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  • Entre Hollande et Royal,

    je préfère tout de même Ségolène, par Martine Aubry.

    Mais aussi, vous imaginez Hollande président de la république? On rêve! Par Laurent Fabius.

    Mais aussi, s'il y a bien un socialiste qu'il n'invitera jamais à la fête de la rose c'est bien Hollande, et puis Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut c'est son compagnon, par Arnaud Montebourg.

    Mais pour le Parisien libéré, c'est maintenant Hollande le favori du PS !

    Support Wikipedia Voila des positions qui clarifient le choix de ténors socialistes même la première secrétaire du PS préfère Ségolène à Hollande lors de propos tenus au cours d'un déplacement dans le cadre de la campagne des cantonales. Ce propos signifierait que dans un duel Hollande Royal, le PS derrière Martine soutiendrait Royal si bien sûr Martine ne s'engagerait pas. Or le Parisien libéré journal titre que c'est Hollande le favori maintenant que DSK n'est plus en course. Cela montre une chose c'est que le PS est dans la panade, et se disperse. A force de refuser un tel à un tel il ne sait plus ou il en est. Le tout sauf Ségolène serait remplacé par le tout sauf Hollande de manière à pousser Martine ? C'est à en perdre la raison !

    A l'interview sur France 2 de 13 heures par Laurent Delahousse le dimanche 22/05 son discours montrait qu'elle avait maintenant un pied dans le secrétariat et l'autre dans la candidature socialiste. Mais son envie c'est que la gauche gagne, «c'est d'être utile à mon pays», mais cela implique aussi qu'il faut une tête forte au PS pour maintenir son unité. Si Martine ne s'engage pas, Laurent Fabius n'a-t-il pas déclaré qu'il pourrait s'engager, nous assisterions à nouveau à la confrontation de la première primaire socialiste de 2006, Hollande remplacerait DSK ? Tout se joue dans la balance Martine Aubry et Laurent Fabius, lequel des deux s'engagera ? Fabius laissant Aubry tirer la première !

    Mais les choses changent bien vite, la presse en ligne voit Martine Aubry s'engager à la suite de son «oui» répondant à la question de savoir si elle ferait partie des femmes ou des hommes qui pourraient être candidats à la primaire socialiste. En fait ce n'est pas un franc oui mais plutôt un «oui» par obligation.

    Ségolène emboitant le pas dans ce tsunami se sent libérée n'a-t-elle pas déclaré qu'elle souhaitait un débat avec son ex ce qui ne lui posait pas de problème puisque ce serait une confrontation politique. En fait se connaissant bien, ils se redoutent et il serait curieux de les voir s'affronter sur le terrain politique, même si théoriquement il n'y aurait pas d'incidence sur la gestion de leurs enfants. Ségolène étant plus à gauche que François Hollande devrait recueillir une majorité de socialistes maintenant que DSK est out, même si le tout contre Ségolène fonctionne encore un peu. De même, n'a-t-elle pas souhaité une confrontation avec Marine Le Pen histoire de refaire son retard médiatique.

    Le jeu médiatique porté par le soutien de la bande des quatre de DSK que sont Stéphane Fouks Chief Executive Officer France d’Euro RSCG Worldwide, également PDG d’Euro RSCG C&O ami des puissants, Gilles Finchelstein directeur des études de Euro RSCG Worldwide et membre depuis 2008 du club Le Siècle, Anne Hommel interlocutrice de tous les médias qui veulent approcher l'homme fort de la banque de la planète, Ramzi Khiroum conseillé spécial d’Arnaud Lagardère, porte parole et membre du comité exécutif, et des ténors socialistes Moscovici, Cambadéllis en tête qui offraient à DSK une primaire de façade, avait une faille puisque sans plan B. La chute DSK décapite tout l'échafaudage même si d'aucuns comme Martine et Hollande clament que c'est à lui de dire s'il s'engage aux primaires, alors que Ségolène tourne la page . Désemparés des socialistes et non des moindres viennent à se poser la question des primaires puisque les jeux sont plus ouverts, craignant des affrontements suicidaires et finalement de perdre quelques soient les candidats. Cet objectif sous entend bien sûr la candidature de Martine qui serait déclarée sans primaire la candidate du PS.

    Ces réflexions ne font reculer François Hollande et Ségolène Royal, décidés malgré les obstacles de tenter leur chance jusqu'au bout. Pour Ségolène un échec importe peu, elle n'a rien à perdre, elle est habituée, mais elle a tout à gagner reléguée en troisième position sur l'échelle des médias derrière Martine. Obstinée comptant sur sa force de frappe Désirs d'avenir, elle peut même y aller seule. La situation pour Hollande n'est pas la même, bien que n'ayant aussi rien à perdre, il a de forts handicaps m'ayant jamais occupé de postes ministériels et ne possédant pas de force de frappe.

    En fait si l'on analyse le rejet de Ségolène dans l'opinion c'est surtout de l'antipathie plutôt que du raisonnement. Les critiques la concernant sont sans fondement, son bilan dans sa région est positif, n'a-t-elle pas été réélue avec une forte majorité ? Croyez-vous que nous serions ou nous en sommes si elle avait été élue en 2007, surement pas. Elle n'est pas comme notre Sarkozy qui a joué avec nous changeant au grès du vent sa politique pour nous faire croire qu'il n'y que celle qu'il préconise qui est la bonne. Analysez objectivement sans rejet de caractère et vous verrez qu'elle est la seule à pouvoir tenir le poste de présidente de la république.

    Allez y comprendre quelques chose, aujourd'hui 24 mai les deux femmes Martine et Ségolène muent par le même désir écarter Hollande vont présenter le projet socialiste à Poitiers, capitale du Poitou-Charentes, évènement prévu de longue date dans leur tour de France paraît-il ?

  • La justice de l'argent,

    selon que vous soyez puissant ou misérables les jugements de cour vous rendront blanc ou noir, La Fontaine.

    Caution 1 million de dollars,

    5 millions de garantie,

    90.000 dollars par mois pour le garde de corps armé,

    plus l'appartement avec caméras de l'ordre de 10.000 à 14.000 dollars par mois.

    Des avocats très chers,

    plus la firme de renseignements Guidepost solution,

    plus la société Stroz Friédberg en charge de surveiller l'appartement 200.000 dollars par mois

    et sept chefs d'inculpation !

    Mais libéré de Rikers Island.

    Support Wikipedia Cette citation de La Fontaine dans les animaux malades de la peste me semble coller parfaitement à l'affaire DSK pour lui c'est la maladie de l'addiction sexuelle qui ne s'attrape pas mais qui est tueuse. Les socialistes voulaient en faire un président de gauche alors qu'il n'a rien à voir avec cette classe de la société. La richesse de son épouse Anne Sinclair de plusieurs dizaines de millions d'euros dans des tableaux de grands Maîtres, ne colle pas. Petite fille de Paul Rosenberg l'un des marchands d'art les plus renommés du 20ème siècle. A sa mort il laisse un héritage estimé à 20 millions de dollars pour sa fille Micheline la mère d'Anne Sinclair, et son fils Alexandre. Persécuté par les nazis, il s'exporte aux États-Unis, mais une partie de ses tableaux sont volés par les nazis. Il parviendra à en retrouver quelques-uns mais pas tous.

    Un simple inculpé qui ne pourrait payer resterait en prison, c'est la conclusion de la première phase de cette affaire qui discrédite le parti socialiste indépendamment du fait qu'il soit ou non reconnu coupable. Quand à la stratégie de sa défense qui entend tout faire pour discréditer cette pauvre femme de chambre qui ne pouvait connaître en aucune façon le personnage dont elle devait nettoyer la chambre, dans les hôtels l’anonymat des occupants est strictement préservé, d'autant plus qu'il s'agit d'un Sofitel, il faut trouver si elle n'a pas eu des aventures sexuelles avec d'autres personnes. Des gardes du corps au moins deux sont autorisés à tirer, ce sont des anciens policiers à la retraite. Cette société privée Stroz Frédberg est la même que celle qui eut en charge Bernard Madoff, donc spécialisée. Faits et gestes surveillés, des entrées et sorties contrôlées, un bracelet électronique, un couvre feu le soir, la nourriture inspectée, et même l'accès à certaines pièces de l'appartement empêché. Une prison dorée chère payée.

    Il faut bien que ces grands avocats trouvent quelque chose et la cible toute trouvée est bien sur la femme de chambre, c'est sa parole contre celle de DSK. L'on sait que dans ces affaires sexuelles ou il n'y a pas de témoins, c'est le plus solide qui l'emporte, et on peut compter sur DSK et ses avocats. Tout repose donc sur son témoignage, bien qu'il n'y a aucune raison à priori de mettre en doute la parole de cette femme, par ce qu'elle est noire et femme de chambre, quel est son intérêt ? Il faut bien percer une faille, et les argumentations des zones d'ombre ainsi que son départ de l'hôtel, qui ne serait pas précipité, mais qui étaient soutenues par les socialistes, ne constituaient pas une argumentation à la hauteur de l'accusation, qui jours après jours confirme sa culpabilité puisque fermement inculpé.

    Il n'est pas condamné, tout le monde le sait, il est encore innocent puisque non jugé, mais quelle baffe ! L'avocat de DSK Benjamin Brafman assure qu'il sera acquitté. Le procureur Cyrus R.Vance Jr qui instruit à charge le dossier joue sa carrière dans cette lutte juridique.

    En fait tout le monde connaissait les penchants de DSK pour les femmes et il ne se gênait pas pour le faire valoir. Le parti socialiste le savait aussi, mais alors pourquoi tant d'hypocrisie et ne pas tout simplement admettre que la jeune femme pourrait dire la vérité. Il a ainsi perdu la bataille de la moralité lui donneur de leçons aux autres. Il va également perdre la bataille de la présidentielle déjà des voix s'élèvent pour revoir les primaires. Invraisemblable, elles étaient indispensables pour DSK, n'avaient-ils pas tout fait pour qu'il les gagne dans un fauteuil ? Maintenant qu'il n'est plus en course certains dirigeants socialistes veulent les supprimer ! Alors, on entend l'outrecuidance de Manuel Valls sur France 2 bondissant le verbe haut déclarer qu'il a écrit un livre sur la sécurité dédié aux victimes et qu'il a comme d'autres une pensée pour cette femme que l'on ne connait pas....Mais, il ne s'agit pas de ce qu'il a écrit il s'agit tout simplement du problème DSK pour lequel on n'a guère entendu les socialistes défendre la victime et s'ils le font ce n'est qu'après avoir été interpellés.

    Et Franz-Olivier Geisbert de répondre «mais non, mais non», «vous êtes en train de nous dire, vous étiez au courant, vous saviez que DSK n'était pas seulement un séducteur mais aussi quelqu'un de violent. Mais alors? Vous ne saviez pas vous? Vous Laurent Joffrin, vous ne saviez pas ?»

    J'ai d'ailleurs été déçu de la position de Robert Badinter stigmatisant la justice Américaine soumettant DSK au pilori, le prévenu menotté, le regard absent et le visage creusé. Il défendait son ami, tombé de bien haut, ce qui pour lui, était la seule chose qui comptait. Quand à la femme de chambre ce n'est que lors d'échanges les plus vifs qu'elle apparaissait de peu d'importance.

    On sait qu'après l'incident la femme de chambre fut conduite à l'hôpital Saint Luke de New-York pour y subir des examens, ils corroboreraient les dires de la femme. DSK a également subi une série d'examens ce qui a permis aux enquêteurs de chercher sur la peau des traces d'ADN, vraisemblablement de sperme, mais également sous les ongles ainsi que d'éventuelles blessures confirmant un rapport entre les protagonistes, lire le rapport de police relaté par le site atlantico.

    Alors on va fouiller dans sa vie privée et pour cela on a engagé la Société mondiale Guidepost Solution spécialiste des enquêtes et autres surveillances qui permettent de mettre à jour des failles ou l'on peut s'engouffrer. On va lancer des rumeurs, on va dire quelle était consentante, on va insinuer des choses et comme c'est une personne ordinaire, simple, on va l’impressionner, un tribunal n'est pas un lieu dont on a l'habitude de fréquenter. Et puis devant des personnes si importantes, il faut les reins solides pour ne pas flancher. Il est toujours difficile pour une femme qui déclare avoir été violentée de faire reconnaître le crime qu'elle a subi, elles sont souvent accusées d'affabulation, d'exagérer, et même d'avoir provoqué, et d'être tentatrices. Il faut donc du courage à cette femme de s'attaquer à ce monument médiatique qu'est DSK.

    Cette femme de 32 ans noire habitant le Bronx ayant une fille de 15 ans n'ayant jamais eu de reproches, et très fiable, vivrait un traumatisme extraordinaire n'ayant aucune idée de qui était dans la chambre déclare son avocat le 17 mai, selon son avocat Jeff Shapiro, spécialiste des erreurs médicales et des accidents du travail. Dans cette justice ou seule l'accusation est présentée il est bien évident que les sentiments vont en premier à la victime, et que la parole de l'accusé est discréditée d'autant plus que DSK a un passé qui ne l'avantage pas.

    Mais de si grands avocats et tant d'argent suffiront-ils à le blanchir ?

  • Fatha Hamas accord historique,

    signé par 13 factions Palestiniennes au Caire le 4 mai !

    Support Wikipedia La nouvelle géopolitique au Proche-Orient porte ses fruits. L'éviction de Hosni Moubarack vient d'ouvrir une nouvelle stratégie Palestinienne, la réunification des deux composantes majeures qui se sont déchirées à mort depuis la scission électorale due au non respect des résultats des élections législatives du 26 janvier 2006 remportées par le Hamas avec 56 % des suffrages obtenant une majorité parlementaire de 76 sièges sur 132, ravissant ainsi la majorité au Fatha. C'est le rejet par l'Occident et la fin des subventions internationales ainsi que de nombreuses attaques d'Israël. L'Occident qui ne tolère pas qu'une faction Palestinienne classée terroriste gouverne en Cisjordanie. Constatant l'échec des négociations Fatha Hamas le président Abbas menace à la mi-décembre de déclencher des élections législatives anticipées, bravant ainsi la loi fondamentale de la Constitution palestinienne qui n'«accorderait» qu'au Conseil législatif cette prérogative ? Le Hamas rejette la décision d'appeler à de nouvelles élections législatives, ce qui n'est en effet pas dans les prérogatives du chef de l'Autorité palestinienne. Quoi qu'il en soit, un accord sur un gouvernement d'union nationale entre le Fatha et le Hamas est réalisé. Malgré cet accord le chef de la sécurité intérieure du Fatha accentue les tensions entre les deux parties. Ainsi le 15 juin 2007 suite à ce qui pourrait ressembler à une guerre civile entre les deux factions faisant 113 morts le Hamas prend le contrôle de Gaza.

    On ne peut donc que se réjouir de cet accord historique entre ces deux factions qui se sont battues à mort, on ne peut que se réjouir de l’État qu'elles veulent unifier, mais quel État ? Ce n'est en fait que des morceaux de terre épars dans une occupation Israélienne totale.

    L'évolution des territoires Palestiniens de 1946 à 1999.

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    Osez encore dire que les Palestiniens sont des voleurs de terre et des terroristes n'est-ce pas honteux ? Source Skyrock. Comment ne pas se révolter pour défendre sa terre, est-ce du terrorisme comme le clame Israël ?

    Et nous Français vantant les droits des peuples à vivre sur leur terre nous condamnons ces Palestiniens par ce qu'ils ne reconnaissent pas l’État d'Israël, position honteuse, écœurante et révoltante. Reconnaître un État qui agit de cette façon ne serait-ce pas reconnaître qu'il a raison. Impossible d'accepter tant que les Israéliens se comportent de cette façon !

    Pour le premier ministre Turc, Recep Tayyip Erdogan, a accepté de discuter des enjeux de la création d'un futur État palestinien et des accords Fatah-Hamas, «le Hamas n'est pas terroriste». Lors d'une interview avec le journaliste Américain Charlie Rose, il est revenu sur les accords de réconciliation entre les deux frères ennemis de la région. «Le Hamas a gagné les élections, ils ont eu des ministres, et des porte-parole au parlement qui ont été emprisonnés en Israël. Environ 35 ministres et membres du parlement y sont actuellement emprisonnés», a affirmé Erdogan, ajoutant qu'il ne considérait pas le Hamas comme un groupe terroriste. «Où est le terrorisme ?» A-t-il lancé. «Ils ont appelé à des élections, et lorsqu'ils les ont gagnées, on les a qualifiés de terroristes. C'est un manque de respect pour le peuple Palestinien», s'est exclamé Erdogan, Jérusalem Post .

    Cet embryon d’État envisage des élections dans un an. Déchirés morcelés sans gouvernement unificateur contribuant ainsi au bonheur d'Israël, ces Palestiniens qui se sont formés en bandes armées, comment l'empêcher, ont comprit qu'il fallait s'unifier pour résister à cette puissance hégémonique Israélienne, ils ont donc après un an et demi de tractations infructueuses annoncé un accord avec des responsables Egyptiens dont le chef du renseignement Mourad Mouafi. Le Fatah bien sûr au pouvoir en Cisjordanie, et le Hamas qui contrôle Gaza, mais aussi le Djihad islamique, le Front populaire de libération de la Palestine, FPLP gauche, le Front démocratique de libération de la Palestine, FDLP, gauche, le Parti du peuple Palestinien, ex-communiste, l’ont également ratifié.

    De quoi faire dire à Benjamin Netanyahu que le leader du Fatha devrait renoncer à cette réconciliation avec le mouvement Hamas et à choisir la paix avec Israël à l'issue d'un entretien à Jérusalem avec Tony Blair l'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient, ONU, USA, EU, et Russie, paix qu'il lui a toujours refusée. Et Mahmoud Abbas de déclarer qu'Israël s'est servit des divisions du clan Palestinien comme une excuse pour repousser les discutions de paix. Pour Netanyahu l'accord Fatha, Hamas, constitue un obstacle majeur à la paix au Proche-Orient. Cela ne changera donc rien, que n'a-t-il pas fait pour humilier Mahmoud Abbas en exigeant des conditions impossibles pour reconnaître un État Palestinien «sur les frontières actuelles», en proposant en plus une gestion civile sous une gestion militaire Israélienne. Quel pays peut accepter de telles conditions ?

    Alors, comment ne pas approuver cet accord qui devrait mener à la reconnaissance de l’État Palestinien par l'ONU. La mise hors course d'Hosni Moubarack a ouvert cette voie par la signature le 4 mai au Caire. Il prévoit la formation d'un gouvernement d’indépendants pour préparer des élections présidentielles et législatives simultanées dans un délai d’un an. Il prévoit aussi la création d’un haut conseil de sécurité, en vue de la future intégration des unités de sécurité des différents mouvements dans une force de sécurité «professionnelle», d’une commission électorale et la libération de détenus du Fatah et du Hamas.

    Le chef du Hamas en exil Kahled Mechaal a affirmé «notre unique combat est contre Israël», assurant en même temps que le temps de la division entre Palestiniens était «derrière nous». Il a souligné que son mouvement allait œuvrer pour parvenir à «l’objectif national Palestinien» qui est d’établir en État souverain dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Le Hamas souhaite «l’établissement d’un État palestinien indépendant et souverain en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avec Jérusalem pour capitale, sans renoncer au droit au retour», a-t-il expliqué, Al-Oufock.

    C'est surtout les manifestations populaires Palestiniennes rassemblées en masse qui sont à l'origine de cet accord. Sa signature a été saluée par des explosions de joie de la population de Gaza, ayant énormément souffert de cette division.

    Les trois défis qu'ils devront surmonter, le défit intérieur, le défit Israélien, et le défit international d'après Ziad Medoukh dans Al-Oufock.

    Le défit intérieur entre Palestiniens qui se sont combattus est donc très compliqué et chacun devra mettre un peu d'eau dans son vin. Le choix d'après Ziad Medoukh consiste au choix entre une stratégie militaire préconisée par le Hamas comme logistique contre l’occupation et une résistance populaire non violente préconisée par le Fatha. Il y a aussi la difficulté d'organisation administrative entre les deux parties l'une à Gaza et l'autre en Cisjordanie, et la question sécuritaire des deux parties. Le blocus de Gaza, les liaisons entre les deux territoires sont des obstacles majeurs à une gestion commune.

    Le défit Israélien serait pour Israël, devenant ainsi le grand perdant de cet accord d'après Ziad Medoukh. Cette unité Palestinienne porte en effet un coup à la politique Israélienne qui jouait sur cette division, et l'on peut penser que les Israéliens feront tout pour briser cet accord et pour entraver la circulation des Palestiniens entre les deux parties du territoire. Le problème sera la résistance des Palestiniens aux provocations d'Israël sous formes d'attaques, de bombardements et d'incursions notamment à Gaza, mais aussi en soudoyant des Palestiniens. C'est une partie très difficile que devront surmonter les Palestiniens, Israël n'hésitera pas une seconde pour dénoncer cette instabilité sur la sécurité de son pays.

    Le défit international sera bien entendu la position des Occidentaux dominée par celle des États-Unis sous forme de chantage à une paix hypocrite au profit d'Israël. La suppression des aides aux Palestiniens, pour que le nouveau gouvernement accepte les propositions du quartet pour le Proche-Orient.

    S'ouvre donc une aire de grandes difficultés pour ce nouveau gouvernement dans la mesure où le résultat des élections qui vont avoir lieu soit accepté par les deux composantes Palestiniennes ce qui n'apparaît pas évident.

    Pour Sami Abou Zuhri, porte-parole du mouvement islamiste, l'un des durs du parti, son dogmatisme habituel évolue. «En pratique, il n'y a pas de différence entre le Hamas et le Fatah, avance-t-il. Chacun d'entre eux appelle à la création d'un État palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale et le droit au retour des réfugiés. Le Fatah est prêt à reconnaître Israël, tandis que le Hamas parle d'une trêve de longue durée, mais dans les faits, le résultat serait le même, à savoir l'arrêt de la résistance», par Benjamin Barthe envoyé spécial à Gaza Le Monde.fr. Cette position serait une reconnaissance de fait de l’État juif et un renoncement à la violence.

    Sami Abou Zuhri s'efforçant de ce fait de minimiser la portée d'un document antisémite appelant à la libération de la Palestine toute entière, Israël comprit adopté en 1988, mais refusant son abrogation. «Nous demandons à la communauté internationale de juger notre position à partir des déclarations de nos dirigeants». En fait se serait un troc, trêve contre État.

    La France a signé, lundi 9 mai, une convention d'aide budgétaire de 10 millions d'euros à l'Autorité palestinienne, a annoncé le ministère des affaires étrangères. «Au moment où la situation financière de l'Autorité palestinienne est tendue, ces fonds sont une contribution au paiement des salaires des fonctionnaires», a expliqué dans une déclaration à Paris le porte-parole du ministère, Bernard Valero. Cette aide fait suite au refus d'Israël de verser à l'Autorité palestinienne le produit des taxes qui lui reviennent de droit jugeant préjudiciable à la poursuite des réformes et de la mise en place des institutions Palestiniennes sous l'autorité du président Mahmoud Abbas. Selon Bernard Valero la France agirait pour la construction du futur État palestinien. De plus, et ce serait une bonne nouvelle, le président Shimon Perès déclare que des négociations sont possible avec le Hamas, pour lui ce qui compte ne serait pas le nom mais le contenu. Cette position va à l'encontre de celle de Netanyahu qui refuse tout ce qui se rapporte au Hamas. Il est bien connu que Shimon Peres a longtemps été le leader du parti travailliste pour rejoindre le parti centriste de Kadima en 2005. Prix Nobel de la paix 1994 avec Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, il est élu président de l'État d'Israël le 13 juin 2007.

    La décision  de Benyamin Nétanyahou de mettre l'Autorité palestinienne en état de cessation de paiements est dénoncée de toutes parts, y compris en Israël. Cette sanction prise au début du mois s'est traduite par le gel du transfert de 60 millions d'euros, correspondant aux droits de douanes et de TVA prélevés mensuellement sur les marchandises destinées aux Palestiniens, qui transitent par les ports Israéliens, Al-Oufock. Pour Benyamin Netanyahou, c'est toujours le même refrain le principe de précaution et pour lui cet accord porte un coup fatal à la paix.

    Or du Proche-Orient le 19 mai, Israël accepterait de débloquer les millions de dollars de recettes douanières et autres taxes prélevées représentant quelques 88 millions de dollars, 24 heures.

    Coup de théâtre, Obama se déclare pour la première fois jeudi en faveur d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967.

    «Les frontières d'Israël et de la Palestine devraient être fondées sur les lignes de 1967 avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d'accord, afin d'établir des frontières sûres et reconnues pour les deux États», a déclaré Obama. «Le retrait complet et graduel des forces militaires Israéliennes devrait être coordonné dans l'idée d'une responsabilité de la sécurité Palestinienne dans un État souverain et non-militarisé», a encore dit le président des États-Unis lors d'un discours sur le Moyen-Orient au département d’État à Washington, La Tribune de Genève. C'est de la plus grande hypocrisie, comment concevoir un État non militarisé ? Ce n'est plus un État, mais seulement un morceau de terre avec des gens dépendants !

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