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  • Monte dei Paschi in rosso verso la “nazionalizzazione ?”

    L'une des plus anciennes banques de crédit du monde au cœur d'un scandale qui prend une tournure politique.

    Support WikipediaCette, Banque Monte dei Paschi di Siena, a comme son nom l'indique son siège à Sienne, Toscane, ville célèbre pour son patrimoine historique et artistique et pour la célèbre course du «Palio delle Contrade» qui est une course de chevaux dans la place centrale entre les habitants des paroisses et des quartiers de la ville. Cette banque est réputée être l'établissement bancaire le plus ancien du monde elle fut établie en 1472. Elle est la maison mère du groupe Montepaschi troisième groupe bancaire Italien, plus de 2.900 succursales en Italie pour 33.000 employés et 6 millions de clients.

    Une montagne de risques

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    Document The Economist.

    L'histoire de cette banque, au bord de la faillite, pourrait rejaillir sur Mario Monti et son gouvernement, ainsi que sur le centre gauche en période électorale. Elle est la coûteuse acquisition en 2007 de la banque Antonveneta à l'Espagnol Santander pour neuf milliards d'euros, juste avant l'éclatement de la crise financière, bien que ce ne soit pas l'avis du PDG de la banque comme nous le verrons à la fin de l'article. Santander avait acquis Antonveneta pour 6,6 milliards d'euros lors du démantèlement du groupe bancaire Néerlandais ABN Amro et l'avait presqu'immédiatement revendue à Monte Paschi, réalisant au passage une confortable plus-value. Cette banque se trouve donc au cœur d'un scandale financier teinté de politique pouvant conduire à la perte de son indépendance. Les nouveaux dirigeants de la banque auraient trouvé des contrats dérivés en passant les comptes au scanner, il s'agirait de pertes de traiding.

    La Banque d'Italie, l'autorité des marchés, la coalition de gauche du pays, qui tient la ville de Sienne, et jusqu'à Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, BCE, ont été sommés de s'expliquer.

    Monte Paschi, avait sollicité pour se renflouer une aide publique de 3,9 milliards d'euros à laquelle la Banque d'Italie donna son feu vert. Mais la banque est au nouveau au cœur d'une tempête après avoir reconnu avoir subi des pertes, estimées à 720 millions d'euros, dans des transactions risquées sur produits dérivés effectuées en 2008-2009.

    Il Fatto Quotidiano, «le Fait quotidien», est un quotidien indépendant qui ne reçoit aucune subvention et financements publics. Il traite des faits politiques et judiciaires. Ses journalistes affirment ne pas suivre de ligne politique, mais seulement se référer à la Constitution italienne. Le mercredi 30 janvier, il écrivit que la banque Monte dei Paschi, se dirigeait vers la nationalisation.

    2Il Fatto Quoitidianno, Dopo giorni di silenzio, il governo è «pronto a riferire in Parlamento» Ma ormai è guerra di tutti contro tutti. Il ministro dell’Economia Grilli si difende e scarica su Bankitalia la responsabilità sui mancati controlli, ma Napolitano si schiera con la Banca centrale. L’imbarazzo dei democratici.

    «Après le silence, le gouvernement est prêt à en référer au parlement. Mais déjà la guerre contre tous et tous contre. Le ministre de l'économie Grilli se défend et se décharge sur la banque d'Italie qui a la responsabilité et le contrôle des marchés, mais Napolitano, le président de la république Italienne, se range du coté de la BCE, constituant l'embarras des démocrates».

    Vittorio Umberto Grilli est un économiste Italien, nommé par Mario Monti en novembre 2011 comme président du Conseil des ministres et ministre de l'Économie et des Finances. Ce ministre avec Mario Monti se remuèrent beaucoup pour avoir le feu vert de l'UE sur les 3,9 milliards de fonds publics d'aide à la banque Monte dei Paschi. Il déclara, nous connaissions depuis un an les complexités de la banque, tout en freinant des aides éventuelles, alors que le titre avait encore perdu - 8,19 % et que le conseil d'administration déclarait, paradoxalement, que la situation était sous contrôle, et que des vérifications étaient en cours.

    Berlusconi qui est l'un des déposants de l'institution de Sienne qu'il «aime» cherche à se dégager de ce scandale. Il a de l'«affection» pour la banque qui a financé les quartiers Milan 2 et 3 à l'aide de prêts accordés aux constructeurs. Il déclara, «avoir un esprit particulier, qu'il ne connait pas la situation et qu'il ne veut pas donner un avis particulier sur une situation connue de la banque qu'il aime». Cette histoire est pour lui susceptible d'affecter la campagne électorale au delà de la manipulation, My blog.it, blog del giorno.

    di Redazione, Il Fatto Quotidiano, 13 ottobre 2012

    Alessandro Profumo, Antonveneta, Giuseppe Mussari, Monte dei Paschi di Siena, Opus dei, PD. document, Il Fatto Economia & Lobby.

    Pour le ministre de l'économie, «les contrôles ne nous les avons pas faits, seule la banque d'Italie est l'autorité qui peut fournir des informations et des éclaircissements», ajoutant que le gouvernement n'a dirigé aucun investissement public vers Monte dei Paschi, et que, pour cela, «il doit y avoir une demande explicite, les autorisations nécessaires, puis l'approbation de l'Assemblée». Les formalités furent prévues pour le 25 janvier, en assemblée générale extraordinaire à la banque de Sienne avec l'ensemble du système de soutien, après le dernier ajustement poussé à la hâte par parlement avant Noël, Il Fatto Economia & Lobby.

    Durant un débat à la fête locale du Parti démocrate, le PDG de la banque Alessandro Profumo avait lancé un dilemme au territoire, «rationaliser le système distributif et faire des choix, ou nous les faisons et nous tâchons de rester debout, ou bien, je pense que nous ne seront plus nous». La banque veut faire ses choix parce qu'elle a vécue 540 ans et qu'elle veut vivre encore 540 ans. Le fait de vouloir vivre encore 540 ans lui fit dire de manière claire, «qu'aujourd'hui nous avons une banque qu'il vaut 2,8 milliards et nous avons argent de l'État pour 3,4».

    La faute la plus grande selon lui, n'a pas été l'acquisition d'Antonveneta mais l'acquisition 27 milliards de titres d'État. Nous avons un portefeuille que personne d'autre que nous n'aurait acheté avec son propre argent. «Aujourd'hui ces titres d'État nous mangent 5 milliards de capital». Sans eux nous n'aurions pas eu besoin du support public, déclara Alessandro Porfumo. Pour tous ces problèmes, «nous devons dire que la banque ne gagne pas un euro et que dans les dernières années j'ai fait des opérations extraordinaires», puis il a admis que la banque MPS de fait n'est plus, «qu'elle a été perdue et qu'elle doit être reconquise», Il Fatto Economia & Lobby.

    À 98%, les actionnaires autorisèrent leur conseil à procéder, en cas d'incapacité à rembourser l'État, à des augmentations de capital jusqu'à 6,5 milliards d'euros. Le plan a ensuite été approuvé par la Banque d'Italie, samedi 26 janvier. Selon le schéma prévu, la banque va émettre pour 3,9 milliards d'euros d'obligations qui seront souscrites par le Trésor italien. L'établissement versera un coupon élevé, de 9%. Si MPS ne parvenait pas à rembourser Rome, le scénario noir de la nationalisation se profilerait. Alessandro Profumo, se défend d'une telle issue, l'intention du groupe est «de rembourser», a-t-il assuré. Le président du Conseil italien, Mario Monti, a déclaré de son côté que la nationalisation était, selon lui, «une hypothèse lointaine», Le Figaro.fr.

     

  • After French Criticism, Washington Drops Payment Demand

    Après la critique Française, Washington laisse tomber la demande de paiement, the «Walls Street Journal».

    Support Wikipedia Peu d'informations dans les médias Français sur une demande de paiement d'une facture de 20 millions de $ (15 millions d'euros) pour le prêt de gros porteurs Américains C-17 de l'US Air Force dans le transport de troupes, aller et retour, pour l'intervention au Mali. On savait que l'administration Obama avait des difficultés de trésorerie, mais pas au point de nous faire payer leur aide dans le combat contre le terrorisme Islamique. On comprend l'étonnement des autorités Françaises recevant cette facture, outre ce point, ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère plaçant l'heure de vol à 50.000 $ ! Ce fut un refus tout net.

    Le Walls Street Journal du 20janvier, sous les plumes de David Gautier-Villars à Paris et Adam Entous à Washington, écrivent, que la France est de plus en plus indignée par le fait que le soutien d'Obama est limité, malgré les vociférations des Français de ne pas voir les États-Unis s'engager plus contre Al-Qaïda, mais aussi, par cette demande de paiement des vols de transport de troupes par les gros avions Américains.

    Sous cette pression, le Pentagone annonça dimanche 20 janvier qu'il renonçait au remboursement de ces vols.

    Les Américains qui sont nos alliés de longue date n'ont pas aimé. Pour eux, ils apportent déjà une aide inestimable de renseignements, d'autant qu'ils n'ont pas pris position, à la demande de la France, sur les avions ravitailleurs. Ils estimèrent que la France possédant une vieille flotte de petits bateaux citernes, qui, tenus à distance, seraient utiles pour ravitailler en combustible les avions pendant le temps de cette guerre. Cette position des États-Unis s'expliquait, par le fait, que nous sommes allés aider les Maliens, certes sur leur demande express, mais sans leur avis, et que, maintenant, nous sollicitons leur aide, sans vouloir la payer. En d'autres termes puisque nous faisons cette petite guerre, nous devons en assumer les contraintes.

    Cette position Américaine était du 20 janvier, depuis, elle s'est largement assouplie puisque l'administration Obama a finalement décidé d'associer des avions ravitailleurs en soutien aux appareils Français engagés dans l'opération Serval. En fait, d'après Zone Militaire du 27 janvier, se référant au Los Angeles Times, le Pentagone et le département d’État étaient favorables à une aide accrue en faveur de l’opération Française, mais la Maison Blanche, en revanche, se voulant plus prudente, estimait que les intérêts Américains n'étaient pas menacés par Al Qaïda. En outre, les risques qu'une telle aide pouvait induire indirectement les États-Unis en une posture de co-belligérants. Grâce à la France les troupes Américaines ne seraient donc pas nécessaires au Mali.

    Mais, selon une porte parole de François Hollande, les efforts communs ainsi que le partage des informations est essentiel à la détection des terroristes dans le désert, ce fait serait à l'origine du changement d'attitude des États-Unis.

    (Pour faire des frappes ciblées il faut de la vision, donc de la détection, le désert est vaste. Nos soldats nomadisés sont autonomes 15 jours et sur données des drônes ils pointent les cibles au laser ce qui guide les missiles).

    Il faut se rappeler, que lors de la guerre de Libye enclenchée par Nicolas Sarkozy, le président Obama voulait retirer ses avions bombardiers et ce ne fut qu'à la suite de l'intervention fougueuse de Nicolas Sarkozy, fin mars 2011, que les Américains, maintinrent leurs bombardiers.

    L'attitude de François Hollande fut plus diplomatique d'autant plus que la prise d'otages dans le sud Algérien à In Amënas ou trois otages Américains furent tués, montra bien que c'est un combat qui implique des moyens de repérages pour suivre dans ce vaste désert les mouvements des terroristes. De plus, la chasse au chef islamiste Mokhtar Belmokhar, est cruciale, pour l'équilibre en Afrique de l'Ouest. «Il n’y aura pas de sanctuaire pour les terroristes, ceux qui attaquent notre pays n’auront aucun endroit où se cacher… ni en Algérie, ni en Afrique du Nord, nulle part», avait réagi Leon Panetta, le secrétaire à la Défense.

    Les planificateurs du Pentagone se posèrent donc la question des pistes de l'aéroport de Bamako pour gérer les avions C-17 ou, si ces avions devaient atterrir en dehors du Mali pour ensuite transporter les troupes avec des avions plus petits. La demande Française portait sur le transport d'un bataillon d'infanterie de 500 à 600 soldats avec leurs véhicules et équipements. A la suite de cela, le secrétaire Américain informa le ministre de la défense Le Drian que le commandement militaire Américain, pour l’Afrique, «soutiendra l’armée Française en conduisant des missions de ravitaillement en vol pendant la poursuite des opérations au Mali», selon, un communiqué du Pentagone.

    Le problème du Sahel est depuis longtemps une préoccupation des États-Unis. Déjà, en 2004, Georges W.Bush avait lancé l'initiative Pana- sahélienne d'une guerre globale contre le terrorisme en mettant en place des forces spéciales dans plusieurs pays de la région. Barrak Obama paracheva cette mise en place par un commandement Africom opérationnel en 2008, doublée d'un programme de formation d'armées locales. Après l'attaque contre le consulat Américain à Benghazi, puis la récente prise d'otages en Algérie, où trois Américains trouvèrent la mort.

    On sait que la France ne dispose pas d’une flotte d’avions de transport suffisante en gros porteurs pour ses propres soldats, il faut aussi acheminer les troupes des pays Africains qui sont censées former une coalition pour intervenir au Mali. Le problème est que l’alliance Economic Community of West African States, CEDAO en Français, qui rassemble les États africains n’a pas non plus les moyens de payer pour cette intervention. Il faudra donc que plusieurs pays, y compris Européens, participent financièrement à cette guerre.

    Pour Laurent Fabius, il est vital qu'un nombre maximal de pays dans le monde entier contribuent, à l'effort. Il annonça qu'une conférence des donateurs est prévue dans la capitale Éthiopienne Addis Abeba le 29 janvier. Le Ministre des Affaires étrangères allemand Guido Westerwelle répondit à l'appel, promettant une aide supplémentaire, sans indiquer son montant. Les troupes Africaines qui ont besoin d'aide financière, l'exprimèrent pendant cette conférence des donateurs, l'Allemagne ayant déjà indiquée qu'elle assumerait ses responsabilités, écrivait-il dans le journal du dimanche Bild am Sonntag. Jusqu'à maintenant, la Belgique, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Italie, l'Allemagne et les Pays-Bas ont offert de l'assistance, mais pas de combattants.

    La France s'est engagée à une aide de 47 millions d'euros qui s'ajoutent au coup de l'opération militaire Française. L'argent récolté a pour but de financer une force Africaine «Misma» destinée à épauler, puis prendre le relais de la France. Le coût estimé est de 460 millions de $, et déjà 455, 53 millions ont été récoltés en cash selon l'Union Africaine.

    Tombouctou fut repris par la coalition Franco-malienne le lundi 28 janvier, après que la ville de Gao fut elle aussi reprise, ainsi que Kindal, plus au Nord. Actuellement les troupes Franco-tchadiennes, sont près de la frontière Algérienne. Il n'y eut aucun combat, on ne voit aucun cadavre, les terroristes préférèrent s’enfuir vers le Haut Mali dans les montagnes les rendant moins vulnérables.

    Concernant nos otages rien n'est résolu, et une rançon de 17 millions d'euros aurait été donnée pour la libération des otages d'Areva enlevés au Niger en 2010.

    Ce ne peut être que par la contrainte que nous réussirons à les libérer. La mission Française n'est donc pas terminée, puisqu'il s'agit que les forces Françaises et Maliennes soient épaulées pour tenir un front étanche, si tant est qu'il soit possible de le rendre étanche, voir, La droite attaque sur le Mali pour entacher l’action de François Hollande. Même dans cette éventualité, on ne voit pas possible de maintenir des forces Européennes et Africaines aussi longtemps qu'il faudrait, sans que le Mali assure de lui même sa sécurité. C'est donc par une armée Africaine la Misma, opérationnelle qui prendra le relais, ce qui implique qu'elle puisse avoir les moyens pour assurer la sécurité du Mali, et de la région.

    Depuis, il y eu la visite de Joe Biden à l’Élysée le lundi 04 février. Outre le fait que la France fut félicitée pour la qualité et la rapidité de son intervention, François Hollande félicita les États-Unis pour leur soutien. Il fut, de plus, convenu de mettre en place une force Africaine au Mali sous l'autorité de l'ONU. C'est une opération de maintien de la paix déclara François Hollande.

     

  • Renault dans la tourmente 7.500 postes de supprimés d'ici 2016

    la chute des commandes n'est pas que pour cause le coût du travail !

    Support Wikipedia Il est évident que si le dynamisme industriel n'y est plus dans la création de nouveaux modèles, l'attirance des acheteurs se perd, et ils se tournent vers d'autres constructeurs, qui ont aussi, comme Renault, les mêmes difficultés, mais s'en sortent mieux. Cela fait longtemps que Renault est dans le rouge, en 2009, il enregistrait une perte de 3, 125 milliards d'euros, et dû modifier sa stratégie industrielle d'autant qu'en 2008 l'entreprise n'enregistra qu'un bénéfice de 571 millions d'euros. La moitié des pertes de 2009 provenaient des entreprises associées, Nissan, Volvo, Avtovaz. Le chiffre d'affaire en 2009 s'inscrivait déjà en baisse de 10 ,8 % à, 33, 712 milliards d'euros. La prime à la casse si elle contribua à améliorer sa compétitivité ne fut pas suffisante pour stopper la chute des ventes. Déjà, en 2010 le PDG, de Renault, Carlos Ghosn, poursuivait une politique de réduction des coûts. 4.000 personnes dans les entreprises Renault furent licenciées essentiellement par des départs en retraite, l’État français étant actionnaire à 15 %, Renault fut tenu de limiter les dégâts, pas de licenciements secs.

    Renault eu pour but principal de réduire son endettement, et son alliance avec Nissan entrait dans cette stratégie tout en élargissant son offre. Actuellement Renault est présent dans 118 pays de l'Afrique du Sud à la Roumanie, en passant par le Brésil, le Royaume-Uni, la Turquie, la Russie, la Maroc, ce qui lui fait un effectif de 128.653 salariés à fin juin 2012, dont 42,1 % en France soit 54.162 salariés. La politique de Renault, fut une politique de bas coûts à l'opposée de celle des voitures de luxe Allemandes, qui maintiennent son secteur automobile même si celui-ci subi une chute des ventes comme tous les constructeurs Européens.

    En décembre les immatriculations de voitures neuves dans l'Union Européenne ont chuté de 16,3% à 799.407, baissant ainsi pour le quinzième mois d'affilée et accusant leur plus forte baisse mensuelle depuis octobre 2010. Sur l'ensemble de l'année 2012 la demande de voitures neuves a diminué de 8,2% à 12,05 millions, sa plus forte baisse depuis le recul de 16,9% enregistré en 1993, a précisé l'ACEA, l'Agence Européenne des Constructeurs Automobiles. Dans la seule zone euro, le recul atteint 11,3%, à un peu moins de neuf millions, selon les calculs de Reuters, source l'Usine Nouvelle.

    Cette politique de bas coûts plaça Renault dans une concurrence élargie des constructeurs «low-cost», tels le Sud-Coréens Kia, le Japonnais Susuky, et le Tchèque Lada. Toutefois Renault, avec les marques Renault-Twingo, Dacia, et Nissan proposa des voitures à moins de 8.000 euros, et ses modèles représentèrent plus du tiers de ses ventes dans le monde. Mais cela eu une contrepartie qui fut la réduction de ses effectifs en France puisque les voitures sont fabriquées à l'étranger.

    Cette politique de bas coûts fut donc assassine pour les salariés Français, puisqu'elle conduisit outre, à réduire les effectifs mais également à réduire leurs salaires, pour s'ajuster aux coûts des fabrications délocalisées.

    Pour Carlos Ghosn cette politique serait la plus adaptée à l'entreprise, mais alors pourquoi Renault fait moins bien que PSA qui a choisi des modèles plus luxueux tout en misant sur l'écologie et la qualité, mais qui aussi subissant la crise tout en étant moins affecté. PSA, se situant ainsi dans un marché intermédiaire, mais couteux, avec pour haute gamme les trois constructeurs Allemands, Volkswagen, qui possède Audi et Porsche, BMW et Daimler, présent dans le capital de Renault, et inversement.

    Actuellement Renault assemble 21,5% de ses véhicules en France, contre 41% pour PSA, qui emploie 81.000 salariés. Renault a subi une baisse des ventes de 18,9 % sur l'année 2012 alors que pour PSA, elle n'est que de 12,9 %. Fiat et Général Motors avec sa marque Opel, est à - 15,6 %. Renault fait moins bien que Fiat.

    Pour l'année 2013, le cabinet de prospective LMC Automotive a récemment estimé à 3,1% la baisse des ventes de voitures en Europe de l'Ouest, à 11,4 millions, contre des niveaux d'environ 12,8 millions en 2011 et 13 millions en 2010, source l'Usine Nouvelle.

    Dans ces conditions rien d'étonnant que Renault envisage de réduire ses effectifs de 15 % d'ici 2013, soit 7.500 salariés essentiellement des départs non renouvelés. Tous les secteurs seront touchés dont l'ingénierie 2.000 postes, le tertiaire 1.300, et 4.200 dans les usines. L'objectif est de produire autant avec moins de 5.000 salariés en production. Mais cela est soumis à un accord avec les organisations syndicales, et dans ce cas, «ce redéploiement des effectifs ne nécessiterait ni fermeture de site, ni plan de sauvegarde de l'emploi, ni plan de départs volontaires», indiqua Gérard Leclercq, directeur des opérations France, à l'issue d'une nouvelle réunion avec les syndicats sur la compétitivité.

    Pour Carlos Ghosn, Renault peut disparaitre à la question qu'on lui a posée. Il ne connait pas d'entreprise sur une base qui ne soit pas compétitive, ce fut sa réponse. «Dans la perspective d'une restauration progressive du marché Européen, la mise en place d'un tel accord permettrait ainsi d'avoir une croissance de la production en France plus soutenue que celle du marché Européen», fait valoir Renault dans un communiqué, source francetvinfo. Il n'est donc pas assuré que ce ne seront que des départs volontaires ou de mise en retraite anticipée.

    La position du gouvernement, par la voix d'Arnaud Montebourg, est qu'il n'y a pas pour «nous» un certain nombre de lignes rouges qui ont été franchies. Première ligne rouge, «pas de plan social, pas de licenciement, la première ligne rouge est respectée», a-t-il ajouté. Deuxième ligne rouge, «pas de fermeture d'usine, pas de fermeture de site, la deuxième ligne rouge est respectée». «C'est mieux que de se retrouver avec des plans sociaux, des fermetures d'usines brutales qui font beaucoup de mal au moral des entreprises».

    Si l'on compare cette position à celle de PSA concernant la fermeture de l'Usine d'Aulnay, ou 8.000 postes seraient supprimés en 2014 en France avec la fermeture du site, on ne peut que constater que cette annonce, pour autant qu'elle soit inquiétante, ne place pas le gouvernement dans une position d'affrontement avec la majorité des actionnaires. La logistique adoptée par Renault est moins brutale et plus compréhensive que celle de Peugeot. Le seul grand reproche que l'on peut faire c'est sa politique de bas coûts qui, après avoir donné des résultats, le plonge dans une course vers plus de délocalisations au point qu'il risque de ne plus y avoir d'usine Renault en France.

    Finalement on a beaucoup critiqué PSA mais, avec 80.000 salariés en France ce groupe apporte bien plus que Renault qui est encore pour 15 % sous la tutelle de l’État. La question est maintenant, est-ce que le plan de compétitivité lancé par le gouvernement sera suffisant pour donner aux entreprises automobiles le souffle qui leur manque pour résister à la chute de commandes tout en mettant en œuvre une reconversion dans des voitures écologiques ? C'est toute une reconversion industrielle qui s'amorce, et elle ne se fera pas sans mal.

    Depuis, nous assistons à un chantage de la part de Renault ou du syndicat CGT. Les syndicats estiment que, pour la direction de Renault, les fermetures de sites «seraient inéluctables» à défaut d'un accord de compétitivité, selon un document de la direction dont l'AFP a pris connaissance mercredi 23 janvier. Mais selon Arnaud Montebourg le 24 /01/13 à des paroles et des actes, il déclara «il n'est pas possible qu'il y ait fermetures de sites, l’État français détient 15 %du capital».

    Selon lui, le constructeur, dans le plan automobile présenté en juillet au gouvernement, Renault «a pris l'engagement de ne fermer aucun site, donc il n'est pas possible qu'il y ait de fermeture de site, il n'est pas possible qu'il y ait le moindre chantage à la fermeture de site». «Il n'y a pas de licenciements à Renault parce que nous l'avons exigé», a-t-il ajouté.

    Dans ce contexte, Arnaud Montebourg a estimé qu'il ne serait «pas absurde» de demander au président de Renault, Carlos Ghosn, de «faire un effort sur ses propres émoluments puisque des demandes sont formulées à l'égard des autres salariés». Il a rappelé que les deux représentants de l’État français au conseil d'administration de Renault avaient voté contre la rémunération de Carlos Ghosn lors de la dernière réunion consacrée à la question.

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