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  • Le conflit migratoire entre l'Italie et la France,

    pour les Italiens l'Europe s'arrête sur la voie ferrée.

    Support Wikipedia Pour «il Tempo » l'Europe se ferme sur la voie ferrée entre la France et l'Italie, l'illusion d'une Europe libre d'être parcourue de long en large sans barrière d'aucune sorte a des limites. En fait, Paris a bloqué hier pour une journée entière le trafic ferroviaire sur la frontière Italienne. L'ouverture du trafic entre les deux pays s'est effectuée seulement après avoir frisé une crise diplomatique.

    L'Europa si ferma sul binario francese.

    «Si ferma sui binari tra Francia e Italia l’illusione di una Europa libera di essere percorsa in lungo e in largo, senza barriere di nessuno tipo. Parigi ha infatti bloccato ieri per un’intera giornata il traffico ferroviario al confine italiano. Uno stop al transito revocato solo in serata e solo dopo che tra i due Paesi si è sfiorata una crisi diplomatica».

    Pour la «Stampa.it » Paris peut arrêter les trains, il aurait selon la Commission Européenne, respecté les règles par «mesure justifiée d'ordre public». La France n'a pas violé les règles Européennes en bloquant la circulation des trains en provenance de Vintimille pour le motif d'ordre public. La Commission européenne soulignant que selon une première analyse des faits, Paris a respecté la règle de Schengen.

    L'Ue: "Parigi può fermare i treni"

    «Per la Commissione europea la Francia ha rispettato le regole: "Provvedimenti giustificati da motivi di ordine pubblico". La Francia non ha violato le regole europee bloccando ieri la circolazione dei treni in provenienza da Ventimiglia, «per motivi di ordine pubblico». Lo afferma la Commissione europea sottolineando che, secondo una prima analisi dei fatti, Parigi ha rispettato la normativa di Schengen».

    Pour la Républica.it, trains bloqués, l'Europe donne raison à Paris, Ministère des affaires étrangères, incident clarifié et résolu. Après le blocage ferroviaire Français effectif hier à Vintimille, Rome met fin au contentieux à la suite des explications de Paris à la Commission de l'Union Européenne, le convoi a été arrêté à Menton pour des problèmes d'ordre public, le problème des passeports à l'aéroport pour ceux qui viennent d'Italie via la Belgique.

    Treni bloccati, l'Europa dà ragione a Parigi Farnesina: "Incidente chiarito e risolto"

    «Dopo il blocco ferroviario francese attuato ieri a Ventimiglia, Roma chiude il contenzioso a seguito delle spiegazioni di Parigi alla Commissione Ue. "I convogli fermati a Mentone per problemi di ordine pubblico". Belgio: controllo passaporti in aeroporto per chi arriva dall'Italia».

    La Républica écrit :

    incidents clarifiés et résolus. Ainsi le ministère désamorce le contentieux contre la France après la haute tension causée sur l'axe Rome Paris dû au blocage ferroviaire pendant plusieurs heures à la frontière de Vintimille. Refusant même l'isolement de la position Italienne, le porte voix Mauricio Massari explique que, avec la France, nous sommes en train de travailler ensemble de façon constructive, et nous n'avons aucun regain de tension afin d'arriver à une initiative commune en vue de la visite du sommet Italo-français du 26 avril. Dans l'optique d'un accord bilatéral de Rome entre l'Italie et la France, et dans le cours d'un dialogue continu et ininterrompu au niveau des ministres des Affaires étrangères et Intérieure des deux pays.

    L'Italie rejoint ainsi les paroles apaisantes qui suivent la déclaration de la Commission européenne sur le «légitime» blocus Français, motivé par des raisons d'ordre public. Mais ce n'est pas seulement la France qui restreint la liberté de circulation à l'intérieur de l'Union. Jeudi dernier à l'aéroport la Belgique a introduit un contrôle non «systématique» sur les documents des voyageurs en provenance d'Italie.

    «Incidente chiarito e risolto". Così la Farnesina disinnesca il contenzioso con la Francia dopo l'altissima tensione causata sull'asse Roma-Parigi dal blocco ferroviario di alcune ore attuato ieri dai francesi alla frontiera con Ventimiglia. Negando anche l'isolamento della posizione italiana, il portavoce Maurizio Massari spiega che, con la Francia, "stiamo lavorando insieme, costruttivamente, non c'è nessuna escalation di tensione, al fine di arrivare a iniziative comuni in vista del vertice italo-francese del 26 aprile". In vista del bilaterale di Roma, tra Italia e Francia "è in corso un dialogo continuo e ininterrotto" a livello di ministeri degli Esteri e degli Interni dei due Paesi.

    Dall'Italia, dunque, giungono parole distensive che seguono l'affermazione da parte della Commissione Ue della legittimità del blocco francese in quanto motivato da "ragioni di ordine pubblico". Ma non è solo la Francia a ostacolare la libera circolazione all'interno della Ue: da giovedi scorso, negli aeroporti del Belgio è stato introdotto un controllo, non sistematico, sui documenti dei viaggiatori provenienti dall'Italia».

    Si l'on se reporte au titre de l'EXPRESS.fr Paris «gifle» Rome selon la presse Italienne,

    Immigration: "Paris gifle Rome", selon la presse italienne,

    je n'ai pas le sentiment à la lecture de ces trois journaux que ce soit l'expression de «gifle» qui s'en dégage. L'auteur de l'article Marie Simon ou ne comprend pas bien l'Italien, ou, elle, il ne cherche qu'à rendre plus aigües les relations entre la France et l'Italie qui est soumise à un flot d'immigration sans précédent. Ce n'est pas de cette façon que la fraternité Européenne, si elle existe encore un peu doit s'exprimer. En fait la France aurait suspendu le trafic des trains à cause d'une manifestation non autorisée de soutien aux migrants Tunisien afin d'éviter tout risque d'accident. Par contre la délivrance de permis de séjour aux migrants Tunisien clandestins fait grincer les dents de plusieurs pays de la Communauté dont la France. La délivrance de permis doit se faire au cas par cas selon un diplomate et respecter des règles très strictes.

    «Les permis accordés par l'Italie aux migrants clandestins Tunisiens «sont valables et reconnus par la France», a pour sa part soutenu le chef de la diplomatie Italienne Franco Frattini, en estimant que l'Europe «ne va nulle part si on érige des murs» entre les pays», Le Point.fr .

    C'est bien le problème ou va l'Europe ?

    20.000 permis seraient délivrés aux Tunisiens pour qu'ils puissent rejoindre leurs parents en France quoi de plus normal, la Tunisie n'était-elle pas sous protectorat Français sous le traité du Brado le 12mai 1881, ce qui ne résolut pas les conflits entre l'Italie et la France accusée par l'envoi d'un corps expéditionnaire dans le but et protéger le Bey et d'obliger les tribus à se rendre et ainsi d'avoir violé les droits de l'Italie en vertu du traité Italo-tunisien du 8 septembre 1868 pour une durée de 28 ans. C'est grâce à la politique de Pierre Mendès-France en 1954 voulant restaurer l'autorité interne du Bey le 31 juillet en associant les négociations avec le Néo-Destour, un parti socialiste Tunisien proche de Bourguiba, s'appuyant sur les militants, et provoquant l'admiration de Bourguiba, que la Tunisie devint indépendante. Mendès-France ayant été mis en minorité ne pu poursuivre son œuvre. Ce n'est donc que le 26 mars 1956 que le ministre des Affaires étrangères Christian Pineau déclara solennellement que la France reconnaissait l'indépendance de la Tunisie et cela au terme d'une atmosphère de guerre civile. La France conservant la base de Bizerte pendant plusieurs années. En d'autres termes, les Tunisiens sont biens plus Français qu'Italiens d'autant plus que nombreux sont ceux qui ont combattu avec les Français pendant les guerres mondiales.

    Que doit-on penser de la position de la France, qu'elle soit électoraliste sans aucun doute, poussée à récupérer les voix du FN. Que nous ayons des difficultés pour gérer correctement ces Tunisiens sans aucun doute, mais quel pays d'Europe n'en a pas ? L'Italie a appliqué les accords de Schengen, elle a délivré des passeports valables dans tous les pays signataires dont la France. Il est évident que le motif d'ordre public ne trompe personne, cet argument est un coup porté à l'Italie et non une gifle comme l'écrit l'EXPRESS.fr. Pour la Commission Européenne les accords de Schengen sont respectés, et les risques évoquées par la France ne lui paraissent pas justifiés. On peut contester la délivrance des passeports et des titres de séjour, mais ramener dans leur pays 20.000 migrants Tunisiens qui demandent d'entrer en France est à prendre en considération, ne serait-ce pas à la France de le faire ? S'ils sont arrivés à Lampédusa c'est simplement par ce que cette Île est proche de la Tunisie.

    Alors Alain Juppé s'est rendu en Tunisie le 20/04 pour arrondir les angles, le gouvernement Tunisien n'a pas apprécié que le gouvernement Français eu déclaré que les Tunisiens se trouvant en Italie n'étaient pas les biens venus en France. Il a salué «le grand mouvement déclenché à partir de Tunis et qui touche le monde arabe» et a exprimé «le soutien de la France sur tous les plans, politique et économique». Cette petite affaire nous coûte 350 millions d'euros sur la période 2011-2012 qui seront versés rapidement aux priorités du gouvernement sur la formation et le chômage. Et pour clore le tout, Alain Juppé a rappelé que la France n'était pas un pays fermé puisque nous accueillons chaque année 200.000 étrangers, que la communauté Tunisienne compte 500.000 personnes. Finalement nous avons mangé notre chapeau, cela nous coûte 350 millions et la «gifle» est revenue comme un boomerang.

    Finalement la France fait le tri de cette vague de migrants Tunisiens qui sont une dizaine toutes les 30 minutes à prendre le TER qui part de Vintimille pour Nice. Ceux qui sont en règle carte de séjour et titre de voyage pour étrangers achètent un billet et ne restent que quelques minutes à Nice ville. Quand aux autres ils attendent de recevoir de l'argent par mandat et des papiers. Ils sont accueillis par la Croix-Rouge dans un centre d'accueil situé à 5 km de la gare. Une logistique importante a été mise en place pour les loger et les nourrir.

    L'émission Envoyé Spécial sur France 2 programmée jeudi 21, nous a montré le désir inébranlable de ces jeunes Tunisiens n'ayant plus d'espoir en leur pays bravant tous les dangers pour atteindre au terme de trois jours de mer l'Île de Lampédusa. Des images saisissantes de ces migrants Tunisiens entassées les uns sur les autres sur cette frêle embarcation ballotée par la tempête, mais ne rêvant qu'à la France. Quel monde vivons nous de plus en plus misérable ou ces hommes sont traités pire que des bêtes par les Italiens à Lampédusa pour les décourager de tenter l'aventure. Mais pour eux c'est le prix à payer pour la France, nous avons une responsabilité à assurer.

     

     

  • Le drame de l'alcoolique de Chelles,

    ivre, sans permis il a tué deux personnes et un enfant et fait trois blessés dont le père de l'enfant.

     

    Support Wikipedia C'est un drame de la misère, un chauffard avec 1,24 gramme d'alcool par litres de sang mesurés cinq heures après l'accident qu'un témoin à d'écrit comme un film d'horreur, un vrai carnage. Il prend ivre sans permis sa voiture et il tue. C'est un crime pour fautes impardonnables. Une famille anéantie par la faute d'un homme inconscient de ses actes. C'est le drame de la misère intellectuelle, celle de l'alcool, cette misère d'un cerveau imbibé, cette misère qui tue des innocents, cette misère que nous n'arrivons pas à effacer de notre société, cette misère de la déchéance humaine, probablement désemparé, en instance de divorce, alors le samedi soir il boit, il buvait beaucoup, et il tue une fois de plus par homicide involontaire. Mais l'inconscience du danger auquel on s'expose quand on boit est-ce involontaire, non ! La misère humaine de la dépendance à l'alcool n'est pas irresponsable, elle est coupable de crimes qui seraient condamnés à la prison à vie aux États-Unis. C'est probablement un pauvre type de 44 ans mais récidiviste de la conduite en état d'ivresse ayant subi un contrôle d'alcoolémie positif en juin 2010, et connu des services de police pour conduite sous l'emprise de l'alcool et rébellion. Il avait donc été mis en garde mais l'accoutumance à l'alcool surpasse la raison de ces personnes qui ne se rendent pas compte de leur état, prenant leur voiture et au moindre obstacle en perdent le contrôle et tuent.

    Il aurait perdu le contrôle de sa voiture dans la côte des Courdreaux heurtant un dos d'âne à 100 km/h. Sa voiture aurait décollé et aurait été projetée sur l'abribus au rond-point de l'avenue des sciences entre la cité des Courdreaux de Chelles et des cités de Montfermeil tuant et blessant ses occupants. Selon un riverain, c'était prévisible, ce rond-point était mal dessiné, la signalisation n'était pas bonne, c'est endroit était dangereux. Un conseillé municipal de Chelles a affirmé qu'un dispositif «prudentiel» avait été mis en place au niveau du rond-point ou l'accident s'est produit afin de faire ralentir les véhicules. En fait, il ferait décoller les véhicules du sol s'ils vont trop vite plutôt que de les ralentir ?

    L'emplacement du rond-point

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    Document France 2.fr AFP Thomas Sanson.

    Il s'agit d'une famille anéantie, Alexandra une mère de 28 ans et sa fillette de 3 ans, et de l'oncle de celle-ci. Le père de la famille âgé de 36 ans a été hospitalisé dans un état grave. Deux autres personnes ont été blessées dont l'une, d'identité et d'état non précisés, et la fille du chauffard qui était avec lui. Auparavant, il s'était vu refusé une bouteille de Whisky, le label 5, par un ami épicier. «Il m'arrive de lui refuser de l'alcool» ajoute-t-il en décrivant un homme qui a des problèmes familiaux et en instance de divorce. «Je lui ai conseillé d'arrêter de faire des conneries», c'est un copain. S'il m'avait écouté hier soir le drame aurait été évité. «Il n'était pas dans un état normal, il bégayait un peu, il avait du mal à conduire et il est parti avec sa fille âgée de 21 ans». Étonnant que sa fille n'ai pas refusé de monter avec son père le voyant dans cet état, à 21 ans on connait les dangers de l'alcool, mais on croit en être préservés ? Le courage de dire non est plus difficile que de dire oui !

    Certes ce n'est qu'un fait divers comme il s'en produit partout, considéré par beaucoup comme une banalité ? Combien sont les jeunes le samedi soir sortant des bals ou autres lieux de détente, imbibés d'alcool qui prennent leur voiture et emmènent des copains copines perdent le contrôle de leur voiture et s'écrasent contre des obstacles ou font les fous causant des accidents mortels ! La folie de l'inconscience !

    Les peines encourues qui sont de 10 ans de prison et de 150.000 € d'amande suivant l'article 221-6-1 du code pénal pour homicide involontaire n'apparaissent pas à la hauteur du drame. En cas de récidive l'égale elles sont portées à 20 ans d'emprisonnement, mais comme l'on sait que ces peines ne sont jamais entièrement exécutées, ne faudrait-il pas revoir ces remises de peine pour des drames comme celui-ci et pour d'autres ?

    La polémique enfle entre le syndicat de la magistrature et le ministre de l'intérieur Henri Guaino qui a déclaré que le chauffard méritait de ne «jamais sortir de prison de toute sa vie», si la conduite sans permis, en état d'ivresse et la situation de récidive sont avérées. A la question «Jamais», il a insisté et répondu «Jamais !»

    «Il y a tout dans ce «jamais», écrit le Syndicat de la magistrature dans un communiqué lundi 18 avril, récupération du «vieux fantasme de l'élimination des irrécupérables» et de la «comparution politique immédiate», et «mensonge». «Le vol de la souffrance et de la parole des victimes immédiatement dépossédées de leur histoire par des professionnels du storytelling répressif et réduite au rang de prétexte».

    Le syndicat pousse encore plus loin «le vieux fantasme de l'élimination des irrécupérables, ces hommes qu'il ne faudrait plus regarder comme des hommes, qui s'excluraient d'eux-mêmes de la communauté humaine, au point qu'il n'y aurait plus qu'à les neutraliser définitivement, car on sait ce qu'ils sont, la comparution politique immédiate, qui veut que l'on soit jugé, avant d'avoir été poursuivi et défendu, par le tribunal spontané des officiels indignés officiels !»

    Il est évident que la récupération politique est immédiate mis à la «Une» des médias alors que ce n'est qu'un fait divers d'une extrême gravité qui devrait trouver un consensus politique. Mais la question est, un ministre de l'intérieur a-t-il le droit de donner un avis ou pas ? N'est-ce pas son rôle de commenter un tel drame ? Peut être ne doit-il pas influencer la justice qui est faite pour juger en fonction des lois ! Ses propos sont certes engagés et répondent à une politique électorale, mais aussi compréhensifs. Quelques soient les gouvernements, de tels drames ne pourront jamais être évités, alors n'en faisons pas une affaire politique et donnons à la justice des lois à la mesure de la hauteur des drames perpétrés.

    Quelles heures avant un autre accident a fait trois morts dont deux enfants sur la RN 4 à 22 heures le dimanche 17 avril près d'Ozoir-la-Ferrière en Seine-et Marne. Le véhicule accidenté heurté par l'arrière par un autre véhicule est parti en tonneaux dans les bois. Les deux enfants éjectés sont morts sur le coup ainsi qu'une personne âgée installée dans le véhicule. Une femme également éjectée a été grièvement blessée. Le conducteur encastré dans le véhicule a été dégagé par les pompiers et se trouve dans un état grave. Le chauffard présumé de l'autre voiture aurait pris la fuite à pieds. Un homme de 29 ans, chauffard présumé, s'est rendu le 19 au matin à la police et a été placé en garde à vue. L'homme qui s'est rendu au commissariat de Pontault-Combault aurait laissé sa voiture fermée à clé sur le lieu de l'accident. Un acte 24 heures après l'accident donne un délai suffisant pour que l'alcool s'évacue de l'organisme. Cet homme serait connu des services de police pour conduite en état alcoolique, mais la prudence s'impose. Cette voiture ne lui appartiendrait pas, elle serait prêtée régulièrement à d'autres personnes. Il aurait reconnu être le conducteur du véhicule mais nie avoir été la cause de l'accident.

    Quel retour de conscience si c'est cet homme est la cause de l'accident, il aurait été convaincu par son père, se sentant recherché et probablement libéré de l'emprise de l'alcool ? Combien sont ceux qui s'échappent espérant ne pas être pris et condamnés par la justice ? Combien sont ceux qui roulent sans permis et sont la cause d'accidents ? Combien sont ceux qui roulent sans assurance ? Notre société devient de moins en moins responsable et de plus en plus individualiste, le respect de sa faute envers autrui n'existe presque plus. Mon voisin a vu sa femme renversée par une voiture qui a prit la fuite, sa femme bassin fracturé plusieurs mois d'hospitalisation et probablement handicapée à vie. La voiture n'a pas été retrouvée.

    Une question se pose, un État policier est-il la meilleure politique eu égard à la recrudescence des crimes et délits et de l'irresponsabilité des coupables ? Le permis à points et les radars sont-ils la réponse à ces délits ? Les radars routiers ont incontestablement fait réduire la vitesse sur autoroute et c'est un bien, mais il reste les agglomérations. Le permis à points n'a-t-il pas un effet pervers plus grave encore que les fautes qu'il veut sanctionner ? La perte de ses points pour une ceinture de sécurité non mise ou pour une vitesse dépassée de quelques km/heure est-elle rentable en termes de sécurité ? Par contre combien sont ceux qui ont perdus tous leurs points pour des infractions légères et qui roulent sans permis ? Repasser son permis n'est pas une mince affaire c'est à la fois cher et long d'attente.

    Selon Chantal Perrichon, porte-parole de la Ligue contre la violence routière, «depuis 2002, le taux des accidents mortels de la route dus à l'alcool reste autour de 30 % et celui des récidivistes dans les accidents dus à l'alcool est compris de 10 à 12 %». «Très fréquemment, les délits de fuite après un accident sont liés à l'alcool, les automobilistes se livrant aux autorités une fois que leur taux d'alcoolémie a baissé», a-t-elle ajouté. Chantal Perrichon, qui qualifie «d'inadaptés sociaux» les conducteurs prenant le volant après avoir bu, demande à ce qu'une fois pris, ils soient soumis à deux mesures, l'installation sur leur véhicule «d'un système d'éthylotest anti-démarrage et la confiscation du véhicule en cas de récidive», tiré de Libération.fr, mais la c'est bien souvent trop tard.

  • Le Sénat à gauche en septembre,

    est-ce possible, non !

    Support Wikipedia Le Sénat est à droite depuis le changement de constitution de la cinquième république en 1958. Le mode de scrutin sénatorial qui surreprésente le tissu rural au détriment de celui l'urbain favorise ainsi la majorité de droite. Il était bien connu que nos campagnes à cette époque votaient majoritairement à droite, et c'est d'ailleurs pour cela que la droite s'est fait une constitution à sa mesure, approuvée, dans la foulée de la fin de la guerre d'Algérie conduisant à son indépendance, par les Français au référendum du 29 septembre et promulguée par le président René Coty le 4 octobre 1958. Nous sommes donc gouvernés par une Constitution d'exception liée à la guerre d'Algérie qui n'aurait plus de raison d'exister. Elle n'en devient pas moins dans le temps non représentative de notre répartition nationale puisque la désertification du rural pour l'urbain conduit à un déplacement des Français vers les villes. Les dernières élections cantonales qui ont marqué une large défaite de la droite traditionnelle n'ont pas pour autant apporté à la gauche victorieuse de ces élections un nombre de sièges suffisant de conseillés généraux bien qu'elle détienne 60 % des départements et la quasi totalité des régions, pour lui assurer la majorité sénatoriale.

    Une telle majorité de gauche dans le pays est exceptionnelle et si elle n'y arrive pas maintenant, elle n'y arrivera jamais.

    Actuellement le Sénat est constitué de 343 sénateurs élus en 2008 dans chaque département par à la fois les députés, les conseillés régionaux, les conseillés généraux, les conseillés municipaux élus au suffrage universel, ils représentent 150.000 Grands électeurs. De ce fait, les sénateurs qui sont élus par ces élus ne le sont qu'au suffrage indirect. Ce sont les élections cantonales qui permettent d'élire les conseillers généraux, et comme une partie seulement des cantons, la moitié des cantons en 2011, ont renouvelés le 27 mars leurs conseillés généraux, il est bien évident que les sénateurs élus en 2008 non soumis au renouvellement de 2011 siègeront au Sénat. De ce fait, la gauche majoritaire dans le pays en régions et départements n'est pas assurée de le faire basculer à son profit. Une partie du Sénat n'a pas été renouvelée le 27 mars 2011 de sorte que nombre de sénateurs élus aux cantonales de 2008 y siègeront.

    La bataille du Sénat commence donc aux prochaines élections sénatoriales le 25 septembre 2011.

    La carte des cantonales de 2011.

    conseils_generaux_2011.1302785470.png

    Cliquez sur l'image, document tiré de Wikipédia , répartition politique nationale des présidents de conseils régionaux.

    Les élections sénatoriales de septembre attribueraient 348 sièges soit cinq de plus que la composition de 2008.

    Actuellement pour 343 sénateurs la droite, l'UMP avec l'Union centriste possède 180 sièges, et la gauche, socialistes, groupe communiste, républicain, citoyen et sénateurs du parti de gauche possède 156 sénateurs, 7 sénateurs sont classés Réunion administrative ne figurant sur aucune liste. Cinq départements basculent 4 à gauche et 1 à droite. Les 4 à gauche Jura, Pyrénées-Atlantiques, La Réunion, et Mayotte donnent 7 sièges à la gauche. A droite le Val-d'Oise donne 1 siège. Sur la base de 343 sièges, la droite en obtiendrait 171, et la gauche 165. Cette composition marquerait un avantage de 6 sièges à la droite, 171 moins 165. Si l'on rapporte ces sièges sur la base de 348, on obtient pour la droite 174 sièges et pour la gauche 167. Les 7 sénateurs non classés restant les mêmes. On voit qu'il est impossible à la gauche de gagner la majorité au Sénat sans une situation imprévisible qui serait liée à la réforme des collectivités territoriale qui passent mal sur les finances locales de communes. Le malaise de l'abandon des services publics entretien une aigreur parmi les élus locaux. C'est donc un climat de rejet qui pourrait faire basculer le Sénat à gauche, mais pas les cantonales de 2011.

    De ce point de vue Nicolas Sarkozy peut dormir tranquille, il n'obtiendra pas un nouvel affront. Le Sénat restant à droite aucune révision de la Constitution n'est possible, toute réforme doit être adoptée dans les mêmes termes par les deux Assemblées sénat et nationale, avant que le Congrès permettant une révision de la Constitution soit convoqué à Versailles. Ceux qui rêvent d'une modification de la Constitution permettant l'introduction d'une part de proportionnelle aux législatives doivent en faire leur deuil, la droite n'acceptera jamais. Le Sénat cette institution que de Gaulle voulait réformer, montre un frein à l'évolution de notre Constitution. L'importance du Sénat se concrétise par le fait qu'il apporte sa critique aux projets de lois que lui soumet l'Assemblée nationale, voire les modifie, conduisant à ce que l'on appelle la navette entre les deux Assemblées. La décision revient en dernier ressort dans tous les cas à l'Assemblée nationale. Mais cette navette dans le cas ou la couleur politique des deux assemblée est différente constitue un frein, ce qui ne se produit pas actuellement, les sénateurs de droite étant consultés au préalable. Le Sénat peut constituer une mission d'information ou une commission d'enquête. De plus le président du Sénat est le second personnage de l'État, il remplace le président de la république en cas de défaillance, mort, démission ou destitution. Il possède un pouvoir de nomination désignant ainsi trois membres du Conseil constitutionnel.

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