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  • Le bozon de Higgs la particule divine que les physiciens

    de l'infiniment petit cherchent, ne sera pas découverte mais révélée.

    Support Wikipedia C'est dans cette partie de cache cache que mènent les physiciens du Cern, pour découvrir cette particule divine, mère de l'Univers dans un mécanisme imaginé par Peter Higgs qui expliquerait que toutes les particules ont une masse, voir, Le large Hadron Collider, que se joue la connaissance de sa création. Comment notre Univers s'est-il formé, voila la vraie question à laquelle ce bozon pourrait répondre. Ils ne l'ont jamais vu ni rencontré au détour d'une expérience, mais elle serait fondamentale cette particule pour expliquer, dans le modèle standard de la physique des particules, la création de leur masse, voir Exister sans exister encore tels sont... C'est dans une gigantesque machine conçue après le Tevatron du Fermilab en hommage au physicien Italien Enrico Fermi aux États-Unis que Le Large Hadron Collider fut construit au Cern de Genève à 100 mètres sous terre, que ces chercheurs espèrent la découvrir, voir, Le large Hadron Collider, suite. L'idée est donc de revenir au big bang à 10 -25 seconde après sa naissance, c'est à dire de s'en approcher, le reproduire artificiellement, alors que la température de sa création était proche de 100 millions de milliards de degrés Kelvin et que la taille du cosmos observable n'était que de 300 millions de kilomètres ! Affolant n'est-ce pas ?

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    Document Futura-sciences, crédit Cern. Cliquez sur l'image.

    Comment créer ce big bang artificiel mais en «fracassant» deux faisceaux de photons et de ions lourds circulant en sens inverse à une vitesse proche de celle de la lumière dans de l'ultra vide, par leur rencontre comme «deux locomotives» à pleine vitesse circulant en sens inverse sur une même voie. Ces locomotives sont l'image de grappes de particules dont chacune d'elles est porteuse de 7 TeV, tétra électron volt, voir, Le large Hadron Collider suite, lors de sa pleine puissance, qui développeraient, au moment de leur choc une température de 20 milliards de degrés. C'est dans la trace de leurs étincelles que les chercheurs espèrent voir ce fameux bozon de Higgs, voir, Exister sans exister encore tels sont...

    Le 13 décembre ça chauffe au Cern, les physiciens le touchent presque ce fameux bozon la pièce qui manque au modèle standard qu'ils ont imaginée. En début d'après midi, lors d'un séminaire du Cern, le directeur général de l'installation, Rolf-Dieter Heuer, et les responsables des deux principales expériences, Fabiola Gianotti de l'équipe Atlas, et Guido Tonelli pour celle du CMS, devaient dévoiler, les résultats très attendus d'une année consacrée à tenter de percer les secrets de la matière. Leur espoir est de trouver ce bozon manquant à leur théorie. Il permettrait d'apporter des éléments de réflexion, sa découverte conduira nécessairement à d'autres expériences pour résoudre un des grands mystères de l'Univers, pourquoi les particules élémentaires ont-elles une masse ? Les responsables des expériences Atlas et CMS ne l'ont pas encore franchement observé, seulement des soupçons. Mardi 13/12/11, ils devaient confirmer les rumeurs qui circulaient ces derniers jours. Un «frémissement» de boson est apparu sur leurs écrans, indiquant une masse possible, pour cette particule furtive, de quelque 133 fois la masse du proton, soit environ 125 giga électrons volts, GeV, dans les unités utilisées en physique des particules par la relation E=m c2, voir, Exister sans exister encore tels sont....

    Remarquons, cette loi universelle d'Albert Einstein pourrait être remise en cause par des mesures sur le détecteur Opéra du Gran Sasso en Italie, qui ont montré que des neutrinos muoniques produits au Cern et formant un faisceau de particules envoyé à travers la Terre en direction de ce détecteur à plus de 730 km de Genève, auraient été chronométrés à une vitesse dépassant celle de la lumière dans le vide de 60 nanosecondes, 60.10 -9 secondes. …

    Vidéo, Le Large Hadron Collider, en Français.

    On nage en pleine statistiques, pour que les recherches aient une réalité, il faut que la probabilité de découvrir ce fameux bozon soit crédible. Dans l'infiniment petit les statistiques règnent en maître. Les signaux détectés relatifs au bozon auraient une chance sur 300 d'être le fait du hasard, c'est à dire que sur 300 signaux un seul serait le fait du hasard, ce qui montre bien que les expériences ont une certaine crédibilité. Ce n'est certes pas encore l’assaut mais dans le langage des physiciens la courbe d'exclusion n'exclurait pas le boson de Higgs à basse valeur de masse. Il y a donc quelque chose qui semble réaliste dans une fourchette de masse entre 115 et 130 GeV, rappelons que 1 GeV est égal à 1,732. 10 -36 kg, et 100 GeV donnent une masse de 1,732. 10-34 kg. Pour affirmer que le résultat des expériences soit sûr il faudrait que la probabilité statistique soit d'une chance sur un million que ce qui est observé soit dû au hasard.

    Pour l'ensemble de l'année 2011 quelque chose comme 400.000 milliards de collisions ont été réalisées, et seulement une dizaine ont été positives. Le bozon ainsi apparu n'était que furtif et se désintégrait aussitôt en d'autres particules. Les chercheurs pensent quadrupler les collisions en 2012. «Nous observons une mer bouillonnante et, de temps en temps, une vague passe au-dessus de la jetée. C'est une fluctuation qui ne nous intéresse pas. Nous devons descendre tout près de la surface de cette mer agitée pour trouver quelque chose qui sorte de l'ordinaire». C'est l'image qu'en donnent les chercheurs du CNRS associés aux expériences Atlas et CMS. Si tout ceci finalement ne donne rien de sûr, toute la théorie échafaudée pour expliquer la masse des particules tomberait à l'eau, et il faudrait autre chose que le mécanisme imaginé par Higgs pour expliquer que cette particule est la mère de toutes les autres.

    Le bilan actuel permet de déclarer :

    • si le boson de Higgs standard existe, il doit avoir une masse comprise entre 115 GeV et 140 GeV ;
    • les canaux de désintégrations où il est le plus facilement mis en évidence sont ceux où il produit deux photons gamma, deux bosons W ou encore deux bosons Z qui se désintègrent à leur tour en leptons, comme l'électron, le muon ou le neutrino (et bien sûr leur antiparticules), comme montré à l'article Exister sans exister encore tels sont.....

    Pour être sûr qu'une découverte soit vraiment certaine, il faut que le signal obtenu soit très différent de simples fluctuations statistiques. «On peut faire l'analogie avec les formes qu'on se plaît à voir dans les nuages, aucune cause particulière autre que le hasard n'est alors à l'œuvre mais si on découvrait un nuage portant tous les détails d’une fresque de Raphael, on ne pourrait plus croire à un phénomène aléatoire».

    Pour éliminer le risque d'enregistrer un faux signal à cause d'une erreur de construction ou de conception d'un appareil, ce que les scientifiques appellent un biais systématique, on utilise deux instruments de mesure différents. Ce qui explique en partie pourquoi Atlas et CMS ont été construits. Voir deux signaux similaires dans deux détecteurs est bien plus convaincant, même en l'absence d'une statistique suffisante, pour confirmer une découverte, de Futura Sciences.

    D'une façon ou d'une autre, il doit bien exister quelque chose qui donne une masse aux particules dans le modèle standard ressemblant au mécanisme de Higgs. Sa présence a déjà été plus ou moins testée indirectement avec le succès des calculs décrivant des réactions dans les collisions du LEP, Large Electron Position et du Tevatron. Ce que l'on ignore encore c'est la masse du bozon et la façon dont il influence les autres particules. Higgs à imaginé un mécanisme qui colle avec le modèle standard, mais rien ne prouve que c'est une réalité. Plusieurs paramètres libres du modèle standard, 19 pour être précis, proviennent, pour le moment, des expériences seules. C'est le cas notamment de la masse des électrons et des quarks.

    Si le Higgs existe bien, il devrait être possible de mieux comprendre, mais pas complètement, pourquoi ces paramètres ont ces valeurs ? Avant la découverte des protons, électrons et noyaux, on ne savait pas d’où provenaient les masses et la diversité des éléments ni les énergies des réactions chimiques. Cette ignorance pointait vers une physique plus fondamentale. Pour la même raison, on peut penser qu'une théorie plus vaste se cache derrière les impressionnants succès du modèle standard.

    La morale de tout cela est qu’il peut exister plusieurs bosons de Higgs et que la plus simple description du mécanisme expliquant les masses du modèle standard à l'aide d'un boson de Higgs standard, n’est peut-être pas la voie que la nature a choisie. Mais surtout, la découverte du Higgs peut ouvrir la porte à une compréhension plus profonde de la physique, à la racine de tout ce qui existe, des particules de nos neurones à la naissance même de l'Univers. Plusieurs réactions entre particules peuvent produire un boson de Higgs et celui-ci peut se désintégrer en plusieurs autres particules. Comme il est de règle en mécanique quantique, elles sont gouvernées par des lois de probabilités.

    En fonction de l’énergie des particules entrant en collisions et de la masse du Higgs, les taux de production et de désintégrations selon divers «canaux», comme disent les physiciens des particules, sont différents, voir le schéma ci-dessous. Il a donc fallu réfléchir aux stratégies les plus efficaces pour produire et détecter le boson de Higgs, de Futura-Sciences.

    Cliquez sur l'image.

    Sur ce schéma sont montrées les importances relatives de certains canaux de désintégration du Higgs en fonction de sa masse éventuelle. On voit ainsi qu'entre 100 GeV et 150 GeV apparaît une bosse exprimant l'importance du canal de désintégration à deux photons gamma (pointillé rouge). Au-delà de 200 GeV le canal caractérisé par la production d'un quark b et d'un antiquark b (courbe rouge) devient complètement négligeable devant ceux avec bosons Z ou W. Bien que ces deux canaux soient fortement favorisés par rapport à celui à deux photons vers 130 GeV, le signal en gamma est moins bruité que le signal en ZZ ou WW. C'est pourquoi, si le Higgs standard existe et a bien une masse entre 115 GeV et 140 GeV, les premiers indices de son existence seront ces photons gamma. © Cern-Konrad Jende

  • Eric Cantona le King de Manchester se veut la voix

    de la Fondation Abbé Pierre, dont il est le parrain, sur la question des sans logis.

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    Document Le Monde.fr décembre 2009 AFP/ MARTIN BUREAU.

    Support Wikipedia Ce fut une surprise médiatique de lire dans la presse nationale qu’Éric Cantona cherchait 500 signatures pour être présent sur la scène médiatique de l'élection présidentielle. Autrement que ce que le fit Coluche il y a quelques temps. Il veut clamer ce problème on ne peut le lui reprocher, mais que peut-il espérer tant sont les difficultés de financement, les coûts des terrains, et de Français à reloger et à loger. C'est un drame national, que des familles n'aient pas un toit décent pour vivre. Bien sûr que cela est intolérable mais comment faire quand la politique n'est pas suffisamment porteuse sur le logement. Faut-il pour autant se résigner, non. C'est un choix politique déshabiller Paul pour Pierre afin qu'il reçoive de l'argent pour construire, mais ou ? Dans les banlieues dortoirs sources de ghettos tant y sont difficiles les conditions de vie, non. Alors, il faut être volontaire en imposant des constructions sur l'ensemble du territoire. Ce sont des décennies d'une politique sociale qu'il faut revoir avant que des Français deviennent des Roms.

    Il y a la loi SRU du 13 décembre 2000 sous le gouvernement Jospin relative à la solidarité et au renouvellement urbain. A profondément modifié l'urbanisme et le logement par la contrainte de construction de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3.500 habitants, 1.500 en Île de France comprises dans une agglomération de plus de 50 000 habitants, comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants. Le non respect de cette contrainte est conditionné par une amende dont le montant dépend du nombre de logements sociaux construits et ceux qui devaient l'être. Et les plus célèbres communes récalcitrantes sont vous vous en doutez Neuilly/seine dont le maire fut notre président, Le Raincy UMP, et Lezigny Nouveau Centre. On voit de suite ou sont les politiques récalcitrantes, il est donc raisonnable d'espérer avec la gauche une politique plus ambitieuse. Mais, il ne faut pas sous estimer les difficultés majeures qui sont le manque d'espace, le prix des terrains particulièrement élevés, mais aussi par de nombreuses communes qui refusent de voir se construire des logements sociaux dans leur ville, l'égoïsme tout simplement. Eric Cantona aura beaucoup de travail pour modifier cet état d'esprit.

    Ce sera la seconde fois qu'il lance un coup médiatique, la première fut le 26 novembre 2010 sur la révolution pacifique qui devait s'attaquer au porte monnaie des banques, l'idée paraissait infaillible «s'il y a 20 millions de gens qui retirent leurs sous des banques le système s'écroule, la révolution se fait par les banques» et ce fut un flop, voir, L'Appel d'Eric Cantona. Le thème était identique mais plus provocateur puisqu'il fallait retirer son argent de sa banque, ce que Cantona ne fit pas pour le sien.

    Est-ce comme l'écrivent les médias une vrai fausse candidature, une chose est néanmoins certaine il a écrit aux maires le texte ci dessous dont Libération publie la lettre,

    Paris, le 4 janvier 2012,

    Madame, Monsieur le maire,

    Comme vous le savez, au-delà d’activités professionnelles qui m’ont conduit d’une carrière sportive de haut niveau à des activités artistiques, je suis un citoyen attentif à notre époque, aux chances qu’elle offre aux plus jeunes — trop limitées — aux injustices qu’elle génère — trop nombreuses, trop violentes, trop systématiques.

    Je suis un citoyen engagé.

    Cet engagement m’impose aujourd’hui de prendre la parole, plus gravement qu’à l’accoutumée, mais aussi avec un sens aigu de ma responsabilité, à l’heure où notre pays est au devant de choix difficiles et déterminants pour son avenir.

    Cet engagement m’amène à me tourner vers vous, car vous êtes dans la fonction que vous occupez un acteur prépondérant du quotidien de vos administrés, de nos concitoyens, vous êtes un maillon puissant de confiance dans le personnel politique, dans l’avenir de nos institutions, et dans le lien social que vous contribuez à tisser jour après jour, mois après mois, année après année.

    Si je me tourne vers vous, Madame, Monsieur le maire, c’est pour requérir votre signature dans le cadre du débat politique dans lequel le pays s’engage. C’est une marque de confiance que j’attends de vous, un acte qui garantira à vos préoccupations d’être justement représentées dans ce débat. Mon objectif, vous l’aurez compris, est de recueillir 500 signatures au moins… Elles me permettront de porter un message simple mais clair; un message de vérité mais de respect; un message solidaire et puissant. Un message attendu par notre pays et par ces millions de familles dont on oublie les souffrances quotidiennes et desquelles la puissance publique s’est éloignée.

    Si vous m’accordez votre paraphe, je saurai porter cette idée forte, avec bien d’autres aussi déterminés que moi, et je le ferai également en votre nom.Je vous remercie par avance de bien vouloir marquer votre approbation en renvoyant le formulaire que vous trouverez ci-joint.

    Je vous prie d’accepter, Madame, Monsieur le maire, l’expression de mon plus profond respect.

    Eric CANTONA.

    Il entend «porter un message simple mais clair, un message de vérité mais de respect, un message solidaire et puissant. Un message attendu par notre pays et par ces millions de familles dont on oublie les souffrances quotidiennes et desquelles la puissance publique s’est éloignée». Il n'entend pas faire campagne, mais vise seulement à réveiller la campagne de «mobilisation générale pour le logement» lancée en septembre par la Fondation Abbé-Pierre et Emmaüs, et à laquelle s'est joint plus récemment le Secours catholique. Les politiques n'ont donc rien à craindre de ce fougueux footballeur devenu comédien.

    Il semble avoir touché de nombreux maires puisque déjà 100.000 signatures ont été certifiées en quelques semaines avec des moyens limités. Le problème du logement, les difficultés de vie, la misère sont des facteurs auxquels les maires doivent faire face dans leur commune, il est donc fort probable que Cantona reçoive ses 500 bulletins pour clamer à la télé son cri sur les mal logés, et pas du tout logés. «Il faut que le logement soit un sujet de campagne» pour le secrétaire d’État au Logement, Benoist Apparu

    Le lundi 9 janvier à Paris un meeting contre le logement cher fut organisé par l'association Droit au logement, DAL, et de la fondation Copernic, sous le slogan, «un toit, c'est un droit». Quatre heures durant, une vingtaine d'intervenants ont réclamé la baisse des loyers. Six partis politiques représentés, trois candidats à l'élection présidentielle, des syndicats, des associations, des artistes, la gauche s'était montrée unie. La pénurie de logements est le principal facteur inflationniste du coût des logements. Dans ce problème, il y a ceux qui profitent de ceux qui doivent se loger accroissant ainsi la misère nationale, c'est la France partagée en deux.

    La France en décembre 2011 comptait 3,5 millions de mal-logés, dont 600.000 enfants de moins de 18 ans, mais aussi 18.000 sans abri, 22.000 logement en camping, et 33.000 enfants et adolescents hébergés chez des tiers. Il manque 900.000 logements et les prix sont inabordables pour les familles modestes. Nombreux sont ceux qui travaillent et dorment dans leur voiture ne pouvant se payer un logement. Ces conditions ont une répercussion énorme sur l'éducation de nos enfants. Elles conduisent à des enfants perdus abandonnant l'école et trainant dans les rues.

  • L'ultra conservatisme de Viktor Orban plonge la Hongrie,

    dans un fascime qui ébranle le fondement démocratique de l'Union Européenne.

    Viktor Orban, Premier ministre hongrois, à l'origine d'une nouvelle Constitution hongroise très conservatrice. © REUTERS

    La Hongrie de l'Empire Austro-hongrois à l'arrivée du conservateur Viktor Orban en passant par des dictatures fasciste et communiste, la Hongrie n'a cessé de faire trembler l'Europe.

    Support Wikipedia Depuis son retour au pouvoir en 2010, Viktor Orban, ancien étudiant progressiste devenu par opportunisme un politicien ultraconservateur, a multiplié les mesures autoritaires. Son parti populiste le Fidesz union civique hongroie, rappelant les heures sombres du fascisme d'après la Première guerre mondiale, lamine les pauvres et fait la chasse aux Roms provoquant leur fuite. Il y a un an, il fit adopter une loi controversée sur les médias. Le service public transformé en outil de propagande, provoquant ainsi des grèves de la faim de journalistes. De même, l’unique radio d’opposition en Hongrie, Klubradio, a perdu sa fréquence après une décision du Conseil des médias, proche du gouvernement conservateur. Les milices d’extrême droite pullulent en Hongrie en totale impunité, rappelant les bataillons d'assaut, les SA la Sturmabteilung nazie. En total oubli, voire négation, des heures sombres de la période nazie, elles se sont mises à pourchasser les Roms. Dans le village de Gyöngyöspata, dans le nord-est de la Hongrie, deux cent soixante-dix-sept femmes et enfants Roms ont fui, le vendredi 22 avril 2011, avant le retour de cette milice d’extrême droite, qui voulait y organiser un «camp d’entraînement». Dans une autre commune, un service de travail obligatoire a été institué pour les Roms mais pas pour les Hongrois…

    C'est sur ce triste constat, que le premier janvier 2012, la Hongrie a basculé dans ce régime nationaliste dictatorial dont l'étendue politique laisse prévoir de grandes difficultés au niveau de l'Union par ce qu'il instaure une réforme de la loi électorale, brisant toutes possibilités à une opposition d'accéder au pouvoir. C'est la dictature démocratique instaurée par la majorité du parti Fidesz fort des 2/3 de voix parlementaires, au pouvoir depuis 2010, qui a fait passer 213 lois en 2011 afin de renforcer son emprise sur la vie économique et politique par un contrôle des médias. Une sorte de fascisme démocratique par opposition aux fascismes nazi et au parti national fasciste Italien qui s'étendirent de la Première guerre mondiale à la seconde, et qui ont été tout deux obtenus par le sang, voir, Philippe Pétain Maréchal de France suite 35, et Philippe Pétain Maréchal de France suite 36, articles qui résument la montée des dictateurs que furent Mussolini et Hitler. De l'incendie du Reichstag, à l'assassinat de communistes et à la déportation des leaders de gauche dans les camps de concentration pour le Nazisme, à la Marche sur Rome par les «camice nere» pour le fascisme Italien, ce mouvement nationaliste nourri les plus vives inquiétudes parmi les démocraties Occidentales. Voir aussi Le fascisme en action par Robert O Paxon, Le Seuil avril 2004.

    Viktor Orban a donné, à cette série de lois, une valeur constitutionnelle, qui ne pourra être modifiée que par une majorité des deux-tiers des députés. Or, il est peu probable à l'avenir qu'un gouvernement issu de l'opposition dispose d'une telle majorité. Telle est la nouvelle situation politique de la République de Hongrie qui se nomme dorénavant depuis le premier janvier 2012 «Hongrie». Cette appellation Hongrie fait désormais une référence explicite à «Dieu», dans l'expression écrite «Dieu bénisse les Hongrois». La nouvelle constitution touche aussi à la vie privée en décrétant que l'embryon est un être humain dès le début de la grossesse, ce qui fait craindre à des mouvements de la société civile et à l'opposition que l'avortement sera désormais difficile. De même, le texte stipule que le mariage ne peut avoir lieu qu'entre un homme et une femme, excluant ainsi les mariages homosexuels. Les libertés humaines sont ainsi bafouées, bien que je considère que le mariage, en tout bien tout honneur, ne peut être qu'entre homme et femme.

    La suppression du terme république résume à lui seul que le nouveau régime est de dictature fasciste moderne, qui profitant d'une majorité parlementaire absolue, supprime toutes possibilités démocratiques, d'accéder au pouvoir.

    Paul Gradvohl, spécialiste des civilisations d'Europe centrale et maître de conférences à l'université Nancy-II, article du Monde.fr, écrit,

    désormais, le pays ne se définit plus comme un régime politique. C'est le peuple Hongrois, par-delà les frontières, qui fait son essence. La «nation Hongroise», évoquée dans la nouvelle Constitution, réunit à la fois les citoyens de Hongrie et les membres des minorités Hongroises de Roumanie, Slovaquie, Voïvodine, Serbie, d'Ukraine et d'ailleurs, qui n'ont pas nécessairement la double nationalité.

    «C'est donc cette région de l'Est soumise à tant d'influences fasciste et communiste qui retrouverait son unité dans cette Hongrie nouvellement créée, et rêvant à son Empire d'autrefois».

    Cette communauté est cimentée, soudée par la référence à un passé mythifié. «Nous sommes fiers de nos ancêtres qui se sont battus pour la survie, la liberté et la souveraineté de notre nation», dit le préambule de la Constitution. «Fiers des remarquables créations intellectuelles des Hongrois, fiers que notre peuple se soit battu pendant des siècles pour défendre l'Europe, contribuant aux valeurs communes de celle-ci par son talent et son assiduité», ajoute le texte. Cette exaltation nationaliste, comme la référence au «roi saint Etienne fondateur du royaume de Hongrie», sert évidemment la politique du gouvernement, lire la suite sur la référence citée.

    La date du 22 décembre 2011 est à marquer d'une croix noire. Les députés firent adopter un texte réduisant la durée des débats précédant le vote d'une loi pour lequel deux jours de discussion seraient suffisants pour prendre connaissance des textes et introduire des amendements. L'opposition n'avait aucune chance pour bloquer cette loi ne disposant que de 159 sièges sur 386. Il en est ainsi de la loi sur «la stabilité financière», qui inscrit dans la constitution le taux unique de 16% de l'impôt sur le revenu. Cette mesure lie les mains d'un futur gouvernement, y compris en matière budgétaire, rendant très difficile l'instauration de mesures fiscales urgentes pour faire face à un déficit public éventuellement en chute libre.

    La position du gouvernement est une nouvelle étape vers la liquidation du parlementarisme, avertit le parti socialiste, MsZP, première formation d’opposition, avec 58 députés. «Le gouvernement fit passer des lois qui enfoncent les derniers clous dans le cercueil de la démocratie», s’est alarmé le LMP, acronyme «Lehet Más a Politika» signifiant «Une autre politique est possible». Pour ce parti de centre gauche d’inspiration écologiste, qui compte 15 élus au Parlement, la Hongrie deviendra un pays «où le gouvernement dirigera par décrets». Tout ce chambardement constitutionnel s'est fait sur fond de crise économique qui fait plonger la devise Hongroise, le Forint, de plus de 20 % par rapport à l'euro au cours des trois derniers mois, tandis que les taux d'intérêt frôlent les 10 %. Viktor Orban, après avoir boudé le Fonds monétaire international, a dû l'appeler au secours, mais l'UE et le FMI ont suspendu les négociations en raison de la réforme de la Banque centrale qui risque de réduire l'indépendance de l'institution.

    Le 04 janvier, la Commission européenne a réaffirmé ses préoccupations après l'adoption de nouvelles lois controversées en Hongrie et indiqué qu'elle était prête à lancer des procédures en infraction si elles s'avéraient non conformes à la législation de l'U.E. «Nos préoccupations demeurent et elles demeureront tant que la Commission n'aura pas terminé l'examen juridique de la conformité des nouvelles lois adoptées la semaine dernière», a déclaré un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. «C'est seulement sur la base de cet examen que la Commission se prononcera sur les prochaines étapes», a-t-il ajouté, référence Europe 1 international.

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