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  • FMI, la forte contrainte de réduction du déficit est,

    une erreur dans le modèle mathématique !

    Qui ne fait pas d'erreur, mais plus on est haut placé plus l'erreur a de lourdes conséquences.

    Document francetvinfo du 09/01/13.

    Non, l'austérité n'est pas une «erreur de calcul» du FMI

    Support Wikipedia Les experts économistes Olivier Blanchard et Daniel Leigth du FMI ont dû se rendre compte que, plus la réduction des dépenses appliquées aux réformes structurelles par les gouvernements du Sud de l'Europe, plus la croissance se faisait attendre et plus la misère augmentait, un encéphalogramme plat n'en donne pas. On comprend bien qu'il s'agit de la misère que subissent les populations de la Grèce, de l'Espagne, de l'Italie, du Portugal, si tant est, que l'on puisse qualifier, l'étranglement de ces populations, par l'application des recommandations du FMI. Ces pays ont une dette qui dépasse de beaucoup leur potentiel de croissance, donc peu de possibilités de réduire leur dette souveraine, et en termes comptables, le paiement des emprunts mine la croissance. C'est de l'arithmétique simple. Il est donc nécessaire, quelques soient les arguments plus ou moins farfelus, comme ceux de Jean-Luc Mélenchon lors de son débat avec Jérôme Cahusac, dans mots croisés sur la 2, préconisant d'attendre de rembourser, les banques apprécieront.

    De quoi s'agit-il, d'une relation simple, celle qui relie la variation du PIB à celle de la dette. En d'autres termes, la pente de la relation d(pib)/d(euro) = d [f (euros)] dans la fonction pib= f(euros) au point d'état considéré. Avant le 03 janvier, le FMI considérait 1=d [f(1)]d(1) c'est à dire pour un euro d'économie, c'était un euro de moins sur le PIB. Maintenant ce serait 3=d [f(1)]d(1), c'est à dire qu'un euro d'économie réduit le PIB de 3 euros ! Conclusion, il ne faut plus faire d'économie puisque cela va à l'encontre d'une croissance, mais aussi contre tout ce que l'on a pu apprendre lorsque l'on à une dette. Raisonnement aussi farfelu que celui de Mélenchon de ne rembourser notre dette que plus tard. Cela montre aussi que la prise en compte d'une conclusion aussi brutale ne tient pas et qu'il convient d'entrer dans le détail du modèle mathématique.

    Olivier Blanchard et Daniel Leigth donnent dans un document en PDF, en Anglais, les explications sur les erreurs de croissance et multiplicateurs fiscaux qui ne représentent pas les conclusions du FMI, mais seulement les erreurs de ces auteurs, c'est toute la nuance.

    Leurs conclusions portent sur les multiplicateurs réels, coefficients, qui auraient été plus grands que ceux des prévisionnistes. Ils reconnaissent que la réponse n'était pas facile, dans les modèles, dans lesquels, ces multiplicateurs fiscaux sont implicites, et qui dépendent de l'ajustement fiscal et des considérations économiques. Je laisse le lecteur approfondir le problème. Pour ces experts ce document est bien éloigné de ce qu'on lui fait dire.

    En d'autres termes, l'austérité n'est pas une erreur de calcul comme je le lis sur de nombreux articles du Net.

    Ou est alors le problème ? C'est Olivier Blanchard qui nous donne la réponse. Chaque année, le FMI publie sur la base de ses modèles des prévisions de croissance, et comme toutes prévisions, elles ne sont pas exactes. Une prévision est une extrapolation de ce que l'on connait qui ne tient pas compte de ce qui peut survenir même si, parfois, on peut en estimer l'importance, c'est que l'on nomme des faits aléatoires. En d'autres termes il est impossible de prévoir l'avenir.

    Dans ce cas les faits aléatoires sont un coup trop hauts, un coup trop bas. Or, depuis trois années, les prévisions du FMI, et des autres instituts prévisionnels, vont toujours dans le même sens, surestimer la croissance des pays qui mènent des politiques d'austérité budgétaire.

    Alors là, on se marre, quand on pense à tout ce que l'on a entendu de ces experts économiques et de ces chefs d’États, l'Allemagne en tête, qui ne voulaient même pas reconnaître la fausseté du raisonnement qu'ils soutenaient. Plus les peuples criaient au secours plus ils demandaient de serrer la ceinture.

    Selon les auteurs, c'est le professeur d'économie Alexandre Delaigue qui s'exprime, cette erreur systématique, donc toujours dans le même sens, ne peut signifier qu'une chose, les modèles du FMI sous estiment l'impact des politiques budgétaires restrictives, hausses d'impôts et réduction des dépenses publiques. Normal me direz-vous, avant de donner de l'argent, on demande de réduire la dette, de la part du FMI qui joue le rôle de conseil et de préteur, c'est normal.

    Pour l'auteur, il faut agir par comparaison. C'est évident, mais pour cela, il faut un modèle ressemblant au problème à traiter. Il faudrait deux pays identiques, donc compliqué, et de n'y changer que la politique budgétaire et voir ce qui se passe. Dans ce cas on n'a plus besoin d'experts économiques.

    La fonction des experts économiques est justement de prédire l'avenir avec ce qu'ils ont comme données dans le monde du moment. En d'autres termes, ils ne peuvent que se tromper par ce que des faits aléatoires peuvent survenir, la dévaluation de la monnaie, la baisse des taux d'intérêts, un gouvernement qui change et qui mène une politique différente.....

    Une chose est de toute façon certaine, l'austérité budgétaire qui réduit la dette donne confiance aux investisseurs, mais elle a un impact sur la compétitivité. La conclusion est qu'il faut agir sur ces deux paramètres, c'est ce que l'on pourrait appeler «l'austérité compétitive».

    En fait ce que l'on sait, c'est que l'on ne sait rien.

    Néanmoins comme l'écrit l'auteur, il faut faire des prévisions, donc il faut choisir. Sur les trente dernières années l'effet multiplicateur des politiques budgétaires dans les pays développés était de 0,5 c'est à dire que la relation s'écrivait, 0,5=d f[1]d(1) pour 100 euros de réduction du déficit, le PIB se réduisait de 50. C'est sur cette base que se sont faites les révisions annuelles du FMI. Olivier Blanchard et Daniel Leigth émettent l'hypothèse que les erreurs de prévision depuis trois ans sont dues à ce coefficient trop faible. Il sous estime l'impact des politiques d'austérité lorsque les banques centrales ne peuvent plus compenser, quand les taux d'intérêt sont ramenés à zéro, et que les ménages et les entreprises sont trop endettés.

    Pour Alexandre Delaigue, les experts économistes Olivier Blanchard et Daniel Leigth devraient être félicités. «Ces scientifiques établissent un modèle, font des prévisions, les testent, constatent des erreurs, cherchent à les expliquer, et publient leur erreur et l'explication de celle-ci». On aimerait voir cela plus souvent !

    Il faut aussi considérer que la conjoncture pousse à donner des explications tant les pays du Sud de l'Europe souffrent de cette austérité exagérée. En d'autres termes, ces experts se sentent un peu coupables d'avoir étranglé ces populations, même si ce ne sont directement eux qui en sont responsables. Il est aussi vrai que le jour où les politiques seront soumis à cette conséquence dire, «nous regrettons cette politique, les faits démontrent que je nous nous sommes trompés» on aura fait un énorme progrès. En fait, ils ne peuvent le dire, ce serait reconnaître une incompétence aux yeux de l'opinion, ils préfèrent en supporter les critiques qui, de toutes façons, quelques soit leur sincérité, elle sera toujours critiquée, la mauvaise foi aidant.

  • L'impéraliste Asiatique tire sa toile sur le vieux continent,

    en prenant des participations dans des domaines qui nous étaient réservés.

    Support Wikipedia Nous avons tous appris que les Chinois aimaient le vin Français, principalement le Bordeaux moins le Bourgogne. Bien que, fin août 1012, l'achat du château de Gevrey-Chambertin, en Bourgogne, par un magnat des salles de jeux de Macao provoqua un bel émoi en France. Comment, notre terroir vinicole séculaire puisse être racheté par des Chinois ? La décadence Française dans un domaine aussi prestigieux que son vin puisse, à ce point, être acheté par la Chine, ou la différence de classe ne fait aucun doute entre la misère et les fortunés, et qu'elle puisse ainsi investir des millions dans le vin, au lieu de soulager les classes les plus misérables ?

    Le 29/11/12 Les Échos nous apprennent également qu'un Grand cru classé de Saint-Émilion, le Château Bellefont Belcier, fut acquis par un investisseur Chinois. Une stupéfaction, avant les Chinois se contentaient de propriétés plus modestes. Notre France achetée par petits morceaux par la Chine ! D'autant qu'une trentaine de propriétés furent également achetées depuis 2008 surtout dans le Bordelais. On savait les Chinois amateurs de bons vins, ils consomment plus de 1,5 millions de bouteilles par an dans des bars à vin, mais principalement de la production locale. Les crus Français les plus prisés en Chine sont, le château Lafite-Rothschild, le château Latour, le château Mouton-Rothschild, château Margaux et le Haut-Brion, un rien, des vins à + de 400 € la bouteille suivant leur millésime.

    La Chine pays émergent ? Il l'a été, bientôt maître du monde à la fin de la décennie. Le PIB Chinois ne cesse de croître, avant 2020 il atteindra 25.000 milliards devançant celui des États-Unis. Il est déjà le second banquier des Américains. Et pourtant, il y a bien longtemps, ce pays de paysans fut colonisé par les Anglais, Hong-Kong, Singapour à la fin de la guerre de l'opium, les Russes avec la Mandchourie, puis les Japonais Mandchourie Sud, les iles Pescadores et Formose, (Taiwan), puis à nouveau le Tibet par la Grande-Bretagne, et puis la guerre Sino-Japonaise, et Mao Tsé-toung pendant la longue marche précuseure du collectivisme communiste faisant de ce pays un état totalitaire, voir la catégorie La Chine.

    Depuis, l'impérialisme communiste a créé de riches Chinois exploitants la misère des paysans, les oubliés du progrès. Le capitalisme triomphe en Chine, la terre appartient à l’État totalitaire. Tout pour la grandeur de la nation, rien pour le bien être des masses. La paysannerie, la vache à lait du développement de la Chine.

    Les Chinois sont présents en Afrique devenant le premier investisseur de ce continent. Ils ont rachetés de la dette du Portugal, de la Grèce en attendant d'investir dans la dette de l'Union Européenne. Cette richesse extérieure cache une inégalité des revenus bien plus grande que celle de nos vieux pays libéraux. Les fortunes ainsi constituées servent davantage à racheter des entreprises, des biens de prestige, qu'à améliorer les conditions de vie des populations paysannes, le made in France ébloui les Chinois.

    La Chine n'est pas seule, l'Inde ne s'en laisse pas compter, Chindia devient l'union inattendue. Pékin et New Delhi la main dans la main. Le Financial Times du 10 novembre 2011 titre «China and India call for action, écrit.

    «China and India have urged the developed world to act more responsibly in managing debt to restore global financial stability, according to a rare joint statement published by Beijing's finance ministry».

    «Chine et l'Inde ont recommandé au monde développé d'agir au niveau de la dette avec plus de sérieux afin de rétablir la stabilité financière globale mondiale, selon une rare communication commune publiée par le ministère des finances de Pékin».

    Cela ne signifie pas que la Chine et l'Inde renoncent au capitalisme, bien au contraire, c'est une déclaration d'avertissement, attention nous sommes là, le cas échéant, nous vous prévenons.

    Il y a quelques mois, GDF Suez annonça sa décision de filialiser son pôle exploration-production, d’en ouvrir le capital et d’en céder 30 % au fond souverain Chinois CIC. Les salariés du groupe nourrissaient déjà de fortes inquiétudes, l'Humanité.fr. Yves Ledoux, CGT, y voyait une stratégie de développement à l'international dans la recherche du profit maximal, comme suite aux craintes d'un désengagement des activités gazières en France et en Europe. Les gaziers furent unanimes pour condamner cette opération de perte de souveraineté nationale. Monsieur Jin Liquin, à la recherche d'investissements en Europe, impérialisme oblige, et patron du fonds souverain China Investment Corporation, CIC, dont l'actif du fond souverain s'élevait à 409, 6 milliards de dollars US en 2010, annonça dans une interview à Al-Jazira son intention de prendre une participation dans GDF-Suez, et expliquant,

    «les troubles qui se sont produits dans les pays Européens résultent uniquement de problèmes accumulés par une société en fin de course vivant d’acquis sociaux. Je pense que les lois sociales sont obsolètes. Elles conduisent à la paresse, à l’indolence plutôt qu’à travailler dur. Le système d’incitation est complètement détraqué. Pourquoi les habitants de certains pays de la zone euro devraient travailler jusqu’à 65 ans et plus alors que, dans d’autres pays, ils prennent aisément leur retraite à 55 ans et se prélassent sur la plage ?».

    Propos qui ne soulevèrent aucune critique des autorités Françaises de l'époque, sauf pour les gaziers, «l’entrée du fonds Chinois dans le groupe 
ne donne pas droit à imposer une cure d’austérité pour les salariés Européens, notamment ceux de GDF Suez», déclara Yves Ledoux.

    Mais plus encore récemment, le milliardaire Indien Lakshimi Mittal au sujet de la nationalisation partielle d'Arclor Mittal, ne déclara-t-il pas, «mais c'est le monde entier qui a été surpris. Si aujourd'hui, un pays comme la France, la cinquième économie du monde, parle de nationalisation, mais quel bond en arrière ! Ce genre de menaces sont de nature à faire qu'un investisseur y réfléchira peut-être deux fois avant d'investir en France», Le Figaro du 13/12/2012.

    Jin Liquin devrait réfléchir deux fois avant d'accuser les avantages sociaux comme facteurs de décroissance oubliant que la crise est plutôt celle du libéralisme qu'il préconise, la faillite de la banque Lehman Brothers en est à l'origine. Ce qu'il condamne, en fait, se sont les lois sociales qui font que les salariées ne sont pas payés avec une poignée de riz. Il est évident que si les entreprises Françaises payaient leurs salariés comme les Chinois le font leurs bénéfices seraient supérieurs.

    The New-York Times du 13 octobre 2011 titre «In Cooling China, Loan Sharks Come Knocking», «refroidissement en Chine, les usuriers viennent frapper».

    À Wenzhou, trois cents employés d'une entreprise d'équipements dans le liquide, Admi, furent enchantés que leur patron leur offrit tous frais payés un voyage de deux jours dans une station de montagne, mais lorsqu'ils revinrent, leur usine était vidée de son équipement. Leur patron, comme ceux d'entreprises privées, était endetté auprès des usuriers de plusieurs millions de dollars, par le fait que les banques gouvernementales ne prêtent qu'aux grandes sociétés gérées par l’État.

    Ce ne sont donc pas des lois sociales qui précipitent des fermetures d'entreprises dans cette région de Wenzhou.

    L'économie en Chine a commencée à ralentir du fait de la baisse des exportations vers les pays occidentaux en récession, mais aussi par le fait que beaucoup d'entrepreneurs se trouvent dans l'incapacité de respecter les modalités de payement sur lesquels les taux d'intérêt demandés sont aussi hauts que ceux des 70 % d'une prospérité nationale non régulée. Un tel prêt s'élèverait à 630 millions de dollars par an soit 10 % du produit intérieur brut selon les évaluations de la banque d'investissements UBS. La presse Chinoise regorgerait d'histoires de patrons fuyant le territoire pour échapper aux créanciers.

    Mais, ce qui inquiète le plus les Chinois se sont les fuites des cerveaux. Dans le très officiel China Daily, «Wealthy see greener grass abroad», deux sénateurs Américains ont fait une loi pour donner des visas de résidence aux étrangers qui dépenseraient 500.000 dollars, 350.000 €, pour acheter une propriété aux États-Unis ou investir dans les petites et moyennes entreprises. Les Agences immobilières auraient reçus de nombreux appels téléphoniques de Chinois s'informant des modalités pour obtenir la fameuse «green card» dans les trois années. Selon les informations Américaines, les investisseurs migrants qui ont obtenu une green card, sont, sur l'exercice 2010, sont plus de 70.000 Chinois. Durant les cinq dernièrent années, le nombre de migrants se serait accru de 73 %.

    Cette fuite des cerveaux Chinois, si l'on peut la qualifier ainsi, est semblable à celle que nous connaissons en France. L'exode «des riches» vers les pays à fiscalité avantageuse, Belgique, Suisse, Russie, Royaume-uni, ... ne cessent depuis que les impôts sont augmentés avec cette taxe de 75 %.

    Des dirigeants de ces pays en font même un argument d'attraction pour les riches Français. Le premier ministre Russe dans une interview au Figaro.fr du 26/11/2012, déclara «qu'en Russie que l'on soit riche ou pauvre le taux d'imposition est de 13 %», pas étonnant que le pays soit pauvre, et de quoi attirer nombre de riches. «On nous dit que les oligarques devraient payer plus, mais nous ne voulons pas que les capitaux partent à l'étranger, dans des circuits opaques».

    Le Monde diplomatique de janvier 2013, sous la plume de Serge Halimi, nous apprend que l'historien Britannique Perry Anderson rappelait qu'en 1815 lors du Congrès de Vienne, cinq puissances s'étaient concertées, la France, le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche, la Russie, pour prévenir la guerre et écraser les révolutions. Selon lui, le nouvel ordre mondial serait gouverné par une nouvelle pentarchie, qui réunit, les États-Unis, l'Union Européenne, la Russie, la Chine et l'Inde. Mais le monde qui est construit ne garantit rien contre les nouveaux soubresauts à venir.

  • Otages, faut-il négocier, est-ce la meilleure solution,

    est-ce toujours possible si non, que faire ?

    Support Wikipedia Les récents évènements nous mettent devant ce dilemme qui n'a pas de solution satisfaisante. La prise d'otages contemporaine s'exprime par un acte d'agression contre un ou plusieurs pays, par un moyen de pression, chantage, afin d'obtenir de l'argent pour financer l'activité de groupuscules terroristes, ou la libération de prisonniers, voire même un ultimatum politique, contre l’emprisonnement de longue durée, ou la vie des otages. Ces chantages ont toujours existés, même au Vème siècle A.J. après la bataille de Sphacterie pendant la guerre du Péloponnèse qui voit une victoire Athénienne sur Sparte. Les Spartiates faits prisonniers furent utilisés comme otages dans le but de priver Sparte de sa supériorité militaire, Wikipédia.

    C'est donc dans la nature des choses que d'imposer par la contrainte, c'est l'arme des faibles qui peut s'avérer redoutable.

    Plus récemment la prise d'otages célèbre fut pendant les Jeux olympiques de Munich au cours de l'été 1972. Le 5 septembre, des membres de l'équipe olympique d'Israël furent pris en otage et assassinés par des terroristes membres de l'organisation palestinienne Septembre noir.

    Puis, lors de la crise Iranienne, marquant le début de la république Islamique d'Iran. Le 4 novembre 1979, 400 étudiants prirent d'assaut l'Ambassade des États-Unis et firent 56 otages pour la libération du Shah d'Iran. 13 des 56 otages furent libérés deux semaines après, les autres restèrent 444 jours prisonniers. Ce n'est que le 20 janvier 1981 à l'investiture du président Reagan qu'ils furent libérés.

    Puis l'enlèvement à Beyrouth de Jean-Paul Koffmann avec Michel Seurat le 22 mai 1985. Il fut libéré le 4 mai 1988 avec d'autres otages, Michel Seurat étant mort en détention. Le 7 mars 2006 son corps fut rapatrié en France.

    On ne compte plus les prises d'otages dans le monde dont certaines furent sanglantes.

    En 2002 une cinquantaine de rebelles Tchétchènes pénétrèrent au théâtre de Moscou remplit de 850 spectateurs, ils exigèrent le retrait des forces Russes de Tchétchénie et la fin de la seconde guerre. Le 26 octobre, trois détonations à l'arme automatique engagèrent les forces spéciales Russes dans l'assaut au théâtre. 36 preneurs d'otages furent tués, 67 otages morts, 750 spectateurs furent libérés. En 2004 la prise d'otages de Beslan le 1er septembre, des centaines d'enfants et d'adultes furent pris par des séparatistes Tchétchènes dans une école lors de la seconde guerre de Tchéchénie. Une explosion dans l'école d'origine non élucidée provoqua un mouvement de panique des enfants, sur lesquels les preneurs d'otages tirèrent et avec une intervention à brûle-pourpoint des forces spéciales Russes 344 civils furent tués, dont 186 enfants.

    Les récentes prises d'otages Français en Somalie et en Algérie, nous mettent devant des responsabilités qui rendent nos gouvernants désarmés. Que faire, la première action est bien sûr d'entrer en contact avec les ravisseurs afin de connaître leurs exigences, le souci étant de préserver autant que faire se peu la vie des otages. Des contacts secrets sont menés au moyen d'intermédiaires connaissant la région et ayant des possibilités d'approche des ravisseurs. Ceux-ci ont tout intérêt à favoriser une liaison dans le but d'obtenir la rançon de leur méfait. En général, ce n'est qu'après de longs mois que la situation s’éclaircit, il leur faut laisser murir la situation afin que l'opinion publique s'émeuve, ce qui pour eux est le moyen d'obtenir le maximum d'exigences. Finalement au terme de plusieurs mois ou d'années les otages sont libérés au moyen du paiement d'une rançon bien que ce fait fut toujours démenti. On ne peut comprendre autrement.

    Cette logistique est en général bien comprise et donne des résultats dans la mesure où le but des ravisseurs n'est que de l'argent, bien que cela pose le problème du financement du terrorisme, mais c'est un risque limité eu égard à la vie des otages.

    Ou la situation se complique, c'est lorsque les ravisseurs sont des fanatiques religieux dont le but est d'imposer leur doctrine dans un but de domination, c'est ce qui c'est passé en Somalie par le groupe islamiste somalien Al Shabbaab issu de la fraction la plus dure de l'Union des tribunaux islamiques, qui milite pour l'instauration de la charia. On n'en connait maintenant un peu plus sur l'opération menée par le commando Français en Somalie. Il était composé d'une cinquantaine d'hommes avec cinq hélicoptères pour une action en pleine nuit. Le but était la libération de l'otage de la DGSE Denis Allex détenu depuis le 14 juillet 2009. On sait que l'opération fut un échec, les Shebab furent prévenus par la population, ce qui permit qu'ils s'arment. Les Français s'étaient posés à trois kilomètres de la localité ou était maintenu Denis Allex, les Shebab, environ une centaine, qui étaient prêts à se défendre les attendaient selon un commandant local Islamiste, Cheikh Mohamed Ibrahim. Des combats acharnés durèrent environ 45 minutes, jusqu'au retrait de nos soldats. Selon le Huffington Post, l'otage Denis Allex serait mort exécuté à Bulomarer, localité du sud de la Somalie, raconta un responsable à l'AFP, qui s'exprimait au téléphone sous couvert d'anonymat.

    On ne connait pas les tractations qui eurent lieu entre ces Islamistes et le gouvernement Français pour libérer notre soldat. Ce que l'on peut penser, c'est si elles eurent lieu, qu'elles n'ont pas abouti, ce qui justifierait l'opération. Elle avait été bien préparée, et des conditions métrologiques favorables permirent qu'elle eu lieu.

    Quant à la prise d'otages au site gazier d'IN AMËNAS, qui fait l'objet de tous les commentaires au point d'éclipser l'intervention au Mali, on sait que les Algériens ne négocient pas, ils appliquent la logistique Russe, l'attaque. Les raisons sont liées à leur combat contre les terroristes qui ont fait de milliers de victimes dans la lutte contre les Groupes Islamiques Armés, GIA, le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, GSPC, et Al-Qaida au Maghreb islamique, Aqmi, la fermeté est la politique anti-terroriste d’Alger. Il est en outre évident, que la prise du site stratégique gazier, constitue une agression mettant en cause la production de gaz qui est une des importantes ressources commerciales Algériennes.

    On peut critiquer les autorités Algériennes comme le firent les Japonais les Anglais, les Américains, facile dans un bureau, par ce qu'il y aurait des morts. Mais comment résoudre cette prise d'otages lorsque les ravisseurs réclament l'arrêt de l'intervention Française au Mali, et la libération d'une centaine de militants Islamistes détenus par l'Algérie ? Le gouvernement Algérien a donc agit seul, sans prévenir les gouvernements des otages concernés, montrant ainsi sa souveraineté et qu'il n'avait nul besoin des autres puissances pour résoudre cette prise d'otages.

    Il est évident que l'on ne peut négocier ces conditions, et dans ce cas, que reste-t-il comme possibilité ? Laisser pourrir la situation semble encore pire que l'attaque, puisqu'elle permettrait aux ravisseurs de s'implanter plus efficacement, et laisserait les otages blessés dans une situation intenable avec une ceinture d'explosifs. Parfois l'hypocrisie de certains gouvernements vous coupe le souffle.

    Les terroristes étaient, semble-t-il, de plusieurs nationalités, Égyptienne, Tunisienne, Algérienne et un homme noir, probablement Nigérien ou Malien. Impossible de savoir combien ils étaient en tout. L'un d'entre eux parlait l'anglais avec un accent parfait. Ils étaient très bien préparés, connaissaient le site, la base de vie et le complexe gazier. Pour Le Figaro.fr l'opération fut préparée de longue date, le mode opératoire ne montre aucune improvisation. Les terroristes ont coupé la production de gaz immédiatement après avoir pris le contrôle de l'usine.

    2Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe Islamiste «les signataires par le sang», auteur de la prise d'otages, document l'Humanité.fr.

    L'argumentation consistant à déclarer que cette prise d'otages au site d'IN AMËNAS, était la riposte du groupe terroriste du chef Islamiste Mokhtar Belmokhtar au survol de l'Algérie par les avions Mirage français ne tiens pas, mais elle en fut probablement le déclencheur. Selon le quotidien Algérien Liberté du jeudi 17 janvier «Alger paie pour son implication dans la gestion de la crise Malienne». Même son de cloches pour le quotidien d'Oran, «In Amenas reçoit de plein fouet l'effet de la guerre malienne. Plus rapidement qu'on ne l'attendait». Vendredi 18 janvier les troupes Algériennes encerclaient encore le site gazier, sans plus de renseignement.

    Le mouvement du site démocratique arabe Assawra, indique 18 janvier que 639 otages dont plus de 66 étrangers furent libérés. Près de 650 otages, dont plus de la moitié des 132 otages étrangers, a rapporté l’APS, Algérie Presse Service, alors que les forces spéciales Algériennes cernent toujours le site de l’usine d’IN AMËNAS. L’APS précise, citant la même source, que le bilan exhaustif n’est pas encore établi car certains employés étrangers du site gazier s’étaient abrités dans divers points du site. Il s’agit d'un premier bilan de source Algérienne sur les otages.

    Le 19 janvier l'épilogue sanglant prit fin après l'assaut final au terme de quatre jours de suspense. «C'est fini maintenant, l'assaut est terminé, les militaires sont à l'intérieur de l'usine et sont en train d'enlever les mines posées par les islamistes», selon une source informée. Le ministre de la défense Britannique, Philip Hammond déclara, «les pertes en vie humaines sont épouvantables et il faut dire clairement que ce sont les terroristes qui en portent l'entière responsabilité», le discours a donc changé. L'APS annonça que sept otages étrangers périrent par représailles, et que onze ravisseurs furent tués. Depuis le début des affrontements, entre 25 et 27 otages étrangers furent tués. Selon le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian, il n'y avait plus samedi matin d'otage Français détenu à Tiguentourine.

    Selon un bilan officiel provisoire du ministère de l'intérieur Algérien, cité par l'agence APS, 23 otages seraient morts depuis mercredi, ainsi que 32 ravisseurs. Les forces Algériennes ont pu libérer «685 employés Algériens et 107 étrangers, selon le ministère de l'intérieur. Le groupe terroriste, qui a accédé au territoire national à partir de pays limitrophes, à bord de plusieurs véhicules tout terrain, était constitué de 32 criminels, dont trois Algériens, avec des spécialistes en explosifs», précise la même source, ajoutant que «les autres criminels sont de différentes nationalités».

    Mais les dernières informations font part de la découverte par les autorités Algériennes de 25 corps d'otages à l'intérieur du site gazier. Cela porterait à 48 otages tués.......Le site El Watan.com informe qu'une trentaine d'autres corps sont découverts sur le site gazier. Il s'agirait d'Algériens et de soldats de l'ANP, Armée Nationale Populaire.

    Pour François Hollande, l'Algérie a eu les réponses adaptées, les négociations n'étaient pas possibles. «Nous n'avons pas encore tous les éléments mais quand il y a une prise d'otages avec autant de personnes concernées, et des terroristes aussi froidement déterminés, prêts à assassiner, ce qu'ils ont fait, leurs otages, un pays comme l'Algérie a les réponses qui me paraissent, à mes yeux, les plus adaptées car il ne pouvait pas y avoir de négociation».

    Quelle conclusion tirer de cette prise d'otages, le gouvernement Algérien a-t-il bien fait de donner l'assaut, ou aurait-il fallu négocier ? Le débat est ouvert.

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