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  • Nicolas Hulot,

    de TF1 à la candidature de la candidature présidentielle.

     

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    document tiré de Google recherche.

    Support Wikipedia C'est fait, il est entré dans l'arène, il y était sans y être, mais après des mois de réflexions, il a décidé d'être candidat à la candidature présidentielle. Ma responsabilité est maintenant de passer à une autre étape, j'ai donc décidé de me porter candidat à «l'élection présidentielle». «Il s'agit d'ouvrir la voie d'une société nouvelle, écologique et sociale». «Mon inquiétude et mon espoir vont d'abord vers les jeunes», a ainsi déclaré l'animateur d'Ushuaïa sur TF1, en appelant la jeunesse à l'aider pour réaliser ce changement de société qu'il souhaite.

    Le discours de Nicolas Hulot à Sevran le 13 avril 2011



    Il souhaite le soutien des écologistes sans pour autant s'intégrer dans leur parti. En d'autres termes, il se place dans une posture parallèle, n'ayant pas fermement pris d'engagement pour une primaire, qui ne peut que diviser encore plus ce parti dont on sait qu'il représente dorénavant Europe Écologie-les Verts son nouveau nom adopté le 13 décembre 2010 au Congrès de Lyon. C'est par un vote démocratique de 53,19 % des participants à la consultation qu'est né la fusion historique entre le parti des Verts et les militants ayant rejoint le mouvement Europe Écologie depuis les élections Européennes de juin 2009.

    Il souhaite aussi un large soutien dans une action sociale à base écologique, condamnant de ce fait le capitalisme sans que soit précisé si sa démarche est à gauche, sachant qu'Europe Écologie-les Verts sont manifestement dans une posture de gauche et sur certains points plus à gauche que bien des socialistes.

    «Il rejette la politique actuelle pour un projet de développement d'une société nouvelle écologique et sociale qui est de son point de vue incompatible avec la politique du pouvoir en place qui se développe en France». Sa candidature s'inscrit dans le souci de l'intérêt général et se situe à l'opposé des choix des méthodes et de la vision de la majorité actuelle, pour autant, cette clarification ne vaut en aucun cas, selon lui, blanc sein à ceux à gauche ou au centre qui se proposent de diriger le pays. Dans son esprit, «il n'y aura aucun soutien automatique à qui que ce soit». «La contrainte écologique et sociale ne peut plus s'accommoder de quelques corrections à la marge ou de compromis politiciens. Elle exige sans concession de la part de partenaires possibles la prise en compte sincère et réelle des nouveaux paramètres et un niveau de réponse approprié». Seul comptera pour lui «une volonté indéfectible de partager l'immense chantier écologique et social et bien entendu les engagements qui soient à la hauteur des nouvelles exigences....»

    Dans ce discours, il ne prend pas position sur le nucléaire contrairement aux Verts, connaissant très bien la difficulté du problème et que toute démagogie consistant à en déclarer l'arrêt, ne serait pas comprise d'un candidat qui se veut responsable. Par contre, il aurait pu avancer une orientation sur les énergies renouvelables, sujet d'importance nationale.

    En ce qui concerne la vie des Français, le pouvoir d'achat, les salaires, le chômage, l'énergie, les impôts, la justice, l'immigration, l'Europe, l'investissement industriel, rien n'a été évoqué, des grands mots c'est d'un non flou inquiétant.

    Nicolas Hulot exploite son impact médiatique d'amour de la nature, déclarant que cela fait 35 ans qu'il sillonne le monde qu'il l'a vu changer pour nous faire comprendre ses difficultés et qu'il nous faut préserver notre terre. Il n'est pas le seul combien avant lui ont parcouru le monde sans avoir le support médiatique de TF1 et de sa Fondation Ushuaïa qui lui finance ses émissions. Cela fait plus de 15 années que, comme beaucoup de trekkeurs, je parcours le monde à mes frais et je marche encore en qualité de randonneur sans que pour autant me vienne à l'esprit de poser ma candidature à l'élection présidentielle qui demande d'autres connaissances que celles d'un aventurier. Qui peut être contre le respect que l'on doit à notre terre, nous sommes tous des écologistes et certainement beaucoup plus que ceux qui prétendent l'être !

    Etre écologiste est un état, c'est le fruit d'une éducation, tous les partis sont écologistes, quels sont ceux qui aimeraient salir notre planète ? Je n'ai donc jamais compris la naissance du parti écologique bien que j'approuve son combat pour faire avancer l'idée écologique, mais de là à prétendre diriger la France sur le seul fait écologique constitue une hypocrisie insupportable.

    Nicolas Hulot est bien gentil mais quelle est l'expérience politique qu'il puisse prétendre ? Plagiste, moniteur de voile, serveur puis photoreporter, reporter, aventurier, ces activités ne constituent pas que je sache une expérience politique sinon un esprit d'aventure.

    Ce serait bien une aventure s'il venait à être président de la république.

    Nicolas Hulot caracole en tête des sondages, cela montre le rejet de la politique. Le dernier classement Ifop-Paris Match le place en tête à 76 % des personnalités politiques. Et 60% des Français souhaitent qu'il représente Europe Écologie-Les Verts en 2012 selon un autre sondage Ifop pour Sud Ouest. D'après l'EXPRESS. fr, cette popularité ne représente pas la haine que lui voue toute une partie du mouvement EELV, la raison s'explique par le fait qu'il se présente en marge de ce parti et qu'en outre, il représenterait le candidat des multinationales. En fait qui sont-elles, on parle de TF1, normal, Bouygues Télécom, normal, les autoroutes du Sud de la France, Apple, Décathlon, Énergie Système, ETT, Eurotherm, Giordano Industries, Grohe, Knauf, Lafarge, Saint-Gobain Isover, Siplast Icopal, Tetra Pak France, UGAP, Weber et Broutin, Yprema...autant d'entreprises dont sa Fondation reçoit des dons. Sont-elles écologiques, rien n'est moins sur ?

    Dans son discours Nicolas Hulot ne s'est pas présenté dans l'optique d'une primaire avec les Verts, d'après Le Télégramme.com, il ne s'y opposerait pas à condition qu'elle soit ouverte. Interrogé par le Nouvel Obs , le match Nicolas Hulot Eva Joly serait ouvert. Pour qu'il y participe il faut que le corps électoral ne se limite pas aux seuls adhérents coopérateurs ayant cotisé 20 € dit-il. «Pourquoi se recroqueviller sur un corps électoral rabougri pour des primaires et donner une image de forteresse blindée à celles et ceux que nous voulons attirer ?» Il est bien évident que le soutien d'un parti est primordial dans une élection de cette importance, et c'est bien pour cela que Ségolène Royal ne s'est jamais complètement écartée de son parti malgré ce qu'il lui a fait.

    Nicolas Hulot d'après Stéphane Guillon



    L'élection présidentielle devient un forum ou chaque parti chaque politique qui se sent un besoin d'exister veut participer. Cela créée une émulsion qui place cette élection comme majeure, bien qu'elle ne le soit plus véritablement. Quel est finalement le pouvoir du président de la république, sinon une représentation, une identité nationale garantissant une cohésion nationale, sachant que la Commission Européenne empiète de plus en plus sur notre vie. La mondialisation de notre économie laisse peu de marge de manœuvre, les problèmes sont mondiaux, l'énergie, l'écologie, le nucléaire, les marchés boursiers, l'Afrique, le Proche et Moyen-Orient, le conflit Isarélo-palestinien, autant de problèmes qui conduisent à une gestion mondiale.

    Si l'on regarde les dernières élections présidentielles, il y a toujours trois candidats importants qui font plus de 15 % des voix, le reste s'élimine automatiquement.

    Quelles sont les réactions,

    tout d'abord Éva Joly qui souhaite la bienvenue à son rival, les primaires sont une confrontation d'idées, je suis heureuse de pouvoir faire cela avec lui. Par contre, elle précise, je suis quelqu'un qui a combattu pour l'égalité devant la justice depuis quinze ans, je ne suis pas une nouvelle venue. Pour Cécile Duflot l'animateur est pragmatique, je n'ai aucun doute sur ses intentions. Chez les socialistes, Jean-Marie Le Guen, cette candidature permet de clarifier ses orientations à l'opposé de la politique actuelle. Jean-Marc Ayraut, il fait un premier pas clarifiant un engagement qu'il ne situe pas dans la majorité actuelle. Pour le communiste apparenté Jean-Pierre Brard, c'est une imposture écologique, tant qu'il n'y aura pas de proposition sur l'augmentation du SMIG et des salaires, sur l'âge et le niveau des retraites, sur la lutte et le chômage ....A droite Brice Hortefeux, il y a des candidats de la première heure et ensuite des candidats de la bonne heure. Pour Marine Le Pen, on a relu avec mes conseillés le projet qu'il avait fait en 2007, son projet de programme, il y a énormément de choses qui sont compatibles avec le projet du FN, tirés du Monde.fr .

  • Aux espions virtuels de Renault des millions d'euros,

    n'est-on pas dans la démesure ?

    Support Wikipedia D'aucuns diront à énorme accusation, énorme réparation, cela dépend pour qui ? Quels sont ces cadres de Renault pour percevoir 11 millions d'euros en réparation du préjudice subi ? Même pour des erreurs de justice sur des affaires criminelles conduisant à la ruine de familles, de telles sommes ne sont que rarement prononcées ! Une accusation d'espionnage avec un licenciement à la clef est certes un motif méritant même la prison puisqu'il porte sur l'honneur des personnes accusées, mais ce n'est pas la mort, on en réchappe. Ce n'est pas tant la réparation du préjudice qui heurte, elle est logique, pas tant que ça puisque les coupables semblent avoir été préservés c'est donc que ce n'était pas grave, c'est la somme «des millions d'euros !» Beaucoup aimeraient être accusés d'espionnage à tord et percevoir en réparation des millions d'euros. On ne peut qu'être heureux pour ces cadres, mais ce serait de vulgaires pions, on n'en entendrait même pas parler. Alors tout esprit sain ne peut que se demander quelles sont ces personnes que l'on soigne si bien ? Qu'ont-elles de spécifique, quelle est leur valeur, quelles sont leurs relations ?

    L'affaire Renault a commencé le 3 janvier par une accusation d'espionnage industriel et se termine en une vague magouille d'escroquerie. Trois mois pendant lesquels on a, au départ, accusé ces cadres sans preuves simplement sur des accusations péremptoires de la direction du groupe. Les cadres sont mis à pied sur le soupçon d'avoir renseigné sur le programme de Renault relatif à la voiture électrique. Le 4 janvier le groupe évoque des faits graves découverts en août 2010 à la suite d'une enquête interne et annonce déposer plainte. Le 10 janvier le directeur général délégué Patrick Pélata affirme que le constructeur est victime d'une filière internationale organisée mais refuse de confirmer à la presse la piste Chinoise présumée. Les Chinois l'auraient mal pris, on comprend bien qu'ils ne se gênent pas pour copier. Les trois cadres convoqués à l'entretien préalable à leur licenciement nient en bloc. Renault dépose plainte contre X le 13 janvier pour espionnage industriel, corruption, abus de confiance, vol recel, en bande organisée. Le 14 février Renault est conscient de s'être fourvoyé dans une fausse affaire d'espionnage. Le 3 mars la direction centrale du renseignement intérieur DCRI, ne trouve ni trace d'espionnage ni compte en Suisse. Le lendemain Patrick Pélata reconnait être victime d'une manipulation et propose la réintégration des trois cadres s'il se confirme que la société s'est fourvoyée, on connait la suite.

    L'État qui est actionnaire à 15 % du capital de Renault entreprise devenue privée en à fait une affaire nationale qui depuis son début mobilise les médias, et veut des sanctions. N'y a-t-il pas de quoi s'étonner, alors que des problèmes bien plus importants portant sur les conditions de vie des Français, ne sont même pas soulevés. Le 18 mars Christine Lagarde n'hésite pas à déclarer sur Europe 1 «je veux d'abord que réparation soit faite et réintégration soit proposée», il y a des salariés qui dans cette affaire ont été victimes. C'est bien, rien à y redire, mais combien de salariés sont victimes d'abus de leur entreprise sans que notre ministre de l'économie s'émeuve. Il est vrai que Christine Lagarde aime bien réparer les injustices, l'affaire Tapie en est un exemple.

    Sans polémique, si l'État ne serait pas intervenu, cette affaire aurait fait un chemin normal en justice correctionnelle et Renault aurait été condamné aux préjudices, et probablement pas à verser des millions d'euros ! Il y a donc bien en dessous quelque chose que nous ne savons pas. Certes Renault est une grande entreprise internationale dont l'État se doit de préserver la notoriété, mais c'est une affaire Française sans plus puisqu'il n'y a pas eu espionnage au profit des Chinois, mais probablement magouilles au sein de la direction de Renault.

    Il y a d'abord Matthieu Tenenbaum directeur adjoint du programme des voitures électriques, l'un des trois cadres injustement licenciés par l'entreprise. Comme les deux autres Michel Balthazard ancien membre du comité exécutif directeur des projets et des prestations et son adjoint Bertrand Rochette travaillant au Technocentre de Renault à Guyancourt, dont on perçoit à travers la presse une lourde ambiance. Ce site de recherches de 12.000 personnes à 20 km de Paris exprime depuis quelques temps l'angoisse des salariés, trois d'entre eux se sont suicidés en 2007. C'est dire l'ambiance.

    Ce sont donc des cadres de haut niveau, probablement ingénieurs mais de quelle école ? Le parcours de Matthieu Tenenbaum témoigne de son implication sur l’ensemble des aspects du véhicule électrique, après des postes de production chez Nissan en Amérique du Nord et Samsung en Corée, il a été chargé, en 2007-2008, de développer en Israël la filière électrique imaginée par Better Place, nouvel allié de Renault, voire Israël Valley.

    Ce qui parait évident c'est que, outre les coupables de la direction dont le directeur général Patrick Pétala qui démissionne jouant ainsi le rôle de fusible, mais en fait ne quitte pas Renault puisque placé à un autre poste, quelle mascarade, les salariés par voie de conséquence devront payer la facture, et on ne voit pas comment Renault pourrait faire autrement.

    Affaire Renault : le directeur général n'avait pas d'autre choix que la démission
    LE MONDE pour Le Monde.fr | 11.04.11

    © Le Monde.fr

    Sur les trois salariés injustement licenciés, un devrait réintégrer le groupe. Matthieu Tenenbaum, 33 ans, comme l'a confirmé son avocat, au lendemain de l'annonce par Renault d'un accord de principe pour indemniser ses ex-salariés. «Il reste à déterminer dans quelles fonctions, cela se discutera ces jours-ci», a-t-il toutefois précisé. Les deux autres Michel Balthazard, et son bras droit Bertrand Rochette, ont en revanche refusés de réintégrer Renault.

    Ce qui serait intéressant à connaître c'est l'obédience politique de ces cadres, on ne peut ne pas l'évoquer. Les implications sont telles au niveau de l'Etat qu'elles méritent d'être posées. On ne donne pas comme cela des millions d'euros à des salariés même pour une affaire grave s'il n'y a pas des influences politiques, qui peut croire cela ?     

  • Libye et Côte d'Ivoire,

    les limites des interventions de la coalition et des Français.

     

    Support Wikipedia En Côte d'Ivoire c'est maintenant que tout commence, le président Gbagbo vient d'être arrêté le 11 avril dans sa résidence par l'action des forces Françaises, plus de 200 hommes, plus de 30 véhicules blindés et des missiles ont été tirés, conjointement à celles de l'ONU et des forces républicaines d'Alassane Ouattara et c'est à son quartier général de la résidence du golfe qu'il fut emmené. C'est au terme de 11 jours de guérilla voire de guerre à l'arme lourde que Laurent Gbagbo a rendu les armes. Son palais présidentiel n'est plus qu'un tas de ruines. Est-ce fini pour autant, certainement pas, la gouvernance d'Alassane Ouattara commence et elle devra panser les plaies, elle devra montrer sa capacité à maintenir la cohésion du pays entre le Nord et le Sud, ce que faisait Laurent Gbagbo. Allons-nous assister à un autre Irak en plus petit ou les partisans de Laurent Gbagbo ne vont pas baisser les bras facilement, malgré un appel de Guillaume Soro premier ministre d'Alassane Ouattara les invitant à déposer les armes, ne représentent-ils pas 46 % des Ivoiriens, une vue de l'esprit dans ces pays ou la démocratie n'est qu'un mot. Alassane Ouattara houphouëtiste saura-t-il redresser le pays comme le lui avait confié son mentor le président Félix Houphouëte-Boigny le père de la nation Ivoirienne ?

    La Côte d'Ivoire pendant ces journées sanglantes a mobilisé toute notre attention, n'avons nous pas des ressortissants regroupés dans des camps sous la protection de la force de la Licorne. Notre engagement auprès d'Alassane Ouattara sous la couverture des Nations-Unies de la résolution 1975 du 30 mars 2011 exigeant clairement que «la volonté du peuple Ivoirien soit respectée» soumettant Laurent Gbagbo et ses proches à des sanctions. Résolution adoptée face à la gravité de la crise qui frappe ce pays. La commission électorale indépendante qui représente une autorité administrative dotée de valeur morale et d'autonomie financière donnait le 02 décembre 2010, 54,1 % des voix à Alassane Ouattara pour 45,9 % à Laurent Gbagbo. Le Conseil constitutionnel Ivoirien dont les membres sont nommés par le président de la république proclamait l'inverse, après annulation des résultats dans 7 circonscriptions du Nord. Il donnait 48,55 % à Alassane Ouattara et 51,45 % à Laurent Gbagbo. L'opposition Ivoirienne ne pouvait que dénoncer ce fait prétextant une manipulation électorale, et clamait un «push» tandis que la représentation internationale considérait comme vainqueur Alassane Ouattara.

    Cela a pour similitude les élections législatives Palestiniennes ou le Hamas obtint 56 % des suffrages lui donnant la majorité parlementaire contre celle du Fatha. Ce fut le début d'une longue confrontation entre le Fatha et le Hamas, et sous l'impulsion des États-Unis et de la communauté internationale et le Hamas fut rejeté dans la bande de Gaza.

    Cette situation nous contraignit, compte tenu de notre passé en Côte d'Ivoire, à intervenir après un engagement bien frileux au départ laissant Alassane Ouattara seul à affronter Laurent Gbagbo et ses troupes qui refusaient de quitter le pouvoir. Après plusieurs mois d'incertitudes soutenu par la communauté internationale Alassane Ouattara constitua une force militaire lui permettant d'engager la prise du territoire dont la capitale Yamoussoukro jusqu'à Abidjan centre économique du pays ou restèrent concentrés autour du palais présidentiel les forces pro-Gbagbo équipées de chars et d'armes lourdes. Devant son impuissance à vaincre la résistance du camp Gbagbo nous avons été amenés à prendre une part militaire plus importante mettant en œuvre à la fois nos hélicoptères de la Licorne et ceux de la mission de l'ONU pour tirer sur des blindés dans l'enceinte présidentielle et pour détruire un véhicule des forces blindées des pro-Gbagbo dans la zone des résidences diplomatiques. Laurent Gbagbo accuserait la France de vouloir l'éliminer. La situation essentiellement mouvante d'attaques et de contre attaques, les informations souvent ponctuelles et sans lien, nous montraient un état de guérilla qu'il était difficile de situer dans un état précis des combats.

    Le 09 avril l'opération des forces de la Licorne n'auraient pu empêcher les forces de Laurent Gbagbo de reprendre du terrain à Abidjan a indiqué le chef Alain Le Roy des opérations de l'ONU de maintien de la «paix». Les forces de Laurent Gbagbo ne seraient plus qu'à un kilomètre de l'hôtel international ou serait installé Alassane Ouattara. Elles contrôleraient la totalité du Plateau de Cocody. La citée lagunaire serait une ville fantôme, quelques rares habitants se risqueraient encore dans les rues à la recherche de nourriture, d'eau ou voulant fuir. Cette situation posa d'énormes problèmes devant l'impuissance des forces d'Alassane Ouattara, d'autant que la résidence de l'ambassade de France qui jouxte celle de Laurent Gbagbo aurait été visée par des tirs de mortier et de roquettes tirés de positions tenues par les pro-Gbagbo, information formellement  démentie par le camp Gbagbo. Ce regain de poussée des forces de Gbagbo serait la conséquence d'un relâchement consécutif à des pourparlers de paix qui n'auraient été qu'une ruse de plus de Gbagbo pour reprendre la main. Cette situation créa des difficultés aux missions diplomatiques qui craignirent des représailles du camp Gbagbo. La présence de forces loyalistes à Gbagbo sillonnant les rues empêcheraient l'évacuation des personnels des missions diplomatiques. 23 pays auraient fait une demande pour que leurs ressortissants soient évacués, et les missions diplomatiques Américaines, Brésiliennes, Allemande seraient en attente d'aide.

    A cela, le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme aurait découvert plus de 100 corps hommes femmes et enfants originaires de la Côte d'Ivoire et de pays voisins ces dernières 24 heures à l'Ouest de la Côte d'Ivoire, il s'agirait dépurations ethniques dont seraient coupables les forces de Laurent Gbagbo. L'accusation est tout aussi accablante pour les forces loyales à Alassane Ouattara qui auraient tué et violé des centaines de personnes et brulé des villages fin mars toujours à l'Ouest de la Côte d'Ivoire.

    Des sauvages, dans quel guêpier nous nous sommes engagés !

    L'organisation Human Rights Watch accuse aussi les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), contrôlées par Guillaume Soro, d'avoir tué des opposants entre le 6 et le 30 mars, lors de leur progression dans l'Ouest. Beaucoup de victimes étaient de l'ethnie Guéré, qui soutenait Gbagbo lors de la présidentielle. Beaucoup de vieillards, qui n'avaient pu fuir au Liberia voisin, ont été tués. Des dizaines de femmes ont été violées, affirme HRW dans son rapport. Une femme de Bakoubli, près de Toulepleu, a affirmé avoir été violée en présence de ses enfants, ajoutant que son mari qui tentait d'intervenir a été exécuté par les combattants pro-Ouattara. Le rapport de HRW cite également une femme de 47 ans qui dit avoir été contrainte d'assister à l'exécution de son père, de son mari et de son fils de 10 ans près de l'exploitation familiale de cacao à Doke. Un homme de 32 ans a décrit l'entrée des pro-Ouattara dans la ville de Diboke et affirmé qu'ils avaient ouvert le feu sur les civils qui couraient dans les rues.

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    Selon HRW, des centaines de personnes ont été tuées à Duékoué lors de la prise de la ville le 29 mars. Document Le Figaro.fr, Crédits photo : ZOOM DOSSO/AFP

    Situations terrifiantes sans solution autre que la disparition d'un clan pour l'autre par le massacre d'innocents.

    La chute de Gbagbo ne règlera rien et nous serons de plus en plus critiqués, pour notre intervention, par les forces républicaines de Côte d'Ivoire, qui admettront difficilement que ce sont les forces Françaises par les bombardements sur le palais présidentiel qui ont permit la capture Laurent Gbagbo. Sans cet apport logistique il est évident que Laurent Gbagbo ne serait pas capturé. D'ores et déjà, pour éviter toute controverse l'ambassadeur de France à Abidjan, Jean-Marc Simon, assure que Laurent Gbagbo aurait été arrêté par les forces républicaines de Côte d'Ivoire. Même sont de cloche à Paris d'un porte-parole de son camp affirmant que ce sont bien les forces d'Alassane Ouattara qui sont à l'origine de l'arrestation. Selon Le Monde «à aucun moment les forces Françaises n'ont pénétrées dans le périmètre de la résidence». Pourquoi ces prises de position, que signifient-elles ?

    Quand à la Libye, les rebelles reculent. Les diplomates se mobilisent. Les forces de Kadhafi ont repoussé le 09 avril une offensive des rebelles dans la région de Breda. La situation est très inquiétante dans la région située entre le site pétrolier et la ville d'Ajdabiya à 80 km à plus à l'Est ou se concentrent l'essentiel des combats depuis une semaine, l'Orient Le Jour.com . D'après Al-Oufock, huit insurgés auraient été tués lors des combats à Misrata, malgré que les forces de l'OTAN aient mené plusieurs raids pour venir en aide aux rebelles assiégés par les forces de Kadhafi. 15 chars auraient été détruits pas les forces de l'OTAN dans ces attaques près de Misrata et deux autres au Sud de Breda. A Misrata un navire d'aide humanitaire affrété par le Comité international de la croix rouge transportant du matériel médical et des médicaments pouvant soigner 300 blessés par balles a accosté le 9 avril dans le port de Misrata.

    Le vendredi 8 avril on célébrait pendant la prière publique à Benghazi les derniers martyrs de la révolution Libyenne. Des cercueils avaient été amenés en véhicules sur la place remplie de fidèles devant l’hôtel de ville, sur le front de mer, de nouveaux noms sont venus s’ajouter à ceux dont les portraits décorent les murs du tribunal sur cette place symbolique de la révolution Libyenne. Mais ces dernières victimes n’étaient cette fois pas celles de la répression des troupes de Kadhafi, mais des combattants tués jeudi dans un bombardement de l’OTAN. Un avion de l'OTAN, avait pris pour cible les chars déployés pour la première fois par les révolutionnaires qui tiennent toujours le terminal pétrolier de Brega, sur la route du golfe de Syrte, faisant entre quatre et six morts, selon des bilans difficiles à vérifier. Ce serait la troisième erreur depuis le début des bombardements Al-Oufock. Cela montre les limites de l'action de l'OTAN qui montre son incapacité à freiner l'avance des forces de Kadhafi. La désillusion s'installe dans le camp des insurgés ne voyant pas d'issue à leur rébellion. L'impuissance des rebelles à s'organiser, leur manque de relation entre eux et avec les forces de l'OTAN, sèment la confusion, et montre leur limite à s'emparer de Tripoli. Les nouvelles désordonnées que l'on reçoit montrent le désarroi des rebelles obligés de reculer devant la poussée des forces de Kadhafi qui seraient entrées a Ajdabiya le 10 avril.

    En Libye comme ailleurs, il n'y a pas de guerre sans bavures, il est bien évident que sans intervention au sol, l'affrontement ne peut que tourner l'avantage de Kadhafi qui possède une armée même si elle à perdu de sa puissance. Nous avons engagé cette guerre sans trop en voir les conséquences pensant probablement que la révolte Libyenne gagnerait la capitale, il n'en fût rien. Les partisans de Kadhafi verrouillant la ville et empêchant toute manifestation contre le régime.

    On parle de médiation par l'Union africaine,l'Union européenne et la Ligue arabe à quelques jours d'une réunion du Groupe de contact sur la Libye mercredi 13 avril au Qatar. La Ligue arabe accueillera le lendemain au Caire une conférence en présence notamment du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et de la chef de la diplomatie Européenne Catherine Ashton. D'après le Figaro.fr un groupe de dirigeants Africains, médiateurs de l'UA, est attendu en Libye pour tenter de rencontrer Mouammar Kadhafi puis des responsables de l'insurrection dans leur fief de Benghazi et obtenir un cessez-le-feu. Comment peut-on négocier quand on a le dos au mur ? Il est bien évident que Kadhafi est en position de force, en outre, la rébellion a rejeté toute idée d'un cessé le feu conditionnant le maintien au pouvoir de Kadhafi, c'est l'impasse.

    Les dernières infos signalent une réunion des médiateurs samedi 09 à Nouakchott affirmant les objectifs de la mission, cessation des combats et acheminement de l'aide humanitaire, et ouverture du dialogue avec Tripoli. Les médiateurs de l'UA ont prévu de se rendre de 10 au soir à Benghazy pour convaincre les rebelles d'un cessé le feu, mais sans le départ de Kadhafi cette médiation est vouée à l'échec. Entre temps Kadhafi aurait accepté la feuille de route de l'UA pour un cessé le feu immédiat. Cette délégation était venue plaider en particulier pour un arrêt des combats, qui ont fait au moins 23 morts depuis samedi à Ajdabiya et à Misrata, selon des sources médicales.

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    Comme à son habitude, le colonel Kadhafi a reçu sous sa tente, dans sa résidence de Bab al-Aziziya, la délégation de l'UA. Ici les présidents Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Denis Sassou Nguesso (Congo).Document Le Monde.fr , REUTERS/NTSWE MOKOENA

    Nous avons actuellement 20.000 hommes qui interviennent sur différents fronts. Cette situation est une escalade dont nous ne sommes pas habitués même si sur certains points, elle se justifie. Pouvons-nous tenir encore bien longtemps dans cette posture ?

    Elle nous montre la difficulté d'intervention en Afrique et au Moyen-Orient en tant que redresseurs de tords et de justicier de la démocratie. Elle nous montre aussi la difficulté de vaincre un régime sans appui militaire au sol. Dans ces pays l'intérêt pour le pouvoir n'a pas pour but l'amélioration les conditions sociales de leur citoyens, mais seulement d'être une source de revenus pour les dirigeants qui s'enrichissent au détriment de leur peuple. Les exemples de Ben Ali en Tunisie et d'Hosni Moubarack le montrent. Leur résistance avec les armes que nous leur avons vendues nous implique de revoir notre politique, vendre des armes pour notre profit est donc lourd de conséquence si demain nous sommes amenés à combattre ces régimes. L'argument de dire que si ce n'est pas nous qui en vendons ce sera les autres, probablement, mais ils n'interviennent pas dans ce genre de conflit. C'est toute notre politique internationale qu'il faut revoir, ces armes servent à tuer, non pas les ennemis de ces pays, mais leurs ressortissants. Combien nous coûtent ces guerres, le profit de ces ventes d'armes couvre-t-il les dépenses de ces engagements, sans prendre en compte les pertes humaines ?

    Alassane Ouattara à une dette envers la France, saura-t-il en tenir compte dans le futur, rien n'est moins sur, ne sera-t-il pas aussi un dictateur par obligation d'assurer, entre les différentes factions, un équilibre dans son pays qui devra surmonter ses difficultés politiques et économiques ?

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