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  • Jean-Louis Borloo,

    cette droite sociale qui veut exister !

     

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    Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, image tirée de l'Internaute actualité, © MEDAD/SG/SIC - 2007 Photo B. Suard.

    Support Wikipedia C'est que nous avons des difficultés à comprendre, n'est-ce pas pour Jean-Pierre Raffarin l'homme le plus complexe de la politique Française, étant membre de l'UMP bien qu'il n'y serait plus d'après ses dires, mais il y reste financièrement lié, étant ami avec Jean-François Copé, ayant soutenu la politique menée par Sarkozy bien qu'il prétende ne pas l'avoir soutenue, mais au gouvernement il n'a pas démissionné, le quittant par ce qu'il ne fut pas premier ministre, ayant exprimé sa position à Sarkozy, mais étant contre le bouclier fiscal, très grande prudence sur l'ISF et surtout pour qu'on l'élargisse aux œuvres d'art, pour un tournant social important de qualification pour les adultes, pour la jeunesse, pour les femmes seules, un grenelle de la fiscalité, que de contorsions une sauce des plus complexes.

    Selon le rapport de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, le parti radical associé à l'UMP depuis 2002 reste sous perfusion financière de l'UMP. En 2009, date des derniers comptes publiés, le parti de Jean-Louis Borloo a reçu un million d'euros de l'UMP. Une somme considérable pour ce parti, dont le budget global est de 1,3 million d'euros. Les valoisiens demeurent sous perfusion financière de l'UMP à hauteur de 77 %.

    Que de bruits pour annoncer son projet d'alliance républicaine écologiste et sociale. Un divorce en trompe l'œil, nous savons tous que la droite sociale ou la droite d'obédience catholique du MRP, au centrisme démocrate de Lecanuet, puis de l'UDF a toujours existé qu'associée à la droite traditionnelle n'existant que par elle sauf un cours instant avec Valéry Giscard d'Estaing, que cette droite conventionnelle sous le sigle RPR s'est empressée de faire battre au profit de François Mitterrand en 1981.

    Jean-Louis Borloo souriant, sympathique nous a fait l'éloge de sa ville qu'il aime tant. Prenant en exemple ses réalisations, la rénovation, et quand il fait quelque chose il le fait exclusivement et à fond, personne n'en doute, mais fait-on une politique nationale seulement qu'avec une politique départementale appliquée à Valenciennes ? Nulle contestation, la gauche, il n'aime pas, ses amis présents sur le plateau dont Hervé Morin encore pire que Sarkozy peut en témoigner, mais comme beaucoup, il aimerait bien que des socialistes «modernes» votent pour lui et c'est réciproque. Un esquiveur exceptionnel qui veut rassembler les gaullistes, les écologistes et même le Modem dont il aime bien François Bayrou reconnaissant sa valeur, mieux, on ne peut faire oubliant la vision de Bayrou qui lui aurait dit François tu seras président. Un travail d'équilibriste a haut sommet mais, il ne faut pas le décevoir, il a eu un cours instant la vedette du petit écran.

    D'après un sondage réalisé par le journal du dimanche, il serait le meilleur candidat du centre au coude à coude avec Bayrou. Il obtiendrait 37 % des sondés pour 36 % à Bayrou, Dominique de Villepin serait à 19 % tandis qu'Hervé Morin est à 7 %. Pour 60 % des personnes interrogées, le centre droit devrait présenter un candidat à l'élection de 2012 pour avoir plus de chance de faire gagner la droite, et seulement 36 % seraient pour un candidat unique. En d'autres termes le centre a toutes les raisons d'être présent au premier tour pour ensuite se rallier à la droite conventionnelle.

    On va organiser cette formation politique avant l'été en dehors de l'UMP, et par voie de conséquence nous allons quitter l'UMP, parlant pour tous. Décidément l'UMP n'est plus l'aimant attirant à lui ses satellites même jusqu'à Rama Yade qui annonce qu'elle quitte l'UMP ayant déjà rejoint le parti radical de Jean-Louis Borloo en décembre dernier, tout comme Fadela Amara inspectrice générale des affaires sociales au tour extérieur nommée par Sarkozy, que nous avons remarquée sur le plateau, une belle brochette des déçus de l'UMP et du Modem. Fadela Amara tout comme Jean-Louis Borloo ont été, ministre délégué à la ville et à la rénovation urbaine pour Borloo, et pour Fadela secrétaire d'État à la ville on voit-on le résultat ? Qu'est-ce qui a changé ?

    C'est le sauve qui peut que va devenir cette formation perdant les frontistes de Marine le Pen, et maintenant ses centristes ? Alors on entend Jean-François Copé dire à ses centristes on a besoin de vous comme si l'on pouvait leur faire confiance. Pas question pour Borloo d'être une candidature d'appoint à celle de Sarkozy, vous connaissez quelqu'un qui est candidat pour aider quelqu'un ? Logique, non, ça n'a pas de sens. C'est vrai qu'Arlette Chabot est dure à comprendre se montrant même sourde, on pourrait trouver mieux. Entre deux questions, il évoque «le quinquennat inouï de Sarkozy la crise financière, la crise des matières premières, la crise de l'écologie, vous vous rendez compte de ce qui s'est passé en cinq ans plus que dans les 30 dernières années....?»

    «J'aime bien faire, j'aime agir, j'aime construire, et je sais que construire se fait avec les autres». La compétitivité,

    «ce n'est pas ce gouvernement, vous ne m'entendrez jamais, jamais, commenter ou dire du mal du président de la république ni du premier ministre François Fillon», un tel éloge cache toujours quelque chose.

    «J'ai fait un travail pas facile je continue à le faire, on n'est pas fabriqué pareil, la compétitivité d'un pays, la croissance ça dépend des ressources humaines, ça dépend des gens, ça dépend de la façon dont on reçoit les demandeurs d'emploi, ça dépend de l'apprentissage, ça dépend de l'école des très petits, ça dépend des mamans isolées qui élèvent leurs enfants». «Ces 20 % qui ne savent pas lire et écrire en fin de CP, 20 % de jeunes qui sortent sans qualification par honte de noter, 150.000, un million et demi dans une décennie, c'est les mêmes que vous allez retrouver partout, je suis convaincu que notre pays à la capacité .....». «Le problème de l'école c'est un problème Français, nous avons des marges de manœuvre.....».

    «Le chômage des jeunes qui va très au delà des 600.000 dont on nous parle..... mais le plus important c'est que vous avez aujourd'hui 3 millions de personnes qui ont des difficultés avec l'écriture, parler Français, écrire Français, vous avez du mal à retrouver un emploi, je souhaite que dans chacune des écoles de France, dans un dispositif qui soit l'université des adultes, qu'on réapprenne pour ces trois millions là les cinq acquis fondamentaux pour avoir les capacités à retrouver un emploi».

    Ce serait merveilleux si ces jeunes seraient intéressés, en d'autres termes aller à l'école pour eux serait une seconde chance ? Mais cela suppose qu'il y ait du travail ce qui est loin d'être le cas. Ce n'est pas par ce que ces trois millions dont parle Borloo sauraient faire un curriculum vitae et sauraient parler qu'ils trouveront un emploi, ce n'est pas la bonne réponse, la bonne réponse est l'investissement dans les entreprises pour créer des marchés. Trois millions de super curriculum vitae n'ont jamais créé des emplois. Et là sur ce point essentiel aucune réponse n'a été apportée, autre que du gadget.

    «Je suis prêt, on va le faire, mais ça se fait collectivement de manière responsable», puis avec un temps de réponse,«si mes amis le souhaitent et s’ils pensent que c’est moi qui doit plutôt l’incarner, on va le faire.» Et de repasser du «on» au «je»: «J’aurai à prendre ma décision, moi. (…) En dernier ressort ce sera ma propre décision, lourde, grave». Il assure que cette structure centriste ne s'effacera pas en 2012 au profit de l'UMP, et balaie d'un revers de manche toutes combines alléchantes de postes et autres avantages. Le parti radical «dit Valoisien» serait-il redevenu grand ? Un passé historique de gauche républicaine incarnée par des figures qui ont marqué notre histoire, Alexandre Ledu-Rollin, Léon Gambetta, Georges Clémenceau, Édouard Herriot, et beaucoup d'autres. Sa philosophie sera tout au long de son histoire fortement influencée par la Franc-maçonnerie, c'était un parti riche de son passé qui n'a cessé de dériver dommage.

    «On veut participer au débat, ce n’est pas pour aller négocier. Je ne serais pas un éventuel premier ministre dans 14 ou 15 mois». Cette formation «sera une alternative au PS et à l’UMP». «Nous avons vocation à avoir un candidat à l’élection présidentielle, et à gagner cette élection». Jean-Louis Borloo, en bon technicien nous a fait du social à faire rougir Martine Aubry. Une bonne connaissance technique des difficultés mais pas politique des obstacles à surmonter pour parvenir à ses fins. Cette trahison, ce lâchage de l'UMP en pleine tourmente risque de lui coûter très cher, l'expérience de Bayrou ne lui a pas montré qu'il était difficile d'émerger sur les déboires de la droite traditionnelle.

    La manœuvre est évidente, les régions sont majoritairement à gauche, les cantonales ont vu la défaire de l'UMP au profit des socialistes même si leur victoire n'est pas si éclatante, le Sénat risque de changer de couleur politique, Sarkozy serait largement battu par les socialistes, le FN n'étant plus si coopératif, c'est le sauve qui peut. Que l'on nous raconte pas d'histoires une situation politique favorable à l'UMP, les centristes seraient encore dans l'UMP. Sarkozy s'il est battu, il le sera par ceux qui l'ont soutenu, la politique n'a pas d'honneur.

     

  • L'affaire Tapie,

    encore et encore ?

     

    Support Wikipedia J'ai déjà écrit deux articles sur Bernard Tapie, Bernard Tapie dit Nanard, et Bernard Tapie dit Nanard suite, personnage qui dérange le microcosme politique par ses prises de positions allant de gauche à droite en passant par le milieu, mais c'est son affaire, on aime ou pas. Ce n'est pas le problème, le problème est, a-t-il été spolié dans cette affaire ténébreuse du Crédit lyonnais et consorts ? Si oui, il est juste qu'il soit indemnisé du préjudice subit, qui, il faut bien le reconnaître a été acharné et fut indigne par les insultes à son encontre. Il faut dire que tout avait été mis en œuvre par les médias et les socialistes de l'époque Édouard Balladur y comprit pour l'écraser, il fallait l'éliminer.

    Qu'il ait acheté puis revendu des entreprises après avoir licencié des employés et par la même fait d'importantes plus values, ce n'était pas interdit, et il n'est malheureusement pas le seul à l'avoir fait. S'est-il enrichit rien n'est moins sur, son argent, car il en faut provenait de prêts de sa banque le Crédit lyonnais qu'il lui a fallu rembourser quand il s'est retiré de ses affaires pour faire de la politique et on ne peut dire que cela lui ait profité comme il l'espérait, après la gloire de fut la déchéance. Qu'il soit à plaindre surement pas, il jouit d'une aisance que beaucoup aimeraient avoir, c'est un homme riche. Qu'il ait «magouillé» dans l'affaire VA-OM, il a payé, et d'autres qui probablement magouillent dans le foot, il y a trop d'argent dans ce sport pour ne pas se poser des questions, ne sont pas dénoncés.

    Bernard Tapie le touche à tout, industriel, politique, foot, vélo, cinéma, homme orchestre des affaires qui aime la lumière, le petit écran, ne reçoit que la récompense de ses talents d'homme public qui bien souvent font de lui le personnage recherché pour faire de l'audience télévisuelle, ses réparties ne sont pas sans intérêt eu égard à ses interlocuteurs bien pâles parfois. S'il n'existait pas, ne faudrait-il pas l'inventer ?

    De quoi s'agit-il ?

    De l'affaire Adidas, l'affaire de sa vie, pour laquelle un tribunal arbitral a été pressenti pour clore ce dossier qui date de 1988. Le problème est, cette procédure n'est-elle pas un cadeau fait avec l'argent des Français par l'État sachant qu'il aurait bénéficié de protections au plus haut mettant en cause notre président d'être intervenu dans le cours normal de la justice pour éviter une décision de justice qui lui aurait été défavorable ? Pour Laurent Mauduit journaliste à Médiaparte qui a écrit un livre sur cette affaire, c'est le chef de l'État lui même qui a pris la responsabilité de suspendre la procédure judiciaire ordinaire devant les tribunaux de la république. Décision prise après celle de la plus haute juridiction Française, la Cour de cassation qui était défavorable à Bernard Tapie mais à l'avantage du CDR, le consortium de réalisation chargé de régler les passifs du Crédit lyonnais, et de l'EPFR, Établissement public de financement et de restructuration créé par l'État pour exercer la tutelle du CDR, en clair l'État. La polémique est soutenue par François Bayrou et par six députés socialistes. Ils ont donc demandé au procureur général auprès de la Cour de cassation Monsieur Jean-Louis Nadal ce qu'il en pensait. C'est notre argent, et nous en manquons. Or la procédure du tribunal arbitral est fréquemment utilisée pour régler les affaires de droit commercial privé.

    Ses conditions de l'arbitrage sont strictes et acceptées par toutes les parties. Elles comprennent notamment à la demande du CDR un plafonnement des dommages potentiellement accordés à Bernard Tapie et sa renonciation à demander l'annulation de la vente d'Adidas. Parmi les conditions de l'arbitrage figure le fait que le tribunal devra juger «en droit», c'est à dire uniquement sur le fondement des décisions rendues par les juridictions publiques. Ce tribunal était composé de Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Denis Bredin avocat, Pierre Estoup magistrat, tous acceptés par toutes les parties en tant que Juges-Arbitres. Il n'est donc pas justifié d'accuser ce tribunal d'avoir été influencé. Par contre la procédure de saisie est-elle légale sachant que cette affaire met en face l'État et une personne privée en l'occurrence Bernard Tapie ? La procédure arbitrale est très utilisée en droit privé pour régler les litiges commerciaux internationaux et c'est les deux parties qui décident d'y avoir recours.

    Dans le cas de l'affaire Tapie, c'est la ministre de l'économie et des finances Madame Christine Lagarde qui a jugé qu'au bout de 15 années de procédure qu'il fallait trouver un mécanisme pour mettre un terme à l'ensemble des 12 procédures à la fois. La procédure n'apparaît pas illégale d'autant que les décisions du tribunal arbitral sont basées d'après celles rendues par les juridictions publiques. De plus, il est tout a fait normal que l'État intervienne pour clore cette affaire qui n'en fini pas.

    Par contre ce que l'on peut reprocher ce sont les sommes à verser à Bernard Tapie soit 240 millions à titre matériel, 105 millions à titre d'intérêt de retard, et surtout les 45 millions au titre de préjudice moral ce qui dépasse tout ce qui a été alloué en tant que préjudice moral ! Mais, ne sont-elles pas à regarder en fonction de ce que le Crédit lyonnais a encaissé dans cette affaire ? Ce jugement a déjà fait polémique par des hommes politiques qui déposèrent recours auprès du tribunal administratif, recours déboutés par ce tribunal qui ne relèvera aucune faute ni dans le fond ni dans la forme de la procédure.

    Les parlementaires qui prétendent que Bernard Tapie a été favorisé se sont entourés de conseils juridiques, ils s'appuient notamment sur un rapport de la Cour des comptes pour mettre en valeur un faisceau d'indices laissant supposer un abus de pouvoir de Madame la ministre de l'économie qui aurait autorisé contre l'avis de ses services le recours au tribunal arbitral, le Canard enchaîné du 07 avril 2011. Or le rôle d'un ministre n'est-il pas d'arbitrer, c'est à lui qu'en revient la décision.

    Or, dès lors que l'État et les avocats de Bernard Tapie ont choisit cette procédure c'est normalement bouclé.

    Lorsqu'il rentre en politique en 1992 sous le gouvernement de Pierre Bérégovoy devenant ministre, il lui fut demandé de se retirer des affaires, et il confia à sa banque le Crédit lyonnais cette vente pour 2 milliards et 85 millions de francs, soit 315,5 millions d'euros à un groupe d'investisseurs emmenés par Robert Louis-Dreyfus. Le Crédit lyonnais fait expertiser l'affaire et constate que sa valeur est bien supérieure au prix demandé par Bernard Tapie et décide de s'en porter acquéreur pour ensuite la revendre à un prix élevé pour son seul profit par l'intermédiaire de sociétés offshore pour préserver l'anonymat des opérations. C'est un acte qui montre que pour de l'argent une banque si respectueuse soit-elle ne recule devant rien pour spolier ses partenaires qui lui ont accordé sa confiance, misérable ! Cette vente s'effectue en deux parties, en premier Adidas représentant l'actif le plus important puis ensuite les autres actifs du groupe Bernard Tapie. Cette procédure comporte deux fautes répréhensibles par la loi, la faute au mandat, qui consiste à ne pas être loyal avec son client, en ne l’informant pas de la possibilité de vendre son affaire plus cher et l’interdiction pour le mandataire, la banque, de se porter contrepartie, c'est-à-dire d’acquérir elle-même le bien qu’elle est chargée de vendre pour le compte de son client.

    Aussi, afin d’éviter tout risque de recours légal au cas où Bernard Tapie vienne à découvrir un jour, que la banque s’est vendue Adidas à elle-même afin de la revendre ensuite à son seul profit, les dirigeants du Crédit lyonnais prévoient un deuxième plan, s’assurer de la mise en faillite du groupe Tapie, qui les conduira à saisir toutes les actions du Groupe Tapie et donc à en être propriétaire à 100 %. Bernard Tapie Finance étant la seule habilitée à entamer un recours légal sur la vente d’Adidas dont elle était le propriétaire, et non Bernard Tapie à titre personnel,  en s’assurant le contrôle des actions de Bernard Tapie Finance, le Crédit lyonnais s’assurerait ainsi l’impunité légale, n’ayant pas l’intention de porter plainte contre lui-même.

    Un plan machiavélique monté par la gauche programmant la ruine de Bernard Tapie du fait de la proximité politique des dirigeants du Crédit lyonnais avec les dirigeants du PS ne pouvant selon eux être une coïncidence dans cette affaire, le président Jean-Yves Haberer a été placé par les socialistes, et son successeur Jean Peyrelevade est un ami proche de Michel Rocard et ennemi politique proclamé de Bernard Tapie. Il faut reconnaître que Bernard Tapie faisait peur à la gauche remportant l'élection législative de 1988 de la 6ème circonscription de Marseille jugée imprenable par la gauche. François Mitterrand dira même que c'est ce qui l'a le plus épaté. François Mitterrand appréciait Bernard Tapie ainsi que Pierre Bérégovoy par la qualité de son analyse politique faisant ainsi de l'ombre aux autres dirigeants du parti.

    Selon Médiaparte DSK serait à l'origine de la décision de l'État qui aurait conduit au versement de 390 millions à Bernard Tapie. La décision date de de 1999. A l'époque, Dominique Strauss-Kahn supervise la privatisation du Crédit lyonnais. Conduisant des cessions d'actifs publics à marche forcée, le gouvernement de Lionel Jospin établira en ce domaine un record par rapport aux gouvernements antérieurs qui embarrasse toujours aujourd'hui la gauche, il voulait vendre au privé la banque publique qui a été au centre de si nombreuses dérives à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

    Que peut-on attendre de la décision de Jean-Louis Nadal en ce qui concerne Bernard Tapie, rien dès lors que l'affaire est jugée par un accord entre les deux parties sur l'opportunité d'un tribunal arbitral. Peut-on s'attendre à ce que Bernard Tapie doivent rendre les sommes perçues, en vertu de quel principe ayant été spolié par sa banque, fait reconnu. Ce n'est donc encore qu'un épisode des rivalités droite gauche, mais pour ce coup çi, la droite semble avoir raison même si il y aurait eu des connivences entre Sarko et Nanard, ce qui reste à prouver. Christine Lagarde clamant «est-ce que vous croyez que j'ai une tête à être copine avec Bernard Tapie», ici .

     

  • Le paradoxe socialiste,

    un programme pour des candidats,

     

    Support Wikipedia La première question est : quel est l'apport que les candidats aux primaires peuvent prétendre faire valoir dès lors que la ligne politique générale est fixée ? Qu'est-ce qui peut les différencier ? Ne sont-ils pas verrouillés ? Comment les juger, par leur aspect, leur valeur morale, leur langage et leur culture ? Certes ces paramètres ont de l'importance pour un président de la république, il nous représente. Mais, le programme, n'est-ce pas l'engagement qu'il prend envers les Français de le faire appliquer s'il est élu. S'il est fixé à l'avance par la direction de son parti et présenté aux Français, n'est-ce pas contraire à l'idée de la cinquième république ou un homme se présente devant les Français pour leur demander leur confiance ? Jusqu'à maintenant c'est à peu près ce qui s'est passé, le candidat président présentait son programme avec l'accord de son parti, mais un accord concocté avec les instances de son parti non dévoilé à la presse. Ce ne fut pas le cas de François Mitterrand, mais le programme commun de la gauche des 110 propositions était construit par lui. Mais ce fut le cas pour les autres présidents qui ne présentèrent que les grandes orientations d'un programme, s'engager trop n'est pas une marque de prudence.

    Comment peut-on ensuite développer des critiques envers ce qu'il appliquerait si ce n'est pas lui qui en soit l'essence, même s'il s'y réfère ? N'est-ce pas une dérive d'accaparer pour un parti politique le fondement de notre constitution ? Nous ne sommes plus dans ce cas d'un homme que l'on élit, mais dans celui du programme d'un parti soutenu par son représentant, mais soutenu seulement ! Le président de la république n'est-il pas au dessus des partis, n'est-ce pas ce que l'on a retenu de l'esprit de notre constitution ?

    C'est vrai que cet engagement du général de Gaulle à subi et subi encore des atteintes. Le président Nicolas Sarkozy est le chef de son parti et celui-ci occupe tous les rouages de nos institutions, c'est une hégémonie UMP, que de Gaulle n'aurait surement pas acceptée. Critiquée par l'opposition qui, maintenant, se présente sous une autre forme mais dans la même lignée ou c'est le parti qui prédomine. D'aucuns diront que c'est plus clair, certes les bases sont présentées et cela créé un trouble politique, mais que devient le président issu du PS s'il modifie le programme au cours de son mandat ? Il se trouve de ce fait en contradiction pour ne pas appliquer correctement le programme du parti dont il s'était engagé à faire, mais aussi avec les Français. Quelle est donc sa responsabilité ? Position intenable politiquement. S'il vient à modifier le programme pour raisons de politique intérieure, budgétaires ou sociales, sur cinq années il peut se passer énormément de choses qui peuvent conduire à revoir l'orientation politique initiale. Dans ce cas qui prend la responsabilité du changement d'orientation politique, le parti, le président, les deux ? On voit bien l'imbroglio de cette logistique, elle ne respecte pas l'esprit de la constitution d'un président au dessus des partis, et ouvre la porte à de nombreuses critiques.

    On évoque qu'il sera amendé par la candidate ou le candidat, et pour les socialistes il serait une base de réflexion et de débats. De nombreux commentateurs disent de lui que c'est un vrai projet de gauche, il se place dans une gauche sociale que l'on pourrait classer dans une politique démocrate socialiste.

    C'est un programme pour les jeunes, annonçant la création de 300.000 emplois financés par le maintien de l'ISF ou la suppression de l'exonération des heures supplémentaires défiscalisées, qui coutent très cher au pays, autant que cela serve à créer et financer des emplois. C'est sous l'égide de François Hollande qui l'an dernier avait mis cette priorité dans son projet que ce programme a été élaboré. C'est donc l'opposé de ce qui est actuellement appliqué.

    C'est un autre projet de société qui sera soumis aux Français. Le plafonnement des hautes rémunérations dans un rapport de 1 à 20 pour les patrons des entreprises de l'État est un gadget s'il ne s'applique qu'à ces entreprises. Le PS donne un an aux entreprises pour réduire à compter de 2012 «l'abime social» sur un accord par une politique de revalorisation du travail. Une politique des stages qui se sont développés de façon anarchiques conduisant à des abus de la part des entreprises, deviendront de vrais contrats de travail. C'est aussi un renforcement de l'État par la création d'une banque d'investissement avec des ressources qui existent déjà. Par ailleurs l'État reprend son rôle dans des domaines comme la sécurité ou il prévoit le recrutement de 10.000 emplois de policiers en cinq ans ainsi que des magistrats ou des greffiers en réponse au malaise de la justice.

    L'autre grande réforme est fiscale jugée prioritaire est l'intégration de la CSG dans l'impôt sur le revenu, et la différenciation des taux de l'impôt sur les sociétés, ou de l'entrée des salariés dans les conseils d'administration des entreprises. En 2012, le parti pris est clair, privilégier une démarche plutôt que miser sur des mesures chocs. Pour trouver une entente avec les Écologistes les Verts, il est prévu une sortie de nucléaire et du tout pétrole dans 30 ou 40 ans en privilégiant les énergies renouvelables, c'est l'effet Fukushima, cela ne mange pas de pain, dans ce délai tout peut arriver.

    En pleine crise budgétaire, le PS soigne d'abord sa crédibilité. Il se démarque du pacte de stabilité et prône l'emprunt Européen pour financer les infrastructures d'avenir et la recherche. Mais il entend mettre fin à l'emballement de la dette qui atteint 87 % du PIB fin 2010, fournit un tableau de financement pour chaque dépense nouvelle et se fixe pour objectif de ne pas dépasser 5 milliards d'euros de dépenses nouvelles par an sur la période 2012-2017. La réduction du déficit est une priorité, elle sera poursuivie pour arriver en 2017 à un retour l'équilibre. «Les Français le savent, des efforts seront demandés pour rétablir la situation». L'échéance de 2013 pour ramener le déficit à 3 % de PIB est jugée intenable, au risque de mécontenter Bruxelles, «il faudra y parvenir ensuite le plus tôt possible», indique Michel Sapin, en charge du cadrage.        Il veut arriver à réduire à compter de 2014 les intérêts versés pour le compte de la dette qui augmentent actuellement de cinq milliards par années. Coté recettes, il entend profiter de celles de la croissance qu'il estime en moyenne à 2,5 % sur la période 2013-2017, et il entend dégager 40 à 50 milliards d'euros en agissant sur les niches fiscales.

    C'est un programme qui a été élaboré avec tous ses grands leaders, candidats déclarés de Ségolène Royal, à François Hollande, ou putatifs avec les représentants de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Vincent Peillon ont été conviés chaque semaine depuis deux mois à un «conseil politique» pour défendre leurs priorités. François Hollande émet déjà des réserves sur le financement de ce programme notamment sur l'allocation d'autonomie des jeunes promise le samedi 31 mars par Mme Aubry aux jeunes socialistes. «L'état des finances publiques ne nous permet pas de financer une telle mesure, à moins de renoncer à la réduction de la dette», c'est exclamé François Hollande. C'est malgré tout un projet ou chaque grand leader y voit un peu de lui, les Strauss-Kahniens seraient satisfaits quand à Ségolène Royal, elle y voit l'essentiel de ses propositions de 2007. Ce projet devrait être présenté le mardi 5 avril à la presse.

    C'est vrai, qu'une certaine place a été réservée aux candidats pour apporter un plus fonction de leurs inspirations, mais cela ne devrait pas modifier notablement les grandes lignes de ce projet. Bien sûr ce projet est déjà attaqué par l'UMP, qui le démolit, mais aussi par le front de gauche. Le grand reproche est comme toujours sur le financement à croire qu'il n'y a que la droite pour faire bien alors qu'elle a mis le pays au bord du gouffre avec une ardoise de quelques 2000 milliards de dettes cumulées, elle n'est pas la mieux placée pour critiquer. D'aucuns critiquent la croissance estimée à 2,5 % par an, ce qui serait trop élevé sauf quand la droite ne cesse de se tromper en annonçant des chiffres toujours majorés qui ne sont jamais tenus.

    Les 25 milliards d'euros de dépenses pour les mesures nouvelles, au premier rang desquelles les 300.000 emplois jeunes, devront être compris dans cette enveloppe de 1,7 %. Cela signifie que pour certains ministères, les budgets seront gelés. Le PS, s'il veut stopper le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite, n'entend pas rouvrir les vannes. Il vise peu ou prou une stabilisation des effectifs de l'État.

    Le député Michel Sapin ancien ministre des finances de 1992 à 1993 a été chargé du chiffrage et du cadrage. «Nous nous sommes d'abord interrogés sur le possible et non sur le souhaitable. Il était hors de question de faire la liste des courses avant de regarder ce que nous avions dans le porte-monnaie».

    Quelle autre alternative nous est offerte, conserver la droite actuelle qui poursuivra le démantèlement de nos institutions, si elle repasse, elle y trouvera une approbation à la politique qu'elle a menée. Si les socialistes passent ce sera un changement à 180 °qui apportera dans les cinq ans de mandature un plus socialement qui peut être bénéfique pour le pays libéré de ce régime policier et devrait conduire à une meilleure entente entre les Français. Ils en ont bien besoin beaucoup étant dans la misère. Mais tout attendre des socialistes serait se leurrer leur marge de manœuvre est faible, beaucoup seront déçus, mais promettre plus est impossible eu égard au bilan des années Sarkozy.

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