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  • François Hollande, pour les 2,86 millions qui ont voté "c'est lui".

    56,37 % contre 43,63 % c'est sans contestation.

    Je veux rassembler, «ce soir, j'ai reçu un mandat impérieux celui de faire gagner la gauche».

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    «Soyez capable que le 6 mai 2012, il y ait un successeur à François Mitterrand».

    Support Wikipedia Martine Aubry n'a pas pour autant démérité, elle s'est battue jusqu'au bout et c'est avec responsabilités qu'elle a accueillit François Hollande au siège du parti socialiste. C'est une grande dame qui, avec l'amertume de la défaite et cela se comprend, a tenu à la surmonter pour l'unité de son parti.

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    On voit sur son visage les larmes qu'elle s'efforce de contenir, tout comme Ségolène Royal une semaine auparavant. Que la politique est dure qui l'est autant que la victoire est belle.

    Puis sont venus se rejoindre sur le devant des marches les clans Aubry et Hollande dans une unité de façade qui est la première étape après la défaite d'un camp sur l'autre avant l'unité de l'exigence comme l'avait signifié François Hollande.

    Pour éviter la catastrophe de 2007 les socialistes ont compris qu'il faut s'entendre entre vainqueurs et vaincus, l'un sans l'autre ne peuvent gagner, c'est donc une exigence et une nécessité. En 2007 Ségolène Royal avait été laissée seule par son parti, sa victoire n'avait pas été acceptée, même par son compagnon de l'époque, premier secrétaire, qui n'avait rien fait pour l'unité de son parti. «Collectivement, nous n'avions pas été à la hauteur», reconnaît aujourd'hui Razzy Hammadi président du mouvement des jeunes socialistes. Mais, il reste les phrases, les divergences d'opinion qui ont été dites pendant ces débats. Elles sont pour l'UMP une source d'arguments qui, martelés ne peuvent que faire mouche contre François Hollande sur les divisions et soutiens spontanés de ces adversaires socialistes, discrédibilisant l'unité affichée entre eux. Avec cette arme l'UMP n'a d'autres buts que de faire diversion sur le bilan des cinq années Sarkozystes faisant suite aux cinq autres années Chiraquiennes qui ont mis la France dans cet état. Qu'ont-ils comme autre argument contre les socialistes qui clament à juste titre qu'il sera très difficile de redresser le pays, et contre les Français qui sont de plus en plus malheureux. Qu'ont-ils comme arguments contre notre dette qui mange notre richesse. Ce sont les vrais sujets pas les petites phrases et les divergences de politiques entre les candidats. Si la primaire, que nombre de Français approuvent a été un succès, c'est justement par ce qu'elle permit que chacun présente son opinion, elle été conçue pour cela. Les Français ne se sont pas lassés de suivre ces débats rendant à la politique sa vraie valeur, pas celle que nous prépare l'UMP. La franchise des candidats même si parfois elle peut heurter telle ou tel, a l'avantage d'être saine et de permettre aux Français de choisir, n'est-ce pas plus démocratique que ce que se prépare de faire l'UMP ?

    Pour Benoit Hamon, soutien sans faille de Martine, comme socialiste, «je suis fier d'avoir François Hollande pour candidat», assure t-il. Benoît Hamon, chef de file de la gauche du PS, «François, c'est un socialiste, un homme de gauche, un homme moderne». «Il peut très bien porter notre projet», complète Bertrand Delanoë. Pour Laurent Fabius autre soutien de poids de Martine Aubry, il a adressé ses félicitations et ses vœux de réussite à François Hollande. Il a tenu a exprimer pour Martine Aubry qu'elle était une femme d’État, qu'elle avait fait une campagne exemplaire et qu'elle reprenait la direction du parti. Le discours de Martine Aubry

     



    Le discours de François Hollande.



    Ensuite c'est à la maison de l'Amérique latine ou devant ses partisans qu'il fait un discours chaleureux improvisé émaillé de petites blagues contre la droite, qui souffre contre ces primaires.



    François Hollande et ses partisans sur le perron rue de Solférino.

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    Nul ne peut contester que ces primaires ont donnés aux Français le gout de la politique mise à mal par la droite avec ses affaires de financement occultes et de corruption. Elles ont occupé l'espace médiatique rendant furieuse la droite, elles ont constitué un renouveau politique. Bien sûr ce n'est qu'une étape pour l’Élysée et le plus dur reste à faire vaincre Sarkozy, puis ensuite s'il est vaincu, redresser la France par plus de justice dans la répartition de la richesse. Mais l'espoir est né, un nouveau rêve est arrivé.

    Quelles sont les réactions des médias.

    Si l'on écoute les commentaires des journalistes dont certains sont abonnées perpétuels tel Christian Barbier de l'Express, on s'aperçoit que les thèmes qu'ils abordent le plus est son manque de professionnalisme, il aurait des difficultés à s'organiser avec ses collaborateurs et son inexpérience internationale. Pour eux, l'Europe n'a pas été suffisamment présente dans les débats ainsi que la politique étrangère. C'est vrai, mais à cela on peut rétorquer que c'est une primaire socialiste ou les relations internationales ont peu d'importance pour la désignation du candidat, et que sur l'Europe il y a le programme du parti socialiste, ce qu'ils veulent oublier. De plus, les débats ont été organisés par les journalistes qui n'ont posés aucune question sur la politique internationale et les relations qu'il aurait avec la Chine, les États-Unis, et l'Allemagne dans le cadre de l'Europe. Il est quand même paradoxal de l'accuser alors qu'il a répondu aux questions qui ont été posées. Pouvaient-ils en faire plus, peut être mais alors la primaire ne serait pas terminée. En fait, ces journalistes qui approuvent cette primaire regrettent que le candidat choisi ne soit pas celui qui serait choisi directement par son parti. Ils sont en complète contradiction avec eux-mêmes. En d'autres termes ces débats de Yves Calvi de nom Yves Krettly n'ont rien de démocratiques. Serait-il néosioniste ?  Globalement, ils considèrent François Hollande comme un homme sans expérience par ce qu'il n'aurait jamais occupé de poste ministériel.

    Quelques réactions étrangères.

    The Guardian, centre gauche, François hollande nomination marks the triumph of Monsieur Ordinary. He was known as l'homme tranquille – the quiet man – an amiable, if shambling figure who liked to talk, but not about himself, and who was witty, well-meaning, normal and just a little dull. The Socialist Party's eternal backroom boy, doing all the essential, worthy jobs, but keeping resolutely out of the spotlight.......The more that observers analyse the life and career of Hollande, the more Mr Normal he seems. And that may be just what France needs.

    Son élection marque le triomphe de «Monsieur ordinaire». Il est connu comme l'homme tranquille, un homme aimable, une figure qui aime parler sans confusion, mais pas à propos de lui-même, et qui est intelligent plein d'esprit, juste un peu ennuyeux. Le parti socialiste éternellement dans la coulisse fait tout l'essentiel du travail, et reste maintenu résolument en dehors de la lumière.........De nombreux observateurs qui analysent la vie et la carrière de Hollande, apparaît ressembler plus à «Monsieur normal». Et c'est peut être juste ce que la France à besoin.

    The Telegraphe, François Hollande wins French Socialist présidential election. A mild-mannered French Socialist they call «Mr Normal» has been chosen to take on Nicolas Sarkozy in next year's presidential elections. In a triumphant address at party headquarters in Paris, Mr Hollande said the «large majority» he won had given him the «strength and legitimacy» to take on Mr Sarkozy, a president the French could «no longer bear».

    François Hollande gagne l'élection présidentielle socialiste. Un socialiste Français tendre bien élevé, civilisé, appelé «Monsieur Normal» a été choisi «pour prendre» Nicolas Sarkozy l'année prochaine. Dans la «triomphante» adresse au siège du parti à Paris Mr Hollande clame la large majorité qu'il a gagnée lui donnant la «force de légitimité» pour prendre Mr Sarkozy, le président Français qu'ils ne pourraient plus soutenir.

    La Stampa, la vittoria di monsieur Hollande. François Hollande non è solo l’antiSarkozy perché, fra 188 giorni, sarà il suo avversario per la Presidenza della Repubblica. La differenza non è solo politica. È anche, o forse più, umana, personale, antropologica. Nicolas Sarkozy, per le élite francesi, è sempre stato un outsider, un self-made-man della politica, un personaggio sgradevolmente americano.

    La victoire de Monsieur Hollande n'est pas seule de l'antiSarkozysme par ce que dans dans 188 jours, il sera son adversaire pour la présidence de la république. La différence n'est pas seulement politique. Est elle aussi de plus humaine, personnelle, anthropologique. Nicolas Sarkozy pour l'élite Française a toujours été un outsider, un self-man de la politique, un personnage désagréablement Américain.

    Le prochain article sera Ségolène Royal prenez du bon temps,

  • Les enseignants ce corps d'état qui ne sait pas ce qu'il veut,

    tantôt au centre droit, tantôt au centre gauche ou +.

    Support Wikipedia Nous avons assisté à une grève conjointe des enseignants du public et de ceux du privé ce qui de mémoire n'était jamais arrivé. L'enseignement public est celui de la masse des Français, c'est à dire celui qui les accepte tous quelques soient la couleur de leur peau. L'enseignement privé, c'est autre chose, c'est déjà un enseignement pour une classe de la société, celle qui peut le payer. L'enseignement public est confronté à la misère de la population, pas celui du privé, ce ne sont pas les mêmes gens bien qu'il soit devenu «banalisé» eu égard à la situation de notre société. Le privé est principalement d'obédience catholique, mais beaucoup moins prononcée aujourd'hui. Il y a des écoles laïques privées sous contrat dont beaucoup portent le nom Saint quelque chose, c'est à dire quelles font référence à un Saint comme Saint-Thomas-d'Aquin, il y en aurait 93 à Paris. Elles sont en général à droite politiquement. A Paris par exemple il y a 8 écoles privées laïques sous contrat, par exemple l'école privée Pascal.

    C'est la loi sur la laïcité de la séparation de l'église et de l’État du 09 décembre 1905 de la société civile de celle religieuse qui donna à la France ce qu'elle est, c'est à dire multiculturelle, c'est sa richesse, mais pour l'éducation c'est tout le contraire maintenant. Le brasage des populations, l'immigration sont des facteurs favorisant le multiculturalisme des familles qui, conservant leur langue d'origine et leurs mœurs pendant trop longtemps, font que leur intégration dans notre société interagit sur l'apprentissage de notre langue à leurs enfants. C'est un handicap considérable pour notre école publique qui se trouve confrontée à des impossibilités accentuées par le manque d'enseignants. Cette situation n'est pas égale dans tous les pays, et lorsque j'entends que notre enseignement est mal coté il faut comparer ce qui est comparable. Le rapport PISA de 2009 de l'OCDE, nous place 21ème sur l'écrit et mathématiques, mais nombre de pays devant nous n'ont pas tous ce flux migratoire et le même nombre de citoyens. Il faut noter page 19 du rapport que les élèves de l'enseignement privé affichent des performances analogues à ceux de l'enseignement public. Voir aussi qu'est-ce que le rapport PISA.

    Les enseignants du public sont soumis à des contraintes d'éducation différentes de celles du privé, c'est la raison pour laquelle cette grève conjointe présente un aspect spécifique entre des deux types d'enseignants qui, malgré cela, montrent leur malaise. La répartition des enseignants publics privés est de 80 % pour le public et 20 % pour le privé. Ceci traduit d'une façon certaine la différence idéologique. Rappelez-vous la manifestation géante de l'école privée sur la loi Savary du 24 juin 1984 visant a introduire l'école privée dans un grand service public, dans les 110 propositions de François Mitterrand, qui le contraignit au retrait du projet le 14 juillet 1984. Il faut donc que notre école soit en mauvais état pour que se réunissent dans une manifestation à la fois ses deux branches d'éducation.

    La cause de ce malaise des enseignants, entre autre, est la suppression de 16.000 postes dans la loi de finance 2011, 600 administratifs et 15.400 enseignants, le nombre d'emplois reste malgré tout en augmentation de 4578 postes entre 2010 et 2011, passant de 963.616 à 968.194 personnels. Si l'on intègre les personnels techniques TOS, techniciens, ouvriers, et services transférés des départements aux régions loi du 13 août 2004, qui de 90.000 sont passées à 120.000 depuis 2005, auparavant payés par l’État. Les assistants d’éducation sont désormais payés directement par les établissements. Les personnels qui travaillent au service de l’éducation, soit 1,15 millions de personnes, seraient en réalité en 2011 aussi nombreux qu’en 2002 alors que l’État affiche une baisse sur la même période de 13,2% des effectifs. Les assistants d’éducation par exemple, qui étaient 22.655 en 2003 sont désormais 63.734, 20.000 emplois qui n'avaient pas été comptabilisés ont été retrouvés, voir, le document de la Fondation iFRAP.

    Si l'on en croit ces chiffres le nombre d'emplois resterait malgré tout en augmentation de 4578 postes entre 2010 et 2011, mais concernent-ils les enseignants ? Non. Pour les enseignants sur 16.000 postes 15.400 seront supprimés, après 50.000 entre 2007 et 2010. Le malaise de notre école est bien réel. 8.967 postes seront supprimés dans les écoles primaires, dont 5.600 en surnombre, 4.800 dans les collèges et lycées, et 1.633 dans l'enseignement privé sous contrat. Les 600 restants sur les 16.000 sont des personnels administratifs.

    La présentation que fait l'iFRAP est, 

    «les personnels au service de l'éducation seraient en réalité aussi nombreux en 2011 qu'en 2002, soit 1.15 millions de personnes» est tendancieuse si l'on n'y regarde pas de plus près.

    De plus l'iFRAP écrit que l’État reconnaît une baisse de 13,2 % des effectifs, mais que 20.000 emplois seraient retrouvés pour les assistants d'éducation, ce n'est donc pas clair. L' iFRAP parle en masse globale des personnels d'éducation alors que les enseignants ont fait grève par manque d'enseignants.

    Qu'il soit nécessaire de faire des économies, c'est certain, mais peut être faudrait-il regarder la répartition des enseignants en fonction des difficultés scolaires des enfants. Dans cette optique le ministre Luc Chatel  prendrait position pour que le choix des suppressions de postes soit fait dans les académies, «au plus près du terrain». Pour le ministère il y a de la marge, puisqu'il y avait l'an dernier 45.627 enseignants de plus pour 604.300 élèves en moins. Mais pour le secrétaire général du SNUipp-FSU Sébastien Sihr principal syndicat du primaire, «on passe d'une situation de sous-investissement de l'école primaire à une situation d'asphyxie, avec comme conséquences la hausse des effectifs des classes ou encore la baisse des départs en formation continue des professeurs», c'est évident.

    L'autre point est le statut des professeurs qui assurent entre 15 heures et 18 heures de cours par semaine, une bricole, mis à part les professeurs de écoles qui travaillent plus que la moyenne OCDE de 900 heures de cours par an, voir le document de la Fondation iFRAP.

    Pour Sarkozy ils seraient une profession de privilégiés dominée par leur confort et ce qu'ils gagnent. On peut en penser ce que l'on veut, mais il est indéniable que par rapport aux salariés du privé à même niveau de diplôme les enseignants sont des privilégiés. C'est une masse qui pèse lourdement électoralement et qui se balance du centre droit au centre gauche au point qu'elle avait déserté son obédience socialiste d’antan pour le centrisme du Modem.

    18 heures par semaine, c'est malgré tout bien peu, ces professeurs pourraient en faire un peu plus, sans qu'ils en souffrent, dans la situation de notre pays. Aujourd'hui, comme les socialistes ont un programme dans lequel ils mettent la priorité sur l'éducation, mais pas dans le bon sens, c'est plus d'heures qu'il faudrait. Les enseignants revoient donc leur position. De là un sentiment de malaise s'en dégage qui serait dominé par leur seul intérêt.

    C'est un article du Monde.fr qui nous dit, je vais voter à gauche c'est une question de survie. Comment peut-on parler ainsi ? Quelle confiance peut-on leur accorder ? La gauche ne serait qu'un moyen d'obtenir ce qu'ils souhaitent ? On ne peut rien construire avec cette mentalité. La gauche est mal partie avec les enseignants qui, n'obtenant pas ce qu'ils souhaitent, se porteraient vers d'autres orientations politiques. Elle devrait se méfier de ce corps enseignant caméléon.

    Selon le rapport de l'OCDE les professeurs du second degré ne seraient pas plus mal payés à l'heure que la moyenne de l'OCDE si l'on intègre les primes et les heures supplémentaires. Leur taux horaire serait de 59,29 € contre 59,6 € pour 17,9 heures de cours par semaine sur 36 semaines, soit 644 heures en moyenne toujours selon le rapport iFRAP. L'étude nous apprend, en outre, que le nombre d'heures statutaire en moyenne hors heures supplémentaires serait de 612 heures annuelles pour un taux de 56 €.

    Il faut savoir que sur l’ensemble de la fonction publique, la rémunération globale des fonctionnaires se décompose pour 80 % en traitement indiciaire et pour 20 % en rémunération accessoire. La part des rémunérations accessoires est de plus de 30 % pour les cadres non enseignants de l’État, encadrement supérieur compris. Elle est de 10 à 15 % pour les enseignants du second degré et de l’ordre de 5 % pour ceux du premier degré. 

    L'intégration des heures supplémentaires, qui ne sont exclusivement permises qu'aux enseignants du second degré, et attribuées par le chef d'établissement en fonction des besoins, donnent selon cette étude pour les professeurs une rémunération de 59,29 € de l'heure pour 59,6 en moyenne OCDE. Pour 644 heures en moyenne au collège cela donne un coût annuel de 38.188 €. Ces heures supplémentaires représentent un montant de 800 millions soit 3,6 % de la masse salariale, voir pour le détail le livre sur le métier d'enseignant, page 49. C'est important quand il faut payer cette somme sur nos impôts. De plus, les écarts de revenus familiaux entre les enseignants et les cadres du privé sont nettement moins importants que les écarts de salaire individuel.

    Il ne faut donc pas dire que les enseignants sont mal payés, et que fait-on de toutes les heures de cours privés qu'ils font sans que ce soit déclaré ? En outre, s'ils travailleraient plus, ils gagneraient plus, ce qui conduirait à compenser le manque de professeurs.

    «Il faut noter que le groupe des enseignants est l'un des groupes sociaux qui a le mieux résisté aux cours des 25 dernières années», ce qui n'est pas le cas des retraités, les oubliés de la politique Sarkozyenne.

    A noter que dans l'enseignement primaire le nombre d'heures d'enseignement est de 23,8 heures effectives en France pour une obligation règlementaire de service de 26 heures, là aussi ils ne font pas assez d'heures. Nous serions situés en quatrième position derrière l'Irlande 25,9 heures, l'Italie 25,1 heures et Malte 25 heures, selon le livre sur le métier d'enseignant.

    Le rapport va plus loin, il donne sur les 451.706 personnes du second degré public les dépenses de rémunération, selon ces informations budgétaires comme suit,
    - 14,9 milliards d’euros de traitements indiciaires soit statutaires,
    - 1,24 milliard de primes,
    - 1,07 milliard d’heures supplémentaires.
    Soit 17,25 milliards !

    Les primes représentent de l'ordre de 10 % du traitement indiciaire.

    Le statut des enseignants qui date du Décret n°2007-1295 du 31 août 2007 - art. 2 (V) JORF 1er septembre 2007, nous informe que, les personnels enseignants du second degré sont tenus de fournir sans rémunération supplémentaire, dans l’ensemble de l’année scolaire, les maxima (qu'est-ce que c'est ?) de services hebdomadaires suivants,
    Enseignements littéraires, scientifiques, technologiques et artistiques,
    Agrégés : quinze heures,
    Non agrégés : dix-huit heures.
    Article 5 (Créé par Décret n°2007-1295 du 31 août 2007 - art. 2 (V) JORF 1er septembre 2007)
    Les maxima de services prévus à l’article 1er sont diminués d’une heure pour les professeurs de première chaire.

    Ils pourraient faire plus d'heures.

    Tous les ans, il y a des heures perdues qui grèvent l'éducation de nos enfants. En 2005 un rapport de la Cour des comptes montrait que 97.000 personnes physiques sur un total de 803.000 enseignants du primaire et du secondaire n’enseignaient pas. Et c’était sans compter ceux qui, pour des motifs divers, se voient déchargés de certaines heures de cours qui leur sont pourtant payées. Il serait bon que cela change.

    En mai 2010, la Cour des comptes montre que de nombreuses heures sont encore payées aux enseignants sans qu’ils soient occupés à enseigner devant leurs élèves ou à préparer leurs cours. Ainsi, à la rentrée 2009, ces «décharges de service» représentaient «369.633 heures hebdomadaires, soit l’équivalent d’environ 20.535 emplois !» Sans compter que les contrôles ne seraient pas rigoureux. Il y a besoin de faire un grand nettoyage dans notre éducation nationale.

    Le livre vert sur le métier d'enseignant nous apprend,

    «Sur une année scolaire, les heures d’enseignement sont amputées du temps des stages des élèves, ainsi que du temps des examens. Cela peut représenter un nombre de semaines non négligeable au cours d’une année, et donc, pour un certain nombre d’enseignants, un volume important d’heures d’enseignement non dispensées. Les examens représentent deux, voire trois semaines de cours perdues chaque année du fait de la fermeture des établissements, soit une perte de potentiel d’enseignement équivalente au travail de 20.000 à 30.000 professeurs».

    Or, pour l'iFRAP, les données qui seraient basées sur le livre vert du métier d'enseignant montreraient une annualisation du travail des enseignants, ce que je ne puis confirmer n'ayant pas trouvé cette information.

    Cette annualisation de «709 heures», correspondrait à 2 heures de plus par semaine pour être dans la moyenne de l'OCDE. Cela conduirait pour les 483.979 professeurs du second degré public et privé à 33,4 millions d'heures en plus, et d'en déduire que l'on pourrait par cette simple mesure faire l'économie 44.783 postes temps plein. Raisonnement complètement utopique si l'on ne tient pas compte des conséquences d'une telle suppression de postes. Par contre, ces deux heures auraient une meilleure utilisation si elles étaient appliquées aux classes en difficulté dans les zones prioritaires.

    Il me paraît important que le parti socialiste prenne en compte cet esprit des enseignants qui finalement se proposent de voter pour lui par ce qu'ils y voient un coté salutaire, et non pas par ce qu'ils seraient de gauche. Cela risque d'en décevoir plus d'un si le programme éducatif socialiste, venant en charge de la Nation, ne permet pas de les satisfaire.

    Revenons sur la confrontation entre Martine Aubry et François Hollande sur les 60.000 postes qu'il envisage de créer. Pour Martine c'est un transfert puisque qu'Hollande supprimerait les postes de redoublement qui coûtent 2,5 milliards en cinq ans pour 60.000 postes qui coûteraient autant. En fait d'après elle, il n'embaucherait pas d'enseignants ! La réponse d'Hollande,

    «oui, je mettrai 2,5 milliards pour financer ces 60 000 postes sur le budget de l'éducation à la fin du quinquennat. Oui, le redoublement, c'est bien 2,5 milliards à la fin du quinquennat. Je ne dis pas qu'il faut supprimer tous les redoublements, il y a des fois où c'est nécessaire, mais on voit bien qu'il y a une marge. Je préfère qu'il y ait plus d'enseignants pour suivre des élèves qui seront amenés à ne pas redoubler plutôt que d'avoir des redoublements avec des effectifs constants». Pauvres redoublants. Il augmentera bien le budget de l'éducation nationale.

    Alors l'argument complètement utopique est donné par Stéphane Le Foll de son équipe de campagne, qui dit, «en augmentant le nombre d'enseignants de 12 000 par an, 60 000 en 5 ans, on améliore ainsi la formation des élèves, ce qui, à terme, pourrait aider à réduire le nombre de redoublements, qui coûtent de l'argent. On pourrait donc s'y retrouver financièrement, c'est le principe de l'investissement», encore des politiques qui n'ont rien comprit. L'enseignement de redoublement n'est pas le même que celui qui est fait pour tous les élèves.

     

  • Martine a montré sa solidité et Hollande sa modestie,

    lors du dernier débat de la primaire citoyenne.

    Support Wikipedia Près de 6,6 millions de spectateurs ont regardés le débat sur France 2. Un succès qui ne se dément pas. La politique lorsqu'elle est menée de la sorte intéresse les Français, et c'est une bonne chose. Combien y aura-t-il de votants dimanche 16 octobre ? Beaucoup s'abstiendront leur leader n'étant plus en course l'intérêt est moindre. Seulement il faut voter, sinon encore plus, pour ne pas donner à l'UMP de prise sur la validité du vainqueur. Déjà on entend que celui qui sera choisi ne le sera que par la moitié des socialistes, c'est donc qu'il n'est pas capable de rassembler. C'est nier que les socialistes ont un réservoir politique d'expérience et que chez eux il n'y en a pas qu'un seul comme à l'UMP, et encore quand on voit ce qu'il a fait de la France. Débat courtois, feutré, entre deux styles, deux leaders qui se détesteraient depuis plusieurs décennies ? Mais, il faut préserver l'unité pour plus tard s'ils veulent gagner. Très technique avec une politique plus structurée, plus affirmée chez Martine positionnant parfois Hollande en challenger. Le vainqueur est difficile à définir, tout dépend de sa sensibilité les différences portent sur quelques points dont Martine apparaît avoir été meilleure, mais globalement ils ont le même programme, les mêmes idées. D’où mon titre, Martine à montré sa solidité et François sa modestie.

    C'était la fin d'un long processus qui ne permet plus aux Français de dire qu'ils ne connaissaient pas les orientations politiques de ces deux socialistes. De même l'UMP qui possède ainsi des arguments pour contrer leur programme qualifie faussement François Hollande du candidat du «rien», qui peut le croire ? Et puis les propos de Sarkozy sur la démondialisation qui font bien rire lors de son déplacement dans la Creuse ou Martine Aubry provocatrice l'avait rejoint. Dans un large mouvement d'épaule qui le caractérise comme un tic, il déclare à cet auditoire rangé à sa cause, «refuser le monde est un mensonge, on peut se mettre assis dans notre fauteuil en refusant le monde, ça va beaucoup impressionner les Chinois, les Indiens, les Brésiliens, qui vont immédiatement arrêter de travailler» des propos d'une nullité consternante qui sont, tant ils sont mauvais à l'image de sa politique. En outre Martine et Hollande ne refusent pas le monde, il se trompe d'adversaire.

    Le débat a été orienté sur un dialogue direct entre eux, puis ensuite il fut réparti en quatre parties, économie, questions sociales, l'Europe et le monde, et des questions de méthodes, de tempérament et de style de président qu'ils souhaiteraient prendre s'ils sont désignés candidat.

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    Au départ quelques éléments sur l'actualité, sur l'économie, et sont évoquées des considérations humaines sur les relations difficiles entre eux, et Martine est la première interrogée.

    Martine, nous avons toujours eu avec François des relations amicales et franches depuis longtemps on le verra ce soir.

    François, je connais Martine depuis longtemps, nous nous sommes apprécié à des moments difficiles et nous avons toujours eu du respect, et je l'aurais ce soir, par ce que l'un ou l'autre sera président face à Nicolas Sarkozy, et moi je veux que le candidat gagne en 2012.

    Pujadas, est-ce vous pourriez travailler ensemble l'un étant le premier ministre de l'autre ?

    Martine, moi je suis candidate à la présidence de la république, je pense qu'il faut avoir de l'expérience pour ça, je pense qu'il vaut mieux avoir un premier ministre plus jeune que soi pour préparer la suite.

    François, je suis candidat pour être président, le choix d'un premier ministre se fait dans la campagne, ce n'est pas un arrangement, ce n'est pas le fruit d'une primaire.

    Pujadas, vous vous engagez à faire campagne l'un pour l'autre ?

    Martine, c'est évident j'ai n'ai pas travaillé pendant trois ans comme je l'ai fait au parti socialiste pour préparer le projet qui nous a réuni pour l'unification du parti pour faire dès lundi le contraire maintenant.

    François, c'est une évidence et une exigence ces primaires ont été organisées pour que le rassemblement puisse se faire, c'est une exigence puisqu'il ne peut y avoir de victoire sans unité.

    Pujadas, le soutien de Ségolène ?

    Martine, il faut respecter la décision de chacun moi je respecte la décision de Ségolène, je suis passé la voir cette semaine, je lui est exprimé mon amitié. La politique c'est parfois dur, les résultats de la semaine dernière ont été durs, Ségolène rebondit immédiatement, si je suis présidente de la république, Ségolène a montré sa détermination et ses qualités, elle aura sa place dans la république.

    François, moi, je veux ressembler par ce que le prochain président doit rassembler, il aura cette mission rassembler sur une cohérence, j'ai déjà reçu des soutiens. Ségolène Royal, c'est vrai a traversé des moments difficiles, on le serait à moins. C'est la candidate socialiste en 2007 avec le panache qui a été le sien, a décidé de m'apporter son soutien, sans négociation. J'ai écouté les messages, les propositions qu'elle a pu faire, je sais aussi ce qu'elle apporte à la vie politique. Je prends en compte ses responsabilités, elle en aura. Moi, je rassemble et je fais en sorte de rester dans ma cohérence , de ne pas me laisser détourner de ma pensée en prenant en compte ce qu'ont dit les électeurs.

    Pujadas, est-ce qu'il y a ce soir une gauche dure et une gauche molle ?

    Martine, j'ai dit et je le redis que face à une droite dure il faut une gauche dure effectivement. J'ai été le n° 2 du gouvernement, je sais ce que c'est d'affronter les corporatismes, les privilégiés, mettre les banques au pas, mener la transition écologique, la sortie du nucléaire et notamment les retraites, cela veut dire aussi bien évidemment une plus grande démocratie, c'est à une gauche forte.

    François, moi je ne sais pas ce que c'est une gauche dure, on sort depuis cinq ans dune présidence brutale, serions-nous dans ne candidature sectaire, je pense que le pays a besoin d'être réconcilié, apaisé. Je ne suis pas non plus une gauche molle, il faut une gauche solide par ce qu'il y a effectivement un choc, c'est la crise. Il faut aussi être capable de le relever, la combattre, de la surmonter pas facile, affronter les conditions écologiques, énergétiques. Il faut du courage, il faudra aussi remettre de l'ordre dans les comptes publics, la réforme de la fiscalité, et puis il va falloir une grande cause, c'est l'école, l'éducation, et en même temps, je ne suis dans une gauche ni molle ni dure, si elle n'est pas crédible, et en même temps il faut être sincère par ce que si l'on n'est pas sincère, elle n'est pas crédible. Je ne veux avoir le bilan de Monsieur Sarkozy au bout de cinq ans.

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    D'autres points ont été évoqués sur la règle d'or ou des divergences sont apparues. Martine Aubry soutenant que François Hollande voulait l'inscrire dans le programme du PS. Il s'est défendu de tout amalgame avec la loi de finance. «Tu as quand même dit au départ qu'il fallait prendre cette règle d'or lâche» Martine. «Non jamais, jamais tu ne trouveras aucun écrit de ma part sur la règle d'or», réplique Hollande. «Je les aient» lance Martine désignant les dossiers. Hollande lui suggère alors de les lui donner.

    Autre point de désaccord, sur le cumul des mandats. «Moi je l'ai dit clairement, tu le sais, François, tu n'étais pas d'accord, ça n'était pas facile, j'ai perdu des soutiens», dit-elle. «Moi j'ai un principe incontestable, parce que je l'ai toujours pratiqué, je respecte les décisions de mon parti», répond-il.

    Et puis il y a les licenciements boursier si chers à Ségolène, j'en ai déjà donné l'essentiel à l'article primaire PS le second débat sur i-télé. D'après l'article du Monde.fr un licenciement boursier n'est en droit pas possible, ce qui rejoint mon analyse. Dans l'esprit du PS, un licenciement boursier s’apparenterait en fait à un licenciement économique. Or la règle de ce dernier est claire  l'entreprise doit justifier de motifs sérieux pour licencier une personne qui fait correctement son travail. Elle ne peut le faire que si elle est confrontée à des difficultés économiques réelles. Les licenciements boursiers semblent donc exclus. Mais la jurisprudence a évoluée. La Cour de cassation a reconnu en 1995 la légitimité d'une entreprise à procéder à des licenciements pour sauvegarder sa compétitivité et celle de son secteur d'activité si ce dernier connaît des difficultés. Ce qui a ouvert la voie à plus de «souplesse» dans l'application des licenciements économiques. Cependant, une entreprise n'est toujours pas fondée juridiquement à licencier pour le seul motif d'améliorer ses profits.

    Le contrôle des banques. Tous deux prévoient s'ils accèdent au pouvoir une réforme des banques qui permettrait de séparer les établissements de dépôt de ceux d'investissement.

    Martine Aubry sur les banques.



    François Hollande sur les banques et la crise, débat entre les deux tours.



    Sur l'éducation Martine Aubry attaque Hollande sur le coût du recrutement.



    François Hollande débat entre les deux tours



    Les conclusions de chaque candidat. Pour Martine il y a de la place pour le progrès, et pour Hollande être le président de la victoire.






    L'incertitude Montebourg, cause un trouble, le dernier sondage d'Opinon Way le Figaro.fr donne 53 % à François et 47 % à Martine. Montebourg  avait déclaré que, pour qu'il donne une consigne de vote, il devait attendre les réponses à sa lettre envoyée aux deux impétrants, voir la primaire citoyenne un grand succès mais aussi... Un autre son de cloche se fait entendre dans son entourage pour qu'il se prononce rapidement. Il fait donc durer le suspense. Or Martine Aubry a répondu mercredi 12, seul François Hollande n'a pas encore fait publier sa réponse. Martine n'aurait plus que 6 points de retard sur Hollande. Si Montebourg donne pour consigne le vote Aubry le score pourrait se resserrer et devenir incertain pour l'un ou l'autre.

    Le prochain article sera les enseignants ce corps d’État qui ne sait pas ce qu'il veut..

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