concerne autant que les Allemands. Ce texte particulièrement violent du PS contraignit le premier ministre à calmer le jeu. Il choisit de s'exprimer par deux tweets sur son compte Twitter pour confirmer que l'unité allemande est indispensable.

     

     

    Malgré cette tentative d'apaisement, Alain Juppé monta au créneau pour dénoncer dans le Monde la campagne contre l'Allemagne des socialistes. Un péril mortel selon lui condamnant l'attaque de Claude Bartelone président de l'Assemblée nationale vers Angela Merkel l'engageant à desserrer l'étau de la contrainte budgétaire. Il accuse François Hollande d'avoir totalement isolé la France après avoir critiqué qu'il avait baissé culotte devant elle. On n'en attendait pas moins d'un opposant qui dans un temps était contre le traité de Maastricht à la belle époque du flambant RPR. De l'inconsistance pure, François Hollande aurait dû se mettre à la disposition de la chancelière allemande ?

    En fait, on souffle le chaud et le froid. La gauche du PS critique la politique allemande à la fois dans un but électoraliste français, les élections communales auront lieu bientôt, mais aussi dans celui d'agir sur l'électorat allemand. C'est de bonne guerre si l'on se rappelle les attaques de la droite d'Angela Merkel lors de la présidentielle. Pourquoi faudrait-il accepter que la CDU dicte sa façon de voir ? Le gouvernement de son coté calme le jeu par le premier ministre. Les ministres de l'intérieur Manuel Valls et du travail Michel Sapin, soulignent également qu'il ne faut pas blâmer seulement l'Allemagne pour justifier de la situation actuelle. Mais en fait ils acquiescent ce que le PS fait, mais dans la nuance, ils y en associant d'autres sans nommer qui ils sont.

    Bientôt François Hollande aura le soutien d'Enrico Letta le nouveau président du Conseil italien qui dans son discours d'investiture annonce un virage anti austérité en Italie. Moins d'austérité, plus d'emploi et de cohésion sociale furent les objectifs qu'il laissa entrevoir.

  • Pour l'UMP, la perte des élections législatives consécutives à celle de la présidentielle,

    plombe ses comptes.

    Les affiches de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy en 2007 à Porto-Vecchio en Corse du sud/AFP/Stéphane Agostini, document Le Monde.fr.

    Support Wikipedia Le financement des partis politiques est régit par la loi n°90-55 du 15 janvier 1990, modifiée la loi n°88-227 du 11 mars 1988. La Commission pour la Transparence Financière de la Vie Politique, CTFVP, et la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements politiques, CNCCFP, sont chargés du contrôle des finances politiques. Du fait de cette loi, les partis politiques reçoivent un financement public accordé en fonction de deux critères cumulatifs. Ils sont fonction du nombre de parlementaires et des résultats aux élections législatives, pour ceux, qui ont présenté des candidats ayant ont obtenu au moins 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions, ils obtiennent 1,68 € /voix par an et durant cinq ans.

    En 2004, le montant global versé aux partis et formations politiques s’éleva à 73. 235. 264 euros dont 33. 073. 341 pour l’UMP, 19. 660. 452 pour le PS, 4. 580. 229 pour le FN, 4. 544. 246 pour l’UDF, 3. 717. 106 pour le PCF. Nous payons ces partis, ils doivent donc respecter la transparence de leur financement, ce qui n'est pas toujours le cas. La fraude est possible en ce qui concerne les dons, enveloppes d'argent de mains en mains, que l'on blanchit ensuite.

    Aux législatives de 2012, à l'issue du premier tour, le parti socialiste toucha 12.798.233,28 € pour 7.617.996 voix, et l'UMP 11.822.951, 28 € pour 7.037.471 voix, 1,68 €/voix.

    Les élections législatives sont aussi une source de revenus pour les partis.

    Une des conditions qu'ils ont à respecter, outre la transparence, est le respect de la parité hommes-femmes pour la présentation de candidats aux élections, les formations sont pénalisées financièrement si elles ne respectent pas cette condition. Ce dispositif est complété par un strict encadrement du financement des campagnes électorales dont les dépenses sont plafonnées et récapitulées, comme les dons, dans un compte de campagne établi par un mandataire financier et certifié par un expert comptable, puis transmis à une commission spécialisée pour vérification. Afin d’éviter les cas, très médiatisés, d’enrichissement personnel liés à leurs fonctions, les élus sont tenus de déclarer l’état de leur patrimoine en début et en fin de mandat, mais l'on sait que ce sont des mots, les vérifications ne sont pas toujours effectuées.

    Entre 2007 et 2012 l'UMP a perdu 3, 252 millions de voix, en 2007, son score lui permit d'obtenir 16, 77 millions d'euros annuels au titre de la première fraction. En 2012, l'UMP se contentera de 11,8 millions d'euros. Il faudra, en outre, que le parti intègre l'amende qu'il devra payer pour ne pas respecter la parité hommes-femmes. Entre 2007 et 2012, elle représentait 4 millions d'euros annuels. A l'issue du premier tour de 2007, le PS devenait le parti le plus riche de France.

    A cela, il y a le financement privé qui vient s'ajouter, mais soumis à conditions,

    • plafonnement des dons,
    • interdiction des dons des États étrangers,
    • recours aux chèques au-delà de 150 €

    Les dons qui étaient à l'origine de la loi furent limités à 4 500 euros par personne physique et par an, avec une partie déductible des impôts. Cependant, la loi des finances de décembre 2005 autorisa de porter les dons de particuliers à 7. 500 euros par personne et par an, «Loi n°2005-1719 du 30 décembre 2005 - art. 5 JORF 31 décembre 2005». En période de campagne la limite descend à 4.600 €.

    Pour le scrutin présidentiel, le parti doit obtenir 5 % des suffrages au premier tour, et les dépenses qui sont plafonnées doivent être justifiées. Deux plafonds de dépense sont fixés, 16, 166 millions d'euros pour le premier tour et 21, 594 millions pour les candidats parvenant au second tour. Les candidats qui n'ont pas atteint 5% des suffrages au premier tour se voient rembourser jusqu'à 808.300 euros, ceux qui ont dépassé les 5%, 8,083 millions d'euros. Les deux finalistes peuvent de leur côté recevoir chacun jusqu'à 10, 797 millions d'euros.

    Avant 1988 le financement des campagnes électorales n'était pas codifié. Les partis politiques français reconnus ne disposaient d'aucun statut. Comme les candidats aux élections, les partis étaient censés vivre des seules contributions de leurs militants. En réalité, les principaux partis avaient mis en place des mécanismes occultes de financement illégal. Ils recevaient des dons illégaux des entreprises en contrepartie d'avantages (autorisations administratives, contrats d'équipements, etc...), ce qui conduisit à des associations d'intérêt.

    Plusieurs affaires défrayèrent la chronique. L'affaire du bureau d'études URBA sur le financement occulte du PS pour laquelle Henri Emmanuelli fut condamné. Le financement illégal du RPR devenant l'UMP en 2002 fut impliqué dans de nombreuses affaires, Mairie de Paris, Sempap, emplois fictifs....., Juppé, Chirac furent condamnés, et d'autres, Parti républicain, Parti communiste.

    On voit que les grands partis politique UMP et PS ont des possibilités de ressources non négligeables dans la mesure où ils tiennent le pays politiquement.

    L'UMP qui a perdu les législatives de 2012 après l'élection présidentielle récolte des comptes dans le rouge. Les petits fours, assiettes de charcuterie, sont remplacés par des cacahuètes. Une centaine de permanents en CDD ont dû partir. C'est donc la rigueur des comptes qui domine indique Catherine Vautrin trésorière de l'UMP. Ces mesures permirent d'économiser 3 millions par an. Mais chacun se demande s'il ne va pas être le prochain sur la liste. Comme l'annonce le gouvernement, ce n'est pas de l'austérité mais de la rigueur et de la bonne gestion pour Jean-François Copé.

    Pour la secrétaire générale «le parti se trouve aujourd'hui dans une situation financière très difficile». «Avant, on disait, «il faut faire organiser tel événement». «Maintenant, on réfléchit plus au coût qu'à l'impact politique que cela peut avoir». Les législatives de 2012 ont envoyé 120 députés au tapis, soit 14 millions de perdus sur 35 auparavant. Une double peine selon un dirigeant.

    Le budget annuel de l'UMP, qui fut de 54 millions d'euros lors de la précédente mandature, s'élève désormais à près de 35 millions d'euros, avec 21 millions de dotation publique et 14 millions provenant des dons et des cotisations payés par les adhérents et les élus. Après avoir touché l'aide publique en juin prochain, le parti, endetté à hauteur de 44 millions d'euros en 2011, comptera encore un découvert à hauteur de... 35 millions d'euros. Comme l’État, «le parti est constamment dans le rouge en trésorerie et finance ses dépenses de fonctionnement sur de l'emprunt», explique un spécialiste des comptes du parti.

    Cette situation fit que le parti emprunta 55 millions auprès de quatre banques pour ses dépenses de fonctionnement. Et les conditions furent un retour à l'équilibre en cinq ans, soit 10 millions de versements par an. Si pas possible, son siège rue de Vaugirard dans le 15ème deviendrait la propriété des banques.

    L'UMP qui décida de devenir propriétaire de son siège acheta un garage de 5.500 m² pour 40 millions, 20 pour l'achat et 20 pour l'aménagement. Là aussi ce fut par un emprunt de 32 millions d'euros contracté sur une période de 13,5 années.

    L'UMP n'est quand même pas au bord du gouffre, et une bonne gestion, moins dépensière, bien que cela soit difficile après avoir été dans l'opulence devrait le remettre à flots. Ce parti, avec les couches sociales de son obédience, ne manquera pas de dons, il n'inspire pas d'inquiétude. Depuis le premier janvier 2013, les députés doivent participer pour 5 % net de leurs indemnités, c'est en dessous des 10 % pour le PS, il n'y a pas le feu.

    La grande angoisse concerne les comptes de campagne de Sarkozy. Le Conseil constitutionnel fut saisit par les socialistes. Il s'agit, selon eux, d'abus de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements à caractère non électoral avant la dépose sa candidature le 15 janvier 2012. La commission des comptes de campagne jugea que Sarkozy avait dépassé le plafond de dépenses autorisées fixé à 22.509.000 € pour sa participation au second tour. Elle jugea aussi que la totalité des dépenses du meeting de Villepinte devait être prise en charge par lui.

    Le Conseil constitutionnel va-t-il confirmer le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy à la présidentielle ? Si tel était le cas, le parti devrait se passer de près de 11 millions d'euros qui lui échoient dans le cadre du financement de l’État. La situation financière du mouvement, confronté à de graves difficultés de trésorerie, serait alors alarmante. «Cela plomberait le parti», diagnostique un dirigeant. «Ce serait la mise à mort de l'UMP», dramatise un autre. Il est vrai que l'UMP ne pensait jamais perdre, et fort de ce fait, s'est permit des entraves à la loi, rien n'était de trop pour gagner.

  • Les antis mariage pour tous, le retour dangereux de l'église pour les libertés civiles,

    soutenu par des droites.

    Entre 9.000 et 20.000 personnes, selon des sources policières et organisatrices, ont manifesté dimanche dans le centre de Lyon contre la loi Taubira instaurant le mariage entre personnes du même sexe, en présence de Frigide Barjot, une des chefs de file du mouvement. © MaxPPP. Document Europe 1.

    Support Wikipedia C'est une véritable offensive anti républicaine que mène ce mouvement. La loi du mariage pour tous fut votée avec une large majorité par la représentation nationale et dans l'attente de sa promulgation, ce mouvement soutenu avec des moyens financiers importants, se professionnalise. L'église est riche et les cathos puissants, entendent continuer pendant quatre années à s'opposer à François Hollande. C'est leur droit républicain, mais c'est aussi aller contre l'évolution de la société qui est pour ce mariage à plus de 60 %. Cette loi ne retire rien au mariage entre deux hétérosexuels et ne prend pas en compte la procréation médicalement assistée ainsi que la gestion pour autrui. C'est donc une action sociétale délibérée contre rien, sinon la liberté de donner à des humains différents les mêmes droits qu'aux autres. Ce mouvement n'est qu'une action politique déguisée contre le président et son gouvernement. L'argumentaire opposé est donc infondé.

    Christiane Taubira en King Kong, ce monstre qui domine ces valeureux manifestants dénonçant ainsi l'affreuse bête Taubira prête à les engloutir voila mis à jour la morale hypocrite de ces manifestants.

    Le problème n'est pas tant pour François Hollande et son gouvernement légal et démocratiquement élu, mais pour l'UMP qui voit ainsi son parti se fractionner, pour partie, en une branche radicale aux comportements antis républicains. Mais plus que ça, les Français sont tolérants, patients, aimant l'ordre, leur république laïque, et le respect de leurs institutions. Mais les atteintes à la démocratie comme celles qui se sont produites lors du vote à l'assemblée sont pour eux intolérables. Deux Français sur trois se prononcent pour un arrêt des manifestations contre le mariage pour tous. Point trop n'en faut, ce mouvement n'a que trop duré, agaçant par son sectarisme, noyauté par les ultras, prenant une orientation révolutionnaire qui risque de provoquer des conflits entre Français.

    La liberté de manifester est dans la Constitution, mais la liberté de fomenter des actions révolutionnaires contre la république sous prétexte que la couleur politique de l'exécutif n'est pas celle préférée des cathos, est inadmissible. Des élections ont désigné François Hollande comme le représentant pour cinq années de la Nation française et dans ses 60 propositions figurait le mariage pour les homos sexuels. Il n'a donc trompé personne en appliquant la politique qu'il s'était engagé à faire. Il est donc sage de demander à ces intolérants d'éviter des débordements mafieux qui de toute façon n'auront aucune influence sur la politique qui sera conduite.

    Pour Marie-Gabrielle Ménager, coordinatrice de la mobilisation à Paris, «nous n'arrêterons pas là car ce sujet nous prend aux tripes». Depuis six mois, il divise la société, et droite comme gauche en ont largement débattu au cours des nombreux amendements au parlement. Des débats houleux à la limite des coups de poings ont déshonoré l’hémicycle. Six mois que les dirigeants de la manif contre les antis mariage pour tous fourbissent leurs armes. Leur logistique est rodée, chaque responsable est à son poste plus déterminé que jamais à faire entendre sa voix bien que la loi fut votée. Frigide Barjot est sur tous les fronts pour que la manifestation du 26 mai influe sur la décision du Conseil constitutionnel. De sit-in en sit-in devant les bâtiments publics ou auprès d'élus socialistes, ces opposants manifestent. Beaucoup de jeunes des jeunesses catholiques politisés, même de jeunes enfants que l'on emmène pour faire nombre, il n'y a pas de limite aux yeux de ces intolérants, et autres associations professionnelles pour battre le pavé, mais peu d'ouvrier, c'est là que l'on voit la fracture de classe.

    Les manifs pour tous du 5 mai un peu partout en France ont vu 15.000 personnes et enfants à Paris selon la police, 35.000 selon les organisateurs en sit-in sur la pelouse avenue de Breteuil. A Lyon, à Rennes, entre 9.000 et 20.000 personnes, Lille, entre 700 et 1.000 personnes, Toulouse, 1.400 personnes. Ces manifs sont un tour de chauffe pour tester l'organisation avant celle du 26 mai. Mais pour les plus irréductibles l'espoir s'estompe, se fatigue. En province il est encore présent, «des lois qui ont été votées puis retirées, il y en a eu plusieurs dans l'histoire récente. Nous ne sommes absolument pas désespérés, nous pensons que M. Hollande finira par entendre les Français», asséna Ludovine de la Rochère, présidente du collectif.

    «Notre force vient de notre organisation et de notre capacité à s'améliorer après chaque événement», déclare ancien élève du collège de Marcq.

    Frigide Bargot qui défend une alliance civile pour les homos fut huée à Lyon. D'un autre coté, des militants radicaux refusèrent toute forme d'union aux couples de même sexe. Ce qui a valu à la porte-parole de la manif pour tous des huées, sifflets et insultes, dimanche 5 mai, la machine à manifester s'est grippée.

    Jean-Baptiste Fayet casque de motard en main et drapeau tricolore dans le dos, n'y croit plus, «ça importe peu. L'essentiel c'est le mouvement de fond qui s'est levé. C'est comme une communauté, la génération Mai 68 avait pris le contrôle des esprits à l'époque. Nous devons faire pareil pour ramener la famille au centre de la société française», c'est une jeune droite qui veut souffler, qui en a assez de cette rigueur de ce chômage. «Je suis prêt à descendre dans la rue pour tout ce qui touche à la famille. D'ailleurs, la prochaine loi qui entend faire passer la PMA, et la GPA, attirera encore plus de monde que le mariage pour tous».

    La Manif contre le mariage pour tous s'apparenterait à une machine bien huilée qui commence à se sentir mal, mais qui reste capable de réunir plusieurs centaines de milliers de personnes puisque dotée de ressources financières conséquentes obtenues grâce aux quêtes, aux dons et aux initiatives marketing. Une machine équipée d'une logistique de pointe permettant de coordonner des déplacements en car, en train... Et près de six mois de ses débuts, le mouvement qu'elle institua ne faiblirait pas tout au moins jusqu'au 26 mai. C'est devenu une entreprise, plusieurs services centraux sont à Paris, pilotage, relations humaines, logistique, mobilisation, presse, sécurité, pour programmer la logistique en région, appels téléphoniques, tractage, enrichissement des réseaux sociaux et des sites Internet du collectif, chaque fois l'opération se perfectionne, déclare Thibault Gautier politiquement au FN.

    On se croirait sous la révolution nationale du maréchal Pétain, travail, famille, patrie, voir «Philippe Pétain, Maréchal de France ses années noires de 1940 à 1944, suite 39», et articles suivants.

    «Ça va de plus en plus vite, on a pris l'habitude», explique Sébastien Pilard porte parole dans le grand Ouest de la droite nantaise et jeune patron de logistique de 150 salariés. Exemple d'une famille catholique, marié, père de cinq enfants, et catholique pratiquant.

    D'autant plus habitués, que les bénévoles de la manif contre le mariage pour tous, ils ont le profil idéal pour un défoulement. Des chômeurs, mères au foyer ou retraités avec du temps à revendre, chefs d'entreprise avec des compétences en informatique ou en gestion à donner, rapporte Thibault Gautier, lui-même en recherche d'emploi. Notre budget pour les petits rassemblements, comme à Nantes, varie entre 5 000 et 10 000 euros, explique Lionel. A chaque fois, nous rentrons dans nos frais grâce aux quêtes en fin de cortège et parfois nous récoltons davantage. Notre région est autonome financièrement mais pour les avances de trésorerie, les 30.000 euros pour la réservation d'une rame de TGV par exemple, nous faisons appel au comité central.

    La décision du Conseil constitutionnel sur la validité de la loi se prend dans une atmosphère feutrée, en dehors des bruits de rue, cette manifestation de la dernière chance du 26 mai n'a donc aucune portée et utilité politique. En outre, un rejet de la loi paraît bien peu probable, puisque elle est une évolution sociétale dans la continuité de celle du pacs. Mais la question qui se pose, est-ce bien contre le mariage des homos sexuels le vrai motif de cette mobilisation, j'ai peine à le croire ?

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu