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  • Le marché du travail, le grand espoir d'un compromis pour François Hollande,

    sous la couverture de Michel Sapin ministre du travail.

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    Document Le Monde.fr édition d'abonnés. NICOLAS MARQUES/KR IMAGES.

    Rencontre à Matignon le 19 novembre, pour discuter du pacte de compétitivité, avec notamment la présidente du Medef, Laurence Parisot, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, le ministre de l'économie, Pierre Moscovici, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et le ministre du travail, Michel Sapin.

    Les visages sont sérieux, Michel Sapin penseur et Laurence Parisot la présidente de Medef à l'aise, l'ambiance est chaude.

    Support Wikipedia C'est la grande négociation qui devrait aboutir dans quelques mois à une réduction du chômage qui atteint en catégorie A 9,2 % et en toutes catégories, A, B, C, 10,8 % soit 4,61 millions de personnes avec les DOM. En novembre, se sont inscrits 29.300 demandeurs d'emplois en catégorie A, soit 0,9 %, et pour les catégories B et C la hausse est de 30.400 personnes soit, 0,7 % en un mois. En novembre 2012 le nombre de demandeurs inscrit à Pôle emploi s'établit à 3.132.600 en France métropolitaine en catégorie A. Nous sommes très voisin de retrouver le nombre de chômeurs de l'année 1997 qui culminait à 3,2 millions en catégorie A.

    Document INSEE mis à jour en septembre 2012 en France métropolitaine.

    On sait que l'objectif de réduction du déficit à 3 % en 2017 repose sur un taux de croissance de 2 à 3 % alors que nous en sommes à 0,1 % en fin d'année 2012. L'inversion de la courbe du chômage en 2013, comme le souhaite François Hollande, est liée à la réussite de cette négociation. Le président espérait un compromis historique sur un premier texte la fin de 2012 sur la réforme du marché du travail. Ce ne fut pas le cas, le négociateur de la CFDT Patrick Pierron expliqua le jeudi 27 que la négociation sera renvoyée à des discussions ultérieures en janvier.

    Le président veut à la fois plus de souplesse et plus de protection c'est la flexisécurité selon le modèle à la Danoise, ce qui, aux yeux de Laurence Parisot est contradictoire. La souplesse qu'elle entend ne peut conduire à plus de protection puisque c'est le licenciement. Le licenciement, parce que la situation des entreprises est aléatoire dans la conjoncture actuelle, mais pour le gouvernement cela n'empêche pas de prévenir les plans sociaux afin d'apporter une solution, avant qu'ils ne soient prononcés. C'est ce qui se passe actuellement pour Virgin Megastore Champs Élysées ou le gouvernement intervient par Aurélie Filipetti ministre de la culture avant que soit prononcé la liquidation du magasin.

    Le Medef ne veut s'engager à sécuriser l'emploi, et le blocage repose sur les CDD de moins d'un mois qui ont explosés en dix ans, marquant ainsi la relation CDD = précarité. Tout le monde comprend que laisser se perpétrer cette situation serait intolérable. Michel Sapin qui laisse les partenaires sociaux négocier n'en est pas moins ferme, «il y a eu un moment politique lors la conception du document d'orientation début septembre et il y en aura un autre après la fin des négociations, mais entre les deux je laisse syndicats et patronat tenter de s'entendre». Les contrats cours sont donc le sujet de blocage.

    Les syndicats, comme le gouvernement, veulent taxer les contrats courts afin de limiter ce turnover inadmissible, les salariés ne sont pas des pions que l'on jette au moindre vent défavorable. Le Medef est bien sûr contre, mais, il n'est pas non plus pour agir contre ces abus. Laurence Parisot ne comprend pas en quoi taxer les CDD favorisera l'emploi ! Il ne le favorisera probablement pas, mais cela permettra de le maintenir, nuance.

    La négociation ne porte pas seulement sur les CDD, elle porte aussi sur les complémentaires santé qui seraient étendues à tous les salariés. Les mutuelles seraient financées en partie par l'employeur et l'instauration de droits rechargeables à l'assurance-chômage. Les patrons, en échange, demandent à «supprimer ?» le recours aux tribunaux dans le cas des licenciements, et de faciliter les accords compétitivité-emploi, la possibilité de forcer plus facilement les salariés à changer de poste ou de lieu de travail, ainsi que l'extension des «CDI de projet», liés à l'exécution d'une mission temporaire.

    La volonté des syndicats et du gouvernement, dans la recherche d'un compromis gagnant gagnant, risque de ne pas passer au parlement à majorité socialiste. Le gouvernement fut déjà critiqué sur le plan de compétitivité, Michel Sapin aura des difficultés à faire accepter des conditions d'accord qui ne seraient pas favorables aux salariés.

    La bonne volonté du gouvernement d'un dialogue constructif avec le patronat risque de n'être qu'un rêve. Pourquoi le patronat serait-il conciliant, alors que c'est lui qui maîtrise l'emploi. Contrairement au patronat Allemand plus souple et responsable, le patronat Français reste d'un dogmatisme contraire à son intérêt et à celui du pays.

    Patrick Bernasconi, négociateur du patronat, Medef, CGPME, UPA, assura qu’une solution peut être trouvée mais pas à n’importe quel prix.

    «Je ne passerai pas autant de temps à essayer de construire quelque chose depuis autant de temps si je ne croyais pas qu’un accord était possible, affirma-t-il. On y croit, on y travaille tous les jours, mais il faut que chacun puisse faire un minimum de concessions. Nous, on ne croit pas à l’effet vertueux, à l’espèce de symbole de la précarité qu’est la taxation des CDD. On pense que ça ne créera aucun emploi. J'ai fait comprendre aux qu’il n’y aurait aucune signature de la part du patronat si des mesures de flexibilité n’étaient pas prises».

    Stéphane Lardy, secrétaire confédéral FO, le négociateur de FO qui s’est confié sur RM, trouve un patronat très arrogant.

    «Aujourd’hui à Force Ouvrière, nous considérons que le Medef n’a pas envie d’aller vers un accord, regrette le syndicaliste. On a le sentiment qu’il veut aller vers l’échec. On a un patronat qui est très arrogant depuis quelques mois. Il a obtenu beaucoup de chose de la part du gouvernent, le crédit d’impôt compétitivité emploi, la compétitivité… il obtient beaucoup de chose. Pourquoi voudrait-il après signer un accord ? A Force Ouvrière on se pose la question. Je pense qu’ils ont plus intérêt à ce que l’État légifère». Lu sur RMC.fr.

    Pour le ministre du travail Michel Sapin, «les négociations, c’est pas un pot de yaourt, il n’y a pas une date de péremption dessus».

    La prochaine séance de négociation devrait avoir lieu autour de la mi-janvier. D'ici-là, espère le négociateur de Force ouvrière, Stéphane Lardy, «pour les fêtes, le cadeau serait que le patronat revienne sur terre». Lu sur Libération.fr.

    C'est vrai que l'attitude du patronat est irréaliste, il veut l'échec de cette négociation, obligeant le gouvernement à légiférer, elle conduira à un climat tendu qui ne peut être profitable à l'économie actuelle ou un consensus national est nécessaire pour réduire le chômage. On à le sentiment de retrouver le combat de la négociation sur les 35 heures, avec cette obstruction patronale incompréhensible eu égard aux efforts du gouvernement pour la compétitivité des entreprises. Il en subira les conséquences, quand aux salariés, ils les subissent déjà avec la précarité des CDD qui est installée.

  • La gauche et l'église s'affrontent au défilé du mariage Gay le 13 janvier,

    dans un remake de la manif géante du 24 juin 1984 pour l'école libre ?

    Support Wikipedia Rappelez-vous, le projet de loi Savary de création d'un grand service public laïc de l'éducation nationale faisant partie des 110 propositions de François Mitterrand. Cette manifestation rassembla à Versailles près de 600.000 personnes, Pierre Bellemare en assurait l'animation tandis que des personnalités allant de Anne-Aymone Giscard d'Estaing à Jean-Marie Le Pen présents dans le cortège défilaient avec les organisateurs qui se prétendaient apolitiques, vous êtes priés de le croire. Le point culminant de cette opposition de droite catho fut à Pais le 24 juin ou près de 2 millions de personnes, (550.000 selon la police), défilèrent avec en tête les évêques de la conférence des Évêques de France, et bien sûr la droite de Jacques Chirac à Simone Veil et Giscard d'Estaing. Cette manif relança la guerre sur l'école entre la laïcité et l'église, et fit que François Mitterrand évitant un conflit qui engageait sa présidence, renonça au projet le 14 juillet 1984 provoquant la démission du premier ministre Pierre Mauroy et du ministre de l'éducation nationale Alain Savary.

    Peut-on croire au même scénario 28 années après ? C'est peu probable, la droite divisée, est beaucoup est moins puissante, comme les cathos qui tous ne sont pas contre le mariage Gay. L'église a perdu au cours du temps de son influence par ses prises de position en dehors du temps. Mais aussi, par ce que c'est qu'un combat perdu d'avance, les deniers soldats de l'église retranchés dans une doctrine d'un autre temps, n'existent presque plus face à l'évolution morale du monde qui a déjà adopté, dans un grand nombre de pays, le mariage Gay. Un vent a soufflé balayant le sacrosaint mariage d'un homme et d'une femme, qui depuis que les religions prirent le pouvoir, des Êtres différents, que rien ne poussait sexuellement à s'unir, furent contraints de le faire, sous peine de mort.

    L'homosexualité existait depuis l'antiquité dans la Grèce. La pédérastie existait entre un homme et un jeune garçon, mais était interdite entre deux hommes. Ce n'était pas ce que nous appelons homosexualité. Mais cela montrait le penchant naturel du sexe vers son semblable. Dans la Rome antique, les esclaves servaient d'objet sexuel pour leur maître, voir Droite comme gauche souhaitent que la prostitution disparaisse.

    L'église en tant qu'institution morale prit le droit de donner son avis sur ce qu'elle considère contraire aux préceptes de Dieu, ce que la Bible de l'ancien et nouveau testament n'évoquent nulle part. De plus, Jésus cautionna le mariage Gay ce que l'histoire ancienne du mariage Gay, nous révèle,

    «dans le célèbre le monastère de Catherine sur le Mont Sinaï, il y a une icône qui montre deux saints Chrétien vêtus et mariés. Leur «pronubus», l'officiel du mariage, le témoin, n'est aucun d'autre que Jésus Christ. L'heureux couple fait parti des martyrs Chrétiens du IVème siècle, le Saint Serge et le Saint Bacchus, soit deux hommes........Saint Serge est décrit comme compagnon docile et Saint Bacchus comme l'amant, le dominant, "erastai"».

    En d'autres termes, l'église qui se réfère à Dieu, ment, son opposition n'est que le fruit de sa morale politique que l'on peut apprécier ou pas.

    Le 30 octobre 2012 Monseigneur André Vingt-Trois Archevêque de Paris dans son Homélie en la basilique Sainte Clotilde donna sa version chrétienne du mariage en évoquant les lectures liturgiques pour la réflexion sur la transformation législative du mariage. Dans cette Homélie, il entra dans le domaine laïc qui n'a rien à voir avec l'église. La laïcité n'interdit pas le mariage religieux quelques soient les obédiences, c'est sa grande qualité. C'est donc une usurpation de ses pouvoirs, puisqu'il parla de législation.

    Le parlement commencera fin janvier l'examen du projet de loi sur le mariage pour tous, est-il envisageable que ces Monseigneur se joignent à la manifestation du 13 janvier comme ce fut le cas en juin 1984 ? Or le 23 décembre, il fut l'invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Mgr André Vingt-Trois, redit son opposition au mariage homosexuel en précisant qu'il ne participerait pas à la manifestation du 13 janvier organisée par les opposants au projet gouvernemental. «Je ne ferai pas la manifestation. Quand j'ai besoin de faire savoir quelque chose, je n'ai pas besoin de défiler», déclara-t-il. Il a, de plus ajouté, qu'il n'était pas «l'organisateur de cette manifestation apolitique et aconfessionnelle», on est prié de le croire.

    La question reste est-ce que le FN y participera ? Or, Marine Le Pen de clamer, il est hors de question d'apparaître comme des supplétifs de Copé, ce n'est donc plus l'entente de 1984. Les deux partis d'obédience droitière se neutralisent. Si c'est Copé qui appelle à manifester le FN se présenterait être comme «accroché» à ses basques, et vis et versa si c'est le FN. Par contre, Jean-Marie Le Pen déclara que «le Front national «devait» participer massivement pour montrer que la rue appartient à celui qui y descend». Le père et la fille n'ont plus depuis quelques temps la même action politique. Reste à savoir ce que feront les autres dirigeants du parti sachant que de toutes façons, ils défileront à contre courant de l'évolution, et que de plus, ils paraîtront à la remorque de l'église. Ils ne peuvent pas, malgré leur lobbying, faire que le mariage Gay ne soit pas institutionnalisé.

    On ne peut s'empêcher de remarquer que depuis que la gauche est au pouvoir l'église se montre offensive en critiquant ses orientations. L'église n'est donc pas apolitique mais à droite, et depuis des siècles. Elle se manifeste non seulement sur les réquisitions de ses bâtiments vides pour les sans abris, mais aussi, contre l'euthanasie contrôlée, et les recherches sur l'embryon.

    Reste le problème de la procréation médicalement assistée, PMA. Là il s'agit de l'enfant, qui doit avoir un père et une mère, et quoique que l'on puisse clamer, il faut un homme et une femme pour le concevoir. D'ailleurs, dans les 60 propositions de campagne de François Hollande cette PMA n'est pas intégrée. Seule l'adoption fut proposée.

    Cette PMA divise droite et gauche. Le groupe socialiste s'est prononcé le mercredi 19 décembre pour le dépôt, dans le cadre du texte sur le «mariage pour tous», d'un amendement élargissant l'assistance à la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes ayant un projet parental, par 126 députés, 61 non et 9 abstentions. Mais une pétition signée par 27 autres députés PS fut transmise à Bruno Le Roux pour lui demander de retirer leur nom du texte. Dans l'après midi du jeudi, la pétition comptait une quarantaine de signatures. Les parlementaires y invoquaient leur liberté de conscience «merci de respecter notre liberté de conscience», pour refuser de voter l'amendement PMA. «Nous te demandons de ne pas nous inscrire comme signataires de l'amendement sur ce sujet dans le cadre du projet de loi mariage pour tous", écrivent-ils, rappelant que cela ne figure pas dans l'engagement 31 de François Hollande».

    Le projet de loi sera examiné en séance publique par les députés à partir du 29 janvier.

    La raison voudrait que la PMA ne soit pas rattachée au mariage pour tous, mais fasse l'objet d'un consensus national, trop de divergences morales, philosophiques et trop de risques impossibles à prévoir, en l'état actuel sur les lesbiennes font qu'il est préférable d'en rester à l'adoption.

    Depuis, l'église attaque dans ses écoles privées. Le secrétaire général de l’enseignement catholique envoya en décembre une lettre à ses chefs d’établissements, leur rappelant l’opposition de l’Église à ce projet gouvernemental, et suggérant la tenue de débats à ce sujet. Outre le fait que ce ne soit pas aux enfants de débattre de cette décision politique, dans les écoles privées, il n'y a pas que des enfants catholiques c'est donc une ingérence morale à leur niveau. Si les enfants sont inscrits dans ces écoles, c'est de la responsabilité de leurs parents, et eux seuls ont le droit moral sur eux.

    Le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon y voit une «faute», et annonça vendredi 04/01/13 dans Le Monde l’envoi aux recteurs d’un courrier leur demandant «la plus grande vigilance» par rapport à ces établissements. «Il ne me semble pas opportun d’importer dans l’école le débat sur le mariage pour tous. Je considère même qu’en adressant une lettre aux chefs d’établissement, le secrétaire de l’enseignement catholique a commis une faute».

    «Cet enseignement, qui est sous contrat avec l’État, doit respecter le principe de neutralité et de liberté de conscience de chacun», a-t-il ajouté. «N’oublions jamais que nous avons affaire à des adolescents et que les tentatives de suicide sont cinq fois plus fréquentes chez les jeunes qui se découvrent homosexuels que chez les autres».

    Il reçu l'appui du président de la république le samedi 05/01/13, «la laïcité c'est un principe de la République, et chacun doit y veiller» a-t-il déclaré interrogé par la presse lors d'un déplacement dans l'Eure». «La laïcité c'est le respect des consciences. Nous devons faire en sorte que toutes les sensibilités soient respectées, que toutes les religions puissent être pratiquées mais en même temps il y une règle qui s'appelle la vie commune et il y a un principe qui s'appelle la neutralité de l'État et notamment dans les établissements d'enseignement sous contrat comme dans les établissements du service public», a ajouté François Hollande.  

  • Les premiers vœux d'un président social démocrate,

    dans le rituel de la cinquième république.

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    François Hollande le 31 décembre 2012 dans ses premiers vœux télévisés, document Le Monde.fr. Reuters/Pool.

    Support Wikipedia C'est dans la sobriété que François Hollande nous annonça ce que nous savions déjà. L'année 2012 ayant été l'année du changement politique qu'il lui convenait de faire pour, clama-t-il, inverser la courbe du chômage au cours de 2013. Qui y a-t-il de neuf dans le propos, tous les présidents qui se sont succédés ont eu suivant la conjoncture plus ou moins de succès, et François Mitterrand ne clama-t-il pas «contre le chômage l'on a tout essayé». Sous ses deux mandatures le chômage s'est accru entre 1981 et 1995 de 6,3 % à 10 % de la population active au sens de BIT. Sous Jacques Chirac de 1995 à 2007 le taux de chômage est descendu à 8 % après s'être élevé à 10,7 % en 1997 pour ensuite décroître progressivement à 8 % avec une période de stabilité à 8,5 % sous le gouvernement Jospin. Depuis, le chômage ne cesse de monter pour atteindre 9,9 % fin 2012. Ceci montre que quelques qu'ont été les politiques, libérales ou sociales démocrates, il sera difficile à François Hollande de descendre au taux de 8 % correspondant à la période du gouvernement Jospin, période pour laquelle la conjoncture internationale était favorable.

    Il faut bien comprendre que nous subissons une évolution internationale ou les pays qui étaient en voie de développement font une concurrence qui nous oblige, pour que notre industrie se maintienne, à automatiser et à délocaliser nos productions dans la recherche de valeurs ajoutées, une entreprise ne peut fonctionner que si elle est rentable. Cela joue sur l'emploi, d'autant plus que la politique Européenne est orientée plus sur les réformes de structure que sur l'emploi, ce qui fait que les pays du Sud de l'Europe sont étranglés avec des taux de chômage atteignant 50 % chez les jeunes. Cette politique étouffe la consommation par ce qu'elle m'investit pas, elle la détruit. La croissance ne viendra pas seule si on ne l'a provoque pas par l'investissement.

    Malgré cela, l'expérience a montré que moins de salariés n'a pas forcément des conséquences sur la croissance, le PIB s'est maintenu au cours des années précédentes, malgré l'automatisation industrielle rendue obligatoire pour survivre, et l'informatisation de tous les secteurs économiques. Les machines qui ont remplacé les salariés ne sont pas imposées. Mais de nombreux emplois furent perdus à cause de cette cybernétique, même si d'autres furent créés. Il est néanmoins évident que le bilan de cette évolution technologique reste négatif en termes d'emplois, n'ayant que peu d'influence sur la croissance, mais une forte incidence sur le chômage.

    Les immatriculations de voitures neuves en France ont chutées de 14,6 % en décembre 2012 en données brutes, la pire année depuis 15 ans, prolongeant ainsi leur quatorzième mois de baisse. Les immatriculations du groupe Renault plongent de 27,1 %, celles de PSA Peugeot Citroën de 14,2 %, le groupe Volkswagen de 19,6 % seuls les marques BMW et Mercédès en Europe marquent une progression respective de 14,6 % et 2,9 %. Cela s'explique par l'arrêt de la prime à la casse au 31 décembre 2010, mais aussi par les mesures prises par le gouvernement socialiste, modifiant la politique de soutien en favorisant la voiture propre électrique ou hybride, mais également par l'austérité imposée minant la consommation. A cela, il faut ajouter les frais d'entretien, l'assurance, l'essence de sorte que la voiture qui était devenue accessible à tous, ne l'est que pour ceux qui peuvent encore se l'offrir, et ils sont de moins en moins nombreux.

    Il est tout à fait envisageable que la courbe du chômage s'inverse, les entreprises ne peuvent se séparer de leurs effectifs indéfiniment, à un certain point de réduction d'effectifs, il faudra qu'elles embauchent mais à quels coûts de main d’œuvre ? Les conditions d'embauche ne pourront plus être ce qu'elles furent d'avant la crise, en résultera un niveau de vie plus équilibré par rapport aux pays qui nous entourent.

    En outre, on constate que les délocalisations ne sont plus la panacée, le coût des transports, des déplacements, la qualité de la main d’œuvre n'est pas ce qu'elle est en France, de sorte que de nombreuses entreprises rapatrient leur production.

    François Hollande dans ses vœux nous a rappelé ses deux orientations majeures.

    La première un traitement social du chômage par les emplois d'avenir pour les 150.000 jeunes éloignés du marché du travail, ceux en fait qui n'ont aucun diplôme. À cela, sont associés les emplois de génération dont l'objectif final fut rappelé par Jean-Marc Ayrault de 03 janvier, le transfert de connaissance d'un ancien vers un jeune, emplois qui prennent effet dès ce début d'année. 500.000 embauches de jeunes en CDI et le maintien de 500.000 séniors, tel est l'objectif. Et puis, le grand compromis entre syndicats et patronat sur le marché du travail selon le modèle de la flexisécurité à la Danoise, le grand souhait de François Hollande. Donc, plus de souplesse aux entreprises qui hésitent à embaucher mais aussi plus de stabilité pour les salariés, ce qui dans une certaine mesure est contradictoire. Mais, il faut reconnaître les abus qui furent opérés par les employeurs, les salariés en CDD sont traités comme des pions que l'on prend et que l'on jette. Le turnover des salariés en CCD de moins d'un mois a explosé en dix ans, conduisant à une précarité accrue.

    L'autre traitement du chômage repose sur le plan économique par le pacte de compétitivité et la banque publique d'investissement devant séparer le traitement d'aide aux entreprises et des particuliers de celui de la finance sur les marchés. Cette banque, avec la loi bancaire qui sera mise en œuvre en 2013, doit prévenir les entreprises de la spéculation financière, ainsi que la mise en œuvre de la taxe sur les transactions financières introduite au niveau Européen dès 2013. Le pacte de compétitivité c'est 20 milliards de ressources aux entreprises pour embaucher, investir et exporter. Sans ce volet de compétitivité, la bataille pour l'emploi ne saurait être complète.

    Cet ensemble forme le pari de François Hollande qui lui permettrait l'inversion de la courbe du chômage.

    A cela, François Hollande n'oublie pas qu'il a promis de désendetter nos finances. «Je sais ce qu’il (l'effort demandé) représente après déjà tant d’années de sacrifices. Je vous assure que chaque euro prélevé sera accompagné d’une lutte drastique pour réduire les dépenses publiques inutiles. L’argent des Français est précieux. Chacun d’entre vous le gagne durement. Il doit donc être au service d’un État exemplaire et économe».

    Sur la justice fiscale François Hollande est revenu sur la contribution exceptionnelle de 75 % sur les hauts revenus. Elle sera réaménagée en tenant compte de la décision du Conseil constitutionnel a-t-il déclaré. On sait que cette décision fut perçue comme un coup politique, et d'amateurisme par l'opposition. En fait, elle fait l'objet d'un vide juridique. Certains impôts sont basés sur le revenu de la personne, alors que d'autres sont perçus sur le revenu du foyer. Cette taxe exceptionnelle de 75 % s'apparente, eu égard à sa durée, à une imposition à la personne plus qu'au foyer. En étant éphémère, elle n'a pas à être introduite dans le code des impôts. Les Sages en n'ont jugés autrement, c'est donc plus rétorsion politique qu'un bien fondé légal.

    Les autres points de cette allocution ont portés sur le retour de nos soldats d'Afghanistan, sur la révolution Syrienne, et sur la lutte des Africains contre le terrorisme au Mali.

    Les vœux de François Hollande.

    Le président fit appel à la solidarité en se rapportant aux plus fragiles, aux malades, aux personnes seules et isolées, et à celles en situation d'handicap ou qui connaissent la précarité et la solitude. Ce sont des citoyens un moment meurtris par la vie a-t-il déclaré.

    «Mon devoir, mon premier devoir, mon seul devoir, c'est de faire que notre pays avance et que la jeunesse retrouve espoir». «2012 a été l'année où ensemble nous avons engagé le redressement. 2013 sera l'année de la mobilisation de tous pour le réussir. Ce soir je veux vous dire ma confiance dans notre avenir».

    Pour clôturer, ses vœux à la Nation, François Hollande dans ses vœux à son équipe le 03 janvier 2013, a demandé qu'elle agisse en équipe.

    «Un gouvernement, ce n'est pas une addition d'individualités, c'est un ensemble qui a son identité, son image, sa personnalité. Et aussi son chef. C'est ainsi que vous devez agir». «Cette exigence est d'autant plus grande que la France affronte une situation particulièrement difficile», a-t-il ajouté. «2013, c'est l'année où nous devons réussir le redressement pour permettre aux Français d'en récolter les fruits».

    Il est vrai qu'il a manqué d'autorité laissant trop faire Arnaud Montebourg sur l'affaire Arcelor Mittal. Il a joué la pression sur Laskhmi Mittal entre la nationalisation provisoire et le reclassement des 630 salariés, ce qui fut mal compris et rejeté par une majorité des Français. Il eut finalement raison, la nationalisation provisoire aurait été une grave erreur, mais la cacophonie gouvernementale à laissé des traces d'un pouvoir à la dérive, ce qui ne fut pas le cas.

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