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  • Philippe Pétain, Maréchal de France, suite 36,

    fascisme et national socialisme responsables de la guerre... suite,

     

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    Benito Mussolini prononçant un discours à Milan en 1930. Image, Bundesarchiv, document Wikipédia.

    Support Wikipedia Le fascisme est une idéologie d'origine Italienne apparue en mars 1919. Le terme vient du mot fiascio emblème de l'autorité Romaine repris vers 1919 par les milices squadristes de Mussolini, qui avaient initialement groupé des anciens combattants déçus et épris d'ordre. Mais c'est surtout la pauvreté après la Grande guerre qui avait saignée l'Italie qui a permit, comme pour tous les régimes totalitaires de se développer sous l'influence d'une propagande populiste. Beaucoup d'Italiens ont fuis leur pays, ils ne trouvaient plus de travail, mon père fut de ceux là et la France qui avait aussi souffert de la guerre les a accueillis. C'est donc à la fois la misère Italienne que l'instauration d'un pouvoir fasciste rêvant d'une je ne sais quelconque gloire Romaine qui a fanatisé les Italiens dans un régime qui n'a mené qu'à sa perte.

    Son histoire est couramment désignée sous la double décennie fasciste qui s'étend du Royaume d'Italie par la prise du pouvoir par Benito Mussolini jusqu'à la fin de sa dictature le 25 juillet 1943. Cette définition de double décennie est liée à la période de la fin de la première guerre mondiale 1918-1919 jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale en 1945. Cette idéologie politique a été fondée par Benito Mussolini ainsi que le régime qui était en vigueur sous la monarchie Italienne de 1922 à 1945. Fondateur du fascisme, il est président du Conseil du Royaume d'Italie, avec des pouvoirs dictatoriaux, du 31 octobre 1922 au 25 juillet 1943, premier maréchal d'Empire du 30 mars 1938 au 25 juillet 1943, et président de la République Sociale Italienne, RSI, de septembre 1943 à avril 1945. Il est couramment désigné du titre de Duce, mot dérivé du latin Dux et signifiant «Chef» ou «Guide». Mussolini était possédé par la création d'un nouvel Empire romain.

    Adversaire de la démocratie, du parlementarisme, de l'individualisme, de la société libérale héritée du 19ème siècle, du capitalisme et de la liberté économique, du socialisme et du marxisme, le fascisme mussolinien est autoritaire, nationaliste, et a recours à la violence, il ne croit pas à l'égalité des êtres humains. C'est bien aussi comme le nazisme qui rejette tout ce qui n'est pas Aryen.

    Au sens large, le terme fascisme a pris un sens générique. Il s'est étendu à tout mouvement politique s'appuyant sur un pouvoir fort, les métiers organisés en corporations, l'exaltation du sentiment nationaliste, le rejet des institutions démocratiques et libérales, la répression de l'opposition et un contrôle politique extensif de la société civile. Le nazisme s'est en partie inspiré du fascisme.

    Dans la discussion politique contemporaine, le terme fasciste continue d'être employé comme une injure. Cependant, le fascisme est encore revendiqué par certaines mouvances d'extrême droite, les néofascistes sont encore influents de nos jours en Italie.

    Mussolini est d'abord membre du Parti Socialiste Italien, PSI, et directeur du quotidien socialiste Avanti ! à partir de 1912. Anti-interventionniste convaincu lors des années qui précèdent la Première Guerre mondiale, en 1914, il change d'opinion, se déclarant favorable à l'entrée en guerre de l'Italie. Expulsé du PSI en novembre 1914, il crée son propre journal, Il Popolo d'Italia qui prend des positions nationalistes proches de celles de la petite bourgeoisie. Dans l'immédiat après-guerre, profitant du mécontentement de la «victoire mutilée», il crée le Parti National Fasciste, PNF, en 1921 et se présente au pays avec un programme politique nationaliste, autoritaire, antisocialiste et antisyndical, ce qui lui vaut l'appui de la petite bourgeoisie et d'une partie des classes moyennes industrielles et agraires.

    La victoire mutilée, c'est tout le problème de l'Italie qui conduira à son entrée en guerre contre la France et ses alliés. L'Italie n'a pas digéré lors du Traité de Versailles, que les Grandes puissances de l'Entente ne respectent pas leurs engagements du Traité de Londres qui lui accordaient des concessions territoriales importantes. Les représentants Italiens Sidney Sonnino et Vittorio Emanuele Orlando ne réussirent pas à obtenir l’application du traité de Londres, chaque pays essayant d’obtenir le maximum d’avantages tandis que les États-Unis imposent la position de Wilson qui est opposé aux clauses du traité de Londres.

    Face à l’incapacité du gouvernement Italien à résoudre le problème des frontières orientales et des colonies, un sentiment de malaise commence à agiter le pays qui est alimenté par la presse et les intellectuels, particulièrement d'Annunzio et les futuristes. Dans de nombreux milieux se répand la conviction que les six cent mille morts de la guerre ont été trahis et inutilement envoyés à l'abattoir, et que les trois ans de souffrances n'ont servi qu'à détruire l'Empire des Habsbourg aux frontières de l'Italie pour en construire un nouveau, plus hostile encore. De plus, le sort de Fiume et Zadar et des autres localités et iles Dalmates dont la population est majoritairement Italienne, émeut une grande partie de l’opinion publique en raison de l’intense propagande conduite par la presse nationaliste et mussolinienne.

    La réaction est violente, un mouvement révolutionnaire se mobilise autour de Benito Mussolini qui, piazza San Sepolcro à Milan, donne naissance au fascisme et, peu de mois après, Gabriele d'Annunzio occupe Fiume, (pays de montagnes et de culture province actuelle de Pordenone ou mes parents sont originaire), qu'il propose d'annexer à l’Italie. Face aux hésitations du gouvernement Italien, Fiume est déclarée indépendante en attendant de rejoindre la «mère patrie». Le leitmotiv de la victoire mutilée devient alors un des principaux thèmes de la propagande et des revendications du fascisme qui s’en sert pour accuser de faiblesse les gouvernements d’après-guerre et les autres partis d’avoir affaibli le pays et diffuser auprès des travailleurs, le sentiment que les droits de l’Italie ne sont pas dignes d’une défense adéquate.

    En 1920, l'agitation sociale monte d'un cran, les ouvriers occupent les usines et forment des conseils ouvriers afin de gérer par eux-mêmes les usines et la distribution. Le 21 janvier 1921, le Parti communiste d'Italie est fondé. Mais les organisations ouvrières et les syndicats sont attaqués par des «cogneurs» payés par certains patrons, et le pouvoir en place reste complaisant face à cette milice qui combat des «organisations subversives». Les fascistes squadristes, après s'être ligués sous la direction de Mussolini forment eux aussi un parti, le Parti national fasciste, en novembre 1921.

    Le mouvement ouvrier Italien sera décapité en 1922 malgré la résistance du mouvement des Arditi del Popolo, soldats du peuple, anti fasciste né en 1921, telle qu'à Parme, les partis socialiste et communiste qui n'ont pas pris la direction des mouvements insurrectionnels. Ce mouvement s'oppose aux expéditions punitives fascistes et crée de véritables milices pour la protection des quartiers et des centres objet des attaques armées de la part des «squadristi» fascistes. Le mouvement «les Arditi del Popolo» était une organisation militaire du front uni à fortes composantes anarchistes et communistes auquel s'ajoutèrent les formations de défense prolétarienne.

    «Tant que les fascistes continueront à brûler nos maisons du peuple, nos maisons sacrées des travailleurs, tant que les fascistes assassineront les frères ouvriers, tant qu'ils continueront la guerre fratricide, les Arditi d'Italie ne pourront rien avoir de commun avec eux. Un sillon profond de sang et de décombres fumants divisera les fascistes des Arditi».

    Les fascistes qui tiennent toujours le haut du pavé, Mussolini les groupe en un parti, avec une idéologie musclée, qui profite de l'échec de la gauche et de la peur de la droite. Comme pour le nazisme la faiblesse des forces politiques traditionnelles favorise l'émergence de mouvements politiques dictatoriaux.

    Dans ce contexte de forte instabilité politique et sociale qui suit la Grande guerre, il vise la prise du pouvoir, en forçant la main aux institutions avec l'aide des actions de squadristi et l'intimidation qui culminent le 28 octobre 1922 avec la Marche sur Rome, la marche des chemises noires fascistes.

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    La marche sur Rome, Mussolini au centre, dossier naissance du Fascisme en Italie

    Le parti national fasciste a 35 députés et plus de 700.000 membres. Mussolini obtient la charge de constituer le gouvernement le 30 octobre 1922. En mai 1924, après la victoire contestée des élections et l'assassinat le 10 juin du député socialiste Giacomo Matteotti, Mussolini en assume l'entière responsabilité dans un discours devant la parlement. Le 3 janvier 1925, Mussolini instaure un régime d'exception, les lois fascistissimes, 1926, les autres partis politiques sont interdits, leurs députés sont déchus, la presse est censurée, une police secrète, l'OVRA, Organisation de Vigilance et Répression de l'Antifascisme, est instaurée ainsi qu'un fichier de suspects politiques et un «Tribunal spécial». L'OVRA est surnommée la PIOVRA une sorte de gestapo mussolinienne.

    Vers 1929, la dictature du parti fasciste imbibe toute la société, seule la vie culturelle reste relativement libre, à condition de ne pas critiquer le régime. Des milliers de démocrates s'exilent pour échapper à la prison ou à la déportation sur des îles. Le pape Pie XI signe les accords du Latran avec l'État fasciste italien qui lui concèdera l'existence de l'État du Vatican. Mussolini résume le fascisme en décembre 1925 par la formule, «Tout dans l'État, rien hors de l'État, rien contre l'État».

    L'idéologie fasciste est alors fondée sur,

    * Le nationalisme et l'impérialisme, restaurer l'Empire romain, le régime construit des stades avec portiques, des statues colossales, avec des faisceaux partout. L'Italie, outre sa colonie, la Libye, doit contrôler la Méditerranée, elle revendique la Corse, l'Albanie, la Dalmatie, la Savoie, Nice, fait la guerre en Espagne, en Grèce, en Égypte…
    * Le culte du chef, Mussolini est Duce. Son image monopolise l'attention des Italiens, dans des postures qui le montrent soit soucieux du peuple, soit très courageux, en train de moissonner, de parader, de rejoindre des lions en cage, etc. Quelques slogans, credere, obbedire, combattere, pour les fascistes, l'homme ne doit pas trop réfléchir, il ne se réalise que par la guerre, Il Duce ha sempre ragione, «Le Duce a toujours raison».
    * L'encadrement de la population.
    * Le haut centralisme de l'État, le parlement n'a qu'un rôle mineur après 1928, puisque choisi par le Grand Conseil du fascisme, véritable pouvoir.
    * L'embrigadement des masses, dès la maternelle, les Balilla, ou «Fils de la louve» Romulus et Remus, défilent en uniforme noir, saluent à la romaine, assistent aux manifestations du régime, s'entraînent avec des fusils de bois. La force, la violence sont exaltées. Les syndicats sont remplacés par des corporations contrôlées par l'État et le patronat. Le droit de grève est aboli.
    * La propagande, les emblèmes et slogans fascistes, les chansons de marche, les monuments en béton néo-romains fleurissent partout. Le régime fasciste exalte ses grands travaux, le drainage des marais pontins, les premières autoroutes. On instaure même une ère fasciste, l'An I = 1922.

    La Louve symbole de la Rome antique

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    Document Wikipédia

    Après 1935, Mussolini se rapproche du National Socialisme Allemand d'Adolf Hitler avec qui il établit le Pacte d'Acier en 1939. Convaincu d'un conflit rapide, il entre dans la Seconde Guerre mondiale au côté de l'Allemagne nazie, on connait la suite.

    Benito Mussolini et Hitler

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    Référence biographie de Benito Mussolini

    La suite 37 sera le régime de 1940,

    Références,

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Squadrismo
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Italie_fasciste
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Avanti!
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Il_Popolo_d%27Italia
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fiume_Veneto
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Victoire_mutil%C3%A9e
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sidney_Sonnino
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vittorio_Emanuele_Orlando
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriele_D%27Annunzio
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Futurisme
    http://it.wikipedia.org/wiki/Piazza_San_Sepolcro
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_communiste_d%27Italie
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_national_fasciste
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Arditi_del_Popolo
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome
    http://www.worldlingo.com/ma/enwiki/fr/OVRA
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_du_Latran
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Romulus_et_R%C3%A9mus http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_d%27Acier

  • Philippe Pétain, Maréchal de France, suite 35,

    fascisme et national socialisme responsables de la guerre....

     

    Support Wikipedia On peut écrire sans se tromper que fascisme et national socialisme sont avec l'impérialisme, les enfants du nationalisme. Ces trois doctrines sont à l'évidence responsables des deux guerres mondiales. Ces doctrines ont toutes pris naissance après la Première Guerre mondiale qui provoqua une misère parmi les populations. Comme d'habitude c'est sur elles, bien qu'elles aient supporté par le sacrifice de la vie d'hommes, de femmes et d'enfants la dureté des combats, que porte le retour de la croissance, par la misère s'ajoutant à la misère de la guerre. Il faut bien prendre ce qui reste de richesse, le peuple est là pour ça, puisque l'argent à été utilisé pour la guerre.

    Ces partis ont bien compris que pour prendre le pouvoir, il fallait s'appuyer sur l'aspect populiste d'une politique consistant à faire miroiter qu'ils pouvaient apporter un bien être social, en répondant par une politique que seuls, ils peuvent mettre en œuvre même au prix de violences et de crimes. National socialisme ou fascisme sont deux idéologies qui reposent sur des définitions floues mal définies, mais ils sont d'extrême droite et nationalistes.

    Le nazisme qui dérive du national socialisme d'Hitler est une forme parmi d'autres de fascisme. Le nazisme est un système totalitaire spécifique, essentiellement raciste et antisémite, et fortement opposé au judéo-christianisme. Si distinction il y a, le fascisme avait pour but l'édification d'un État fort, base d'un nouvel Empire, véritable «but» ultime, alors que le nazisme voyait dans l'État le «moyen» de mettre en œuvre une politique raciale et de domination mondiale par la race ayrienne .

    Le fasciste mourait pour l'Italie, le nazi pour la race aryenne. La Seconde Guerre mondiale n'est donc pas seulement un conflit de nations, à l'instar de la Première Guerre mondiale, mais aussi un conflit de visions du monde.

    Dans la pratique, Mussolini enfermait et persécutait ses opposants, mais ne se livrait pas à une politique d'extermination sur des bases culturelles et religieuses, alors que l'idéologie nazie organisait un système de déportations des «indésirables». D'abord et principalement les juifs, qui tous devaient être éliminés, adultes comme enfants. Hitler avait décrété que tous devaient disparaître en vertu d'une purification de l'Europe planifiée «scientifiquement», c'est-à-dire avec des arguments pseudo-scientifiques, les théories raciales, et en mobilisant tous les moyens techniques. On visait leur élimination, non leur réduction en tant qu'ennemis. Les violences et les crimes ont été les bases de l'élimination des opposants. D'autres groupes sociaux subirent les déportations et les persécutions, communistes et autres marxistes, tsiganes, handicapés mentaux, «asociaux», homosexuels, catholiques, protestants, Témoins de Jéhovah... Les camps d'extermination tels Auschwitz, Treblinka, Maïdanek , furent construits ou transformés à des fins d'exterminations.

    Konzentrationslager Majdanek

    800px-2003-11_kz_majdanek.1294501813.png

    Référence Wikipédia

    Le concept d'État totalitaire est forgé par le philosophe et théoricien du fascisme Italien , Giovanni Gentile, qui écrivait les textes de Mussolini ayant un contenu théorique. L'État totalitaire doit prendre le contrôle de la société tout entière et de tous ses secteurs, jusqu'à faire disparaître celle-ci, englobée dans l'État, devenu «total». On ne peut donc exclure le fascisme du système des États totalitaires, qu'il invente au contraire.

    Le fascisme voit le jour en Italie, avec la prise du pouvoir par Mussolini, marche sur Rome, 1922, il invente un nouveau mode d'État précisément, en pratique et en théorie. Il en fait la théorie et le réalise en vue de constituer un Empire, supposé faire renaître l'Empire romain .

    Invention qu'Hitler recueillera et développera, en préparant la guerre en Europe, dans le but de créer un nouvel Empire européen, «le Reich de 1000 ans». L'exploitation du mythe du «danger juif», complot mondial en parallèle et-ou alliance avec le communisme international sera reprise. On diffusera systématiquement un faux, fabrication de la police secrète du Tsar, les «Protocoles des Sages de Sion», qui est un faux document censé être un plan de conquête du monde par les Juifs et la franc-maçonnerie. Il fut fabriqué à la demande de la police secrète du tsar et à l'intention de Nicolas II de Russie, qui refusa d'en faire un instrument de propagande, ayant rapidement découvert la supercherie et estimant que ce texte décrédibiliserait son combat. Adolf Hitler mentionnera cette lecture dans Mein Kampf, «mon combat».

    280px-frmeinkampf20050214.1294500428.jpgMein Kampf est un ouvrage politique rédigé par Adolf Hitler entre 1924 et 1925 pendant sa détention à la prison de Landsberg, détention consécutive au putsch de la Brasserie, coup d'État manqué. Il contient des éléments autobiographiques, l'idéologie politique du nazisme, l'histoire des débuts du N.S.D.A.P ou National-Sozialistische-Deutsche-Arbeiter-Partei et diverses réflexions sur la propagande ou l'art oratoire.

    C'est tout à la fois un document autobiographique, le récit de la naissance et du premier développement du parti nazi, et un essai et manifeste politique qui énonce les bases idéologiques du programme politique de son auteur. Mein Kampf exprime plusieurs ambitions difficilement dissociables, le désir d'assimilation culturelle des Juifs, et des Tziganes dont l'extermination physique n'étant à l'époque pas évoquée au nom d'une théorie raciale, d'une militarisation expansionniste et d'un renouveau national Allemand teinté de revanchisme.

    Selon Adolf Hitler,

    * La cartographie de l'Europe, issue du traité de Versailles, «Diktat de Versailles», est inacceptable, car elle a pour conséquence immédiate l'éclatement des peuples de culture Allemande.
    * L'Autriche et les minorités Allemandes de Tchécoslovaquie et de Pologne doivent être rattachées à l'Allemagne en un seul espace géographique, le «Grand Reich», le Grand territoire. «Une heureuse prédestination m'a fait naître à Braunau-am-Inn, bourgade située précisément à la frontière de ces deux États Allemands dont la nouvelle fusion nous apparaît comme la tâche essentielle de notre vie, à poursuivre par tous les moyens».
    * Pour assurer l'épanouissement du peuple Allemand réunifié, il préconise la voie des chevaliers teutoniques, «conquérir par l'épée Allemande le sol où la charrue Allemande devrait faire pousser le blé pour le pain quotidien de la nation ».
    * Cela nécessite de réarmer le pays et d'atteindre l'autosuffisance économique par une série de conquêtes territoriales.
    * Le nouvel essor de la nation Allemande doit se faire notamment au détriment des territoires Russes, des pays de l'Europe centrale et danubienne, mais aussi à l'ouest, au détriment de la France qu'il considère comme «inexorable et mortelle ennemie du peuple Allemand».

    Ce qui distingue le nazisme du fascisme est, non pas le nationalisme, le racisme et l'antisémitisme, mais le fait que la politique nazie soit d'abord et essentiellement raciste et antisémite, et la décision en vue de l'élimination des juifs, et le recours à un plan d'extermination. La planification et l'organisation systématiques sont une spécificité nazie, et n'appartiennent ni au fascisme Italien, ni aux divers fascismes qui apparurent en Europe. La diversité des expressions portent souvent à confusion.

    100px-wappen_deutsches_reich_weimarer_republiksvg.1294503023.pngNous sommes au début de république de Weimar qui est une démocratie parlementaire que connue l'Allemagne entre 1919 et 1933. C'est en effet dans la ville de Weimar que, à la suite de la défaite Allemande à la fin de la Première Guerre mondiale, l’Assemblée nationale constituante Allemande rédigea la Constitution de Weimar qui fut adoptée le 31 juillet 1919.

    Le Parti national-socialiste des travailleurs Allemands souvent dénommé «Parti nazi» fondé en 1920, arrive au pouvoir le 30 janvier 1933 avec la nomination de son leader, Adolf Hitler, au poste de chancelier de l'Allemagne par le maréchal Von Hindenburg, président du Reich. Le terme «nazi», abréviation de l'Allemand national-sozialistisch, est utilisé en référence aux membres de ce parti ou aux adhérents de l'idéologie politique du nazisme.

    nazi_eagle_swastika.1294475517.pngEmblème du N.S.D.A.P.

    L'exemple du parti nazi le N.S.D.A.P. ou National-Sozialistische-Deutsche-Arbeiter-Partei est un parti dont la base est ouvrière.

    parteiabzeichengold.1294475697.jpegIl est le successeur de l'éphémère DAP, Parti ouvrier Allemand, fondé en 1919, très probablement à l'instigation d'une société occultiste munichoise, la société Thulé, société secrète, dont le but était de protéger le «sang aryen» des Juifs et des francs-maçons. Celle-ci inspire l'usage de symboles comme les runes et la croix gammée et attire des hommes comme Alfred Rosenberg, Hans Frank, Dietrich Eckart et même le prêtre catholique Bernhard Stempfle. Thulé compte une centaine de membres, pour la plupart issus de la bonne société munichoise. La société financera modestement le jeune parti ouvrier Allemand.

    800px-flag_of_nazi_germany_1933-1945svg.1294476073.pngLe drapeau du parti dessiné en 1920 par Adolf Hitler, fond rouge, cercle blanc, svastika noir. Dans Mein Kampf, il détaille cet épisode, et notamment son choix du rouge et du noir, couleurs de l'Empire Allemand, mais aussi pour ne pas laisser le monopole du rouge au communisme. Il compose aussi les premières affiches du parti. Le 24 février 1920, Hitler fait approuver le programme du parti par l'assistance. Le Programme en 25 points entend modifier les bases économiques, politiques et sociales de l'Allemagne en réunissant au pays les minorités qui en étaient séparées, en chassant les juifs, en démantelant les grands magasins au profit des petits commerçants, en supprimant «l'esclavage des intérêts», en germanisant le droit public. Les nazis désignent ainsi des «ennemis» responsables de tous les maux dont souffre le pays. Le programme entend aussi contrôler l'enseignement, lutter contre l'esprit critique et instaurer un pouvoir central fort. Ce programme vise les couches populaires, mais en fait Hitler ne s'intéresse qu'à la partie nationaliste et antisémite.

    C’est le 14 septembre 1930 que, pour la première fois, les milieux politiques Allemands traditionnels prirent conscience du danger incarné par le parti national-socialiste.

    La crise économique de 1929 prive l'Allemagne et l'Autriche des capitaux Américains investis après-guerre. Ceci provoque la faillite du système bancaire Allemand et la chute de la production industrielle. En décembre 1931, il y a 6 millions de chômeurs à 100 % et 8 millions de chômeurs partiels.

    La politique de déflation sévère menée par Brüning, baisse de l'allocation chômage et des allocations sociales favorisent la radicalisation politique. Hitler affirme en septembre 1930 qu'il compte arriver au pouvoir par le suffrage universel, et il ajoute, «Alors nous construirons l'État tel que nous le souhaitons». Mais les SA, la Sturmabteilung littéralement «Bataillon d’Assaut»,  réclament de l'action. Sous l'impulsion de leur chef Stennes, les SA de Berlin se révoltent contre l'abandon du volet social du programme nazi.

    Les SS, la Schutzstaffel, de l'Allemand «escadron de protection» dirigés par Himmler, circonscrivent la rébellion et commencent à assurer la police interne. Ils répriment une autre révolte de SA au nord du pays. Cela permet à Hitler de se donner une image de leader modéré, soucieux de contenir ses troupes. Contre la politique d'austérité de Brüning les nationalistes, des associations d'anciens combattants, des agrariens, quelques hommes d'affaires, etc... Et les nazis se rassemblent en octobre 1931 dans le «Front de Harzburg». Cette alliance favorise Hitler devenu un personnage de premier plan.

    En 1931, le Zentrum, le parti catholique, pense pouvoir amadouer les nazis en associant Hitler au pouvoir. Le président Hindenburg reçoit même celui-ci le 10 octobre 1931 pour lui proposer un poste. En vain, le Führer refuse les seconds rôles. Le succès du parti entraîne une lente mutation sociale de ses adhérents. La proportion d'ouvriers augmente par la suite de la création du Syndicat Betriebszellen-Organisation, NSBO, qui compte 100 000 membres en 1932.

    Début 1932, le parti compte 1,5 million d'adhérents, dont 350 000 SA et SS qui multiplient les exactions et les démonstrations de force. Les batailles de rue contre les communistes se multiplient. En 1931, elles font 300 morts pour la seule Prusse. Les Jeunesses hitlériennes de leur côté enrôlent plus de 107 956 jeunes.

    Le 25 février 1932 Hitler obtient la nationalité Allemande, et à l’élection présidentielle de mars-avril, il obtient 2,75 millions de voix, représentant 37,3 % du corps électoral, mais il est battu par le maréchal Hindenburg. Aussitôt après les élections, un décret-loi du chancelier Brüning interdit les SA et les SS. Mais Brüning qui dirige le gouvernement depuis octobre 1930 s'est fait beaucoup d'ennemis à droite, car il s'appuie sur le SPD, Parti Social Démocrate, pour gouverner. Schleicher rencontre Hitler et conclut un accord avec lui. Le NSDAP ne s'oppose par à un cabinet sans Brüning en échange, le Reichstag est dissous et les SS et SA sont de nouveau autorisés. Les élections du 31 juillet 1932 donnent au NSDAP 37,3 % des voix.

    L'ancien chancelier Von Papen et Schleicher dernier chancelier de la république de Weimar avant Adolf Hitler, proposent aux nazis deux ministères, mais Hitler réclame la chancellerie. De ce fait, les SA multiplient leurs violences. Un décret-loi instaure alors la peine de mort pour les auteurs de violences de rue mortelles. Lorsqu'un mineur communiste est piétiné à mort par neuf SA, ils sont condamnés à mort. Hitler réclame leur libération. Finalement graciés, ils ne feront que quelques mois de prison. Hitler dicte désormais sa loi au pouvoir légitime.

    À l'automne 1932, les nazis mènent une campagne très violente avec, entre autres, des thèmes anticapitalistes, populistes et proagrairiens. Les grands patrons inquiets proposent une union de toutes les forces nationalistes sauf les nazis. Les élections générales de novembre marquent un recul du NSDAP avec ses 11,74 millions de voix, soit 33,1 % du corps électoral. Les nazis perdent deux millions de voix. Les partis communiste et socialiste dépassent le NSDAP de plus de 1,5 million de voix, mais ils sont divisés. Les caisses du parti nazi sont vides. Le recul aux élections de novembre le laisse dans un certain désarroi. Le nouveau chancelier Schleicher tente de faire éclater le parti en proposant à Gregor Strasser le poste de vice-chancelier. Mais soumis à la pression de Goebbels, Strasser quitte le parti nazi en dénonçant la politique d'Hitler.

    Après les élections de novembre, Hitler sait que pour arriver au pouvoir, il doit pactiser avec les milieux d'affaires, très insatisfaits des politiques menées par les chanceliers successifs. Au cours de l'année 1932, il a acquis une certaine respectabilité auprès des grands patrons qu'il a rencontrés à Düsseldorf le 27 janvier 1932 grâce à Schroeder. Hindenburg est hostile à la nomination d'Hitler comme chancelier. Hindenburg finit par demander à von Papen de clarifier la situation politique. Celui-ci propose un gouvernement avec Hitler comme chancelier. Il assure le vieux président qu'Hitler sera neutralisé par les ministres conservateurs. Le 30 janvier 1933, Hitler devient chancelier. L'importance de l'hypothèse d'un soutien des milieux financiers et patronaux à Hitler est discutée pour ce qui concerne la période avant 1933.

    Dès le 1er février 1933, le nouveau chancelier Hitler obtient du président Hindenburg la dissolution du Parlement. Grâce à l'argent fourni par les industriels, 3 millions de marks, le parti nazi multiplie la propagande. Goebbels s'assure le contrôle de la radio d'État et multiplie les meetings grandioses. Göring signe un décret, le 22 février 1933, en tant que ministre de l'Intérieur de Prusse, qui fait des SA et des SS du Land des auxiliaires de police. 40 000 nazis peuvent ainsi se livrer en toute impunité à la violence en pleine campagne électorale.

    Le 27 février, le bâtiment du Reichstag est totalement détruit par un incendie criminel. L'incendiaire étant un jeune Hollandais de l'ultra gauche, les nazis en profitent pour développer la thèse de la préparation d'un soulèvement communiste. Plus de 4 000 militants du Parti communiste d'Allemagne, KPD, sont arrêtés ainsi que bon nombre de leaders de la gauche, ils sont assassinés ou seront envoyés vers les premiers camps de concentration. Entre 1933 et 1939 de 150 000 à 200 000 personnes sont internées, et entre 7 000 et 9 000 sont tuées par la violence d’État. Des centaines de milliers d’autres doivent fuir l’Allemagne.

    Aux élections fédérales de mars 1933, le parti nazi obtient 17,28 millions de voix représentant 43 9 % du corps électoral. Il n'a donc pas la majorité absolue, ce qui constitue un demi-échec, vu les conditions du scrutin. Dès le lendemain des élections, les SA s'attaquent aux gouvernements locaux qui ne sont pas aux ordres du NSDAP. Ils envahissent les gouvernements locaux, les directions de la police régionale où ils hissent le drapeau nazi. Le 29 mars, les libertés fondamentales sont abolies. Peu à peu, tous les partis et syndicats, autres que ceux d'inspiration nazie, sont dissous.

    Le NSDAP met la main sur la presse communiste et socialiste. Le 14 juillet, il est proclamé parti unique. La loi du 1er décembre 1933 sur «l'unité du parti et de l'État » dicte, «Le NSDAP est étroitement lié à l'État». Il devient donc une institution de l'État. De janvier à mai 1933, le nombre d'adhérents au NSDAP triple. Il atteint 2,5 millions de membres en 1935. En 1939, le parti compte 5,4 millions d'adhérents. La composition du parti se rapproche de plus en plus de la composition sociale de la population Allemande.

    Les nazis condamnent «l'art dégénéré» et les «sciences juives», et détruisent ou dispersent de nombreuses œuvres des avant-gardes artistiques. Le programme pour «purifier» la race Allemande est également très tôt mis en œuvre. Une loi du 7 avril 1933 permet à Hitler de destituer aussitôt des centaines de fonctionnaires et d'universitaires juifs, tandis que les SA déclenchent au même moment une campagne brutale de boycott des magasins juifs. Hitler impose aussi personnellement à l'été 1933 une loi prévoyant la stérilisation forcée des malades et des handicapés, elle est appliquée à plus de 350 000 personnes.

    En novembre 1933, le nouveau dictateur fait plébisciter sa politique quand 95 % des votants approuvent le retrait de la Société des Nations et que la liste unique du NSDAP au Reichstag fait 92 % des voix.

    Le 2 juillet, le vieil Hindenburg félicite Hitler, qu'il apprécie de plus en plus. Sa mort le 2 août tranche le dernier lien vivant avec la République de Weimar. En vertu de la constitution, le chancelier exerce temporairement les pouvoirs du président défunt. Le même jour, le Reichstag vote une loi de fusion des deux fonctions en une seule, Hitler devient Führer und Reichskanzler. Un plébiscite du 19 août, 90 % de oui, achève de donner au Führer le pouvoir absolu.

    La suite 36 sera la suite sur le fascisme et le national socialisme responsables de la guerre...

    Références,

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Race_aryenne
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jud%C3%A9o-christianisme
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Auschwitz
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Treblinka
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AFdanek
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme_italien
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_romain
    http://www.web-libre.org/dossiers/adolf-hitler,1205.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocoles_des_Sages_de_Sion
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mein_Kampf
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Putsch_de_la_Brasserie
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_national-socialiste_des_travailleurs_allemands
    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_de_Weimar
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_ouvrier_allemand
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_Thul%C3%A9
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Croix_gamm%C3%A9e
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mein_Kampf
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Rosenberg
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Frank
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dietrich_Eckart
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_en_25_points
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_Br%C3%BCning
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sturmabteilung
    http://en.wikipedia.org/wiki/Stennes_Revolt
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Schutzstaffel
    http://en.wikipedia.org/wiki/Harzburg_Front
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Zentrum
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalsozialistische_Betriebszellenorganisation
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_social-d%C3%A9mocrate_d%27Allemagne
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_von_Papen
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Kurt_von_Schleicher
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregor_Strasser
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Goebbels
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Hermann_G%C3%B6ring
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_d%C3%A9g%C3%A9n%C3%A9r%C3%A9
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_des_Nations

  • Philippe Pétain, Maréchal de France, suite 34,

    l'armistice du 22 juin 1940.

     

    Support Wikipedia Les adversaires du Maréchal l'ont accusé ainsi que le général Weygand d'avoir méconnu le caractère mondial qu'allait prendre le conflit. Le général de Gaulle reprocha à Pétain le principe même de l'armistice, qui livrait la France pieds et poings liés au Reich. Dans son Appel du 18 Juin, de Gaulle avertit les Français que «cette guerre ne se limite pas au territoire de notre pays, cette guerre est une guerre mondiale». Il pense, à juste titre, que les États-Unis vont rentrer en guerre et que les ressources cumulées des Empires Français et Britannique vont permettre d'écraser l'Allemagne.

    Pour le général Hering, «Pétain et Weygand ont si peu méconnu l'un et l'autre le caractère mondial du conflit que c'est même une des raisons pour lesquelles, ils n'ont pas reculé devant la demande d'armistice, seule solution pour le général Hering, qui pût leur donner la possibilité de monter une armée prête à reprendre la lutte dans des conditions nouvelles».

    Nous constaterons qu'il n'en fut rien, mais il nous faut raisonner dans le contexte de 1940, et que tous ont eu tord, de Gaulle qui pensait que les Alliés viendraient rapidement libérer la France et Pétain qui peut être avait baissé les bras trop facilement. Il a fallu attendre le 16 août 1944 pour que la France soit libérée

    L'armistice n'était pas une capitulation comme le prétendait de Gaulle puisqu'il laissait non seulement à la France sa flotte mais également une armée. En outre, une partie de la France ne fût pas occupée. Une ligne de démarcation séparait la France en deux jusqu'au 11 novembre 1942. De plus, l'armistice permettait la prise en compte des prisonniers qui étaient l'une des préoccupations du maréchal Pétain.

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    La France coupée en quatre, zone libre, zone occupée, zone annexée (Alsace-Moselle) et zone placée sous administration militaire Allemande de Bruxelles (Nord de la France), Wikipédia.

    Cette zone libre permit, en outre, à une partie de la France occupée d'être une zone de ravitaillement, mon père passait souvent en zone libre pour nous ravitailler, mais c'était aussi un passage de liberté vers l'Espagne pour les Français qui étaient poursuivis par la gestapo, voulant ainsi rejoindre l'Afrique du Nord ou la Grande-Bretagne. En outre, comme l'écrit le général Hering quel eût été le sort de 40 millions de Français livrés à l'envahisseur sans cet armistice ?

    Il écrit, de Gaulle qui n'a pas partagé les souffrances du peuple Français pendant l'occupation ne peut pas s'en rendre compte. Pour lui comme pour Wiston Churchill «les Français n'avaient qu'à se débrouiller dans le maquis», facile à dire pour 40 millions ! C'eût été du joli en face d'une armée victorieuse, alors que les Anglais ni les Américains ne se trouvaient en mesure de leur venir en aide.

    Quitter le territoire au moment le plus crucial du peuple Français n'était pas une action glorieuse même si c'était pour continuer la lutte contre l'ennemi. Il fallait bien que d'autres se sacrifient pour permettre à ceux qui sont partis d'organiser la résistance.

    L'Angleterre entrait directement dans le conflit attaquée sur son sol, elle avait à se défendre contre les attaques Allemandes tant par l'aviation pendant la bataille d'Angleterre que part les V1 et V2, les premiers missiles Allemands. Les Américains étaient en guerre avec les Japonais suite à l'agression de Pearl Harbor le 7 décembre 1941. Il était donc illusoire d'espérer un soutien militaire de nos alliés pendant les premières années de l'occupation. Ce soutien est venu par l'organisation depuis l'Angleterre de réseaux clandestins de résistance depuis 1943 et par une assistance aux maquisards qui recevaient des armes. L'histoire de la Résistance intérieure, toute différente qu'elle soit de celle de la France libre, n'est pas dissociable de cette dernière.

    Le général de Gaulle, chef des Français libres, a ses agents en métropole occupée par le biais des réseaux du BCRA, Bureau Central de renseignement et d'action, ou d'envoyés tels que Jean Moulin, Pierre Brossolette et Jacques Bingen. Ces derniers avaient la charge d'unifier la Résistance intérieure, sous l'égide de Londres puis d'Alger. La création du Conseil national de la Résistance par Jean Moulin, le 27 mai 1943, puis celle des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) par Jacques Bingen, le 1er février 1944, marquent les jalons essentiels d'un processus d'unification parfois difficile, mais sans équivalent dans le reste de l'Europe occupée.

    En outre cette zone libre était souhaitée par les Allemands qui n'avaient pas à la gérer, ayant bien assez à faire avec l'URSS et l'Angleterre. Ce qu'ils cherchaient était de purger la France de ses richesses, de sa main d'œuvre par le STO, et de poursuivre la guerre ailleurs. Cette politique nous fût bénéfique sur le plan humain.

    Voici quelques jugements de personnalités très qualifiées.

    Hermann Göering , Gibraltar à nous, nous poussions en Afrique du Nord jusqu'à Dakar, nous fermions l'Ouest de la méditerranée, nous contrôlions les convois de l'Atlantique sud....

    Kietel , l'histoire aurait été différente si nous avions pris Gibraltar et si le Fuhrer n'avait pas laissé à la France ses troupes sa marine....

    Renthe-Fink , le Fuhrer le plus grand des hommes vivants a commis en juin 40 une faute inconcevable en concluant un armistice avec la France....

    Wiston Churchill, en juin 40 après la bataille du Nord l'Angleterre n'avait plus d'armes....l'armistice nous a en sommes rendu service.....Dépositions tirées de «La vie exemplaire de Philippe Pétain» par le général Hering.

    Les conditions de l'armistice de Rothondes.

    Adolf Hitler exige que l'armistice soit signé au même endroit que l'Armistice de 1918, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. Il fait sortir le wagon de l'Armistice, qui avait servi à signer celui de 1918, du bâtiment qui l'abrite, et le fait placer à une centaine de mètres de là, à l'emplacement exact où il se trouvait le 11 novembre 1918, afin d'y organiser la cérémonie de revanche sur la Première Guerre mondiale, le wagon sera ensuite convoyé à Berlin.

    Le 21 juin, lors de la journée inaugurale des négociations, les Allemands sont représentés par Adolf Hitler et le maréchal Wilhelm Keitel, chargé des négociations. Plusieurs hauts dignitaires de l'armée Allemande et du régime nazi assistent à la cérémonie, Rudolf Hess , Hermann Göring, Von Ribbentrop , ministre des Affaires étrangères du Reich, l'amiral Raeder, chef de la Kriegsmarine, et le général von Brauchitsch, commandant de la Wehrmacht.

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    Hermann Göring, Rudolf Hess, Adolf Hitler, Joachim von Ribbentrop et Walther von Brauchitsch devant le wagon de l'Armistice Wikipédia .

    La délégation Française est présidée par le général Huntziger et comprend le général d'aviation Bergeret, le vice-amiral Le Luc et l'ambassadeur Léon Noël. En tant que nouveau ministre de la Défense, le général Weygand donne à la délégation Française dirigée par le général Huntziger, avant son départ pour Rethondes, des instructions concernant, en particulier, la Flotte. Ayant pris connaissance des conditions d'armistice édictées par les Allemands, Huntziger en rend compte à Weygand, le 21 juin à 20 heures, au cours d'un long entretien téléphonique où il dicte le texte intégral de la convention, aussitôt transmise au Conseil de ministres réuni à Bordeaux.

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    Le général Charles Huntziger signe l'armistice pour la France, Wikipédia .

    Lors des pourparlers qui se déroulent toute la journée du 22, entrecoupés de nouvelles communications téléphoniques entre Huntziger et Weygand, la délégation Française obtient néanmoins deux modifications, l'article 5 sur la livraison des avions militaires et l'article 17 sur les transferts de valeurs et de stocks, sont amendés. Les Allemands refusent toute autre concession, en dépit des protestations Françaises, en particulier sur l'article 19 concernant le droit d'asile et sur l'Italie, la France n'ayant pas été vaincue dans les Alpes.

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    Signature de l'armistice. À gauche le maréchal Kietel, à droite, la délégation Française avec le général Huntziger entouré du général d'aviation Bergeret et du vice-amiral Le Luc, de profil, Wikipédia .

    Suite à l'ultimatum du chef de la délégation Allemande, le maréchal Keitel, le général Huntziger reçoit l'ordre depuis Bordeaux de signer l'armistice. Enfin, il ne faut froisser ni l'allié Italien, ni le potentiel allié Espagnol. Hitler a rencontré Mussolini le 18 juin à Munich pour le convaincre de s'en tenir à ses vues, le Duce voulait s'emparer de la Flotte et de l'aviation Françaises, occuper la France jusqu'au Rhône, annexer Nice, la Savoie, la Corse, la Tunisie, la Côte Française des Somalis, les villes d'Alger, d'Oran et de Casablanca, ce qui n'entrait pas dans les plans de Hitler qui considérait ces prétentions démesurées et de nature à compromettre la signature de l'armistice. Ce sont toutes ces considérations complexes qui vont déterminer le contenu de la convention d'armistice, un texte bref de vingt-quatre articles, qui contient notamment les clauses suivantes:
    * Les prisonniers de guerre, plus de 1,5 million d'hommes, restent en captivité jusqu'à la signature d'un accord de paix.
    * La moitié nord, ainsi que la côte atlantique, passent sous occupation Allemande, c'est la zone occupée, qui couvre à peu près les trois cinquièmes du territoire. Le reste constitue la «zone libre», c'est-à-dire non occupée, regroupée essentiellement au sud de la Loire. Les deux zones sont séparées par la ligne de démarcation.
    * La France doit pourvoir à l'entretien de l'armée d'occupation. Il s'avéra que le montant de ces indemnités allait être fixé de façon quasi-discrétionnaire par les Allemands, et leur montant s'élèvera, en moyenne, à 400 millions de francs par jour.
    * Dans la zone libre, l'armée Française est limitée à 100 000 hommes et les troupes sont désarmées.
    * La souveraineté Française s'exerce sur l'ensemble du territoire, y compris la zone occupée, l'Alsace et le département de la Moselle, mais dans la zone occupée, il est stipulé que l'Allemagne exerce «les droits de la puissance occupante», ce qui implique que l'administration collabore avec elle d'une «manière correcte».
    * L'Empire colonial Français reste également sous l'autorité du Gouvernement français.
    * Les bâtiments de guerre rejoignent leurs ports d'attache du temps de paix, comme Cherbourg, Brest et Lorient qui se trouvaient en zone occupée. «La désignation de ces ports sera faite d'après les ports d'attache des navires en temps de paix».
    * La France doit livrer les réfugiés politiques Allemands ou Autrichiens présents sur son sol.

    Cette dernière condition était honteuse pour la France.

    Le choix d'Hitler de laisser à la France vaincue sa souveraineté et son empire peut paraître aujourd'hui surprenant. À l'époque, dans une lettre au Duce et lors de la réunion du 18 juin à Munich, Hitler a justifié ce choix ainsi que celui de maintenir une zone non occupée par le souci de ne pas pousser la France et sa puissante flotte à continuer la guerre à partir de ses colonies. La marine Allemande n'étant pas à la mesure de conquérir le vaste empire colonial outre-Méditerranée, et l'envoi de troupes dans des contrées éloignées n'entrant pas dans la stratégie d'Hitler. Dans les faits, à l'exception de l'Afrique-Équatoriale française et de la Nouvelle-Calédonie, les colonies Françaises ne se rallieront ni à de Gaulle ni aux Alliés dans les mois qui suivront l'armistice, malgré la bataille de Dakar.

    C'est un affrontement naval Franco-anglo-français. Cette bataille, fratricide, connue sous le nom de Opération Menace, opposa du 23 au 25 septembre 1940 au large de Dakar les Forces françaises libres du général de Gaulle et les Alliés, d'une part, et les forces restées fidèles au Régime de 1940 installé à Vichy, dirigées par le gouverneur général Boisson, gouverneur général de l'Afrique Occidentale française depuis le 26 juin 1940, de l'autre.

    Elle se solda par un échec pour les Britanniques et les Français libres ralliés à de Gaulle.

    Le discours de Pétain le 25 juin sur les conditions de l'armistice.

    Français,

    je m'adresse aujourd'hui à vous, Français de la métropole et Français d'outre-mer, pour vous expliquer les motifs des deux armistices conclus, le premier avec l'Allemagne il trois jours, le second avec l'Italie. Ce qu'il faut d'abord souligner, c'est l'illusion profonde que la France et ses alliés se sont faite sur la véritable force militaire et sur l'efficacité de l'arme économique, liberté des mers, blocus, ressources dont ils pouvaient disposer. Pas plus aujourd'hui qu'hier on ne gagne une guerre uniquement avec de l'or et des matières premières.

    La victoire dépend des effectifs, du matériel et des conditions de leur emploi. Les événements ont prouvé que l'Allemagne possédait, en mai 1940, dans ce domaine, une écrasante supériorité à laquelle nous ne pouvions plus opposer, quand la bataille s'est engagée, que des mots d'encouragement et d'espoir. La bataille des Flandres s'est terminée par la capitulation de l'armée Belge en rase campagne et l'encerclement des divisions Anglaises et Françaises. Ces dernières se sont battues bravement. Elles formaient l'élite de notre armée, malgré leur valeur, elles n'ont pu sauver une partie de leurs effectifs qu'en abandonnant leur matériel.

    Une deuxième bataille s'est livrée sur l'Aisne et sur la Somme. Pour tenir cette ligne, soixante divisions Françaises, sans fortifications, presque sans chars, ont lutté contre cent cinquante divisions d'infanterie et onze divisions cuirassées Allemandes. L'ennemi, en quelques jours, a rompu notre dispositif, divisé nos troupes en quatre tronçons et envahi la majeure partie du sol Français. La guerre était déjà gagnée virtuellement par l'Allemagne lorsque l'Italie est entrée en campagne, créant contre la France un nouveau front en face duquel notre armée des Alpes a résisté. L'exode des réfugiés a pris, dès lors, des proportions inouïes. Dix millions de Français, rejoignant un million et demi de Belges, se sont précipités vers l'arrière de notre front, dans des conditions de désordre et de misères indescriptibles. A partir du 15 juin, l'ennemi, franchissant la Loire, se répandait a son tour sur le reste de la France. Devant une telle épreuve, la résistance armée devait cesser.

    Le Gouvernement était acculé à l'une de ces deux décisions, soit demeurer sur place, soit prendre la mer. Il en a délibéré et s'est résolu à rester en France, pour maintenir l'unité de notre peuple et le représenter en face de l'adversaire. Il a estimé qu'en de telles circonstances, son devoir était d'obtenir un armistice acceptable, en faisant appel chez l'adversaire au sens de l'honneur et de la raison. L'armistice est conclu. Le combat a pris fin. En ce jour de deuil national, ma pensée va à tous les morts, à tous ceux que la guerre a meurtris dans leurs chairs et dans leurs affections. Leur sacrifice a maintenu haut et pur le drapeau de la France. Qu'ils demeurent dans nos mémoires et dans nos coeurs.

    Les conditions auxquelles nous avons dû souscrire sont sévères. Une grande partie de notre territoire va être temporairement occupée. Dans tout le Nord, et dans tout l'Ouest de notre pays, depuis le lac de Genève jusqu'à Tours, puis, le long de la côte, de Tours aux Pyrénées, l'Allemagne tiendra garnison. Nos armées devront être démobilisées, notre matériel remis à l'adversaire, nos fortifications rasées, notre flotte désarmée dans nos ports. En Méditerranée, des bases navales seront démilitarisées. Du moins l'honneur est-il sauf. Nul ne fera usage de nos avions et de notre flotte. Nous gardons les unités navales et terrestres nécessaires au maintien de l'ordre dans la métropole et dans nos colonies, le gouvernement reste libre, la France ne sera administrée que par des Français.

    Vous étiez prêts à continuer la lutte. Je le savais. La guerre était perdue dans la métropole. Fallait-il la prolonger dans les colonies ? Je ne serais pas digne de rester à votre tête si j'avais accepté de répandre le sang des Français pour prolonger le rêve de quelques Français mal instruits des conditions de la lutte. Je n'ai placé hors du sol de France ni ma personne ni mon espoir. Je n'ai jamais été moins soucieux de nos colonies que de la métropole. L'armistice sauvegarde le lien qui l'unit à elles, la France a le droit de compter sur leur loyauté.

    C'est vers l'avenir que désormais nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau commence. Vous serez bientôt rendus à vos foyers. Certains auront à les reconstruire. Vous avez souffert, vous souffrirez encore. Beaucoup d'entre vous ne retrouveront pas leur métier ou leur maison. Votre vie sera dure. Ce n'est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours. Elle est la patrie elle-même. Un champ qui tombe en friche, c'est une portion de France qui meurt. Une jachère à nouveau emblavée, c'est une portion de la France qui renaît.

    N'espérez pas trop de l'État. Il ne peut donner que ce qu'il reçoit. Comptez, pour le présent, sur vous mêmes et, pour l'avenir, sur vos enfants que vous aurez élevés dans le sentiment du devoir. Nous avons à restaurer la France. Montrez-la au monde qui l'observe, à l'adversaire qui l'occupe, dans tout son calme, tout son labeur et toute sa dignité. Notre défaite est venue de nos relâchements. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié. C'est à un redressement intellectuel et moral que, d'abord, je vous convie. Français, vous l'accomplirez et vous verrez, je vous le jure, une France neuve sortir de votre ferveur.

    Vidéo le défilé des Allemands à Rothondes

    La suite 35 portera sur le fascisme et le national socialisme responsables de la guerre.....

    Références,
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Moulin
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Brossolette
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Bingen
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_fran%C3%A7aises_de_l%27int%C3%A9rieur
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_du_travail_obligatoire
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Hermann_G%C3%B6ring
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Keitel
    http://da.wikipedia.org/wiki/Cecil_von_Renthe-Fink
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Winston_Churchill
    http://www.generalhering.org/vie-exemplaire-philippe-petain/#/0
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Rudolf_Hess
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Joachim_von_Ribbentrop
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Erich_Raederw
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Walther_von_Brauchitsch
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Huntziger
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bergeret_%28militaire%29
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Le_Luc
    http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_No%C3%ABl
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Dakar
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Boisson

     

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