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  • Un gouvernement d'énarque et de supers diplômés,

    le retour des castes des grandes écoles,

    Support Wikipedia mais aussi d'universitaires. Les deux tiers des membres du gouvernement sont issus de la fonction publique, quatre sont énarques, et le reste vient de l'enseignement. Aucun n'a de ce fait une expérience industrielle au moment ou c'est l'industrie qui pose le plus de problèmes. Mais dira-t-on que la base du gouvernement est celui reconduit des législatives, qui n'a pas démérité en appliquant le programme présidentiel par décrets. Le gouvernement n'a pas une forte potentialité économique industrielle, il est seulement politique. Les législatives brillamment remportées on pouvait penser un élargissement vers la société industrielle, et bien non !

    Quatre nouveaux ministres dont il fallu attendre trois heures pour les connaître. Que l'ajustement a dû être difficile, le respect de la parité, le besoin de récompenser, mais aussi d'ajuster les problèmes de cette cohabitation de divers horizons ont fait que l'écologie change de mains. Il y avait comme un petit problème entre Christine Taubira à la justice et Delphine Batho, la protégée de Royal. Elle était étouffée par cette femme au caractère bien trempé. Alors pour faire plaisir à Royal, et on peut le comprendre, Batho se retrouve à l'écologie, ce qui, eu regard à l'expérience de Nicole Bricq, ne satisfait pas les Verts. Son problème aurait été son opposition à propos d'un permis de forage en Guyane. Les associations environnementales seraient au fait du problème. Le lobby pétrolier Shell en Guyane ne serait pas d'accord avec une remise à plat sur les forages annoncée le 13 juin par Nicole Bricq Une éviction d'après Jean-Vincent Placé. «Je voudrais connaître les tenants et les aboutissement» de ce remplacement, a-t-il déclaré, en souhaitant que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, «puisse donner des explications sur le sujet». Car «on sait que Mme Bricq connaît très très bien les dossiers économiques et écologiques». Qu'importe on ne peut faire plaisir à tous, d'autant que la parité est respectée, et que ce gouvernement de 38 ministres et délégués reste inférieur à celui de Rocard 49 en 1990. Restait le cas de Robert Hue qui avait manifestement fayoté lors des meetings de François Hollande. Ce sera pour un prochain remaniement, il sait attendre.

    Pouvait-on s'attendre à autre chose d'un super diplômé comme François Hollande, HEC, Science-Po et l'ENA. Ce n'est pas un scientifique, mais un universitaire, licence de droit, donc une certaine polarisation de sa culture, qui n'est donc pas complète. Les présidents qui firent des débuts scientifiques furent Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac tous deux ont fait l'ENA, Giscard d'Estaing après polytechnique et Jacques Chirac après Sciences-Po, tous deux taupins. Mais sans expérience industrielle. Jean-Marc Ayrault fait figure de second de la classe il n'est qu'universitaire certes professeur d'Allemand du second degré, mais beaucoup d'expérience parlementaire et surtout maire d'une grande ville. François Fillon est également universitaire maîtrise de droit et DEA, mais il ne détonait pas avec Sarkozy, droit privé et DEA en sciences politiques. Bien sûr la valeur ne se détermine pas qu'aux diplômes mêmes les plus prestigieux, c'est d'ailleurs pour cela que l'on ne comprend pas qu'il n'y est pas au moins un industriel de renom dont l'expérience serait incontestable pour traiter les lourds dossiers des plans sociaux.

    C'est Arnaud Montebourg universitaire, licence de droit, Sciences-Po mais échoue l'ENA, avocat, encore un métier ou l'on parle beaucoup qui est en charge de ce dossier. Que connait-il de l'industrie, y-a-t-il travaillé ? Bien sûr à haut niveau on pourrait dire que cela n'a pas d'importance, pas si sur pour comprendre les difficultés managériales des industriels privés. A ce niveau, c'est de la politique dont il s'agit en fonction des impératifs de rentabilité et du carnet de commandes. Un homme politique est-il plus adapté pour résoudre les problèmes industriels qu'un industriel ? C'est un peu comme pour le gouvernement précédent, Eric Woerth et Xavier Bertrand ministres du travail sont des universitaires sans expérience industrielle, ce qui ne retire rien à leur valeur. Là, il s'agit d'industries privées dirigées par les patrons et des actionnaires, et le pouvoir politique n'en a aucun. Comme on peut le remarquer, et pas seulement pour ce gouvernement, les hauts fonctionnaires des grandes écoles prétendent traiter de ces problèmes par des lois contraignantes qui vont souvent à l'encontre des buts recherchés dans l'industrie privée. C'est avant tout un problème commercial et de compétitivité sur, à la fois, la qualité des produits et leurs coûts.

    Le problème commercial international est du domaine politique pour lutter sur la concurrence déloyale, les délocalisations, et l'espace de Schengen par suite de notre engagement Européen, et la mondialisation. Mais pour la compétitivité c'est plutôt du domaine de l'industriel. On voit bien la dualité de compétences dans ce dossier. Pas d'ingénieurs, non plus, pourtant il y en a de grands parmi le corps des Mines de Paris. Dans tous les gouvernements, ce corps de compétence est écarté, il est oublié et pourtant c'est sur les ingénieurs que repose l'ingéniosité de nos produits ainsi que leurs coûts de production. La aussi la dualité s'impose, un coût est à la fois la somme de celui des études, de la production et du commercial, des frais de gestion, et de la marge des entreprises. Les coûts originaux sont de l'ingénieur, le reste est de la politique salariale et des actionnaires. Pour agir sur cette partie du coût il faut aussi que les salariés participent aux conseils d'administration et qu'ils aient leur mot à dire. C'est également un problème politique qui ne peut être régit que par une loi.

    Tant que la liberté politique des entreprises privées sera laissée aux seuls actionnaires, le gouvernement n'aura aucun pouvoir. Dans notre situation d'endettement et de chômage, on ne peut laisser hors de tout contrôle les sociétés aussi bien pour les salariés que pour elles-mêmes. Il faut pouvoir intervenir rapidement pour les aider dans leur financement avant des dépôts de bilan. On voit bien qu'en général les problèmes industriels impliquent l'action conjugué de politiques, d'industriels et d'ingénieurs. Dans les gouvernements qui ont été formés ces conditions ne sont pas généralement adoptées. Dans ce gouvernement pas de personnes de la société civile alors qu'elles seraient souhaitables. Aucune ouverture vers le concret selon mon expérience.

    Mais, il y a les conseillers, et c'est probablement là que tout se joue. En fait on pourrait dire que les ministres ne sont que la façade extérieure de ce qui résulte des contacts et réunions avec les divers intervenants sur les dossiers. Sur la stratégie politique Nicolas Sarkozy était influencé par son imminence grise du soir Alain Minc et Patrick Buisson pour les orientations de la campagne présidentielle, et bien sur Henri Guaino et Claude Guéant les deux stars. Par contre sur les dossiers industriels privés pas d'information sur les conseillers, c'est peut être la conséquence de l'application de sa politique basée sur les réformes de structure pour améliorer la compétitivité des entreprises. On voit ainsi le peu d'actions entreprises pour juguler le chômage et les pertes d'emplois.

    Par contre cette équipe gouvernementale comprend 31 conseillers à l’Élysée. D'aucuns prétendent que finalement son coût est supérieur à celui du gouvernement Fillon malgré la réduction des salaires des ministres et du président. Bien sûr, et vous l'aurez compris, cette réduction salariale répond à une équité eu égard aux difficultés économiques présentes. Quant au nombre de conseillers, cela peut s'expliquer par l'inexpérience de la plupart des membres du gouvernement, y compris du président, dix années écarté du pouvoir laisse des traces. Si en plus, cette inexpérience s'accompagnait, d'un désert de compétences ce serait catastrophique et cela signifierait tout simplement que toute alternance serait impossible !

  • Gadget ou pas François Hollande n'est pas Sarkozy,

    et quoi de plus naturel que son attitude soit différente !

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    Sur France 2 le 29 mai, document francetvinfo.

    Support Wikipedia Une cure de désintoxication titre sur son blog Françoise Fressoz éditorialiste au Monde. C'est vrai, l'un est poli, cultivé, le précédent ne l'a pas toujours été, plutôt grossier à ses débuts, et quelque peu pédant prenant son succès comme une gloire d'avoir vaincu tous les obstacles politiques, c'était lui et rien d'autre. Bling bling, aussi histoire de montrer qu'il pouvait régner en maître, rien n'était de trop pour marquer sa puissance. Voyages, divorce, mariage, coup d'éclats avec les infirmières Bulgares en piétinant le travail des autres avant lui. Puis ce fut l'Union de la Méditerranée, Sarkozy devenait flamboyant, l'argent coulait à flots. Mouammar Kadhafi, Bachard el Assad à l'Elysée, la belle époque vous dis-je, Sarkozy ne se sentait plus, tout lui était permis, dépensant sans compter. Alors François Hollande fait petit, petite voiture hybride, s'arrête aux feux rouges, prend le train, réduit son salaire et celui de ses ministres, que des gadgets, quel pauvre président. Jusqu'à ce que David Pujadas, au journal de 20 heures le 29 mai 2012, lui pose la question sur son style. Il veut faire simple et non médiocre ou banal répondit-il sur son voyage à Bruxelles. «Ça m'a obligé à rentrer plus tard et alors ?» S'est-il interrogé. «Je préfère non pas faire des économies, mais faire simple. Et aujourd'hui, je suis devant vous, je ne vous ai pas invité à l’Élisée. Je ne vous ai pas demandé de faire une émission spéciale. J'ai répondu à vos questions sur le plateau».

    C'est fou comment Sarkozy à traumatisé la France au point que les François lorsqu'ils trouvent un président comme vous et moi se disent mais, il n'est pas normal ! Un président doit prendre l'avion, au moins avec deux c'est plus présidentiel. Quoi, seulement une petite escorte de gardes du corps, l'image vous dis-je à ce peuple de France qui aime les ors et les stras. Il réduit de 90 à 60 le nombre de personnes affectées à sa sécurité. Mais aussi la diminution de parc automobile de l’Élysée avec des voitures hybrides de taille plus modeste, et aucun conseiller n'aura une rémunération supérieure à la sienne. Pas de garden-party pour le quatorze juillet. Cela va lui porter préjudice, regardez comment les Anglais font avec les soixante ans de règne de leur reine Élisabeth II, ils ont tout comprit. Pendant ce jubilé, ils oublient leur misère ce qui fait qu'ils aiment encore plus le faste de leur reine, et qu'importe si cela coûte. Pas François Hollande, ce gagne petit. Ce qu'il faut c'est faire plaisir, distraire.

    Et ce David Cameron qui ironise sur la taxation à 75 % des Français qui gagnent plus d'un million par an. Mais attention, il s'agit de millions déclarés, c'est à dire de revenus imposables, c'est autre chose que ce qui et perçu, quand on connait la valeur des experts en fiscalité ! Ce Cameron ferait mieux de s'occuper de ses pauvres de Londres et d'ailleurs, voir Les émeutes de Londres et d'ailleurs. Mais aussi les personnes âgées de plus de 70 ans qui viennent en France pour se soigner. Lamentable à l'image de la droite Française.

    François Hollande veut imprimer un nouveau style, trouver le juste équilibre entre une présidence d'action, depuis sa nomination pas un seul jour de non travail, et simplicité. «C'est une présidence d'action, de travail, de simplicité et d'efficacité», assure son conseiller politique, Aquilino Morelle. Il veut faire oublier Sarkozy qu'il accusait d'anormal et qui a meurtri par son style. «Hier, c'était l'hystérisation de la pratique politique. Aujourd'hui, le style est plus linéaire, plus continu. On dit ce qu'on a fait et on fait ce qu'on a dit». Sur la durée, c'est une équation gagnante déclare François Kalfon le délégué national du PS aux études d'opinion.

    Il entend respecter l'article 20 de la Constitution, «le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation». «Le président est là pour impulser, fixer les grandes orientations, trancher sur les sujets graves, mais certainement pas pour faire tous les matins des arbitrages interministériels». L'idée est de revenir à une répartition des rôles classique, à l’Élysée la gestion du temps long, à Matignon celle du temps court. Et pas de porte-parole, «c'est aux ministres qu'il reviendra de faire les annonces, pas à tel ou tel membre du cabinet d'annoncer telle ou telle décision». Les collaborateurs du président n'ont pas vocation à s'exprimer dans les médias. Néanmoins le poste de conseiller en communication sera occupé par, Christian Gravel, ancien directeur du cabinet de Manuel Valls à la mairie d'Evry, et Claudine Ripert-Landler, ex-chef de cabinet de l'Association des régions de France, qui connaît le chef de l’État depuis Sciences Po.

    C'est vrai qu'il a paru calme, sur de lui au journal de 20 heures le 09 mai, n'ayant rien annoncé de vraiment fort. Sur le SMIC, une augmentation mais limitée pas de chiffre, il faut préserver la compétitivité des entreprises, mais corriger le retard des salaires sur le coût de la vie depuis cinq années. Que du raisonnable. On a trop souvent entendu les critiques qu'il n'avait pas la stature présidentielle, critiques sans fondement puisqu'il montre, sans excès de doigts levés comme son prédécesseur, qu'il là. Il ne connaissait pas les grands de ce monde et cela ne l'a pas gêné. Ils respectent la France qui est un grand pays et je les respecte a-t-il déclaré. Et puis sur la Syrie pas d'emballement, une intervention militaire n'est pas exclue sous réserve que le Conseil de sécurité y soit favorable. S'il le faut je convaincrais Vladimir Poutine et les autres. A moi de trouver une solution qui ne serait pas forcément militaire.

    Peine perdue Poutine a dit non lorsqu'il fut reçu pendant plus de trois heures à l’Élysée. Mais, ils se sont quittés en bons termes, et François Hollande fut invité par Poutine. Il faut donc laisser pourrir la situation, pour que la Russie change de position avant qu'elle ne perde ce qu'elle espérait de Bachar el-Assad. D'ailleurs Brack Obama n'a pas fait mieux, voire pire au G20 de Rio, ils ne se sont même pas regardés.

    Il est vrai que cette présidence calme n'a pas offert matière à des joutes électorales pour les législatives, normal, pendant des mois les Français aspirent au calme. Ils sont presque aseptisés, l'abstention a été importante. Quant à l'opposition désordonnée, vengeresse, menteuse n'avait pas de possibilités d'attaque autre que les immigrés, dans la droite ligne du FN, et la ruine de la France. Hollande ne fait qu'appliquer son programme qui fut approuvé par son élection.

    On connait le résultat, un désaveu complet de cette politique qui doit corriger son égarement dans le populisme du FN. Si elle veut retrouver une crédibilité républicaine, nécessaire à l'équilibre du pays, elle doit affirmer une ligne claire. Quand on entend Bruno Le Maire condamner cette dérive, même si je ne porte pas ses convictions, on se dit qu'il y a quand même des hommes à droite qui ont des valeurs républicaines.

    Beaucoup trop d'abstentions. Elle s'exprime par l'inconscience du devoir républicain, qui porte atteinte à la démocratie. Mais aussi au sentiment de ne plus appartenir à la Nation Française, c'est à dire ne pas exprimer que l'on est Français et que l'on a un devoir. C'est aussi un rejet des politiques en général. Et c'est vrai que beaucoup ne sont pas exemplaires, quand on déforme la vérité, quand on renie sa parole en fonction des circonstances, quand on insulte, quand on n'a plus de réponse. Qu'il est difficile de clamer que l'on s'est trompé, et pourtant c'est le début de l'honnêteté. De plus, l'erreur est pardonnable par ce qu'elle est humaine. C'est dans l'erreur reconnue que l'on progresse, pas dans le mensonge. Quand on entend que les socialistes font des accords avec l'extrême gauche, on voit bien l'amalgame entre le NPA, Lutte ouvrière et le Parti de gauche. De tels propos ne sont pas honnêtes, et cela tue la valeur politique. La bi-polarisation de la cinquième république incite aussi à l'abstention dès lors que le président est élu. On sait implicitement qu'il lui faut une majorité législative pour appliquer ce pourquoi il est élu. Alors pourquoi aller voter ?

    Le manque de débats nationaux entre l'élection présidentielle et les législatives ternissent la valeur de cette élection. Serait-ce à dire qu'il faut des joutes, des meetings géants pour que les Français se sentent motivés par les élections législatives. C'est à rien n'y comprendre. L'intervention de François Hollande du 29 mai sur France 2 n'a été regardée que part 6,23 millions de téléspectateurs alors que celle de Sarkozy fut par 11,6 millions après son élection en 2007. François Hollande n'a pas intéressé, serait-ce à dire que les jeux étaient faits avant le 06 mai ?

    «Je ne suis pas le chef de la majorité c'est le premier ministre, je ne suis pas le chef du parti socialiste c'est Martine Aubry, je suis le chef de l’État. En même temps, je vais demander aux Français devant vous qu'ils fassent en sorte que j'ai une majorité pour le changement». Mais est-ce bien cet appel qui a été entendu, ou bien le fait qu'il soit élu et que cela coulait comme de l'eau de source.

  • Le changement c'est maintenant,

    31 ans après 1981.

    François Hollande dépasse François Mitterrand, et le PS dépasse celui de 1981.

    Support Wikipedia C'est une grande satisfaction pour François Hollande, voire un plébiscite qui le lie pour cinq ans avec une majorité à sa dévotion. Mais c'est aussi la cohérence de l'élection présidentielle, il fallait donner une majorité à François Hollande. Personne n'aurait comprit que, quelques semaines après l'avoir élu, les Français puissent faire un vote opposé à celui du 06 mai. L'époque des élections de 1981 et de 1988 ou la cohabitation était possible est révolue. Le tissu politique s'est complètement modifié, le Front national n'était que naissant, alors que maintenant il fait plus de 16 % du corps électoral. C'est la politique de la droite parlementaire qui a profondément modifié l'électorat, indépendamment de son échec politique et des injustices qu'elle a développées. Sa droitisation à l'extrême n'a fait que rendre fréquentable le FN qui obtient ainsi deux sièges à l'Assemblée nationale. Mais plus que ça, c'est la fuite de l'électorat centriste qui est complètement avalé par l'UMP. La politique développée par Sarkozy est un échec cuisant, et les principaux ténors de cette aventure ont été battus ou sont passés de justesse, la période de Sarkozy sera vite tournée si la droite parlementaire veut retrouver une cohérence.

    Sarkozy a tout perdu, les municipales, les régionales et de grandes villes sauf Marseille, le Sénat, la présidence et maintenant les législatives, du jamais vu en France. Quel échec ! Mais, il n'est pas le seul responsable, il faut lui associer l'incompétence de ceux qui l'ont soutenus espérant je ne sais quel miracle. Les Français ont souffert sous sa présidence, non pas à cause de la crise, qui est la conséquence de la politique des banques dont les dirigeants sont tous à droite, ce qu'il ne faut pas oublier, mais de l'injustice qu'il n'a cessé de faire. Les Français savent bien qu'il faut faire des sacrifices, mais, ils veulent qu'ils soient équitablement répartis dans la justice. Les fortunes accaparées par les grands patrons de CAC 40 et les appointements des responsables des grands groupes publics, les cadeaux faits à une classe aisée sont une honte aux yeux de nombreux Français qui ne peuvent même pas se loger et qui ont un salaire de misère tout en travaillant. La France a besoin de souffler, elle s'est donc libérée de cette chape écrasante. Sarkozy n'a rien comprit se glorifiant par sa prétention, il a cru qu'il écraserait François Hollande, se croyant invulnérable. Il a parlé aux Français d'une façon inadmissible considérant que ceux qui ne sont pas dans sa politique sont méprisables. Il restera attaché à une période sombre de notre histoire. Il voulait faire de la France un clone des États-Unis. Son duo avec Angela Merkel fut catastrophique, se glorifiant à chacune de ses conférences de presse des avancements de sa politique malgré l'état dans lequel l'Europe se trouve, les peuples du Sud n'en peuvent plus de cette austérité pour laquelle ils ne sont pas responsables.

    François Hollande à tout en main avec 314 députés PS et alliés, il a l'obligation de réussir, il n'a pas le droit d'échouer. Il n'aura aucune excuse. Le problème du PS est qu'il ne confirme jamais. Il est capable de grandes victoires mais pas de continuité électorale. S'il fait sa politique dans la simplicité en équilibrant les sacrifices il sera comprit. On entend la droite clamer que maintenant la note sera la douloureuse, elle n'a pas encore comprit que c'est une autre politique qui sera mise en place, et qu'il lui serait judicieux d'attendre avant de condamner. 341 députés de gauche c'est aussi sa victoire sur la droite parlementaire qui n'obtient que 229 sièges sur un total de 233. La bi-poliralisation de l'électorat est confirmée. EELV obtient 17 députés, il multiplie par plus de 4 sa précédente députation, et il peut former un groupe tandis que le Front de gauche n'obtient que 10 députés.

    C'est la grande défaite des communistes dont la responsabilité en incombe à Jean-Luc Mélenchon. Il a cru qu'il pouvait bousculer l'électorat ouvrier et en récolter les fruits. Il s'est lamentablement fourvoyé, il y a longtemps que les communistes ne sont plus appréciés dans ce milieu. De cette aventure seuls restent 9 communistes et un élu du Parti de gauche. Le groupe comptait 16 élus communistes et apparentés et 3 élus du Parti de gauche.

    Les écologistes peuvent être satisfaits, leur alliance avec le PS, et très critiquée à droite ainsi que par François Hollande, qui n'a pas digéré qu'elle lui soit imposée, se trouve finalement avoir été une bonne chose, le PS n'en a pas subit les conséquences. Toutefois avec un PS majoritaire leur poids est quasi nul. Les attaques de la droite sur la contrainte écologique que subirait François Hollande concernant l'abandon du nucléaire par la fermeture de centrales, s'est avérée comme d'habitude une manœuvre honteuse. Cécile Dufflot élue députée de Paris laissera son siège à sa suppléante Daniele Hoffman- Rispal, PS.

    Document l'Express.fr.

    Le gouvernement de transition a tout lieu d'être satisfait, l'ensemble des ministres qui se sont présentés à la députation ont été élus. Le cas emblématique fut à Marseille ou Marie-Arlette Carlotti dans la 5ème circonscription bat l'indéboulonnable UMP Renaud Muselier avec 51,8 % des voix. Cette victoire peut avoir des suites sur la mairie aux prochaines municipales. Mais il faut également citer la performance de Aurélie Filippetti en Moselle qui avec 59 % des voix l'emporte sur l'UMP 40, 96 %.

    A Paris la majorité reste au PS. 10 députés PS sont élus, 6 députés UMP, et deux écologistes dont Cécile Duflot.

    Chez les Français de l'étranger, bien que le découpage soit favorable à la droite, la gauche l'emporte. Huit députés sont élus, dont un écologiste, contre trois seulement pour l'UMP. L'UMP espérait gagner cinq circonscriptions. Les anciens ministres Frédéric Lefebvre et Marie-Anne Montchamp échouent, contrairement à Thierry Mariani, qui remporte la 11ème circonscription, qui regroupe l'Asie et l'Océanie.

    La grande perdante à droite est la droite populaire, elle paye un lourd tribut à sa politique. Sur 43 députés seuls 19 ont été réélus. Quelques grandes figures Lionnel Luca et Jacques Myard ont été confortablement élus, respectivement dans les Alpes-Maritimes et les Yvelines. L'ancien ministre Thierry Mariani a également été réélu, mais en changeant de circonscription, et le maire d'extrême droite d'Orange, Jacques Bompard. Eric Raoult également maire du Raincy une figure emblématique de cette droite a été battu par Pascal Popelin PS avec 54, 1% des voix.

    Le FN n'aura finalement que deux élus depuis 1986 ou François Mitterrand introduisit une part de proportionnelle dans ses 110 propositions. Le 16 mars 1986, 35 députés de Front national furent élus. Marion Maréchal-Le Pen, jeune élue à Carpentras à 22 ans. Elle est la benjamine de l'Assemblée. L'avocat Gilbert Collard passant de gauche à l'extrême droite devenant un soutien à Marine Le Pen, est élu dans le Gard.

    Les grands battus sont Ségolène Royal, Jack Lang, François Bayrou, Marine Le Pen, Nadine Morano, Claude Guéant.

    Ségolène Royal est nettement battue à la Rochelle. Elle ne fait même pas le plein des électeurs socialistes. C'est le dissident socialiste de la 1ère circonscription de Charente Maritime Olivier Falorni qui l'emporte avec 62,97% des suffrages. Appliquant le non cumul des mandats et laissant son siège de députée, elle aurait pu demander sa circonscription des Deux-Sèvres à Delphine Batho qui a été brillamment élue. Pour Ségolène «le résultat de ce soir est le résultat d'une trahison politique», Olivier Falorni est «un député de droite». Ségolène paie son parachutage contre le vote des militants socialistes de la Rochelle. «Je n’ai pas gagné cette élection mais je garde intacte ma volonté de servir ce territoire. Je suis animée passionnément par l’amour de la France et le bien-être des Français. Je continuerai à peser sur les choix et sur la politique nationale que mènent Jean-Marc Ayrault et le président de la République».

    Jack Lang est un parachuté dans les Vosges, député sortant du Pas de Calais. Il n'a recueilli que 49,12 % des suffrages face au député UMP sortant, Gérard Cherpion. Que dire de Jack Lang d'autre qu'il a fait son temps, qu'il a copiné avec Sarkozy ce qui finalement ne lui a pas porté chance, se trouvant rejeté dans sa circonscription du Pas de Calais.

    François Bayrou, paie ses voltes face politique emportant avec lui le Modem. Pris en tenailles entre le PS et l'UMP, il n'avait aucune chance. La sincérité de sa conviction contre l'engagement à l'extrême droite de Sarkozy, l'a condamné. Nathalie Chabanne, PS, une inconnue jusqu'à ces dernières semaines, a été largement élue députée, avec 42,78 % des voix. M. Bayrou n'obtient que 30,17 % des suffrages. A la troisième place, Éric Saubatte, UMP, obtient 27,04 % des voix. Sa déclaration le soir de cette élection montre qu'il va prendre du recul, «Ce choix va bien sûr m'entraîner à changer la forme de mon engagement, à prendre le recul qui s'impose quand on n'a pas réussi, au moins momentanément, à convaincre les siens».

    Marine Le Pen se croyait déjà élue à Hénin-Beaumont, sa surprise fut grande. Elle n'a pas digéré de perdre pour une centaines de voix. Elle recueille que 49,9 % des suffrages, 194 voix de moins que le socialiste Philippe Kemel. Le front républicain fut le grand vainqueur, puisque de 23, 5 % au premier tour, Philippe Kemel l'emporte au second avec 50,1 % des voix.

    Nadine Morano paie son engagement effronté et trop droitier. Battue dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle. Elle obtient 44,33 % des suffrages alors que le candidat PS, Dominique Potier, en recueille 55,67 %.

    Claude Guéant ancien ministre de l'intérieur obtient 38,41 % des voix, M. Solère 39,35 %, et la candidate PS, Martine Even, 22,94 %.

    Ce que l'on peut dire c'est que cette législative a boosté un renouvellement de jeunesse dans cette Assemblée. 155 femmes siégeront un record, pour 422 hommes, la parité n'est pas encore obtenue, mais elle avance. Le point noir est la participation qui n'est que de 55,41 % . 43.234.000 inscrits, 23.957.594 votants, exprimés 23.023.193, blancs ou nuls 928.411.

       

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