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  • Ce n'est pas encore le sauve qui peut, mais ça y ressemble,

    les conseillers de Sarko aimeraient bien un point de chute.

    Support Wikipedia Normal pensez-vous qu'à chaque élection présidentielle les fidèles serviteurs du président, comme ceux des autres ministères, se posent la question que sera mon boulot si le président est battu ? C'est la même chose pour tous les salariés quand l'entreprise se restructure ou délocalise ou fait faillite, c'est humain. Seule reste l'intendance, même les tiroirs sont vidés, les archives à la broyeuse, le vide est fait. C'est presque comme une usine abandonnée, chacun emporte les témoignages de sa présence, les murs sont vides, c'est froid.

    On a la vague impression dans ces palais de la République, Élysée et Matignon, qu'à trois mois de l'échéance, le doute s'installe parmi ces personnes, force mauvais sondages oblige. Il faut bien comprendre que l'aspect angoissé du président à son show de plus d'une heure le dimanche à 20 heures sur 9 chaînes de télé, ainsi que le peu de crédibilité qu'il attribuait lui-même à ses propos sur un programme flanqué d'une flopée de mesures qui n'entreront en application que s'il est élu, présente des inquiétudes à ses conseillers par le fait que depuis plusieurs mois, pas un seul sondage ne le donne gagnant. Bien sur l'argument UMP soulevé est que les courbes de popularité se croisent avant l'élection, fait prouvé lors de l'élection de 2007. Sarkozy serait donc réélu. Seulement Hollande n'est pas Royal, et le bilan de Sarkozy est des plus mauvais. Mais alors pourquoi soudain ce désir de le quitter. En fait, jamais nous n'avons eu un président si critiqué, aussi injuste. Promettre la même politique d'austérité qu'il a faite pendant 5 années à 80 jours de l'élection tient du suicide, il n'y a que lui pour faire accepter cela à ceux qui n'y voient qu'intérêts personnels. D'ailleurs, s'il n'était pas angoissé, il n'aurait pas eu besoin de 9 chaînes de télé pour se faire entendre, et vanter qu'il a été regardé par plus de 15 millions de téléspectateurs, TF1 se taillant probablement la plus grosse part. Bien sûr c'est la crise, elle ne justifie pas tout. De nombreuses erreurs ont été faites nous privant de financement pour soutenir la croissance, nous contraignant à des emprunts qui ont gonflés notre dette. 500 milliards de dette dus à sa politique d'après le site de Marianne 2. Et puis les socialistes sont mauvais, nous sommes les meilleurs ! Il y a des Français qui croient cela, et en lui, ce que l'on ne comprend pas. Mais en fait, quand on regarde bien Nicolas Sarkozy, ce ne pouvait être autrement. Sa descendance Hongroise, pays ultra conservateur, sa ville bourgeoise de Neuilly, son obédience Juive et conservatrice Américaine, il ne pouvait être que de droite dure, pour faire payer, aux classes populaires, les avantages sociaux qu'elle avait obtenus au cours des décennies. La crise a bon dos, on peut tout y mettre, et répéter sans cesse, comme François Fillon, la crise rien que la crise. Lamentable que ces personnes ne puissent reconnaître que les politiques menées, essentiellement orientées vers l'austérité, la pauvreté des peuples, ne peuvent apporter de croissance. Cette Europe sous la domination Allemande coure à la catastrophe, le Portugal rejoint la Grèce dans l'abîme de l'austérité. Ils n'ont pas comprit que lorsque un peuple est exsangue on ne peut plus rien lui prendre, autre que la vie.

    Le dernier sondage, après les discours de Hollande au Bourget, et le show télévisé de Sarkozy, conforte la position de Hollande au premier tour avec 34 % contre Sarkozy 25% et au second tour avec 57 % pour Hollande contre 43 % à Sarkozy, mais ce n'est pas pour autant gagner pour Hollande. Le show télévisé avec des journalistes complaisants ne lui a pas été favorable. Lorsque le pouvoir appelle des journalistes de son obédience pour le questionner, ça ne marche pas. Il n'y avait qu'à voir la tête de Pujadas lorsque Hollande portait ses coups. De même que la rebelote de François Filllon à des Paroles et des Actes le jeudi 02 février risque d'apparaître exagérée d'autant qu'il n'est pas candidat à l'élection présidentielle. Que fait le CSA ? D'ailleurs, on ne comprend pas que Martine Aubry se soit engagée dans cette sur médiatisation politique, ce n'était pas sa place. En politique, il faut réfléchir. Lamentable, il fallait laisser Fillon et ces journalistes trouver un autre pigeon.

    On ne comprend alors pourquoi ses conseillers sont si pressés de trouver un point de chute. Il est vrai que la référence permanente à l'Allemagne, commence à faire flop, et que ses conseillers, pas plus bêtes que d'autres, se rendent compte que ça suffit, que la France, c'est la France, et l'Allemagne l'Allemagne, voir Madame Merkel au secours du soldat Sarkozy. Remarquons rien de tel pour faire le jeu du FN, Sarkozy roulerait pour le FN ?

    Et cette TVA sociale de 1,6 % qui, même dans les rangs de sa majorité ne passe pas. Faire payer a tous les Français, pauvres, smicards et retraités compris, l'augmentation de la TVA pour réduire la charge patronale sur les salaires, alors que c'est l'incompétence patronale de se rendre performant à l'exportation par des produits de qualité difficilement reproductibles, qui est la cause principale de notre déficit extérieur. Daniel Cohn Bendit l'a d'ailleurs souligné dans un débat politique. Nos produits sont sur des créneaux concurrentiels alors que la production Allemande, par ce que de qualité, se vend bien malgré qu'elle soit plus chère. Les charges patronales sont prétextes à tout depuis 30 ans alors que c'est faux, voir le faux problème des charges patronales. Le combat permanent de la lutte des classes. Il y a de quoi même chez les plus fidèles conseillers provoquer un début de panique.

    La solution apportée au logement par l'accroissement de 30 % de la surface habitable est un cadeau aux propriétaires et promoteurs qui s'en serviront pour construire des logements, certes, mais combien de sociaux ? Quand aux particuliers, il faut du terrain ou la possibilité de surélever, mais aussi de l'argent. Et cette mascarade qui consiste a privilégié l'emploi sur les salaires, en piétinant le Code du travail. Ce chantage à l'emploi est inadmissible, nous avons d'ailleurs vu ce qu'il en est advenu chez Continental ! Une Entreprise sérieuse répugnera à appliquer cette politique, seules les «voyous» en seront adeptes. Qu'importe qu'une telle proposition déclenche l'hostilité des syndicats, n'ait, pour des raisons légales, électorales et de temps, aucune chance d'être mise en application dans l’immédiat. Ne parlons pas des 35 heures qui sont bien muselées, elles ne sont plus que du passé. Et du pouvoir d'achat qui était un thème porteur de sa politique. Oublié cette belle promesse, la politique salariale est passée dessus pour l'écraser. On comprend aisément que «les prisonniers volontaires de l’Élysée veulent se recaser». C'est un article du Monde.fr qui l'évoque.

    C'est un article d'Arnaud Leparmentier, bien informé, qui cite le nom de quelques conseillers. Jean-David Levitte, 65 ans, conseiller diplomatique de l’Élysée qui prendra sa retraite, après avoir servi cinq ans Nicolas Sarkozy et trente-cinq ans à tous les pouvoirs. Pour lui pas de problèmes pour rester actif. Avec une telle expérience il peut écrire un livre sur ses années passées dans l'antre des présidents sous toutes les obédiences. Et dès septembre, il donnera à Sciences Po un cours, en anglais, sur la politique étrangère de la France. Cela lui fera une entrée dans le monde des retraités des plus enviée.

    Le cas d'Henri Guiano pose problème, il devra accompagner Sarkozy jusqu'au bout. Son recasage est difficile «Guaino sera chômeur en cas de défaite, à moins que l'UMP lui trouve une circonscription où il sera élu», estime un UMP. Je ne me fais pas de soucis pour lui, il aura bien un poste à son honneur s'il ne peut avoir une circonscription pour se présenter. Monsieur Guaino voudrait se décider au lendemain du 7 mai, en fait rien n'est encore perdu. «Je m'occuperai de ces histoires-là au lendemain de la présidentielle», explique M. Guaino, voilà une belle preuve de fidélité. Il dit ne pas savoir s'il veut faire de la politique, aller dans l'industrie ou retourner à la Cour des comptes. Il ne sera donc pas chômeur.

    Beaucoup se mesureront au suffrage des Français, c'est encore mieux que de se faire recaser, au moins on est jugé par le peuple. La politique n'est pas une garantie de revenu à vie, bien que ceux qui ont pu en jouir pendant des années en tant que député ou sénateur ne sont pas malheureux. Les retraites sont conséquentes et le prestige offre des places dans les grands groupes, la carte de visite est un sésame.

  • Enfin des chiffres sur le coût du nucléaire,

    la Cour des Comptes, s'est penchée dessus pour en donner.

    Support Wikipedia C'est en fait l'ouverture à plus de clarté sur ce que nous coûte l'industrie électro-nuclaire, c'est une étude d'autant plus délicate qu'elle était la première. Les magistrats ont été au bout de leur travail, et soulignent la difficulté de chiffrer le coût financier du démantèlement des centrales et de tout ce qui s'y rattache. C'est à la demande du premier Ministre François Fillon dans une lettre du 17 mai 2011 que le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud l'a lancée. Elle fait 430 pages, que l'on peut consulter à cette adresse http://www.premier-ministre.gouv.fr/sites/default/files/communiques/communique_et_rapport_filiere_electro-nucleaire.zip. Son intérêt est de faire le point sur le coût de la production nucléaire, sans négliger l'important dossier des déchets. Elle ne prend pas en compte la partie nucléaire militaire, ni les activités nucléaires électriques civiles dont seule la production énergétique est retenue. Sont pris en compte les éléments de coûts passés, présents et futurs.

    Dans le contexte politique du moment, par suite de la catastrophe de Fukushima, alors que notre pays ne ressemble pas aux conditions climatiques du Japon, la poussée politique écologique va vers le démantèlement de nos centrales, qui sont, certes, pour la plupart arrivées à leur limite d'exploitation, à un abandon de cette énergie sans proposer une puissance énergétique équivalente. Si l'on peut, par l'utilisation de l'énergie du vent, de l'eau et celle du soleil, produire de l'électricité propre, il ne faut pas oublier que ce sont des MW dont nous avons besoin. La puissance d'un pays se juge au nombre de kw.h consommés et produits.

    Le programme de François Hollande qui prévoit une réduction de 50 % de la part du nucléaire d'ici à 2025, est aussi utopique que celui des écologistes, qui est capable de prévoir, dans les 13 années qui vont suivre, ou nous en seront ? Mais ce qui est le plus grave c'est que nous ne construisons plus de centrales depuis avril 1991, Civaux-2, 1.495 MW, mise en service en avril 2002 est la dernière centrale construite. De plus la construction de l'EPR de Flamanville 3 entraine des coûts plus élevés. Notre savoir faire fout le camp. Qu'il soit impératif de produire du courant électrique à partir d’énergies propres, sans aucun doute, ne serait-ce que pour des utilisations domestiques mais, il nous faut construire des centrales, nombreuses sont celles qui ont atteint les trente ans de vie, Blayais, Bugey, Dampièrre, Fessenheim, Gravelines, elles représentent 14.000 MW, les prolonger encore dix années, ne résoudra pas le problème de notre indépendance énergétique, d'autant plus que Fessenheim présente des risques. Le réacteur EPR de Famanville 3, 1.600 MW, en construction est prévu en service en 2016 mais, il y a du retard. Le projet EPR de Penly 3, 1.600MW est reporté.

    2Didier Migaud document Le monde.fr, Cyrille Weiner pour Le Monde.

    Ce qu'écrit la Cour des comptes, est que les dépenses futures de démantèlement, de gestion des combustibles usés et des déchets qui ont déjà été produits sont à 79,4 milliards d'euros (2010) et sont intégrés sous forme de provision, dans les comptes des exploitants EDF, AREVA, du CEA, et de l'ANDRA, pour la somme de 38,4 milliards d'euros (2010) par application d'un taux de 5 %. Elles sont à comparer au coût initial des investissements du parc en exploitation à 83,2 milliards d'euros overnight (2010). Le démantèlement coute aussi cher que l'investissement. Il n'y aurait donc un financement minimal de 41 milliards à prévoir en plus de la provision.

    Le coût de 83,2 milliards d'euros doit être complété des intérêts intercalaires dus au fait que la construction des centrales s'étale sur plusieurs années. La Cour évalue à 12,8 milliards d'euros le montant de ces intérêts. Elle évalue ainsi l'investissement initial des 58 réacteurs actuels à 96 milliards d'euros pour une puissance installée de 62.510 MW, soit, 1. 535 €/kw. Soit 0, 426 € par kw.heure. Ce serait ce que nous coûte en 2010 le kw.heure électrique nucléaire.

    Ce qu'il faut savoir, c'est que les investissements de maintenance sont en forte progression. Sur un programme EDF d'investissement de 50 milliards d'euros entre 2011 et 2025 soit une moyenne annuelle de 3,3 milliards d'euros, le montant des investissements de maintenance annuel moyen devrait être de 3,7 milliards d'euros. Le rapport souligne que les chiffres actuels doivent être regardés avec précaution. Ils ont tendance a augmenter quand les opérations se précisent. Les comparaisons internationales donnent des résultats supérieurs à ceux d'EDF.

    Le tableau ci-dessous donne le récapitulatif des dépenses d'investissement ou assimilées.

    Ce tableau montre que sur un total d'investissements estimés à 228,3 milliards d'euros, le coût production de l'exploitant de l'électricité nucléaire fournie par le parc actuel s'élève à 118,2 milliards d'euros auxquels il faut ajouter, chaque année les investissements de maintenance pour un montant qui s'élève à 1,7 milliards d'euros en 2010. Il devrait doubler en moyenne pour les 15 années qui viennent.

    Pour la Cour dans sa conclusion générale la durée de fonctionnement des centrales est une donne stratégique. Elle constate que d'ici la fin de l'année 2010, 12 réacteurs représentant 10.900 MW atteindront leur durée fe fonctionnement de 40 ans et que 22 réacteurs sur 58 représentant 30 % de la puissance nette du parc, 18.210 MW, atteindront leur quarantième année de fonctionnement d'ici 2022. Si l'on fait l'hypothèse de maintenir le niveau énergétique actuel, il faudrait construire 6 à 7 EPR d'ici la fin 2020 et 11 d'ici la fin 2022. Cette conclusion rejoint mon analyse.

    La Cour estime le démantèlement en charges brutes AREVA, EDF, sur la durée de vie à 24,2 milliards d'euros et précise que ces coûts pourraient augmenter. La part EDF étant de 18,4 milliards d'euros, soit pour 58 réacteurs 317 millions d'euros. Pour le Monde.fr qui a eu un entretien avec le premier président de la Cour des comptes, ces coûts sont clairement sous-estimés. En effet, le démantèlement de la centrale de Brennilis, Finistère, le seul en cours actuellement, est pour l'instant chiffré entre 450 et 500 millions d'euros et l'opération n'est pas encore achevée. On se situe donc déjà au-delà des chiffres fournis par EDF pour le démantèlement moyen d'un réacteur, alors que la puissance de la centrale qui n'est que de 70 MW, très largement inférieure à celle des autres centrales comprises entre 480 et 1.200 MW. Selon les calculs de Monde.fr, le démantèlement du parc ne va pas au final doubler mais quadrupler.

    Les coûts de l'EPR.

    La construction de l'EPR de Flamanville 3, l'EDF a annoncé le 20 juillet 2011 un coût révisé de 6 milliards d'euros, 3,7 milliards d'euros/MW pour 1630 MW avec un objectif de production commerciale en 2016. Outre les difficultés de construction d'une tête de série, AREVA explique que l'écart de coût résulte de technologies différentes portant sur des exigences de sécurité plus importantes. Compte tenu de l'allongement des délais qui laissent prévoir un montant élevé des intercalaires, et de l'augmentation du coût de la construction, on peut estimer le coût le coût de production du réacteur de Flamanville entre 70 à 90€/MWh, ce qui fait 0,7 à 0,9 € par kw.heure avec une durée de fonctionnement de 60 ans. Ce coût apparait le double de celui de la production de nos vieilles centrales.

    Quelle conclusion en tirer, à l'horizon 2020 le maintien de la puissance énergétique nucléaire implique de lourds investissements. En avons-nous les moyens ? La prolongation de la durée de vie de nos centrales à 40 ans et au-delà n'est pas la solution, il faudra bien un jour en construire d'autres. Le développement d'énergies propres complémentaires est à favoriser, tout kw gagné sur le nucléaire est positif. Pour bien faire, il faudrait pouvoir mener eu parallèle les deux objectifs. Quelque soient les scénarios, le coût du kw.h ne peut qu'augmenter.

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