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  • L'obstination à préconiser l'austérité serait-elle

    la seule morale pour sortir des dettes des pays de la zone euro ?

    Support Wikipedia Pendant cette période électorale on parle moins de la misère de la Grèce, ne l'avez-vous pas remarqué ? Les banques privées de la Grèce viennent d'abandonner 53,5 % de leurs titres pour restructurer sa dette pour 85, 8 % des obligations qu'elles possèdent, article du Monde.fr du 10/03/12. Pour les banques Françaises l'opération est amère. Elle aura coûté près de 7 milliards d'euros aux cinq grands groupes Français. 3,2 milliards d'euros à BNP Paribas, 1,3 milliards au Crédit agricole, hors sa filiale Grecque Emporiki, 892 millions à la Société générale, hors sa filiale Geniki, 921 millions à BPCE et 359 millions au Crédit mutuel référence Le Monde journal électronique. Une opération qui n'avait encore jamais été faite dans l'histoire du capitalisme. Les dirigeants Européens se frottent les mains, la faillite de la Grèce est pour le moment stoppée.

    105 milliards d'euros vont être effacés sur un montant de 206 milliards pour une dette de 300 milliards d'euro. Cela contribuera à ramener sa dette à 120,5 % de son PIB en 2020 contre 160 % aujourd'hui. Un niveau qui reste malgré tout élevé et qui ne met pas la Grèce à l'abri. Nicolas Sarkozy juge que le problème Grec est réglé, en marge d'un déplacement à Nice le 09/03/12, tout va bien donc ! Ce que l'on ne sait pas c'est qui va payer ? Que l'on ne s'y trompe pas, c'est en fait un échange d'obligations. Chaque créancier apportant 1000 euros de dette Grecque à l'échange recevra, en contrepartie 20 nouvelles obligations Grecques d'une valeur faciale totale de 315 euros, de maturité comprise entre 11 et 30 ans, et portant un coupon moyen de 3,8% plus d'autres titres du Fonds Européen de Stabilité Financière. Cet échange doit avoir lieu lundi 12 mars pour les obligations de droit Grec qui représentent l'essentiel de ce que doit le pays. Croire un seul instant que les banques privées vont essuyer 53,5 % de leurs titres, sans contre partie, cela tient de la plus haute fantaisie, mais c'est comme cela que c'est annoncé. Nous allons tous payer, cela n'est évidemment pas dit, ils s'en gardent bien ces dirigeants qui ont forcé les banques privées à agir ainsi. Ce ne seront pas eux qui seront les instigateurs des augmentations tarifaires de ces banques et de l'austérité qui en sera la conséquence sous-jacente, une douleur lente et insidieuse, alors tout va bien.

    Remuer dans l'esprit des Français la misère de ses habitants serait faire rappeler les divers plans d'austérité successifs qu'ils subissent. Austérité, sacrifices, rigueur, règle d'or autant de mots qui sonnent comme misère. Mais en vertu de quoi ce peuple et ceux de la zone euro au Sud de l'Europe méritent-ils d'être autant martyrisés ? Est-ce que la grande majorité de leurs habitants auraient eu des conditions sociales impliquant de telles mesures. La plupart vivaient très modestement, et avaient des difficultés pour vivre. Ils n'y sont pour rien dans cette crise. Leurs dirigeants pouvaient-ils faire moins que ce qu'ils ont fait ? Non, ne fallait-il pas qu'ils vivent femmes et enfants. Ce ne sont pas eux les responsables, mais leurs dirigeants qui n'ont pas su gérer, et ceux qui ont fraudé. Comme ces malheureux représentent la masse des citoyens on fait porter sur eux et sur les autres, par des taxes et impôts, des réductions de pensions, des réductions d'effectifs, une politique austère tout simplement. Seulement ils ne peuvent la supporter tandis que les profiteurs oui, et encore. L'évasion fiscale ne s'est jamais aussi bien comportée. Il est bien évident que l'enrichissement des uns se fait toujours sur le dos des autres ce qui accroît les écarts de conditions de vie. Rien de bien nouveau, c'est toute l'histoire du capitaliste libéral.

    Le 27 janvier à Davos Nicolas Sarkozy qui faisait l'ouverture par un discours n'a pas convaincu patrons et financiers sur la volonté d'Obama de réguler le système bancaire. Le thème pour ce forum économique mondial, était de définir un nouveau capitalisme post-crise. Le capitalisme a besoin de morale. Présenté par l'organisateur Klaus Schwab comme un chef d’État qui a eu du courage «incarnant à lui seul le thème du forum de cette année la refondation du capitalisme». Septiques, on le serait à moins, n'est-ce pas lui qui s'est augmenté de 190 % quelque chose comme ça ! Il aime l'argent notre président.

    Beaucoup craignirent de ne pouvoir travailler. Jacob Frenkel, le président de la banque JPMorgan Chase International, avait expliqué qu’il existe un «danger de passer d’une dérégulation peut-être excessive à une régulation extrême». Pour Sarkozy, «La mondialisation a engendré un monde où tout était donné au capitalisme financier, presque rien au travail, où l’entrepreneur passait après le spéculateur», déclara-t-il, le doigt levé comme un maître. «Il y a des profits excessifs qui ne seront plus acceptés parce qu’ils sont sans commune mesure avec la capacité à créer des richesses et des emplois». A-t-il convaincu ? A la fin de son discours, une partie de la salle applaudit tandis que la grande majorité resta assise, ce qui fit qu'il bafouilla. Il n'était pas crédible.

    Que l'on soit de gauche ou de droite la rigueur est toujours nécessaire. Seulement la rigueur de gauche implique une dimension humaine, que celle de droite n'implique pas. Elle est donc plus difficile.

    Le 30 juillet 2011, Marianne fit état d'un article qui plaida pour la rigueur au sein du parti socialiste. L'hebdomadaire reprit à son compte le rapport très critique de Terra Nova à l'égard de la politique de Sarkozy. «Il faudra donc affecter toutes les recettes nouvelles à la réduction des déficits et accepter le calendrier Européen, quitte à financer les priorités de la gauche par des économies dans d’autres secteurs». Serge July dans Les Inrockuptibles, 16 novembre 2011, cela ne fait pas de doute, il faut une rigueur «de gauche». «La rigueur de gauche sera-t-elle plus rigoureuse et plus Européenne que la rigueur de droite ? Dans le contexte exceptionnel de cette campagne, c’est à la fois un risque et une chance». Même son de cloche dans Libération, 6 décembre 2011. «À l’heure où la récession se profile, il ne suffit pas de rassurer les marchés, il faut aussi rassurer les peuples, explique Vincent Giret. Ce pourrait être à la gauche d’inventer les conditions d’une relance crédible, tournée vers l’avenir. Une relance indispensable qui ne se ferait pas contre la rigueur mais avec elle». Une rigueur de gauche, en somme…

    Nos pays, ceux du Sud principalement auraient donc péchés par manque de rigueur, par manque de volonté politique de faire des réformes ? Le problème est quelles réformes aurait-il fallu faire ? Celles de l'austérité ou celles conjuguées réduction des déficits avec relance de la croissance ? Alain Minc, sur RTL, dont on connait la réussite de ses conseils sur plusieurs affaires désastreuses, disait le 16 août 2011, comment faire, «je crois qu’on est désormais dans un nouveau paradigme qui est le suivant, la vertu budgétaire crée la confiance, la confiance crée la consommation et l’investissement. La consommation et l’investissement créent la croissance. Aujourd’hui, le paradigme c’est, vertu budgétaire, confiance, croissance. Et donc, de ce point de vue, les gestes faits pour établir la confiance vis-à-vis des marchés sont le meilleur encouragement à la croissance, bien plus que ne l’était autrefois quelques milliards dépensés». En d'autres termes, étranglons les peuples pour réduire les dettes à fin de vertu budgétaire ce qui crée la confiance qui crée la consommation et qui crée la croissance et qui crée l'investissement ? Une réaction en chaine tout simplement. Et cela serait bien plus profitable que ne l'était autrefois les milliards dépensés ! Il faut être Alain Minc pour raconter une telle sottise. Si les peuples sont étranglés on ne voit pas comment cette chaine peut s'instaurer, ne faut-il pas l'amorcer, en premier, par une relance de la consommation génératrice de croissance ?

    Franz-Oliver Giesbert, dans Le Point, 23 novembre 2011, trouva une raison à la politique des agences de notation, «il y a quelque chose de pathétique, pour ne pas dire plus, à entendre nos politiciens dénoncer les agences de notation, comme si c’étaient elles, et non leur propre incurie et leur propre laxisme, qui nous avaient conduits dans le mur, après trente ans de bêtises, de folies et d’imprévoyance, où l’on a vécu au-dessus de nos moyens, au nom d’un keynésianisme pour cours élémentaire». Mais il ne voit pas que cette politique a quelque chose de néfaste puisqu'elle conduit à aggraver la dette des États par des taux d’emprunts qui les ruinent au lieu de les aider. Bien sûr ils n'avaient qu'à mieux gérer, c'était avant qu'il fallait convaincre.

    Le déficit sur la législature de 2007 à 2011 s'établit selon l'iFRAP, qui est un organisme classé à droite, à - 510 milliards dont - 298 milliards au déficit sans crise et à - 212 milliards à la crise. La gestion Sarkozy nous coûte seule 298 milliards d'euros, alors que cette droite s'en aille, elle fut une catastrophe pour notre pays. Franz-Oliver Giesbert, centriste de droite, aurait dû agir sur ce gouvernement, maintenant c'est trop tard. Cette politique a trouvé ses limites la misère. Il faut une politique adaptée à la situation actuelle qui consiste à être rigoureux mais en favorisant la croissance, n'en déplaise à Alain Minc s'il faut dépenser quelques milliards.

  • 109 - Il y a bientôt un an Fukushima explosée par l'arrêt du refroidissement des réacteurs

    est une zone interdite pour des décennies.

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    Avant le séisme, document TF1

    Successions d'explosions de la centrale nucléaire de Fukushima le 12 mars 2011

    L'accident est classé au niveau 7, le plus élevé, de l'échelle INES, ce qui le place au même degré de gravité que la catastrophe de Tchernobyl, 1986.

    Support Wikipedia Le vendredi 11 mars à 5 h 46mn et 23 seconde UTC, 14 h 56 heure locale un séisme d'une magnitude 9 s'est produit au large de la cote pacifique du Tōhoku dont l'épicentre se situait à 130 km à l'Est de Sendai qui est une grande métropole de plus de un million d'habitants et à 370 km au nord Est de Tokyo. Il s'est produit sur la zone de subduction à environ 25 km de profondeur. D’après les premières estimations, la zone de faille qui a rompu s’étend sur plus de 500 km, expliquant la durée exceptionnellement longue de la secousse enregistrée à Tokyo, plus de 2 mn. Cet événement de très forte magnitude se place au 4ème rang des séismes les plus forts recensés depuis le XVIIIème siècle, (sources : USGS NEIC/JMA).

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    Image du tsunami du 11 mars à Miyako, document Le Nouvel Ordre Mondial.

    Vidéo de la vague arrivant sur terre

    Ce séisme engendra un raz de marée énorme. Une vague, estimée à plus de 30 mètres de hauteur par endroits atteignit la cote Est 55 minutes après le séisme. A une vitesse moyenne de 140 km /h elle submergea la cote en pénétrant à l'intérieur des terres jusqu'à 10 km sur un front de 600 km ravageant tout sur son passage. Imagine-t-on la puissance de ce que peut représenter une telle masse d'eau lorsqu'elle vous arrive dessus, rien ne peut lui résister.

    Tsunami ou raz de marée signifient la même chose. Tsunami le mot est Japonais, il est formé par tsu «port», «gué», et par nami «vague» qui associés forment «vague de port». Le fait que ces raz de marée se produisent en Asie on utilise communément le mot tsunami, voir, Eau, cyclones et tsunamis.

    Cette catastrophe est la plus grande de l'histoire du Japon depuis la seconde guerre mondiale, elle concerna 85.000 personnes et fit 20.000 morts sans compter les disparus et les blessés. Elle est la somme de celle du séisme, qui en lui même fit peu de dégât, les constructions étaient anti sismiques ce qui est la règle au Japon, et de celle du tsunami.

    Bien que le Japon soit soumis à de fréquentes secousses sismiques, a des typhons et à des tsunamis il n'était pas préparé pour une catastrophe de cette ampleur. Il a longtemps été comme assommé désemparé laissant les habitants des régions dévastées sans secours. Les victimes ont été laissées dans le froid et la faim trop longtemps. Le Tōhoku est une région plus froide que les autres parties tempérées du Japon. L'économie qui tourne autour de riz fut mise à mal.

    Un an après le désespoir des habitants sinistrés est toujours aussi énorme. N'ayant plus rien, attendant les indemnisations de Tepco, ils sont désarmés devant la toute puissance de ce groupe. Près de 2 millions de personnes devraient recevoir des dédommagements, dont ceux expulsés d'une zone de 20 km autour de la centrale.

    Témoignage,

    «Kimio Matzusaki taille des bambous, pour tromper l'ennui. Dans son minuscule deux-pièces prêté par la mairie de Tokyo, ce fermier de 74 ans, maigre comme un piquet, fabrique des gratte-dos et de petites cuillères en bois pour oublier sa ferme abandonnée au pied de la centrale de Fukushima. «Ici, je m'ennuie, nous mourons à petit feu», explique Kimio, qui survit avec sa femme Yoko dans ce HLM de Musashino, une banlieue-dortoir du grand Tokyo. Il sait qu'il ne retrouvera jamais son exploitation située à Namie, à 8 kilomètres de la sinistre centrale, d'où il fut évacué d'urgence et sans explications le 18 mars dernier. «Je rêve d'y retourner, mais mon mari me dit qu'il ne faut pas y penser», souffle Yoko en se réchauffant les mains autour d'un bol de thé vert dans la salle communale frigorifiée, aux côtés d'une poignée de «réfugiés du nucléaire»», tiré de Le Point.fr.

    Les conséquences économiques sont encore difficiles a évaluer. Il faudra plusieurs décennies pour que la vie redevienne possible dans la région. On avance le chiffre de 4 décennies pour que la radioactivité du site devienne admissible. Les émissions de radioactivité auraient été largement sous estimées par le gouvernement Japonnais. Selon les analyses du chercheur Norvégien Andreas Stohl et publiées dans le journal Atmospheric Chemistry and Physics, elle révèlent des quantités jusqu’à deux fois supérieures à celles qui avaient été communiquées. L'analyse se fonde sur des données de radioactivité mesurée sur l'ensemble du globe mais aussi au niveau de la centrale. Elles se rapportent au césium 137 particulièrement toxique et écotoxite affectant les êtres vivants d'autant plus qu'ils sont jeunes. L'explosion de la centrale avait libéré 3,5.10 16 becquerels de césium, alors que le gouvernement Japonnais en avait déclaré 1,5. 10 16 Bq, source Futura-Sciences. Un sarcophage est prévu pour isoler la centrale de ses effets sur l'extérieur, mais il reste la contamination des sols et de la mer.

    Cinq à 20 millions de tonnes de débris ont été emportés dans l'océan Pacifique et devraient atteindre les cotes Américaines dans trois années. Des meubles des appareils ménagers, ont été aperçus le mois dernier par un navire Russe à environ 3.000 km des cotes Japonaises à l'Ouest des Îles Midway.

    Selon un rapport de l'OCDE, la catastrophe couterait entre 16.000 à 25.000 milliards de yens de dommages. Les dépenses de reconstruction devraient atteindre 5.600 milliards de yen jusqu'à la fin 2012.

    Nous vivons tous plus ou moins, suivant les endroits du globe, sous l'influence des risques inhérent aux caprices de notre terre qui est en permanente activité, éruptions volcaniques, tsunamis, tremblements de terre, mais aussi ceux du ciel cyclones, ouragans, typhons. Nous sommes donc soumis au dilemme, faut-il se résoudre à se désengager de cette production nucléaire d'électricité, oui bien sûr mais quand et comment ? Quand nous aurons des énergies de même potentialité. Il nous faut donc développer des énergies propres et terminer la construction de Flamanville 3, mener en même temps l'entretien et la sécurisation des centrales que nous avons, elles sont âgées. Nous avons moins de risques sismiques qu'au Japon et même par rapport à des zones d'Europe ce qui peut nous sécuriser contre le risque d'une grande catastrophe liée à l'activité terrestre. Mais nous ne sommes pas sans risques, le risque zéro n'existant pas. La catastrophe de Fukushima avec celle de Tchernobyl ont fait prendre conscience au monde de l'obligation de consommer moins d'énergie et nous en voyons déjà les conséquences, les pertes actuelles d'Aréva, mêmes si elles n'y sont pas essentiellement liées.

    C'est donc une action tout azimut qu'il faut mener et nous n'y sommes pas préparés, mais c'est une obligation politique de l'impulser. L'isolation thermique de nos habitations est une nécessité bien que couteuse d'autant plus qu'elles n'ont pas été construites dans cette optique, cela demande du temps et de l'argent. Il va donc falloir faire des efforts d'autant plus que l'énergie d'origine fossile devient très chère et les réserves s'épuisent. Les énergies sous toutes ses formes sont à développer, solaire thermique, photovoltaïque, l'énergie du vent éoliennes, l'énergie hydraulique, géothermique, l'énergie de biomasse, l’énergie marémotrice. Ce n'est que par cette diversification que nous arriveront à être moins dépendant de l'électricité nucléaire qui restera celle encore la moins chère.

    Cette catastrophe aura eu l'avantage de faire naître un autre état d'esprit plus responsable sur l'énergie c'est ce qu'il faut espérer.

  • François Hollande puni par le conservatisme Européen,

    pour être républicain.

    La hargne de notre président grand ami d'Angela Merlel, document l'Express,fr. AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT

    Support WikipediaFrançois Hollande puni, voilà ce qui dépasse tout ce que l'on pouvait imaginer, c'est le pacte des mousquetaires d'Angela Merkel dénoncé par le SPIEGELONLINEinternational le 06/02/2012, un journal reconnu pour être très sérieux. Bien sûr ces mousquetaires de la reine Angela ne s'attendaient pas à ce que leur petite combine soit mise au grand jour. Alors, à tour de rôle, ils jurent sur tous les Dieux de la terre et du ciel, qu'ils ont autre chose à faire qu'un pacte. Qui peut les croire ? Boycotter François Hollande, l'ignorer par ce qu'il est républicain, c'est à dire ne jamais prendre une décision engageant la France sans en référer au peuple Français. Politique tout à l'opposée de celle de Sarkozy, car s'il avait consulté les Français sur le second traité de Lisbonne, comme le fit Mitterrand sur le traité de Maastricht, il n'y aurait pas eu de MES. Dans le même esprit Sarkozy s'est bien gardé de consulter les Français pour accepter ce MES, surtout en cette période électorale. Le vote parlementaire avec une assemblée qui lui est majoritaire, mais surement plus au niveau national, est un coup d’État, voir Sarkozy est-ce son dernier coup d’État.

    En outre, vouloir rencontrer des partenaires Européens avec lesquels il aura à débattre, s'il venait à être élu, est un acte démocratique et respectueux. Vouloir modifier le traité de gouvernance de la zone euro concocté par Angela Merkel et Sarkozy pour impulser une politique de croissance dans cette Europe de l'austérité, est tout à fait opportun.

    Il a demandé à être reçu par la chancelière d'Allemagne, qui ne lui a pas répondu, ayant même fait savoir qu'elle ne souhaitait pas le rencontrer. De même à Rome en décembre, il n'a pas vu le président du conseil Italien Mario Monti. A Londres le 29 février, il n'a pas été reçu par le premier ministre David Cameron. Si ce n'est pas un pacte ça lui ressemble bougrement. Ils nous montrent ainsi à quel point ces dirigeants veulent imposer leur politique conservatrice à l'Europe, lire SPIRGELONLINEpolitique.

    Ils ne leur est même pas venu à l'esprit qu'ils ont été élus par leurs citoyens et que ceux-ci peuvent avoir envie d'une autre politique, donc d'avoir d'autres dirigeants. Les contraintes qu'ils ont imprimés avec le MES ne sont pas nécessairement celles que ces dirigeants nouvellement élus seraient prêts à accepter. Ils ont profité de leur majorité parlementaire du moment, mais en démocratie une majorité s'exprime par le peuple, eux ne sont que des personnes qui, a un moment donné, ont représenté cette majorité. Est-elle pour autant éternelle, non ! Alors, ce ne sont que des hommes qui rejettent la démocratie, et qui se figurent, par ce qu'ils sont conservateurs, qu'ils peuvent imposer à la France éternellement leur politique en faisant un pacte, dans lequel, chose curieuse se trouve David Cameron, qui a refusé le MES ! Il n'en veut pas, il veut préserver sa City ce temple du capitalisme, et les autres acceptent parce qu'il est conservateur.

    Vous voyez ou je veux en venir, leur pacte va plus loin que ce Mécanisme Européen de Stabilité, c'est à dire la règle d'or. Ce qu'ils veulent tout simplement c'est conserver leur pouvoir et l'on sait ce qu'ils en ont fait, l'Europe est en lambeaux. Jacques Delors n'a-t-il pas déclaré le 18 août 2011 que l'Europe était au bord du gouffre !

    Ce MES n'est donc qu'un prétexte pour faire diversion. Ils veulent tout simplement c'est la réélection de Sarkozy par ce qu'ils savent que François Hollande va donner un coup de pied dans cette commission Européenne ce qui risque à terme de modifier le rapport des forces. La chancelière Angela Merkel doit être remise en cause par les élections législatives Allemandes en 2013. Il est donc évident qu'un socialiste président des Français, ne peut être vu d'un bon œil par ces conservateurs.

    Électoralement, ce n'est pas un problème pour François Hollande. Ce sont les Français qui votent, et l'on pourrait signifier que ce pacte ne peut que renforcer le nationaliste Français. Donc un acte contraire au but poursuivit. Dans une campagne s'opposer à une pression extérieure est toujours un acte payant électoralement. Il est donc évidant que ces dirigeants se rendent compte qu'ils ont fait une erreur, et qu'ils font tout pour démentir ce qu'un journal Allemand et sérieux relate.

    Le fait que les socialistes se soient abstenus lors du vote sur le MES à l'assemblée nationale n'est qu'un paramètre du problème. Ils ne pouvaient pas s'engager sur le MES et en même temps vouloir modifier le traité de la zone euro, ce que ne peuvent accepter Sarkozy et Merkel. Hollande ne leur a pas fait un enfant dans le dos comme ils l'ont fait aux Français avec ce MES, qui je suis certain n'aurait pas obtenu la majorité lors d'un référendum. Ils le savaient bien, et ils s'en sont bien gardés.

    Toute leur politique est basée sur un fondement anti démocratique et ne tient donc pas la route, si l'un des présidents de la zone euro n'est pas du même bord qu'eux. Leur grand tord est de l'avoir imposée sans l'avis des peuples.

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