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  • Les indignés de Wall Street,

    à l’instar des indignés d'Israël.

    voir aussi les tentes de la contestation.

    Support WikipediaNous sommes 99 % contre les 1 % qui possèdent 50 %, ce sont les indignés de Wall Street qui le clame, des Américains pacifistes, protestataires, mais déterminés. Peu de publicité, il faut chercher pour avoir des infos, le silence médiatique est l'arme absolue, pacifiste aussi, pour étouffer cette révolte qui ressemble étrangement aux tentes de la contestation des Juifs sur le boulevard Rothschild de Tel-Aviv. Ce sont les pauvres Arabes, Juifs, Chrétiens, ou laïcs inclassables, pas exactement les mêmes que ceux d'Israël qui ont une situation de nantis et qui manifestent contre la vie chère.

    2Source Occupy Everything from socially_awkwrd on Vimeo, tiré de Fil-info-France .

    Au cours des 30 dernières années les 1 % de notre planète ont créé un système économique global, le néolibéralisme qui attaque les droits de l'homme et détruit notre environnement, il est mondial. Pour eux, c'est la raison qui fait qu'il n'y a plus de travail. D'un coté les nantis d'Israël ne peuvent plus vivre correctement la vie est trop chère et de l'autre ceux de Wall Street ne peuvent plus vivre par ce qu'ils n'ont plus de boulot. Mais le fond est pareil, le libéralisme sauvage, en Israël c'est une droite dure sectaire hégémonique aux États-Unis c'est des Riches conservateurs du lobby Israélien c'est à dire blanc bonnet et bonnet blanc. Pour ceux de Wall Street on leur a volé leur futur, c'est à dire les soins de santé, leur éducation, leur nourriture, presque la vie. C'est une grande pieuvre au visage humain tenant dans ses tentacules, le monde. C'est un système qui ravage les pays de Sud et qui a créé la crise mondiale. En Espagne en Grèce et même aux États-Unis. En France c'est notre sidérurgie un groupe mondial de production d'acier qui va fermer son dernier haut fourneau de Lorraine, le leader du marché mondial pour l'automobile, et la construction. C'est aussi la fermeture de la raffinerie de Berre-l'Etang LyondellBasell une multinationale Américaine qui siège au Texas spécialisée dans la pétrochimie. C'est la banque Dexia qui gère les emprunts de nos collectivités locales en répondant à leur besoin. C'est un système construit sur un choc déstabilisant qui permet aux 1 % de s'enrichir au détriment des autres. C'est ce que pensent ces indignés de Wall Street, The Great American Bubble Machine.

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    Ces indignés manifestent depuis trois semaines, ils sont porteurs du mouvement Occupy Wall Street au cœur de Manhattan malgré le spectre de attentats terroristes du 11 septembre.

    Aux États-Unis même combat qu'en France contre l'injustice. Ces indignés qui s’étalent partout dans Manhattan ont été fortement réprimés par les forces de l'ordre. 80 ont été arrêtés par ces forces le 24 septembre à Union Square à Manhattan. Ils sont accusés de troubles à l'ordre public.

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    La police a notamment invoqué ces troubles pour justifier les dizaines d'arrestations de manifestants du mouvement "Occupy Wall Street", le samedi 24 septembre à New York.AP/Tina Fineberg. Document Le Monde.fr

    Les indignés n'ignorent pas à qui les profits s’accumulent tandis que l'on jette des gens dans la rue quant on sait que l’État fédéral a été mis à forte contribution.

    «On October 15th the world will rise up as one and say, "We have had enough! We are a new beginning, a global fight on on all fronts that will usher in an era of shared prosperity, respect, mutual aid, and dignity ». Le 15 octobre le monde doit se lever comme un  seul et dire, «nous en avons assez». Nous sommes dans un nouveau départ, un global combat sur tous les fronts qui veut introduire une ère partagée de prospérité, de respect mutuel et de dignité.

    Ils ont manifestés ce 15 octobre de la City de Londres à la Puerta Del Sol, des milliers de personnes ont demandé la démocratie réelle dans plus de 700 villes alors que ce tenait à Paris le G20. Leurs revendications sont les mêmes, une société éthique et plus de démocratie. C'est un mouvement porteur d'une jeunesse qui n'accepte plus, bien que diplômée, de manquer de boulot. Voir la planète des indignés manifeste dans plus de 700 villes.

    2Document Slate.fr, la carte des rassemblements du 15/10/11.

    En une semaine les évènements annonçant les occupations se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Cinq mois après les manifestations de Madrid, les manifestations dénonçant le capitalisme mondial sont désormais planétaires. «Les puissances dirigeantes travaillent pour le bénéfice de quelques-uns, ignorant la volonté du plus grand nombre et le coût humain et environnemental que nous aurons à payer», écrivent sur leur site les «organisateurs» «Il faut en finir avec cette situation intolérable. En parlant d’une seule voix, nous dirons aux politiques et aux élites financières, qu’ils servent, qu’est venu le temps, pour nous le peuple, de décider de notre avenir».

    The Global Revolution préconisée par ces pacifistes est supportée par des journalistes indépendants qui apportent, sur le monde, la couverture médiatique, des protestations non violentes autour du monde. Le «team» comprend les membres le réseau Mobile Broadcast d'informations, mais aussi Glass Bead Collective basé à New-York City qui apporte diverses formes d'informations artistiques et professionnelles sous forme de films et vidéos, de même que the Twin City Indimedia ou le Twin Cities Independent Media Center, TCIMC, est le Saint-Paul Minnesota. Les histoires publiées sur ce site sont entièrement publiés par les utilisateurs, à but non lucratif. http://www.livestream.com/globalrevolution.

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    Les policiers en renfort à «New-York Police Departement» NYPD, et méditations des membres Occupy Wall Street. Document Fil-info-France.

    Le développement d'internet fait que maintenant rien ne peut plus être mis sous silence, c'est la connaissance du peuple. Ces moyens de communication sociaux parallèles agissent pour informer. Sans cette toile mondiale les indignés de Tunisie, ceux de la place Tharir en Égypte, ceux de Madrid, de Grèce, de Sana'a au Yémen, de Tel-Aviv et maintenant de Wall Street n'auraient jamais été connus, et le monde ne changerait pas. Aujourd'hui, partout dans le monde non démocratique, les gouvernements pris de panique répriment, massacrent, tuent. La Syrie en est un exemple. Israël hégémonique à bouffé le peu de territoire qui restait aux Palestiniens. Le soldat Israélien, Gilad Shalit, vaut + de mille Palestiniens !

    C'est pourquoi les journalistes, vous comme moi doivent informer pour combattre le silence des grands médias. Tout le monde à le droit de vivre et sans nous qui sommes des nantis par rapport à beaucoup d'autres, il nous faut aider pour que ce monde change.

    Cet article a été conçu en partie à partir de celui de Fil-info-France.

    Le prochain article sera Kadhafi, la mort d'un tyran qui s'en est allé vers son destin,

           

  • Le succès de la primaire socialiste,

    devenue la primaire citoyenne, analyse.

    Support WikipediaQu'est-ce qui a fait ce succès alors que les socialistes ne l'envisageaient même pas ! Plusieurs choses, la première c'est de l'avoir organisée avec tous les dangers qu'elle représentait. Le parti socialiste pouvait se retrouver au fond du trou avec une participation ridicule, il aurait été la proie facile de la droite, ce qui aurait fait la joie de l'UMP, il n'en fut rien. Elle a assisté impuissante au show médiatique des socialistes critiquant autant que faire se peut ce que tous reconnaissaient comme une avancée démocratique donnant ainsi un certificat politique de valeur aux socialistes. Une participation ridicule c'était leur mort politique avec les divisions qui seraient apparues entre les courants. La seconde, c'est de l'avoir bien conduite pas de heurts entre les «primairistes», des débats courtois, mais francs parfois rudes, avec eux c'est comme ça, incorrigibles, mais finalement restant unis, mais pas toujours. La troisième c'est l'innovation qu'elle introduit dans ce conservatisme de droite de notre pays qui ne pourra plus admettre qu'un parti, désigne par ses instances dirigeantes son représentant, même s'il s'impose, sans faire une consultation de ses électeurs. La quatrième est que les Français en ont assez de Sarkozy et de cette droite qui gouverne depuis François Mitterrand c'est à dire depuis 1995 avec une parenthèse de cinq années Jospiniennes sous le sceau Chiraquien. La cinquième c'est de participer au choix du socialiste qui sera opposé à Sarkozy ou à Marine Le Pen, je n'en vois pas d'autres même s'ils s'en présentent. Il aura déjà obtenu près de 6,6 % de voix des Français sur 42 millions de votants pour 5,5 millions de bulletins, c'est une bonne avance pour la suite. Mais quel pari !

    C'est le pari du peuple de gauche, pas forcement encarté, celui que l'on ne voit pas, sympathisants de l'extrême gauche au centre gauche et même plus, Français de droite, qui veulent en finir avec Sarkozy qui se sont déplacés. Le parti socialiste a su motiver, le seul qui peut porter un espoir, le centre n'étant qu'une nébuleuse. Organisation difficile, à monter de  toutes pièces, pas bien acceptée de tous, des montages improvisés de lieu de votes, parfois éloignés avec la nécessaire obligation d'éviter toute fraude qui discréditerait les socialistes. En d'autres termes une mobilisation sans précédent, et pas qu'en métropole ! C'est la société qui se prend en mains, qui se politise, qui ne veut plus du conservatisme d'antan. Cette primaire constitue l'arme qui peut battre Nicolas Sarkozy, l'emprise de la finance et des médias qui le soutiennent. On imagine mal de voir la déception de tous ces Français de voir qu'un autre président que François Hollande soit élu le soir de l'élection du président de la république !

    En plus du résultat démocratique, les dons de 1 € voire plus auraient rapportés au premier tour entre 3,5 et 4 millions d'euros. Au second tour, bien que rien ne soit demandé pour ceux qui avaient participé au premier, les votants, conscients du coût de cette consultation, auraient donnés en moyenne à hauteur de 40 à 50 centimes d'euro, ce qui apporterait en plus du premier tour, entre 1,1 et 1,4 million d'euros. La somme totale serait comprise entre 4,6 et 5,4 millions d'euros. Elle permet de couvrir largement la dépense qui se situe entre 3,5 et 4 millions d'euros. L'excédent serait réinvesti dans la campagne de François Hollande.

    A chaque débat télévisuel il y eut plus de 6 millions de téléspectateurs, c'est un franc succès d'autant que deux débats n'ont pas été sur la chaine nationale France 2. Un enjouement dû aussi à leur qualité sur des sujets qui intéressent les Français. Ils ont été séduits par cette nouveauté par comparaison avec ce qui se passe dans les autres formations. Les trois débats ont couvert quelque chose comme 7 heures d'antenne. Les Français ont pu découvrir ainsi Arnaud Montebourg avec sa prestance et sa qualité d'expression, il a fait mouche arrivant devant Ségolène Royal par ses positions quelques peu démagogiques séduisant les sympathisants du front de gauche. Mais aussi Manuel Valls par sa fougue tendant à la faire partager par tous, mais franchement trop à droite, il n'avait aucune chance, mais des partisans. Puis ce fut le verdict sans pitié des urnes pour Ségolène Royal, ses pleurs sur sa quatrième place passant derrière Arnaud Montebourg le faiseur de rois selon la presse.

    La presse comme à son habitude en fait toujours trop dans le ridicule c'est d'ailleurs ce qui ne la rend plus crédible. Il ne faut exagérer 17,19 % ne sont pas les 39,17 % de François Hollande, ces propos démagogiques n'ont finalement eu qu'un écho modeste, tout juste bon à éliminer Ségolène Royal, la mal aimée, mais oh ! Combien dynamique et porteuse d'idées qui ne récolte que 6,95 % des bulletins. Manuel Valls arrivant juste derrière avec 5,83 %. Martine Aubry première secrétaire ne fit donc pas l'unanimité chez les votants puisque avec 30,42%, elle arriva seconde. On entrevit déjà sa défaite pour le second tour. Ce constat a fait que les quatre remerciés se sont prononcés pour François Hollande lui apportant ainsi une potentialité qui lui permit le score de 56,57 % contre celui de Martine de 43,43 %. La surprise de ce ralliement fut celui d'Arnaud Montebourg que l'on ne voyait pas se prononcer pour Hollande mais plutôt pour Martine plus à gauche, bien que ne donnant aucune consigne de vote pour ses partisans.

    Ce que l'on retiendra aussi c'est, malgré sa défaite, la maîtrise de Martine Aubry qui accueillit François Hollande rue de Solférino en vainqueur retrouvant du même coup sa place de première secrétaire et les obligations de sa charge. Elle a montré ainsi la volonté de continuité de son parti à soutenir François Hollande pour aborder l'autre épreuve beaucoup difficile contre Sarkozy certes impopulaire, mais très fort en répartie, dangereux, avec la potentialité de l'exercice présidentiel, mêlant à la fois une certaine vulgarité avec de l'incorrection envers ceux qui s'opposent à lui. Son parti l'UMP a déjà sorti la hache de guerre.

    Certes, au cours des débats les positions contradictoires, les petites phrases montrant les différences de politiques entre les débatteurs ont été relevées par l'UMP. C'est bien normal ces primaires ont été faites pour cela, si c'était pour montrer que tous avaient le même projet politique, elles n'avaient aucune raison d'être. Mais, il faut noter que l'écart entre François Hollande et Martine Aubry de 13 points règle toutes contestations sur de possibles divisions entre les socialistes, ils sont rassembleurs. Elles constituent, pour la droite, malgré cela, un réservoir de critiques contre eux et leur programme jugé démagogique selon elle. C'est toujours le même argument contre la gauche qui serait plus dépensière, alors qu'elle ne fait que taxer à tout va les Français préservant les classes aisées de l'imposition afin de réduire le déficit qu'elle a causé. On voit bien les gesticulations de Sarkozy contre Angela Merkel pour restructurer les banques afin d'éviter à la France une baisse de sa cote par les agences de notation.

    Ce qui est extraordinaire c'est que cette primaire au lieu de conduire à un débat serein entre droite et gauche, elle se résume la part de la droite à un comportement sectaire sans envergure démolir pour démolir. Elle ne se rend même pas compte du ridicule de ses propos comme s'il n'y avait qu'elle qui sait faire, passant sous silence la dette abyssale qu'elle a provoquée.

    Il est évident que taper ainsi sur François Hollande montre sa peur devant un adversaire oh ! Combien difficile ! Sarkozy reconnaissant que le succès des primaires était là. A nous de relever le défit. «J'ai échappé à la méchante, j'aurais donc le vicieux», le Canard enchaîné. Et de lancer, «il n'y a rien à faire de ce coté là, en revanche il faut l'empêcher de taper au centre et à l'extrême droite, ça ne sert à rien de jouer les divisions de la gauche». Et le premier ministre trouvant laborieuse la riposte de son camp à la primaire socialiste a déclaré, «nous n'aurions pas dû y aller dimanche soir sur les plateaux télé. C'était l'affaire des socialistes....». Il est vrai que Jean-François Copé s'est montré d'un ridicule, voulant comme à son habitude, se montrer à tout prix.

    Mais le plus caractéristique est sans nul doute la mobilisation des médias pendant plusieurs semaines faisant enrager Sarkozy et son camp. Le sondage CSA pour BFM-TV, RMC et 20 minutes publié le mercredi 19 octobre donne sur 859 personnes consultée par téléphone le 17 octobre, donc juste après le second tour 62 % pour Hollande et 38 % pour Sarkozy si l'élection présidentielle avait lieu le dimanche 23 octobre. Un écart conséquent que la majorité aura bien des difficultés à combler sur les 6 mois qui restent avant les élections présidentielles, d'autant que la note de la France des agences de notation risque de baisser. Pour Lionel Jospin c'est lui qui a «le plus de talent politique», «il peut, peut être, mieux rassembler», «ses chances de gagner sont un peu plus grandes». «Celui qui a connu l'ensemble de la sphère d'actions d'un gouvernement, celui de la «gauche plurielle» entre 1997 et 2002, c'est François Hollande». Voilà qui balaye son inexpérience professionnelle avancée par la droite et par Martine Aubry.

    L'apothéose de cette primaire fut l'investiture de François Hollande le 22 juin à la Halle Freyssinet à Paris 13ème.

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    Tous les anciens candidats à la primaire socialiste se sont réunis pour célébrer le sacre de François Hollande. (Reuters)

    A 17h45 François Hollande a axé son discours d'investiture autour de trois pactes, démocratique, éducatif, productif. «Je vous propose que la France redevienne un exemple pour les Nations. Je vous propose que la République redevienne un espoir pour les citoyens», a-t-il lancé face à une salle conquise. Et de se projeter vers la victoire. «Je vous donne rendez-vous le 6 mai pour la victoire. Je vous donne rendez-vous avec la République, qui vous espère. Je vous donne rendez-vous avec la France, que je veux servir avec vous», le JJD du 22 octobre 2011. Que l'on aurait aimé en 2007 que Ségolène Royal soit ainsi investie au lieu de subir l'affront qui lui a été fait.

    Le prochain article sera les indignés de Wall Street,

  • Ségolène Royal prenez du bon temps,

    laissez, courir un temps !

    Support Wikipedia Ne cherchez plus à vous imposer, vous avez assez donné. Vous savez comme moi, bien que vous ne me connaissez pas, que la politique est sans reconnaissance, elle est le reflet des citoyens qui sans raison parfois, seulement par ce qu'ils sont aigris sont amenés à des comportements irréfléchis. Leur verdict abat souvent ceux qui, comme vous, veulent apporter une condition de vie meilleure. Pensez à François Mitterrand, qui avant de devenir président échoua deux fois, à Martine Aubry qui, elle aussi, après la défaite de Lionel Jospin et des socialistes en 2002, fut battue dans la cinquième circonscription du Nord réputée imprenable par le candidat UMP Sébastien Huyghe, et elle fondit en larmes. Et dimanche 16 elle eut à subir aussi le verdict implacable des urnes qui n'a aucune considération humaine. De même Alain Juppé mis à l'écart de la vie politique par sa condamnation dans les emplois fictifs de la ville de Paris eut sa traversée du désert, alors que Jacques Chirac le principal responsable a été blanchi. Honteux n'est-ce pas ! C'est souvent comme cela il faut des décennies pour s'imposer, vous avez eu votre gloire acceptez que d'autres aient la leur. Vous n'êtes pas d'un seul coup devenue inutile seulement vous ne pouvez plus être la représentante du peuple de gauche.

    Ce n'est pas votre programme qu'ils ont rejeté, c'est vous, bien qu'il fasse relativiser. Vous savez bien que l'appareil socialiste à tout fait pour vous discréditer, vous éliminer que ce soit au Congrès de Reims en 2008 bien que la mention qui vous soutenait était arrivée la première et ensuite après consultation des socialistes vous avez perdu par rapport à Martine Aubry pour une poignée de voix dans un scrutin litigieux. Auparavant les ténors de votre parti ont «préférés» perdre l'élection présidentielle de 2007 plutôt que de vous soutenir. Rappelez-vous les propos de Michel Rocard qui vous à prié de vous désister pour lui, qui, selon lui, auraient permit à la gauche de gagner les élections. Vous avez été qualifiée de cruche, de nulle et je ne sais combien de qualificatifs désobligeants ont été prononcés contre vous. Des propos qui n'ont pas été relevés par vous ni par votre parti, et encore moins par votre compagnon d'alors le secrétaire général du PS, bien qu'il semble vous avoir soutenu. Et puis il y eu la lettre d’Éric Besson, ici, qui vous a fait beaucoup de mal sur le financement de votre programme présidentiel, et ceux qui ont chiffré ce programme ne se sont pas montrés à la hauteur pour le soutenir. Razzy Hammadi président du mouvement des jeunes socialistes n'a-t-il pas déclaré que «collectivement, nous n'avions pas été à la hauteur !»

    De ces faits vous êtes mal perçue par une majorité des Français. Attaquée comme vous l'avez été aurait mérité que vous montriez votre caractère, mais vous avez montré un sourire de circonstance qui sonnait faux, cette attitude à été mal ressentie. Il y a quelque chose dans votre présentation qui ne passe pas, et je ne sais quoi ? Quand je parle de vous on me répond, surtout pas elle ! Je n'arrive pas à définir ce «surtout pas elle !» Vous êtes pourtant agréable, élégante sans trop le faire sentir à la Rachida Dati, peut être est-ce votre voix ?

    Malgré cela vous avez tenu envers et contre tous, vous n'avez pas démérité. Vous ne pouviez gagner, vous aviez à la fois Sarkozy contre vous mais aussi des socialistes importants qui vous ont critiqués.

    Ensuite, aux élections régionales, vous avez manœuvré seule contre votre propre parti. Vous avez brillamment gagné en élargissant au centre et aussi à gauche mais cela laisse des traces parmi les socialistes que vous avez évincés. D'ailleurs, combien sont ceux qui, dans cette situation, attaqués et insultés comme vous l'avez été se seraient lancés une nouvelle fois dans cette bataille présidentielle avec une première sélection pour cette primaire, par des socialistes, je n'en connais pas. Une erreur de stratégie probablement vous en vouliez trop. Cette ténacité qui vous honore à fait votre perte. Il vous faut comprendre que ce nouvel engagement était l'occasion pour ceux qui ne vous aiment pas de vous éliminer, et il y en a de nombreux au parti ne serait-ce que ceux qui vous ont quittés pour d'autres plus à même selon eux de gagner. Vous leur avez offert votre tête ils en ont profité. Avec votre équipe bien faible en soutiens vous  ne pouviez gagner quand je vois dans ma commune le nombre d'affiches à l'effigie de Martine, mais aucune de vous et des autres «primairistes». Avec quel argent ces affiches ?

    Ce sont principalement des socialistes qui sont allés voter et de ce fait ceux que vous avez malmenés vous ont rendu la monnaie de votre pièce dans votre région vous plaçant en quatrième position derrière Arnaud Montebourg. C'est grave pour votre leadership en Poitou-Charentes.

    Dès lors que vous vouliez tenter cette nouvelle aventure, vous n'avez pas pensé qu'il vous fallait un autre programme plus ambitieux pour la France que ce que vous présentiez depuis des années sans pour autant renier vos engagements. Vous aviez l'handicap d'un échec provoqué en 2007, il vous fallait montrer que vous pouviez le surmonter par une idée forte qui aurait été le fer de lance de cette nouvelle aventure.

    Les mauvais sondages vous ont affaiblis et vous les avez rejetés au lieu de les prendre en compte. Vous disiez que c'est du pifomètre ne connaissant pas qui se déplacera pour voter, ce qui est vrai. Mais les derniers montraient nettement la poussée d'Arnaud Montebourg seulement ils ne le positionnaient pas à votre place. Les sondeurs savaient très bien que le corps des votants était inconnu, mais ils constataient que parmi les socialistes vous étiez mal placée, vous ne pouviez l'être autrement. Vous avez certainement manqué de conseils, ou vous n'avez pas écouté. En outre, vos supporters idolâtres vous ont fait plus de mal que de bien en vous portant aux nues. Vous avez cru en eux, que votre action serait comprise, et que votre programme en dix points serait pris en compte. Il n'en à rien été, il est passé inaperçu, inaudible. Il eu fallu être plus positive lors des débats en le montrant franchement, avec insistance, on aurait dit que vous aviez peur de le faire. Je ne vous accable pas, mais il faut analyser votre échec. Vous disiez, «vous allez voir je suis détendue, je suis en tête», cette confiance aveugle vous a perdue. François Hollande plus habile s'est mit au dessus des autres en prenant une position plus large, moins précise dans le détail, c'est ce que doit faire un président de la république laissant à ses ministres le soin de compléter sa politique, de ce fait, il s'est montré plus intelligent.

    L'article de l'Express est enrichissant, il le décrit,

    « comme le maître de l'esquive c'est au ton de son «oui» qu'on peut entendre un «non», jamais prononcé clairement. «Un formidable professionnel de l'embobinage, un spécialiste de l'entourloupe, s'amuse un ancien membre de la direction du PS. Pas de cri, pas de colère, pas de drame, jamais de problèmes, que des solutions !» S'il compte tant d'ennemis dans le parti, c'est d'ailleurs à cause de ce qu'il n'a pas fait, bien plus qu'à cause de ce qu'il a fait, les coups de téléphone qu'il n'a pas passés, le coup de pouce qu'il n'a pas donné, les engagements qu'il n'a pas honorés, les mots qu'il n'a pas prononcés. Hollande ? Un «roublard madré», écrit sur son blog, en septembre dernier, l'ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon, qui l'a beaucoup pratiqué. Madré : inventif et retors sous des dehors bonhommes. Le grand prix de camaraderie, et le premier à vous laisser tomber !» Vous le connaissez mieux que quiconque, vous saviez donc que vous ne pouviez lutter.  

    Alors on entend du coté des caciques socialistes tels Marc Ayrault dire, à la suite de votre flagrante défaite, que vous payez celle de 2007, ce qui n'est pas seulement mon avis. Il est partisan il ne vous apprécie pas. Il sait bien ce que l'on vous a fait, et sa position n'est pas honnête. Votre perte en 2007 à été provoquée pour ne pas vous avoir soutenue, ce n'est pas la même chose, vous n'êtes pas responsable ayant fait face avec le maximum de vos moyens.

    Montebourg jeune loup, qui porte le Front de gauche, avec ses propos démagogiques a pris votre électorat, celui pour lequel vous vous battez depuis toujours. Démondialisation, protection douanière mise sous tutelle des banques, ont fait mouche, alors que les vôtres tout aussi pertinents, mais plus réalistes, se sont volatilisés. Vous êtes restée dans le traditionnel du socialisme d'antan comme Martine et Hollande seulement eux avaient énormément de soutiens socialistes ce qui change tout. Et puis, ils étaient neufs pour cette démarche présidentielle.

    Il faut vous rajeunir Ségolène, laisser passer cette mauvaise passe, prenez du bon temps, renouvelez-vous, portez de nouvelles idées, vous le méritez. Vous avez pour le débat final entre Martine et Hollande, deux socialistes qui vous ont fait mal, c'est la politique qui est ainsi, il faut l'accepter. Vous avez choisi Hollande, je le comprends c'est le père de vos enfants, mais cet aussi comme vous l'avez annoncé un plus pour lui donner une forte dynamique. J'aurais aimé que vous preniez une attitude de neutralité, mais toujours ambitieuse vous ne l'avez pas fait.

    Une décision d'intelligence politique et de rassemblement.



    On vous proposera un maroquin dans l'économie verte votre cheval de toujours, refusez-le pour le moment prétextant de vous ressourcer. Laissez faire ceux qui ont été à l'origine de la victoire de François Hollande, et tenez vous prête pour plus tard lorsque les choses iront mal, ils auront besoin de vous. Cela pourra vous donner le tremplin pour une troisième candidature, pensez à Mitterrand. J'ai bien entendu lors de votre interview sur France 2 que vous allez vous engager encore plus dans ce combat, c'est à votre honneur, mais je ne l'aurais pas fait.

    François Hollande à été choisi avec le sore que vous connaissez, et vous vous êtes jointe à lui pour poursuivre le combat et l'aider. C'est tout à votre honneur et pour cela on vous propose d'être intégrée à la direction de votre parti ce qui aurait dû être le cas depuis longtemps. Et puis une chose, mettez un peu d'eau dans votre vin cela ne peut que vous apporter des satisfactions, être par trop rigide ne profite jamais.

    Bonne chance Ségolène.

    Le prochain article sera le succès de la primaire socialiste,

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