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  • Philippe Pétain, Maréchal de France ses années noires de 1940 à 1944, suite 55,

    l'Opération Torch.

     

    Support Wikipedia Un peu d'histoire qui rappelle l'engagement des Américains et des Japonais.

    La défaite brutale de la France, laissant l'Angleterre seule face à l'Europe envahie, rappelle aux Américains que le conflit peut aussi les concerner, même s'il ne les touche pas encore. La campagne électorale en vue des élections présidentielles de novembre 1940 voit s'affronter deux opinions, pour et contre le soutien aux Anglais. Roosevelt obtient un troisième mandat et cède cinquante destroyers à la Royal Navy en échange de bases Britanniques dans l'Atlantique. A partir de la fin 1940, Roosevelt s'engage de plus en plus ouvertement aux côtés de Churchill et des démocraties alliées. Le 29 décembre 1940, il propose que les États-Unis deviennent «le grand arsenal de la démocratie», puis il fait adopter par le Congrès la loi prêt-bail, qui permet aux Anglais de s'approvisionner à crédit en Amérique. La marine Américaine s'engage auprès de la marine Britannique dans la défense des convois qui traversent l'Atlantique, et lorsque l'URSS est envahie par les armées Allemandes, le bénéfice de la loi prêt-bail lui est facilement étendu, voir la suite 28 .

    charte_atlant.1297177832.jpgLe Premier ministre du Royaume-Uni, Churchill, le Président des États-Unis, Roosevelt, à la signature de la Charte de l'Atlantique . Avec le Prince de Galles. Photo Nations unies.

    La Charte de l'Atlantique, publiée le 14 août 1941, après la rencontre au sommet entre Winston Churchill et Franklin Roosevelt au large de Terre-Neuve, consacre évidemment la volonté du président Américain de rentrer en guerre contre l'Axe. Cependant, c'est du Japon que viendra la déclaration de guerre qui poussera les États-Unis à devenir un des trois grands alliés et le principal fournisseur de guerre de la coalition. L'adhésion de Tokyo au pacte tripartite du 27 septembre 1940, aux côtés de l'Allemagne et de l'Italie, suivie de l'occupation de l'Indochine française au cours de l'été 1941, poussent Roosevelt à accorder des crédits à la Chine de Tchiang Kaï-Chek, en lutte contre les armées Nipponnes, et à étendre l'embargo sur les matières premières à destination du Japon.

    Du 22 au 26 septembre 1940 l'armée Japonaise qui voulait transiter par le Tonkin pour prendre position de trois aérodromes lance ses 25.000 soldats contre nos forces qui ne pourront pas s'opposer à cette invasion ne disposant que de 5.000 hommes. Le gouvernement Japonais profite de la défaite de la France en Europe en juin 1940 pour adresser un ultimatum. Trois divisions de l'Armée du Guandong font pression sur la frontière Tonkinoise, et la menace paraît suffisamment évidente au gouverneur Catroux pour qu'il ordonne de lui-même, le 16 juin, l'interdiction du trafic d'essence vers Kunming, Jacques Dalloz, La guerre d'Indochine, Seuil 1987.

    Mécontent de l'initiative de Catroux, Pétain le limoge et le remplace par l'amiral Decoux, proche de l'amiral Darlan. La passation des pouvoirs a lieu le 22 juillet, Catroux profitera de l'escale à Singapour pour rejoindre la France libre. Mais, entretemps, Catroux a du engager des discussions avec une mission militaire Japonaise, arrivée à Hanoï, quant au droit de passage de l'Armée japonaise sur le territoire Indochinois. Les empiètements sur la souveraineté Française se multiplient, et le 30 août, Pétain signe un accord de principe avec les Japonais, reconnaissant la position privilégiée et les intérêts du Japon en Extrême-Orient.

    Une convention militaire doit ensuite régler les modalités d'application de l'accord, mais tarde à être signée. L'amiral Decoux cherche à gagner du temps, mais le 19 septembre, le Japon lance un ultimatum, exigeant la signature de la convention, et menace d'entrer en force en Indochine le 22 à minuit si sa demande n'est pas satisfaite. In extremis, un accord est conclu, prévoyant de mettre trois aérodromes à disposition des Japonais, et d'autoriser un maximum de 25 000 soldats de l'Armée impériale à transiter par le Tonkin. Le Japon passe outre, et pendant quatre jours de combats sanglants jusqu'au 26 septembre envahit la province de Lang Song brisant ainsi sa position stratégique de verrou de la Chine, mais malgré cela, les Japonais s'engagent à respecter la souveraineté Française permettant la reprise du contrôle de la province, le 5 octobre nos prisonniers sont libérés.

    En 1937 le Japon attaque l'ensemble du territoire Chinois, c'est le début de 8 années de guerre jusqu'en 1945. Le gouvernement de Tchang Kaï-Chek se retire à Chongqing  et les Japonais s'emparent de Péking et de Shangaï. C'est l'action de Soon Meiling femme de Tchang Kaï-Chek aux Etats-Unis en 1943 qui persuade les Américains d'accorder un soutien important à la Chine. En février 1943, elle est pendant dix jours l’hôte du couple Roosevelt et plaide sa cause le 18 devant le Congrès.

    Les négociations Nippo-américaines continuent malgré la montée en puissance des partisans de l'expansionnisme et de la «Grande Asie» dans les sphères gouvernementales Japonaises. Les conseillers de Roosevelt supposent longtemps que l'attaque Japonaise sera centrée sur les Philippines, tandis que la marine nipponne a reçu, dès le début novembre, l'ordre d'attaquer les îles Hawaii. Le 7 décembre 1941, l'attaque sur Pearl Harbor, alors que les porte-avions Japonais ont réussi à traverser le Pacifique sans être détectés, constitue donc une surprise pour l'État-major Américain et pour le président.

    Les pertes Américaines furent importantes 2.403 morts et 1.178 blessés. Quatre navires de ligne, trois croiseurs, trois destroyers et 188 avions furent détruits. Trois porte-avions du Pacifique alors absents échappèrent au massacre. En moins de vingt-quatre heures, le Japon attaqua également les États-Unis aux Philippines et ouvre les hostilités avec le Royaume-Uni, en envahissant Hong-Kong et en débarquant en Malaisie.

    Les Américains ressentirent cette journée comme une catastrophe, ce qui les obligea à entrer dans le conflit mondial, bien que leur armée d'un peu plus d'un million d'hommes ne soit pas préparée à la guerre. Avec la mobilisation des énergies, c'est la mobilisation de l'économie qui devient vite prioritaire. L'appareil économique, remis en ordre sous le New Deal, est prêt à fonctionner, tandis que la main d'œuvre et les ressources sont abondantes. De gigantesques programmes permettent d'assurer aux États-Unis et aux Alliés une supériorité matérielle écrasante à partir de 1943,

    Le mois de novembre 1942 est l'engagement Américain en Europe, il représenta un tournant dans la Seconde Guerre mondiale, qui marqua le moment où, pour la première fois depuis les accords de Munich, 1938, Hitler a perdu l'initiative à l'Ouest. Pour la France de Pétain, il s'agissait d'une rupture qui n'a pas échappé aux contemporains. En perdant à la fois sa souveraineté sur une partie de la France et sur l'Empire, la situation spécifique qui permettait de justifier la politique de neutralité et de collaboration s'effondre.

    L'Opération Torch ou le débarquement allié en Afrique du Nord.


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    La réflexion.

    Dans le cadre de cette Opération Torch, les Américains et les Anglais débarquent le 8 novembre 1942 sur les côtes d'Afrique du Nord, en Algérie et au Maroc au plus fort de la domination Allemande. Les îles Britanniques ont évité l’invasion Allemande au cours la bataille d'Angleterre, mais Hitler, avec ses forces de l’Est, n'en est pas moins aux portes de Stalingrad, aussi l'Union soviétique se trouve-t-elle dans une position plus que délicate et au bord de la rupture. Si les Alliés veulent conserver une chance de gagner cette guerre, il leur est impératif et urgent d’ouvrir un second front afin de soulager l'URSS.

    Le choix de l’Afrique du Nord n’allait pas de soi, le président Roosevelt et le général George Marshall avaient d'abord donné leur préférence à un débarquement sur les côtes de la Manche, Eisenhower avait d’ailleurs déjà obtenu la responsabilité du commandement pour une attaque côté ouest. Mais de son côté, Churchill n’avait pas oublié les intérêts Britanniques en Afrique, où le canal de Suez restait à la portée de l'ennemi. Et surtout, il estimait que débarquer sur le continent Européen aurait représenté de gros risques, à la fois compte tenu de la qualité des défenses Allemandes, et parce qu'il jugeait les effectifs alliés disponibles au Royaume-Uni encore insuffisants pour réussir une opération de grande ampleur, il lui paraissait donc préférable de s’orienter vers une offensive moins directe, en Afrique. Si les Alliés réussissaient à y repousser les troupes de l'Afrikakorps de Rommel, l’Afrique du Nord permettrait ensuite de disposer d’une plate-forme pour un projet plus ambitieux qui concernerait l’Europe méridionale. Les pourparlers durèrent quatre jours et aboutirent à un accord désignant l’Afrique du Nord comme objectif immédiat des Alliés. Le général Marschall confia à Eisenhower ce nouveau commandement et le projet fut baptisé «Opération Torch», le Flambeau.

    Les négociations avec pétainistes.

    Le 5 septembre 1942, les négociateurs alliés s'accordent pour désigner Casablanca, Oran et Alger, comme cibles principales du débarquement allié en Afrique du Nord. Mais l'opération avait aussi été préparée de longue date sur place. Restait l'attitude des autorités militaires de Pétain en Afrique du Nord vis-à-vis d'une éventuelle intervention Américaine. Le président Roosevelt, influencé par certains Français des États-Unis, tels que l'ancien diplomate Alexis Léger, plus connu sous nom de plume Saint-John Perse, et l'avocat René de Chambrun, gendre de Pierre Laval, soupçonnait à de Gaulle des tendances dictatoriales tandis que, sur la foi des informations de son ambassadeur, l'amiral Leahy, ami du maréchal, il imaginait les dirigeants du régime comme susceptibles de reprendre la guerre contre l'Allemagne à la première occasion. Le consul Robert Murphy, représentant personnel du président Roosevelt en Afrique du Nord, partageait les vues de Leahy, bien que ses démarches sur place auprès des dirigeants du régime de 1940, et principalement des généraux Maxime Weygand, puis Alphonse Juin, ce dernier s'en tenant à l'expectative, n'avaient pas eu de succès.

    Robert Murphy avait été renforcé de 12 vice-consuls des États-Unis, envoyés en Afrique du Nord pour contrôler l'emploi de l'aide économique Américaine, et qui, issus de milieux non diplomatiques, ne partageaient pas tous les idées de leur supérieur. Aussi plusieurs d'entre eux avaient-ils établi de nombreux contacts, non seulement avec les autorités locales du gouvernement de  Pétain, mais aussi avec la Résistance.

    Négociation avec la résistance en Afrique du Nord.

    Les diplomates Américains et l'OSS, le Service Secret Américain, précurseur de la CIA, avaient du côté de la Résistance, mieux qu'une adhésion, une stimulation. En effet, à Oran et à Alger, s'étaient constitués, dès octobre 1940, deux groupements de résistants Français favorables à la cause alliée. Ils s'étaient rassemblés et avaient été organisés, par deux cousins, Roger Carcassonne à Oran et José Aboulker, à Alger sur la base d'un secret et d'un cloisonnement rigoureux. Un an plus tard, d'autres résistants venus de métropole s'étaient joints à eux, parmi lesquels un lieutenant du Deuxième Bureau, Henri d'Astier de la Vigerie, voir les articles 58 sur la Résistance intérieure. Celui-ci, après avoir établi des liens avec Carcassonne à Oran, était venu s'installer à Alger comme cadre des Chantiers de jeunesse, et y avait rencontré Aboulker. Les deux jeunes dirigeants initiaux s'étaient implicitement placés sous la direction d'Henri d'Astier. Celui-ci avait ensuite étendu la conjuration au Maroc, auprès de certains dirigeants civils ou militaires, comme le général Béthouart .

    À Alger aussi, il avait obtenu le concours de quelques officiers supérieurs, comme le lieutenant-colonel Germain Jousse, major de garnison, et le colonel Baril, alors en disgrâce pour avoir adressé à ses supérieurs un rapport prévoyant la victoire alliée. Il avait aussi obtenu l'adhésion d'un industriel arrivé à Alger en novembre 1941, Jacques Lemaigre Dubreuil, directeur des Huiles Lesieur, en relation étroites avec le trust Unilever, qui désirait jouer la carte Américaine.

    À la suite de longs mois de négociations entre les chefs de la Résistance et les représentants Américains, il fut décidé que, lors du débarquement allié, les principales personnalités et points stratégiques d'Afrique du Nord devraient être neutralisés pendant plusieurs heures, afin de permettre aux Alliés d'effectuer leur intervention sans heurts. On espérait qu'une fois le débarquement opéré, l'armée d'Afrique se joindrait aux Alliés et se mettrait à leurs côtés dans la guerre. Il fut aussi décidé que le débarquement s'effectuerait sans intervention des Français libres, car la participation du général de Gaulle à l'opération n'aurait pu que braquer davantage encore les généraux de Pétain dans leur hostilité.

    Un autre facteur était le peu de sympathie de Roosevelt pour de Gaulle, due à la libération de Saint-Pierre-et-Miquelon effectuée par les Forces Navales Françaises Libres, FNFL, de l'amiral Muselier le 24 décembre 1941, sans l'accord des États-Unis. Quant à Robert Murphy, il continuait de juger possible le ralliement des pétainistes à la cause alliée, malgré leurs déclarations et leurs actes concrets de collaboration en Afrique du Nord même. Il n'en fallait pas moins un général acceptable pour prendre la responsabilité de l'entrée en guerre du côté Français. C'est alors que Lemaigre-Dubreuil avança le nom du général Giraud, évadé d'Allemagne, dont il avait été l'aide de camp en 1940. Mais il n'informa pas les autres résistants que Giraud était aussi un admirateur de Pétain et du régime de la Révolution nationale. Ainsi obtint-il leur accord sans difficultés. Giraud avait également la faveur des Américains, qui le préféraient à de Gaulle dont le jugement et les méthodes étaient considérées peu fiables par Roosevelt.

    Giraud, contacté par un envoyé Américain et par Lemaigre-Dubreuil, accepta de participer à l'opération, mais exigea dans un premier temps qu'elle ait lieu simultanément en France, et qu'il en exerça personnellement le commandement en chef. En attendant, il désigna, pour le représenter auprès des conjurés, le général Charles Mast, chef d'état-major du corps d'armée d'Alger.

    Les accords eurent lieu entre les États-Unis et la Résistance française au cours d'une réunion clandestine tenue à Cherchell, dans la nuit du 23 au 24 octobre 1942, sur la côte, non loin d'Alger, dans la villa Teyssier, par Robert Murphy, le général Clark, adjoint d'Eisenhower venu secrètement en sous-marin rencontrer divers représentants militaires et civils de la Résistance, dont le colonel Jousse, le général Charles Mast, et Bernard Karsenty, adjoint de José Aboulker, Jean Rigault et Henri d'Astier de La Vigerie. Outre leur partie militaire, les accords de Cherchell incluaient des dispositions très favorables à la France, qui devait être traitée en alliée après le débarquement.

    Le débarquement Allié en Afrique du nord le 8 novembre 1942, la fameuse conférence de Cherchell, ou se développa l'organisation du débarquement en Afrique du Nord, à lire absolument.

    Grâce à l'action des résistants locaux, qui, en accord avec les consuls Américains, occupèrent les points stratégiques d'Alger, y neutralisèrent pendant plusieurs heures les officiers généraux pétainistes, à commencer par Juin et Darlan. Les Alliés purent ainsi débarquer sans opposition, encercler la ville et obtenir dans la journée sa capitulation avec son port intact. Par contre, à Oran, et surtout au Maroc, le général Noguès, résident général et le vice-amiral Michelier, fidèles à Pétain, opposèrent une résistance qui se solda par 1.346 morts Français et 2.000 blessés d'une part et 479 morts Américains et 720 blessés.

    Il s'ensuivit une situation politique complexe à Alger où les Américains traiteront avec Darlan qui s'y trouvait par hasard prenant ainsi le pouvoir en Afrique au nom du maréchal Pétain. Darlan qui applique la politique de Pétain mainteint les déportés politiques dans les camps de concentration d'Afrique du Nord. L'amiral Darlan qui est abattu le 24 décembre 1942 par Fernand Bonnier de La Chapelle, est remplacé par Giraud. Giraud qui applique également la politique de Pétain fait arrêter 27 chefs de la résistance. Il faudra attendre le 30 mai 1943 pour que de Gaulle s'installe à Alger, mais sur la pointe des pieds, et plusieurs mois encore pour que, après avoir évincé Giraud en octobre 1943, il parvienne enfin à rétablir la législation républicaine.

    Pour, Pétain l'opération a une double conséquence, d'une part, la perte complète de l'Empire, car après que l'AEF, Afrique Équatoriale Française, soit passée dans le camp de la France libre dès août 1940, puis la Syrie et le Liban, après l'intervention des Britanniques, c'est non seulement l'Afrique du Nord qui échappe au contrôle pétainiste, mais aussi l'AOF Afrique Occidentale Française, qui se rallie à Darlan le 23 novembre. Le 30 novembre, la Réunion se rallie à la France combattante. D’autre part, l'invasion par la Wehrmacht de la zone libre met fin au statut très particulier de la France occupée. L'armée d'armistice, qui a combattu les Alliés au Maroc n'intervient pas et livre ainsi cette zone aux forces de l'Axe sans tirer un coup de feu. Laval créé alors la Milice, dirigée par Darnand, pour remplacer l'armée dissoute et réprimer les dissidents. Quant à la flotte de Toulon, elle se saborde in extremis le 27 novembre 1942, contre la demande de Laval, après s'être laissée encercler par les Allemands et avoir refusé de rejoindre les Alliés, malgré l'ordre donné dès le 11 novembre, par Darlan, au vice-amiral de Laborde, commandant les forces maritimes de haute mer à Toulon, de se rallier à lui.

    La suite 56 portera sur les Français sous l'occupation Allemande

    Références,

    http://www.hist-geo.com/loi-pret-bail.php
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Winston_Churchill
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Franklin_Delano_Roosevelt
    http://www.aidh.org/Biblio/Text_fondat/US_06.htm
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_tripartite
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    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/polit_0032-342x_1987_num_52_2_3682_t1_0512_0000_3
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Catroux
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Decoux
    http://fr.wikipedia.org/wiki/L%E1%BA%A1ng_S%C6%A1n
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Japon
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    http://fr.wikipedia.org/wiki/Franklin_Delano_Roosevelt#Le_deuxi.C3.A8me_New_Deal_et_le_Welfare_State
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    http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-John_Perse
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_de_Chambrun
    http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Leahy
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    http://algeroisementvotre.free.fr/site0301/guer3945/debafn00/afn42008.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/United_States_Secret_Service
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Carcassonne
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    http://fr.wikipedia.org/wiki/Germain_Jousse
    http://www.larousse.fr/encyclopedie/media/Mast_en_1943_%C3%A0_Bir-Hakeim_avec_le_colonel_Baril_%C3%A0_droite/11019136
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    http://fr.wikipedia.org/wiki/Unilever
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    http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Mast
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    http://lhistoire.over-blog.net/article-5406947.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Nogu%C3%A8s
    http://www.livresdeguerre.net/forum/contribution.php?index=43610
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Bonnier_de_La_Chapelle
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Laborde

  • Philippe Pétain, Maréchal de France ses années noires de 1940 à 1944, suite 54,

    le Mur de l'Atlantique.

     

    Support Wikipedia Qui ne connait pas les blockhaus et les bunkers qui jonchent encore nos plages de l'Atlantique à la mer du Nord. Ce mur voulait faire de nous une prison et comme toute forteresse il fut pris comme le fut notre ligne Maginot par l'arrière faisant des bunkers des tombes humaines. La philosophie que l'on peut tirer de ce mur est que, quelques soient les moyens militaires pour se prémunir contre toute invasion, les hommes trouveront toujours une faille pour contourner l'obstacle à leur conquête. La ligne Maginot fut contournée par les Ardennes et la Flandre et ce mur construit avec des milliers de forteresses «imprenables de front» fut pris par des hommes avec des grenades lancées dans leurs meurtrières tuant leurs occupants. Construit en béton armé selon les blockhaus de la ligne Siegfried édifiée en Allemagne, Hitler y mettait toute sa confiance comme si l'on pouvait sur une si grande distance de la frontière hispano-française aux cotes Néerlandaises se protéger d'une quelconque invasion par mer. Il suffisait simplement de débarquer pour le rendre vulnérable par des brèches entre les blockhaus permettant ainsi de les prendre par l'arrière, dès lors un soldat avec une simple grenade mettait hors d'usage ces forteresses. Munies de canons de gros calibres elles avaient pour but de détruire les navires au large avant qu'ils n'atteignent la cote ou des péniches garnies d'hommes pouvaient débarquer à l'abri du feu de ces canons. Seuls les mines et les obstacles de barbelés plantés sur le sable ainsi que les postes de mitrailleuses pouvaient empêcher les Alliés de prendre les falaises. Ils furent détruits et réduits au silence par les bombardements et par les parachutages d'hommes sur l'arrière. Ces blockhaus et bunkers de fortes épaisseurs allant jusqu'à plusieurs mètres furent construits aux angles et formes arrondies pour que les balles ou obus glissent à l'impact.

    Il y avait avec ces blockhaus la construction de bases sous-marines comme la base de Lorient encore en service aujourd'hui. Forteresse héritée du IIIème Reich capable de résister aux bombes de l'époque voire même d'aujourd'hui.

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    La base sous-marine de Lorient Photo ECPAd, document Chemins de mémoire

    15.000 ouvriers construisirent successivement entre février 1941 et janvier 1943 trois vastes blocs bétonnés aux dimensions impressionnantes, 130 m de côté et 18,5 m de haut pour les blocs Kéroman I, et Kéroman II, avec des toits de 3,5 m d'épaisseur, 170 m de long et 122 m de large pour le bloc Kéroman III avec une épaisseur de toit de 7,5 m. Au total, la base sous-marine de Kéroman pouvait abriter plus de vingt-cinq submersibles grâce à des installations donnant directement sur la mer, ou permettant de hisser les sous-marins les plus imposants dans des alvéoles protégées grâce à un slipway, plan incliné pour tirer à sec les bâtiments. La présence de cette base réputée indestructible a valu à Lorient d'être soumise à d'intenses bombardements de l'aviation alliée, qui transforma la ville en vaste champ de ruines.

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    Slipway, document Wikipédia

    Il y eu aussi l'importante base de la Rochelle qui débuta en avril 1941 à l'extrémité Est du bassin à flots du port de La Pallice, aujourd'hui Grand port maritime de La Rochelle, qui nécessita l'emploi de 2.143 travailleurs, 632 ouvriers, 1.172 manœuvres auxquels s'ajoutèrent 290 ouvriers et 49 manœuvres de l'organisation Todt, pour la plupart des travailleurs forcés du STO. Les conditions de travail étaient particulièrement pénibles, les travaux se poursuivaient jour et nuit pour s'achever en 1943. Le bunker, qui occupe une surface de 3,5 hectares, mesure 192,25 mètres de long, pour 165 mètres de large et 19 mètres de hauteur. Ses murs font entre 2 et 3,5 mètres d'épaisseur, et sa toiture est composée de 2 dalles en béton fortement armé de 3,50 m d’épaisseur chacune, séparée entre elle par une chambre d'éclatement appelée Fangrost, qui joue un rôle anti-déflagration. L'ensemble représente un volume de 425.000 m3 de béton armé. Il est constitué de 10 alvéoles protégés par des portes blindées. Une écluse, fortifiée sur les mêmes principes que la base elle-même, a été également construite parallèlement à celle existante afin de protéger les bâtiments des bombardements pendant leur éclusage pour accéder au bassin à flots. De nombreux blockhaus sont dispersés sur le site, centrale électrique, réserves de carburant et de munition, ou de défense. Longtemps occupée par la Marine nationale et une unité du génie, la base est aujourd’hui à l’abandon à l’exception du quai d’honneur, entre les alvéoles 7 et 8, qui accueille quelques navires.

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    Base sous-marine de La Rochelle, document Wikipédia.

    Vue d'une chambre d'explosion de type Fangrost

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    Document, Région de Bretagne, Pays de la Loire

    456px-atlantikwall.1297072676.gifDocument Wikipédia .

    Ce Mur fut une œuvre gigantesque construite par l'organisation Told maître d'œuvre qui était un groupe de génie civil et militaire de l'Allemagne nazie. Elle portait le nom de son fondateur et dirigeant jusqu'à sa mort en 1942, Fritz Todt, ingénieur et figure nazie importante, il était le mandataire général pour la régulation de l'industrie du bâtiment.

    C'est dans ce cadre que Todt est nommé Ministre en charge de l'Armement et des Munitions, Reichminister für Bewaffnung und Munition, du projet la construction du mur de l'Atlantique. A ce projet venait s'ajouter la fortification des îles Anglo-normandes, occupées par les armées Allemandes du 30 juin 1940 au 8 mai 1945. L'historien Rémy Dusquesnes fut le premier en France à étudier la dimension économique de ce chantier colossal. Un budget de plusieurs milliards de Reichmarks aurait permit d'installer 15.000 blockhaus sur une façade de 4.400 kilomètres. C'est le programme le plus impressionnant depuis l'Empire Romain, de Jérôme Prieur, Le Mur de l'Atlantique éditions Denoël 2010.

    La construction d'un tel projet a provoqué l'explosion de demandes de main d'œuvre de sorte que conjointement au STO, une importante main d'œuvre Française sera utilisée à sa construction. En mai, Fritz Todt meurt dans un crash aérien le 8 février 1942, peu après une rencontre avec Hitler dans son QG de Prusse orientale, construit un an plus tôt par cette organisation. Todt avait acquis la conviction que l'Allemagne ne pouvait plus gagner la guerre, et se considérait suffisamment indispensable pour pouvoir faire part de ses doutes à Hitler.

    Il en résulta certaines questions sur sa mort, notamment si elle n'était pas un assassinat dissimulé, mais rien ne fut jamais prouvé. Todt fut remplacé par Albert Speer comme Ministre en charge de l'Armement et des Munitions, à qui revenait également de facto la direction de l'organisation Todt. Malgré la mort de son chef, l'organisation continua d'exister comme entreprise d'ingénierie et se vit assigner de nombreuses nouvelles missions. Au début de l'année 1943, en plus de la poursuite de son travail sur le mur de l'Atlantique, elle se voit confier la construction des plateformes de lancement pour les missiles V1 et V2. Durant l'été de la même année, elle reçoit la tâche de construire les bases devant accueillir les canons V3. On lui confie, dans le cadre de l'effort défensif du Troisième Reich, la construction d'installations anti-aériennes et la remise en état des bâtiments endommagés par les bombardements des villes Allemandes. Pour finir, elle aura pour tâche de construire des raffineries souterraines et des usines d'armement, c'est le Projet Riese .

    Au départ, les travailleurs furent volontaires, les Allemands avaient besoin d'une main-d'œuvre spécialisée, ils étaient deux à trois fois mieux payés que les ouvriers travaillant dans ce secteur, grâce notamment à des primes de séparation, de logement ou de bombardement pour les ouvriers travaillant dans ces ports sans cesse bombardés et ils bénéficiaient d'une protection sociale supplémentaire. Ces conditions jetèrent les bases de la politique salariales de l'organisation Todt en France. Les mêmes conditions salariales s'appliquèrent à tous les ouvriers Français et étrangers qu'ils fussent employés dans des entreprises Allemandes ou Françaises à l'exception des Belges et Néerlandais qui avaient été recrutés sous des conditions plus favorables dans leur pays, référence Fabian Lemmes  Travailler dans les entreprises sous l'occupation. Ensuite, des milliers de travailleurs forcés, prisonniers de guerre comme les tirailleurs Sénégalais, 10.000 Juifs, jeunes Français voulant échapper au STO en Allemagne, républicains Espagnols réfugiés en France et utilisés surtout pour les bases sous-marines, furent réquisitionnés pour construire ce mur le long des côtes. Deux cent grandes entreprises Allemandes sous-traitant en partie à 15.000 entreprises Françaises, du BTP et cimenteries principalement, et 1.000 à 1.500 grosses et moyennes entreprises, collaborèrent à la réalisation de ce «Mur».

    Ainsi, la société Sainrapt et Brice, dirigée par Pierre-Louis Brice fut un modèle de collaboration économique, elle fit l'objet d'un procès retentissant de l'épuration économique. Mais la majorité des entreprises ne furent condamnées qu'à payer les impôts et taxes sur les bénéfices, souvent très importants, réalisés pendant l'occupation. De même, la société des grands travaux de France, dirigée par Jean Gosselin qui versa en août 1944 1.400.000 à la résistance après avoir financé le PPF de Doriot pendant l'occupation, il fut condamné à la Libération à deux ans de prison et à la confiscation de ses biens, ou encore Campenon Bernard Construction, Lafarge. Voir l'excellente référence L'Industrie Française des travaux publics 1940-1945 par Dominique Barjot.

    Mur de l'Atlantique ou mur du silence, les archives de l'organisation Told ont donné lieu à des destructions intentionnelles. Avant de se replier, les unités de l'organisation avaient reçu l'ordre des les faire disparaitre plutôt que de courir le risque qu'elles soient récupérées. Quelques pièces se trouvent aujourd'hui aux archives Fédérales à Berlin mais la source principale est manquante en particulier le commanditaire du Mur tiré de la référence le Mur de l'Atlantique de Jêrome Prieur.

    Il en serait de même pour les entreprises Françaises supprimant des documents importants, toutefois la déclaration dans les archives départementales des accidents du travail des ouvriers permettent par recoupement de décrire l'histoire du Mur, par la collecte pièces par pièces.

    Quelques chiffres, le mur de l'Atlantique ou Atlantikwall, déployé par les Allemands du printemps 1942 au printemps 1944 mesurait 4 400 km de long environ.

    * 15.000 ouvrages y étaient prévus, échelonnés le long des côtes qui se décomposent en :

    -4.000 ouvrages dits principaux.
    -1.000 casemates pour canons antichars
    -10.000 casemates diverses

    En avril 1943

    * 3.670 ouvrages étaient bâtis et
    * 2.530 en cours de construction.

    En juillet 1943

    * 8.000 installations permanentes étaient terminées

    En juin 1944 en Normandie,
    le mur était très inégalement terminé. Le long des 500 km côtes on pouvait compter :

    * 1.643 ouvrages bétonnés terminés.
    * 79 en voie d'achèvement
    * 289 en cours de construction

    Ce qui correspondait, en moyenne, à 4 ouvrages au kilomètre linéaire.

    * La construction du Mur a mobilisé 291.000 travailleurs forcés (nombre maximum au printemps 1943), les soldats Allemands du génie civil (correspondant à 10% de cet effectif) servant de cadre.

    * Il a nécessite 13 millions de m3 de béton pour construire du Danemark à Bidassoa
    -12.000 ouvrages tels que forteresses, bases sous-marines, blockhaus, bunkers, cuves à canons...
    -200.000 obstacles hérissaient les plages normandes tels que les hérissons, tétraèdres, asperges de Rommel, champs de mines...
    -300.000 soldats
    -4.000 pièces d'artillerie.

    La construction du mur de l'Atlantique

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    Document Wikipédia

    Le mur de l'Atlantique.



    Pour complément on peut consulter le livre de Jérôme Prieur «Le mur de l'Atlantique» Éditions Denoël 2010.

    La suite 55 portera sur l'Opération Torch

    Références ,

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Slipway
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_Todt
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fritz_Todt
    http://livre.fnac.com/a2519243/Remy-Desquesnes-Le-mur-de-l-Atlantique
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Speer
    http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&idauteur=5032
    http://en.wikipedia.org/wiki/Project_Riese
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainrapt_et_Brice
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Louis_Brice
    http://books.google.fr/books?id=t7bN4nAWZYgC&pg=PA219&lpg=PA219&dq=la+soci%C3%A9t%C3%A9+des+grands+travaux+de+France+sous+l%27occupation+Allemande,&source=bl&ots=wUQeoE0Lng&sig=XOioS0fmLUNrVlbCIUahLyeLL7U&hl=fr&ei=1AJQTdq-G4yxhAfHpMTaDg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&sqi=2&ved=0CDwQ6AEwBA#v=onepage&q&f=false
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Gosselin
    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/hes_0752-5702_1992_num_11_3_1641

  • Philippe Pétain, Maréchal de France ses années noires de 1940 à 1944, suite 53,

    Le S.T.O.

     

    Support Wikipedia Le Service du Travail Obligatoire fut, durant l'occupation par l'Allemagne nazie, la réquisition et le transfert contre leur gré vers l'Allemagne de centaines de milliers de travailleurs Français, afin de participer à l'effort de guerre Allemand que les revers militaires contraignaient à accroitre le développement. Les personnes réquisitionnées dans le cadre du STO étaient hébergées dans des camps de travailleurs situés sur le sol Allemand. L'Allemagne nazie imposa au gouvernement de Pétain la mise en place du STO pour compenser le manque de main-d'œuvre dû à l'envoi des soldats sur le front Russe, où la situation ne cessait de se dégrader. De ce fait, les travailleurs Français n'ont cessés d'être les seuls d'Europe à avoir été requis par les lois de leur propre État, et non pas par une ordonnance Allemande, conséquence indirecte de la plus grande autonomie négociée par le gouvernement de Pétain par rapport aux autres pays occupés, qui ne disposaient plus de gouvernement propre.

    En d'autres termes en choisissant l'armistice les autorités de 1940 conservaient un régime collaborationniste dirigé par des Français, alors qu'une capitulation aurait conduit à une gestion des Français exclusivement Allemande, ce qui aurait probablement été pire.

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    Affiche allemande pour l’embauche de travailleurs Français et étrangers en Allemagne. France, novembre 1940. © Roger-Viollet 11176-10, document, La France pendant la seconde guerre mondiale.

    Dès l'automne 1940, des volontaires, au début majoritairement d'origine étrangère, Russes, Polonais, Italiens, choisirent de partir travailler en Allemagne. En tout, pendant la Seconde Guerre mondiale, environ 200.000 travailleurs partis de France se seraient portés volontaires, dont 70.000 femmes. Ces Français volontaires n'ont pas hésités à collaborer pour l'effort de guerre Allemand, l'appât du gain n'a pas de patrie. C'est aussi à l'automne 1940 que l'occupant procéda à des rafles arbitraires de main-d'œuvre dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, rattachés à Bruxelles.

    sto2.1296745195.jpgAffiche de propagande, référence, Les travailleurs du service du travail obligatoire relève les prisonniers de 1940 en Allemagne en faveur du STO.

    Le gauleiter Fritz Sauckel, surnommé le «négrier de l'Europe», fut chargé le 21 mars 1942 d'amener la main-d'œuvre de toute l'Europe par tous les moyens. Après avoir imposé à la France une forte contribution de guerre destinée aux troupes d'occupation, et une réquisition de la majeure partie de sa production industrielle et agricole, les nazis réclamaient désormais une force de travail. Dans un premier temps cette main d'œuvre était constituée de prisonniers de guerre, puis de volontaires, auxquels les services de propagande proposaient de bons salaires et une bonne nourriture. Les Français connaissaient alors des restrictions alimentaires.

    Il s'intéressa particulièrement à la France. Il trouva des fonctionnaires prêts à lui donner satisfaction en mobilisant la législation Française et les forces de l'ordre au profit du recrutement forcé, en particulier de Pierre Laval. Un total de 600 000 à 650 000 travailleurs Français seront acheminés vers l'Allemagne entre juin 1942 et juillet 1944. La France fut le troisième fournisseur de main-d'œuvre forcée du Reich après l'URSS et la Pologne, et le pays qui lui donna le plus d'ouvriers qualifiés.

    Dès le 12 mai 1942, Laval écrivit au ministre Allemand des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, pour lui proposer la participation de la France à l’effort de guerre Allemand, au travers de l’envoi de travailleurs.

    Juin 1942, l'Allemagne exige de la France 350.000 travailleurs. Pierre Laval, obligé de maquiller cette sommation, annonça le 22 la création de la «Relève» qui consista à échanger un prisonnier libéré contre trois travailleurs volontaires envoyés. Mais seuls les ouvriers spécialistes seront en fait pris en compte dans l'échange, tandis que les prisonniers relâchés doivront n'être que des paysans, ou des hommes déjà âgés et malades, donc improductifs et qui auraient probablement été rapatriés de toute façon. De plus, la Relève n'était pas nominative, on ne pouvait pas s'enrôler pour faire libérer son frère, son mari, son voisin, etc. Le manque de succès de cette mesure, sonna le glas du volontariat.

    Lors de son discours du 22 juin 1942, Laval annonça qu'il s’agissait d’envoyer les meilleurs travailleurs en Allemagne en échange de prisonniers de guerre Français. Mais Laval tait jusqu’au 11 août le véritable taux d’échange, trois ouvriers spécialistes contre un seul prisonnier paysan. En outre, la plupart des prisonniers libérés par le Reich étaient des hommes âgés ou malades, peu productifs donc, et qui auraient sans doute été rapatriés de toute façon.

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    Bureau de placement. Jeunes gens s’inscrivant pour aller suivre des cours de mécanique en Allemagne. Paris, juin 1942. © LAPI / Roger- Viollet 873-12, document, La France pendant la seconde guerre mondiale.

    Début septembre, «la Relève» est un échec, avec seulement 17.000 candidats au départ fin août. Sur l’impatience de Fritz Sauckel, Laval passe alors au recrutement forcé. Le 4 septembre 1942, Pétain promulgue une première loi de réquisition, malgré l'opposition de quatre ministres et du Service national des Statistiques et une aggravation sensible de l'impopularité du régime. Moins connue que la loi du 16 février 1943, la loi du 4 septembre 1942 ne frappe de fait que des ouvriers de 18 à 50 ans et des ouvrières de 21 à 35 ans. Elle fut surtout appliquée en zone occupée, la plus industrielle et la plus peuplée. Cette loi, récemment redécouverte par les historiens, est responsable du départ forcé de près de 250.000 travailleurs en six mois.

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    Ouvriers français partant travailler en Allemagne. Paris, juillet 1942. © LAPI / Roger-Viollet 685-15 Ouvriers français, document, La France pendant la seconde guerre mondiale.

    Les exigences suivantes de Sauckel reçoivent pareillement pleine satisfaction, le 16 février 1943, une loi signée de Laval permet l’envoi en Allemagne de tous les jeunes gens nés entre 1920 et le 31 décembre 1922. Au total, en juillet 1943, plus de 600.000 travailleurs ont été envoyés en Allemagne.

    Laval met activement l’inspection du travail, la police et la gendarmerie au service des prélèvements forcés de main-d’œuvre et de la traque des réfractaires au Service du Travail Obligatoire. Le 11 juin, dans un discours radiodiffusé, il menace ouvertement les réfractaires de représailles sur leur famille. Il durcit aussi les mesures à l’encontre de ceux qui les aident, et supprime les exemptions des étudiants et des jeunes paysans.

    Le prix à payer est lourd, sans aucune contrepartie, l’économie est désorganisée par la saignée en travailleurs, l’impopularité du régime se voit considérablement accrue, des milliers de jeunes réfractaires au Service du Travail Obligatoire sont jetés dans les bras de la Résistance à l’origine de la naissance des maquis.

    La loi du 16/02/43 fît que Pierre Laval modifia, entre autre, l'appellation originelle «Service Obligatoire du Travail» en raison des railleries dues aux initiales, SOT, par l'appellation STO.

    Le recrutement, se fait désormais par classes d'âge entières. Les jeunes gens nés entre 1920 et 1922, c'est-à-dire ceux des classes 40, 41 et 42 seront obligés de travailler en Allemagne, ou en France, à titre de substitut de service militaire. La classe d'âge 1922 fut la plus touchée, et les exemptions ou sursis initialement promises aux agriculteurs ou aux étudiants disparurent dès juin. Les filles étaient aussi théoriquement concernées, mais hors quelques cas individuels, elles ne furent jamais envoyées en Allemagne, par peur des réactions de la population et de l’Église.

    La position de l'Église en pleine tournante,

    Les 20 et 21 janvier 1943 une réunion des cardinaux et archevêques traita de la question, et quinze jours plus tard, les évêques et archevêques de la zone sud, réunis à Lyon, soulignèrent leur tristesse et demandèrent aux mouvements d'action catholique d'encadrer les partants, ils annoncèrent qu'ils feront leur maximum pour assurer le service d'aumôniers. La JOC, Jeunesse Ouvrière Chrétienne, avait déjà fait le choix, dès 1942, d'encadrer et de soutenir spirituellement les jeunes travailleurs partis en Allemagne. En 1943, l'ensemble des jeunes était naturellement hostile au départ et des dirigeants de la JEC, Jeunesse Étudiante Chrétienne, comme André Mandouze, militant de l'antifascisme et l'anticolonialisme, Gilbert Dru résistant militant chrétien ou Jean-Marie Domenach résistant intellectuel catholique menèrent une campagne active contre le STO. L'Église a du faire face à deux problématiques de nature différente.

    Était-il permis de désobéir à la loi d'un gouvernement considéré comme légitime ? Quel apostolat exercer vis-à-vis de la masse des travailleurs Français en Allemagne ?

    La réquisition fut organisée par le gouvernement pétainiste, l'église tergiversa, une motion de l'ACJF, Action Catholique de la Jeunesse Française, votée à Avignon le 6 mars, qualifia la réquisition «d'atteinte au droit naturel» et l'ACJF mena campagne pour que les jeunes ne partent pas. Les organes de presse catholique comme la Croix de Savoie ou les Semaines Religieuses de plusieurs diocèses justifièrent le STO et indiquèrent qu'il fallait s'y soumettre. Le 15 mars, au cours d'une réunion de prières réunissant 4 000 jeunes, à Roubaix, en l'église St Martin, le cardinal Liénart, évêque de Lille, exhorte les jeunes à y aller, le Journal de Roubaix titre, «ce serait de la lâcheté de ne pas obéir», puis une semaine après le cardinal expose sa pensée en trois points, l'occupant outrepasse ses droits, on peut donc désobéir sans péché, mais le devoir de charité, si je ne pars pas, un autre partira à ma place, peut inciter à partir.

    Le 21 mars, toujours devant une assemblée de plusieurs milliers de jeunes, le cardinal se démarquait à la fois de la propagande anti-allemande, c'est mal d'aller travailler en Allemagne, et de la propagande anti-bolchevique, c'est bien d'y aller, et confirmait que ce n'était pas un devoir de conscience d'accepter le STO, mais, ajoutait-il, il ne faut pas prendre cette position par intérêt personnel et il faut poursuivre la tâche apostolique auprès des travailleurs en Allemagne. Le 6 et 7 avril, l'Assemblée des cardinaux et archevêques, ACA, s'alignait sur la position du cardinal Liénart. À côté de cette ligne dominante de l'Église, tout au long du printemps 1943, le débat continua à opposer violemment les tenants des deux thèses opposées, insoumission ou obéissance.

    Les dirigeants de la JEC, et de l'ACJF continuèrent à se prononcer ouvertement contre le départ et s'engagèrent de plus en plus dans l'insoumission et l'action clandestine. Ils rédigèrent un texte, «Éléments d'information», argumentaire doctrinal contre le STO, citant les positions des épiscopats Belges et Hollandais, réfutant même certaines positions de l'ACA. Ils publièrent un numéro de leur organe officiel «Les Cahiers de notre jeunesse», dont ils savaient que ce serait le dernier, qui attaque le STO avec la violence la plus féroce «Sommes-nous tous devenus des bagnards que nous trouvions chez les Français si peu de ressort ?»

    À l'opposé des dirigeants de l'ACJF, certains évêques exprimèrent des positions nettement en retrait par rapport à la ligne dominante et attaquèrent vigoureusement les opposants au STO. Ainsi, Mgr Martin évêque du Puy , «Vous voyez bien que ce sont les chefs mis en place par la Providence qu'il faut suivre. C'est si simple d'obéir aux autorités constituées». Mgr Piguet, évêque de Clermont-Ferrand s'insurgeait aussi contre ceux qui «osent donner des consultations circulantes, différentes des directives des évêques». L'évêque de Nîmes condamna aussi ceux qui encouragent les requis à prendre le maquis.

    Le Saint-Siège avait demandé au maréchal Pétain, par l'intermédiaire de Léon Bérard, ambassadeur de France au Vatican, que les séminaristes Français soient exemptés du STO ce qui n'était pas souhaité par les évêques Français qui entendaient ne pas déserter le terrain de la reconquête du monde ouvrier, et le monde ouvrier se trouvait en partie en Allemagne. 3.200 séminaristes partirent donc en Allemagne dans le cadre du STO. D'autre part, à partir de la fin de 1942, des négociations sont menées entre l'épiscopat Français représenté par le cardinal Suhard et le docteur Brandt, qui traitait de cette question pour les Allemands, pour officialiser la présence d'aumôniers parmi les déportés du STO.

    À la fin du mois de mai 1943, le Dr Brandt opposa un refus définitif à la demande des évêques Français, mais ceux-ci avaient déjà envisagé d'envoyer des prêtres en Allemagne non pas avec le statut d'aumônier, mais avec celui d'ouvrier.

    Il s'agit là, de la naissance du mouvement des prêtres ouvriers.

    Pionnier, l'abbé Bousquet arrive à Berlin le 15 janvier 1943. À la suite du Père Bousquet, vingt-cinq prêtres sélectionnés par le père Rodhain sont envoyés clandestinement en Allemagne. En plus de ces clandestins organisés, d'autres prêtres ont été requis sans que leur qualité de religieux ait été repérée. Il y avait également 273 prêtres prisonniers de guerre, transformés, puisque cela était devenu possible, en «travailleurs libres». Avec les 3.200 séminaristes et les militants de l'Action catholique partis contraints ou volontaires, cela représentait au total une organisation de quelque 10.000 militants.

    Pour les autorités Allemandes, les travailleurs étrangers seront autorisés à assister aux offices Allemands, ils ne voyaient pas d'objection à ce que des ecclésiastiques étrangers soient employés comme travailleurs, à condition qu'ils s'abstiennent de toute activité spirituelle ou ecclésiastique.

    En mars 1944, Ernst Kaltenbrunner, chef de la sécurité du Reich, adressa une note à tous les fonctionnaires de la gestapo où il leur donnait la consigne de rechercher tous les prêtres et séminaristes camouflés en civils, de les expulser ou de les emprisonner en cas de faute grave et de dissoudre les groupes de JOC actifs, sous peine d'emprisonnement. Sur les vingt-cinq prêtres clandestins envoyés en Allemagne, douze seront envoyés en camp de concentration, généralement à Dachau. Les groupes de la JOC continuèrent malgré la répression. Un millier de groupes répartis dans quatre cents villes Allemandes seront classés en soixante-dix fédérations. Des clans scouts se formèrent. Jacques Duquesne, en parlant d'eux, évoque une «Église des catacombes», «Ils se confessent en pleine rue, communient dans les escaliers».

    Les Chantiers de la Jeunesse contribuèrent aussi activement à l'envoi de leurs propres jeunes en Allemagne, par groupements entiers. À Roubaix, en l’église Saint-Martin, le cardinal Liénart en remet une couche, il exhorte en mars 1943 les jeunes à y aller par solidarité avec les partants, pourvu qu’ils soient accompagnés par des prêtres catholiques. Il précisa toutefois que le STO n’est pas un devoir de conscience, et que l’on peut «s’y dérober sans péché».

    Certaines victimes furent prises dans des rafles de la Milice et de la Wehrmacht. Le PPF de Jacques Doriot mit quant à lui sur pied, en 1944, des Groupes d'Action pour la Justice Sociale chargés de traquer les réfractaires contre de l'argent, et de réquisitionner la main-d'œuvre jusqu'en pleine rue.

    Tardivement conscient que le Service du Travail Obligatoire mine le régime, Laval finit par s’opposer aux nouvelles demandes exorbitantes de Fritz Sauckel lors d’une entrevue très orageuse le 6 août 1943. Cette dernière fut assez rude pour que Laval soit pris d’une syncope et s’évanouisse. Appuyé par le ministre de l’Armement allemand Albert Speer préféra que les Français produisent sur place pour le Reich plutôt que de les envoyer en Allemagne, Laval obtînt ainsi une suspension des départs, mais en échange d’une intégration considérablement accrue de l’industrie Française à l’économie de guerre nazie, accords Albert Speer-Jean Bichelonne, 15 septembre 1943.

    Dans l'ensemble, grâce à la collaboration indispensable du gouvernement de 1940 et de l'administration Française, et en particulier d'une bonne part de l'inspection du travail, les Allemands obtinrent tous les hommes qu'ils voulurent. Les deux premières demandes importantes de Fritz Sauckel furent intégralement fournies en un temps assez bref. Seuls le développement des maquis et le tarissement des ressources humaines expliquent la chute des départs à partir de l'été 1943, et le demi-succès de la troisième «action Sauckel» juin-décembre 1943, puis le fiasco de la quatrième de 1944.

    Le département de la Gironde, grâce au préfet régional Sabatier et à son secrétaire général Maurice Papon, fut félicité par Pierre Laval pour avoir été l'un des seuls à fournir plus que le quota fixé.

    Le STO provoqua le départ dans la clandestinité de près de 200.000 réfractaires, dont environ un quart gagnèrent les maquis en pleine formation. Le STO accentua la rupture de l'opinion avec le régime de Pétain, et constitua un apport considérable pour la Résistance. Mais il la plaça aussi dans l'immédiat devant une tâche inédite, d'une ampleur non moins considérable, manque d'argent, de vivres, d'armes etc. pour des milliers de maquisards soudain afflués.

    Les réfractaires au STO formèrent également le premier groupe au sein des 35.000 évadés de France qui gagnèrent l'Espagne puis l'Afrique du Nord et s'engagèrent dans la France libre ou dans l'armée Française de la Libération. Faute de filière, de place dans le maquis ou de désir de se battre, de nombreux réfractaires se contentèrent toutefois de se cacher à domicile ou de s'embaucher dans des fermes isolées où ils servirent de main-d'œuvre à des paysans complices.

    D'autres Français échappèrent au STO en Allemagne en s'embauchant dans la police et les pompiers, voire dans la Milice ou a l'École des cadres d'Uriage. Après l'automne 1943, ils furent nombreux à rejoindre un vaste secteur industriel protégé mis en place par l'occupant, et travaillant exclusivement pour son compte. Enfin, une part non négligeable des jeunes Français concernés par le STO réussit à passer à travers les mailles du filet en refusant le STO mais sans pour autant entrer dans la clandestinité, ces derniers eurent la chance d'être progressivement oubliés par l'administration de l'occupant.

    Entreprises Allemandes ayant utilisé de la main-d'œuvre du STO,

    * Volkswagen (Wolfsbourg) * Daimler-Benz
    * IG Farben
    * Messerschmitt'''
    * Siemens
    * BMW
    * Arado (constructions aéronautiques)
    * Telefunken
    * BASF
    * Hermann Goering Werke (complexe sidérurgique en Basse Saxe près de Braunsschweig, 65.000 personnes, 125 km2, 11 hauts fourneaux).

    En 1943, après la destruction par les alliés, à Berlin, d'une unité de construction aéronautique, celle-ci fut déplacée à Cestà Kamice, République Tchèque, dans les Sudètes, territoire annexé par les nazis en Tchécoslovaquie. Avec la complicité du gouvernement de Pétain, plusieurs centaines de milliers de Français, des jeunes gens, techniciens, tourneurs, ont été arrêtés sur leur lieu de travail ou bien convoqués, notamment chez AIR-ÉQUIPEMENT à Bois-Colombes le 03/12/1942, et enfermés à la caserne Mortier à Paris, avant leur départ pour Berlin. Les parents et familles furent avisés par courrier de leur apporter bagages et nécessaire pour y passer la nuit.

    Près de Cestà Kamice, les nazis avaient aménagé le site des mines et fait construire le camp de Rabstein par les déportés  de plusieurs des 95 kommandos dépendant du camp d'extermination de Flossenburg en Autriche à 260 km. Dans les caves humides et mal éclairées, les conditions de travail des ouvriers étaient particulièrement pénibles. Le camp de Rabstein situé dans un creux de vallon et les baraquements où logeaient les prisonniers étaient souvent inondés. Les hommes insuffisamment vêtus souffraient de la faim, de rhumatismes et du froid.

    Célérités Françaises ex-STO,

    * André Bergeron
    * Antoine Blondin
    * Auguste Boncorsbr
    * Jean Boudou
    * Georges Brassens
    * José Cabanis
    * François Cavanna qui l'évoque dans Les Russkoffs
    * Arthur Conte
    * Raymond Devos
    * Michel Galabru
    * Stéphane Just
    * Boby Lapointe
    * Jacques Martin (auteur de bandes dessinées)
    * Claude Ollier
    * Alain Robbe-Grillet
    * Jacques Parsy (metteur en scène et comédien)
    * Léon Ozenne (ancien président du Groupement national de Réfractaires)

    Marcel Callo, un requis du STO déporté et mort à Mauthausen pour action catholique clandestine, a été béatifié en 1987 par le Pape Jean-Paul II.

    Une controverse interminable entoura le passé de Georges Marchais, secrétaire général du Parti Communiste Français, 1970-1994, accusé d'avoir été volontaire en Allemagne chez Messerschmitt et non pas au STO selon ses dires. Selon son biographe Thomas Hoffnung, Marchais ne fut en fait ni volontaire ni requis du STO, il fut muté en Allemagne par l'entreprise Allemande d'aviation qui l'employait déjà en France depuis 1940. Son parcours pendant la guerre ne ferait dès lors que refléter le sort de centaines de milliers de Français, contraint pour survivre de travailler pour les Allemands, soit en France, soit en Allemagne, une très large majorité de l'économie nationale étant de toute façon déjà mise au service des occupants.

    La suite 54 portera sur Mur de l'Atlantique.

    Références,

    http://www.ww2-history.com/2010/02/les-travailleurs-du-service-du-travail-obligatoire-sto-releve-les-prisionniers-de-1940-en-allemagne/
    http://www.port.ac.uk/special/france1815to2003/chapter8/documents/filetodownload,18127,en.pdf
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fritz_Sauckel
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_populaire_fran%C3%A7ais
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeunesse_ouvri%C3%A8re_chr%C3%A9tienne
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeunesse_%C3%A9tudiante_chr%C3%A9tienne
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