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  • Les enseignants des révoltés permanents qui n'en finissent pas

    d'être insupportables.

    Support Wikipedia Quelques soient les gouvernements, quelques soient les ministres de l'éducation nationale, quelques soient les réformes plus ou moins pertinentes, il faut qu'ils expriment leur insatisfaction par des grèves, ou des manifestations. Jamais contents, profitant de la puissance électorale de leur nombre, leurs syndicats n'hésitent pas à mobiliser pour revendiquer en s'opposant à toutes avancées dès lors qu'il leur est demandé un effort. Leur dernière manifestation du mardi 12 février contre la réforme des rythmes scolaires, en est l'exemple frappant. François Hollande qui faisant de l'éducation nationale son cheval de bataille pour la jeunesse, n'a cessé de clamer que c'était un ministère privilégié pour lequel il était près à le favoriser par l'embauche de 60.000 fonctionnaires, enseignants et assistants d'éducation, 12.000 par an, et Dieu sait s'il ne fut pas critiqué. Tâche très difficile par celle de financer la dépense, mais aussi le fait que nombreux sont les enseignants qui furent liquidés dans le programme de réduction des effectifs de la précédente gouvernance. Donc obligation de recrutement, et formation pour des professeurs des écoles, et comme cela implique du temps, pas question d'organiser un concours, on puise parmi les candidats admissibles et on repêche pour combler les vides.

    Mais cet effort n'intéresse pas les pédants de l'éducation nationale, jamais contents !

    Mais aussi lancer une campagne de recrutement pour booster «l'excellent métier de professeur», «nous avons besoin de bons professeurs. Professeur est un métier de talent, d’excellence». Le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon souhaite recruter plus de 43.000 professeurs, 22.100 ouverts aux concours externes en 2013, contre 16.000 en 2012, et le recrutement de 21.350 enseignants dans le cadre des concours de 2014. Il est prévu deux vagues de concours détailla-t-il. D'autres concours sont ouverts du 15 janvier au 21 février, une deuxième vague de candidats passeront les épreuves en juin. En septembre, ils seront en formation dans les Espe, Écoles supérieures du professorat et de l’éducation, et seront devant les élèves en 2014. Sur les 60.000 postes qui devraient être créés, 27.000 seront affectés à la formation des enseignants. Pour le reste, deux tiers des postes seront alloués à l’école primaire et un tiers au secondaire.

    Une politique nationale d'éducation pour nos enfants autrement responsable que celle du précédent gouvernement !

    Les effectifs sont en baisse au Capes de 30 %. Difficultés que rencontra également Luc-Chatel précédent ministre de l'éducation nationale finalement, mais sans conséquence puisqu'elle entrait dans l'objectif de réduction des effectifs.

    Pour 90 % des directeurs d'école, le métier d'enseignant est épuisant, décourageant. Dans un tel climat tout ce qui touche à leur bien-être est raison de manifestations ou de grèves. Le problème des rythmes scolaires, fut donc la nouvelle occasion de manifester.

    Le précédent gouvernement réduisit la semaine à quatre jours, libérant le mercredi et le samedi, la bonne aubaine pour eux, puisque sans réduction de salaire. On travaille moins pour gagner autant, et du repos en plus. Pour un salarié du privé de même valeur diplômée, puisque les pédants se prévalent les meilleurs, ils en n'ont plein la bouche, le métier d'enseignant est le nirvana, il suffit de comparer le coût horaire du privé avec celui des enseignants.

    Cette politique de réduction des heures d'enseignement que beaucoup n'approuvèrent pas, «en communale, plusieurs décennies passées, il y avait 5 jours de classe par semaine dont le samedi et les enseignants étaient heureux d’enseigner».

    Cette politique scolaire du gouvernement précédent avait deux buts, réduire la dépense avec la réduction d'une matinée de classe, mais aussi payer les enseignants autant dans un but électoraliste.

    Le gouvernement socialiste, inconscient, veut rétablir avec juste raison la semaine de 4,5 jours, et là il se brûle. Vincent Peillon s'était fixé un objectif, qu'un écolier sur deux soit, dès la rentrée prochaine, en classe quatre jours et demi par semaine, contre quatre actuellement. Autrement dit, que plus de 3 millions d'élèves, sur un total de 6,7 millions, bénéficieraient de cette réforme des rythmes scolaires. Seulement, ce n'est pas une réforme pour moins travailler, mais pour plus, et là, les enseignants et les parents pour des motifs différents s'y opposent dans un amalgame d'intérêt prétextant pour les uns, l'allégement les rythmes scolaires pour pas d'école le mercredi matin, et pour les autres travailler plus pour le même salaire. Difficile d'y percevoir l'intérêt de l'enfant.

    De l'irresponsabilité a l'état pur quand on sait que le niveau scolaire de nos enfants n'est pas au mieux, et que nombreux sont ceux qui ont des difficultés de lecture. J'avais cru comprendre que les enseignants étaient d'accord d'enseigner sur 4,5 jours, conscient de leur responsabilité. Mais les communes aussi renichent, elles sont directement impliquées voyant pour elles des dépenses supplémentaires.

    Sarkozy à rendu difficile toute réforme des rythmes scolaires si on n'y attache pas une augmentation de la rémunération des enseignants, et une subvention aux communes.

    À partir de là, seules 19 des 50 villes les plus peuplées ont fait savoir qu'elles accorderont, dès septembre, une demi-journée de classe supplémentaire par semaine, fixée au mercredi, sauf dérogation pour le samedi. Elles représentent moins de 400 000 élèves, dont presque 200 000 à Paris. Dix grandes villes ont annoncé qu'elles attendront 2014. Les autres hésitent. Elles ont jusqu'au 31 mars pour faire connaître leurs intentions. Mais les grandes agglomérations de droite hésitent à se prononcer. Le fait est net, l'opposition vient surtout des villes de droite comme Marseille, Nice, Le Havre....., Bordeaux hésite encore. Certaines communes ne sont pas prêtes à suivre l'orientation donnée par le gouvernement pour raison politique. Mais aussi des villes socialistes comme Montpellier, Lille Lyon n'ont pas encore pris de décision. D'autres villes de gauche comme Paris, Rennes, Nantes se sont alignées sur l'orientation du ministre Vincent Peillon, non sans mal.

    Le problème est donc difficile, à la fois politique et budgétaire prenant le pas sur la nécessité d'accorder plus d'heures d'enseignement. 36, 17 % d'enseignants furent en grève le mardi 12 février contre le retour de la semaine de 4,5 jours. Pour la gauche, dont l'éducation nationale est une source d'électeurs, c'est un échec. Comment s'est-elle fait piéger par les syndicats ? Il ne me semble pas que Vincent Peillon ait joué les dictateurs, alors on ne comprend pas, mais si, ce qu'ils veulent c'est bien sûr de l'augmentation, mais il ne faut surtout pas le clamer dans le contexte actuel.

    Le principal syndicat du primaire Snuipp-Fsu, un syndicat sans complaisance et sans scrupules qui veut imposer sa politique par le rapport de force du plus grand nombre, il veut être le patron, en d'autres termes, pas d'accord, alors on fait grève. Pour lui, il y avait 56 % de grévistes, un réel succès, écoles fermées, défilés, la plupart des villes de France touchées par la mobilisation pour réclamer le report à 2014 de la réforme des rythmes scolaires. Mais si les conditions de réussite de la réforme sont réunies, c'est à dire si toutes les parties prenantes sont d'accord, il admet que la réforme pourrait s'appliquer dès 2013. Cela ne concernerait que 14 % des écoles, c'est dire pas grand chose, et pour lui, il faut mettre toutes les questions pédagogiques attendues par les enseignants sur le tapis. Une bonne façon de noyer le poisson, vous faites ce que nous voulons ou l'on fait grève. En somme, il n'arrête pas de vomir,

    «quid des activités éducatives de qualité pour tous sur le temps périscolaire ? Qu’est devenu le rééquilibrage de l’année scolaire tendant vers une alternance de 7 semaines de classe pour 2 semaines de vacances ? Quant aux activités périscolaires développées sur le temps scolaire libéré par le raccourcissement des journées, la gratuité est devenue facultative», voir la référence ici.

    Alors il réclame une rencontre avec les enseignants, les parents et les collectivités, par la pérennisation des financements annoncés par l’État avec le fond de 250 M€ pour 2013.

    L'éternel problème, comme les exigences syndicales ne sont jamais pleinement satisfaites, elles reviennent à chaque réforme voulue par un gouvernement quel qu'il soit, perturbant ainsi la scolarité des enfants, quand aux parents ils subissent désarmés. Cette politique syndicale du tout ou rien, ne peut que conduire à discréditer l'école de la république qui est déjà bien malade avec les difficultés d'enseigner aux enfants de toutes les couches sociales. On m'avait appris que l'école de la république était celle qui donnait l'égalité des chances à tous, mais c'était simplement pour donner une illusion..

     

  • Et voila que resurgit l'indemnisation des retraites comme

    corollaire à l'augmentation du chômage et l'indépendance, un système divergeant.

    Support Wikipedia On n'en finira pas, moins de salariés qui cotisent, des salaires bloqués trop longtemps, plus de retraités et qui, de plus, vivent plus longtemps, un rapport, du montant des allocations des retraités CNAV sur celui des prélèvements SS de retraite des cotisants qui croît au point que l'on ne puisse plus financer la retraite par répartition, le fleuron de nos avantages sociaux. L'idée fut excellente, elle l'est encore, mais très attaquée. Financer la retraite des vieux, par ceux qui travaillent autant que faire se peut, mais le système présente de grandes difficultés au moins jusqu'en 2040, 2050 si la croissance ne revient pas. Il faut savoir que le niveau de vie moyen des retraités est proche de celui des actifs depuis le milieu des années 1990. En 2010 le niveau moyen des retraités s’élevait a 1913 € par mois pour 2002 € pour les actifs, soit un rapport de 95,5 %.

    Bien sûr, il y a la retraite par capitalisation, régime en points, régime en comptes optionnels systèmes, ô combien plus injustes socialement, puisqu'ils ne peuvent profiter qu'à ceux de nos concitoyens qui ont la possibilité de se faire une retraite pour leurs vieux jours. Mais aussi, systèmes qui ne pourraient répondre correctement à l’accroissement de la durée de vie si elle se prolongerait trop longtemps, puisque lors de la liquidation de son activité professionnelle, l'indemnité de retraite est basée sur une durée de vie. Un panaché des deux serait une solution si les fonds récoltés seraient gérés par l’État et non par les banques comme actuellement.

    Mais ce n'est pas le sujet, puisqu'il nous faut encore nous préoccuper du financement des retraites compte tenu de l'étude du Conseil d'Orientation des Retraites, COR, qui donne, dans son onzième rapport du 19 décembre 2012 les perspectives 2020, 2040, 2060 en besoin de financement. Sans entrer dans le détail, puisque ce rapport est suivi d'un complément sur l'état des lieux du système Français du 22 janvier 2013, le système de retraite de la CNAV, y compris le fond de solidarité vieillesse, FSV, passerait de 0,7 % à 1 % du PIB entre 2011 et 2017, soit de 14 à 21,3 milliards d'euros,

    c'est donc un trou de 14 à 21,3 milliards !

    Ce financement commencerait à se réduire dans l'hypothèse la plus favorable, et à se creuser dans les autres scénaris. Il représenterait en 2020 de 0,9 à 1,1 % du PIB selon les variantes, soit de 20,8 à 24,9 milliards d'euros. Pour la définition des scénaris on peut se rapporter au rapport du 19 décembre 2012 ci-dessus donné. Par exemple, le scénario démographique à l'horizon 2060, repose sur un taux de fécondité de 1,95 enfant par femme, un solde migratoire de 100.000 par an, et un gain d'espérance de vie de un trimestre tous les deux ans à partir de 60 ans.

    La croissance de la population en âge de travailler permettrait dans le scénario A, vers le milieu des années 50, un retour à l'équilibre, et pour les autres scénaris moins optimistes, le besoin de financement subsisterait jusqu'en 2060. Globalement, le système de retraite en 2060 pourrait représenter - 2,9 à 1,7 % du PIB soit, pour un PIB constant à celui pris par le COR, - 67 milliards d'euros ou 39,3 milliards d'euros.

    Jusqu'en 2017, tous les scénaris ont une trajectoire commune correspondante à la trajectoire du PLFSS, Plan de Financement de la Sécurité Sociale, pour 2013. La crise ferait que le déficit d'activité se creuserait encore en 2017, et l'économie permettrait le retour à l'équilibre entre 2024 et 2031. Il est certain, que les réformes actuelles de réduction des conditions de retraite, réduction du montant des retraites, augmentation de la durée de départ, et augmentation des prélèvements, font, que si, les conditions économiques s'améliorent, que les caisses de retraites deviendraient excédentaires.

    Malgré cela, et compte tenu que le déficit se creuserait encore en 2017, le gouvernement a décidé d'agir pour demander un effort aux retraités dans la contre partie d'une réforme de la dépendance, suivant Le Monde.fr. «Il serait difficile de ne pas donner quelques signes avant la conférence sociale de juillet», selon l'entourage de Jean-Marc Ayrault. Une façon comme une autre de faire passer la pilule.

    En fait, comme les comptes sont mauvais eu égard aux chiffres avancés par le gouvernement, il s'agirait de rassurer Bruxelles et les marchés financiers lors de la projection de croissance, pays par pays, du 22 février. «Les comptes publics de la nation sont observés», et les réformes des retraites sont particulièrement scrutées par les partenaires Européens et les agences de notation. On ne comprend pas puisque c'est un problème de politique intérieure Française !

    Il est évident qu'une réforme des retraites s'impose tant est la disparité entre nos systèmes, dont la plus criarde se rapporte à la retraite des fonctionnaires, et des régimes spéciaux par rapport à celle des salariés du privé. Un système qui leur est excessivement favorable ne serait-ce que sur le calcul de l'indemnité de départ qui s'effectue sur les 6 derniers mois de salaire, alors que pour le privé le salaire de référence est calculé sur les 25 meilleurs revenus annuels dans la limite du plafond de la sécurité sociale !

    Les taux de cotisation diffèrent selon les régimes. Les réformes des retraites qui furent engagées ont prévu, qu'à partir de 2020, l'alignement de la fonction publique et des régimes spéciaux sur ceux du privé, ce qui revient à signifier qu'il est peu probable que le gouvernement y touche, le sujet est extrêmement dangereux électoralement. En fait, il est envisagé un ensemble de trajectoires sur la modernisation de l'action publique, les collectivités locales et l'évaluation des politiques publiques. Cela serait en toile de fond le moyen de masquer que la croissance ne reviendra pas aussi vite que souhaité, et qu'il n'y aura pas de miracle.

    La réforme porterait principalement sur les injustices les plus criantes, par exemple en ce qui concerne les femmes et les polypensionnés. À fin 2010, le montant moyen de la pension, hors réversion et hors majoration pour trois enfants et plus, s'élevait a 1216 € par mois, 1552 € pour les hommes et 899 € pour les femmes. Ce sont des montants bruts de prélèvements sociaux. Mais si l'on prend la disparité la plus grande, 10 % des retraités percevaient une pension inférieure à 521 €, tandis que 10 % percevaient une pension supérieure à 2495 € pour les résidents en France fin 2008. On voit, que toucher aux retraites des salariés du privé serait intolérable tout au moins pour les faibles retraites.

    Entre fin 2008 et fin 2012, la retraite de base de la SS s'est accrue de 6,231 %, soit 1,52 % par an, ce qui donne pour les 10% des retraités de pension inférieure 553,5 € et pour les 10 % de pension supérieure, 2.650,5 € à fin 2012.

    Pour engager cette réforme, vu sa complexité, le gouvernement ferait appel à un comité d'experts et aux partenaires sociaux.

    Le niveau de vie moyen des retraités est proche de celui des actifs depuis le milieu des années 1990, et en 2010, il s'élevait à 1913 €/mois contre 2.002 € pour les actifs en emploi ou en chômage. Mais cela cache une grande disparité, en 2010, 10 % des retraités ont un niveau de vie inférieur à 960 € mensuels, tandis que 10 % des retraités ont plus de 3078 €/mois, soit un rapport interdécile de 3,21, rapport qui se maintien fin 2012. Le taux de pauvreté s'élève à 10,2 % en 2010 pour les retraités comme pour les actifs. Les tableaux suivants donnent l'état des lieux.

    Tout viendrait du fait que les partenaires des retraites complémentaires qui, actuellement, planchent pour désindexer temporairement les retraites de l'inflation, ce qui inspire le gouvernement à en faire autant sur les retraites de base. Les retraites complémentaires vont donc encore augmenter moins vite que l'inflation, ce qui était déjà le cas. Les syndicats et patronat seraient d'accord pour permettre aux retraites ARCO et AGIRC de retrouver un équilibre, et sur la durée du gel, les avis divergent. Il faut donc s'attendre à une réduction de nos retraites SS, soit par un gel de l'indexation, soit par une taxe qui serait justifiée pour financer la dépendance, «le donnant donnant» selon un conseillé du premier ministre.

    Les retraités sont toujours les dindons de la farce, par ce que l'indexation de leur pension s'effectue toujours avec un temps de retard sur celui des salariés, mais en plus, elle n'est jamais égale à l'inflation réelle.

    Les retraités qui ont eu leur retraite vers les années 1980 1990, et qui furent bénéficiaires de la retraite à 60 ans, celle-ci avait encore comme condition, pour le taux plein, d'avoir cotisé 37,5 années. Pour les retraités de mon âge qui commencèrent très tôt à travailler, ils ne purent être en retraite qu'après 45 années de cotisation à 60 ans, et heureusement. Ils ont donc payés 7,5 années pour rien puisqu'elles ne furent pas été prises en compte.

    Cela montre l'injustice qui s’établit à leur égard, d'autant que la revalorisation de leur retraite n'a jamais bien suivi le coût de la vie. On n'arrête pas de gruger les retraités.

  • Et voila que l'on reparle de la réduction du temps de travail,

    dans la condition d'une retraite à 65 ans.

    Support Wikipedia Heureusement que les 35 heures n'ont pas été complètement supprimées, malgré toutes les critiques qu'elles ont eues. Elles ont encore une longue vie eu égard à la situation économique actuelle, puisqu'on en arrive à parler de 32 heures pour donner du travail. Le dispositif Robien sur l'aménagement du travail était déjà une indication vers les 35 heures pour créer plus d'empois afin de réduire le chômage. On sait que cela était et est encore contre la tendance qui veut que l'on travaille plus, c'est à dire faire plus d'heures avec moins de salariés pour une meilleure rentabilité, mais on n'y coupera pas par ce que le chômage deviendra si lourd qu'il coûtera trop cher à la communauté. Les 35 heures de Martine Aubry qui furent une suite à la loi Robien, étaient avant-gardistes, elles impliquaient une réorganisation du travail dans une meilleure rentabilité, son exigence irréaliste fut de faire payer les 35 heures pour 39 heures, mais, il y avait une compensation de l’État . De plus, les heures supplémentaires étaient permises contrairement à ce qui fut souvent déclaré. De plus, elles furent mal appliquées, on ne peut diviser le travail pour tous les salariés, aussi facilement que prétendu, et là, ce fut la plus grande erreur. L'exemple de l'hôpital est révélateur, les praticiens hospitaliers eurent des mois de RTT à prendre, ce qui fut impossible, on manquait de médecins, et en plus de ce niveau.

    Le patronat avec les gouvernements de droite qui ont succédés à celui de Jospin ont tout modifié, nous en payons actuellement le prix, nos entreprises ne sont pas assez compétitives, puisque non préparées à cette crise. Il faut comprendre que la réorganisation du travail, si elle coûte, porte ses fruits ensuite, puisqu'elle permet l'amélioration de la production par une gestion pointue.

    Les accords salariaux sur la flexibilité et la sécurisation de l'emploi qui viennent d'être signés apportent du souffle puisqu'ils permettent, plus aisément qu'avant la réduction du temps de travail, par l'ajustement du coût horaire, et par les heures travaillées en fonction de la charge de l'entreprise.

    Dans le JDD du 27 janvier Michel Rocard dans une interview parle de son livre la gauche n'a plus droit à l'erreur écrit avec Pierre Larrouturou dans lequel, il explique qu'une réflexion s'ouvre à nouveau concernant le temps de travail. En France, les salariés travaillent en moyenne 36,5 heures par semaine, contre moins de 33 heures en Allemagne et moins de 31 heures aux États-Unis. Mais pour la droite Française les salariés ne veulent pas travailler par ce qu'ils seraient des fainéants ?

    Quant à François Hollande qui pensait que le retour de la croissance fera baisser le chômage, Michel Rocard n'y croit pas, prévoyant que l'année 2013 verra une aggravation de la crise, ce que de nombreux économistes prédisent.

    Alors, Michel Rocard enfonce le clou, il faut y parvenir par la négociation, en réduisant les cotisations sociales, une vraie position patronale souhaitée depuis toujours. «Un chômeur embauché c'est des allocations en moins et des cotisations en plus qui rentrent dans les caisses publiques». Et sa réflexion est de dire qu'il faut travailler plus collectivement pour gagner plus collectivement, contrairement au slogan «travailler plus pour gagner plus» prôné par Sarkozy qui ne s'adressait qu'à des actifs sans apport de potentialité d'embauche. Son but n'étant qu'électoral en donnant du pouvoir d'achat à ces salariés.

    Sa réflexion sur la réduction du temps de travail, longtemps préconisée par la gauche tout autant refusée par la droite, il la voit dans l'accroissement de la date de départ en retraite jusqu'à 65 ans. Pour maintenir le travail jusqu'à 65 ans, il faut bien entendu le partager puisqu'il apporterait des cotisations (plus de salariés au travail) et plus de consommation, donc de la croissance, et moins d'allocations de chômage à payer. Mais les organisations syndicales n'acceptent pas d'allongement de la date de départ en retraite, même comme corollaire à la réduction du temps de travail. En fait nous n'y couperons pas, nous vivons plus âgés et le rapport allocataires retraités/salariés cotisants croit dangereusement dans la retraite par répartition.

    En Allemagne les conditions sociales sont moins tranchées que chez-nous, et si le temps de travail est de 33 heures, en contre partie les salariés partent plus tard en retraite. Peut-on dire que l'Allemagne est plus compétitive pour autant, pas sûr, car chez-elle il n'y a pas de SMIG et la disparité des bas salaires est importante. Les réformes Hartz, voir la misère de Merkel pire que celle de Sarkozy sinon au moins égale, du marché du travail entre 2003 et 2006 lors du mandat du Chancelier Gerhard Schröder ont renforcé la lutte contre le chômage et ramené en activité les retraités bénéficiaires d'allocations, ce qui va dans le sens souhaité par Michel Rocard et par d'autres. Or les réforment Hartz, si elles seraient appliquées en France, conduiraient à la révolution.

    Le 22/01/13, la Cour des comptes alerta sur le marché du travail, elle le considère couteux, inefficace, complexe et sans gouvernance. Elle préconise une réforme des règles en vigueur. Pour elle, il s'agit d'éclairer, d'alerter sur les éléments inquiétants du fonctionnement du marché du travail. La cause, le poids de la crise, les déficits, et sans réforme drastique, le système va tout simplement dans le mur. 50 milliards d'euros, chiffre la Cour, sont consacrés chaque année à l'indemnisation des chômeurs.

    Pour Didier Mignaud premier président de la Cour des comptes, la France, alors qu'elle a connu une baisse de l'activité bien moins forte que ses voisins, a pourtant vu son taux de chômage progresser bien plus vite. «Pour être efficaces, les dispositifs doivent suivre les mutations du marché du travail». Or, les politiques de l'emploi ont insuffisamment évoluées et nombre d'entre elles sont aujourd'hui obsolètes. Les dispositifs de chômage partiel, s'ils ont permis de limiter la casse en 1993, n'ont plus joué leur rôle d'amortisseurs en 2009. Et, il cite l'Allemagne qui a mis des dispositifs similaires qui permettent aujourd'hui d'afficher le plus bas taux de chômage de son histoire. Plus généralement, «les politiques de l'emploi ratent leur cible et ne profitent pas à ceux qui en ont le plus besoin, à savoir les sans-diplômes très éloignés de l'emploi et la Cour appelle à un reciblage majeur des dispositifs».

    Dans cette optique, elle suggère de baisser l'indemnité des cadres qui sont les plus élevées au monde.

    Pour le gouvernement socialiste, c'est une épine dans le pied, il va devoir faire des réformes impopulaires. Il est certain que si la croissance tarde, le chômage continuant à croître, et on ne voit pas pourquoi il ne le ferait pas, la consommation stagne, les grandes surfaces voient leurs allées clairsemées, les caisses de payement sont moins nombreuses, les Français limitent leurs achats au maximum.

    Le gouvernement sent la nécessité de réformer les retraites. Le Conseil d'orientation voit que l'effort à fournir devrait atteindre 21,3 milliards d'euros en 2017 pour atteindre potentiellement 25 milliards en 2020. Le premier ministre entend, «désigner un comité d'experts pour proposer une méthode aux partenaires sociaux», avec pour objectif d'en tirer les premières pistes de réforme. Il faut aborder tous les sujets pour donner des trajectoires, selon une source gouvernementale, pointant non seulement les retraites, les comptes publics, la sécurité sociale, mais aussi, la modernisation de l'action publique, les collectivités locales et l'évaluation des politiques publiques.

    Avec cela, l'Europe des 27 promeut l'austérité par la réduction des dépenses, donc rien ne va dans la croissance. Son objectif, on le voit est la réduction de la dette, alors que beaucoup réclament son ralentissement.

    Le sommet Européen des 27 qui eu lieu les 07 et 08 février finalisa un accord sur une baisse du budget de 3 %, ce qui est une première depuis la construction Européenne. Le Royaume-Uni qui préconisait la réduction des dépenses, sort le grand gagnant de cette confrontation avec Angela Merkel, François Hollande limitant les dégâts sur la PAC. David Cameron bénéficia lors d'une réunion à trois du soutien d'Angela Merkel, et il eut, malgré ses recommandations, peu de poids dans cette Europe à droite. Toutefois, un accord fut adopté. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, écrivit sur son compte twitter.

    «Il y a un accord ! Le Conseil européen s'est mis d'accord sur un cadre financier pluriannuel pour le reste de la décennie. Cela valait la peine d'attendre».

    Le montant des crédits d'engagement, qui correspondent au plafond autorisé, est de 960 milliards d'euros, et celui des crédits de paiement, soit les dépenses effectives pour les sept prochaines années, de 908 milliards d'euros, avec la possibilité d'une marge de manœuvre de 12 milliards. Herman Van Rompuy voulait initialement proposer des engagements à 960 milliards d'euro et les crédits de paiement à 913 milliards. L'essentiel des coupes devront être opérées dans l'enveloppe demandée pour les infrastructures. Elle devrait être divisée par deux et passer de 40 à «moins de 20 milliards d'euros pour les sept prochaines années». Pour François Hollande c'est le meilleur compromis possible compte tenu des circonstances,

    «c'est à dire un contexte d'austérité qui incite beaucoup de pays à faire des économies sur le budget Européen. Pour beaucoup de pays, il y avait le souci de faire prévaloir des intérêts nationaux. J'ai essayé de faire valoir l'intérêt général».

    Finalement cet accord risque d'être remis en cause, le parlement le refuse par ce que contraire à la croissance, il «ne renforcera pas la compétitivité de l'économie Européenne». «Ce n'est pas dans l'intérêt des citoyens Européens», ont estimé dans un communiqué commun Joseph Daul, PPE, conservateurs, Hannes Swoboda, socialistes, Guy Verhofstadt, libéraux, Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit, écologistes.

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