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  • François Mitterrand,

    La force tranquille

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    Image tirée de Politique.net

    il y eut 30 ans d'espoir dans cette image.

     

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    Le 10 mai 1981 sur nos écrans TV à 20 heures

    Support Wikipedia Un homme d'exception qui durant plus de 60 années marqua notre vie politique ayant débuté sous la troisième république militant un an aux volontaires nationaux mouvement de jeunesse de la droite nationaliste des Croix de feu du Colonel de la Rocque et en 1936 il y cultive des relations avec des membres de la cagoule. Il traversa presque les deux guerres mondiales. En 1939 terminant ses études d'avocat à Paris, il est envoyé sur la ligne Maginot avec le grade de sergent chef et le 14 juin 1940 blessé à l'omoplate droite, il est fait prisonnier le 18 juin. Après 18 mois, il s'évade et rentre en France. En janvier 1942, bien que recherché par les Allemands en tant qu'évadé, il travaille à la Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale en tant que contractuel du gouvernement de Pétain puis, à partir de juin, au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, où il est chargé des relations avec la presse, il y favorisera la délivrance de faux-papiers pour aider les évasions. En juin 1942, il participe à des réunions au château de Montmaur, où sont jetées les premières bases de son réseau de Résistance.

    11051021_mitterrandx1p3_ori.1304946433.jpgLa poignée de main avec le Maréchal Pétain, document Le Monde.fr .

    Le 14 octobre 1942 il est reçu par le Maréchal Pétain avec plusieurs responsables aux prisonniers rapatriés de l'Allier. Cinquante deux années se sont écoulées avant que cette photo soit publiée. C'est dans le cadre de l'Association des prisonniers de l'Allier dont Mitterrand fit partie qu'il fut reçu par Philippe Pétain. Photo que de Gaulle interdit l'utilisation à but électoral à son ministre de l'intérieur Roger Frey qui en avait reçu un exemplaire.

    En février 1943, il se rapproche de l'Organisation de résistance de l'armée et prend pour pseudonyme le nom de Morland. Il reçoit l'Ordre de la Francisque en mars-avril dans une liste de 2626 titulaires, dont Raymond Marcelin, Raoul Salan, Charles Vanel, Pierre Frenay, Antoine Pinay, Maurice Couve de Mourville et beaucoup d'autres. Selon Pierre de Bénouville François Mitterrand avait réussi à mettre sur pieds un véritable réseau de renseignements dans les camps. C'est à partir de l'automne 1943 que François Mitterrand passe dans la clandestinité traqué par la Gestapo, le Sicherheitsdienst et la Milice de Pierre Laval sous les ordres du secrétaire général de Joseph Darnand, voir Philippe Pétain Maréchal de France ses années noires de 1940 à 1944 suite 51 .

    Il démarre dans la vie le 26 juin 1916 à Jarnac ou il y fut enterré le 11 janvier 1996 lors d'une journée de deuil national. Pourquoi homme d'exception par ce que c'est le seul homme qui porta la gauche au pouvoir après 23 années de gouvernement de droite, et étant le seul encore aujourd'hui, c'est donc une exception. D'une famille bourgeoise catholique conservatrice très à droite qui ne pouvait que conduire à faire de ce fils d'ingénieur de la Compagnie des Chemin de Fer d'Orléans qu'un homme de droite qui sera finalement, au terme d'une obstination sans faille à la troisième tentative, le premier président de gauche de la cinquième république qu'il a combattue de toute son énergie.

    Comprendre cet homme de lettres dominé par une ambition sans faille traversant les ministères de la quatrième république, onze fois ministre à la fois haït et aimé combattu et respecté d'esprit vagabond, ayant fait guillotiner, voir les guillotinés de Mitterrand et torturer en pleine bataille d'Alger lorsqu'il était Garde des Sceaux sous le gouvernement de Guy Mollet de février 1956 à mai 1957, déclarant l'Algérie c'est la France voir François Mitterrand et ses heures noires pour faire abolir la peine de mort sous son premier gouvernement de Pierre Mauroy en 1981 contre une opinion majoritairement hostile.

    C'est le premier qui osa se présenter contre le général de Gaulle en 1958, alors que Pierre Mendes-France était le meilleur d'entre nous, et contre les Français qui ne lui donnaient pas une voix, il mit le général en ballotage à la grande surprise de tous, mais aussi quel affront au général qui se croyait invulnérable. Il avait donc bien manœuvré se plaçant ainsi le porte drapeau de la gauche ce qui lui valu une reconnaissance permanente. Il a pu ainsi faire un programme commun avec les communistes sans s'engager plus en avant mettant ainsi les communistes en face de la réalité électorale, mais il ne les aimait pas. Il savait que l'on ne pouvait se passer des communistes et il a su manœuvrer pour faire un programme commun, seule solution pour la gauche de gagner l'élection présidentielle, et finalement l'affaiblir tout en se servant de lui. C'est extraordinaire !

    Quel homme peut prétendre d'avoir rassemblé les socialistes en affaiblissant les communistes et devenir président de la république avec un parcours chaotique combattant la république dans laquelle il fut président, aussi imprévisible que paradoxal ? Quel homme d’État en Europe peut prétendre avoir réussi cette logistique ?

    La question à laquelle on ne peut répondre pourquoi cet homme de droite qui aurait pu avoir facilement tous les honneurs à droite devint de gauche et la fit gagner au terme d'incessantes luttes politiques ?

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    Sa famille à Jarnac de l'Institut François Mitterrand.

    C'est au premier étage de la rue Abel-Guy que la famille habitait au numéro 22 à Jarnac. La famille compte déjà trois filles et un fils, s’y ajouteront deux autres garçons et une dernière fille. Au total, Joseph et Yvonne Mitterrand, ses parents, auront huit enfants. Les grands parents maternels vinaigriers à Jarnac jouèrent un grand rôle dans l'éducation du président. Passant de longs mois à Touvent plus au sud dans une maison rustique, c'est là qu'il cultiva son amour de la nature, caressant un arbre, écoutant le bruit de l'eau d'une rivière, contemplant un paysage. Cette enfance il l'a cultiva à pieds, gardant toute sa vie le gout de la marche source de réflexion entrainant dans son sillage ceux qui l'entouraient. Pour l’un ce sera une promenade sur les bords de Seine. Pour l’autre dans une forêt du Morvan. Après son élection, ce sera plus souvent le parc de l’Élysée. C’est lors de ces longues marches que le Président écoute, se confie, cherche à convaincre, de l'institut François Mitterrand.

    François Mitterrand homme complexe ne peut être défini par une expression simple il faut une phrase, une longue phrase comme celle d'Hubert Védrine dans son avant propos de son livre «Les mondes de François Mitterrand», Fayard.

    «En maintes raisons, François Mitterrand fascine encore, parce qu'il a été, comme nous tous, en ces années de mutation, expression usée jusqu'à la trame, mais, s'agissant de la période 1981-1995, exacte, à la fois l'homme de l'étang de Montsauche et celui du défilé de Jean-Paul Goude pour le bicentenaire, celui des cantons et des sommets des Septs, celui de la géographie électorale et celui de la géopolitique, celui de la pyramide de Peï et celui du cimetière de Jarnac, et celui des lieux de mémoire et celui de la lutte pour les parts de marchés, celui des livres anciens et celui de la télévision, écartelé, multiple, réunifié au terme ultime». Hubert Védrine.

    Mitterrand président.

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    Document Jean-Claude Perez.

    Le 10 mai 1981 le monde du travail est en liesse après 23 années de domination conservatrice viennent d'être oubliées. L'espoir renaît, ce monde du travail voit en lui l'homme capable de donner à l'ouvrier d'une plus juste répartition de la richesse nationale par son programme des 110 propositions comportant parmi les plus importantes, outre la suppression de la peine de mort et de la Cour de sureté de l'État, la décentralisation, les nationalisations des banques par la loi de nationalisation du 13 février 1982, les 36 premières banques de dépôt, ainsi que Paribas et Suez, et de grands groupes industriels CGE, PUK, Rhône-Poulenc, Saint-Gobain, Thomson furent nationalisées. Le scrutin proportionnel, la semaine de 39 heures, augmentation du SMIG de 10 % et de 25 % des allocations familiales et logement, cinq semaines de congés payés, la retraite à 60 ans, les lois Auroux sur le droit du travail, création de l'ISF, autorisation des radios privées, ouverture de l'audiovisuel aux télévisions privées, la Haute Autorité de la communication, pour ne citer que les principales actions de gauche des premières années de François Mitterrand, un état de grâce qui lui insuffla une force invisible pour mettre en œuvre ce programme de gauche. Mais c'était sans compter sur les contraintes économiques qui se rappellent vite à vous. Dans ce monde nous ne sommes pas isolés et le pouvoir d'un président est limité il n'a aucun pouvoir sur le monde de l'argent. Ce rêve nécessaire, la gauche ne l'aurait pas comprit après tant d'années de domination droitière et de privations, il eut un coût, mais pas seulement à cause des largesses de la gauche, la gestion précédente sous Giscard d'Estaing ne fut pas sans reproches. La première dévaluation du franc sera en 1981 qui fut suivie par trois autres en 1982, 1983 et 1986 conduisant au premier plan de rigueur en 1983, les nationalisations firent très mal.

    La société Française eut peur de cette victoire de la gauche suscitant la méfiance et les nationalisations du programme commun provoquèrent une fuite impressionnante des capitaux, des valises pleines de billets partirent pour la Suisse notre charmant voisin, tarissant ainsi l'investissement et favorisant les attaques contre le franc sous les yeux de Raymond Barre à Matignon qui laissa faire. La spéculation sur le franc prit de l'ampleur après les élections de mai-juin. Les augmentations de salaire ne profitèrent pas pleinement à la relance de la consommation, mais beaucoup plus aux produits importés. Le Keynésianisme voulu par la gauche ne fut pas à la hauteur des espérances. Le dollar fort par rapport au franc n'aida pas nos importations d'autant plus que notre inflation fut galopante, il devient de plus en plus difficile pour nos produits de pénétrer les marchés mondiaux.

    L'arrivée de cette gauche tant vomie dans les ministères sera marquée par un vide impressionnant, les tiroirs étaient vides rien n'était laissé aux nouveaux ministres pour poursuivre la marche de l'État, il leur a fallu tout reprendre, en fait ce n'était pas aux yeux du gouvernement Barre des Français comme les autres qui devaient assurer la marche du pays.

    L'arrivée de quatre ministres dans le gouvernement Mauroy suscita la surprise, la méfiance et l'inquiétude des Américains, mais le président Reagan dans un message à François Mitterrand lui dit sa confiance dans la poursuite de l'amitié Franco-américaine. Les Américains interrogèrent Mario Suarez qu'ils savaient proche de François Mitterrand pour connaître ses intentions, et si en définitive on pouvait toujours compter sur la France. Afin de dissiper toute ambiguïté Mitterrand envoya Claude Chesson aux États-Unis, il sera reçu par le président Ronald Reagan. Le 23 juin, le vice président Bush fut reçu à l'Élysée et Mitterrand lui dit fermement, «c'est la France qui décide, c'est ma politique, il n'y a pas de risque pour l'alliance !»

    Certains observateurs évoquèrent une mise en quarantaine de la France au sein de l’Alliance. Cheysson qualifia la déclaration Américaine de «surprenante et inacceptable». François Mitterrand fut encore plus direct, «Ronald Reagan se fâche, et alors ? Ronald Reagan éternue. Et après ? «Je ne vais pas aussitôt mettre le doigt sur la couture du pantalon». La réaction des Américains c’est leur affaire, «la décision c’est la mienne, et je ne prendrai donc pas davantage de précaution dans l’avenir».

    La position de François Mitterrand à l’égard de l’Alliance atlantique et de l’Otan a longtemps été taxée d’Atlantisme, aussi bien par ses adversaires gaullistes que par les communistes. Dès 1951, il apporta publiquement son soutien à l’adhésion de la France à la nouvelle Alliance atlantique : il précisa qu’en cas de conflit «nous serions les alliés les plus sûrs, les plus fidèles, les plus reconnaissants». Peu après son élection, lors de sa première conférence de presse, en septembre 1981, il rappella quels sont «les droits et les devoirs» de la France à l’égard de ses quatorze partenaires de l’Alliance atlantique.

    À cet égard, sa position ne fut pas éloignée de celle qu’avait de Gaulle, d’une part, l’Alliance doit demeurer dans un périmètre géographique donné et non extensible comme le souhaitèrent les Américains, d’autre part, elle ne peut signifier soumission aux États-Unis mais au contraire solidarité à part égale entre ses membres. C’était aux yeux de Mitterrand deux conditions essentielles pour que la France y joue pleinement son rôle d’allié sûr et fidèle en mesure de décider en toute liberté de ce qui est bon pour ses intérêts.

    Comme preuve de sa fidélité François Mitterrand ne tarda pas à rassurer Reagan, dès juillet à Ottawa, en l’informant de la pénétration d’agents soviétiques dans le complexe militaro-industriel Américain. C’est l’affaire dite de l’Agent Farewell, espion à la solde de Moscou, peut-être inventée de toute pièce pour tester la loyauté du pouvoir Français.

    Lors de la crise des euromissiles en 1982-1983 qui marqua une période tendue entre les Américains et les occidentaux notamment l'Europe de l'Ouest sur l'installation des missiles SS-20 de moyenne portée sur leur territoire, rompant ainsi l'équilibre mondial qui avait été conclu entre les soviétiques et les États-Unis sur les accords SALT 1 et SALT 2, François Mitterrand exprima que sa préoccupation principale est l'équilibre des forces entre les deux supers grands. Dans ces conditions, l'équilibre étant rompu, il considéra que l'installation des Pershing 2 sur le sol Européen constituait la réponse indispensable. C’est ce qu’il énonça avec netteté le 20 janvier 1983 devant le Bundestag, ce qu’il confirma ensuite devant les Français lors de la présentation de ses vœux le 31 décembre suivant, et à l’occasion de son voyage officiel aux États-Unis en mars 1984. Sa prise de position claire et dénuée de toute ambiguïté sur cette affaire des euromissiles lui permit de confirmer aux responsables Américains la preuve de sa parfaite loyauté. Elle lui valu ce commentaire de Kissinger, «Mitterrand a été un très bon allié, le meilleur de tous les Présidents français», tiré de l'Institut François Mitterrand .

    Pendant ses quatorze années de présidence François Mitterrand a toujours été un fidèle allié des Américains tout en refusant leur hégémonie, un allié critique mais sûr quand il le fallait. François Mitterrand était un homme écouté dans le monde pour son analyse politique. Il reçut à l'Élysée tous les dirigeants Américains de Nixon à Reagan de Georges Bush à Bill Clinton, et quand il fallut s'engager dans la guerre du Golfe contre l'Irak pendant son second septennat, il n'hésita pas.

    Mitterrand à beaucoup rehaussé l'image de la France dans le monde, visionnaire probablement quand il évoquait le Proche-Orient, l'Europe, les relations Franco-allemandes, mais pouvait-il changer le destin du monde, non. Après la guerre du Golfe il cru voir s'établir un ordre mondial qui finalement se met en place petit à petit, on le voit avec l'éclatement du bloc Soviétique, les révoltes arabes, les migrations des peuples, la nouvelle géopolitique qui se met en place, de sorte qu'un président, même celui de la plus grande puissance mondiale, pèse de moins en moins sur la marche de son pays s'il ne tient pas compte de celle du monde dominée par les marchés, le monde de l'argent qui s'impose de lui même.

    François Mitterrand fut aussi l'Europe. Pour lui elle était nécessaire à la paix et à l'équilibre économique mondial et pendant un demi-siècle il en a connu toutes les facettes. C'était une nécessité historique ayant subi les deux grandes guerres ou deux peuples se sont déchirés, «Je suis né pendant la première guerre et j’ai fait la deuxième. J’ai vu ce que cela était. J’ai vu deux grands peuples riches de culture et d’histoire se détruire !»

    Pour lui le nationalisme c'était la guerre.

    Il ne cessera de rendre hommage à ces hommes qui ne voulaient plus revoir les sacrifices humains qui n'ont rien apporté aux peuples de l'Europe autre chose que haine, mort, et la fatalité du déclin, les Adenauer, De Gasperi, Spaak, Schuman, Jean Monnet. Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons de l’alliance stratégique nouée par Mitterrand avec Helmut Kohl et au fait que le couple Franco-allemand a constitué l’irremplaçable moteur de la construction Européenne dans les années 80 et 90.

    L'Europe de Mitterrand n'appartient qu'à lui, il s'abstint de soutenir la Communauté Européenne de défense CED considérant qu'elle n'avait rien d'Européen pour lui l'Europe c'est d'abord le peuple. En 1965 candidat contre de Gaulle, l'Europe est un de ses objectifs contre la position communiste. Dès son élection en 1981, il maintien la France dans le système Européen contre ceux qui refusent et qui préconisent la solution protectionniste. Un des moments forts du couple Franco-allemand fut lors du 70ème anniversaire de la bataille de Verdun ou Mitterrand et Hemult Kohl se tiennent la main sur le lieu de cette terrible bataille.

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    Verdun 1984 © Frédéric de La Mure, ministère des Affaires étrangères - Diffusion : La Documentation française.

    Politiquent différents, comme l’étaient leurs prédécesseurs, mais Européens, François Mitterrand et Helmut Kohl renforcèrent les liens de coopération entre les deux pays, ils créèrent par exemple une Commission Franco-allemande sur la Sécurité et la Défense et une Brigade Franco-allemande, BFA, à l’origine de l’Eurocorps. C'est sous l'impulsion de Mitterrand qu'Helmut Kohl accepta l'abandon du Deutsche Mark pour la monnaie unique Européenne. Et en 1992, il met en jeu son autorité politique en provoquant le 20 septembre un référendum sur le traité de Maastricht qui conduisit à la création de l'Euro, alors que rien ne l'y obligeait. Combattu par la droite et les communistes il gagna avec 51,04 % des voix. L'Europe reste encore pour beaucoup son œuvre magistrale l'engagement de lui même dans ce traité de Maastricht en fait contre tous les politiques le plus important des années 90.

    Mitterrand ce n'est pas seulement cela c'est aussi la Pyramide du Louvre, la bibliothèque nationale de France François Mitterrand, la bibliothèque musée de l'Opéra intégré à l'Opéra Garnier, l'Opéra Bastille, l'institut du monde arabe, l'aménagement de la Villette, le pont de Normandie, la Grande Arche de la défense dont le projet fut de marquer l'Axe historique pyramide du Louvre-Arche de la défense, par une œuvre monumentale inspiré en partie par les présidents Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing, qui fut finalisé par François Mitterrand par la construction de cette Arche et de la pyramide.

    Mais c'est aussi les affaires, les écoutes de l’Élysée dénoncées par Edwy Plenel, les Irlandais de Vincennes, le faux attentat de l'Observatoire, le grand mensonge sur sa santé, le Rainbow Varrior, et beaucoup d'autres. Tout ne peut être écrit sur Mitterrand en un seul article tant il a marqué notre mémoire et pour le détail de ce qu'il a fait, se reporter à l'élection présidentielle l'historique .

    Mais au regard d'aujourd'hui, ne reste-t-il pas le plus grand président que la France ait eu ?

  • Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, et les autres oubliés exprès,

    mais toujours présents !

     

    Support Wikipedia Nous avons eu une semaine DSK ou les médias n'arrêtaient pas de l'évoquer caracolant en tête des sondages écrasant tout sur son passage avec un show TV à mourir de rire enfin passons, son candidat aux cantonales venait d'être battu dans son fief de Sarcelles. Un mauvais point et puis comme un fait en suit un autre, son silence sur sa participation aux primaires commençant à agacer même ses plus farouches partisans, les médias sont passées sur Hollande déclarant juste après son élection au Conseil général de Corrèze qu'il s'engageait dur comme fer dans la sélection de la primaire socialiste, voir l'article François Hollande, ce qui eu pour effet de faire monter sa cote populaire rejoignant ainsi celle de DSK. Une mise en scène bien orchestrée. Depuis François Hollande n'en fini plus de faire les plateaux télé écrasant comme DSK tout sur son passage de sorte que, d'aucuns qui ont peur de sa montée populaire verraient bien qu'il se retire pour leur mentor DSK toujours aussi silencieux. Mais que non, il leur répond, je veux aller jusqu'au bout, je veux être président de la république dans une république apaisée mais rigoureuse, voila qui change tout. Pourront-ils lui faire le même coup qu'à Ségolène Royal la trainant plus bas que terre préférant perdre l'élection présidentielle plutôt que de la voir présidente de la république. Au PS ce nid de potentialités présidentiables ou chacun veut supplanter l'autre pour être président certains sont carrément, mis non pas mis à gauche, bien que par rapport à DSK il faudrait analyser, mais de coté par ces médias qui, prétentieux, veulent faire le président qui leur plait.

    Ségolène Royal émerge un peu, Manuel Valls, Arnaud Montebourg pris en compte dans les sondages sont aussi jugés sans chance de battre Sarkozy, quand aux 7 autres déclarés, ils sont complètement ignorés. A croire que ces médias sont manipulés par cette direction de la rue Solférino qui aurait peur qu'ils battent DSK agissant de concert avec eux de ne point mettre ces politiques à la une de leurs journaux ?

    Dans ce monde d'irresponsabilités tout est permis dès lors que l'on vend du vent. Mais est-ce de leur faute, non bien sûr les Français aiment en apparence seulement, mais dans le fond ils sont de plus en plus écœurés de cette politique qui ferait un président sans eux. Il faut bien reconnaître qu'à force de taper DSK, François Hollande, dans le crâne des Français, ils finiront bien à ne plus croire qu'en eux !

    Mais Ségolène Royal ne voit pas les choses de la même façon arrivant à faire parler d'elle sur bien des sujets d'actualité comme le coût de la vie ou elle proposerait un blocage des prix sur certains produits de première nécessité citant les mesures, présentées dans son blog, qu'elle a fait dans sa région. Pour la prime de 1.000 euros, tant mieux pour ceux qui l'auront mais le compte n'y est pas dit-elle, et ensuite c'est très injuste puisque en février 2009 Nicolas Sarkozy avait promit que la répartition des bénéfices se ferait selon la règle un tiers, un tiers, un tiers, un tiers pour l'actionnariat dans l'entreprise, un tiers pour les actionnaires et un tiers pour les salariés.

    Ces quatre vérités

    Et puis, maintenant sur l'immigration pour laquelle elle trouve le PS et la gauche mal à l'aise. Interrogée le premier mai sur France 5 elle déclare qu'elle ne pense pas qu'il faille accueillir les immigrés clandestins, se défendant de tenir le même discours que la droite, et affirmant «le PS et la gauche sont souvent mal à l'aise avec un certain nombre de sujets». Elle dit à propos de l'immigration que «cette question doit impérativement être clarifiée et que le travail reste à faire». Et ajoute, «J'ai l'intention de le faire». Là, elle est tout à fait à l'opposé des responsables du PS qui déclarent avec réalité que 20.000 Tunisiens arrivant sur nos côtes ne constituent pas un problème puisque qu'eux accueillent des dizaines de milliers de Libyens à leur frontière. Ce n'est pas répondre à la question, et ce n'est pas la bonne réponse à ce problème migratoire du moment qui serait, quelle est la politique migratoire du PS ?

    Pour elle si leur entrée dans le territoire Français n'est pas légale, le principe que l'État Français doit affirmer serait, «il n'y a pas à accepter d'immigration illégale» et «la solution humaine est de les raccompagner dans la réinsertion de leur pays». En d'autres termes, sa position est claire et différente de celle de la droite qui refuse même l'immigration légale. Pour elle c'est la pression migratoire sur les salaires et les conditions de travail sur la vie des Français qu'elle veut combattre. Nous savons bien que le patronat est favorable à cette immigration pour les coûts de main d'œuvre, préférant un immigré à un Français plus cher.

    Mais Sarkozy ne voit pas cette immigration légale d'un bon œil, soutenant son ministre de l'intérieur Claude Guéant. Dans un rappel du Monde.fr de l'un de ses entretiens publié à l'EXPRESS du 04 mai 2007, il y est dit:

    «avec nos difficultés à fournir un travail à tous nos nationaux, et un chômage à 23 % pour les étrangers non communautaires, nous devons nous poser la question de l'immigration légale : c'est du bon sens. Je ne dirais pas la même chose si je dirigeais l'Allemagne, où il y a cent mille actifs de moins par an», affirme Nicolas Sarkozy, ce qu'il oublia quand il prononça son «travaillez plus pour gagner plus» activant le chômage.

    Cela montre bien la différence de politique migratoire entre la position de Madame Royal et celle de Sarkozy, mais aussi le manque de clarté de la direction du PS toujours hésitant sur ce sujet délicat.

    Les primaires socialistes vont avoir lieu entre le 28 juin et le 13 juillet elles constituent une avancée démocratique sans précédent portant l'espoir de toute une gauche trop longtemps mise à l'écart de la direction du pays. Pour la démocratie, pour éviter tous abus hégémonique d'une doctrine sur la vie politique d'un pays, nous savons tous les dommages que cela entraîne l'histoire nous l'enseigne, il importe que d'autres s'expriment c'est la richesse d'une Nation que d'avoir cette possibilité. A moins d'un an de l'élection présidentielle l'effervescence sondagique octroyant plus de chance à un candidat qu'à un autre ne signifie rien si l'on se rappelle Édouard Balladur vainqueur de Chirac avant la primaire de 1995. Attendons la primaire ou tous s'exprimeront pour qu'une France de gauche choisisse celui qui portera l'espoir de plusieurs millions de Français.

    Mais au PS, la tension monte, dans les couloirs loin des caméras on ne parle que de cela, ce qui a poussé Martine Aubry à calmer le jeu. «La patience est une fleur qui fleurit en juin». L'annonce par le Nouvel Obs d'un désistement de Martine Aubry pour DSK a servi de détonateur, «conneries a déclaré Martine Aubry relayées par les Strauss-kahniens» qui redoutent l'affrontement de leur champion. Chaque camp est maintenant en position de bataille, l'aile gauche est agacée, et Henri Emmanuélli ne cache pas une candidature Benoit Hamond si Aubry venait à s'effacer devant DSK.

    De même, l'ancien socialiste Jean Pierre Chevènement envisage sa candidature et met la pression sur le PS qu'il trouve trop mou face à la mondialisation et à l'Europe. Quand on sait que l'élimination de Lionel Jospin «serait» due aux 5,33 % des suffrages portés sur Chevènement en 2005, le PS ne peut prendre qu'au sérieux sa candidature. Rien n'est donc fait pour le PS qui voit fleurir à gauche des candidatures de chantage qui risquent de le faire perdre.

  • La révolte Syrienne financée par les Américains,

    Bush et Obama ?

     

    Support Wikipedia Il Manifesto du 19/04/11 quotidien de gauche Italienne titre «SIRIA/SECONDO I CABLO DI WIKILEAKS E IL WASHINGTON POST, «Soldi all'opposizione: da Bush ma anche Obama». Syrie/selon l'information de Wikileaks et le Washington Post, de Bush à Obama des sous à l'opposition. Si l'on ne peut agir ouvertement, il Manifesto nous apprend qu'on peut le faire par un soutien direct à l'opposition. Il écrit,

    Il dipartimento di Stato americano ha segretamente finanziato gruppi dell'opposizione siriana e loro progetti per rovesciare Assad, tra cui la tv satellitare Barada con base a Londra, secondo documenti diffusi da Wikileak e pubblicati ieri dal Washington Post. La Tv Barada, che prende il nome dal fiume che attraversa la capitale Damasco, è legata alla rete di esiliati siriani con base a Londra, il «Movimento per la giustizia e lo sviluppo» cui, secondo i file dei diplomatici americani a Damasco e l'articolo del quotidiano della capitale federale degli Stati uniti, il dipartimento di stato Usa dal 2006 ha versato fino a 6 milioni di dollari proprio per operare la tv satellitare ma anche per finanziare altre attività in Siria. Il flusso di denaro è cominciato sotto la presidenza di George W. Bush, dopo che durante la sua amministrazione gli Usa congelarono i rapporti con la Siria nel 2005 e inserirono il paese nella lista nera per il suo sostegno agli Hezbollah del Libano.

    Fin qui nulla di strano: logico che Bush e la sua banda neo-con, insieme ad Afghanistan e Iraq, fossero tentati anche dal «regime change» a Damasco. Ciò che può risultare sorprendente è che, stando ai cablo e al Washington Post, il sostegno finanziario ai gruppi d'opposizione siriani sia proseguito anche dopo l'insediamento di Obama alla Casa bianca (gennaio 2009), nonostante la nuova amministrazione stesse tentando di ristabilire i rapporti con Damasco, tanto che lo scorso gennaio gli Usa hanno deciso di rimandare un ambasciatore in Siria, il primo in sei anni. Secondo i documenti diffusi dal sito di Julian Assange, i funzionari dell'ambasciata Usa a Damasco cominciarono ad allarmarsi nel 2009 dopo aver appreso che agenti dell'intelligence siriana avevano subdorato e stavano sollevando domande sui programmi Usa, e alcuni dei funzionari stessi si spinsero fino a suggerire al dipartimento di stato di riconsiderare il suo coinvolgimento sostenendo che avrebbe potuto mettere a rischio i tentativi di riavvicinamento lanciati da Obama....

    Le département d'État Américain à secrètement financé des groupes de l'opposition Syrienne dans leur projet de renverser Assad, au travers de la télévision satellitaire Barada située à Londres, selon des documents diffusés par Wikileaks et publiés hier, 18/04/11, du Washington Post. La TV Barada qui prend le nom du fleuve qui traverse la capitale Damas est liée au réseau des exilés Syriens qui sont à Londres, le mouvement pour la justice et son développement selon les informations des diplomates Américains à Damas et l'article du quotidien de la capitale fédérale des États-Unis. Le département d'État US en 2006 aurait versé jusqu'à 6 millions de dollars pour justement mettre en œuvre la TV satellitaire mais également pour financer d'autres activités en Syrie. Le flux d'argent aurait commencé sous la présidence de Georges Bush, durant et après que son administration gèlera les rapports envers la Syrie en 2005 et inscriront le pays sur la liste noire pour son soutien au Hezbollah du Liban.

    Rien d'étrange, logique que Bush et sa bande de néo-cons fussent tentés ensembles, en Afghanistan et en Irak aussi, de changer le régime à Damas. Ce qui peut se révéler le plus surprenant est que se référant à l'information et au Washington Post, le soutien financier aux groupes d'opposition Syriens se soit poursuivi après l'investiture d'Obama à la Maison Blanche en janvier 2009. Malgré que la nouvelle administration tenta de rétablir des rapports avec Damas, d'autant que le dernier janvier les USA avaient décidé de renvoyer un ambassadeur en Syrie, le premier depuis six ans. Selon, les documents diffusés du site de Julian Assange fondateur de Wikileaks, les fonctionnaires de l'Ambassade US à Damas commencèrent à s'alarmer en 2009 après avoir apprit que les agents de l'intelligence Syrienne avaient subodoré des questions sur le programme restant des USA, et même aucuns des fonctionnaires appuya jusqu'à suggérer au département d'État de reconsidérer son implication soutenant qu'on aurait pu risquer de faire des tentatives de rapprochement lancées d'Obama.

    Et nous que faisons nous, regarder les chars quand ils tirent sur la foule des manifestants ? Deux poids deux mesurent dans ce monde d'hypocrisie. Contre Kadhafi des avions et des missiles contre la Syrie des paroles ou est la justice du monde ? Quel machin disait le général de Gaulle au sujet de la Société des Nations, on pourrait dire la même chose tant l'impuissance des Nations Unies et de son Conseil de sécurité sont grandes. Que ce soit pour Israël pour lui faire respecter les résolutions que pour l'Iran et maintenant la Syrie. En fait à quoi sert cette organisation qui n'a de pouvoirs que pour faire plier les Nations les plus faibles ?

    Bien entendu, on ne peut se proclamer les justiciers de la démocratie du monde arabe, et dans ce cas, il faut comprendre que sans l'appui de ceux qui refusent le soutien nécessaire pour qu'une résolution du Conseil de sécurité autorise une intervention style Libye, il nous est impossible d'intervenir. Le Conseil des droits de l'homme a voté le vendredi 29 avril à Genève une résolution Américaine condamnant les sanglantes répressions des manifestations. A l'ouverture de la séance extraordinaire organisée à la demande de Washington les délégations Américaines et Européennes s'étaient efforcées de rallier les suffrages latino-américains et Africains nécessaires à la résolution.

    De plus, la déstabilisation de la Syrie conduirait nécessairement à celle du Liban et du Hezbollah au profit d'Israël ce que souhaite les Américains voyant d'un bon œil un régime pro-américain en Syrie. Mais rien n'est sûr, la révolte Égyptienne qui a été soutenue par l'Occident va à l'encontre du soutien à Israël du temps d'Hosni Moubarack puisque la frontière de Rafat avec le Hamas va être ré-ouverte de façon permanente d'après le chef de cabinet le général Sami Anan avertissant Israël qu'il ne devait pas intervenir, GUYSEN NEWS international. Israël faisant part de son inquiétude alors que Paris salue l'initiative l'Orient le Jour.com.

    «Deux jours après avoir parrainé un accord de réconciliation entre les frères ennemis Palestiniens le Hamas et le Fatah, l'Égypte ouvre de manière permanente la frontière avec Gaza. L'Égypte «va prendre des mesures importantes pour aider à alléger le blocus Israélien dans les jours à venir», a annoncé hier le ministre Égyptien des Affaires étrangères, Nabil al-Arabi, sur la chaîne de télévision Al-Jazira....».

    En outre, la Syrie est lointaine par rapport à la Libye entretenant de bonnes relations avec l'Iran et l'Arabie Saoudite soutenant le régime d'Assad, proche de la Turquie, toute intervention dans cette région est source d'aventure.

    C'est donc une nouvelle géopolitique proche Orientale subordonnée à un changement de régime démocratique en Syrie telle qu'elle puisse être finalement plus engagée en soutien aux Palestiniens qu'actuellement par le régime de Bachar-el-Assad. Ce serait tout bénéfice pour forcer Israël à des négociations réalistes avec eux par des concessions substantielles, 50 % d'Israéliens seraient pour à condition de conserver des blocs de colonies d'après Le Monde.fr.

    Ces soulèvements ont pris Israël au dépourvu, le déstabilisant dans sa géopolitique approuvant cette vague de démocratie, mais n'y croyant pas. En fait, ils ont peur qu'un régime religieux plus fondamentaliste s'instaure. Devant l'inconnu ils se posent la question que feront les Américains qui ont lâché Hosni Moubarak, continueront-ils à nous soutenir d'autant que plusieurs pays s'apprêtent à reconnaître un État Palestinien ? Israël serait bien seul payant ainsi son intransigeance et son hégémonie colonialiste d'asservissement d'un peuple à sa gloire, il est temps que cela change.

    Dans cette éventualité, et si rien n'est fait pour faire tomber Assad, que nous avons reçu en grandes pompes lors de notre fête nationale les 13 et 14 juillet 2008 dans le cadre de l'Union de la Méditerranée, il sera plus que difficile qu'il tombe sans un soulèvement plus général générateur de nombreux morts.

    Le 30/04/11 plusieurs milliers de personnes ont manifesté à travers le pays contre le régime Syrien, l'Orient le Jour.com. Deux appels avaient été lancés à manifester en ce «vendredi de la colère» du 29/04/11. Celui, devenu traditionnel, des «jeunes de la révolution Syrienne» sur Facebook. Le second, et il s'agissait là d'une première, des Frères musulmans dont la lutte contre l'État d'Israël est au cœur depuis sa fondation, mouvement interdit dont la direction vit en exil. C'est la principale opposition au régime baathiste, elle est surtout présente dans les grandes villes comme Damas, Hama, Homs, les classes populaires forment le gros de ses effectifs.

    «Ne laissez pas le régime harceler vos compatriotes. Lancez d'une seule voix un appel à la liberté et à la dignité. Ne laissez pas le tyran vous asservir. Dieu est grand», ont-ils dit dans une déclaration transmise à Reuters. Au moins 35 tués à Deraa selon les militants des droits de l'homme. A Banias assiégée par les forces de sécurité près de 10.000 personnes ont manifesté selon les militants des droits de l'homme. Les forces Syriennes auraient bombardé le premier mai la ville de Deraa et pris d'assaut la mosquée épicentre de la contestation contre le régime de Bachar-el-Assad, Al-Oufock .

    Selon l'Observatoire Syrien des droits de l'homme, OSDH, le bilan de la répression des manifestations du 29/04/11 s'élève à au moins 62 morts parmi les civils. Selon le mouvement Syrien de défense des droits de l'homme Souassiah, la répression a fait au moins 500 morts depuis le 18 mars en Syrie. Par ailleurs, des centaines de Syriens ont tenté de fuir vers la Turquie, la Jordanie et le Liban. Le Point.fr du 30/04/11 annonce que les États-Unis et l'Europe envisagent des sanctions économiques contre la Syrie en raison des violations des droits de l'homme déplorant la mort de 62 manifestants. L'Europe quant à elle, a décidé d'un embargo sur les armes et de préparer d'autres sanctions contre le régime en réponse à la sanglante répression.

    Pour l'opposition Syrienne l'armée pourrait assurer la transition.

    «Aujourd'hui, la Syrie fait face à deux options, soit le régime en place fait lui-même une transition pacifique vers la démocratie, mais nous doutons de sa bonne volonté à le faire, soit la transition se fera par un processus de protestations populaires qui évoluera en une révolution massive qui mettra fin au régime. Mais cela se fera après une vague de violence et d'instabilité. Lire la suite sur l'Orient le Jour.com.

    Aujourd'hui vendredi 6 mai, les opposants appellent à un «vendredi du défit», contre la poursuite des arrestations, Al-Oufock. Pour le peuple Syrien la liberté approche, le peuple veut faire tomber le régime titre «The Syrian Révolution 2011» créé par de jeunes militants. Ils ont appelé à de nouvelles manifestations pour ce vendredi du défit, alors que 360 manifestants se seraient livés à la pôlice le 5 mai selon le RIANOVOSTI . Ayant pris part aux désordres, ils se seraient livrés volontairement à la police en réponse à l'appel du ministère de l'intérieur lancé il y aurait trois jours selon le communiqué du ministère public ce jeudi 5 mai,

    «tous ceux qui ont promis de ne pas commettre des crimes menaçant la sécurité du pays» seront immédiatement libérés.

    Les politiques occidentales que ce soit les États-Unis et l'Italie, appellent Damas à cesser la violence et à reprendre la voie du dialogue, ce qui n'apporte rien de positif sachant que la voie du dialogue ne résout en rien une solution vers un régime démocratique. La France de son coté par la voix d'Alain Juppé voudrait voir le président Assad sanctionné par l'Union européenne. Quand au Congrès Américain, il juge que l'administration d'Obama serait trop tendre avec le régime Syrien.

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