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  • Le drame du Costa Concordia d'un geste de fraternité à son naufrage

    par l'insoucience d'un capitaine qui déserta son navire .

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    La Costa Concordia è naufragata nella serata di venerdì, document de la Stampa.it. Cliquez sur l'image. Le Costa Concordia est naufragé dans la soirée de vendredi.

    Support Wikipedia Quelle folie, quelle irresponsabilité, quel manquement au devoir de sa charge, il n'y a pas de mot pour qualifier cette faute aux conséquences catastrophiques. Comment a-t-on pu donner une telle charge à ce capitaine qui quitte son paquebot laissant ses passagers livrés à eux mêmes dans la nuit de ce naufrage. Ou est l'honneur du Pacha ? Ce délit est passible de 12 années d'emprisonnement, pour ce seul délit, et de lourdes amendes correspondant au préjudice humain et matériel. Comment un commandant pendant une manœuvre délicate puisse ne pas être aux commandes de son paquebot ? Comment une compagnie maritime de croisières internationales puisse recruter des marins de ce gabarit ? La négligence est souvent lourde de conséquences est malheureusement imprévisible.

    Le juge du tribunal de Grosseto a demandé le maintien en détention du commandant qui, après interrogatoire, a été placé en détention samedi pour homicide par imprudence, naufrage et abandon de navire. Or, il vient d'être libéré, en pleine nuit, et assigné à résidence, et se trouverait sur la cote Amalfitaine, à Mata di Sorrento au Sud de Naples un petit paradis par la beauté du littoral. La vidéo de l'arrivée du capitaine à Meta di Sorrento.

    http://video.corrieredelmezzogiorno.corriere.it/ressa-arrivo-meta/cm-167033

    Il a nié avoir abandonné le paquebot, et a même déclaré avoir sauvé des milliers de vie selon son avocat. «Ho fatto il mio dovere, non è vero che sono scappato». E a Meta di Sorrento sono in tanti a descriverlo così: «Una brava persona, solare, che aiuta gli altri». J'ai fait mon devoir, non, je ne me suis pas échappé. A Meta de Sorrento, il y a de nombreuses personnes qui le décrivent comme une bonne personne solaire (ouvert, clair, objectif, pratique qui suit sa propre nature) qui aide les autres. Contre ses dires, la retransmission d'une conversation téléphonique enregistrée entre la capitainerie du port et le commandant prouve que ce dernier a refusé de monter à bord pour sauver des victimes.

    A 1 heure 36 du matin alors que le navire n'est pas totalement évacué, l'officier de la capitainerie joint avec son portable le commandant l'enjoignant de retourner sur son navire. «Maintenant vous allez à la proue, vous remontez par l'échelle de secours en corde et vous coordonnez l'évacuation. Vous devez nous dire combien il y a encore de gens, enfants, femmes, passagers, le nombre exact dans chacune des catégories».«Que faites-vous ? Vous abandonnez les secours ?», interroge l'officier. Le commandant répond, «Non non je suis là, je coordonne les secours». L'officier répond, «commandant c'est un ordre c'est moi qui commande maintenant, vous avez déclaré l'abandon du navire, vous devez aller à la proue, remonter à bord et coordonner les secours».....A cela viendrait s'ajouter ne sorte de mutinerie de l'équipage qui aurait décidé l'évacuation avant l'ordre formel du capitaine.

    Vidéo de la conversation téléphonique entre la capitainerie du port et le commandant du navire

    Des Associations se sont crées pour lancer des actions collectives dans le but de faire obtenir pour chaque passager 10.000 euros de dommages et intérêts. «Notre objectif est de faire obtenir à chaque passager une indemnisation d'au moins 10 000 euros pour les dommages matériels subis et moraux, comme la peur ressentie, les vacances ruinées et les graves risques encourus», a indiqué le président et fondateur de Codacons, Carlo Rienzi, c'est une association de protection de l'environnement et des droits du consommateur. Par ailleurs, une plainte a été déposée par deux rescapés pour non assistance à personnes en danger et mise en danger de la vie d'autrui contre le groupe Costa Croisières. Il s'agit de deux personnes qui habitent à Cavalaire-sur-Mer. Un collectif de victimes devrait être créé.

    «Le commandant du navire n'était pas là, c'était la désorganisation complète, et là-dessus Costa Croisières devra donner des explications», a estimé l'avocat des rescapés, Maître Frédéric Casanova. «Au-delà du fait que la procédure d'urgence a été déclenchée tardivement, elle a été totalement brouillonne. Ce n'est pas normal que plusieurs d'entre nous se soient retrouvés sans gilet de sauvetage, alors que le personnel de service en était équipé», a raconté l'un des rescapés, joint par téléphone.

    Ce n'est pas de sa faute dit-il, les cartes n'étaient pas justes. Il voulait faire un signe de bonjour en passant devant les Îles au large de la Toscane pour faire plaisir au responsable des serveurs originaire de île du Giglio. Voilà résumé le naufrage de cet immense paquebot qui transportait plus de 4.200 personnes équipage comprit.

    La question, que tous se posent, porte sur le gigantisme de ces bateaux. Le Costa Concordia fait 290 m de longueur et 38 m de largeur, il peut accueillir 3.780 passagers et un millier pour l'équipage. Et il vient de suite à l'esprit si le naufrage aurait eu lieu en pleine mer, l'évacuation en peu de temps d'une telle quantité de personnes aurait conduit à une énorme catastrophe. La sécurité et la préparation des passagers à un naufrage de cette ampleur constituent un ensemble de difficultés qu'il est impossible de maîtriser. La recherche du profit maximal par la taille de ces navires constitue un danger à la foi écologique et humain au même titre que ces grands paquebots poubelle porte containers.

    D'après le quotidien «Il Corrière delle Sera» paru le lundi 16/01/12, le commandant de bord s'est adressé peu avant l'accident, au chef des serveurs, Antonello Tievoli, en le faisant appeler sur le pont dans un geste de fraternité. «Antonello, viens voir, nous sommes tout près de ton Giglio». Un geste qui devait être accompagné d'une sonnerie de sirène pour Tievoli et pour ses parents âgés. C'est une coutume de référence en application d'un code de courtoisie interne à l'équipage, mais elle s'effectue d'ordinaire à plus d'un mile marin de la cote. Tievoli aurait dû quitter le bateau pour un congé la semaine précédente, mais il dû rester à bord faute de remplaçant. C'est aussi la conjoncture téléphonique hasardeuse d'un appel annonçant, par anticipation, cette catastrophe à cause du profil du littoral Tyrrhénien très tourmenté sur cette cote. Tievoli en cet après-midi maudit aurait appelé ses parents pour leur annoncer, «nous passerons vers les 9.30, montrez vous». Ses parents vivent dans l'aire du Saraceno, zone ouest de l'île. Tievoli qui était monté sur le pont supérieur, en se penchant sur le bastinguage, a vu l'île s'approcher dangereusement, «attention, nous sommes extrêmement près de la côte», aurait-il signifié au commandant. Mais l'impact ne pu être évité. Le chef des serveurs qui a livré son témoignage aux garde-côtes devrait le répéter aux carabiniers, dans le cadre de l'enquête qui cherche à établir exactement les causes du sinistre.

    La Stampa it, le 16/01/12.

    De Grazia Longo de port San Stefano.

    Course contre le temps, extraction du cadavre de la sixième victime, localisation même d'une septième. Alarme des médias en Allemagne, «il manquent encore 15 Allemands».

    À l'île du Giglio la course contre le temps continue. Les sauveteurs travaillent de façon ininterrompue à la recherche de victimes dispersées dans le Concordia. Dans la journée ils ont retrouvé le cadavre d'un homme qui serait la sixième victime. Ensuite, a été détecté le corps sans vie d'un autre passager, il n'a cependant pas été encore récupéré. Le coût de la tragédie est donc de sept victimes. Mais il est cependant clair, pour tous, que dans les entrailles du Concordia sont restées des victimes. Combien sont-elles, toutes les suppositions sont permises. À plus que 72 heures du naufrage, en effet, rien n'est encore clair sur le chiffre officiel des victimes. Selon le commandant général de la Capitainerie de port-garde côtière, Marco Brusque, elles seraient 29.

    «Il y a une heure il a reçu un référé de la préfecture de Grosseto l'information que manqueraient à l'appel, 4 membres de l'équipage et 25 passagers», a expliqué le Porte à Porte. Selon le commandant Brusque, «il y a quelques zones du bateau qui doivent encore être explorées», et donc «il peut y avoir encore une lueur d'espoir de retrouver les passagers disparus». Hier le président de la province, en annonçant les nombres de morts du Concorda, non démentis des autorités, avait parlé de 17 personnes qui manquaient à l'appel, 11 passagers et 6 membres de l'équipage. Qu'aujourd'hui ils seraient plus que 16 avec la sixième victime récupérée.

    Au contraire, officieusement, mais confirmé par des sources crédibles, le nombre de personnes manquantes à l'appel dépasserait 30. Les membres de l'équipage qui manqueraient à l'appel ne seraient pas six mais quatre, y compris le pianiste de bord. À ceux-ci, doivent être ajoutés 4 citoyens Français confirmés par le ministère des Affaires étrangères, des Américains, et peut-être un Péruvien, et cinq Italiens. Mais à ceux-ci il faut ajouter un nombre encore imprécis de citoyens Allemands....

    Vidéo sur le thème du massacre au Giglio, mais de qui est la faute ? En Italien.

    http://multimedia.lastampa.it/multimedia/in-italia/lstp/110970/

    L'île de Giglio dans la province de Grosseto en Toscane qui est en mer Tyrrhénéenne compte quelques 1466 habitants et se trouve à environ une heure de la cote Toscane. Elle n'est pas équipée pour une telle affluence de journalistes venus du monde entier, et de secouristes, elle ne posséderait qu'un seul restaurant. Mais l'espoir demeure encore de retrouver des survivants. «Nous croyons que c'est encore possible, des bulles d'air ont pu se former et maintenir des passagers en vie», espère Giovanni, un des 300 secouristes dépêchés sur le bateau échoué. Ce pompier est un des responsables qui organisent et coordonnent les équipes spéciales qui fouillent l'épave. 22 spéléologues pour la partie émergée, 36 plongeurs des équipes alpines fluviales et 12 scaphandriers de la marine militaire sondent ce labyrinthe quasiment immergé. «Nous devons vérifier toutes les cabines, une par une, et chaque recoin du bateau, explique le secouriste, cela va prendre beaucoup, beaucoup de temps car l'accès est très difficile et dangereux». D'autant que l'état de la mer a déplacé l'épave de quelques centimètres lundi, forçant à interrompre les recherches. Le bateau risquait de tomber dans une fosse de 75 mètres, source Le Figaro,fr.

    Les habitants de l'Île ne sont pas en reste, ils participent au sauvetage dans un esprit de solidarité. Des cafés et des commerces ont été rouverts pour approvisionner les sauveteurs, les habitants ont accueillis chez eux des naufragés dès les premières heures du drame. Des italiens de Vérone, «traumatisés», «on n'est pas près d'oublier, on a tous prié ensemble mais aussi beaucoup juré, surtout contre le capitaine!». Il est devenu l'homme le plus détesté d'Italie.

    Le dernier bilan fait état de 11 morts et 26 disparus. Il reste maintenant à pomper les 2.300 tonnes de fioul et à renflouer le navire pour le placer au large soit pour le réparer ou de le démanteler.

  • La modulation du quotient familial, une idée juste,

    mais risquée politiquement, non !

    Support Wikipedia Le «cafouillage-projet» socialiste sur le quotient familial a déclenché une ruée d'injustice sur ce qui est injuste, c'est à dire que des enfants de classe aisée, voire supérieure sont cotés plus chers que ceux de classe inférieure. Situation sociale contraire aux principes religieux de partage et charité, du Christ que l'on m'a enseignés dans mon enfance, mais aussi à ceux de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant qui découle de celle des Droits de l'Homme du 20 novembre 1989. Les enseignements du Christ ne font aucune distinction entre les enfants de riches et de pauvres, quant à la Convention Internationale à lire ici, sur les Droits de l'enfant, elle précise que tous doivent être élevés dans un esprit de paix, de dignité, de tolérance, de liberté, d'égalité et de solidarité.

    Or des enfants de pauvres qui ne paient d'impôts ne peuvent être élevés comme ceux des riches qui payent bien sur des impôts. Or, ces impôts ne servent pas aux pauvres, mais à la Société France, qui leur restitue sous forme privilégiée d'avantages, meilleurs écoles, meilleurs facilités professionnelles, les impôts qu'ils paient. En d'autres termes, les enfants de pauvres ne perçoivent directement aucun des impôts payés par les riches. Ce fait se perpétue depuis des siècles sous l'influence du clergé mais pas sur celui des préceptes énoncés par le Christ.

    C'est en 1948 que le revenu imposable permit qu'il soit divisé par un certain nombre de parts qui varie en fonction de la situation familiale célibataires, mariés, et aujourd'hui pacsée. Les enfants à charge jusqu'à 18 ans en général, sauf de nombreux cas spécifiques, longues études, handicapés, bénéficient, pour les familles, dans le calcul de l'impôt d'une réduction d'une demie part jusqu'à deux enfants par famille, puis une part pour trois enfants, et ainsi de suite. Cette législation du Code général des impôts est par sa complexité une usine à gaz, elle imposerait une révision générale.

    L'avantage fiscal du quotient familial fut créé en 1945, voir, Wikipédia sur la politique familiale, et fut voté par les deux chambres. Son principe était le suivant, «à niveau de vie égal taux d'imposition égal». Nous sommes loin d'un niveau de vie égal entre les familles, donc cette loi qui pouvait se concevoir en 1945, sous cette forme, après la Seconde guerre mondiale, était une incitation sociale aux familles d'avoir de nombreux enfants. Ce n'est plus vrai maintenant la situation économique aidant nous sommes à 2 enfants par famille en 2009 ce qui montre que le lien entre la réduction d'impôt par l'effet des enfants à charge n'est plus ce qu'il était. L'argument d'une fécondité moindre dans le cas d'une modulation du quotient familial relatif aux enfants ne tient plus, par ce que les familles aux revenus modestes seraient incitées à voir plus d'enfants, ce ne serait qu'un déplacement du haut vers le bas de la fécondité.

    La droite aisée qui va à l’Église, et dont les familles ferventes catholiques et qui ont de nombreux enfants n'approuve surement pas la dérive sans vergogne de leurs ministres à ne pas considérer l'injustice liée au quotient familial, et qui dénoncent, par des cris d’étouffés, le fait que François Hollande souhaite moduler le quotient familial et non le supprimer.

    Ce que veut François Hollande est, à enveloppe budgétaire constante, la planification de cet avantage fiscal en attribuant pour chaque enfant un avantage qui prendrait la forme d'un crédit d'impôt. «Je ne veux pas supprimer le quotient familial qui est un avantage fiscal pour les Français», a-t-il expliqué. «Ma proposition, moduler le quotient familial pour qu'il puisse être plus juste pour l'ensemble des familles, pour les plus modestes qui ne le touchent pas, pour les classes moyennes qui devront en avoir un avantage plus élevé et un peu moins pour les familles très favorisées». Il n'y avait aucun motif de crier au secours sinon celui de ministres aveugles qui ne sont même pas capables de reconnaitre que le raisonnement est juste. Ceux qui ne paient pas d'impôt recevront un crédit d'impôt avant que nous ne fusionnions impôt sur le revenu et CSG», explique-t-il.

    En 1981 un plafonnement a été mis en place mais il ne touche de 2,4 % des contribuables bénéficiant de part supplémentaires. En 1988 ce plafonnement a été accentué. Ce qui n'a pas empêché la fécondité de croitre, source Alternatives Économiques.

    Selon l'INSEE dans une étude entre les systèmes sociaux-fiscaux Allemand et Français, il apparait que,

    • les avantages fiscaux obtenus dans le système Français croissent plus rapidement avec le revenu que dans le système Allemand, et contribuent donc à une moindre réduction des inégalités,
    • les avantages absolus obtenus dans le système Français pour le troisième enfant sont plus importants grâce à la part entière supplémentaire du quotient familial.

    Selon le Conseil des prélèvements obligatoires, CPO, rapport de mai 2011 page 201, le bénéfice de la composante familiale du quotient est en effet particulièrement concentré puisque,

    • les foyers appartenant aux cinq premiers déciles de revenu brut déclaré bénéficient de 10 % du total de l’atténuation fiscale,
    • les foyers appartenant aux 6ème et 7ème déciles de revenu brut déclaré bénéficient de 14 % du total de cette atténuation d’impôt,
    • les foyers appartenant au 8ème décile concentrent 12 % de l'avantage fiscal
    • ceux du 9ème décile concentrent 18 % de l’avantage fiscal,
    • enfin, les foyers appartenant au de décile de revenu brut déclaré le plus élevé concentrent 46 % de l’avantage fiscal.

    Ces données montrent que les 9ème et 10ème déciles se partagent 64 % de l'avantage fiscal du quotient familial. Le coût du quotient familial est de l'ordre en 2009 de 13,9 milliards d'euros, ce qui fait dire que ces deux tranches supérieures grèvent le budget de l’État de 9 milliards d'euros.

    Le graphique suivant montre la répartition de l'avantage fiscal en fonction du revenu brut déclaré, source CPO.

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    Cliquez sur l'image.

    La partie gauche des revenus déclarés pour 50 % de la population ne reçoit que 10 % de l'avantage fiscal, c'est à dire 1,39 milliards d'euros, la partie entre 50 % et 70 % bénéficie pour 14 % de cet avantage fiscal. La démonstration est limpide, cet avantage est le plus inégalitaire pour les enfants. Pour corriger cette injustice, il ne faut donc plus que cet avantage soit lié au revenu mais à une somme forfaitaire par enfant que l'on pourrait dénommer crédit d'impôt, c'est me semble-t-il ce que François Hollande envisage. Le crédit d'impôt est utilisé aux États-Unis à cette fin.

    Selon la direction générale du Trésor, si le quotient familial était supprimé et remplacé par un crédit d'impôt de 607 € par enfant, représentant exactement le même montant total, 4,3 millions de ménages seraient perdants, pour un montant moyen de 930 € par an, et 4,8 millions seraient gagnants, pour un montant moyen de 830 € par an. Globalement, les familles avec enfants ne perdraient rien au change, mais, en revanche, les familles modestes, peu ou pas imposées actuellement, verraient leur niveau de vie augmenter, les familles aisées le verraient diminuer, source Alternatives Économiques.

    Le bienfait serait sensible pour les familles les plus pauvres, elles disposeraient de 900 € de plus sur 10.410 euros, décile D1, par unité de consommation alors que les familles dans le dixième décille d'un revenu supérieur à 35.840 euros, décile D9, par unité de consommation, la perte de 900 € serait à peine perceptible, voir Plus de pauvres pauvres et plus de riches riches.

    Selon le Haut Conseil de la famille, le crédit d'impôt permettrait de réduire de «6,5% les inégalités de niveau de vie au sein des ménages avec enfants telles que mesurées par le rapport entre le dernier et le premier décile. Les familles monoparentales étant surreprésentées parmi ces dernières, elles en bénéficient largement. Un crédit d’impôt universel présente des caractéristiques redistributives proches de celles des prestations familiales universelles, comme le sont les allocations familiales pour les familles de deux enfants ou plus».

    Le graphique page 44 du Haut Conseil de la famille donne la répartition en % des pertes et gains en euros/an selon de décile du niveau de vie.

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    Cliquez sur l'image.

    On voit que pour les classes moyennes déciles de 5 à 7 les gains ou pertes sont de l'ordre du 0,1 à 0,2 %.

    On peut donc dire que la proposition d'Hollande s'inscrit dans une justice sociale qui a l'avantage, sans grever les finances de l’État, de donner plus de moyen aux classes les plus pauvres pour élever leurs enfants. On ne comprend donc pas les cris d'étouffés clamés par les ministres de droite.

  • Jean-Luc Mélenchon à des paroles et des actes, le 12 /01/12

    un moment de bonheur offert par un homme simple.

    Document l'Humanité.fr

    Support Wikipedia Est-ce bien le titre qui convient à cette émission politique de David Pujadas, à l'analyse de ce que nous avons vu et entendu, ce sont plutôt des paroles que des actes. En fait, ce titre est tout a fait inadapté à ces invités politiques, ils ne peuvent émettre que des paroles, qui pourraient être des actes, s'ils venaient à pouvoir appliquer leurs dires. Et même, dans ce cas, entre les dires et les actes, il y a bien souvent un fossé et parfois le contraire. Ce que l'on ressent, que ce soit Marine Le Pen, François Bayrou, et Jean-Luc Mélenchon, et tous les autres, et sans aucune mauvaise intention, cette émission offre toutes possibilités de propagande, d'affirmations sans preuves de part et d'autre entre les intervenants, de programmes irréalistes d'autant plus que maintenant la France vient de perdre son triple A, de dérives démagogiques sachant, que finalement, parmi les candidats à l'élection présidentielle invités, un seul parmi eux sera en mesure d'être confronté à ses dires s'il venait a être élu, dans la mesure ou tous les prétendants seront invités. Alors tout est permis et l'émission devient un spectacle, c'est ce que Jean-Luc Mélenchon nous a offert. Trois heures durant affirmant son objectif, convaincre les gens que l'on peut changer le pays. La cocotte minute est en train de bouillir selon ses dires, alors profitons en !

    Quelles que soient ses opinions politiques Jean-Luc Mélenchon a réuni 3,2 millions de téléspectateurs, soit 13,3 % de part d'audience une tribune à sa mesure prenant par instant le pas sur l'ordonnancement de l'émission. Il fit mieux que Jean-François Copé, 11,1 %, Alain Juppé 9,4 %, mais moins bien que Marine Le Pen 15, 1 % la curiosité n'était pas assez aiguisée, il ne représente, actuellement, que 7 à 8 % d'intention de votes.

    Dans un style sans bavures, dans un engagement vraiment à gauche, pas à gauche de la gauche et pas derrière chaque interventions socialistes afin de marquer son territoire dit-il, entouré de Marie-Georges Buffet, PCF, Clémentine Autain, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fase, ou Christian Picquet, Gauche unitaire, il nous a offert à la fois du sérieux, de la répartie, mais aussi de l'humour à la rigolade.

    François Hollande n'est pas mon adversaire, c'est mon concurrent. Mais, il ne faut pas qu'il croit qu'il suffise d'apparaître sans discuter avec personne pour avoir son adhésion au second tour. «Je veux l'entendre dire si Mélenchon est au second tour, je voterais pour lui !» Je lui dirais, voila le programme du Front de gauche, qu'il brandit plusieurs fois au cours de l'émission, «vous voulez des électeurs du Front de gauche, et bien, convainquez-les !» «Débrouillez-vous !» «J'estime que le Front de Gauche est la condition de la victoire de la gauche !» Je suis un homme du système, un cacique du PS, «j'ai voté Maastricht mais quand j'ai compris que c'était une erreur», j'ai lutté contre. Il sait comprendre ses erreurs.

    «Je parle comme je veux, et comme des millions de Français, trouver un trait, un mot, qui marque les esprits», assumant sa stratégie de rentre dedans devant les médias. Son approche politique a désorienté les interviewers en passant souvent au-dessus de leurs questions, un maître. Il n'y répondait pas directement, mais au fondement même du sujet qui faisaient de ses interlocuteurs, des interviewés, les rôles devenaient inversés.

    Face au journaliste François Langlet, ENSAM , qui l'interrogeait sur sa politique économique sa réponse fut de dire qu'il ferait 14 tranches d'impôts et prendrait tout au-dessus de 360.000 € de revenu annuel. Nous voulons mettre en place des cercles vertueux notamment par des écarts de salaires de 1 à 20, le laissant un moment sans réponse.

    Si notre problème se résumait à cet écart de salaire je comprendrais, mais c'est une goutte d'eau dans l'Océan de nos difficultés, cela ne signifie pas, pour autant, qu'un contrôle de la dérive salariale doive être effectué.

    Je comprends mieux l'augmentation du SMIC à 1.700 €, soit à peine 2 € de plus de l'heure dit-il. «J'en ai par dessus la tête de m'entendre dire que ce n'est pas possible, aujourd'hui le SMIC c'est 9 euros», vous savez de quoi on parle ? Brandissant une pièce de 2 € «voilà ce qui fait verser de grosses larmes aux puissants». Surtout ne pas prendre exemple sur l'Allemagne, il y a 20% de la population active en dessous du seuil de pauvreté. Il n'y a pas 6 % de chômeurs de la population active, «on a maquillé les chiffres en supprimant des séniors». Lire «La misère de Merkel pire que celle de Sarkozy, sinon au moins égale ?»

    «Tous sont pour l'austérité sans exception», elle mène à la catastrophe, et s'il doit y avoir de la croissance elle doit être écologique, seul le Front de gauche est pour la relance de l'activité par la consommation, justifiant l'augmentation du SMIC.

    Sur les graphiques économiques présentés qui montraient l'évolution des salaires au cours des dix dernières années avec l'évolution économique, il ne fut pas du tout influencé, répondant, vous auriez dû me l'envoyer avant pour que je l'étudie, je n'aurais surement pas trouvé le même résultat que vous. De l'esquive de premier ordre. En fait, il a joué, se délectant de la force de sa conviction et de son background politique. Admiratifs, mêmes ses interlocuteurs l'ont été. Du grand art avec des arguments de poids sur les sujets qui fâchent.

    Son combat par dessus tout c'est Marine Le Pen qui parle à la télé mais qui ne va pas dans les usines soutenir les salariés. Il trouve normal qu'elle puisse avoir ses 500 signatures pour être présente à cette élection. Il ne donnera pas comme consigne aux maires du Front de Gauche de donner leur accord, il se ferait jeter, lucide.

    Sur les sans papiers, il régulariserait ceux qui travaillent, «c'est la seule manière d'arrêter le dumping social, a-t-il affirmé». «Un travailleur qui n'a pas de papiers ne peut pas se défendre et faire appliquer le code du travail. Donc il est maltraité, et sous-payé», des mots justes.

    Ou je ne l'ai pas compris c'est sur le quotient familial, il avait une franche occasion d'homme de gauche pour appuyer sa modulation afin que tous nos enfants aient le même poids monétaire. Non, il s'est esquivé prétextant qu'il fallait attendre la décision des socialistes entre sa suppression ou sa modulation. Il a manqué à son devoir. «Je n'ai pas l'intention de courir derrière chaque invention des communicants socialistes. Je suis pour une vraie réforme fiscale», a-t-il lancé.

    C'est à la présence de Jean-Louis Baffa ex patron de Saint-Gobain et président d'honneur que le problème économique fut abordé. Nous devons arracher les entreprises des griffes de la finance et aller vers la planification économique. A la place de la concurrence et de la libre-concurrence non faussée, il faut de la coopération. Notre intérêt est de discuter avec les Chinois, (qui ont des coûts, ainsi que d'autres, en valeur ajoutée défiant toute concurrence). «Cela ne veut pas dire approuver le régime chinois, cela veut dire coopérer». Au niveau de l'entreprise, «je suis partisan d'une loi qui donne un droit de préemption aux salariés sur leur outil de travail... que ceux qui détiennent des actions aient des droits selon le temps de détention de ces actions. Je suis partisan de la planification écologique».

    Il termine en lançant «si nous ne gagnons pas, il va y avoir un immense tumulte, mais nous ne savons pas comment il va tourner. C'est pour cela que vous me voyez si passionné». «Le repentir, ce n'est pas trop mon truc. Je l'ai pratiqué quand j'étais enfant de chœur mais, là, j'ai passé l'âge», ce qui fit sourire la salle.

    Dans la foulée de sa campagne présidentielle, il était à Nantes à Saint Herblain au Zénith le 14 janvier. Et justement la France venait de perdre le vendredi 14/01/12 officiellement son triple A. Dommage que ce n'était pas encore effectif à son show du 12, nous aurions aimé l'entendre. Mais cela ne l'a pas empêché de fustiger les quatre Dalton de l'austérité en dénonçant un discours de sang et de larmes. «Vous savez que chez les Dalton, c'est le petit le plus méchant et la plus grande, la plus bête !» Traitant Marine Le Pen «d'hallucinogène, d'opium du peuple qui fait croire que l'ennemi c'est l'immigré alors que c'est le financier». «Camarade, regarde où est ton intérêt, a-t-il lancé. Ton intérêt de classe, c'est de voter avec ta classe !» Du Georges Marchais !

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