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  • La loi Bachelot une catastrophe nationale sur la santé,

    les Français se soignent de moins en moins.

    Support WikipediaC'est cette loi de misère de l'hôpital qui en est la cause. Elle porte la réforme de l'hôpital relative aux patients, à la santé et aux territoires. Elle fut promulguée le 21 juillet 2009, et fut concoctée par Gérard Larché, président déchu du Sénat, selon un rapport d'avril 2008. Son but rendre les hôpitaux publics à l'équilibre financier en 2012, mais aussi réformer en profondeur la régulation démographique médicale, et là c'est catastrophique. Le déficit de l'hôpital était encore de 900 millions chaque année après l'échec de la réforme de 2002. Il fallait, pour le gouvernement rendre industriel l'hôpital comme si la santé des Français était une valeur marchande. Bien sûr la santé coute cher, mais ce n'est pas l'hôpital qui doit en supporter les conséquences, n'est-il pas le service de santé de ceux qui ne peuvent se payer les praticiens et les cliniques privés ? Porter atteinte à sa fonction régalienne c'est porter atteinte aux Français. Ces 900 millions sont à comparer au cadeau fait à la restauration rapide de 2,5 milliards qui ne leur apporte rien et qui a enrichi le lobby des Auvergnats. Ce n'est donc pas l'hôpital qui coute mais la politique menée.

    Les exemples que je présente sont réels et je vais parler en déciles selon l'INSEE, pour bien montrer le pouvoir «d'achat de santé» de ceux qui ne peuvent pas s'offrir les meilleurs praticiens. Ceux qui ont des revenus dans la tranche supérieure des impôts c'est à dire dans le décile D 9 selon l'INSEE ne craignent rien, et je suppose que «Madame Bachelot est de ceux-là» puisqu'ils ont un revenu supérieur à 35.840 € annuels. Il est donc aisé pour cette femme ministre et doctorale en pharmacie de faire cette loi. Elle aura, comme les autres de ce décile de quoi se payer les meilleurs médecins, hôpitaux ou cliniques renommés. C'est donc une loi pour les gens d'en bas afin qu'ils deviennent encore plus misérables.

    Il s'agit de ceux qui gagnent juste de quoi vivre et là, c'est grave. Dans un département comme le mien, la Seine-Saint Denis, un département jeune et dynamique, à forte densité de population cosmopolite, des pauvres principalement, le regroupement des services hospitaliers dans les hôpitaux éloignés de certaines banlieues pose de sérieux problèmes de déplacement et d'attente eu égard aux disponibilités des praticiens. La concentration départementale des spécialités n'arrange pas la prise de rendez-vous, l'attente est longue. Par exemple pour une consultation de rhumatologie un habitant de Bagnolet est dirigé à l'hôpital Robert Ballanger de Villepinte, c'est dire que si celui n'a pas le moyen de transport, il est de suite empêché. Il y a les transports en commun mais entre Bagnolet et l'hôpital c'est la galère il faut passer par Paris puis le RER B et descendre à Sevran-Beaudottes, c'est plus de deux heures. Il y a aussi l'ambulance pour les personnes à mobilité réduite, mais ceux qui ont eu cette expérience savent bien qu'elle n'est pas aisé de la mettre en œuvre, il faut une demande de son praticien qui doit être acceptée par la sécu pour être remboursé, et si l'on veut être vite soigné, il faut payer. Pour un déplacement cela peut encore se concevoir mais des soins prolongés nécessitant plusieurs déplacements, ce n'est pas évident.

    La ministre et les responsables des administrations centrales des hôpitaux qui ont programmé cette centralisation des services hospitaliers, que l'on peut comprendre par nécessité d'économie, mais sans accompagnement est catastrophique. Ils ne sont bien entendu pas concernés. Ces contraintes font, et vous le comprenez, un ensemble de conditions qui découragent de se faire soigner par des spécialistes pour des pathologies spécifiques. C'est dire aussi, et c'est dommage, la faiblesse de moyens de son médecin référant pour le soigner. Les problèmes rhumatologiques sont bien souvent traités par du Doliprane si le patient souffre, ce qui ne le se soigne pas mais le drogue. Si vous transposez cette situation à des retraités miséreux, leur mal empire vers des difficultés pour se déplacer. Mais pour la sécu c'est tout bon, cela fait des dépenses en moins.

    L'expérience récente que j'ai eue mérite d'être contée.

    Je suis un randonneur, j'ai marché un peu partout dans le monde, mais pas partout. J'ai fait aussi de l'escalade à Fontainebleau dans les rochers, la varappe comme l'on dit. Je suis tombé dans un trou de trois mètres sur ma jambe droite, et mon genou n'a pas aimé. Opéré par un bon orthopédiste spécialiste du sport j'ai pu remarcher assez vite et cela fait maintenant dix années. Pas tout jeune, l'arthrose me cause des problèmes et à la consultation de mon référant chaque trois mois, je lui parle de mon genou. Il le regarde bien gentiment mais c'est du Doliprane son traitement favori. Pour cela je n'ai pas besoin de lui, et je ne lui ai pas demandé de m'envoyer chez un spécialiste, il n'aurait pas aimé. Comme je connais un bon rhumatologue, secteur 2, qui me soigne depuis plus de dix années, je le consulte périodiquement toutes les années. Je l'ai consulté aussi pour une faiblesse au bas du dos. Cette visite m'a coûté 40 €. Il m'a prescrit de l'anti-inflammatoire et des infiltrations, une d'Altim, et trois de Go-on avec une radio du dos. Les produits sont pris partiellement en charge par la sécu, mais le reste est payé par prélèvement sur le remboursement de la consultation et par ma mutuelle. Coût de la radio 73,35 €. La seconde consultation pour les injections est de 50 € avec une prescription pour  une densitométrie osseuse, coût 39,96 €. Pour les deux injections suivantes la consultation est de 50 € chacune. Mon genou est beaucoup mieux.

    Total de la dépense 303,31 €. Ma mutuelle me rembourse un complément à celui de la sécu qui rembourse peu, mais je la paye cher. Comment peut donc faire une personne qui ne gagne que 1.000 €/mois, un peu au dessus du seuil de pauvreté de 954 € mensuels pour 8,2 millions de personnes, voir, plus de pauves pauvres et plus de riches riches. Elle ne peut se soigner correctement et encore mon rhumatologue n'est pas cher eu égard à beaucoup. Conclusion de cette expérience, j'ai évité à la sécu une dépense importante par suite d'une aggravation envisageable de mon arthrose qui aurait pu coûter beaucoup plus cher en me maintenant en bonne condition, ce que ne peuvent faire les seuils de pauvreté. Cette politique est désastreuse pour notre pays d'autant que plus on est pauvre plus on est exposé à des douleurs articulaires.

    Autre exemple de l'effet concentrationnaire des spécialités. Comme j'ai fait de la haute montagne j'avais pris la précaution de consulter un cardiologue et un pneumologue pour des explorations pulmonaires avant de m'engager à haute altitude. Pendant dix années je suis allé une fois par année à l'hôpital, mon cœur a un rythme très lent, à faire peur. J'avais rendez-vous à cet hôpital au terme d'une année d'attente. Quelle fut ma surprise de constater que le service de consultations cardiologiques était transféré à l'institut de cardiologie de la Salpêtrière ! Je n'en avais pas été informé. Conclusion, à Tenon, il n'y a plus de consultation de cardiologie. Après avoir été mis en condition par un cadre de santé, embauché pour cela, j'ai pris un nouveau rendez-vous à cet hôpital avec le même docteur, seulement c'est fin décembre. Mais le comble est, que ce même jour, une personne qui avait rendez-vous a perdu trois heures de son travail pour consulter ce docteur, ce qui ne lui fut pas possible. De quoi être écœuré.

    Finalement tout fout le camp, Sarkozy aura tout détruit, même la santé des Français.

    Pourquoi cette évocation personnelle pour informer ceux qui approuvent sa politique, qu'ils n'oublient pas qu'ils peuvent tomber malade, et s'ils n'ont pas les moyens de la médecine privée, ils vont s'apercevoir de l'état de notre service de santé.

    Le site Marianne 2  publie un billet qui donne que 29 % des Français renoncent à se soigner faute d'argent. Ce n'est donc pas que ceux qui sont au revenu du seuil de pauvreté puisqu'il représente 8,2 millions de personnes, soit 13,5 % de la population. Le premier décile D1 est à 10.410 €  soit 10% de la population, le second décile serait à 12.577 € soit 1.048 €/mois, le troisième décile serait à 14.745 € soit 1.228 €/mois, donc 29 % représente une population en dessous du troisième décile c'est à dire gagnant moins de 1.228 €/mois dans une représentation linéaire entre D1 et D5 qui est le décile médian à 19.080 €. Ce chiffre de 29 % me paraît représenter une réalité pour des soins de santé, on ne peut se soigner qu'avec un généraliste avec 1.228 €/mois. La médecine à deux classes est bien instaurée.

    Le billet de Marianne évoque principalement les soins dentaires et d'optique ce qui, eu égard à leurs coûts, est juste. Effectivement pour des soins légers l'impasse de soins s'explique, ils ne compromettent pas la santé des Français. «On voit de plus en plus la tutelle se désengager du remboursement des soins légers pour se focaliser sur les affections de longue durée et les soins lourds», constate Guy Vallancien, chirurgien et président du Cercle Santé, co-auteur de ce sondage, Marianne 2.

    Le billet indique que le coût de la santé sur les dernières cinq années a flambé de 16,6 % passant de 571 à 665 euros par an et par Français, cela fait 55,4 €/mois ! En plus, la politique médicale menée qui consiste à faire deux sortes de Français, ceux qui peuvent se soigner dans le privé et ceux qui ne peuvent pas, conduit à l'exagération de pratiques de sur-honoraires de plus en plus élevés qui enrichissent le corps médical sans aucun regard sur les difficultés de la population.

    Nous avons vu que le coût n'est pas le seul paramètre, la concentration des spécialités par département est aussi un lourd facteur de désengagement aux soins. Le ministre de la santé Xavier Bertrand devrait y réfléchir, de même que Jean-Marie Le Guen médecin spécialiste et responsable des questions de santé au PS.

    Le prochain article sera Martine à montré sa solidité et Hollande sa modestie...

  • La primaire citoyenne un grand succès mais aussi,

    la chute de Ségolène et l'émergence d'Arnaud.

    Support Wikipedia C'est incontestablement un succès plus de deux millions et demi de participants, mais quel bouleversement. Arnaud Montebourg poussé par la gauche proche du front de gauche reçoit l'adhésion de l'électorat populaire et ouvrier de Ségolène Royal, qui n'ayant pas le soutien socialiste s'écroule ne récoltant qu'à peine 7 % des voix. Mais aussi un manque de visibilité sur ses possibilités, nous ne sommes plus en 2007, et une obstination de croire qu'elle pouvait en dépit des sondages se maintenir en première ligne. Ses partisans idolâtres sont aussi responsables qu'elle lui faisant croire en ses chances. A cela si l'on ajoute que la percée de Montebourg qui a échappée à tous, même aux sondages, vous avez les ingrédients de la chute de Royal. En fait, elle récolte un score juste qui n'est pas déshonorant, ce qui l'est par contre c'est de ne pas être arrivée en tête dans son fief du Poitou, les socialistes l'ont repoussée.

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    Est-ce une bonne chose pour les socialistes non. Le programme très avant-gardiste d'Arnaud a balayé Ségolène Royal, bien que n'ayant aucune réalité d'application trop en avance sur la pensée politique actuelle. Il était aisé pour lui de tenir un tel programme démondialisation, protectionnisme, mise sous tutelle des banques, avec un discours de gauche sur les difficultés d'existence des Français, sixième république..... Des propositions à la fois utopiques comment «démondialiser ?», on ne peut arrêter la marche du monde. Si certaines de ses propositions sont pragmatiques, elles ne sont pas différentes de celles des autres, autre que leur formulation, la mise sous tutelle des banques est dans le programme de tous. Il a su mêler l'illusion et le réel qui dans la situation actuelle est porteuse. Discours facile, démagogique, qui correspond bien à la gauche de la gauche anti européenne. Il est évident que cette classe ouvrière a été séduite par ce discours qui tranche de celui tenu par les politiques. Les deux vainqueurs ne peuvent les appliquer, par ce que trop révolutionnaires. Se serait s'engager à trop d'incertitudes dans cette Europe droitière, on ne peut être contre le monde entier. C'est donc sur des bases incertaines que cette primaire citoyenne a donné un résultat plein d'espoir à la gauche mais plaçant les socialistes pour la suite dans une position délicate. La gauche de la gauche, sous jacente dans cette primaire, adhérente aux thèses du Front de gauche soutenant Arnaud Montebourg, s'est emparée, au travers de lui, de ces élections en leur donnant une portée historique mais en compromettant la victoire des socialistes contre Sarkozy. Les deux vainqueurs se présentent ainsi avec le même handicap que celui qu'avait François Mitterrand avec une gauche forte compromettant leur victoire en 2012, la gauche ne peut gagner à elle seule. Cette «gauchardisation» socialiste fera que les deux impétrants seront contraints de s'y aventurer surtout Martine Aubry pour récolter les voix d'Arnaud afin de combler son retard, près de 8 points ce qui est beaucoup sur François Hollande.

    Arnaud Montebourg le grand vainqueur «fugitif» devient ainsi l'arbitre de ce duel, il vendra cher son adhésion probablement à Martine Aubry plus à gauche, ne le voyant pas s'associer à François Hollande. Rappelez-vous ses propos, «le seul problème pour Ségolène Royal c'est compagnon» lors de l'élection de 2007 étant dans son équipe de campagne comme porte parole. Sacrifiera-t-il ses exigences pour donner un plus à l'un ou l'autre, je ne le pense pas. Si tel n'était pas le cas cela reviendrait à avoir sacrifié Ségolène Royal pour rien. Hollande devra aussi faire plus de gauche mettant en porte à faux l'électorat démocrate qui lui a donné l'avantage, son avance sur Martine Aubry étant juste suffisante pour l'emporter actuellement.

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    Nous allons assister à un combat qui mettra à la quasi égalité au second tour Martine Aubry et François Hollande de sorte que la dynamique de cette primaire en tant que poussée du vainqueur vers la victoire en 2012 ne sera pas ce qui était espérée. Les socialistes n'auront pas le leader qu'ils attendent depuis François Mitterrand restant ballotés entre gauche et droite. Certes ce n'est  pas terminé il restera après la décision du 16 octobre quelques mois pour ressouder les socialistes autour du vainqueur et pour gommer cette poussée à gauche afin d'ouvrir vers le centre, les écolos et le Front de gauche restant sur leur position, c'est à dire de division. Pendant ce temps Sarkozy travaillera à rassembler son camp.

    3L'effondrement de Ségolène Royal porteuse d'idées nouvelles, et combattue jusqu'à sa mort politique que ce soit pour le poste de secrétaire générale entaché d'irrégularités, que ce soit lors de la présidentielle de 2007 ou les ténors ont ramés à l'envers et maintenant cette primaire faisant des socialistes les otages d'une gauche dure entamera leur crédit. La gauche fougueuse, désordonnée qui a besoin de rêver, l'a rejetée pour deux vainqueurs que rien ne différencie ou peu, et qui restent dans la tradition socialiste d'un vieux parti alors qu'elle pouvait par ses idées, son courage impulser une dynamique nouvelle et moderne.

    L'avantage que Ségolène Royal offrait était d'être en marge de son parti, mais socialiste, laissant le dogmatisme aux autres ce qui offrait une large ouverture vers le centre.

    Ces élections calquées sur celles qui eurent lieu aux États-Unis et en Italie, restent néanmoins différentes. En Italie il s'agissait d'une primaire de coalition de partis de centre gauche contre la droite de Berlusconienne. Elle récoltât près de 4 millions d'électeurs. Aux États-Unis c'est dans l'ordre des choses pour des deux partis majeurs. La primaire Italienne donna la victoire à Romano Prodi qui fut prise par Berlusconi à la suite d'élections anticipées dès avril 2008. Les primaires ne garantissent donc pas la victoire aux élections.

    Les résultats de cette primaire citoyenne pour autant qu'ils sont inespérés, 5,5 % du corps électoral, ne donnent pas un parti socialiste en forme, les états majors en sont à tirer des plans pour le second tour, c'est du chacun pour soi. L'écart séparant François et Martine de 8 points est perçu pour Hollande comme insuffisant, il espérait gagner au premier tour sentant venir le danger du second.

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    Le duel qui s'annonce est donc à hauts risques pour le PS, les observateurs attendent un dur affrontement. L'allocation de Martine comparée à celle d'Hollande ne laisse aucun doute sur ses intentions, martelant chaque mot, elle est plus précise et Hollande devra se découvrir un peu plus que lors des premiers débats surfant sur les autres «primairistes» par sa position de favori. Il ne pourra plus le faire Martine le poussera à s'engager ce qu'il ne veut pas. Tel que se présente ce duel, Martine plus forte devrait l'emporter, n'a-t-elle pas l'appareil socialiste à sa dévotion avec ses nombreux soutiens. Pour Hollande reste à savoir si l'apport de gauche centriste de Manuel Valls peut lui donner la victoire. Quant aux voix de Ségolène Royal, la rancune de cette lourde défaite devrait les conduire à s'abstenir. La crainte est que de mauvais sondages sur Martine la poussent à des attaques compromettant la victoire socialiste pour la suite. C'est l'espoir de la droite.

    3Le grand vainqueur est bien entendu Arnaud Montebourg porteur d'une nouvelle gauche socialiste jeune nettoyant ce parti de ses toiles d'araignées et qui se verra confrontée au courant droitier de Manuel Valls qui n'a pas abandonné pour autant son combat. La démondialisation courant porteur et pas seulement à gauche puisqu'aussi bien Marine Le Pen que Nicolas Dupont-Aignan en font le thème de leur combat. Démondialiser apparaît une vue de l'esprit, on ne peut modifier la marche du monde, le risque serait grand. Par contre réguler les échanges commerciaux dans une Europe à gauche préservant ses États membres des marchés spéculatifs et des banques, des délocalisations sauvages, mais aussi du protectionnisme sur les produits à bas coûts qui endommagent notre industrie oui.

    Arnaud Montebourg envisage, l'Express.fr, d'envoyer une lettre à Martine Aubry et à François Hollande qu'il rendra publique, avec leur réponse, leur demandant de prendre en compte ses thèmes de campagne avant le débat de mercredi. Il ne demanderait pas à ses électeurs de voter pour un candidat car ils ne lui appartiennent pas selon son entourage. Le feront-ils malgré tout ou s'abstiendront-ils de voter ? Le 10 octobre sur France 2 au journal de 20 heures de David Pujadas, il déclare,

    «nous publierons les échanges de cette correspondance, je préfère des engagements clairs et écrits». «Je ne sais pas si Martine Aubry et François Hollande sont capables de se dépasser eux-mêmes et d'aller vers les Français qu'ils n'ont pas convaincu», précise-t-il et qui souligne que «30%, c'est bien peu pour la première secrétaire du parti», et que «le favori François Hollande est bien loin de la majorité» des votes.«Si les deux candidats veulent un geste de ma part, il faudra qu'ils renoncent à certaines recettes gestionnaires du passé qu'ils soutiennent», a-t-il insisté.  Selon lui, «Aubry et Hollande sont les deux faces d'une même pièce», car «ils ont le même projet, celui de la gauche traditionnelle depuis 20 ans». Entre socialistes on ne se fait pas de cadeau.

    Après une décision du bureau national des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet appelle à soutenir François Hollande au second tour. «Nous nous retrouvons dans certaines de ses idées, mais aussi parce que nous pensons qu'il est le mieux placé dans la présidentielle pour battre Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté. Quand à Ségolène Royal elle annoncera le 11 octobre si elle soutient François ou Martine ou si elle s'abstient. Elle devrait prononcer sa décision lors d'une conférence de presse ou dans une intervention télévisée.

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  • Parlez-moi de centrisme, mais pour....

    Borloo ce n'était que de la gonflette.

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    Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, le 18 novembre 2010,document l'Express.fr

    Support Wikipedia Après des mois de gesticulations de contorsions le verdict est tombé, le centre politique de droite jette l'éponge, voir aussi Jean-Louis Borloo. On ne sait pas ce qu'il est autrement qu'à  droite ! De même que celui qui prétend être au centre tel Bayrou fait tout pour battre la gauche, un discours qui sonne faux puisque à droite par idéologie. On ne peut faire confiance aux centristes, puisqu'ils sont dans le flou permanent. Sans dire ce que beaucoup pensent que ce sont des rigolos. Ce que vient de faire Borloo dépasse tout ce que l'on pouvait imaginer dans l'hypocrisie. Quel égoïsme, quelle incorrection pour ses amis et supporters qu'il a négligés en les mettant devant le fait accompli, mais pas Sarkozy qui avait été prévenu et rencontré quelques jours avant. Quelle incompétence aussi, ne savait-il pas que cette démarche était  difficile, on prend des coups, il faut donc être bien dans sa tête en d'autres termes courageux et fort. Si l'on attend d'être porté pour se lancer dans une telle aventure c'est voué à l'échec. Il faut s'imposer aux Français par ses idées, son courage, sa ténacité. Confus dans ses motivations, possédé par le doute, il s'est écroulé et avec lui Nicolas Hulot qui ne sait plus ou il en est, mais aussi les autres Rama Yade, Dominique Paillé, Yves Jégo qui avaient quittés l'UMP, et qui, même, non dans la confidence, ne lui en veulent pas. Mais la ficelle est grosse. Borloo malgré l'estime que l'on peut avoir pour lui ne faisait pas le poids, chacun a ses limites. Tout vient du centre qui n'est qu'un mouvement désordonné de personnes peu crédibles. Il ne peut exister que par suite d'une défaillance de la gauche par ses divisions constituant une tromperie démocratique, le pays serait amené à choisir qu'avec des politiques de droite ! Dans notre république qui est basée sur l'affrontement de deux idéologies, droite gauche, le centre droit n'a rien à y faire comme le centre gauche. En outre, sont-ils plus compétents que ceux de droite ou de gauche, tous se valent, mais Borloo comme Morin surement pas, je regrette pour eux.

    Ses amis et sympathisants sont dégagés de ce fardeau qui ne pouvait rien leur apporter de positif dans leur démarche politique, il faut qu'ils se tournent vers d'autres horizons. Borloo ne savait par quel bout prendre son projet n'ayant pas de structure solide derrière lui. Comment rassembler les Français quant on ne peut pas rassembler les centristes ? Hervé Morin personnage obscur, faisait que ce centrisme avait deux têtes. Il faut être socialiste pour avoir cinq têtes. Et puis, comme partout, chacun veut tirer la couverture à lui. Regardez le PS ou tous ont des ambitions ce qui est normal, mais ce sont les Français qui vont choisir, c'est déjà autre chose, compétition, oui, mais devant les Français !

    2La ferme des célébrités de centristes, l'Express.fr.

    A l'université d'été des centristes ce n'était pas l'union parfaite chacun tirait à soi le maximum de militants. Qu'elles que piques, une interview de Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau centre et soutien de Jean-Louis Borloo à sur Hervé Morin, «pour traverser le désert, vous choisissez un chameau pas une chèvre», à lire ici dans son intégralité. Dans cette ferme des célébrités centristes, on trouve aussi François Sauvadet qui défend une tout autre position. Le ministre Nouveau centre de la Fonction publique n'est toujours pas très chaud pour une candidature de l'Alliance à la présidentielle, de peur de faire perdre la droite, c'est clair. «Il ne faut pas que l'Alliance soit l'otage de la présidentielle», en d'autres termes on ne créé pas un parti du jour au lendemain profitant d'une faiblesse des autres, ce n'est que du «politiquard».

    Par le passé, le centre était incarné par des hommes de poids du MRP, dont les principales figurent furent Georges Bidault, Robert Schuman, Pierre Pflimlin, Maurice Schumann qui avaient une expérience politique, la quatrième république était formatrice. Puis vint le centre démocrate de Jean Lecanuet, François Bayrou, Alain Poher. Puis le parti républicain avec Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Barre pour ne citer que les plus importants. Puis ensuite l'UDF le centrisme de droite catholique de même obédience que ses ancêtres. Un congloméra composé par le parti républicain, le centre des démocrates sociaux, le parti radical dit Valoisien, le mouvement démocrate socialiste de France, la fédération nationale des clubs perspectives et réalités, et les adhérents directs de l'UDF, et maintenant le Modem séparé des autres. On voit bien que le centrisme se cherche, il n'a pas vraiment d'identité puisque toujours à droite dans une majorité plus importante que la sienne.

    Le travail de sape de Sarkozy a fini par payer, en fait il n'avait aucune chance, alors qu'avec Sarko il peut encore espérer être premier ministre. En cas de réélection Sarkozy se sent obligé d'en changer, et Borloo est parfait pour écouter et faire selon ses souhaits, c'est un technicien. Ne voulait-il pas être premier ministre avant son lamentable cinéma, oui, et c'est pour se venger de ne pas l'avoir été qu'il a eu la grosse tête. Alors, il ne veut pas ajouter de la confusion à la confusion, et Jean-François Copé dans son rôle d'hypocrite le qualifie de responsable alors qu'il sait bien qu'il pesait peu. Mais ce peu peut être utile au tour éliminatoire, alors il ne faut rien négliger. Il était crédité de 8 % d'intention de votes, probablement surcoté compte tenu de Bayrou. Morin qui est de l'ordre de 1 à 2 % d'intention de votes ne pèse pas non plus et rejoindra le giron UMP. Sako a bien joué, le spectre d'un 21 avril l'envers s'éloigne un peu.

    Alors la presse essaye de voir comment se répartira le gâteau de voix Valoisiennes. Nul doute qu'elles iront à Sarkozy bien qu'elles n'aient pas été tendre avec lui. On fait ce que l'on peut et parfois on mange son chapeau. Mais d'autres en récolteront aussi, tel Bayrou qui se sent à nouveau des ailes en disant des conneries de plus en plus grosses sur France 2 lors de l'interview du 20 heures de David Pujadas sur le désistement de Borloo. Sur notre déficit extérieur, il déclare qu'il faut aider à reformer le tissu de notre compétitivité industrielle, et nous sommes tous d'accord, et que dans électroménager, citant l'exemple de l'Italie et de l'Allemagne, il faut développer la production de machines à laver. Incroyable une telle méconnaissance industrielle quand on a perdu le secteur entier de l'électroménager pour du boursicotage, pour les paradis fiscaux pour y placer son argent et financer la fabrication de produits à bas coûts hors de France, ou encore construire des usines à l'étranger dans un même but, nous ne pourrons jamais récupérer industriellement le retard perdu. Nous ne sommes plus capables de faire des produits de grande consommation, c'est une évidence, et notre commerce extérieur en souffre.

    Mais les voix n'iront pas toutes à Sarko et à Bayrou, Ségo s'est rappelée à ses électeurs et Hollande devrait en recevoir s'il gagne la primaire, tout comme les Verts qui suivaient Hulot. Reste Villepin, qui avec rien, peut espérer quelque chose bien qu'il ne soit pas centriste, on ne l'a pas entendu  C'est donc un petit coup pour Sarko, et ceux qui sont allés vers Borloo, c'est simplement par ce qu'ils ne voulaient plus être avec Sarko. S'il peut attirer quelques personnalités politiques en pardonnant leur excès de langage, les électeurs c'est autre chose.




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