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  • L'Iran soumis au silence des grands médias,

    se défend mieux qu'on le pense à l'espionnage Sioniste.

    Ses larges frontières avec l’Irak, l’Afghanistan, le Kurdistan, l’Azerbaïdjan, le Pakistan, pays sous influence Américaine offrent de grandes possibilités d'infiltration d'espions tant Américains qu'Israéliens.

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    Support Wikipedia L'Iran l'ennemi juré du Sionisme international mais aussi du monde Occidental subi depuis des décennies des menaces Israéliennes contre le développement de son industrie nucléaire. Il est soupçonné de construire l'arme nucléaire qui le rendrait incontournable comme puissance nucléaire dans la région, au même titre qu'Israël qui ne reconnaît pas à l'Agence internationale de sécurité nucléaire de visiter ses installations à la Centrale de Dimona qui est à usage civil. Israël n'a jamais reconnu disposer d'un arsenal nucléaire, mais selon des experts étrangers, le réacteur de Dimona, créé avec l'aide de la France en 1965, voir, comment la France a aidé à avoir la bombe atomique, lui a permis de se doter de 200 ogives nucléaires, on parle même de 400 et de lanceurs. Israël n'a pas adhéré au Traité de Non Prolifération nucléaire, TNP, prévoyant des contrôles internationaux sur les installations, alors que l'Iran oui. En outre, Téhéran accepte la supervision de l'Agence Internationale de l’Énergie Atomique, alors que Tel-Aviv non. Plusieurs fois le directeur de cette Agence internationale affirme n'avoir constaté aucune déviation.

    Ce ne serait plus vrai. L'intensité de l'espionnage terrestre et même aérien par des drones Américains aurait été relatée au dernier rapport de l'AIEA de novembre qui accumulerait les preuves des visées militaires Iraniennes. Vrai ou faux, nul ne sait l'AIEA n'est pas sans être sous influence Américaine, rappelez-vous l'invasion de l'Irak ou aucune arme nucléaire n'a été trouvée. La guerre d'Irak déclenchée sur cette fausse affirmation a détruit un pays avec pour seul but d'effacer Saddam Hussein, on n'en voit le résultat aujourd'hui, un pays soumis au terrorisme clanique.

    En 2003 Avner Cohen l'auteur du livre «Israël et la bombe» développant le programme nucléaire Israélien aurait été interrogé pendant 50 heures par la police qui le soupçonnait de porter atteinte à la sécurité de l’État. Selon les médias Israéliens, les soupçons porteraient sur des informations secrètes de l'armement nucléaire de l’État hébreu divulguées dans son ouvrage. Ce dossier est couvert par la censure militaire. Selon le quotidien Haaretz le Premier ministre Ariel Sharon, à cette époque, avait l'intention de maintenir l'ambiguïté sur les capacités nucléaires d'Israël. Dans cette guerre de l'ombre, l'espionnage est roi.

    L'argument Sioniste est que Téhéran fabrique un armement nucléaire dans les profondeurs de ses montagnes pour soutenir le terrorisme et menacer le monde. Jusqu'à présent le pays au Moyen-Orient qui menace une paix fragile est bien Israël par son hégémonie colonisatrice des territoires Palestiniens. Et puis, que Téhéran ait sa bombe, cela équilibrerait la domination d'Israël au Moyen-Orient. La Corée du Nord, bien plus dangereuse que l'Iran, et soutenue par la Chine, possède sa bombe et tout le monde se tait. Tant que les grands dirigeants du monde appliqueront cette injustice celui-ci sera une source de conflits.

    La députée Iranienne Zohre Elahian membre de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement Iranien, a déclaré que le Mossad israélien, la CIA américaine et le MI6 britannique ont établi des centres d'espionnage dans les frontières Ouest, Nord et Est de l'Iran. Ces dernières années un certain nombre d'espions Américains et Israéliens ont été arrêtés. Elle a par ailleurs affirmé que l'Iran teste sa capacité à fermer le détroit d'Ormuz. «Si l'Iran est menacé, la République islamique est capable de fermer le détroit d'Ormuz».

    En 2009 trois randonneurs Américains ont été accusés d'espionnage pour avoir pénétré illégalement dans le pays. La randonneuse, Sarah Shourd, a été libéré en 2010 contre une caution de 500 000 dollars Américains, et les deux autres, Shane Bauer et Josh Fattal, ont été libérés en septembre 2011, également sur une caution de 500 000 dollars chacun. Le 18 décembre 2011 la télévision Iranienne à diffusé des images montrant un jeune homme présenté comme un agent de la CIA, qui confessa avoir pour «mission» d'infiltrer le ministère du Renseignement. La chaîne télévisée a déclaré le jeune homme comme étant Amir Mirza Hekmati, né en Arizona. Voici la capture d'écran de cette vidéo.

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    Celui-ci parle couramment farsi dans la vidéo ainsi que l'Anglais avec un accent Américain, et la chaîne indique qu'il parle aussi arabe. Sa mission serait de transmettre aux Iraniens des informations copiées a partir d'un site de la CIA pour attirer leur attention. Il travaillait pour un centre d'espionnage à Bagram une localité d'Afghanistan à 60 km au Nord-Ouest de Kaboul, ou il recevait un entrainement à la base Américaine. Il a fait plusieurs voyages dont à Dubaï ou il y serait resté 2 jours avant d'acheter un billet pour Téhéran. Selon la télévision Iranienne, le jeune homme a travaillé de 2005 à 2007 pour l'Agence pour les projets de recherche avancée de défense (DRAPA) liée au Pentagone. La vidéo de l'espion diffusée par les Iraniens.

    Il a ensuite fait partie de l'entreprise de jeux vidéo Kuma Games, spécialisées dans les jeux de guerre, selon la chaîne, qui affirme que cette entreprise a été fondée par la CIA pour influencer l'opinion publique via les jeux vidéo. Il aurait ensuite travaillé pour l'entreprise de renseignement Cubic, puis le groupe britannique de défense BAE Systems.

    Le 04 décembre 2011 un drone Américain RQ-170 a été neutralisé par les services Iraniens. Les services de renseignement Européens affirment, que l'Iran, par une technologie de pointe de brouillage au laser aurait rendu le satellite de guidage du drone, qui avait décollé d'Afghanistan, complètement aveugle, et l'avait fait atterrir en douceur sur une de leurs bases aériennes après avoir neutralisé ses systèmes de sécurité. Cet exploit a stupéfait l'Occident. L’appareil avait pénétré l’espace aérien Iranien, le croyant indétectable pour l’avoir effectué précédemment à plusieurs reprises, sur une profondeur de 225 km au nord-est du pays. Survolant Kāshmar, capitale de la province de Razavi Khorasan. C’est la première fois qu’un incident de ce type est enregistré. Ce constat pourrait indiquer que l’Iran a désormais accès à une technologie capable de détecter des véhicules automatiques aériens, une technologie qui lui a peut-être été fournie par la Russie.

    Certains rapports établissent que la Russie aurait vendu, à l’Iran, un système de brouillage très sophistiqué, il y a peu de temps, a commenté John Bolton, ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU. «Nos militaires disent que c’est faux, que le satellite est tombé à cause d’un dysfonctionnement. J’espère sincèrement que c’est la vérité, car si la Russie a fourni à l’Iran du matériel de brouillage sophistiqué, cela implique bien d’autres risques», référence GUYSEN NEWS, international .

    Le drone RQ-170 est à long rayon d'action capable de voler à 15 000 mètres d’altitude, sa forme en delta lui donne une envergure de 26 mètres en largeur, 4,5 mètres en longueur, 1,84 en hauteur. Équipé d’un réacteur Général Electric TF34 connu pour sa robustesse et sa fiabilité. Son équipement, son «design et son avionique», sont dérivés du bombardier B-2, réputé indétectable par tout système radar. D’où son qualificatif de «furtif» selon l’expression technique, «stealth» en Anglais.

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    Référence, A contre courant Georges Stanecky

    Il embarque le dernier cri de ce que science et technique ont pu créer sur le plan de la détection, de la surveillance, du radioguidage, et des transmissions cryptées, interception de communications, prélèvement par capteurs, sniffers, d’émanations chimiques ou radioactives même à doses infimes, prise de photos et de films par tous temps et toutes résolutions de nuit comme de jour, identification des positions radars ennemies, centres de commandements, localisation de bunkers et souterrains, etc. Cet appareil avait servi à retransmettre en direct l'assaut des forces spéciales Américaines contre le repaire d'Oussama Ben Laden à Abbotabad, au Pakistan.

    L'ambassadeur Iranien à l'ONU parle d'un engin «abattu». Washington assure que l'appareil patrouillait au-dessus de l'Afghanistan, avant de ne plus répondre aux ordres pour aller se perdre à 250 km à l'intérieur de l'Iran, près de Tabas. En théorie, les RQ-170, qui partent de Shindand, dans l'Ouest Afghan, sont dotés d'un système automatique de retour à la base en cas de perte de contrôle. L'appareil intercepté semble intact.

    Cet incident intervient quelques jours après la destruction d'une base de missiles des pasdarans, à 40 km de Téhéran. Le plus haut responsable du programme de missiles balistiques Iranien, le général Hassan Moghadam, serait mort dans l'explosion, d'origine officiellement accidentelle. La base servait, d'après des services de renseignement occidentaux, à mettre au point des missiles propulsés par du combustible solide, plus difficile à détecter. Des photos satellites ont montré depuis des dégâts majeurs sur la base, dus, selon plusieurs observateurs, à une possible attaque par un drone armé de missiles plutôt qu'à un accident en chaîne

    Le Jeudi 15 décembre, le président de la société Google, Eric Schmidt, interviewé par CNN, a mis en garde contre l’inexplicable savoir-faire Iranien en matière de cybernétique, «Les iraniens ont un talent inhabituel en matière de guerre cybernétique, et nous ne comprenons pas vraiment pourquoi», a-t-il commenté.

    Ces informations sont importantes car elles sous entendent une guerre Sioniste larvée contre l'Iran. L'espionnage étant la première des actions avant le début des opérations. Il est regrettable que les grands médias télévisuels gardent sous silence de telles informations. Un conflit armé contre l'Iran conduirait à un embrassement général de cette région moyenne-orientale.

     

  • Pour François Hollande autorité mais pas autoritarisme,

    l'un est le fruit d'une culture et l'autre de l'inculture.

    Support WikipediaC'est au journal de 20 heures de David Pujadas sur la 2 le mardi 03 janvier 2012, qu'a une question du présentateur sur son autorité supposée insuffisante, que François Hollande a répondu par ces deux mots autorité, mais pas autoritarisme. Dénoncée en premier par Martine Aubry lors de la primaire socialiste, le qualifiant de mou, et par d'autres disant de lui qu'il n'avait jamais rien fait, l'UMP, jamais en reste pour enfoncer le clou, une telle occasion qui ne se rate pas, le traite de ne pas avoir d'autorité.

    L'autorité d'une personne tient à la reconnaissance de ses attitudes, connaissances et compétence et rien d'autre, c'est une valeur. N'est-ce pas avant tout une question de culture ? Le cultivé a apprit de s'imposer par ses réflexions. L'autoritaire abuse par l'hypertrophie de l'autorité qu'il crée provoquant une absence de pluralisme, ce n'est pas une valeur.

    La réponse de François Hollande reflète tout à fait sa différence avec Sarkozy. L'«inculture» de Sarkozy, n'est plus à démontrer, dès le jour ou il eut la possibilité d'agir en tant que ministre de l'intérieur le 25 octobre 2005 lors des émeutes de banlieue, il n'hésita pas à clamer sur la dalle d'Argenteuil entouré de forces de police «je vais nettoyer cette racaille au Karcher» mots qui marquèrent de suite l'homme, et qui mirent le feu aux banlieues. Et puis, cette fameuse phrase «casse-toi pauvre con», prononcée au Salon de l'agriculture en 2008 lorsqu'il fut élu président, phrase qui restera collée à son image dans les profondeurs futures de l'histoire. Il est bien évident que si la droite de l'époque avait eu un présidentiable plus «cultivé», elle n'aurait jamais soutenu Sarkozy qui, comme un bulldozer a écarté, par ses mouvements d'épaule, ses adversaires. Politiquement redoutable dès lors qu'il a le pouvoir, tel est Sarkozy.

    Pour Henri Guaino conseillé spécial du président, «Sarkozy gère tout à l'affect, la contre partie de l'affect c'est la brutalité», le JJD ! François Hollande c'est autre chose, diplômé d'HEC, de Sciences Po, et de l'ENA, son langage est différent ainsi que ses réparties déconcertantes, nous l'avons vu avec Pujadas, laissant bien souvent ses interlocuteurs dans l'incertitude.

    Nous avons une opposition du comportement dans ces deux hommes, l'un qui veut forcer, et qui peut réussir à faire bouger les choses, pour son dogmatisme, en repoussant ceux qui ne sont pas de son avis. L'autre qui veut convaincre par la réflexion tout en laissant planer un certain flou. Est-ce pour autant mou ? Le flou est le trait de celui qui hésite pesant les différents aspects d'une chose que sa réflexion lui dicte. L'autoritaire est souvent prétentieux il sait tout et veut faire tout n'ayant pas confiance aux autres. C'est le cas de Sarkozy qui se soucie peu des réactions qu'il provoque se trouvant finalement seul à décider. Dans le cas de François Hollande il nous faut attendre qu'il soit élu. Mais on sait qu'il est moins dogmatique plus ouvert au dialogue du pour et du contre, et qu'il aura une gouvernance s'il est élu plus soft. De plus, il n'hésitera pas à modifier sa politique si elle ne répond pas à l'objectif.

    Il pratique l'intelligence économique dans un esprit d'éthique et de déontologie tenant compte de l'intelligence sociale par la mutualisation de l'information. Il fera donc une économie adaptée. Le premier exemple est l'abandon de son projet d'unification de l'impôt sur le revenu et de la CSG, thèse défendue par l'économiste Thomas Piketti, pour seulement un rapprochement par étape à partir de trois lois de finance. Sarkozy contre vents et marées reste toujours sur ses positions, mêmes si elles sont néfastes, il est borné. La politique de Sarkozy contraint Hollande à s'adapter aux circonstances, la TVA sociale appliquée en fin de mandat, mesure d'extrême droite oblige, tandis que Sarkozy, nous l'avons remarqué, ne tient compte des circonstances qu'à l'extrême limite de la contrainte qui se traduisent, souvent, par des faits d'annonce, plutôt que par des actes.

    Pour diriger la France, il faut être ferme devant les antagonismes, mais pas autoritaire pour imposer aux citoyens son idéologie qui est une méthode d'extrême droite, par l'application de la toute puissance de l’État, ce qui ne fait que braquer, jusqu'à la révolte, surtout si la politique est injuste et discriminatoire.

    Le choix des Français sera donc, outre les programmes qui resteront fous, s'aventurer est dangereux en cette période tourmentée, entre deux hommes opposés en tout, et qui ne s'apprécient pas.

  • François Hollande entre deux tendances.

    Tanto à gauche tanto au centre presque droit.

    Support Wikipedia François Hollande peut-il faire rêver, de Gaulle disait, les Français ont besoin de merveilleux. Seulement c'était il y a bien longtemps, et tout a changé. Les conditions sont dures, et faire rêver ça craint si l'on se souvient d'Obama «Yes we can», et puis ce fut de grandes difficultés à surmonter. Les espoirs qu'il avait suscités se sont envolés, l'obstruction des républicains, le lobby juif avec Israël, et la dette colossale autant de contraintes qui ont terni son engagement. Il lui convient donc d'être prudent, les Français ne lui feront pas de cadeau, par ce qu'ils veulent autre chose que Sarkozy, mais les marges de manœuvre sont bien faibles. Bien plus qu'aux États-Unis, la France est dominée par une multitude de partis ou clans ce qui fait sa richesse mais aussi la difficulté pour un candidat majeur à s'imposer, et bien entendu on tape dessus, on verra bien au second tour, ce qui est une erreur. L'expérience de Jospin en 2002 est dans toutes les mémoires.

    L'entrée en lice de Villepin après celle de Bayrou le contraint à centrer son discours vers le réservoir de voix complémentaires à celles de gauche pour espérer se placer au premier tour. On sait que la gauche socialiste avec le Parti radical font 18 % à 22 %, avec les Verts, + 10 % et le parti de gauche avec les communistes +6 % soit un total de l'ordre de 34 % à 38 %. Ces chiffres montrent le problème de la gauche qui avec le Mouvement républicain et citoyen environ + 5 % et les autres petits partis NPA et Lutte ouvrière de l'ordre de 1 % lui donneraient 40 % à 44 % alors que François Hollande est crédité par les derniers sondages de décembre à 27 % au premier tour. Eva Joly à 4 % alors que les Verts étaient à 10 % aux élections Européennes, Jean-Luc Mélenchon à 7,5 % alors qu'il était à 5 % et Jean-Pierre Chevènement à 0,5 %. On voit bien la modification de l'électorat, même si François Hollande reste en tête, EELV chute, et Mélenchon monte tandis que Jean-Pierre Chevènement s'écroule alors qu'il avait contribué à la défaite de Jospin en 2002. NPA et Lutte ouvrière ne sont plus cotés.

    2Document référence Les Echos.fr

    La droite gouvernementale fait avec le Centre national des indépendants et paysans et Nature pêche et tradition 26 % à 28 %, avec le Parti radical valoisien ancien parti radical de la belle époque mais passé à droite elle disposait de 6 %, avec le Nouveau centre 1 % de même avec République solidaire 1 %, elle obtiendrait 34 % à 36 % auxquels il faudrait ajouter Debout la république 1 % soit 35 % à 37 %. Or, Nicolas Sarkozy est à 24 % au dernier sondage, Jean-Louis Borloo hors course n'est plus coté, Dominique de Villepin monte à 2%, le reste est à 1 % et moins. Le Modem qui était crédité avant la candidature de Bayrou à 8% monte à 14 % talonnant le Front national à 16 % alors qu'il était à 17 %.

    Ce ne sont que des données de décembre 2011 mais qui montrent que rien n'est joué, elles s'équilibrent et montrent que les deux ténors majeurs, Sarkozy et Hollande, doivent modifier leurs discours pour attirer des électeurs centristes dans un contexte ou il y a déjà une transformation importante par la progression du Modem, qui bénéficie des voix du Parti radical valoisien, et de République solidaire bien que sa progression soit encore négligeable. Pour François Hollande son réservoir est sans conteste le Modem, avec le Parti radical valoisien dont il ne profite pas actuellement, il faut donc qu'il se centre. Le danger est sans contestation possible le Modem qui, au premier tour, récupère des voix socialistes.

    L'accord PS-EELV dans le dos de François Hollande, voir François Hollande prisonnier de l'axe Duflot Aubry, très mal vu par une grande partie des Français, le dernier sondage en est la preuve et condamne l'accord, surtout dans le contexte ou Areva va supprimer des emplois, et l'affaire Montebourg-Lang avec la Fédération socialiste du Pas de Calais visée par quatre enquêtes préliminaires sur de possibles détournements de fonds s'orientant vers un système de financement occulte, ne sont faits pour rapprocher les socialistes égarés au Modem. La Fédération socialiste du Pas de Calais est sous l'autorité de Martine Aubry, qui de plus, aurait mis une croix sur la victoire de François Hollande, préférant les législatives ou elle serait la patronne. Cela explique les problèmes actuels de sa candidature qui ne cesse de perdre des voix depuis quelques mois. Elle n'a pas digéré d'avoir perdu la primaire au profit de celui qui est son ennemi, mais socialiste. Avec cela un programme socialiste qui ne suit pas le contexte international puisque élaboré avant les plans de rigueur et la perte probable de notre triple A, font que François Hollande s'en écarte par obligation pour se placer en dehors de la tendance Aubryiste de son parti, se trouvant de ce fait dans une position voisine à celle de Ségolène Royal en 2007. En d'autres termes, le seul schéma qui sied au PS pour la présidentielle est celui qui porterait la candidature du premier secrétaire, ce que ce parti n'a pas su faire deux fois de suite. Le PS est encore dans la tourmente du Congrès de Reims et sa suite par la victoire de Martine Aubry entachée par une élection controversée.

    Si l'on ajoute à cela la politique de désinformation de l'UMP clamant que sur la retraite à 60 ans il a modifié son discours, ce qui est faux, et que de plus, sur les 60.000 emplois dans l'éducation nationale il a revu sa position, alors qu'ils sont maintenus mais seulement précisés, voir les 60.000 enseignants de François Hollande, on se rend bien compte que ce travail de sape mensonger ne peut qu'à terme trouver un écho positif. Et puis maintenant la TVA sociale, voir, Sarkozy et les derniers vœux de son quinquennat, qui est une manœuvre d'extrême droite visant à faire payer par l'ensemble des Français la protection sociale par l'augmentation de la TVA. Le patronat se trouverait dégagé des charges salariales sans que pour autant la compétitivité des nos entreprises seraient améliorée, d'autant que l'on peut se demander ce qu'il a fait des cadeaux qu'il a reçus. La consommation chuterait par ce qu'il faut plusieurs points de TVA pour que ce soit efficace.

    François Hollande pense que le second tour de la présidentielle ressemblera à un référendum, pour ou contre Nicolas Sarkozy, et qu'il fera le plein des voix de gauche. Probablement, ce serait ce rejet, plus que tout ce qu'il a fait pendant ses cinq années, qui pèse sur sa personne, bien que l’État dans lequel se trouve la France est catastrophique, on ne le dira jamais assez. Qui aurait pensé lorsqu'il fit le brave en montrant ses muscles dans les banlieues que nous serions ce que nous sommes devenus ? La crise n'explique pas tout, la politique de division des Français entre ceux d'en haut et ceux d'en bas dans le droit prolongement du Fouquet's, avec sa croisière sur le bateau de son ami Bolloré, et des cadeaux faits aux grandes entreprises ainsi que la loi TEPA et la TVA sur la restauration pour ne citer que ce qui vient à l'esprit, laissent un souvenir d'injustice qui s'exprime par l'immense rejet actuel. Son arrogance et sa prétention font le reste.

    Malgré tout cela, notre président a encore de nombreux et forts soutiens, ce n'est donc pas gagné pour François Hollande et son centrage s'explique par le profit de voix à François Bayrou qui roule pour Sarkozy, sachant très bien qu'il ne peut devenir président. Son premier combat est donc au centre plus que contre Sarkozy, qui par son rejet, se trouve amoindri.

    Le travail de désinformation sur la retraite à 60 ans l'oblige de revenir pour préciser sa politique. Dans un article des Echos.fr du 19/12/11, le projet sur les retraites coûterait un milliard en 2012 et 5 milliards en 2017, c'est un choix politique de justice sociale. Il veut rétablir la retraite à 60 ans pour les salariés qui ont commencés à travailler à 18 ans et qui ont cotisés 41 années. Le coût est chiffré par l'Institut Montaigne de tendance libérale, et il serait proche de celui du PS. Michel Sapin chargé du projet présidentiel juge ce coût tout à fait raisonnable. Ce qui n'est pas précisé dans cette étude est de savoir s'il s'agit d'un surcoût par rapport à ce qui existe, ou simplement son remplacement ? Rappelons que la réforme actuelle fait que les salariés doivent atteindre 60 ans et 9 mois pour la génération née en 1952, 61 ans et 2 mois pour celle de 1953 et ainsi de suite jusqu'à 62 ans pour les assurés nés en 1955 et après. Ceux nés en 1952 auront bien 60 ans en 2012, mais devront attendre 9 mois de plus pour prendre leur retraite même s'ils ont leurs années de cotisation. Ceux nés en 1953 devront attendre un an et 2 mois de plus s'ils ont satisfaits aux années de cotisation pour une retraite au taux plein, et ainsi de suite.

    Dans le projet de François Hollande la majorité des assurés ne serait pas concernée. Soit parce qu'ils ont commencé à travailler après 18 ans, soit parce qu'ils n'ont pas suffisamment cotisés. Ceux qui ont des carrières longues comme certains fonctionnaires ou des régimes spéciaux ne sont pas concernés. Ceux qui n'ont pas suffisamment cotisés devront attendre pour une retraite au taux plein. Remarque, un tiers des assurés partaient déjà avant la réforme, et un quart après 62 ans. En outre, l'Institut Montaigne précise que ne sont prises en compte que les 41,5 années vraiment versées, et non simplement validées. Les périodes de chômage par exemple ne seraient pas prises en compte. Cela revient à faire un calcul que sur une partie seulement des salariés qui se trouveraient dans programme des 60 ans de François Hollande. De ce fait l'estimation de l'Institut serait inférieure au coût de sa réforme. Au final 150.000 personnes seraient bénéficiaires de la première mesure de François Hollande, sur un flux de départ de 700.000, soit une sur cinq environ.

    Marisol Touraine députée d'Indre-et-Loire en charge du dossier, estime à «environ 2 milliards la première année» le coût de la mesure. «Mais c'est un coût qui ne tient pas compte d'un éventuel impact sur le chômage, et il est donc tout à fait cohérent avec le milliard d'euros de l'Institut Montaigne», précise-t-elle. Pour les 5 milliards de 2017, «elle ne conteste pas ce chiffre mais, pour nous, il n'est pas pertinent, puisque nous engagerons dès 2012 une réforme profonde du système de retraite».

    Le centrage électoral de François Hollande ne peut être que mal vu du coté de Mélenchon et des communistes et de certains Verts qui sont encore plus à gauche. C'est donc le choix entre deux poids d'une balance. Celui qui pèse le plus en termes de nocivité entre le Parti de gauche avec les communistes, est bien le Modem. L'exemple de 2007 ou François Bayrou frôla Ségolène Royal au premier tour à un peu moins de 2 % à laissé des traces. Il rassemble les mécontents de Sarkozy et ceux du PS. Il peut causer une surprise en passant devant le PS. Pour ce qui est des 60.000 emplois dans l'éducation nationale, on peut se reporter à l'article, Les 60.000 enseignants de François Hollande.

    Alors c'est l'offensive socialiste, pour Pierre Moscovici son directeur de campagne c'est maintenant que le vrai combat commence s'exprimant dans un entretient au Monde.fr. Une vaste mobilisation des militants, 8 millions de tracts seront diffusés le week-end prochain sur les marchés et les lieux de travail. Le thème est les 15 chiffres de l'échec de Sarkozy, les Echos.fr. François Hollande publiera une adresse aux Français dans Libération, et s'adressera ce soir sur France 2 au 20 heures. Mercredi 4 janvier, il tiendra son premier meeting, à Bordeaux. D'autres suivront, notamment le 22 au Bourget, Seine-Saint-Denis, moyens d'instaurer autour de lui un climat d'enthousiasme, celui-ci ayant été, jusqu'ici, peu débordant. «Il n'y a pas de campagne qui réussisse sans ferveur», commente M. Moscovici. Un déplacement aux Antilles est prévu mi-janvier, un autre à La Réunion d'ici au premier tour. D'autres destinations sont évoquées, comme le Danemark, qui préside l'Union européenne jusqu'au 30 juin, la Grande-Bretagne, la Pologne et le Maghreb. Et beaucoup plus de choses à lire sur la référence du Monde.fr.

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