Avertir le modérateur

- Page 2

  • Umberto Eco e il Risorgimento,

    l'Italia e sopratutte una lingua.

     

    Alleporteditaliapinerolo publie : Umberto Eco : «L'Italie est avant tout une langue»

    com_de_lunite_de_litalie.1300990829.jpg

    Portail Italie Wikipédia

    Support Wikipedia C'est à la suite du 150ème anniversaire de l'unification Italienne qui eu lieu le 17 mars 2011 que l'essayiste et romancier mais aussi philosophe Umberto Eco directeur de sémiotique, d'esthétique médiévale, de linguistique à l'école supérieure des sciences humaines de l'université de Bologne et professeur émérite depuis 2008, une sommité mondiale, qu'il a écrit cet article. Il a publié de nombreux ouvrages dont deux romans en France le premier fut «Le nom de la rose en 1980» roman policier «la connaissance doit-elle être réservée à une petite élite qui aura tendance, de ce fait, à vouloir dominer la société ?» un succès immense. Ce livre relate l'histoire d'un moine fransiscain et ancien inquisiteur, Guillaume de Baskerville, qui se voit chargé d’une enquête au sein d’une prestigieuse abbaye bénédictine, accompagné d’Adso de Melk, jeune bénédictin qui deviendra son secrétaire....le résumé ici. Puis vient «Le pendule de Foucault» dont l'action se situe de nos jours et se veut une dénonciation de l'ésotérisme et de l'hermétisme, connaissant également un énorme succès. A Paris, le soir du 23 juin 1984, dans le Conservatoire national des arts et métiers où majestueusement oscille le pendule de Foucault, un homme observe avec révérence et crainte prémonitoire le prodige ! C'est Casaubon, le narrateur, venu de Milan, après l'appel angoissé de son ami Belbo qui se trouve en danger de mort....le résumé ici, voir l'accélération de Coriolis et le pendule de Foucault. Mais il écrivit aussi «il sviloppo dell'estetica medievale 1959» puis «l'Œuvre ouverte 1962» dans laquelle il écrit, «l'œuvre d'art est un message fondamentalement ambigu, une pluralité de signifiés qui coexistent en un seul signifiant», puis, «il ajoute que cette ambiguïté peut devenir une fin explicite de l'œuvre». Puis «apocalittici e integrali» 1964 connaissant comme tous ses romans un énorme succès.

    Et son dernier roman «Il cimitero di Pragua» est déjà un best seller vendu en Italie à plus de 600.000 exemplaires. Il s'agit d'un personnage de fiction comme toujours, auteur de diverses machinations et complots qui jalonnent le monde des puissants. Des cadavres plein les rues du sang partout avec des images représentant des documents d'époque, voir ici .

    L'image ci dessus nous montre les quatre grands propagandistes clés du «Risorgimento» signifiant renouveau, résurrection de la période de l'histoire de l'Italie de la seconde moitié du 19ème siècle jusqu'à l'annexion de Rome comme capitale au terme de laquelle les rois de la maison de Savoie unifient la péninsule Italienne par l'annexion de la Lombardie, de Venise, du Royaume des Deux-Siciles, du Duché de Modène et Reggio, du Grand-duché de Toscane, du Duché de Parme et des États pontificaux au Royaume de Sardaigne.

    C'était l'Italie des seigneurs à l'instar de la dynastie des Sforza au premier plan de la renaissance dans le Duché de Milan. Ludovic Sforza 1452- 1508 pris Léonard de Vinci à son service pendant la grande période de la renaissance, qui fut battu en 1500 par l'armée Française de Louis XII. Puis, une longue et pénible période s'abat sur Milan de 1545 à 1714. La monarchie Espagnole prit le contrôle de la ville contribuant à sa pauvreté et à sa régression.

    L'Italie n'était rien d'autre qu'un patchwork de petits États jusqu'au milieu du 19ème siècle n'étant rien de plus qu'une expression géographique à la suite de Metternich. Clément-Wenceslas-Népomucène-Lothaire 2ème prince de Metternich-Winneburg-Beilstein fut diplomate et un homme politique Autrichien. Il consacra sa vie au maintien de la société d'ancien régime face au bouleversement qu'engendra la Révolution française puis au maintien de la position Autrichienne et de l'équilibre des puissances, l'Italie du Nord était sous domination Autrichienne des Habsbourg Lorraine en Lombardie et en Toscane pendant près d'un siècle, Metternich fut un acteur de cette domination.

    Le Risorgimento comprendra trois phases de 1848 à 1849 qui voient le développement de différents mouvements révolutionnaires et une guerre contre l’Empire d'Autriche, se traduisant par un statu quo. La seconde phase, 1859-1860, fit considérablement avancer le processus d’unification qui se conclut par la proclamation du Royaume d’Italie le 17 mars 1861. L’unification fut ensuite achevée avec l’annexion de Rome, capitale de l’État le 20 septembre 1870. Pendant ces trois phases trois  guerres d'indépendance eurent lieu s'étalant de 1848 jusqu'en 1867 dans l'espace du Royaume de Sardaigne 1720-1861 et du Royaume d'Italie 1861-1946 représentant la période contemporaine.

    En fait l'Italie que nous connaissons ne date que de 1946.

    Au début du XVIème siècle une bonne partie des États italiens furent occupés et entrèrent dans l'orbite de la France ou l'Espagne qui luttèrent pour leur domination en Europe. Avec la bataille de Pavie marquant la défaite des rois de France qui fut un élément dissuasif de la sixième guerre d'Italie 1521-1526 dans leur tentative d'annexion de l'Italie du Nord gagnée par les célèbres «tercios castillans» qui représentèrent une unité administrative et tactique de l'infanterie Espagnole, conduisant à l'abandon des positions Françaises dans une région clé comme la Lombardie, permit l'hégémonie Espagnole sur l'Italie qui fut ratifiée, trente ans plus tard, par le traité de paix de Cateau-Cambrésis mettant fin au conflit entre la France, l'Espagne et l'Angleterre. Il fut considéré comme le plus important du 16ème siècle.

    L'Espagne exerça pendant un siècle et demi, une domination directe sur toute l'Italie méridionale et insulaire, sur le duché de Milan et sur l'État des Presidi au sud de la Toscane, voir le graphe de l'État ici. Les États pontificaux, le Grand-duché de Toscane, la république de Gênes et d'autres États mineurs furent obligés de soutenir la politique impériale Espagnole. Le duché de Savoie sous l'impulsion de jeune duc Emmanuel-Philibert restaura les États de Savoie en recouvrant les provinces occupées par le France depuis 1536. Brillant chef de guerre, il remporta la bataille de Saint-Quentin en 1557, victoire des Espagnols sur les Français comme général en chef des armées impériales du roi Philippe II d'Espagne, successeur de Charles-Quint. Seule la république de Venise et la république de Gênes réussissent à conserver leur indépendance, ce qui ne fut cependant pas suffisant à les préserver d'une lente mais inexorable décadence. Après le traité de paix d'Utrecht, 1713, mettant fin à la guerre de succession d'Espagne l'héritage des Habsbourg d'Espagne passa aux mains de la branche Autrichienne qui réussit à s'installer longuement en Lombardie puis en Toscane avec les Habsbourg-Lorraine. Dans les premières décennies du XVIIIème siècle, les souverains d'Autriche s'emparèrent aussi du royaume de Naples qui fut cédé en 1734 après la défaite de Bitonto permettant à l'Espagne alliée à la France de reprendre possession du Sud de l'Italie qu’il voulait confier à son fils Charles de Bourbon et cela au détriment des Autrichiens.

    Après le romantisme culturel donnant naissance au mouvement national Italien sur la société européenne du 19ème siècle et son appropriation par le peuple Italien. «Ce fut la culture qui créa l’unité de la Patrie» disait Francesco de Sanctis. De ce point de vue là, le Risorgimento consista donc en un «resurgissement» des racines culturelles de l’Italie, que ce soit à travers la Littérature, la Peinture ou la Musique, on mit en avant le passé glorieux du pays pour mieux démontrer la nécessité d’une unification qui redonnerait son poids à l’Italie. Mazzini insista sur ce point, après l’Italie des Romains et celle des catholiques, il faut fonder une «terza Italia» républicaine.

    Dès le départ, le mouvement national Italien inquiéta l’Autriche-Hongrie qui craignit, à juste titre, de perdre son pouvoir. l’Empire gouvernait la majorité des États italiens. La révolution de 1848 des cinq journées de Milan furent une insurrection qui débuta le 18 mars contre l'occupation Autrichienne, Milan étant alors la capitale du royaume lombard-vénitien créée par l'Autriche à l'issue du congrès de Vienne de 1815. Cette insurrection constitua, pour les Italiens, un des actes les plus glorieux du Risorgimento, il fut le premier épisode qui démontra l'efficacité de l'initiative populaire qui, emmenée par des hommes conscients des objectifs de la lutte, influença les décisions du roi de Sardaigne. Elle entraîna une série de bouleversements politiques, adoption de constitutions dans la plupart des États italiens, proclamation de républiques, etc. Mais la réaction de l’Autriche fait échouer l’unité Italienne en rétablissant militairement le statu quo qui lui fut favorable.

    La France apporta un souffle nouveau dans le processus d’unification de l’Italie où elle intervint plusieurs fois militairement. La France voulu favoriser les idées révolutionnaires et protéger le principe de souveraineté des peuples d’autant qu’elle y vit un moyen d’affaiblir l’Empire autrichien, d’autre part en aidant l’unification elle put espérer d'annexer la Savoie et Nice alors dépendants de la maison de Savoie dont le duc était aussi roi de Sardaigne et qui rêva de devenir roi d'Italie. Mais une autre motivation non négligeable fut celle de la protection de la papauté, la France pas entièrement vouée au catholicisme, ne put ignorer le problème posé par les États pontificaux. C’est cette dernière raison qui expliqua l’envoi de troupes Françaises en 1849 pour rétablir le pape que les insurrections de 1848 avaient chassé de Rome.

    Puis vinrent les trois guerres d'indépendance et la prise de Rome.

    Les territoires encore sous contrôle pontifical ne sont attaqués qu'en 1870, après la défaite et la capture de Napoléon III à Sedan lors de la guerre Franco-prussienne. Après la bataille de la Porte Pia le 20 septembre 1870, le plébiscite du 2 octobre suivant, confirma l’annexion de Rome au royaume d’Italie. Après Turin, en 1861, puis Florence en 1865, la capitale de l’Italie fut installée à Rome en juin 1871. Le pape Pie IX excommunia Victor-Emmanuel II jetant ainsi les prémisses du «non expedit », signifiant ne convient au Pape, qui servit alors de règle à la vie politique des catholiques pendant près d'un demi-siècle.

    L'image en tête de l'article montre à gauche Guiseppe Massini, puis en allant vers la droite le général Garibadi, sur l'autre partie plus à droite Camillo Cavour et le roi d'Italie Victor Emmanuel qui sont les constructeurs du renouveau Italien.

    Guisseppe Massini né le 22 juin 1805 à Gênes et mort le 10 mars 1872 à Pise, fut un révolutionnaire et patriote Italien, républicain combattant pour la réalisation de l'unité Italienne. Ses idées et son action politique par ses théories mazziniennes furent d'une grande importance dans la définition du mouvement moderne européen par l'affirmation de la démocratie à travers la forme républicaine de l'État, il est considéré comme l'un des pères de la patrie.

    Guiseppe Garibadi né le 4 juillet 1807 à Nice et mort à Caprera, royaume d'Italie le 2 juin 1882, fut général, homme politique et patriote Italien. Il est considéré comme un personnage fondamental du Risorgimento pour avoir personnellement conduit et combattu dans un grand nombre de campagnes militaires qui ont permis la constitution de l'Italie unifiée. Il est surnommé le «Héros des Deux Mondes» en raison des entreprises militaires qu'il a réalisées aussi bien en Amérique du Sud qu'en Europe, il est considéré comme l'un des pères de la patrie.

    Camillo Benso comte de Cavour , né à Turin le 10 août 1810 et décédé à Turin le 6 juin 1861, est un homme politique piémontais, important partisan de l'unité Italienne. Il fut ministre du Royaume de Sardaigne de 1850 à 1852, chef du gouvernement de 1852 à 1859 et de 1860 à 1861. En 1861, avec la proclamation du Royaume d'Italie, il devient le premier Président du Conseil du nouvel État italien. Il meurt alors qu'il occupe cette fonction. Il est un des protagonistes du Risorgimento, mais il est aussi un partisan des idées libérales, du progrès civil et économique, de l'anticléricalisme, des mouvements nationaux et de l'expansionnisme du royaume de Sardaigne au détriment de l'Autriche, du Royaume des Deux-Siciles et des États pontificaux, il est considéré comme l'un des pères de la patrie.

    Victor Emmanuel II de Savoie né le 14 mars 1820 à Turin, mort le 9 janvier 1878 à Rome, est un prince de la Savoie. Il fut prince de Piémont, duc de Savoie, comte de Nice et roi de Sardaigne de 1849 à 1861 et ensuite premier roi d'Italie de 17 mars 1861 jusqu'à sa mort. La réalisation de l'unification Italienne lui procure l'appellation de Père de la Patrie, il est surnommé aussi Roi gentilhomme (Re galantuomo). Comme Roi de Sardaigne, il s'entoure de grands ministres comme Massimo d'Azeglio et Camillo Benso comte di Cavour qui modernisèrent le royaume.

    Les origines de la langue Italienne.

    De Dante Alighieri 1265-1321 premier grand poète de la langue Italienne, son livre la Divine comédie est considéré comme un chef d'œuvre de la littérature mondiale de tous les temps,

    à Alessandro Manzoni 1785-1873 écrivain Italien. Il écrit ses Hymnes, Inni Sacri entre 1812 et 1815. Le dernier Hymne, La Pentecôte, fut publié en 1822. Entre 1820 et 1821 Manzoni écrit son meilleur drame, Adelchi, qu'il publia en 1822, inspiré par le renversement par Charlemagne de la domination lombarde sur l'Italie et contenant des allusions voilées à l'occupation Autrichienne. Les Hymnes et le drame historique révélèrent que Manzoni, classique dans ses premières œuvres, s'inspira désormais du romantisme. L'Italie lui rendit hommage, sa dépouille fut accompagnée au cimetière de Milan, suivie par les princes royaux, les officiers d'État et un immense cortège d'anonymes. Giuseppe Verdi composa son Requiem à sa mémoire en 1874.

    Ces écrivains jouèrent un rôle essentiel dans la formation de la langue Italienne sur la base du dialecte toscan. L'Italien possède en effet la particularité de s'être d’abord propagé comme langue de culture, notamment dans les domaines de la poésie et de l'opéra, avant de devenir en 1861 l'idiome véhiculaire officiel de la nouvelle nation Italienne.

    En fait de nombreux dialectes comme en France subsistent encore dans les provinces.

    Au cours du 14ème siècle, dans une Italie divisée en plusieurs États et fragmentée par ses multiples dialectes, trois œuvres majeures d'écrivains florentins imposèrent le toscan comme langue littéraire, la Divine Comédie de Dante, le Canzoniere de Pétrarque, et le Décaméron de Boccace.

    Umberto Eco à raison quand il dit que l'Italien est avant tout une langue mais pas que cela, cela paraît un peu réducteur. Combien sont les édifices médiévaux et antiques qui composent l'Italie étant un musée à ciel ouvert bien qu'ils furent édifiés en l'Italie alors que nation n'exista pas.

    Combien sont les œuvres nées de la renaissance artistique Italienne du 15ème siècle au 16ème siècle qui firent courir toute l'Europe par ce que la plus avancée.

    Les Médicis, par Laurent le Magnifique soutiennent la création artistique de Verrocchio et de Botticelli. Ludovic Sforza duc de Milan, fit travailler Léonard de Vinci et Bramante. Les papes Alexandre VI Borgia, Jules II, Léon X, Paul III Farnèse firent travailler les artistes de la Renaissance à Rome, Michel-Ange peint la chapelle Sixtine. François Ier invita des artistes Italiens, Léonard de Vinci à Amboise, à Chambord, Benvenuto Cellini, Rosso Fiorentino, Le Primatice à Fontainebleau ....

    Pendant toute la première moitié du 17ème siècle, l'Italie continua d'être un pays dynamique, capable d'élaborer une pensée philosophique, Giordano Bruno, Tommaso Campanella, Paolo Sarpi, et scientifique, Galileo Galilei , Evangelista Torricelli de haut niveau, une peinture sublime, Le Caravage, une architecture unique en Europe, Gianlorenzo Bernini, Borromini, Baldassare Longhena, Pietro da Cortona, et une musique aussi bien instrumentale, Arcangelo Corelli, Girolamo Frescobaldi, Giacomo Carissimi, que théâtrale, Claudio Monteverdi, Francesco Cavalli, qui font école. À ce propos, rappelons que le mélodrame est une création typique de l'ère baroque. Et puis, dernièrement nous avons eu le plaisir d'admirer au musée du Louvre les peintres vénitiens Titien, Tintoret, Veronèse dans La pyramida testimone del Romanzo criminale a Venezia.

    Umberto Eco écrit, «c'est appartenir à une nation jeune, immature, comparée à de vieux pays européens comme la France, l'Espagne ou l'Angleterre. Pour moi, l'Italie c'est avant tout une langue. Si un Français feuillette aujourd'hui un livre de Rabelais dans sa version originale, il aura des difficultés à comprendre le texte. Idem pour un Britannique s'il parcourt un ouvrage de Chaucer. En revanche,

    un chauffeur de taxi Italien peut comprendre aisément La Divine Comédie, de Dante. La langue italienne a très peu évolué depuis mille ans».

    L'Italie n'est pas qu'avant tout une langue pour beaucoup d'entre nous.

  • Le Yémen ensanglanté,

    l'effet boule de neige.

     

    yemen_385666_465x348.1300864683.jpg

    Document El Watan.com

    Support Wikipedia Après la Tunisie, l'Égypte, la Libye, le Bahreïn maintenant le Yémen mais également la Syrie en proie ces jours-ci à des manifestations réprimées par des tirs d'armes à feu, quinze personnes dont une fillette ont été tuées à Deraa dans le sud théâtre manifestations importantes contre le régime, voir une géopolitique nouvelle pour le monde arabe.

    Le président Yéménite Ali Abdallah Saleh à la fois chef de l'État et du gouvernement domine la vie politique bien qu'elle soit multipartite par le Congrès général du peuple depuis l'unification de la République arabe du Yémen et la République démocratique populaire du Yémen en 1990. Depuis cette réunification le pays est administrativement divisé en 19 gouvernorats,(plur., muhafazat, sing., muhafazah), Abyan, Adan, Ad Dali, Al Bayda, Al Hudaydah, Al Jawf, Al Mahrah, Al Mahwit, Amran, Dhamar, Hadhramaut, Hajjah, Ibb, Lahij, Ma'rib, Sa'dah, Sana'a, Shabwah et Ta'izz, voir l'excellent document la République du Yémen. Le pouvoir exécutif est détenu par le gouvernement tandis que celui législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement. La domination du président Ali Abdallah Saleh est totale. Au pouvoir depuis le 22 mai 1990, il s'est engagé de partir à la fin de l'année mais la révolte des opposants à cette dictature refuse, voulant son départ immédiat surtout après le massacre d'une quarantaine de manifestants à Sana'a la capitale par les forces de sécurité. L'opposition craignant une manœuvre politique déclare ce qui était encore acceptable hier ne l'est plus aujourd'hui. Début février des dizaines de milliers de manifestants défilaient déjà dans les rues de Sana'a ce qui avait eu pour conséquence une déclaration du président de ne pas briguer un troisième mandat. Les choses se sont considérablement envenimées puisqu'une partie importante de l'armée, son clan et ses cadres l'auraient lâché.

    On sait que le Yémen est en proie à l'activisme d'Al-Qaïda et le 22 mars 13 activistes ont été tués dans des affrontements avec des soldats Yéménites à Loder, non représentée sur la carte ci-dessous, Loder devant être un nom francisé, dans la province d'(Al byane ?) au sud du pays, selon un responsable local. Cette zone serait un des bastions du réseau terroriste bien implanté, par ailleurs dans certaines provinces du pays, échappant pratiquement au contrôle des autorités. Le Yémen Sud qui était indépendant avant 1990 est soumis depuis à une contestation animée par le mouvement Sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession du Sud. La fin du conflit entre le Nord et le Sud se joua après la chute d'Aden le 7 juillet 1994, et les principaux meneurs se réfugièrent à Oman.

    Les principaux partis au Yémen sont le parti conservateur du centre mené par le président Ali Abdallah Saleh, l'Alliance Yéménite pour la réforme qui est un parti religieux dont le chef est le cheikh Sadek Al-Ahmar porte parole du gouvernement et à la tête des insurgés appelant le président à une sortie honorable, et le parti socialiste Yéménite issu de la révolution au Sud Yémen et dirigé par Al-Beidh vice président du pays.

    yemenpop.1300867531.gif

    cliquez sur l'image pour l'agrandir.

    Dans le Sud-est la ville de Al-Mukalla, sur la carte, un premier incident le 21 au soir entre des éléments de l'armée régulière et des unités de la garde présidentielle a fait deux tués, selon des témoins et des sources médicales. Les terroristes de Oussama Ben Laden sont actifs au Yémen le pays n'étant pas stabilisé surtout dans l'Est très fortement désertique. Ils ont été impliqués dans les tentatives d'attentats aux États-Unis en 2009 et 2010, c'est pour cela que Washington finance le gouvernement par une aide de 150 millions de dollars pour les combattre. Le Yémen est un pays extrêmement pauvre l'un des 10 plus pauvres de la planète ce qui explique cette révolte réprimée dans le sang.

    Cette pauvreté et le chômage sont au cœur de la révolte dans un pays de 24 millions d'habitants et de 40 habitants au km². 45 % de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté fixé à deux dollars par jour, il peut être comparé au Cameroun. Le Yémen a des revenus pétroliers, il produit 300.00 barils de pétrole brut par jour, représentant 25 % de ses revenus. Par ailleurs le pays dispose d'importantes ressources en gaz d'une hauteur de 259 milliards de m3.

    Les États-Unis sont dans une position délicate par suite de cette instabilité politique, aidant à la fois financièrement le gouvernement et condamnant les exactions violentes contre les civils lors des manifestations ou des chars sont entrés en action. La coalition contre la Libye intervenue à cause de la répression à l'arme lourde et de l'aviation contre des civils Libyens à justifié cette intervention occidentale visant à empêcher l'utilisation de ces armes, quelle peut être l'attitude de cette coalition envers le Yémen d'autant plus que la Ligue arabe a condamné le 22 «ces crimes contre des civils» et a demandé aux autorités Yéménites à répondre aux souhaits de la population de «façon pacifique» ? Y aurait-il deux poids deux mesures ?

    En même temps, des chefs de l’armée Yéménite ont annoncé hier leur ralliement à la contestation contre le président Saleh. Selon l’AFP, deux commandants de régions, le général Ali Mohsen Al Ahmar c'est un proche du président, demi frère ou cousin, très puissant, il est le chef de la première division blindée, proche du courant islamique et responsable du nord-est qui comprend la capitale, Sana'a, et le général Mohammed Ali Mohsen, en charge du district militaire oriental, se sont déclarés en faveur des protestataires. A la suite de ce ralliement des officiers ont rejoint le mouvement de contestation. A Aden au Sud seconde ville du pays, le général Chouaïbi a apporté son soutien à la contestation, en même temps que 60 officiers de la province de Hadramout, à l'Est de Sana'a, et de 50 officiers du ministère de l’Intérieur. Et le gouverneur de la province, Ahmad Qaatabi, a présenté sa démission.

    Plusieurs diplomates ont avec les ambassadeurs du Yémen en Arabie Saoudite et au Koweït annoncés leur décision de se joindre au mouvement de contestation. «J’annonce mon soutien à la révolution des jeunes et au changement au Yémen», a déclaré l’ambassadeur en Arabie Saoudite, Mohammad Ali Al Ahwal. L’ambassadeur Yéménite au Koweït, Khaled Rajeh Cheikh, a déclaré à son tour dans un communiqué qu’en raison «des pratiques sanglantes à l’égard des protestataires», il se joint «à la révolte des jeunes» et soutient leurs revendications. C'est donc une protestation unanime à laquelle se joint en Europe les ambassadeurs de plusieurs capitales enjoignant au président Saleh de démissionner. Que ce soit au Caire et auprès de la Ligue arabe ces ambassadeurs démissionnaires n'en continuent pas moins d'assurer la représentation de leur pays.

    Pour les États-Unis, cette violence est inacceptable signifiant au gouvernement Yéménite, l'inquiétude qui se dégage contre la violence de ces derniers jours a déclaré le conseillé adjoint Ben Rhodes au président Obama. La France a été le 21 mars le premier pays occidental à condamner par la voix d'Alain Juppé cette violence et a réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh. «Il faut aider ceux qui veulent faire avancer les droits de l’homme, construire la démocratie. Ceci est valable pour tous les pays. Nous le disons au Yémen où la situation est en train de se dégrader». «Il faut que le pouvoir en place en tienne compte», a-t-il insisté. Paris apporte son soutien «à tous ceux qui se battent pour la démocratie» sans violence et a dénoncé «les régimes usés par la corruption, la pratique dictatoriale, la longévité excessive du pouvoir».

    Le président Saleh qui a 69 ans a averti que tout complot pour précipiter son départ conduirait son pays à la guerre civile.

    278391-152903-jpg_166072_434x276.1300891522.jpg

    Manifestation à la suite de l'interdiction du sit-in des jeunes place de l'université à Sana'a réclamant le départ du président Saleh. Document Le Point.fr

    Le parlement a approuvé le 23 mars l’instauration de l’état d’urgence, un vote immédiatement rejeté par l’opposition qui continue de demander le départ immédiat du président Ali Abdallah Saleh. Le secrétaire Américain à la Défense Robert Gates s’est refusé de donner un pronostic sur l’avenir politique de M. Saleh. «Les choses sont de manière évidente très instables au Yémen. Il est trop tôt pour dresser un bilan», a déclaré M. Robert Gates, alors que M. Saleh, de plus en plus isolé lutte pour sa survie politique.

    Compte tenu des conflits internes tant au Nord ou la rébellion est présente qu'au Sud qui réclame son indépendance et de l'influence grandissante d'Al-Qaïda le Yémen pourrait se trouver devant de grandes difficultés causant par la même occasion des inquiétudes pour les États-Unis ne voyant pas d'un bon œil le renforcement de l'opposition Yéménite du parti tribal et islamiste Al Islah avec des éléments salafistes extrémistes. Certaines tribus se sont aussi ralliées à la révolte des jeunes, comme la confédération tribale Hashed, à laquelle paradoxalement appartiennent le président Saleh et la confédération Bakil.

  • De l'UMP fissurée par le FN,

    s'échappent ceux qui n'acceptent pas....

     

    Support Wikipedia Rien n'est joué, mais la partie est bien commencée, d'ores et déjà la seconde manche promet des surprises entre les duels PS-FN, et PS-UMP. 204 duels FN-PS sur 394 dont 89 pour l'UMP et 37 pour le PC, avec 5 triangulaires PS-FN-UMP, pour ne considérer que ceux qui vont montrer le vrai visage de la droite gouvernementale. On ne parle plus des centristes UMP balayés par la vague FN, pour eux le choix ce sera peut être plus aisé entre le PS qui est clair dans son combat contre le FN et le FN qui est surtout démagogique accusant les partis de gouvernement d'échecs, dont eux aussi, mettant ainsi tous les autres dans le même sac. C'est facile pas besoin de programme il n'y a qu'à clamer que l'on va virer tous ceux qui prient dans les rues, et les classes populaires sautent dessus sans savoir comment ils feraient et comment leur situation sociale pourraient être améliorée. Pas besoin de faire l'ENA et d'avoir une expérience gouvernementale pour gouverner.

    Marine le Pen arrive en tête dans 39 cantons et s'est qualifiée dans 402 cantons à pourvoir au second tour c'est dire la forte poussée de FN pour qui, il faut le remarquer, ses sympathisants se sont fortement déplacés, à l'encontre probablement de ceux de la droite conventionnelle qui, eu égard à la cote de Sarkozy, ont préféré s'abstenir de voter et même de ne pas montrer leur appartenance au gouvernement se présentant sous une étiquette locale. Le FN de Marine est crédité au delà de 20 % d'intention de votes au premier tour de 2012 ! Il est évident que la non participation de cette composante politique dans notre parlement favorise sa poussée surfant sur les échecs de ceux qui ont la charge de la gestion du pays. Il est évident que ce parti doit avoir une représentation parlementaire, ne serait-ce que pour lui donner des responsabilités afin qu'il montre ce qu'il sait faire.

    Au soir du premier tour Jean-François Copé clame un ni ni c'est à dire pas de FN, et pas de PS, mais tout en disant que l'UMP n'a rien de commun avec le PS, c'est clair et sans bavure l'UMP votera FN. Ce ne sera finalement que la suite logique de la politique du gouvernement qui pour une fois rendra l'ascenseur au FN. La dessus Sarkozy confirme le ni ni, autrement il aurait été curieux que Copé, pas si stupide que l'on pourrait le croire, ne pouvait avoir fait cette déclaration sans en avoir parlé auparavant à son chef. Mais aussi François Baroin porte parole de l'UMP, la stratégie de l'UMP «ce n'est pas bonnet blanc-blanc bonnet cela signifie que le front républicain n'est pas la bonne solution, rappelant que le FN est un enfant de Mitterrand avec la mise en place de la proportionnelle».

    On voit de suite avec qui on a à faire sachant que le FN composante d'une classe politique Française a droit comme les autres une représentation nationale, et le combattre en lui interdisant l'accès par la bi-polarisation politique est totalement scandaleux, si le FN ne comprend pas c'est à pleurer. Le combat contre le FN doit se faire sur les idées et non sur une Constitution.

    Quelle sera la portée de cette consigne sachant que d'ores et déjà des ténors de l'UMP déclarent que leur choix sera le PS.

    Je ne dirais pas comme Martine Aubry que l'attitude à l'égard du FN est d'être républicain ce qui revient à considérer que ceux qui se porteront sur le FN ne le seraient pas, ils le sont autant que les autres cela dépend des circonstances électorales c'est toute la différence avec ces socialistes qui sont prêts à se sacrifier pour battre le FN.

    Parmi les ténors UMP qui ont déclaré que pour eux ce sera le PS on trouve Henri Guaino conseillé de Sarkozy à l'Élysée déclarant, je voterais pour le candidat qui n'est pas le FN, c'est plus large comme ouverture mais c'est clair. Il est toutefois opposé au front républicain, le FN exprimant un profond malaise. Pour Marc-Philippe Daubresse n° 2 de l'UMP, «si le FN se qualifie au second tour de la présidentielle, là il faut faire un front républicain». Quand aux centristes, c'est plus clair, Jean-Louis Borloo appelle à faire barrage au second tour au FN, et pour le Nouveau Centre de voter pour les candidats démocrates, mais aucun ne prononce le mot PS.

    C'est bien une France divisée en deux qui n'arrive pas surmonter par idéologie stupide ce clivage politique qui fait le jeu du FN.

    Valérie Pécresse ministre de l'enseignement supérieur déclare que personnellement en cas d'un candidat de gauche non extrême elle votera pour faire battre le FN. Jean-Claude Gaudin nouveau président du groupe UMP au Sénat, appelle un sursaut autour des valeurs de la république. Fabienne Keller ex-maire de Strasbourg et sénatrice du Bas Rhin déclare que pour sa part, elle n'a pas peur de prononcer le nom du front républicain. Nathalie-Kosciusko Morizet et Gérard Larché avaient eux aussi appelé à voter PS en cas de duel avec le FN.

    Il ne manquait que François Fillon, c'est maintenant fait. Il a appelé devant le bureau politique de l'UMP, les électeurs de la majorité à «voter contre le Front national» en cas de duel PS-FN au second tour. Ce n'est plus un ni ni c'est clair, c'est ce qu'auraient rapporté les participants à la réunion du bureau politique qui se déroulait à huit clos. Il est bien évident que cette prise de position du premier ministre opposée à celle du président est un fait grave sans précédent dans cette république ce qui aurait été inadmissible il y a quelques années cela montre la faiblesse de notre président. Elle trouble encore plus les parlementaires UMP. Que faire, doivent-ils se poser comme question, pris entre le président qui a perdu sa crédibilité et le premier ministre qui devrait être sur la même ligne que lui ? L'UMP va-t-elle éclater ?

    Au PS c'est clair tant Martine Aubry que François Hollande, tous sont sur la même ligne, entre un candidat UMP et un candidat FN, si les socialistes sont éliminés il faut faire barrage au FN et donc voter pour l'UMP.

    Il reste les Verts et le Modem, pour les Verts-Europe-Écologie, c'est dramatique pour la démocratie que l'UMP se mette dans une position de totale confusion vis à vis du Front national. Quand au Modem par la voix de Yann Wehrling, la position de Copé est irresponsable.

    Ces positions UMP pour celles qui refusent le vote«PS» nous montrent que pour DSK ce n'est pas gagné sachant que les sondages qui lui sont favorables sont surtout portés par la droite, ils risquent de se dégonfler s'il venait à être le candidat du PS.

    Quelle leçon tirer sur la suite, elle est évidente pour la présidentielle. L'UMP forçant le vote FN aux cantonales espère bien en récolter le fruit à la présidentielle par une alliance avec le FN surtout si son discours de logique attrape tout se fait plus social et plus réaliste.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu