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  • Le conservatisme rural du Sénat est vaincu,

    mais les Sages ne sont pas plus sages que les autres.

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    François Hollande et Martine Aubry applaudissent le discours du président du groupe socialiste au Sénat, Jean-Pierre Bel, dimanche 25 septembre à Paris. Document Le Monde.fr. AFP/THOMAS SAMSON

    Jean-Pierre Bel

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    Support WikipediaJe ne m'attendais pas à une victoire de la gauche, ma dernière étude m'avait conduit à une majorité conservée à droite pour une poignée de sénateurs, voir Le 25 septembre le conservatisme institutionnel, mais aussi Le Sénat cette institution que de Gaulle voulait réformer. Elle était basée sur des données vraisemblablement incomplètes et c'est tant mieux que cette Chambre haute change de couleur politique après tant d'années gouvernée à droite au point que Gérard Larcher le président, encore président, avait des difficultés à l'admettre. Il comptait sur les magouilles politiques pour convaincre certains sénateurs de voter pour lui puisqu'il se représentait. Avec Patrick Ollier chargé des relations avec le parlement, Alain Marleix, le responsable des élections à l'UMP, ils ont tenté d'entretenir le doute, en laissant entendre que la majorité en sièges de la gauche ne ferait pas nécessairement une majorité pour l'élection à la présidence du Sénat, qui a eu lieu le samedi 1er octobre. Ses arguments furent de déclarer que le Sénat n’était pas une chambre comme les autres, c'est convivial, on écoute la parole de l'opposition, et on n'en tient compte. En fait pour lui le Sénat c'est mi figue mi raisin donc pourquoi changer son président ? A l'écouter la majorité serait à construire. La place du second personnage de l’État ça rapporte alors être remplacé par un socialiste, vous n'y pensez pas. Quelle honte pour la France, un socialiste ! Enfin croire qu'après tant d'années à droite la gauche va se diviser pour maintenir Gérard Larcher président cela dépasse tout ce que l'on peut imaginer. C'est vrai qu'elle se considérait propriétaire du Sénat, c'est donc un choc. Il est certain que même à gauche les tractations vont bon train, les socialistes ne sont pas majoritaires. Communistes, Radicaux de gauche et et Écologistes feront valoir leurs exigences même si le Vert Jean-Vincent Placé a déclaré avec François Hollande que la première victime était la règle d'or. Quelle misère d'avoir encore des hommes si haut placés et si pauvres et avec si peu de fièreté !

    Et puis les déjeuners de la majorité à l’Élysée ne seront plus ce qu'ils sont, il ne restera que Sarkozy et quelques fidèles entre les fidèles c'est à dire ceux qui y croient encore, les autres ou bien ils sont dans l'orbite de la justice ou bien ils s'empressent de quitter le navire, il coule. Chantal Jouanno élue sénatrice a quitté le gouvernement, elle fut remplacée par le costaud David Douillet qui nous montre ainsi que d'être dans les petits souliers de Bernadette Chirac paye, ministre des sports en deux années, il faut le faire. La valeur n'attend pas le nombre des années pour s'exprimer. Il n'y a qu'à droite que l'on voit cela, à gauche impossible les places sont chères d'autant qu'elle n'est aux commandes qu'une fois tous les 10 ans et encore.

    Alors la droite a paniqué, à qui la faute à ses divisions sans doute mais pas que cela. A Paris à l'Hôtel de Ville ce n'était pas la joie. L'UMP est KO deux sénateurs élus, c'était imprévisible ! Pierre Charon le dissident de l'UMP Sarkozienne remporta une victoire après quatre mois de campagne ! Voir à l'UMP la bataille de Paris a déjà commencée. Il est fort probable que la réforme des collectivités territoriales qui passe mal, et pas que dans les municipalités de gauche, a joué un rôle dans ce basculement du Sénat.

    Il faut dire que le Sénat, bien que d'aucuns prétendent qu'il sert à peu de chose, joue un rôle important pour la majorité gouvernementale, il vaut mieux l'avoir avec soi que contre soi. Il permet, associée aux députés, de modifier la constitution par un vote des deux Assemblées à Versailles sur proposition du gouvernement et cela est très important. Il ouvre, par exemple, la possibilité d'introduire dans la Constitution outre la modification du vote des sénateurs pour qu'il soit plus représentatif de l'évolution démographique du pays, mais aussi d'introduire une part de proportionnelle dans celui des députés. Mais plus que tout, c'est l'annulation de la loi scélérate sur l'immunité pénale du chef de l’État qui est une honte de la cinquième république. En d'autres termes, cette Chambre haute à gauche permet de faire une sixième république en corrigeant les défauts de la cinquième concoctée en 1958, ce n'est donc pas rien.

    C'est donc une victoire historique comme le clame l'opposition socialiste, et c'est vrai. Mais pas comme le disent les médias. Gaston Monnerville, gauche démocratique, fut président du Sénat jusqu'en 1968, c'est donc une gouvernance de 43 années à droite. Lorsque Sarkozy fut élu président, le Sénat était composé de 203 sièges à droite contre 128 à gauche. En quatre années la majorité sénatoriale de droite a perdu 33 sièges pour se retrouver à 170 sièges le 25 septembre. La gauche a gagné 49 sièges pour se retrouver à 178 lui donnant la majorité absolue de trois sièges, la majorité absolue étant de 175 sièges. La gauche possède 50,9 % des sièges et la droite 49,1%. Dimanche la gauche a conquis 25 sièges et la droite à perdu 20 sièges puisque qu'avant cette élection la droite avait 190 sièges et la gauche 153. Sans accabler la politique Sarkozyenne on voit bien que même dans ses fiefs ruraux elle ne passe pas. Ce n'est donc pas du mauvais esprit, mais un constat désastreux de la situation de notre pays.

    Évidement la perte du Sénat obscurcit l'avenir politique de la droite, si ce n'était déjà fait. Le président serait parait-il combatif, il maintiendrait le cap, pas question de changer de stratégie, et c'est tant mieux, il faut aller jusqu'au bout de la souffrance, après on ne sent plus rien. Pour lui sondages à l’appui, il n'y aurait pas de désir de gauche en France mais seulement une déferlante populiste se nourrissant des thèses du Front national d'après l'article du Monde.fr d'Arnaud Leparmentier et de Vanessa Schnelder. Mais ce basculement du Sénat créé inquiétude et confusion à droite, et les centristes divisés ont fait que Jean-Louis Borloo à jeté l'éponge pour apporter son soutien à Sarkozy en abandonnant son désir d'indépendance, c'est à dire ne pas se présenter à l'élection présidentielle au premier tour. Évidement pour lui c'était un avertissement de perdre le poste de premier ministre qu'il convoitait tant autant rester avec Sarko, c'est encore lui qui offre le plus de chance.

    Sarkozy fait le dos rond laissant passer l'orage attendant le résultat de la primaire socialiste pour préparer sa riposte. Il n'a donc pas perdu, loin de là même s'il a perdu les municipales, les cantonales et les régionales. Pour lui c'est bon pour la gauche, mais le gâteau reste à l'UMP. Il est certain que tout dépendra du FN, les divisions de la gauche feront le reste d'autant plus que dans l'euphorie de cette victoire elle se dit que c'est gagné au lieu de s'unir au premier tour. Les expériences passées ne lui ont pas encore servit de leçon. Elle vit encore dans un autre monde de rivalités qui n'a conduit qu'à ses défaites.

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    Jean-Pierre BEL et les sénateurs

    Jean-Pierre BEL



    Jean-Pierre Bel 60 ans né le 31 décembre 1951 à Lavaur Tarn, est presque inconnu, très discret, reconnaissant avoir, dans son enfance, été entouré de gens qui ont menés de grands combats au coté des résistants. Il en a gardé l'essence racontant que la sœur de son grand-père était officier des Forces Françaises de l'intérieur. Son oncle était chef des réseaux dans la résistance tandis que son père maniait la mitraillette, des situations familiales communistes qui marquent un enfant. Il révèle que son engagement aux cotés de la jeunesse Espagnole bafouée par le régime Franquiste fut une étape importante dans sa carrière politique, le Tarn est proche de l'Espagne. Il s'y rendait fréquemment et clandestinement organisant des réseaux de solidarité pour des Espagnols poursuivis par la police Franquiste. C'est de ces réseaux qu'il prétend que des jeunes Espagnols ont pu continuer à vivre à travailler pour préparer la transition démocratique. Cette jeunesse engagée et tumultueuse contraste avec l’homme politique tel qu’il est aujourd’hui. Il confesse aux journalistes avoir été «quelques jours derrière les barreaux», «Comme beaucoup d’autres» souligne-t-il. Vers la trentaine, il rejoint les rangs socialistes et s'installe dans l'Ariège ou il est maire d'une commune de 81 habitants. Pour lui le parti socialiste représentait un espoir, l'alternance. L'action politique doit être tournée vers les autres dont elle est le porte voix. Les hommes politiques ne doivent pas oublier qu'ils représentent le peuple et qu'ils sont là pour représenter les gens qui leur ont fait confiance. Son mentor a été Lionel Jospin l'ayant marqué en politique en lui permettant de maîtriser son caractère impétueux et de développer en même temps «un sens des responsabilités et de la mesure». Et de conclure avoir beaucoup d’affection, d’amitié pour Lionel Jospin.

    Le prochain article sera parlez-moi de centrisme mais pour......

     

  • Primaires PS le second débat sur i-télé,

    une autre dimension.

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    Support Wikipedia Ceux qui ont regardé ce débat doivent être satisfaits. Il fut de bonne tenue, bien que beaucoup s'attendaient à des empoignades vigoureuses, mais chacun a pu présenter ses idées, démocratiquement et beaucoup de partis devraient en prendre exemple. Le parti socialiste a ouvert une voie, et s'il ne gagne pas la présidentielle il aura au moins apporté un plus à notre pays. Les autres partis plus dirigistes se sont montrés incapables de faire cette avancée démocratique nationale. Ce débat dont la finalité est la désignation du socialiste pour représenter son parti, puis ensuite toute la gauche, nous a montré le talent des «primairistes», leur connaissance de la situation de notre pays, qu'ils ont confirmée. Ce qui comptera sera celui qui sera désigné par les votants le 16 septembre dans un second tour, et non pas par les sondages actuels qui ne connaissent pas l'électorat, ce qui est forcément faux. Malgré cette lourde incertitude, il se dégage un fort enjouement pour François Hollande que j'ai trouvé bien fade, profitant de sa position de favori pour surfer sur les propositions des autres. En fait, il ne sait engager que sur des positions générales ce qui ne permet pas de connaître précisément sa politique. Ses adversaires ont été plus précis ce qui est plus honnête, mais le choix sera celui des Français. Il préfère synthétiser comme chef, qu'il n'est pas encore, alors que nous avons besoin d'un président fort qui redresse le pays et non pas d'un consensuel comme il l'a été en tant que secrétaire général du PS pendant 10 ans. Il n'est donc pas mon choix contrairement à celui des médias, remplacer DSK par François Hollande, un tout peu plus à gauche, n'est pas la bonne solution actuellement.

    Nous avons assisté au numéro de Manuel Valls qui ne voit que la dette et rien d'autre, et la TVA sociale afin de réduire le coût du travail. C'est le programme de la droite actuelle qui n'apporte rien pour relancer la croissance. L'augmentation de la TVA sociale ne conduit qu'à une baisse des cotisations par une affectation de la TVA sur la valeur ajoutée au financement de la protection sociale. Le but est de réduire le coût du travail par une baisse des cotisations sociales payées par les employeurs et les salariés afin d'augmenter la compétitivité des entreprises. En fait la TVA sociale transfert sur la consommation la baisse des coûts de production, c'est donc une augmentation des prix pénalisants les consommateurs en réduisant les prestations sociales qui sont déjà devenues peau chagrin. On pouvait observer que les autres participants ont été bien gentils de ne pas relever fortement ses propos sur la réduction de la dette, lui laissant le monopole de la rigueur. Alors que tous l'ont dans leur programme. J'ai trouvé son attitude désobligeante à leur égard n'ayant aucune considération pour eux comme s'ils ne connaissaient pas les difficultés de l'endettement actuel. Seul Arnaud Montebourg a fait sentir que c'était un débat de gauche, pas de droite. Martine Aubry condamnant comme les autres cette TVA sociale qui grève le pouvoir d'achat des classes les plus fragiles. Pour eux, il y a d'autres solutions que cette TVA sociale puisqu'ils envisagent une refonte de la fiscalité intégrant tous les revenus mêmes les patrimoniaux ce qui n'est pas le cas actuellement. Si l'on regarde les positions des autres «primairistes», Arnaud Montebourg est le plus à gauche et proche du Front de gauche, ses idées sont révolutionnaires et clairvoyant, et bien qu'il soit le plus éloquent, elles ont peu de chance d'être suivies. Restent deux femmes Martine Aubry et Ségolène Royal. Martine est une sociale démocrate comme son père mais reste sur le programme du PS qui, il faut bien le remarquer, a besoin d'un lifting pour s'adapter aux conditions actuelles. C'est une femme qui fera ce qu'elle dit ayant eu des responsabilités à haut niveau, elle sait donc de quoi elle parle. Pour Ségolène Royal, c'est la même chose, proche des gens, elle dirige sa région d'une main de maître, on peut donc lui faire confiance. Elle veut apporter des solutions à chaque problème d'une façon non dogmatique, c'est pour cela, par exemple, qu'elle est à l'origine des camps militaires pour les jeunes délinquants, ce qui avait été vilipendé par la droite et la gauche en 2007. Sur les sans papiers elle a montré une position plus catégorique et plus ferme que ces adversaires, mettant en jeu l'exploitation de ces ouvriers sur la réduction des salaires portant ainsi atteinte aux ouvriers Français. Mais toutes les deux se valent et peuvent porter une espérance pour le pays.

    Elle n'est plus dans la course si l'on en croit les sondages, elle serait même derrière Arnaud Montebourg qui serait placé troisième en regard de son programme qui bouscule en faisant peur par son audace, qui malgré cela, se trouve bien placé.  Mais, il ne faut pas en tirer des conclusions, un article du Monde.fr, les invités surprise de la primaire, nous montre que tout n'est pas encore joué. Selon l'article 1/3 voire la moitié des électeurs qui voteront à la primaire ne sont pas des socialistes. Des écolos, des communistes, même des électeurs de droite voteraient à cette primaire. De toute évidence ceux qui ont marqué l'opinion sont, à gauche Arnaud et à droite Valls. Ségolène et Martine les deux plus expérimentées sont les moins citées.

    Les licenciements boursiers sont des licenciements collectifs suivit d'une augmentation du cours de l'action de l'entreprise. Le terme boursier se rapporte au fait que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Il n'est pas certain que ce raisonnement soit applicable à toutes les entreprises, il faut donc faire attention. Parfois les licenciements coutent plus cher que le bénéfice que peut en tirer l'entreprise, sa gestion étant la cause principale. Il existe déjà une loi «l'amendement Michelin» qui est une loi de modernisation sociale. Elle vise à imposer le passage aux 35 heures avant de pouvoir procéder à des licenciements. Dans le projet de Madame Royal de lutte contre ces licenciements dus à des fermetures d'usine, ceux-ci doivent être combattus par l'adoption d'une loi. Elle n'accepte pas devant l'accélération des délocalisations, que les salariés soient laissés sur le carreau. Son argumentation n'est pas d'accepter la locution «on a tout essayé». «Il y a des autorisations de licenciement pour les licenciements économiques, il y a des autorisations de licenciement pour les mutations technologiques, eh bien demain avec moi, il y aura des autorisations indispensables, pour empêcher les licenciements boursiers», a-t-elle poursuivi. Il faut bien comprendre que l'effet sur le cours de bourse de ces licenciements est quelque chose de détestable, puisqu'ils reviennent à accroître la valeur boursière de l'entreprise qui à licencié, c'est donc très immoral. En d'autres termes c'est licencier pour faire des profits !

    Les premières mesures qu'ils prendraient s'ils devenaient président de la république,

    3Ségolène Royal remettre de l'ordre dans la maison à tous les étages, mais surtout au sommet. Ma première décision sera la réforme bancaire. Je ferais en sorte que le ministre des finances propose les bases de la réformer par plus de la justice fiscale. Je rétablirais l'année de formation des enseignants et les bases pour la rentrée 2012. Le départ à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont travaillé dur et depuis longtemps. Justice et efficacité seront les boussoles de mon action.

    3Martine Aubry, l'exemple vient d'en haut, je commencerais par réduire de 30% le traitement du président de la république et des ministres. Je demanderais au gouvernement de mettre en place le plan anti-crise que tout le monde attend, réduire les déficits publics, en annulant les 10 milliards de la fiscalité injuste et inefficace et en relançant la croissance par l'investissement et pour l'emploi des jeunes. La réponse n'est pas seulement nationale et le 07 mai j'irais voir Madame Merkel pour lui dire qu'il faut changer profondément l'Europe pour une Europe qui innove, qui met la finance au pied et qui fait travailler pour l'économie, une Europe qui lance de grands investissements, mais aussi une Europe qui protège c'est à dire qui taxe les pays qui viennent, (sous entendant mettre à mal notre économie). Pour les femmes ma première loi imposera l'égalité salariale des hommes et des femmes dans l'entreprise

    François Hollande l'état dans lequel nous allons trouver le pays en mai 2012, il y a d'abord des déficits considérables, il y a les impatiences que je peux comprendre et les urgences que j'entends dans tous les domaines, santé, emploi, alors il faudra aller à l'essentiel, et je peux comprendre les impatiences. Le pays connaitra en 2012 une dette publique incroyable. D'abord il faut rétablir la confiance dans l'avenir, le grand engagement pour le pays c'est celui de la jeunesse, faire en sorte que la génération qui arrive vive mieux que la notre aujourd'hui, ce n'est pas le cas. La première mesure sera autour du contrat de génération que j'ai proposé, il permettra dans l'entreprise que les jeunes et les séniors aient leur place alors qu'aujourd'hui ils sont tous deux frappés par un taux de chômage élevé. Il faudra bien sur engager un grand plan pour l'éducation. Mais rétablir la confiance c'est aussi la rétablir pour la justice, niches fiscales, niches sociales, c'est pourquoi le parlement, c'est lui qui décide, aura à faire la grande réforme fiscale que nous avons proposée

    Arnaud Montebourg, si vous m'élisez président de la république, la première décision consistera à faire en deux ans la mise sous tutelle des banques. Cette loi permettra de garantir vos économies et d'interdire aux banques de spéculer. C'est de faire payer surtout aux banques le prix de la crise. Comment allons-nous faire, premièrement l’État entrera d'autorité dans le conseil d'administration avec droit de veto et à revenir à leur mission première, le financement des particuliers et des entreprises. Ensuite comme aux États-Unis, les banques seront coupées en deux, celles qui détiennent les dépôts et celles qui font des affaires en interdisant à celles-ci de jouer avec votre argent. L'argent caché dans les paradis fiscaux sera rapatrié, l'évasion fiscale sera punie sévèrement et pénalement. La mise sous tutelle des banques ne coutera pas un euro supplémentaire au contribuable. Sans ces mesures rien ne sera possible pour le redressement de la France.

    3Jean-Michel Baylet, la situation est grave, la crise est au rendez-vous, Deux mesures prioritaires, relancer l'Europe, rassembler la France. Ma première démarche dès mon élection sera de rencontrer les chefs de gouvernement des 17 pays de la zone Euro pour leur faire part de la volonté de la France de doter l'Europe d'une zone économique. Comme nous sommes la seule zone économique au monde, il faudra un gouvernement économique commun. Aujourd'hui nous avons une monnaie commune et nous sommes la seule puissance économique à ne pas avoir une gouvernance économique commune. Cela ne peut pas fonctionner alors que nous avons des États qui creusent leurs déficits. Ce n'est pas au niveau national que nous surmonterons la crise c'est au niveau Européen. Il faut un pilote dans l'avion et c'est au niveau Européen que les grandes décisions doivent être prises.La seconde étape dès le mois de juillet sera de redresser la France autour d'un plan de redressement que je propose pour assainir les finances. Il faudra que la majorité propose au parlement un plan de redressement et y associer les partenaires sociaux.

    3Manuel Valls, je ne crois pas aux effets d'annonce, ma première décision sera de nommer un vrai premier ministre qui gouverne respectant l'autorité de l’État et le respect du parlement et de la justice. J'interdirais de suite l'ingérence de l'exécutif dans les affaires judiciaires. Je sauvegarderais le rôle du juge d'instruction aujourd'hui menacé. Respecter les institutions c'est d'abord respecter les Français. La première préoccupation du débat de ce soir est bien entendu l'emploi. La première tâche sera le redressement des comptes publics. Il y aura un ministère de la production industrielle pour soutenir la compétitivité de notre pays notamment les PME et les PMI et préserver l'emploi. Voila mes deux priorités, la république restaurée, le combat pour la productivité, c'est à dire l'emploi.

    D'une façon générale les «primairistes» ont critiqué le bilan de Nicolas Sarkozy. Tous ont marqué que l'insécurité est partout, la violence est partout et que la politique de Sarkozy a échoué. Manuel Valls de signifier, il faut constater que les violences sur les personnes ont augmenté massivement, et toutes les enquêtes de victimologie le disent, un Français sur cinq se sent en insécurité. «Les violences contre les personnes sont en effet reparties à la hausse depuis 2008, et 20,5 % des Français déclarent, qu'il leur arrive, au moins rarement, de se sentir en insécurité», selon le rapport de 2010 de l'Observatoire de la délinquance et de la réponse pénale. En 2008, le chiffre était de 18,1 %. Leur souhait est de revenir à la police de proximité et l'embauche de 10.000 policiers et gendarmes qui seraient réorganisés pour les zones prioritaires en étant déchargés des tâches indues, administratives, gardes statiques, transfèrement de détenus, etc... Un réponse pénale dès le premier méfait.

    Le débat fut de plus de deux heures et bien des choses ont été dites. Il est délicat de désigner un vainqueur tant les positions sont proches. Le vainqueur pour chacun sera celui pour lequel il a le plus d'affinités, puisque les programmes se valent. Il y a bien sur des divergences entre Manuel Valls et les autres mais aussi entre Jean-Michel Baylet qui ne voit que par un gouvernement économique Européen alors que les autres seraient pour des mesures protectionnistes directes entre la France et les produits à bas coûts de valeur ajoutée des pays émergents. Cette position rejoint celle du Front de gauche, voir même celle du front national. C'est un changement politique fort et l'on ne voit pas comment dans l'Europe telle qu'elle est cela puisse se faire ?

    Pour les sans papiers tous sont contre et défendent la régularisation au cas par cas mais avec des nuances. Hollande, Aubry, Baylet, Montebourg seraient ouverts à des considérations familiales de travail et aux années de présence. Valls et Royal ont eu une position plus radicale, Royal ayant même choqué les autres par ses propos sur l'exploitation des sans papiers par les entreprises au détriment des salariés Français. Pour Valls les reconduites à la frontière seraient maintenues.

    Le prochain article sera, le conservatisme du Sénat est vaincu.

  • Il Manifesto, "la main mise du FMI sur le pétrole Libyen",

    pourquoi «il Manifesto» journal de gauche Italien
    par ce que j'y ai vu une analyse sur le FMI et sur la Libye.

    Support Wikipedia Il m'arrive de regarder la presse étrangère, j'en reçois d'ailleurs des articles sur ma messagerie, et «il Manifesto» journal d'une vraie gauche Italienne publie un article de Manlio Dinucci sur le FMI et le pétrole Libyen. Le «manifesto» se dit communiste, mais il n'est affilié à aucun parti politique. Il fut fondé en 1969 à partir d'un collectif de journalistes de gauche engagés dans la critique de la pensée de la gauche Italienne. Parmi ses fondateurs sont Luigi Pintor et Rossana Rossanda. En 1970 «il Manifesto» devient un journal critique du PCI contre son obédience à l'Union Soviétique ce qui a causé son expulsion au 12ème Congrès national tenu à Bologne. En 1972 ayant obtenu 0,8 % des voies aux élections, il fusionne avec le parti de l'Unité prolétarienne pour le communisme. En 1991 la dissolution du PCI a donné naissance au social-démocrate Parti démocratique de la gauche, parti qui n'a pas été suivi par «il Manifesto». «Il Manifesto» est indépendant. Il est considéré comme un exemple remarquable d'un journalisme créatif et intelligent, accueillant les dessins satiriques de Vauro. Nombreux le trouvent plus vivant que l'Unita.

    Par Manlio Dinucci.

    Après les bombes arrive le FMI pour reconstruire.

    Après le G8 de Marseille arrive la nouvelle Directrice du Fond Monétaire International, la Française Christine Lagarde qui a fait une annonce solennelle, le Fond reconnait le Conseil de transition comme le gouvernement de la Libye. Elle est prête a envoyer dès que possible son propre staff sur le terrain afin d'assistance technique et conseils politiques sous entendant pour soutenir financièrement la reconstruction de l'économie et initialiser la réforme. Personne n'en doute eu égard à l'expérience confirmée du FMI que les réformes signifieront l'ouverture des portes aux multinationales, privatisation de la propriété publique et endetter l'économie. A relancer le secteur pétrolier dans lequel le FMI aidera le nouveau gouvernement à «rétablir la production pour générer des revenus et à rétablir un système de paiement».

    Les réserves pétrolifères Libyenne.

    Les plus importantes d'Afrique, précieuses par leur haute qualité et par leur faible coût d'exploitation, avec celles du gaz naturel qui sont déjà au centre d'une âpre compétition entre «les amis de la Libye». L'Eni a signé le 29 août un référendum avec le CNT de Benghasi afin de rester le premier opérateur international des hydrocarbures en Libye, Eni, société nationale Italienne des hydrocarbures crée en 1923. Mais son premier opérateur la France serait l'objet d'un piège, le CNT s'est engagé le 03 avril à lui concéder 35% de pétrole Libyen. Dans cette compétition sont également les États-Unis et la Grande Bretagne, l'Allemagne et d'autres. Leurs multinationales qui obtiendront des licences d'exploitation à des conditions beaucoup plus favorables que celles pratiquées jusqu'à présent qui laissaient jusqu'à 90 % du pétrole extrait à la compagnie d’État Libyenne. Il n'est pas exclut, qu'à travers la privatisation imposée par le FMI, cette exploitation ne tombe entre leurs mains. En outre, à l'or noir les multinationales et les États-Unis ont une visée sur l'autre l'or, le blanc. L'immense réserve d'eau fossile de la nappe nubienne estimée à 150.000 km3 qui s'étend sous la Libye, l’Égypte, le Soudan, et le Tchad.

    Quelles sont les possibilités de développement.

    L'«offre» a été démontrée par la Libye qui a construit un réseau d’aqueducs d'une longueur de 4.000 km pour un coût de 25 milliards de dollars pour transporter l'eau extraite de la profondeur de puits de 1.300 m dans le désert jusqu'aux villes côtières (Benghasi a été la première) et à l'oasis Al Khufra, qui permit de rendre fertile cette terre désertique. Et ce qui est survenu n'est pas un problème même si, dans ce conflit, l'OTAN a détruit la fabrication près de Brega qui produisait les tubes nécessaires à la distribution. Sur cette réserve hydrologique «ils» veulent se l'approprier au travers de la privatisation promue par le FMI. Les multinationales de l'eau, principalement Françaises, Suez, Véolia, et d'autres, qui contrôlent presque la quasi moitié du marché mondial de l'eau privatisée. A réparer l'aqueduc et son infrastructure, les multinationales Etanusiennes comme la Kellogg Brown et Root, spécialistes, sont parfaitement en mesure de reconstruire ce que les bombes de USA /OTAN ont détruit. En Irak, et en Afghanistan, elles ont obtenu en deux années des contrats pour 10 milliards de dollars. L'entière reconstruction sous le contrôle du FMI sera payée avec des fonds souverains Libyens, de l'ordre de 70 milliards de dollars et également par d'autres investissements extérieurs pour un total de 150 milliards de dollars, une fois «décongelé» et avec les nouveaux revenus de l'exportation pétrolifère de l'ordre de 30 milliards annuels avant la guerre.

    Ils seront gérés par la nouvelle, 

    banque centrale Libyenne avec l'aide du FMI qui sera transformée en une filiale HSBC de Londres de la Goldman Sack de New-York et d'autres banques multinationales d'investissement. De ce fait, elles pourront encore plus s'investir en Afrique ou de tels fonds sont investis dans d'autres 25 pays, et saper l'organisation financière indépendante de l'Union Africaine, la banque centrale, la banque d'investissement et le fond monétaire créé surtout par les investissements Libyens. La saine gestion financière publique que le FMI s'évertue à réaliser, sera garantie par le nouveau ministre des finances et du pétrole Ali Tarhnoui ancien professeur à la Business  School de l'Université de Washington, de fait nommé par la Maison blanche.

    Traduit de l'Italien par A.Mirolo.

    De cette information, on peut déduire que notre intervention en Libye n'est pas dénuée d'intérêts et que l'argument d'aider la révolution Libyenne contre le pouvoir de Kadhafi, sous entend une convoitise à la fois sur le pétrole mais aussi sur la gouvernance de la Libye et de l'Afrique par l'intermédiaire des banques. En somme, ce serait une colonisation financière de cette région commencée par la Tunisie. Le pétrole Libyen apparaît donc l'enjeu principal pour la France, la Grande Bretagne et les USA. Le problème reste de savoir si les Libyens accepteront cette ingérence financière comme l'espère le FMI. Au départ certainement, mais ensuite lorsqu'ils se seront sortis de leur révolution et que la Libye aura instauré un fonctionnement démocratique, il faut s'attendre à tout. Si les Libyens ont fait cette révolution ce n'est pas pour instaurer une domination de l'Occident, on peut le penser. Mais dans l'attente d'une gestion démocratique qui sera longue, la coalition aura profité autant que faire se peu de la richesse Libyenne.

    Le prochain article sera Primaires PS le second débat sur i-télé,

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