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  • François Hollande et le parti socialiste que l'on n'entend pas.

    La tactique du silence, ou le silence du soutien sans envie ?

    Support Wikipedia François Hollande a gagné aisément la primaire socialiste, il est donc le candidat de ce parti pour 2012. C'était la première étape pour un socialiste puisqu'aucuns d'entre eux n'étaient en position de faire valoir son leadership, et ce que le PS à fait dans cette primaire est tout à fait honorable. Voila maintenant François Hollande confronté à la France qu'il doit convaincre, c'est autre chose que des socialistes à combattre, c'était finalement aisé si l'on y pense, mais Sarkozy avec sa position de président, dont il sait tirer profit, et que rien n'arrête, avec son parti de combat derrière lui, ce n'est plus la même chose. Il était logique qu'après avoir été désigné par les Français qui se sentaient impliqués par cette primaire, qu'il marque une période silence pour constituer son équipe et mettre en place sa stratégie de combat. Cette position plébiscitée lui a donné une avance conséquente sur Sarkozy en termes de sondages puisque il frôlait 62 % d'opinions favorables, lui laissant du temps pour se préparer. Seulement, s'est imposé à lui, par le G 20 la contre attaque Sarkozyenne+ Obama, avec Merkel et le FMI, le problème de la zone euro vis à vis de la Grèce, de l'Italie, et vis à vis de notre crédibilité eu égard aux agences de notation qui nous mettent sous surveillance, et menaçant de dégrader officiellement notre «triple A», bien qu'implicitement c'est fait puisque notre différentiel avec l'Allemagne «le spread», s'est creusé de 190 points ce matin. Parmi les pays triple A, la France est celui qui présente les fondamentaux économiques et les perspectives des finances publiques les moins bons. Il n'est dont plus question de politique intérieure, ou Sarkozy a perdu toute crédibilité et est rejeté. Son dernier plan d'austérité ne fait qu'aggraver notre déficit par une croissance nulle sans pour autant réduire comme espéré notre dette, c'est divergent. Sans croissance les recettes fiscales s'écroulent, mais pas les frais de la charge de l’État, et de ses administrations et autres obligations, de sorte que rien ne garantit que de l'argent rentrera, autant que souhaité, pour réduire la dette. C'est le second plan de relance en peu de temps, et le président PS de la commission des finances Jérôme Cahusac va même jusqu'à en prédire un troisième plan qui ne fait que confirmer que l'austérité qui en résulte n'est pas la solution.

    Alors pour faire des économies de l'ordre de 250 millions c'est la chasse à la fraude des arrêts de maladie. Le délai de carence est poussé pour le privé à 4 jours au lieu de trois, quant aux fonctionnaires, il sera de un jour. On aurait pu penser à la réduction des inégalités, mais c'était trop espérer, cette inégalité dure depuis trop longtemps. Et puis, on sait bien qu'il est plus aisé de taxer les salariés, la catégorie sociale qui fraude et qui est assistée, que de faire la chasse aux paradis fiscaux, et à ceux qui en profitent. Le Canard enchaîné titre, «Salauds de malades». Il faut bien voir que selon le gouvernement, ils sont tous des fraudeurs.

    Dans ce contexte c'est la politique Européenne qui prend le pas sur celle de l'intérieur, et sur ce point, Sarkozy par sa position est en mesure d'agir. En couple avec l'Allemagne il peut se prévaloir d'une bonne politique, leurs actions pour la Grèce et l'Italie sont positives puisqu'elles ont avec le FMI contribué au changement de deux premiers ministres, sachant que pour autant rien n'est joué, et que tout reste à faire pour que les dettes de ces pays se réduisent. L'arrivée de Mario Monti n'a rien changé, l'Italie a réussi à émettre 3 milliards d'euros d'obligations à 5 ans, soit le maximum que le pays souhaitait emprunter, mais à un taux de 6,29%, le plus haut depuis juin 1997, contre 5,32% il y a un mois lors d'une émission comparable. En Grèce ce n'est guère mieux, le pays est au bord de l'explosion, un pays qui fonctionne que pour payer ses dettes est un pays qui va à la faillite. Ce qui me paraît illusoire c'est de croire que ces pays pourront s'en sortir n'ont-ils pas eu toujours eu une monnaie de valeur inférieure à celles du Mark et du Franc, de sorte que l'euro est trop lourd a supporter. La belle fierté de Sarkozy promotionnée par l'UMP sur sa politique Européenne risque de s'envoler toute seule.

    On peut ou pas approuver le couple Sarkozy Merkel, mais c'est un fait, il agit. Et cela permet à Sarkozy de clamer qu'il n'y a pas d'autre politique et de dire que l'austérité qu'il met en œuvre est la seule solution. Or les changements de premier ministre en Grèce et Italie comme les plans d'austérité ne peuvent faire à eux seul revenir la croissance dans le fonctionnement actuel de ces pays de la zone euro. L'attaque de l'UMP sur la politique Européenne de François Hollande, qu'il n'a pas encore explicitée, est donc vouée à l'échec tôt ou tard.

    Que peut opposer Hollande dans ce contexte, fervent partisan de plus d'Europe ? Sa politique est centriste donc Européenne, et il s'appuie sur des catégories sociales favorables à l'intégration Européenne. De ce fait, il est prisonnier des structures actuelles qui ne lui permettent pas de ce distinguer de la politique Sarkozyenne qu'il condamne. Il est donc sans argument autre que le fait de clamer que n'a pas été fait ce qu'il aurait fallu faire. S'il préconise les euro-bonds comme il l'avait annoncé qui permettraient des prêts à des taux très inférieurs à ceux pratiqués pour les pays les plus endettés, mais comment les mettre en œuvre ? L'Allemagne avec un taux d'emprunt de 1,8 % qui ne peut trouver mieux, s'opposera à cette politique. Hollande est donc coincé. S'il veut agir sur la BCE, pour qu'elle intervienne beaucoup plus en rachetant des emprunts, bien qu'elle l'ait déjà fait, il ne peut pas la contraindre à faire plus, sans changer les statuts à condition que les autres l'acceptent. C'est impossible actuellement. Il n'a donc pas de solution, et s'il veut modifier la zone euro, il sort des politiques centristes et risque de perdre des voix. S'il reste dans la configuration actuelle, ce sont les classes populaires qui souffrent de cette politique et qui se détacheront de lui pour Marine Le Pen. Alors François Hollande capitaine pédalo dans la tempête ?

    Le meilleur choix serait qu'il abandonne l'idée d'intégration Européenne, il perdrait l'appui centriste mais récolterait tous ceux qui sont pour l'abandon de l'Europe actuelle, et ils sont plus nombreux, allant de Jean-Pierre Chevènement, en passant par Nicolas Dupont-Aignan, Mélenchon, et voire même l'extrême droite de Marine Le Pen. Cela aurait l'avantage de libérer les États des contraintes d'une politique commune. Retrouvant leur liberté ils pourraient gérer leur dette avec une monnaie plus faible que le Mark et le Franc comme elle l'était avant l'euro.

    Pour affiner sa politique Européenne, François Hollande à réuni son clan d'économistes d'obédience centriste. Élie Cohen social démocrate centre gauche, Jean-Hervé Lorenzy président du cercle des économistes centriste de droite, Philippe Aghion, professeur à Harvard et ancien membre de la commission Attali favorable à une intégration financière, André Sapir, le spécialiste des marchés financiers ancien conseiller économique du président de la Commission européenne, centriste droite, Romain Rancière spécialiste des crises financières et de la croissance, professeur associé à l’École d’Économie de Paris, centriste. Ce n'est évidemment pas parmi ces personnes qui soutiennent la politique actuelle qu'il apportera une solution viable à la crise de la zone euro. Une politique Européenne plus audacieuse consistant à une révision des traités pour donner un peu plus de souplesse aux pays en difficultés serait surement bien accueillie.

    Sans cela, que lui reste-t-il pour s'imposer, la rigueur d'une gestion équilibrée, alors que le PS pense que le remède fait plus de mal que du bien. La chute prévisible avant l'élection de 2012 de la politique menée par le trio infernal, Sarkozy, Merkel, Lagarde, qui commence à agacer. Les agences de notations en n'ont assez de voir une croissance voisine de zéro, et pour elles pousser à des taux d'emprunts élevés n'est pas la solution. De plus, la «Merkozy», locution Italienne, pour désigner le couple qui suscite des tensions en Italie. Ces facteurs peuvent devenir des arguments favorables à François Hollande, car critiquer le plan Fillon de bricolage et de rapiéçage n'est pas une politique, même si c'est vrai.  

    Dans ce contexte, il paraît bien seul, alors que du coté de l'UMP on a déjà sorti la hache de guerre. Pour Luc Chatel François Hollande c'est Babar, «il y a un personnage de bande dessinée qu'on connaît bien, qui s'appelle Babar. Babar, il est sympathique, c'est le roi des éléphants. C'est l'histoire qu'on raconte aux enfants pour les endormir le soir», ce qui signifie pour lui que Hollande est un mou comme Babar, ce qui est faux. En fait, Babar est un héros qui fut couronné roi des éléphants puisqu'il apporta la civilisation à ses éléphants compatriotes. Cette histoire eut un succès mondial  ce que l'on souhaite à François Hollande en France. Tout le week-end du 12/13 novembre Bruno Le Maire, Brice Hortefeux n'ont pas cessés de jeter leur verve sur lui.

    Copé n'hésite pas à le critiquer comme étant sans expérience, comme n'étant pas un homme d'état, ce qui ne convainc que ceux qui le veulent bien. Les négociations avec Europe Écologie-les Verts sont la risée de Copé qui montre ainsi l'impossible entente avec cette démagogie irresponsable des écologistes. François Hollande restant ferme sur ses positions. Eva Joly complètement déconnectée des  réalités, affirme, «solennellement, tranquillement, fermement, qu'il n'y aura pas d'accord avec les socialistes si nous n'avons pas l'arrêt du chantier de Flamanville. Il n'y a pas de plan B».  Si aucun accord n'est trouvé, «je porterai toute seule toutes les revendications de sortie du nucléaire et tout le programme écologiste et, j'espère, jusqu'au deuxième tour».

    Or, le 15/11/11, un accord a minima est intervenu entre les socialistes et les Écologistes, sans que l'option EPR soit dans l'accord ainsi que la réalisation de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les questions qui fâchent ont été mises de coté. Mais une réduction de la part du nucléaire dans la production électrique de 75 %, aujourd'hui 50 % en 2025. Fermeture progressive de 24 réacteurs, aucun projet de réacteur ne sera initié. Fermeture de Fessenheim. C'est accord doit être soumis à la base militante des Écologistes pour être définitivement adopté. Pour les socialistes, il n'est pas question d'aller plus loin. Dans ce contexte, les Verts n'envisagent pas une participation à un gouvernement si les socialistes l'emportent. Le point d'accord à été pour les Écologistes la formation d'un groupe parlementaire de 15 à 30 députés. Eva Joly a mangé son chapeau. François Hollande a ainsi montré qu'il était ferme sur ses positions, faisant démentir la mollesse dont on l'accuse.

    (Sur intervention du PDG d'EDF Henri Proglio, puis d'Aréva auprès du PS, une phrase dans l'accord PS /EELV concernant le combustible MOX, mélange d'oxydes, uranium, plutonium, a été effacée par François Hollande. Le combustible MOX est une spécialité d'Aréva qui en produit les 95 % utilisés dans le monde. L'abandon du MOX conduirait à des conséquences économiques sociales, industrielles et environnementales graves, et qui entrainerait à la perte du leadership d'Aréva dans le nucléaire civil), lire le dossier Les déchets nucléaires. Il est évident que l'arrêt du MOX serait catastrophique pour la France, et puis tant pis, si comme le clame Cécile Duflot le PS en tient pas parole, dans le pire des maux, il faut choisir le moins mauvais.

    La dessus Mélenchon en remet une couche pour l'abandon de la politique Européenne actuelle. Quant à Jean-Pierre Chevènement responsable de la déculottée de Jospin et de la gauche en 2002, est sorti de je ne sais ou, inusable, il veut faire bouger les lignes, c'est son droit. Mais on sent François Hollande plus regardant envers lui qu'envers les écologistes. Sa position souverainiste séduit plus d'un Français dans le contexte actuel. Mais, on se demande comment François Hollande pourrait le neutraliser ? La primaire n'a rien résolu quant à l'unité de la gauche qui n'accepte pas le leadership du PS. François Hollande devient un «pitching ball» pour la droite et la gauche. Sarkozy a encore de beaux jours devant lui, il n'a qu'à attendre.

    Que fait Martine Aubry seraient-elle devenue aphone, seules quelques timides apparitions de Moscovici, Jack Lang et Benoit Hamon évitant François Hollande de se placer en première ligne. Pour Martine Aubry, ce n'est pas ce qu'il était prévu lors de son intronisation par son parti à la Halle Freyssinet le 22 octobre à Paris.

    Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et Martine Aubry entourent François Hollande lors la cérémonie d'investiture du candidat socialiste à la Halle Freyssinet, à Paris, le 22 octobre 2011. Thibault Camus/AP/SIPA. Document 20 minutes.fr.

    Les élections sont encore à cinq mois et pour eux contre attaquer à chaque attaque de l'UMP serait sans portée dans l'immédiat ? A voir ! On ne voit pas encore ce qui lie François Hollande candidat à son parti politique, et quand on sait sa façon d'agir laissant toujours ses interlocuteurs dans l'incertitude on peut se poser des questions. S'il se rapproche trop du parti, il risque de ne pouvoir agir à sa guise, pour lui la balance d'une candidature intégrée au parti ou en marge comme l'avait fait Ségolène Royal en 2005 n'est pas encore définie.

    Pour le moment François Hollande laisse dire, et cela ne peut que lui être profitable eu égard aux invectives à en faire baver François Fillon à l'Assemblée nationale, sans portées politiques, la France l'a bien comprit. Son sang-froid est encore la meilleure des attitudes.

    Le 16/11/11 l'équipe de campagne de François Hollande a été dévoilée par Pierre Moscovici son directeur, à la Maison de l'Amérique latine. Elle répondrait à une triple exigence de consensus politique entre socialistes et de sérieux.

    Le prochain article sera, Libye, BHL, «la guerre sans l'aimer» mais pas sans profit,

  • Les révolutions musulmanes Tunisie, Egypte, Libye,

    répondent-elles à ce que nous en attendions ?

    Support WikipediaNous avons tous approuvé la révolution Tunisienne par ce qu'elle s'est déroulée sans effusion de sang enfin presque, quelques morts tout au plus, eu égard à celles d’Égypte et plus encore en Libye. On la dénomme «la révolution de jasmin» par ce qu'elle fut non violente à la suite de sit-in pendant quatre semaines pour exiger le départ du président Ben Ali. Pour la Libye nous savons qu'il en est autrement de nombreux morts, un pays dévasté et un président Mouammar Kadhafi assassiné, voir l'article Kadhafi la mort d'un tyran qui s'en est allé vers son destin. Pour l’Égypte nous attendons la suite pour juger, c'est à dire de connaître le régime qui sortira des urnes, mais nous ne devons pas nous faire d'illusions, il sera islamiste. Nous avons tous été pour soutenir ces «révolutions», et nous avons participé efficacement à celle de la Libye alors qu'elle n'était que formatée à Benghazy qui fut ensuite le berceau de la guerre civile Libyenne. Nous pensions tous à l'élimination de ces dictateurs qui restaient au pouvoir sans partage depuis des décennies, et le cri de leur peuple nous émut. L'aspiration de la liberté manifestée par ces jeunes femmes et hommes porteurs d'un espoir et qui portables en mains s'envoyaient des messages sur les réseaux sociaux tel facebook que l'on ne remerciera jamais assez, pour se regrouper en sit-in provoquant le gouvernement en place.

    2Le 14 janvier un drapeau à la main Ben Debba en train d’interpeller la foule devant le tout-puissant ministère de l’Intérieur, cette avocate Tunisienne, originaire de Sfax, est devenue une des icônes de la révolution. Son engagement pour la défense des libertés est chez elle une seconde nature. Cette révolution fut celle des femmes.

    Beaucoup de femmes d'ailleurs, jeunes, instruites, diplômées, exaspérées de ne pas avoir de travail avec leur diplôme ont été aux avant postes pour clamer l'espoir d'une vie meilleure. L'expression «Ben Ali dégage» portée par les révolutionnaires Tunisiens fut reprise par les révolutionnaires des autres pays. Ce mot fut pour nous tout un symbole.

    Nous ne pouvions ne pas soutenir ces révolutions, et espérions en l'établissement d'une démocratie laïque. Ce n'est pas le cas, si démocratie il y eu en Tunisie avec une forte majorité de votants c'est un régime islamiste qui rafla la mise avec le parti Ennahda lors de ces premières élections constituantes du 23 octobre 2011. Avec 41,47% des voix il obtint 90 sièges à l'Assemblée sur 217 sièges. Il n'a donc pas la majorité absolue et des alliances devront être faites pour gouverner. Le parti Ennahda signifiant Mouvement de la renaissance, Nadha en arabe, est présenté comme un parti modéré, s'engageant dans la démocratie pour tout le monde, et soulignant que 42 des 49 femmes élues au sein de l'Assemblée constituante étaient membre du parti. Ce parti a pour chef politique Rached Ghannouchi, une formation Coranique avec un diplôme de théologie et une licence de philosophie en 1968.

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    Document tiré de Wikipédia.

    Longtemps dans la clandestinité, vivant à Londres depuis le début des années 1990, il y acquière le statut de réfugié politique. Il  fit son retour en Tunisie en 2010-2011 pendant la révolution. Rached Gannouchi accueilli par une marée humaine le 30 janvier 2011.

    Document Jeune Afrique, © Nicolas Fauqué/imagesdetunisie.com

    Ennahda longtemps interdit sous le régime de Ben Ali, ses chefs furent arrêtés et condamnés à de lourdes peines de prison jusqu'à 20 ans et même à vie en 1991 et 1992. Les leaders qui le purent s'évadèrent en exil, la répression était forte, et le parti disparut de la vie politique Tunisienne. C'est dans la clandestinité que se forge habituellement les partis qui deviennent majoritaires lors d'élections par ce qu'ils n'ont finalement participés à aucune compromission avec le régime déchu.

    En 1999, 600 détenus d'Ennahda bénéficièrent d'une grâce présidentielle en même temps que d'autres détenus politiques. En 2005, Ennahda participa avec le Parti démocrate progressiste, centre gauche, et le Parti communiste des ouvriers de Tunisie, gauche révolutionnaire, au mouvement du 18-Octobre qui fut une grève de la faim à Tunis de 8 personnalités politiques qui visaient la restauration des libertés civiles, de justice et de démocratie. Dans le cadre de ce mouvement qui devint une plateforme de l'opposition, les représentants d'Ennahda adoptèrent des positions en faveur de la liberté de culte, de l'égalité homme-femme et de la séparation de l'État et de la religion ainsi que le rejet des châtiments corporels. Une laïcité Tunisienne en quelque sorte. Le 5 novembre 2008, les 21 derniers prisonniers d'Ennahda bénéficièrent d'une libération conditionnelle. En 2009, Ennahda toujours interdit appela au boycott des élections présidentielles et législatives.

    Après la révolution Ennahda fut légalisé le premier mars, et son secrétaire général Hamadi Jebali multiplia les déclarations. Frida Dahmani journaliste Tunisienne qui prit une part importante dans la révolution estima qu'Hamada Jebali esquivait les questions de la place de la charia dans le programme du parti tout en se montrant rassurée quant à la préservation des acquis des femmes, voir faut-il avoir peur des islamistes. Ennahda qui inquiète les partisans d'une démocratie libre et laïque. Ghannouchi déclare ainsi, «nous avons toujours dit que nous acceptions le Code du statut personnel, ainsi que toutes les dispositions sur l'égalité homme-femme».

    Mais des slogans sur l'instauration de la charia contredisent les propos de Ghannouchi. Les dirigeants d'Ennahda, poussé par la crainte des Tunisiens et de l'Occident par références aux divisions en Palestine entre le Hamas et le Fatah, d'autant qu'un sondage en mars le place comme le parti le plus populaire avec 29 % des suffrages, devant le congrès pour la république CPR  13,82 %, fait que le porte parole du parti Samir Dilou déclare dans une interview,

    «nous ne voulons pas une théocratie. Nous voulons un État démocratique qui se caractérise par l'idée de la liberté. Le peuple doit décider par lui-même comment il vit . Nous ne sommes pas un parti islamiste, nous sommes un parti islamique, qui obtient aussi sa direction par les principes du Coran».

    Comme exemples, il cite la Turquie par idéologie de justice et de développement, la démocratie chrétienne en Italie, et en Allemagne. Il se dit finalement proche du parti Turc de Recep Tayyip Erdogan, centriste sur le plan social, modéré en faveur du libéralisme économique. Le parti rejette l'islamisme radical comme forme de gouvernance adaptée à la Tunisie. Rached Ghannouchi déclare ainsi lors d'un débat avec un adversaire laïc,

    «pourquoi sommes-nous rapprochés d'un modèle qui est loin de notre pensée, comme les Talibans ou le modèle saoudien, alors qu'il existe d'autres modèles islamiques à succès qui sont proches de nous, comme les modèles Turc, Malaisien et Indonésien, des modèles qui combinent islam et modernité ?»

    Ghannouchi soutien le droit des travailleurs et l'éducation des femmes et note que les femmes ne détenaient pas de facto de positions dirigeantes dans les gouvernements du président Zine el-Abidine Ben Ali et que c'est une «réalité» que peu de femmes sont aptes à les occuper.

    On peut s'interroger de la faillite des partis progressistes aussi bien de gauche comme de droite, c'est qu'en fait, ils ne sont pas de purs partis Tunisiens. La formation des dirigeants est occidentale acquise dans les universités de l'hexagone parlant aussi bien le Français que l'arabe.

    Le parti démocrate progressiste transfuge du Rassemblement de groupes socialistes marxistes à l'occasion de son congrès de juin 2001, étend ses bases idéologiques. En 2002, il conteste les modifications constitutionnelles soumises au référendum du 26 mai et qui autorisaient notamment le président Ben Ali à se présenter deux fois à l'élection présidentielle. Ahmed Néjib Chebbi fondateur du parti participe au mouvement du 18 octobre de la grève de la faim. En décembre 2006 la biologiste Maya Jribi devient secrétaire générale et ainsi la première femme à diriger un parti politique Tunisien. A l'élection présidentielle de 2009, Chebbi est le premier candidat à se déclarer dès le 12 février 2008, mais exigea une réforme du Code électoral pour supprimer notamment la clause sur le parrainage des candidats. Le parlement adopta un amendement constitutionnel exceptionnel qui supprima cette condition de parrainage, mais restreignit «la possibilité de dépôt de candidature à la présidence de la république au premier responsable de chaque parti», ce qui écarta donc Chebbi. Le comité central du PDP réuni les 8 et 9 novembre décida par 39 voix contre 16 que la candidature de Chebbi était maintenue. Sous le règne de Ben Ali, le PDP était le seul parti d'opposition reconnu, et ce parti n'arrive qu'en cinquième position a l'élection de l'Assemblée constituante avec 17 sièges. On pourrait dire que son idéologie trop pro-occidentale n'a pas pénétré les profondeurs du pays ou l'on est arabe, ou l'on y fait ses prières ou les femmes travaillent les champs pour les besoins de la famille ou l'homme, le seigneur, tue son temps avec d'autres.

    A la suite de la chute de Ben Ali 104 partis non reconnus furent légalisés qui sont venus s'ajouter aux 8 partis autorisés sous Ben Ali. C'est donc 112 partis qui furent présents sur les listes électorales. Un tel choix conduisit bien entendu à une grande dispersion des voix. Le congrès pour la république CPR, légalisé de centre gauche le 8 mars 2011, arrive second et emporte 30 sièges avec 13,82 % des voix. Le parti Ettakatol FDTL, Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés, social démocrate du docteur Mustapha Ben Jaafar légalisé le 25 octobre 2002 arrive troisième avec 21 sièges pour 9,68 % des voix. Le parti des conservateurs progressistes PCP islamiste réformiste de Hechmi Hamdi qui est une scission du mouvement Ennahda légalisé le 15 juillet 2011 prend la quatrième place  avec 19 sièges.

    La Tunisie vient de faire ses premiers pas dans la démocratie, il faut attendre, beaucoup de promesses ont été dites concernant les femmes et un islamisme modéré. Mais nous savons déjà que les femmes «ne» sont aptes à diriger. Il eut été étonnant du contraire d'un parti islamique. Il est certain que si la Tunisie veut se développer, il faudra qu'elle consente au maintien de son ouverture occidentale ne serait-ce que pour le tourisme source importante de revenus. Quant au travail des diplômés(ées) qui ont été le fer de lance de la révolution, il faudra réunir beaucoup de conditions pour que tous trouvent un travail en rapport a leur diplôme. Il est plus aisé d'apprendre que de travailler.

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  • La misère de Merkel pire que celle de Sarkozy, sinon au moins égale ?

    Les mêmes politiques ne produisent-elles pas les mêmes effets ?

    Support Wikipedia Nous n'arrêtons pas d'entendre nos politiques vanter la bonne gestion de l'Allemagne, le pays «nomber one économique» de l'Europe, le leadership, celui sans lequel l'Europe ne serait pas ce qu'elle est, l'exemple ! Sarkozy ne peut plus rien faire s'il n'en réfère pas au préalable à Merkel ! Elle lui est omniprésente à en devenir fou ! A chaque augmentation de taxes, il regarde du coté de l'Allemagne totalement incapable d'une décision éclairée. Mais, il est un proverbe qui dit : qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son. Et pour connaître le fond des choses dans le cas de l'Allemagne il faut en entendre au moins deux. C'est bien ce qu'il ressort de ce que j'ai pu lire sur le site le miracle Allemand à quel prix ? En fait on n'arrête pas de nous vanter une Allemagne, mais ce n'est qu'une face, celle qui colle le mieux à la politique de ceux qui y voient leur intérêt, et les journalistes patentés dont leur boulot serait de nous éclairer marchent dans le même sens. La première question que l'on peut se poser, les Allemands sont-ils meilleurs que nous ? Moi qui a travaillé avec eux, je n'en ai pas eu l'impression, et sans vouloir vexer quiconque beaucoup m'ont apparu un peu lourds, manquant de souplesse. L'Allemand est très conservateur dans son évolution aux techniques modernes par exemple le paiement par carte bancaire était il y a encore quelques années refusé dans certains hôtels, dans les stations d'essence, alors qu'en France il était largement pratiqué. L'Allemagne ne m'avait pas parue un pays à la pointe dans le progrès, mais cela fait quelques dizaines d'années. Sa culture germanique est symbolisée par la réflexion de Nietzsche pour qui l'utilité détermine si les jugements sont vrais ou faux. Or le vrai c'est l'utile, et l'utile c'est le pragmatisme. L'Allemagne est pragmatique, c'est ce qui nous manque le plus. En outre, l'Allemand est obéissant, contrairement au latin, plus expansif, plus désordonné, plus rêveur, mais plus imaginatif plus élégant. Pour la rigueur, il faut qu'il se force, le germanique non, c'est dans sa nature, il ne laisse rien au hasard, il va au fond de choses.

    Si l'on parlait chômage par Marc Meillassoux, Berlin.

    2Correspondant à Berlin depuis fin 2009. Études d’économie à Paris IX Dauphine, à la Wirtschaftuniversität de Vienne puis à la Technische Universität de Dresde, spécialisé en macro-économie, finance et affaires Européennes.

    L'Allemagne c'est le miracle économique avec 6,9 % au sens du BIT de chômeurs en septembre 2011 avec sa réunification. En France il est de 9,6 % , y comprit les DOM au sens du BIT. Or en Allemagne, comme en France d'ailleurs, des millions de chômeurs ont été radiés comme les précaires dépendants de l'aide sociale. Il y a, comme en France, d'importantes disparités, à Berlin par exemple le taux est de 12,7 %, alors qu'en Bavière riche région Allemande il est de 3,4 %. Comme en France, depuis le début des années 2.000 la politique de blocage des salaires et d'un marché du travail plus flexible s'est appliquée. Mais des voix se sont élevées pour dénoncer le maquillage des chiffres, et la précarité institutionnalisée de la dernière législation du travail. Pour réduire le chômage volontaire, ceux qui sont accusés comme en France d'en profiter pour ne rien faire, les Allemands ont le «Doktor Hartz» le directeur des ressources humaines de Wolkswagen. Il a instauré des «mini-jobs» payés 400 € par mois sans cotisation et sans assurance, et les «1 euro-jobs», essentiellement pour des travaux d’intérêt public. Le travail quasi forcé pour les paumés, un reste de la gloire Hitlérienne.

    La réforme du système d'allocation a modifié les conditions d'allocations pour les chômeurs de longue durée. La durée de versement qui était de deux, voire trois ans passe à un an. L'allocation chômage II et l'aide sociale ont été fusionnés et sont désormais versés par les jobs center, une sorte d'agence pour l'emploi.

    Les séniors par suite de l'augmentation de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans vont être près d'un million qui, ne disposant que d'un contrat qui assure leur prise en compte jusqu'à 65 ans, vont se retrouver grossir les effectifs des chômeurs. Les chômeurs seniors sont d’ailleurs le point le plus délicat de la réforme Hartz qui comprend quatre lois. Alors que le nombre de bénéficiaires de Hartz IV a officiellement reculé de 9,5% entre 2006 et 2009, la part des plus de 55 ans a, elle, augmenté de 17,7%. Elle a engendré un faible niveau de pension une fois à la retraite, ce qui n'a rien d'étonnant.

    Nous n'avons donc rien à envier aux Allemands, qui dénoncent dans le quotidien Die Welt que les chiffres du chômage des séniors sont truqués. Ce journal conservateur relate qu'un chômeur de plus de 58 ans sur deux n’est plus répertorié dans les chiffres de la Bundesagentur für Arbeit, centre d'information fédéral pour l'emploi. Par une magouille comptable et dialectique, le pôle emploi Allemand aurait fait sortir 211.000 chômeurs séniors des listes.

    Qu’on arrête de parler de miracle économique. Aujourd’hui, le gouvernement répète que nous sommes aux alentours de 3 millions de chômeurs, ce qui serait effectivement historique. La réalité est toute autre, 6 millions de personnes touchent Hartz IV, ce sont tous des chômeurs ou des grands précaires. Le vrai chiffre n’est pas 3 millions de chômeurs mais 9 millions de précaires.

    Début 2011, seulement 43% des seniors bénéficiaires du chômage étaient enregistrés sur les listes.

    Les travailleurs pauvres.

    Pour renforcer sa compétitivité, l'Allemagne a libéralisé son marché du travail et a précipité une part croissante de salariés dans la précarité. Absence de salaire minimum, travail à temps partiel, «mini jobs» sans assurance maladie ou petit boulots payés 1 euro de l'heure. Aujourd’hui, près d’un travailleur Allemand sur cinq est «pauvre». L'économie sociale de marché qui était le fer de lance d'une cogestion patronat syndicats qui a longtemps été enviée et permit une redistribution des ressources est en voie de disparition. Les lois Hartz depuis 2.000 destinées à rendre l'Allemagne plus compétitive ont eu pour conséquence de reléguer les chômeurs de longue durée dans la pauvreté.

    La réforme Hartz s’appuyait sur le slogan «Fördern und fordern», «promouvoir et exiger». Avec son entrée en vigueur, tous les chômeurs de plus d’un an ont vu leurs allocations chômage diminuer jusqu’au niveau de la Sozial Hilfe, l’équivalent pour nous de l’ancien RMI. Pour ces chômeurs, la réforme signifiait une descente immédiate dans la pauvreté.

    La prolifération des «minis-jobs» et des «1 euro-jobs» en augmentation de plus de 47,7 % ont eu pour effet de pousser les retraités, plus de 660.000, à reprendre du travail, combinant ainsi pension et «mini-jobs». Les retraités Allemands au boulot !

    En mai 2011, les statistiques officielles faisaient désormais état de 5 millions de mini-jobs. Plusieurs scandales ont éclatés ces dernières années, mettant en cause des grands groupes accusé de «faire leur beurre» sur ces salariés précaires. En Allemagne comme en France l'amélioration de la compétitivité passe par la réduction des coûts salariaux.

    Au niveau international, l'Allemagne se distingue comme une société à deux vitesses en ce qui concerne le marché du travail. En Allemagne, encore plus que dans les autres pays membres, les employés sans emploi fixe sont les principales victimes de la crise.

    Concluait l'OCDE en 2010.

    Deux millions de salariés à moins de 6 € de l'heure.

    En août 2010, un rapport de l'institut du travail établissait que 6,65 millions de personnes touchaient moins de 10 € de l'heure, soit 2,26 millions de plus sur 10 années. 2 millions gagnant moins de 6 € et nombreux vivant avec 4 € de l'heure. Mais des allocations sociales permettent de compenser leurs ressources.

    Le système Hartz n’est pas incitatif, c’est un leurre. En analysant les chiffres, nous avons établi que pour 100€ de salaire, le travailleur perd 20% de ses aides, pour 800€ il en perd 80%.

    Le «minimum vital digne» estimé à... 374 euros.

    A l'été 2010 il y avait 3,9 millions de chômeurs de longue durée, vivant exclusivement des allocations. Cette catégorie comprenait principalement des familles monoparentales et des séniors. C'est à la suite d'un jugement de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe qui avait été consultée par des bénéficiaires de Hartz IV que celle-ci porta l'allocation à 359 €.

    Les retraités Allemands contraints de retravailler

    Ils distribuent des journaux, rangent les étagères dans les supermarchés, font des sondages par téléphones, portent des journaux à 5 heures du matin, travaillent comme portier la nuit..… Plus de 660 000 retraités Allemands travaillent à temps partiel pour compléter leur pension. Un nombre en hausse constante, la multiplication des mini-jobs et des faibles salaires donne un complément aux des retraites de misère. C'est comme chez nous, le nombre d'appels téléphoniques pour souscrire un abonnement, pour une association, sont devenus monnaie courante.

    «Wolgang, 57 ans, sert des parts de gâteau à la cafétéria d’un centre de soins au cœur de Berlin. Cet homme est à la retraite depuis plus de deux ans. Après deux crises cardiaques, il a du cesser son activité de chauffeur. Mais impossible pour lui de passer ses journées entre mots croisés et jardinage».

    En tant que retraité je touche 525 euros par mois. Je paye un loyer de 440 euros. Avec téléphone, le gaz, etc, il faut rajouter 150 euros. Et cela ne suffit pas. Il faut bien vivre de quelque chose c’est pour ça que je travaille ici !

    Il travaille 20 heures par semaines dans ce centre pour 390 € par mois. Les contrats Hartz IV exonèrent l'employeur de charges sociales tant que le salaire n'excède pas 400 €/mois.

    La paupérisation, n'a cessé de se développer dans tout le pays. Ces 660.000 retraités qui travaillent ne représenteraient que 3,3 %  de personnes âges de plus de 65 ans. Seulement, ils sont de plus en plus nombreux, ils étaient 416.000 en 2.000, et leur nombre a augmenté de plus de 58 % en dix ans. Cette paupérisation est aussi la cause d'une forte augmentation du coût de la vie. «Les prix ont augmenté dans beaucoup de domaines particulièrement importants pour les séniors, comme le chauffage ou la santé».

    Les pensions de l’assurance de retraite Allemande ont perdu 10% de leur valeur durant les dix dernières années.

    La cause serait, la hausse des mini-jobs et des emplois à faible rémunération.

    Toujours pas de salaire minimum.

    Le vieillissement de la population des séniors particulièrement élevé en Allemagne, ne peut que conduire à accroître la paupérisation durant les vingt prochaines années. C'est la raison pour laquelle le gouvernement entend avec les représentants des retraités dialoguer pour un salaire minimal interprofessionnel.

    Des salaires de misère ne peuvent entrainer que des retraites de misère.

    Ceci amène la question, un pays économiquement fort est en situation de précarité au même titre que la France, l'Italie et d'autres c'est donc que l'Europe telle qu'elle est, telle que nos dirigeants depuis plusieurs décennies l'ont construite n'est pas bonne. La crise n'est pas seule en cause, ce qui l'est c'est la mondialisation qui a envahit nos pays par la liberté d'échanges commerciaux qui nous sont défavorables par nos coûts salariaux. Cette Europe n'a pas su se protéger des pays émergents et de ceux à bas coûts de main d’œuvre. Nos industriels pour vendre et pour leurs profits se sont tournés vers ces pays en favorisant leur développement par l'implantation de moyens industriels. Nous avons gardé notre savoir faire de haut niveau mais perdu tout ce qui touche à la consommation courante porteuse de richesse. Nous n'achetons plus Français, mais ce qui vient d'ailleurs, et nous contribuons de ce fait au développement de ces pays fabricants avec notre savoir faire. Nous contribuons à leur richesse mais à notre pauvreté, et cela durera jusqu'à ce qu'un équilibre s'instaure entre eux et nous. Nous aurons dégradé les conditions de vie pour beaucoup d'entre nous.

    Le prochain article sera, Les révolutions musulmanes Tunisie, Égypte, Libye,

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