Avertir le modérateur

- Page 2

  • Sarkozy, est-ce son dernier coup d'Etat,

    le mécanisme Européen de stabilité, MES ?

    Support Wikipedia Vous savez ce que c'est le MES, c'est sorti depuis peu. Au jour ou j'écris cet article le nouveau traité Européen a été ratifié par le parlement, à la demande du Gouvernement. L'Assemblée nationale a examiné le 21 février en soirée deux projets de loi ratifiant,

    • la décision du Conseil européen de modifier l’article 136 du TFUE.
    • le traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité, MES, un FMI européen.

    Il fallait faire vite les élections approchent et tout ce qui peut entraver un nouveau président est à exploiter. Là, pas de référendum bien sûr, l'avis du peuple ne compte pas. On peut le manipuler dès lors que la majorité parlementaire le permet, regardez l'exemple de la Grèce, de l'Italie, le peuple est ignoré. Le prétexte, le temps, mais on peut remettre ça après les élections, non si on les perd ! Alors on engage, dans une période électorale majeure, une politique qui peut être contraire au vœu du peuple dans un processus qui réduit sa souveraineté. C'est irresponsable et une source de conflits. Surtout, il ne faut pas le clamer, j'en ai entendu parler au coin d'une rue, le silence est bien gardé. Cette période électorale n'est pas le moment de montrer que notre souveraineté s'en va par morceau dans cette Union gouvernée par le Merkozy. On ne peut tout suivre, les élections, et les coups qui sont préparés en douce. Ce qui paraît invraisemblable c'est que les partis s'opposant au MES, n'en parlent pas, et pourtant c'est une corde au cou. Il y a un dicton Italien qui exprime «Chi tace confermo», qui se tait confirme. C'est donc qu'ils seraient d'accord avec ce qui se trame, «non, puisque les socialistes se sont abstenus et entendent de faire de même au Sénat». Quand à la presse, seul Mediapart publie dans son club seulement plusieurs articles. Les autres sites d'information se taisent pourquoi ?

    Ce MES, a été conçu pour gérer les crises de la zone euro. Il doit remplacer le Fond Européen de stabilité financière FESF, si cher à Sarkozy en 2013. Le FESF et le MESF, Mécanisme Européen de Stabilisation Financière étaient destinés à être temporaires, jusqu'à fin 2013, ces deux mécanismes n'avaient aucun fondement juridique dans les traités de l'Union européenne. Le MES cristallise donc l'influence de ces deux mécanismes en un seul. Le MESF est à la charge de l'Union européenne, le FESF à la charge des pays participants à l'Union, MESF+ FESF= MES en 2013.

    Tout ceci est bien compliqué. En réalité il concrétise la règle d'or régie cette fois par ce mécanisme qui n'est envisagé que pour les 25 pays de la zone euro, indépendamment du traité de l'Union. Le MES n'a rien à voir avec le traité de Lisbonne, c'est un engagement entre les pays qui seront signataires.

    La question que l'on se pose est, quelle est la valeur internationale d'engagement d'un pays dès lors qu'un autre gouvernement opposé au précédent signataire, s'oppose par son abstention, à l'application de ce MES ?

    Nous n'avons pas entendu François Hollande sur ce problème précis, bien qu'il souhaite renégocier les bases du traité. Nicolas Sarkozy impose sa politique avec 26 % d'intention de votes représentant l'importance de son parti.

    Rappelez-vous, c'est dans la nuit du 09 au 10 mai que le Fond Européen de Stabilité Financière fut créé pour faire face à la main mise des marchés et éviter que la crise Grecque s'étende à l'Espagne, au Portugal voire à l'Italie, l'Union européenne en coopération avec le FMI mirent en place deux mécanismes,

    • un plan de soutien à la Grèce composé pour 80 milliards d’euros de prêts bilatéraux, dont 16,8 milliards à la charge de la France consentis par les États membres et pour 30 milliards d’euros de prêts accordés par le FMI.
    • la création d'un fonds de stabilisation de 750 milliards d'euros, la Commission européenne est autorisée à emprunter 60 milliards d'euros pour le MESF, 440 milliards pour le FESF, apportés par les États et 250 milliards apportés par le FMI. MESF+ FESF+ FMI= 750 milliards d'euros.

    Le MESF doté de 60 milliards d'euros repose sur l'article 122 du traité de fonctionnement de l'Union européenne, TFUE. Remarque, l'assistance financière de l'Union est octroyée sous la forme d'un prêt ou d'une ligne de crédit accordé à l'État membre concerné. C'est la Commission européenne qui emprunte cette somme qui est gagée à hauteur du budget Européen, voir le rapport du projet de loi de finances rectificative pour 2010 du Sénat, 20 février 2012.

    A cette époque le FESF paraissait suffisant pour venir en aide à la Grèce, et étouffer le diktat des marchés. Il faut croire que non, d'ailleurs on ne sait pas exactement si ce FESF a bien fonctionné tant cette Union européenne ne cesse de modifier sa politique, montrant une marche à l'aveugle. Catastrophique direz-vous de ne pas connaître ou elle mène ! On s'y perd dans tous ces sigles, quelques rappels,

    • TUE, traité sur l’Union européenne, première partie du traité de Lisbonne.
    • TFUE, traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, deuxième partie du traité de Lisbonne.
    • Conseil européen, réunion des Chefs d’État et de gouvernement,
    • Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire, TSCG, le traité Merkozy encore appelé Pacte budgétaire adopté par 25 des 27 chefs d’État et de Gouvernement le 30 janvier 2012. Il doit être signé le 1 ou le 2 mars avant la ratification par les différents États signataires.

    Tout et donc en place pour brider une alternance politique, c'est une dictature démocratique, qui a été conçue par ce Merkozy. Bien sûr, il faut que les États ratifient ce qui a été fait par notre parlement.

    Afin de résoudre le fondement juridique de la crise, le gouvernement Allemand œuvra pour un amendement au traité. La difficile ratification du traité de Lisbonne dissuada nombre de chefs de gouvernement et d’État. La proposition Allemande qui visait au minimum à renforcer les sanctions reçut l'appui de la France afin de créer un mécanisme de sauvetage permanent. Seulement les Allemands voulaient encore plus, la suppression du droit de vote des États. Impossible sans une modification du traité. Le 16 décembre 2010, le Conseil européen trouva un accord pour un amendement de deux lignes au traité, voir ci dessus, ce qui permit d'éviter la tenue de référendums. Le Président du Conseil européen Herman Van Rompuy avait prévu d'examiner les changements à travers la procédure de révision simplifiée, article 48 TFUE. La modification changeait simplement le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne pour permettre l'instauration d'un mécanisme permanent.

    Le 11 mars 2011, lors du sommet Européen de la zone euro, les représentants des États trouvèrent un accord pour signer un traité séparé visant à doter ce mécanisme d'une capacité d'intervention de 500 milliards d'euro. Lors du même sommet, il fut décidé que,

    • le MES pourra accorder des prêts ou acheter de la dette primaire des États sous réserve d'un accord unanime des pays.
    • les prêts du MES bénéficieraient «du statut de créance privilégiée, qui ne sera inférieur qu'à celui du FMI».
    • un État insolvable devrait négocier un plan de restructuration global avec ses créanciers privés dans le cadre de Clauses d'Action collective afin de revenir à un endettement supportable.

    Tiré de Wikipédia.

    Tout ceci montre le coté dictatorial de ce gouvernement mais aussi une presse qui est de connivence. Sarkozy n'hésite pas à faire un coup parlementaire dans cette période incertaine sur sa politique. Avec une exposition médiatique, ce vote au parlement n'aurais pas été fait en soirée, en catimini entre les députés. Si l'opposition socialiste sort victorieuse de l'élection présidentielle la connivence de la presse nationale éclatera au grand jour. Ce vote pour lequel les socialistes se sont abstenus, marque néanmoins leur intention de revoir le traité, et Angela Merkel sera bien contrainte d'en discuter. L'influence manoœuvrante de Sarkozy sur les autres pays étant écartée, l'Europe pourra prendre un chemin plus démocratique, plus conforme dans le respect des peuples.

  • François Hollande et la délinquance

    dans l'esprit de la république.

    Support Wikipedia Curieusement la délinquance n'est pas au centre du débat actuel de la présidentielle. Pourtant ce fut l'un des thèmes principaux de l'élection de Sarkozy en 2005. Serait-ce que les chiffres sont mauvais eu égard aux prétentions qu'il eut depuis 10 années. Curieusement, il n'y a plus de voitures brulées. Quand aux vols à la tire, à ceux de la carte bancaire, à ceux des portables, et à ceux aux portières des voitures, on ne trouve «jamais» les voleurs. La fraude sur internet devient un problème grave avec le i-commerce, les banques remboursent mais les voleurs ne sont pas arrêtés. Les cambriolages des maisons individuelles se développent un peu partout, mêmes dans les petites agglomérations rurales, alors qu'ils étaient principalement dans les grandes villes, + 15 % en 2011. 88 % des cambriolages ne sont jamais élucidés, on ressent une impossibilité de la police pour trouver les voleurs, malgré les dépositions, il y en a trop. Selon, une enquête les Français auraient déclarés 4 millions de vols en un an, trois fois plus que les chiffres actuels. Plus rien ne sert de déposer, on est mal reçu dans les commissariats. Quant aux agressions des personnes dans la rue, c'est pareil. + 20 % depuis 2002 suivant une courbe de 2 à 2,5 % par année. Toute cette petite délinquance qui ne cesse de croître avec celle de la misère n'est pas sanctionnée. Le vandalisme, les dégradations communales n'ont pas cessées. Non pas qu'il faille accabler notre président, mais c'est, eu égard à ses prétentions, il a été très injuste et violent contre la gauche qu'il a traitées de laxisme faisant croire à son incapacité.

    Il a supprimé la police de proximité pour des contrôles vidéos qui coûtent chers aux communes, mais qui ne remplacent pas la présence de l'agent, bien qu'ils complètent la surveillance. Nos prisons sont en sur nombre, le taux de carcéral est très critique, il faut faire des prisons alors que l'on n'a pas d'argent, on n'a jamais autant arrêté. Combien de délinquants condamnés ne sont pas emprisonnés faute de place ? Il y aurait 130.000 peines non appliquées. La plus forte hausse a été celle des gardes à vues, +72 % pour 336.718 en 2001 à 508.108 en 2009. La délinquance c'est un ensemble qui ne doit pas être un sujet électoral comme le fit Sarkozy, montrant ses gros bras. Le Monde.fr titrait le 31/01/12 les mesures de la délinquance.....des chiffres dociles. «Ils savent qu'ils ne doivent pas augmenter en année préélectorale, même la violence sait se tenir tranquille !»

    Tous les citoyens sont touchés par ce problème, il n'y a pas plus de gauche que de droite, mais seulement l'application des lois de la république. Pour cela, il faut des effectifs policiers, des magistrats pour juger, mais aussi des moyens pour emprisonner. La guerre à la délinquance décrétée en 2002 n'a donné que des résultats très décevants. Les grands discours, les gros bras n'ont été que pour la galerie, pour ceux qui croient n'importe quoi.

    Le seul domaine ou l'efficacité de la répression à donné des résultats est dans la prévention routière ou elle rapporte de l'argent. Des dizaines de millions ont été récoltés pour une réduction de quelques points du nombre de morts. Le nombre de retrait de points du permis est passé de 1,2 millions en 2002 à près de 6 millions en 2009, + 390 %. Plus des deux tiers de ces infractions ayant entraîné des retraits de points sont en réalité des excès de vitesse de moins de 20 km/h. L'activité des tribunaux correctionnels a été mobilisée en 2010 à 35 % pour rendre les jugements, voir ici. C'est donc globalement une politique menée en dépit du bon sens qui est le fidèle reflet de notre président. La conséquence est que les gens roulent sans permis ce qui accroît leur insolvabilité ne pouvant payer le délit.

    Aucune cohésion on emprisonne un max, on sanctionne un max, on surcharge les prisons, restructure les tribunaux, on fait porter sur les magistrats le mauvais rendement, et on supprime des effectifs policiers, en fait tout a été cassé !

    Que peut faire la gauche devant ce problème si elle venait aux commandes de l’État, ou il faut investir beaucoup d'argent pour remettre de l'ordre. Elle ne le peut pas. Il faut plus de cinq années d'effort car il est plus facile de détruire que de construire. Elle ne peut que calmer la situation sans trop modifier ce qui a été fait, en investissant dans plus d'effectifs policiers. Rétablir une vraie police de proximité et créer un climat serein dans nos commissariats. Mais surtout ne pas maquiller les chiffres, ne pas faire une politique du chiffre qui crée des tensions.

    François Hollande lors de son déplacement à Dijon, a prôné un équilibre entre sanction et prévention, fustigeant la politique de Sarkozy. Il s'est attaché à la politique des mineurs pour un juste équilibre en critiquant sévèrement la politique actuelle. «Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur a créé 10 000 postes dans la police et la gendarmerie, président de la République il a supprimé 10 000 postes de police et de gendarmerie. C'est le va et le vient, le zig et la zag, le hue et le dia», a-t-il dénoncé. «Nicolas Sarkozy a toujours agit vis-à-vis de ses successeurs au ministère de l'Intérieur comme s'il avait envie qu'ils ne réussissent pas», a-t-il ajouté. «Moi, je fais de la sécurité un enjeu au quotidien. Il n'y a pas besoin d'ouvrir des polémiques, de faire des phrases, de créer de la tension sur cette question de l'insécurité», fustigeant Claude Guéant sur la civilisation. «Le rôle de l’État, ce n'est pas de créer de l'agitation, de soulever des provocations ou des peurs».

    Il a déploré la dégradation des moyens de la police judiciaire de la jeunesse dont le budget a diminué de 10 % en trois ans de 2008 à 2011. Avec un contrat de confiance entre l’État et les collectivités locales, il veut créer une politique de prévention partout. Des quartiers, de rues, des escaliers, il veut éviter par la prévention que les jeunes n'entrent dans la délinquance. Le juge des enfants est pour lui la clé de voute de son programme. Il doit répondre avec rapidité, et analyse des placements en fonction du profil des jeunes. «Cohérence dans leur suivi».

    Nous avons à prononcer à chaque moment la bonne réponse avec la sanction appropriée, préconisant un doublement des centres éducatifs fermés pour les porter à 80 sur le quinquennat, parallèlement à ceux des centres éducatifs fermés.

    Sa révolution porte sur la Cour de justice qu'il veut supprimer. Pour lui les ministres doivent être jugés comme des citoyens et devront être soumis aux mêmes juridictions. Ce serait un pas énorme fait dans l'équité des Français. La Cour de justice de la république fut crée par une loi révisionnelle le 27 juillet 1993 à la fin du second mandat de François Mitterrand lors de la période de cohabitation du gouvernement Balladur, à la suite de l'affaire du sang contaminé. Auparavant la Haute Cour de Justice avait pour but de juger le président de la république, et les membres du gouvernement. Elle fut crée par les lois constitutionnelles de la troisième république.

    Ce n'est pas un programme général sur une politique contre la délinquance. Il faut donc attendre des précisions sur ce qu'il envisage de faire d'autre que la création de 1.000 postes supplémentaires de policiers, de gendarmes et de magistrats par an. À son meeting du Bourget, il avait exprimé une grande fermeté que la république rattraperait les petits caïds et les fraudeurs. «Pas plus que je n'accepte la délinquance, la fraude fiscale, pas plus je ne tolère qu'un petit caïd avec sa bande mette une cité en coupe réglée et fasse vivre à ses habitants un enfer».

    Est-ce la gauche peut faire mieux, ce serait possible par une réorganisation des dépenses privilégiant la sécurité, mais aussi en combattant la misère, car, ou il y a misère la délinquance augmente. De plus l'échec scolaire est un facteur aggravant, les jeunes qui trainent dans les citées sont des fauteurs de troubles, le commerce de la drogue aidant. De plus, il faudrait cerner la relation immigration-délinquance sans jeter l'opprobre sur les immigrés magrébins et des pays de l'Est. Bien que les statistiques tendent à montrer une forte proportion magrébine parmi les délinquants.

  • Sarko, ça y est, le peuple tout pour le peuple encore + à droite bien sûr,

    c'est la nouveauté dans la continuité.

    3

    Il n'est plus que l'ombre d'un président qui s'accroche à son pouvoir, jeudi soir sur TF1 ou il annonçait sa candidature.

    Support Wikipedia Une déclaration sans convaincre, un vrai faux suspense, l'ensemble de la presse n'est pas convaincue. On attendait un capitaine qu'il mobilise les Français, qu'il soit capable de défendre une vision, qu'il soit capable de fixer un cap, Dominique de Villepin. L'ensemble des partis sauf l'UMP trouve sa prestation loin d'être à la hauteur d'un président. Avec quelque chose comme sept points dans les intentions de vote au premier tour, et de 7 à 10 au second tour, il lui faut autre chose. Son bilan le mine, la crise à bon dos, et le rejet qu'il a inspiré est encore plus important. Un second mandat avec lui serait catastrophique, il ne peut changer, ses comportements sont viscéraux. Jamais un président n'a été aussi menteur et vulgaire. Il ne comprend que sa politique et n'admet pas celle des autres. Toute initiative qui n'est pas de lui est rejetée. Rien n'est réfléchi, aucune cohésion, par ce que pour lui, la France est à droite et que de ce fait il sera toujours majoritaire, ce qui fait son désespoir en ce moment. Il fait la politique du coup par coup sans ligne directrice. Un référendum pour les chômeurs, plutôt que sur le chômage, sorti comme ça de son chapeau, alors quand il fallait en faire un sur le second traité de Lisbonne dont le premier avait été rejeté par référendum, il n'en a pas fait ! Il s'est moqué des Français, c'est impardonnable. Il ne sait plus rien faire qui tienne la route, il est perdu.

    Comment réduire l'écart, voire passer devant François Hollande, en allant à l'extrême droite, bien sûr. Ce qui compte, pour lui, c'est d'être élu une seconde fois président. Qu'importe finalement les Français, une fois qu'il sera président, s'ils ne sont pas satisfaits, il les aura eus. C'est dur, mais c'est comme cela qu'il raisonne.

    L'autre, François Hollande c'est la gauche, mais pas que la gauche, il veut aussi considérer la droite qui est une composante nationale. Il est propre, pas de vulgarité, il s'exprime bien, cultivé, il n'y a pas photo. Ce n'est pas le même discours. Plus rassembleur, moins dogmatique, ne rejetant personne, c'est mieux, la droite est aussi Française que la gauche !

    Le mercredi 16 février 2012, une date à retenir après le suspense d'un président candidat permanent. Faut croire qu'il avait raison, puisque la presse était présente en masse lorsqu'il s'est rendu mardi 14 février à l'usine en faillite Photowatt de Bourgoin- Jallieu en Isère. Plus de 80 médias y ont assistés pour entendre la fameuse phrase qu'il a prononcée sur TF1 le jeudi 16 février au journal de 20 heures, «oui je suis candidat à l'élection présidentielle, je l'ai décidé depuis plusieurs semaines». Sa déclaration sur TF1.

    450 ouvriers l'attendaient à Photowatt en cette période électorale, tout est possible. Ils n'ont pas été déçus. Henri Proglio le patron d'EDF accompagnait le président et ce n'était pas pour rien. Il l'avait un peu forcé à s'engager de reprendre l'usine et ses 450 salariés. Proglio n'avait pas l'air réjouis, mais qu'importe, n'est-il pas l'ami du président et cela demande des sacrifices. Après Lejaby, Photowatt, à qui au tour suivant ? La différence avec Lejaby réside dans le fait que les 93 salariés ont été repris par une entreprise privée, alors que l'EDF n'en a que le nom puisqu'elle n'existe que par la vente de son électricité aux Français. En d'autres termes, c'est nous qui allons payer la reprise des 450 salariés. Bien joué une rallonge de la facture EDF.

    Le référendum sur le système d'indemnisation du chômage qui serait liée en contre partie d'une formation. C'est oublier que les salariés payent une cotisation qui ouvrent les droits au chômage. Culpabiliser ainsi les chômeurs qui ne sont pour rien fautifs de leur situation est proprement scandaleux. Pour lui le droit à l'indemnisation s'accompagne de celui de la formation. En d'autres termes pour qu'un chômeur soit indemnisé, il faudra qu'il accepte d'être formé. Comment va-t-il faire pour ceux qui ont bac + 5 ou 6, les ingénieurs et cadres des Grandes écoles qui restent plusieurs mois sans travail ? «Quelque soit l'âge, on n'apprend pas simplement à 20 ans, on apprend toute sa vie». C'est vrai, même pour lui. Ce n'est valable que si on a un emploi, pour se perfectionner, et encore, on ne fait que la richesse des sociétés de formation. Les entreprises exigent des références industrielles que la formation ne donne pas.

    On voit que Sarkozy n'a jamais été chômeur !

    «Je suis vraiment décidé à porter cette revendication, ce nouveau droit, d'un droit à la formation». «Le droit à l'indemnisation, c'est essentiel. Ici, on n'est pas comme aux États-Unis» où «quand on perd son emploi, on se retrouve en mobil-home», a-t-il ajouté, il n'a pas osé déclarer dans la rue. «Je sais bien que ça rompt des habitudes» mais «s'il le faut, je demanderai au peuple Français son avis sur cette question du droit à la formation à tout âge», a-t-il martelé. «L'indemnisation, c'est bien mais ce n'est pas assez. Il faut l'indemnisation et la formation pour avoir le droit d'avoir un emploi. A 50 ans, on n'est pas fichu», a insisté M. Sarkozy. En fait il se parlait à lui même. «On ne sera pas condamné à l'assistanat, on aura droit à la formation», a-t-il réaffirmé. Le problème est, qu'en pensent les industriels qui ont tout juste du travail pour leurs salariés !

    Sarkozy avait prévenu qu'il allait frapper fort, une surprise par jour, le but noyer le socialiste qui se porte comme un charme. Son meeting de Rouen ou plus de 10.000 l'ont acclamé le démontre. L'un sourit tandis que l'autre est sombre. Mais tout n'est pas perdu. Christine Boutin la Grande catho, après avoir clamé la fin du monde si l’Élysée continuait bloquer sa quête des 500 parrainages, se range maintenant dans le giron de Sarko, ce n'est pas brillant pour une catholique qui prêche la morale et l'honnêteté. Tout comme Hervé Morin qui montre que la famille centriste c'est du pipeau. Avec ces bras cassés il est mal parti. Mais, il y aurait d'autres surprises, le grand ami de Lionel Jospin serait acquis, le Canard enchaîné. On croyait que c'était fait depuis longtemps. Sacré Claude Allègre, ce socialiste qui voulait dégraisser le mammouth qu'est l'éducation nationale.

    Maintenant c'est le peuple, pas celui des nantis, celui d'en bas qu'il a négligé pendant cinq, qui peut croire cela ! Quand, il aurait fallu faire appel au peuple il ne l'a pas fait de peur de perdre. Avec les Grecs sur le référendum que voulait faire Papandréou, sur le traité de Lisbonne la peur de perdre, sur les Irlandais qui avaient rejeté le traité et qu'il les a convaincu de revoter. Avec Sarko, si tu votes non tu revotes jusqu'à tu dises oui ! Tiré de Marianne.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu