Avertir le modérateur

- Page 5

  • Pour ces économistes qui occupent l'espace médiatique,

    la crise quelle aubaine !

    Économistes et conflits d'intérêts !

    Support Wikipedia On a jamais tant vu les économistes occuper ainsi la politique et l'espace médiatique. Pas un homme politique de premier plan ne travaille sans prendre l'avis de ces personnes qui apparaissent en cette période de crise mondiale incontournables, comme s'ils ne se trompaient pas. Au fait même de la finance, ils apparaissent les plus aptes à analyser la situation économique. Mais combien avaient-ils prévus la chute de Lehman Brothers et la crise mondiale qui s'en est suivi ? En fait, ils ne savent analyser que sur des bases connues, mais quand elles sont défaillantes comment prévoir ce qui peut survenir de désagréable, c'est une autre histoire. Pourquoi, tout simplement par ce que leur analyse repose sur ce qui a faillit, et qu'ils ont des difficultés à se projeter dans l'après. De plus, sont-ils au fait même de l'évolution de la finance par ce qu'elle est insidieuse et qu'elle irait trop vite ? Les analystes financiers des grandes banques mondiales seraient à même de donner l'état économique mondial à condition que celui-ci soit palpable ce qui n'est pas certain, bien qu'il repose sur peu de pays. De plus, ces analystes financiers sont tenus au secret, par leurs relations, et ne peuvent intervenir, sans conflit d'intérêt. C'est donc un jeu difficile entre l'obligation de réserve envers leur banque et les conseils qu'ils pourraient prodiguer aux économistes qui sont pour la plupart des enseignants. En outre, ils engageraient leur responsabilité tout au moins leur crédibilité, et c'est pour eux le paramètre qui justifie leur revenu. Il faut peu de choses pour que tout bascule, les traders peuvent en un clic acheter et vendre des sommes considérables qui pourraient mettre en difficulté les États, d'autant plus si leur gestion est critique, c'est à dire très endettée.

    Il est évident que pour la plupart des économistes c'est la rigueur qu'il faut faire, c'est tout simplement le bon sens. Une gestion saine est difficilement attaquable, elle est la garantie contre toutes fluctuations monétaire et économique. Seulement le monde vit à crédit, il a été boosté par les banques, et il ne peut plus s'en passer. C'est comme dans une famille, si elle est endettée, achetant à crédit, elle aura toutes les difficultés pour supporter les aléas de la vie courante, et pour cela pas besoin d'économistes. Donc sans croissance, comment se dégager du crédit qu'il faut rembourser, la rigueur seule ne peut le faire, c'est aussi du bon sens.

    Ces économistes ne sont pas nombreux, à apporter la divine parole pour sortir la France de la crise. Pour quelques uns, ils ne voient que la réduction des avantages durement acquis par les luttes sociales accusées de tous les maux de notre crise. Réduire les dépenses c'est à dire supprimer les aides sociales, améliorer la compétitivité par des réformes structurelles, c'est à dire réduire les charges patronales, une vraie politique à la Merkozy. Mais bien sûr laisser augmenter le profit des actionnaires, et des grands patrons. Et puis, inhiber les syndicats, ces partenaires sociaux qui prennent politiquement position, et mettre à bas les conventions collectives. En fait, détruire les avantages acquis par les luttes syndicales alors qu'une politique de dialogue comme en Allemagne est génératrice de croissance.

    Alain Minc, le visiteur du soir, conseiller de Sarkozy vous le dira, c'est la vertu budgétaire qui crée la confiance, et il a raison, voir L'obstination à préconiser l'austérité serait-elle. On ne prête qu'à ceux qui peuvent rembourser, en d'autres termes on ne prête qu'aux «riches». Alain Minc cette éminence grise qui déclare «la gauche ne peut gagner que par effraction», une culture conservatrice qui n'évolue pas. Il participe aux directoires de plusieurs sociétés comme Valeo. Il a été président du conseil de surveillance et de la Société des lecteurs du Monde. Une triste affaire qui ne lui est pas réjouissante, voir Le Monde SRM plébiscité par BNP. Siégeant à plusieurs conseils d'administration de grandes entreprises. Il est, ou a été membre de plusieurs groupes influents comme la Fondation Saint-Simon, ou le Club du Siècle. Depuis l'ouverture de Direct 8, il est éditorialiste de l'émission intitulée «Face à, Alain Minc», et serait président de l'organisation non gouvernementale EuropaNova, ce que je n'ai pu vérifier. Il écrit aussi dans Métro. Notons, que dans les médias il n’est que professeur d’économie mais en aucun cas conseiller de grandes entreprises.

    Il a traité Jacques Attali son imminent collègue d'ingrat par ce que Attali dans une tribune au Monde.fr écrit, «chercher la trace, il ne restera que du vent», se pose la question que restera-t-il du Sakozysme ? Étrange question,.....dans quel pays,.....dans vingt ans, dans l'histoire de l'Europe et du monde ?

    Le Monde diplomatique de mars titre un article «les économistes à gages», conflits d'intérêts connivences médiatiques. Il reprend d'ailleurs un texte du blog Fortune de François Desouche. Il est vrai que la frontière entre les deux est faible, donc facilement franchissable. L'effet Dracula ce personnage qui se nourrit du sang des autres, en image aux économistes qui se nourrissent des arguments des uns et des autres. Et de citer la controverse entre la collusion des économistes et des institutions financières. «Nombre d'universitaires invités par les médias pour éclairer le débat public, mais aussi de chercheurs appointés comme conseillers par les gouvernements sont en effet rétribués par des banques ou de grandes entreprises». Et de clamer, un expert peut-il «en toute indépendance prôner la dérégulation financière» quand il occupe simultanément un poste d'administrateur d'un fond d'investissement ?

    Fortune écrit, «ces liaisons dangereuses sources de conflits d’intérêts, ne sont pas secrètes. Mais leurs bénéficiaires se gardent bien d’en faire la publicité. Avant le cataclysme de 2008, chacun s’accommodait de l’équivoque, les journalistes exhibaient leurs experts censément neutres, lesquels empochaient les dividendes de leur ubiquité sous forme de notoriété accrue et d’espèces sonnantes et trébuchantes».

    François Hollande social démocrate de gauche et un peu à droite, un candidat essentiellement de gauche n'avait aucune chance en France. Il sait qu'il aura besoin de rassurer le monde des affaires. Ne pas en tenir compte serait une erreur. Bien qu'il veuille modifier le traité de stabilité financière de la zone euro pour y mettre un volet croissance, il ne veut pas le supprimer. Il n'est pas opposé dans son cadre à l'application d'une politique de réduction des déficits donc de la dette puisqu'il prévoit l'équilibre des finances publiques pour 2017. En fait, il veut étaler l'austérité sur cinq ans par ce qu'il pense croissance, donc dépenses. François Hollande est devenu le président de la république qui eut le plus de soutiens des économistes.

    Challenges du 16/10/2011 publie sous la plume de Fanny Guinochet et de Gaëlle Mach, les économistes qui sont derrière lui.

    Elie Cohen,

    ancien soutien de Martine Aubry, Directeur de recherche au CNRS et à Sciences Po, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, il est aussi administrateur des firmes EDF Energies Nouvelles, Steria et Pages Jaunes, ex-administrateur d’Orange et Vigeo.

    Jean-Hervé Lorenzi,

    Professeur à l’Université Paris-Dauphine, président du Cercle des économistes, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, ex-conseiller du président du groupe Havas et du Premier ministre socialiste Édith Cresson, actuelle administrateure de BNP Paribas Assurances, de la Cie financière Edmond de Rothschild, et membre du conseil d’orientation de l’Institut Montaigne, think tank créé par Claude Bébéar, Axa.

    Jean-Paul Fitoussi,

    Président de l’Observatoire français de la conjoncture économique, OFCE, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, ex-coordonnateur de la «Commission sur la performance économique et le progrès social», lancée à l’initiative du président Sarkozy, et président de la sous-commission de la «Commission des Nations-Unies sur la Réforme du système monétaire et financier international», ce chroniqueur du Monde et de La Republica est aussi administrateur du trust financier Italien Sanpaolo IMI, de Telecom Italia et de Banca Sella Holding.

    Il y a aussi Philippe Aghion de Harvard, Thomas Philippon de l’université de New York. On voit que ces économistes gravitent aussi bien à droite qu'à gauche et conseillent aussi bien Sarkozy et Hollande. Pour eux la couleur politique n'existe pas. Il a aussi Anne Lauvergeon, Henri de Castrie, Christophe de Margerie et Jean-Paul Jouyet. Si avec ces conseils François Hollande ne redresse pas nos finances, c'est à désespérer.

  • Les premiers dossiers sociaux laissés par la gestion Sarkozyenne

    en attendant les comptes de la nation.

    Support Wikipedia Nous le savions, Hollande aussi, nous ne sommes pas surpris. Sarkozy a laissé une France dans un mauvais état. Que ce soit pour les hôpitaux, comme pour l'enseignement, comme pour la police, comme pour l'emploi, comme pour la justice, la France est meurtrie. Le chômage est à 11 % dans la zone euro en avril selon les données corrigées saisonnières d'Eurosat. En France il se situe à 10,2 %, mais bien entendu, il ne prend pas en compte les plans sociaux qui ont été gelés pendant la campagne présidentielle. C'est dur et la droite n'a pas honte de son bilan. François Hollande n'a rien caché, à son entretien télévisé avec David Pujadas le mardi 29 mai, quand il déclara que des sacrifices seront demandés. Il récolte un héritage cancéreux qui mine par ses métastases la Nation. Sa volonté suffira-t-elle pour les surmonter ? Sa tâche porte beaucoup d'attentes des Français qui ne pourront toutes être satisfaites. Ce qui fait jaser l'opposition espérant qu'il échoue, ce qui ne l’exauce pas de son bilan et ne serait pas bon pour la France.

    Au premier trimestre le nombre de plan de sauvetage de l'emploi a baissé de 22 %. Les élections permirent de mettre sous silence 45.000 emplois menacés selon la CGT dans 46 entreprises différentes. De vraies bombes à retardement. Le 15 février, les patrons de la Fnac et d'Areva reçurent des instructions de Xavier Bertrand, ministre du travail, pour ne pas durcir leurs projets de licenciements. PSA et Renault promirent de ne rien annoncer avant le mois de mai. La FNAC faisait part de son intention de licencier 500 personnes dont 300 en France. Le groupe Areva projetait de se délester de 3.000 emplois en France, sans compter ses filiales. Chez Renault ou l’État est actionnaire à hauteur de 15 %, les mesures d’économie évoquées fin décembre par Carlos Tavares, le DG du groupe, furent repoussées de quelques mois. Elles devraient prendre effet au second semestre et non au premier comme prévu à l’origine.

    Ces élections furent pour les sociétés une attitude complice en masquant les plans sociaux, mais aussi la pression du gouvernement sur les entreprises publiques. L'annonce au cours de la campagne présidentielle de fermetures d'usines aurait conduit à un climat encore plus néfaste pour Sarkozy. Il fallait donc attendre le dénouement. S'il avait été réélu, il aurait eu à affronter les mêmes plans sociaux, mais de sa responsabilité.

    Ce que l'on sait, c'est qu'il a montré sur bien des dossiers son impuissance à apporter des solutions aux emplois perdus. L'essence de sa politique convergente avec celle de l'Allemagne en est la conséquence, il ne pouvait de ce fait contraindre, privilégiant des mesures structurelles. Alors, l'opposition ironise sur le fait que François Hollande pourrait faire mieux. Cela signifierait qu'une seule politique est possible, la leur. Cela fait penser aux indispensables qui savent tout et qu'après eux c'est le chaos. La politique précédente était compatissante, laxiste, envers les délocalisations, elle ne luttait pas par ce qu'elle convergeait avec la philosophie commerciale de la Commission européenne. Abaisser le niveau des pays les plus avancés pour permettre aux autres de s'élever. Une politique plus volontariste et contraignante, moins liée à cette droite Européenne, en termes d'emplois, en subventionnant des investissements et en aidant les moyennes et petites entreprises ne serait-elle pas une autre solution ? Dans l'attente faisons confiance à cette nouvelle majorité.

    Au premier trimestre seul 217 plans de sauvegarde de l'emploi ont ainsi été enregistrés, soit 22 % de moins qu'à celui de 2011, alors que la conjoncture s'est dégradée. Durant les quatre premiers mois de l'année, 106 fermetures de site ont ainsi été annoncées, souvent sans s'être encore traduites par des mesures sociales, selon l'observatoire Trendeo. C'est 60 % de plus que durant la même période de 2011 ! Dans le même temps, le nombre d'ouvertures a reculé. Entre les nouveaux sites et ceux qui disparaissent, «on assiste à une perte nette d'une dizaine d'usines par mois depuis janvier», note David Cousquer, de Trendeo. Pour l'Entreprise 137.000 postes pourraient disparaître d'ici à 2016. Un bilan éloquent pour le précédent gouvernement.

    Les plans vedettes, ce sont les usines dont les difficultés ont défié la chronique, Fralib, Pétroplus, Florange, Aulnay Peugeot Citroën qui a déjà engagé un plan de suppression de 1.900 postes en 2012 et menace le poste d'Aulnay de fermeture 3.000 personnes au tapis. Le 07 mai, Camiva, 171 salariés, annonçait la fermeture de son site savoyard de production de véhicules de pompiers. Le 09 mai, Général Motors mettait en vente son usine de boîtes de vitesses de Strasbourg, 1 000 salariés sont concernés. Le groupe Doux leader Européen de la volaille, de la marque du Père Dodu, 3400 salariés serait en cessation de paiement et près de 700 à 800 éleveurs sous contrat. Mais aussi Lejaby d'Yssingeaux dont on ne sait ce qu'elle est devenue. Sarkozy avait reçu les salariés et avait chargé Laurent Vauquier de trouver un repreneur qui devait prendre en charge les ouvrières dans la maroquinerie ? Et puis, Neo sécurité dont son PDG appelle au secours évoquant un hasard malheureux et qui fait un chantage de 15 millions d'euros par ce que sa société se trouve en cessation de payement, c'est 5.000 salariés qui sont concernés.

    Du coté de la grande distribution le groupe Carrefour s’apprêterait à supprimer plusieurs milliers d'emplois en France selon les syndicats, qui devaient rencontrer le nouveau PDG Georges Plassat en mai. Dans la banque, les quatre principaux établissements Français, BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et Natixis, ont prévu de supprimer 2.400 postes dans les activités de marché, et pour certains ont commencés à diminuer leur effectif de 11% d’ici à 2013. Pour l'heure enfin, c'est dans le transport maritime que ça chauffe le plus, la crispation est à son comble entre la direction de la Société nationale Corse Méditerranée, SNCM, et la CGT des marins de Marseille. La carte des emplois en sursis.

    Document du JDD du 27 mai 2012

    Le nouveau gouvernement sait très bien qu'il est attendu sur l'emploi. C'est pour cette raison qu'Arnaud Montebourg fait preuve d'un volontarisme appuyé en essayant de régler certains problèmes de fermetures de sites, comme chez Fralib à Gémenos ou chez Technicolor à Angers. Pour l'instant, rien d'autre que de remettre autour de la table patronat et syndicats de ces sites. Il est évident que l’État ne peut pas tout dans le privé, mais ce qui compte avant tout c'est la volonté.

    François Hollande avait déposé, en février 2012, au nom du groupe socialiste, une proposition de loi à l'Assemblée visant à obliger un industriel se désengageant d'une usine à la céder à un repreneur. Cette proposition fut repoussée par la majorité d'alors. Elle obligeait à chaque fermeture d'une usine l'entreprise à en informer le Tribunal de commerce qui serait chargé de désigner un mandataire pour trouver un repreneur. Si l'entreprise refuserait toute proposition de reprise dans le cas d'une entreprise rentable, le Tribunal pourrait imposer un plan de cession. Le texte n'interdirait pas une fermeture d'usine mais obligerait à sa cession si elle s'avèrerait rentable et qu'un repreneur se présente.

    Et puis, il y a le contrat de génération, qui serait adapté à chaque entreprise, pour favoriser l'emploi des jeunes en CDI et le maintien en activité des séniors. L'idée est l'embauche d'un jeune de moins de 30 ans qui serait placé sous tutorat d'un sénior de plus de 55 ans. L'entreprise qui appliquerait cette convention pendant cinq années serait exonérée de charges sur les deux salaires. Mais aussi la lutte contre les licenciements boursiers, évoqués par Ségolène Royal, et reprise par le gouvernement en vue d'un projet de loi avance-t-on au cabinet de Michel Sapin.

    La rafale de plans sociaux précipite l'urgence d'une cellule pour y faire face. Le nombre d'entreprises en danger serait selon lui au nombre de 36 de taille différente dans des situations différentes.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu