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  • Dominique de Villepin qui se sentait seul,

    ne pouvait faire autrement pour exister.

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    Support Wikipedia C'est fini avant d'avoir commencé. Il faudrait un miracle républicain déclara-t-il le 15/03/12 sur le 20 heures de la 2 pour que les signatures qui lui manquent lui parviennent avant aujourd'hui le 18/03/12 à 18 heures. Il lui en manque une trentaine sur les 500. Considéré dangereux pour Sarkozy, non pas par ce qu'il pourrait le surpasser mais simplement par ce qu'il lui prendrait de voix, la droite, son parti, le rejette. A droite tous les deux, mais pas copains. Les notables UMP ne vont pas le parrainer pour qu'il entrave Sarkozy, quand aux autres, il les combats. C'est le régime des partis que la cinquième république a combattu. Instauré par de Gaulle avec Michel Debré, ils ont concoctés une législation pour une domination «éternelle» à droite.

    Avoir été ambassadeur et premier ministre sous Jacques Chirac, et adversaire de Nicolas Sarkozy bien avant qu'il ne devienne président, cela ne paye pas. Son silence posait la question aura-t-il le courage de se lancer dans l'arène pour livrer bataille à son ennemi. N'ayant jamais affronté le suffrage des Français, c'est son grand défaut, et il commence, bille en tête par l'élection présidentielle alors qu'il eut été préférable d'être, avant tout député, comme le font tous les politiques de valeur. C'est un lourd handicap n'étant dans aucune structure. C'est le problème qu'il rencontre, dans qu'elle structure pouvait-il s'intégrer pour une chance de députation, on n'en voit pas. Il s'est enfermé dans un parcours qui n’aboutit pas, soit il reste comme il est c'est à dire presque rien, soit il s'aventure avec presque rien à la tête de son mouvement République solidaire, et c'est l'échec.

    Dominique de Villepin c'est l'incohérent de la politique.

    S'il reste à l'UMP, puisqu'il en est toujours adhérent «?», c'est son paradoxe, toujours dépendant de Sarko, donc forcément d'un blocage pour la présidentielle, mais espérer une chance de députation ? A gauche pas question, quand au Modem, sous Bayrou, se serait s'abaisser bien qu'ils fonctionnent avec le même objectif s'imposer en dehors des partis ne pouvant faire autrement, et même pour la députation, l'exemple montre que ce n'est pas évident. Le Modem n'a pas une grosse structure. Dans ceux qui restent à droite, le FN pas question, quand aux autres ils ne sont pas de son envergure lui le Flamboyant. Être député avec les autres dans cette arène parlementaire ne pourrait être qu'un objectif par défaut, mais le seul qui peut lui être accessible. L'élection présidentielle un rêve qui classe pour quelques décennies, mais qui ouvrait les médias pour exister avec son parti République solidaire qu'il fonda le 19 juin 2010, devant 3.000 personnes rassemblées à la Halle Freyssinet à Paris, mais un rêve qui n'est que passé.

    Bien avant, il se positionnait pour 2012 pour faire barrage à Sarkozy, voir une série d'articles dont Présidentielle 2012 suite 5, en février 2010 bien que n'ayant pas encore créé son mouvement République solidaire dans lequel il s'est lancé dans un réquisitoire accablant contre la politique et les réformes tout azimuts, n'étant pas encore libéré de l'affaire Clearstream. «La politique du rabot n'est jamais en ce qui concerne l'État une bonne politique».«Servir la République, servir la France, c'est pour moi la clé de l'engagement politique», avait-il assuré, critiquant au passage la politique du gouvernement à l'égard de la fonction publique. En fait la politique menée n'est que dans la continuité de celle qu'il a faite, la réduction des charges de l’État, la réduction des impôts des tranches supérieures, sans qu'elle soit ce qu'elle est devenue n'ayant pas eu la possibilité de la poursuivre. Sa grande difficulté pour émerger en est la conséquence. Ses amis politiques ne peuvent être que ceux de la majorité actuelle, avec laquelle ils peuvent espérer une députation au minimum. Aller vers Dominique se serait aléatoire, voire une illusion ?

    Cela ne l'empêcha pas en annonçant à TF1 le dimanche 11 décembre 2011, de son désir d'être au-dessus des partis plaidant un gouvernement d'union nationale dénonçant la loi des partis comme le clame François Bayrou ce qui est contraire à la 5ème république qui implique dans sa constitution le bipartisme. Comme gaulliste, «il ne faut pas choisir le chemin de la facilité», avait-t-il déclaré avec «des surprises beaucoup de surprises». Défendre une certaine idée de la France comme il le clamait, mais que proposait-t-il dans la situation ou la France était en récession dont la conséquence fut notre triple A dégradé ? Il ne pouvait proposer que la même politique Sarkozyste, alors on ne voit pas ce qui pouvait les différenciés. Tout comme François Bayrou qui roule hypocritement pour Sarkozy.

    «Depuis quatre ans et demi, on voit bien que la navigation à vue ne permet pas de servir l'intérêt général», a-t-il lancé, estimant que les Français n'avaient besoin «ni d'un hyper-président, ni d'un président normal, ni d'un président installé dans une chaise à bascule, tantôt à gauche, tantôt à droite. Je veux que les Français aient le choix», il a exclu «tout ralliement à droite ou à gauche». «Les combinaisons politiciennes ne font pas partie de mon programme. Avec l'aide des Français, j'irai jusqu'au bout !» avait-t-il assuré. C'est fini pour lui. Il avait présenté son équipe de campagne en janvier, tout comme son «nouveau projet présidentiel», une illusion.

    La création de huit grandes régions, et mesure phare et contestée, son «revenu citoyen». Le revenu citoyen de Dominique de Villepin aurait été d'après Rue 89 un revenu de 850 € toutes allocations comprises pour les Français de plus de 18 ans n'ayant aucun revenu. Coût 30 milliards d'euros, que la crise imposera de déployer «par étapes». Il ne fut pas le seul à proposer quelque chose de cet ordre, Christine Boutin de retour dans le giron Sarkozyste évoqua un dividende universel, Daniel Cohn-Bendit un revenu d'existence, et pour Eva joly un revenu de subsistance à tous. C'est du Marxisme si l'on n'y associe pas une obligation de travail. Ce n'était donc que du pipeau.

    La curieuse citation dans l'affaire Relais et Château évoquée par le juge d'instruction de Strasbourg Jean-Baptiste Poli qui s'interrogeait sur le train de vie de son cabinet d'avocats et de financement de ses activités politiques, citée dans Le Monde.fr, aurait-elle été le déclenchement de sa décision ? C'est sur de banales écoutes téléphoniques que les gendarmes ont interrogé le 02 décembre Marie-Laure de Villepin son épouse. Ce serait une affaire de surfacturations, évoquée par Le Point.fr le 06 décembre 2011, impliquant Régis Bulot, 64 ans, président jusqu'en janvier 2006 de la prestigieuse association Relais & Châteaux, que le nom de M. de Villepin fut apparu. Or l'un des meilleurs amis de Régis Bulot n'est autre que Dominique de Villepin. Aucun lien précis ne fut prouvé, seulement l'étonnement de la section de recherches de Strasbourg.

    «Essayer de m'impliquer dans une histoire dans laquelle je n'ai rien à voir est insupportable», avait-t-il déploré au Monde. «Je vois très bien pourquoi on veut mêler mon nom à cette affaire à quelques jours» de l'annonce de ma candidature

    Le Canard enchaîné du 14 décembre en page 2 relatait que Dominique de Villepin est parvenu dans son affaire d'avocats Villepin International constituée d'un capital de 1.000 € comprenant sa secrétaire et lui même, à réaliser entre avril 2.008 et 2.009 un chiffre d'affaire de 2.455.000 € une fois ses frais payés ainsi que le salaire de sa secrétaire. Le résultat net de l'exercice s'élèverait à 1.579.000 € ?

    Certains s'inquiétaient pour lui, s'il venait à avoir ses 500 parrainages, sachant qu'il faut 5 % de votes au premier tour de l'élection présidentielle pour voir ses frais de campagne pris en charge par l’État ce qu'il ne pouvait obtenir n'étant crédité que de 1 % à 1,5 % d'intentions de votes. Avec cette bonne affaire, il pouvait se payer quelques affichent électorales et le reste. Et, dans la foulée, de vouloir inaugurer son siège de campagne dans le très chic 6ème arrondissement à Paris, avait indiqué le 04/01/12 Jean-Pierre Grand, le président de son parti. Le siège envisagé, plusieurs centaines de mètres carrés, est situé rue du Cherche-Midi pour la durée de la campagne.

    Dominique de Villepin avait tout prévu.

    L'annonce de cette candidature, qui ne va jusqu'au bout, confirme ce que nombre de leaders politiques prévoyaient, mais elle n'en avait pas moins jeté des craintes à droite, bien que ce n'est la première fois qu'il y a dix leaders politiques qui ont obtenus les 500 signatures. Les voix vont se disperser. Si l'on considère Sarkozy tenaillé par le FN et Bayrou, et par Dupont-Aignan au premier tour, on voit que sa situation s’éclaircit.

    La majorité UMP n'est donc pas encore soumise à des difficultés qui feraient que Sarkozy fasse un mauvais score au premier tour.

  • Une légende s'en va par ce qu'une autre la chasse, dans l'ordre libertaire

    et prudhonien du vrai Camus, dans Marianne.

    Support Wikipedia Ce titre philosophique n'est pas de moi, mais de Aude Lancelin journaliste à Marianne qui écrit dans l'hebdomadaire du 30/12/11 au 06/01/12 sur «Le vrai Camus» que Michel Onfray sort de sa légende. Le temps efface aussi la légende mais, il est une chance que des philosophes écrivent sur des grands écrivains disparus pour les faire renaitre de leurs cendres.

    2Pour Michel Onfray, qui apparaît «proudhonien et libertaire» dans un livre de 602 pages livrant ses réflexions sur Albert Camus qui l'a ébloui.

    Pourquoi dans un blog écrire à partir de textes journalistiques sur des réflexions philosophiques de nos philosophes d'aujourd'hui, tout simplement par ce qu'ils nous permettent de la réflexion. Ce qui est curieux c'est que plus l'âge avance plus les plaisirs communs de la vie s'estompent pour faire place à la lecture et à l'écriture, qui pour les vieux comme moi sont des moyens d'évasion. Et puis la philosophie, moi qui n'avais rien d'autre que le travail du soir après celui du jour pour apprendre, devient est une source de connaissances que la vie n'a pas pu me donner. Pour cela l'ordinateur est un outil merveilleux qui en plus de la communication permet de se cultiver. Bien plus que la lecture d'un livre entre ses mains, la lecture virtuelle par l'ordinateur rend plus réceptif. Le plaisir du livre qui instaure une communion avec l'auteur n'y est pas, mais c'est plus vivant, voir Le livre papier, le livre numérique et l'internet.

    2Et puis les 602 pages de «L'ordre Libertaire», la vie philosophique d'Albert Camus, Éditions Flammarion du 04/01/12 demandent du temps pour analyser, alors que la version électronique d'un texte acheté à Delivery manager, vous donne, pour pas cher, ceux qui ont analysés le texte en n'ont retenus.

    Le 25 novembre 2009 à l'occasion des 50 ans de sa mort en 1960, j'avais publié Albert Camus au Panthéon à la suite du projet de Nicolas Sarkozy d'y transférer ses cendres.



    2Il s'agit maintenant de politique, Onfray ne le voit plus comme Sartre le ressentait, un social démocrate, mais comme proudhonien et libertaire. Cette légende d'un Camus pour une gauche soft la seule qui fonctionne pour une majorité nationale contraint cette gauche libertaire au vote utile. Comment faire autrement dans une confrontation globalisée droite gauche ? Celle d'un Camus «philosophe pour classes terminales», pour reprendre ce qui est écrit partout, Michel Onfray écrit «c'était au nom de l'anti marxisme que l'on a longtemps interdit l'existence en France de toute la gauche non libérale». Repentir de ne pas avoir bien lu le grand homme, reconnaissant que lui même, maintenant, a été ébloui par la qualité du personnage ce qui modifie son opinion, allant jusqu'à écrire nous en payons aujourd'hui les conséquences avec le phénomène Le Pen.

    Rien n'est moins sûr, la gauche non libérale fortement divisée n'est pas sans paradoxe. Pour lui, elle a été bâillonnée disons plutôt qu'elle n'a pas su se faire valoir, faut-il qu'elle ait l'audace de se référer à Camus pour exister ? Pourquoi ne pas de reconnaitre que si elle ne s'impose pas dans une majorité démocratique c'est qu'elle n'est pas à la hauteur des enjeux. La majorité démocratique est un combat dont le vainqueur est désigné par le peuple. Le peuple ne peut être fautif si cette gauche libertaire n'est pas comprise.

    Mais qu'est-ce qu'une gauche libertaire, un anarchisme de gauche ? On peut y mettre à la fois les autogestionnaires, les anti-étatistes, les mouvements révolutionnaires ? Les rêveurs en somme tel le NPA et les partis de gauche qui accusent les sociaux démocrates de connivence libérale.

    Sur cette gauche qui n'est toujours pas représentée politiquement aujourd'hui, Onfray en donne l'explication, la gauche communarde, le proudhonisme, «la propriété c'est le vol», «l'anarchie c'est l'ordre sans le pouvoir», a été calomnié par Marks, la révolution Russe venant terminer le travail. Ce n'est pas tout à fait l'avis de François Noudelmann qui écrit dans Libération qu'elle à subi un laminage idéologique depuis deux décennies. Son éviction s’est exercée d’abord par son côté gauche, où elle a été renvoyée à l’anarchisme de l’ultra gauche. Mouvance indéfinissable car le drapeau noir, c'est encore le drapeau que déployait Léo Ferré en Mai 68.

    D'abord journaliste à Monaco puis poète chanteur compositeur libertaire. Il n'était pas un anarchiste de salon mais un pur il le revendiquait. Ses chansons de vrais poèmes du Piano du pauvre en 1954, à Avec le Temps en 1972, Léo Ferré aura bercé une partie de notre existence.

    Facile à écrire quand sur un même palier d'immeuble «les voisins» n'arrivent à se sentir ! Il serait bon que ces philosophes dont j'admire l'intelligence fassent un petit bout de chemin dans les usines, comme moi adolescent après la seconde Grande guerre, pour se rendre compte de la condition humaine. Ou est le pragmatisme dans cette philosophie de l'anarchisme ? L'homme en lui même est un capitaliste qui s'ignore, et sans gouvernail il dérive. La tradition anarchiste, qui paraît si chère à Michel Onfray, n'est-elle pas une forme de capitalisme, je fais ce que je veux, qui s'exprimerait dans une société sans domination, mais ou les individus s'autogestionnaireraient, une vue de l'esprit qui serait un monde parfait.

    A la question que pose Aude Lancelin sur les révolutions musulmanes, il répond, qu'il ne faut pas croire une seconde comme BHL que la fin d'une dictature signe de facto l'avènement d'une démocratie. Et là, il reconnait que l'anarchie c'est le bordel, quand il n'y a plus de chef. Mais comment le suivre quand il écrit que l'Islam est en pleine force alors que notre religion est décadente. C'est oublier que nous avons démocratisé la religion pour la laïcité la séparant de l’État. Le profit de l'un s'est fait au détriment de l'autre et c'est tant mieux par ce que l’État, bien que non parfait, c'est mieux que les imams et le clergé. C'est oublier aussi que l'islamisme comme le panarabisme se cultivent dans la misère des populations par leur ignorance et la domination du mâle qui se propage depuis des millénaires. Ou est la supériorité de l'Être chez les musulmans c'est plutôt celle du mâle qui conduit sa politique dominatrice. Revenant sur Camus il dit qu'il considérait que la colonisation n'aurait dû avoir lieu et qu'il savait qu'avec le FLN, c'est un impérialisme pour l'autre. Qui ne sait pas qu'une fois que le chef est parti, ceux qui restent se battent pour le pouvoir ?

    Comparant Sartre, dont le projet originaire était la célébrité, à Camus qui ne supportait pas viscéralement l'injustice, on a dans la construction d'une carrière à répondre de choses pas terribles, Sartre n'aurait cessé d'écrire sa biographie de son vivant pas Camus !

    A la question qu'il ne faudrait pas faire de Camus un saint, il répond qu'il n'a rien trouvé qui le déplaise chez lui. Sur ce qui le distance de lui, il pense qu'il a passé trop de temps à se justifier n'ayant pas le cuir assez dur. Il comprend ce sentiment d'illégitimité constant par ce que lui, à des lecteurs, et des auditeurs qui lui apportent la satisfaction que Camus n'a peut être pas eue. Chaque fois qu'il entre dans son amphi à Caen il y a près 1.000 personnes, et il vérifie encore qu'il y a du monde. La gloire de son vivant pour un philosophe est quelque chose d'inhabituel, c'est après leurs morts que leur pensée fait son chemin.

  • Sarkozy perdu dans ses contradictions,

    fait un camouflet à la droite Européenne.

    Support Wikipedia On s'attendait à Villepinte, au meeting phare de la dernière chance pour Sarkozy, qu'il annoncerait devant ses partisans idolâtres, des mesures pour redresser son image dans les sondages. On pensait qu'il rassemblerait son camp avec la toute la puissance de son parti pour amener un maximum de sympathisants. Cela a été un succès 40.000, 50.000, jusqu'à 70.000 tous les chiffres sont avancés. Des centaines de cars et des trains, une dizaine de TGV de 300 à 500 sympathisants spécialement affrétés pour le candidat président. Combien coûte cette folie ? Qui paye ? C'était beau, au milieu de cette foule sur une estrade tel un tribun rappelant les gloires de la Rome antique. Il annonça qu'il veut renégocier l'espace de Schengen qu'il a lui même mis en œuvre et qui fonctionne depuis plusieurs années. «Si rien ne change, les peuples d'Europe ne supporteront pas longtemps les conséquences d'un laissez-faire dévastateur» s'exclama-t-il en faisant référence au «chemin tragique que le monde emprunta lors de la Grande dépression des années 30». Et le comble, c'est qu'il appuya son propos, en déclarant que si l'Union Européenne ne serait pas d'accord, au terme d'une année de gestations, il fera appliquer à la France, s'il est de nouveau élu, la mise en œuvre d'un protectionnisme implicitement refusé dans son combat pour le MES. «Si je devais constater que, dans les douze mois qui viennent, il n'y avait aucun progrès sérieux dans cette direction, alors la France suspendrait sa participation aux accords de Schengen jusqu'à ce que les négociations aient abouti».

    Un ultimatum en quelque sorte.

    Sarkozy veut faire une Europe pour lui pas avec les autres. Dans le même temps, il fustigeait les socialistes qui n'avaient pas voulu apporter leur caution au nouveau traité Européen les jugeant indignes de vouloir le renégocier. C'est à ne plus rien y comprendre.

    L'espace Schengen c'est lui, et c'est tout simplement la libre circulation des personnes dont les pays ont satisfaits les conditions du traité, et vouloir renégocier cette libre circulation revient tout simplement à accuser les pays frontaliers de la zone euro à ne pas respecter, les conditions des contrôles d'immigration et les renvois des clandestins chez-eux. En d'autres termes se serait des passoires. Qui plus est, il faudrait selon lui sanctionner, suspendre ou exclure un État défaillant, la schlague comme on dit. Pour Sarkozy, il y aurait donc des États qui ne seraient pas à la hauteur pour contrôler les flux migratoires. Quels seraient ces États, l'Italie bien sur avec Lampedusa, la Roumanie, la Bulgarie qui envahissent l'Europe de leurs Roms. Mais aussi nous mêmes qui avons accepté pendant ses cinq années de gouvernance l'afflux d'immigrés, mais l'Allemagne également qui en a plus que nous.

    En 2010 l'immigration légale en France a augmentée d'environ 10,6 % en un an à 188.780 arrivants, sous l'effet notamment d'une forte hausse du nombre d'étudiants étrangers, d'après des statistiques de FTA et de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration, OFII. Quant à l'immigration clandestine, il est difficile d'en donner un chiffre, on avance 200.000 à 400.000 clandestins, et l'on en a régularisé 20.000 en 2009. En 2009 nous en avons renvoyé dans leur pays 29.288 étrangers. Le problème est de savoir si cette immigration clandestine transitait par l'espace Schengen ? Ses propos ont-ils une réalité qui justifierait de revoir les conditions de circulation dans cet espace ? Qui peut le croire, et qui peut prétendre surveiller une frontière aussi grande, formée de plusieurs États, que celle de l'espace Schengen ?

    C'est un menteur.

    Il sait très bien qu'il est impossible de supprimer l'immigration clandestine. Ces propos sont donc sans fondement dans la mesure où ils ne seraient pas électoralistes pour caresser le FN dans le sens du poil. C'est bien ce que pensent de nombreux éditorialistes qui analysent la perte de soutiens à sa politique depuis l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN.

    En fait, pas du tout, déjà il voulait revoir, selon Henri Guiano, le 24/04/2011 le traité de l'espace Schengen, «la France ne veut pas suspendre Schengen», l'accord de libre circulation des personnes en Europe, mais «revoir les clauses de sauvegarde dans des situations particulières». «C'est une question de bon sens. On ne peut pas accueillir tout le monde», avait-t-il déclaré, voir, Vers une révision de l'espace Schengen, dans lequel, il montait deux populismes, faisant suite au différent sur le conflit migratoire entre l'Italie et la France, concernant les réfugiés de l'Île de Lampedusa. De ce fait une révision de l'espace Schengen est en cours d'étude à la commission Européenne, ce n'est donc pas vraiment un scoop sinon le fait qu'elle n'était pas dévoilée. Ce qui l'est, par contre, c'est de se servir de cette révision pour en faire un motif électoral ce qui est loin de plaire aux conservateurs Européens

    Pour un coup de folie, c'en est un. Rien ne l'arrête plus, même pas le soutien que ses partenaires conservateurs de l'Union lui ont apporté en refusant de recevoir Français Hollande par ce qu'il veut renégocier, s'il est élu, le traité de la zone euro pour y mettre un volet croissance, alors qu'il n'est pas encore appliqué. C'est un camouflet sans précédent, il se fout d'eux. Mais de plus, et c'est navrant de constater, une fois de plus, que notre président n'a aucun scrupule, il est un maître de la fausseté par rapport à ses propos et à ceux de son camp, quant-ils critiquaient la position de François Hollande sur le traité quelques jours auparavant, en affirmant qu'il ne pourra jamais arriver à ses fins.

    D'un acte de protectionnisme s'en suit un autre, le «Buy Européan Act». C'est une mesure qui a été appliquée aux États-Unis pour protéger leur marché intérieur. C'est une mesure de soutien aux entreprises qui décideraient de fabriquer et de produire en Europe. «Pourquoi est-ce que ce que les États-Unis s'autorisent, l'Europe devrait se l'interdire ? La France demandera que l'Europe se dote d'un Buy European Act, à l'image du Buy American Act». Cette proposition avait déjà été formulée par Christine Lagarde au printemps 2011 sur une idée évoquée par Élisabeth Guigou ministre socialiste des affaires Européennes en 1993, Le Monde édition d'abonnés. L'adoption d'un «Buy European Act» risque de se heurter à l'opposition farouche des pays libéraux de l'Union européenne. Le commissaire Européen chargé du marché intérieur, Michel Barnier, a plaidé lundi 12/03/2012 en faveur d'une solution «non protectionniste». La Commission européenne prépare pour le 21 mars des propositions afin de garantir une meilleure réciprocité dans l'accès aux marchés publics.

    En fait Sarkozy, c'est tout et autre chose. Qu'il se comporte de cette façon, n'a aucune importance, glaner le FN par le populisme de dérive droitière est à la mode dans ce conservatisme. Ce qui est grave ce sont les soutiens qu'il reçoit, Christine Boutin comment peut-elle encore exister sachant que cette politique est contraire à la morale chrétienne. Mais aussi Jean-Louis Borloo, qui n'ayant pas voulu aller à Villepinte, n'en recommande pas moins de voter Sarkozy. Quelle honte pour cette personne se prétendant humaniste ! Quant-à Gérard Depardieu ce gros, pas beau à voir, qui fait honte après avoir été sympathisant socialiste. Avec de tels soutiens pauvre Sarkozy.

    Oui, il répond à une partie des Français, qui sont pour la souveraineté de la France, tels Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon qui, ce matin, 12/03/2012 au journal de la 2 tout réjoui de déclarer que Sarkozy reprenait ce qu'il disait depuis toujours. «La démarche politique que le Front de gauche défend depuis trois ans sur la question Européenne, le président de la République vient de dire que c'est une méthode acceptable pour l'Europe et pour la France». Et puis, il y a ceux qui ne veulent pas d'une Europe de la schlague, mais d'une Europe qui garanti l'économie des États contre la dérégulation mondiale des marchés.

    Ce discours de Villepinte donne finalement raison à François Hollande qui veut modifier le traité de la zone euro. Ils sont maintenant deux à trouver que l'Europe telle qu'elle est n'est pas viable. Le propos de Sarkozy n'étant qu'électoraliste on l'a bien comprit, n'a rien à voir avec celui de François Hollande qui lui œuvre pour la croissance, c'est à dire des emplois. On voit de suite sa valeur par rapport à celle de Sarkozy qui ne pense qu'à être réélu, l'Europe n'étant qu'un moyen. Pierre Moscovici directeur de campagne de François Hollande de clamer, «les dirigeants conservateurs, si prompts à se liguer pour défendre le président sortant, apprécieront sa menace de sortir unilatéralement de l'espace Schengen, dans le même temps où il appelle à signer le traité d'austérité au nom de la cohésion Européenne».

    Quant-à Marine Le Pen, elle accuse Nicolas Sarkozy d'avoir «contribué à mettre en place la dictature de l'Europe» contre laquelle il s'est élevé lors de son discours. Sur BFM TV, elle a notamment mis en évidence «le traité de Lisbonne» qu'il a fait voter durant son mandat, alors que les Français l'avaient rejeté par référendum en 2005. Ajoutant qu'il veut «imposer le MES dans le dos des Français en refusant de passer par un référendum».

    François Bayrou, un peu perdu «indécente, la campagne devrait être moderne, économe, sobre». «Je trouve que dépenser des millions d'euros pour un meeting pharaonesque dans l'état de crise où se trouve la France, c'est indécent».

    Reste à connaitre la réaction des sondages et celle de ses partenaires conservateurs de la zone euro. Mais j'ai bien peur qu'ils ne s'exprimeront pas publiquement, ce serait manger leur chapeau.

     

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