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  • Italie, un gouvernement de coalition gauche droite qui squeeza le M5S,

    comme une paire de pauvres couillons de passage.

    Voir «L'Italie fragmentée par des fanfarons irresponsables» et «L’Italie, Monti, d’Alfano no vogliamo mandare il Paese a scatafascio,».

    Support Wikipedia Depuis le 21 décembre 2012 date de la démission du président du Conseil Mario Monti, l'Italie se préparait à une campagne électorale qui présageait des difficultés dues à son instabilité politique. Les partis ne pouvant gouverner que dans une coalition, ce qui mit le mouvement cinq étoiles dans le vent, et donna à la droite berlusconienne le contrôle de l'exécutif sous la franche rigolade de Peppe Grillo. La Constitution italienne qui implique une même majorité politique au parlement et au sénat ne facilite pas l'émergence d'un gouvernement dès lors qu'aucun parti n'est assez fort pour une majorité aux deux chambres. De plus, le parti déclaré en tête au parlement bénéficie d'un bonus lui permettant d'assurer son leadership ce qui n'est pas possible au sénat. Le mode d'élection des sénateurs est régional 309 sénateurs pour 20 régions avec quatre sénateurs à vie. La majorité dégagée des votes régionaux est donc différente de celle nationale.

    L'Italie se préparait à des jours difficiles à l'après Monti, on savait bien qu'il avait peu de chance d'être reconduit dans les urnes. Ses presque deux années de gouvernance n'ont pas permit que l'Italie retrouve un équilibre financier, même si ses taux d'emprunts furent plus abordables. Mario Monti et son gouvernement dit de «techniciens» fut une entorse à la démocratie imposée par Giorgio Napolitano président de la république pour sauver l'Italie du gouffre des taux d'emprunts cause de l'extravagance de Berlusconi qui n'inspirait aucune confiance au Merkozy, mais aussi aux agences de notation. Il fallait donc une personnalité de confiance aux marchés et Mario Monti, ancien conseiller de Goldman Sachs, comme l'est d'ailleurs Mario Draghi président de la BCE était tout indiqué pour appliquer des réformes d'austérité, voir «Le plan de rigueur de Mario Monti».

    L'Italie est un pays inhomogène dans sa structure, les Italiens payaient peu de taxes sur la propriété et la fraude est très importante dans le Sud qui est sous perfusion du Nord par le Mezzogiorno. En fait, l'Italie ne peut soutenir la valeur de l'euro, son ancienne monnaie la lire a toujours été une monnaie faible par rapport au Mark et au Franc. Les réformes structurelles développées par Mario Monti conduisirent à la faillite de nombreuses petites industries qui se virent taxées, alors qu'elles s'en échappaient auparavant. De nombreux suicides eurent lieu, sans que le pays sorte de sa récession. Mario Monti et sa coalition centriste furent donc le grand perdant de ces élections générales.

    Les élections générales des 24 et 15 février virent l'émergence du mouvement populiste cinq étoiles de Peppe Grillo qui fit jeu égal avec les partis traditionnels, en surfant sur le mécontentement général et le discrédit des partis traditionnels. Du FN dans sa politique en quelque sorte puisqu'il prêche aussi la sortie de la zone euro, mais aussi un parti insaisissable, sa structure est ancrée sur les réseaux sociaux. Son obédience est difficile à cerner.

    La majorité absolue à la chambre fut obtenue par Pier Luigi Bersani avec 340 sièges avec la prime au premier, Berlusconi 124 sièges, Grillo 108 sièges, Monti 45 sièges. Aucune majorité de soutien au Sénat Bersani devant, 120 sièges, Berlusconi 117 sièges, Grillo 54 sièges, Monti 18 sièges, ce fut l'impasse gouvernementale.

    Le président Giorgio Napolitano tenta bien une première expérience le 22 mars pour la formation d'un gouvernement avec Bersani arrivé en tête aux deux chambres et son parti PD de centre gauche, sans succès. Bersani ne voulait aucune alliance avec Berlusconi, et le Mouvement cinq étoiles ne voulait constituer une coalition avec le centre gauche de Bersani. L'impasse fut confirmée.

    Le 30 mars le président Napolitano annonça la nomination de deux groupes de travail, le premier, composé de quatre personnes, fut chargé de proposer une série de réformes institutionnelles nécessaires pour mettre fin au blocage politique, le second, composé, lui, de six membres, devra penser aux grandes réformes économiques et sociales dont le pays a besoin. Le président Napolitano rappelant toutefois que le gouvernement Monti continuera de gérer les affaires courantes, pour des décisions dans le domaine économique, n'ayant pas été mis en minorité au Parlement.

    Le 12 avril suivant, après s'être fait remis les conclusions de ces deux groupes de travail, le chef de l'État lança un ultime appel à «la responsabilité des partis politiques» et déclara laisser en suspens la procédure de nomination d'un gouvernement jusqu'à l'élection de son successeur au palais du Quirinal, la résidence présidentielle. Le 20 avril, au matin, deux jours après l'ouverture de la session conjointe des chambres du Parlement et du sénat, un cinquième tour de scrutin ne permit pas de désigner un nouveau président du conseil.

    Le président Napolitano fut sollicité par le Parti démocrate de Bersani, le Peuple de la Liberté, le PdL de Silvio Berlusconi, la Ligue du Nord LN de Roberto Maroni, et le Choix citoyen SC de Mario Monti, pour se porter candidat pour un second mandat présidentiel, considérant cette candidature comme «un devoir de responsabilité devant la Nation». Le même jour, Giorgio Napolitano fut confortablement réélu président de la République, au sixième tour de scrutin, par 738 grands électeurs, ayant reçu le soutien du PdL, d'une grande partie des grands électeurs du PD, de la LN et de la SC, il fut, en conséquence, le premier président sortant reconduit pour un nouveau mandat présidentiel, bien qu'il ait déclaré que ce second mandat ne serait que provisoire.

    Le 24 avril, deux jours après l'inauguration de son second mandat, le président Napolitano, à la suite d'une troisième série de consultations des groupes parlementaires au Quirinal depuis les élections de février, chargea le député démocrate Enrico Letta de former un gouvernement d'union nationale, alliant le PD, le PdL et la SC. La presse italienne jugea ambitieuse la nomination de cet ancien ministre de la démocratie chrétienne de 46 ans passé au centre gauche.

    Le président Enrico Letta obtint la confiance le lundi 29 au soir par une large entente entre le centre gauche, la droite berlusconienne, et les centristes. Sur les 606 députés qui votèrent, 453 ont dit "oui" au gouvernement de M. Letta, tandis que les "non" furent de 153.

    Dans son discours devant les députés, tôt dans la journée, le nouveau chef du gouvernement italien estima que l'Union européenne était en pleine «crise de légitimité et devait faire un effort pour devenir un moteur de développement durable». Il dressa un réquisitoire contre la politique d'austérité de son prédécesseur, Mario Monti.

    «L'Italie se meurt à cause de la seule austérité. Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre», lança-t-il avant d'ajouter que «la réduction de la pression fiscale sans endettement sera un objectif permanent de ce gouvernement dans tous les domaines».

    Dans une politique du même ordre que celle de Français Hollande, ses priorités iraient à la création d'emplois et l'aide aux PME, mais aussi la réforme des institutions et du code électoral. S'attaquer au chômage des jeunes qui atteint plus de 40 % ainsi que la volonté de résultats sinon, il partira au bout de 18 mois.

    Dans sa liste de réformes en vue de la confiance à la chambre il fit un certain nombre de promesses ambitieuses sur la politique économique.

    Il Fatto Quotidiano.

    Governo Letta, le promesse del nuovo premier costeranno oltre 20 miliardi.

    Les promesses du nouveau président du conseil coûteront au delà de 20 milliards.

    Les objectifs du nouveau gouvernement sont très ambitieux, pas clairs quant à leur financement. De la Imu, taxe foncière impopulaire que la droite PDL de la coalition veut suspendre, en y faisant une condition à son soutien politique. De la hausse projetée de la TVA, au CIG un fonds public spécial pour protéger le revenu des travailleurs financé par l’État Cassa Intégrazione Guadagni, à la réforme des pensions dont la ministre Elsa Fornero prévoyait de relever l'âge de la retraite pour les précaires de l'administration publique, sont autant d'objectifs pour Enrico Letta à aborder immédiatement par ce qu'ils ont des échéances tandis que les autres problèmes peuvent être reportés à plus tard.

    Le problème pour Enrico Letta concerna le financement des promesses, autant dire les difficultés qu'il devra aborder.

    Pour la taxe foncière sur la résidence principale son rendement est de 4 milliards d'euros et sa révision promise en juin à 50 % du total conduira à une perte de 2 milliards d'euros, sur le chiffre d'affaire total de la taxe de 23,7 milliards. Le gouvernement devra donc trouver 2 milliards pour assurer le paiement prévu le mois prochain, mais aussi ensuite trouver de l'argent pour une réforme plus globale.

    Pour la TVA, Enrico Letta s'est engagé à prévenir son durcissement de 21 à 22 %, mais il lui faudra trouver également 2,1 milliards d'euros supplémentaires. Sur l'impôt, la suppression de la nouvelle taxe sur les déchets et les services le conduira à trouver encore un milliard d'euros.

    L'étude des régimes minima pour les familles nécessiteuses ayant des jeunes enfants conduirait à un RSA dans une garantie de revenus dont la charge totale sur l'Italie représenterait 5,3 milliards d'euros. Deux autres milliards d'euros seraient utilisés pour surmonter la précarité dans l'administration publique promise par le président du Conseil.

    Sur le thème du travail, Letta s'est engagé à aider les entreprises à embaucher les jeunes avec des exonérations fiscales ou de soutien aux bas salaires par une réduction du coût du travail et de l'impôt, le coût serait de 2 à 3 milliards d'euros. Pour la construction d'écoles sur l'ensemble du territoire, le coût serait de 7,5 milliards d'euros dans un plan triennal visant à assurer la sécurité des écoles.

    Avec ce nouveau gouvernement François Hollande se trouve moins isolé en Europe, et Enrico Letta trouve en lui un allié face à l'Allemagne.

    Document Le Figaro.fr, le 1er mai la rencontre à l’Élysée entre François Hollande et le nouveau président du conseil italien Enrico Letta.

    le chef de l'État est ressorti souriant mercredi d'un long entretien à l'Élysée avec son nouvel allié, Enrico Letta, homme de gauche, Européen féru de synthèse, dialecticien précis, habile dans la conjugaison des deux impératifs majeurs de l'UE, la relance de la croissance et la recherche de l'équilibre budgétaire.

    Les condamnations de Berlusconi risquent de modifier la majorité du gouvernent Letta. Pour l'affaire Mediaset, il est condamné à un an de prison avec interdiction de manda public pendant cinq ans. Dans l'affaire Rubygate pour laquelle Berlusconi, sous une condamnation de 6 ans de prison par le tribunal de Milan, préfère témoigner à la télé que devant ses juges. La dernière phase du procès, l'audience du 13 mai, était centrée sur les soirées «bunga-bunga», organisées à la villa d'Arcore, résidence privée de Silvio Berlusconi. Pour la juge, il ne fait aucun doute que Silvio Berlusconi eut des rapports sexuels avec Ruby, qui était mineure au moment des faits, mais celle-ci nia qu'elle reçut des contreparties, déclara-t-elle à l'issue de l'audience. L'Italie n'en a pas terminé avec les frasques de Berlusconi.

  • L'Europe une assurance qui empêche la disparition des nations européennes

    dans l'insignifiance.

    Support Wikipedia J'ai beaucoup aimé cette phrase qui est une traduction d'un texte en Allemand du sociologue philosophe Ulrich Beck de «Non à l'Europe allemande». Cette phrase traduit bien qu'au sein d'une même communauté, la zone euro, les Nations sont liées et de ce fait existent que ce soit en partenaire efficace ou pas. En fait, les nations qui ont intégré l'Europe des 27 l'ont fait dans un but de profit, à plusieurs nous seront plus puissants, et puis quel marché si les barrières douanières s'estomperaient ? Ajoutez à cela l'avènement de la monnaie unique et vous avez tout ce qu'il faut pour exister. Même les petits pays, Chypre, Grèce, Irlande, Portugal existent puisqu'ils participent en fonction de leur poids démographique ainsi que commercialement à la construction de cette Europe dont on sait qu'elle est loin de donner les espoirs qui furent mis en elle. Aurait-on parlé autant de la Grèce, de Chypre, par exemple, si ces pays n'étaient pas dans la zone euro ? On n'en a beaucoup parlé par ce qu'ils sont dans un état économique et financier déplorables, qu'ils ne subsistent que par les perfusions d'euros des autres États membres, ce qui est incompatible au sein d'une communauté. Il faut, pour vivre ensemble, un ensemble de conditions de manière à ce que des pays n'aient pas à supporter la défaillance des autres.

    Ce qui paraît bien, dans cette construction, c'est que le meilleur montre l'exemple et tire les plus mauvais vers le haut. Le premier de la classe est toujours celui à qui l'on voudrait ressembler. Point trop n'en faut tout de même, les structures des pays sont différentes et ce qui est permit chez l'un ne l'est pas forcément chez les autres. C'est peut être là, les limites qui s'imposent à une communauté. La rigueur qu'impose l'Allemagne par ce qu'elle fit, avant les autres, les réformes économiques du social démocrate Gerhard Schröder, qui lui permettent actuellement d'être la première économie européenne sont mal ressenties. Mais ces réformes furent adaptées par l'Allemagne, dans un temps ou la croissance était encore positive, et par ce que sa puissance industrielle le permit, auraient-elles pu l'être à la Grèce par exemple, surement pas. La Grèce est un pays principalement agraire, son industrie est mineure vivant principalement du tourisme. La Grèce, comme les petits pays du Sud de l'Europe vivent dans la zone euro, mais ils y vivent mal. Est-ce de leur faute surement pas, on ne peut accepter tout le monde au sein d'une communauté de pays sans que soient ajustées les conditions à remplir.

    Elles existent, mais en fait elles sont basées sur la confiance que la communauté accorde à chaque État, qui se trouve mise en défaut par ce que ces États gèrent leurs finances en fonction de leur culture et du caractère social qui leur est propre. Et là, l'Europe des 17 fut défaillante. Comme sont imposées des règles de gestion rigoureuses, ces États sont soumis à des restrictions sociales qui ont pour but de réduire leur endettement en remboursant leurs prêts. Cela ne se fait pas sans douleur, sans rigueur, d'autant que ce sont toujours les mêmes au bas de l'échelle sociale qui payent les déficits, alors que les plus fortunés, qui tirèrent profit du système, prirent leurs précautions pour ne pas être mis à contribution.

    Dans ce contexte on voit apparaître les nationalismes populaires qui sont une réaction à l'austérité, réduction des salaires et pensions, imposés et qui contribueraient à l'isolement. Comment faire comprendre à ces gens qui subissent la misère que leur salut reste dans les gouvernances traditionnelles mais surtout pas dans un nationalisme qui ferait qu'ils auraient la sensation d'être libres d'agir comme ils veulent, mais avec des conséquences qu'ils ne mesurent pas ? L'isolement est bien entendu une mauvaise chose dans un monde en évolution, mais pour ces gens qui ne cessent d'être pauvres, qu'elle différence, si ce n'est la fiérté d'être gouvernés par des leurs propres concitoyens et non par une Commission européenne dont ils ne connaissent même pas ses membres et leurs fonctions ?

    S'isoler, serait se rendre petit, vivre retiré alors que le reste du monde avance. C'est justement ce qu'il ne faut pas faire, mais allez faire comprendre cela à des gens qui souffrent de leur misère ? Si l'on regarde l'histoire tous les nationalismes ont conduit à la guerre avec une misère encore pire. Faut-il en passer par là pour repartir sur d'autres bases ?

    Que l'on se rappelle le crash financier de 1929 qui se déroula à la Bourse de New York entre le jeudi 24 octobre et le mardi 29 octobre 1929, ce fut le début de la Grande dépression, la plus grande crise économique du XXème siècle. C'est tout à fait semblable à ce que nous assistons avec la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008.

    Le chômage et la pauvreté explosèrent et poussèrent quelques années plus tard à une réforme agressive des marchés financiers. Historiens et économistes, montrèrent comment ce crash boursier déstabilisa les économies européennes, la Première guerre n'avait pas encore pansé ses plaies, que les économies européennes souffraient encore. Le troisième Reich arriva au pouvoir en 1933 succédant à la République de Weimar, poussé par le parti nazi NSDAP, par un coup d’État d'Adolphe Hitler sur le maréchal von Hindenburg, président du Reich, afin que celui-ci le nomme chancelier du Troisième Reich. Ce fut le national socialisme qui domina l'Europe

    Cet exemple devrait faire réfléchir, car il fut, avec la misère qu'il introduisit à l'origine des grèves de 1936, du front populaire, puis à l'origine de la Seconde guerre mondiale.

    Quand on voit, en France, la levée intolérante et révolutionnaire de l'extrême droite et de la droite contre le mariage pour tous et d'un autre coté la levée du populisme de Mélenchon, contre la rigueur imposée par le gouvernement, on se dit ou allons nous ? Quand l’extrême droite pousse à une sortie de l'Europe avec le populisme du Mouvement cinq étoiles de Peppe Grillot, on se dit si ces partis venaient démocratiquement au pouvoir, compte tenu des oppositions, est-ce qu'il n'y aurait pas un État policier qui s'instaurerait ? Seule l'Europe permet à la fois d'exister mais aussi d'éviter que ce reproduise la mauvaise histoire.

    D'aucuns prétendent que 2013 ressemble à la France la veille de 1789 qui vit l’avènement de la révolution française. Quelle ressemblance si ce n'est le mécontentement général ? Nous sortions du siècle des lumières. Nous sortons d'une période prospère. Tous les privilèges étaient devenus insupportables pour le Tiers État. Les exemptions d’impôts, les droits de banalité, les droits de péage, les monopoles tels ceux du colombier ou de la garenne, les redevances diverses, tous ces avantages, toutes ces inégalités et plus encore l'inégalité devant l’impôt révoltèrent les paysans et les bourgeois. Les privilèges de l'église qui ne payait pas d'impôt avant 1905. Maintenant, elle paye en France des impôts sur son patrimoine. Mais de nombreux dons sont non déclarés comme les quêtes et autres dons faits à l'occasion de cérémonies baptêmes, mariages, décès. Ceux qui sont déclarés bénéficient d'une déduction fiscale au même titre que ceux faits aux œuvres. Bien que ce ne soit pas comme en 1789, il existe sur certains points une certaine ressemblance, de nombreux riches ne payent légalement pas ou peu d'impôts.

    Quant à la révolution, la droite qui n'accepte pas sa défaite à l'élection présidentielle ne rêve que d'un putsch, une révolution de rue en quelque sorte comme en 1968. Quant à la gauche de la gauche elle ne rêve que d'une VIème république pour la formation d'une Assemblée nationale constituante, comme suite à un contexte d'agitation politique.

    Seulement, nous avons une Constitution qui assure la stabilité politique quelques soient les présidents. C'est notre force dans cette Europe. Notre potentialité est importante, notre armée performante, notre industrie de haute technologie est reconnue par tous. Notre faiblesse se trouve dans notre industrie domestique et seule l'Europe peut nous permettre de retrouver de la croissance. Cela ne se fera pas sans rogner sur notre modèle social, notre endettement nous mine, 48 milliards d'euros sont remboursés chaque année détruisant toute croissance, s'ils ne sont pas réduits. Ce qui est donné au remboursement de la dette ne l'est pas pour notre industrie. C'est donc un autre monde qui se fabrique pour faire face à la mondialisation qui planifie les économies sur un même modèle, celui du libéralisme.

    La présidence Hollande tant décriée depuis son élection, bilan décevant pour beaucoup qui ne veulent pas voir, ou qui rejettent tout ce qui ne vient pas d'eux, nous y prépare en faisant la part des choses c'est à dire en maintenant un équilibre entre les riches et les pauvres. Cette politique, nombreux sont ceux qui ne l'a comprennent pas par ce qu'elle est entre les deux blocs droite et gauche, et pourtant elle est la seule qui permette cette évolution dans la justice sociale.

    Il avait bien déclaré, le président, qu'il s'engagerait dans le redressement de nos comptes. Et ce n'est pas les Hollande bashing ou pépère, voir nul et j'en passe qui lui feront changer de programme, la conférence de presse du 16 mai le confirme. Il maintien le cap malgré les grandes manifestations des antis mariage pour tous et de mélenchonistes pour la VIème république, il attend que cette fièvre passe, dans une attitude de résilience. Toute politique qui se trouve contraire à l'un des deux blocs provoque le rejet des deux en même temps, c'est la position médiane la plus difficile.

     

  • Le foot facteur déclencheur de violence,

    a montré de nouveau son visage lors du sacre du PSG.

    Support Wikipedia Ce qui s'est passé au Trocadéro lors de la remise du trophée de champion de France au Paris-Saint Germain dans la soirée du 13 mai, dépasse l'entendement. Quelque chose comme 800 policiers, CRS et le service d'ordre du PSG, ce qui est important, furent mobilisés pour contenir tous débordements. On sait que le PSG depuis des décennies est coutumier de violences autour du parc des Princes lors de matchs contre Marseille entre des supporters ennemis. Les matchs se terminaient dans les rues à la sortie de la rencontre. Plus de 800 membres des forces de l'ordre furent insuffisants pour contenir la colère du groupe de supporters «les Ultras» qui voulaient se venger d'être exclus de stade par la direction du club pour comportement d'hooliganisme, mais surtout, la violence des casseurs, très mobiles, qui dans chaque manifestation profitent du désordre pour cracher leur haine contre la société qui les exclue. La formation en paquet style armée romaine trop statique des forces de l'ordre ne fut pas adaptée à cette forme fluide de violence, qui se déchaîna de tous cotés.

    L'occasion était belle, pour ces casseurs, entre les deux ailes du Palais de Challiot pour taper du flic, saccager des magasins, vandaliser restaurants et commerçants autour de cette place du Trocadéro, mais aussi par débordement sur l'avenue de Champs Élysées.

    La remise du trophée sur la place du Trocadéro avec la Tour Eiffel en fond de vue, symbole du PSG, fut choisie par la Ligue de Football et le PSG, de préférence au parc des Princes, avec l'accord de la Préfecture de la police, ce qui fut, aux dires de tous, la grande erreur par suite de la présence d'échafaudages .

    Document Le Nouvel Obs.

    Dix milles à quinze milles supporters furent massés devant l'estrade montée pour la remise du trophée aux joueurs, et le métro Trocadéro, noir de monde, furent envahis de fumée de fumigènes. L'ambiance ne pouvait être qu'à l'affrontement entre le PSG, heureux de célébrer ce troisième titre attendu depuis plus de 19 années, et ceux, qui privés de stade, donc d'expression, trop longtemps exclus, engagèrent, appuyés des casseurs, un affrontement contre la police.

    Un ancien supporter abonné au Kop de Boulogne ému par le titre du PSG se rendit avec quelques autres de ses amis fêter cet événement. Son sentiment fut qu'il y avait peu d'ultras, peut être 150 dont une cinquantaine autour de lui. La seule chose que les gens chantaient, c’était «Marseille on t’en....», typiquement ce que les ultras ne font jamais. Quand les joueurs arrivèrent, quelques ultras allumèrent des fumigènes, et il y eu un grand mouvement de foule, parce que les gens cherchaient à voir, et ça commençait à paniquer. C’est l’une des premières fois de ma vie que j’eus vraiment peur. Je me suis dit qu’il fallait sortir. Je suis ancien rugbyman, pourtant j’ai eu un mal fou à me dégager. Je voulais juste respirer, survivre, avec les fumigènes et la foule, c’était devenu irrespirable. C’est à ce moment-là que les gens essayèrent de s’évacuer vers la tribune des journalistes, pour respirer, trouver de la place. On y mit les enfants. Là, des types virent que des gens montaient sur la tribune des journalistes et les imitèrent avec d’autres intentions. Les journalistes ont sans doute eu peur. Il y eu de tels mouvements de foule qu’il fut impossible que la cérémonie continua. Les organisateurs prirent la décision qui s’imposait, tout arrêter. Avant même que les joueurs arrivèrent, on voyait déjà des gens sortir rouge écarlate, au bord du malaise. Les CRS arrivèrent pour évacuer les échafaudages, et là ça partit en vrille, tiré de Rue 89.

    Intolérables quand on sait que le ballon rond sport populaire ou les stars sont des idoles est aussi un moyen d'expression et de défoulement pour ces jeunes. Alors des casseurs venus d'un peu partout des banlieues avec des barres de fer, conditionnés par l'alcool, pour montrer à cette classe des nantis leur misère.

    Combien étaient-ils, une centaine plus ? On ne sait probablement pas mélangés avec les ultras, mais les dommages furent à la mesure de leur haine de la société et de leur colère envers le PSG, sa direction, mais aussi contre le fric qui ruine ce sport. «Liberté pour les ultras» était inscrit sur une banderole déployée du haut des échafaudages.

    Cela fit plus de trois années qu'ont été modifiées les tribunes du stade du parc des Princes pour contrer les heurts entre supporters ennemis de Boulogne et d'Auteuil. Mais aussi la suspension pendant six mois des abonnements associés à une logistique de dispersion de placements des supporters, afin de réduire le phénomène de groupe. Dans une volonté de chasser ces perturbateurs d'expression violente, la nouvelle direction augmenta les tarifs et constitua des tribunes familiales. La pacification du stade eu pour contre partie une ambiance terne mais aussi une rancœur pour les supporters, non seulement pour voir leur équipe emporter une victoire, mais également jouir entre eux du plaisir d'être ensemble pour montrer leur puissance.

    Dans notre société ou l'égoïsme est la vertu, le désir d'expression prend tout leur sens. C'est tout cela que ces casseurs sont venus exprimer dans cette violence qui restera comme une tache à ce titre brillamment acquis par la puissance de l'argent par les achats de grands joueurs. C'est aussi ça qui pourrit le foot et ce qui va avec.

    Un bilan catastrophique lourd aux oreilles du ministre de l'intérieur et du préfet de Paris accusés de ne pas avoir suffisamment apprécié la gravité potentielle de ce rassemblement. Le bilan policier avec trente blessés, mais aussi une dizaine de commerces pillés, dans une supérette d'alimentation le personnel prît peur croyant venir la fin, des gens et journalistes frappés, deux Abribus vandalisés, dix-huit voitures incendiées, cinq scooters et deux bus de la RATP dégradés. Au total, trente-neuf personnes furent interpellées, dont trente-huit placées en garde à vue pour jets de projectiles, vols, dégradations, violences, recel de vols, et participation à un attroupement armé. Des arrestations eurent lieu jusqu'en Seine-Saint-Denis, à Noisy-le-Sec, où trois personnes furent appréhendées avec des vêtements volés sur les Champs-Elysées.

    800 membres des forces de l'ordre apparaissaient pourtant suffisants pour contenir cette violence, mais aussi inadaptées à cette guérilla éparse qui ne recule devant rien. Comment empêcher un casseur de lancer un projectile dans une vitrine ? Des barres d'échafaudages étaient disposées sur le trottoir ! Comment empêcher des casseurs très mobiles de se regrouper dans des rues avoisinantes pour casser ? C'est un combat qui implique un front policier pour se protéger des projectiles, tout en arrêtant avec mesure ces casseurs. De ce fait, les forces de police sont en position de faiblesse, par ce que moins mobiles, mais aussi pour ne pas créer l'irréparable, ce qui mettrait le feu aux banlieues.

    Et la droite dans ses critiques, profitant des saccages se ridiculise, comme si au cours de son règne il n'y eu pas vandalisme et des morts ! Qui peut donner du crédit à ceux qui demandent la démission du ministre de l'intérieur et du préfet ? S'il fallait la démission des ministres de l'intérieur à chaque manif qui dégénère, il n'y aurait plus de ministre. La réponse du ministre à ces accusations fut de dire,

    «je veux rappeler un fait, les coupables ce sont les casseurs. J'entends dire de la part de certains à droite, à l'extrême droite, que la police n'a pas fait son travail. Il y a donc une mise en cause non pas du ministre de l'Intérieur mais des forces de l'ordre et ceci est inacceptable de la part de ces élus ».

    Le Monde.fr dans son apport à la compréhension des violences qui furent attachées au PSG cite quelques faits marquants.

    Le 28 février 2010 PSG-OM, des indépendants du Kop de Boulogne s'en prennent à des membres du virage Auteuil. Autrement dit, des supporteurs du PSG décident de s'attaquer... à d'autres supporteurs du PSG, qui répliquent. Les affrontements causèrent la mort de Yann Lorence, 37 ans, un habitué du Kop de Boulogne, roué de coups.

    Le 26 octobre 2009 OM-PSG, entre 100 et 150 supporteurs du PSG venus dans l'après-midi en train à Marseille affrontent leurs homologues phocéens. Les échauffourées, près de la gare Saint-Charles et du Vieux-Port, firent une dizaine de blessés.

    En 2010, un supporter trouva la mort à quelques encablures du Parc des Princes. En ce soir de novembre, le PSG a perdu 4-2 en Coupe de l'UEFA face au club israélien de l'Hapoël Tel-Aviv. A la sortie du stade, un supporter de confession juive, Yaniv Hazout, fut «coursé» par des ultras. Antoine Granomort, un gardien de la paix, s'interposa pour le protéger de cette foule hostile. Vers 22 h 53, il tira un coup de feu mortel sur Julien Quemener. En 2011, Antoine Granomort bénéficia d'un non-lieu.

    Bien sûr ce ne sont pas des arguments qui excusent le fait que les forces de l'ordre ne purent faire face au déferlement des casseurs dans leur saccage de biens publics. Mais, ils montrent, que même avec des morts, ces violences perdurent.

    Pour des chercheurs l'hooliganisme avec ses comportements violents au sein des compétitions sportives sont d'origine sociétale. L'hooliganisme serait le symbole de l'opposition de la classe ouvrière, maintenant des paumés des banlieues, à celle des nantis bien tranquilles. Il y eu des décennies le foot était un sport de rue, taper dans un ballon était un jeu d'enfants. D'amateur, ce sport se professionnalisa et devint un spectaculaire affrontement attirant des foules passionnées pour l'équipe qui les représente. Les joueurs, sacralisés devenant des stars, n'ont cessés de gagner toujours plus, alors qu'eux, paumés, furent laissés à l'écart.

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