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  • Philippe Pétain, Maréchal de France, suite 6,

    les mutineries.

    A lire Mutineries de 1917 ,

    «Les héros se révoltent»

    De l'Union Nationale des Anciens Combattants et victimes de guerre.

    1917_-1.1291388764.jpg

    Support Wikipedia L'échec, le 16 avril 1917 de la percée décisive tentée par le général Nivelle au Chemin des Dames, suite 5, entraîne une crise grave et complexe au sein de l'armée Française. Les soldats refusent de se faire tuer dans des offensives qui n'aboutissent qu'à des résultats nuls ou insuffisants ne conduisant qu'a des pertes. Brusquement, dès le 17 avril, apparaissent et se multiplient des actes collectifs d'indiscipline, les combattants refusent de remonter en ligne pour attaquer. Mais ils acceptent encore de se défendre, de ne pas laisser s'ouvrir le front, «Quand on les voit attaquer, on tire dedans... ». A lire absolument le choc de l'offensive de Nivelle au Chemin des Dames.

    L'impuissance de l'infanterie, quelque soit le courage à rompre un front fortifié soutenu par la puissance du matériel, a conduit à une immobilité décourageante du front. Une caricature traduit bien cette impression. Une estafette arrive et annonce à un État-major une nouvelle qui ne souffre aucun retard, «la victoire est encore plus importante que celle déjà annoncée. Le gain de terrain de 2 mètres 50 est à augmenter de 3 centimètres !» Or, après l'épuisante année 1916, Verdun et la Somme, le général Nivelle avait mobilisé pour son offensive ce qui restait d'espérances. Son échec entraîna soudain un découragement, qui est à l'origine de la crise à laquelle un mécontentement ancien a donné une plus large assise. Car la crise a uni deux courants de nature différente dont les effets se conjuguèrent sans se mêler, et s'additionnèrent sans se confondre. Pour l'enrayer, il fallait faire disparaître le mécontentement, avoir des égards pour les combattants, et surtout, redonner l'espoir de la victoire. Comment le faire renaître ?

    L'offensive du 16 avril n'avait-elle pas été placée sous le commandement de Nivelle et de Mangin, dont la réputation d'offensif n'était plus à faire, et dont les noms seuls présageaient la percée et la victoire. Or, ils ont échoué, le front n'a pas été rompu. Cependant, à Londres le 15 janvier 1917, Nivelle avait assuré, «nous romprons le front quand nous voudrons !» Et le 8 avril, Mangin dans ses instructions ordonnait que l'exploitation «... sera entamée aussitôt après la rupture, vers H+8» . Alors, quand et avec qui le front sera-t-il percé ?

    De surcroît, la situation est sombre pour les Alliés en ce printemps de 1917. La première révolution Russe, le 15 mars, Nicolas II abdique, cela signifie que le poids du front Russe sur les armées Allemandes pèsera de moins en moins, et que même le second front peu disparaître. La guerre sous-marine à outrance était apparue d'emblée comme une menace majeure, le tonnage coulé en 1917 représentera 47% des pertes de la guerre. L'entrée en guerre des États-Unis semblait compenser ces menaces. Mais quand pourra se faire sentir, sur le front occidental, le poids de leurs forces armées qui sont à créer et à transporter ?

    p-tain_1917.1291389730.jpgIl faut donc enrayer rapidement la crise d'indiscipline qui affaiblit la principale force terrestre de la coalition alliée, et qu'il faut dissimuler à l'ennemi. Seul, un tiers des unités n'ont pas connu de mouvements collectifs de désobéissance. Le général Nivelle n'a plus l'autorité nécessaire pour commander en chef, et d'ailleurs, il n'a pas compris les raisons de la crise. Il faut se tourner vers le général Pétain qui est nommé le 15 mai, général en chef. Sa nomination est trop tardive pour éviter la crise, mais elle crée les conditions d'un retour à l'obéissance et d'une guérison profonde de l'armée. Au début du conflit, il s'était confié à Henry Bordeaux et lui avait dit, «Ne souhaitez pas que mon heure vienne. On ne m'appelle que dans les catastrophes !»

    petain_1928.1291477938.jpgPhilippe Pétain 1917.

    La réussite rapide et complète du général Pétain l'a placé dans la situation du général Joffre après la Marne, il est devenu irremplaçable. Il peut dès lors, non pas continuer la guerre, mais en faire une autre qui conduit à la victoire. Ses mesures contre le mécontentement sont connues. La préparation de l'offensive d'avril avait entraîné une diminution du pourcentage des permissions de 13 % en général, et on était tombé au lancement de l'opération à 2%. Le général Pétain, non seulement en revint aux anciennes normes, mais il les augmenta audacieusement. Il décida de rattraper les retards et de porter les pourcentages jusqu'à 40, voire 50% pour les unités retirées de la bataille.

    retour.1291389966.jpgIl permit que les combattants puissent surveiller les tours de permissions et protester contre d'éventuelles anomalies. Il donna la priorité aux trains de permissionnaires pour éviter que les permissions soient amputées par des attentes inacceptables dans les gares. Il décida également que les unités placées en repos ne le seraient plus dans des zones trop proches du front, et il veilla à la régularité du ravitaillement en vivres tout en luttant contre l'ivresse. Enfin, il surveilla l'application de ses ordres par de nombreuses visites aux unités contribuant à la restauration de la confiance dans le Haut Commandement. Très rapidement le mécontentement disparut, les soldats appréciaient «le grand repos système Pétain» et l'amélioration des permissions, dès septembre, elles donnaient satisfaction à 83% des combattants et à 88% en novembre.

    Le moral était surveillé de près. Ainsi, loin de «fermer» l'armée, il l'a largement «ouverte». Il n'a pas cru à la thèse du complot pacifiste de l'intérieur qui conduisait ses grands subordonnés à souhaiter l'isolement de l'armée. Ses trois commandants de Groupes d'Armées avaient pourtant pris cette position. En particulier le général Franchet d'Esperey qui lui écrivait le 4 juin, «La situation est nette. C'est une organisation générale venant de Paris sous l'instigation des Allemands tendant à livrer la France à l'ennemi». Le général Pétain a, au contraire, jugé que la crise avait une origine militaire et qu'il fallait changer la manière de faire la guerre.

    Dès le 19 mai 1917, il lançait la Directive N°1 qui abandonnait l'idée d'une rupture du front pour le moment, et qui orientait la guerre vers une usure de l'ennemi avec le minimum de pertes, grâce à des offensives à objectifs limités montées avec le maximum de moyens matériels, artillerie, aviation et chars. C'était aller au-devant des demandes des combattants et retrouver l'entente profonde entre le général en chef et l'Armée. Dès que cette nouvelle orientation stratégique et tactique de la guerre s'est traduite sur le terrain, les mutineries cessèrent. Le général Pétain voulait donner un rôle à l'aviation. Dès la bataille de Verdun, il avait estimé qu'elle pouvait permettre le retour à une guerre de mouvement, et qu'elle jouait un grand rôle dans le moral devenu à ses yeux un facteur essentiel de la lutte. Il avait imaginé, dès Verdun, une tactique analogue, tout du moins, avec les moyens dont il disposait, à celle des Stukas en 1940 et compris qu'au moment où l'infanterie perdait une partie de son rôle tactique, elle venait d'acquérir un rôle stratégique nouveau et capital. Si les fantassins refusent d'attaquer, la guerre est perdue. À lire absolument les rapports du gouvernement et du Haut Commandement en France en 1917 .

    tanks.1291390813.jpgIl a cru aux chars dès le 20 juin 1917, il a demandé que soit lancée la fabrication de 1 500 chars pour le printemps de 1918 et, lors de la bataille de La Malmaison en octobre 1917, il leur fait jouer un rôle important. Enfin, il n'attaque jamais sans une concentration très forte de l'artillerie. La guerre de 1914-1917 est finie. Celle de 1918, qui annonce la Seconde Guerre mondiale, commence. L'importance des changements apparait en pleine lumière lors de l'offensive de La Malmaison le 23 octobre, la veille de Caporetto. Le général Pétain osa relancer l'Armée française à l'assaut dans la zone des mutineries et de l'échec d'avril du général Nivelle. Et, cette fois, le Chemin des Dames tomba avec des faibles pertes: 16 000 hommes, dont moins de 2 300 tués, au lieu des 100 000 d'avril 1917.

    Cette victoire illustrait la nouvelle conduite de la guerre, rendit confiance dans le Haut-Commandement et recréa l'espérance de la victoire. Dès lors, les mutineries étaient entrées dans l'histoire. Le général Pétain par son analyse exacte des origines de la crise et par les solutions qu'il lui avait données avait ouvert la route de la victoire de 1918. Il avait mis fin à une forme de guerre qui avait failli ouvrir la route de la défaite. Comme l'a écrit le général de Gaulle, « ... quand il fallut choisir entre la ruine et la raison, Pétain s'est trouvé promu». Ainsi, la crise n'a pas gagné l'Armée en profondeur. Sur les 250 cas de mutineries, une centaine n'ont touché que moins de 50 combattants.

    Rien n'est plus révélateur que les 2 000 hommes de la 41ème D.I. entourant le général Bulot que les soldats accusaient d'être un buveur de sang. Le général Mignot, commandant la division, mit fin à la manifestation en promettant de ne pas faire remonter la division à l'assaut. Et le mouvement n'atteignit pas la seconde brigade, celle du général Ollertis, qui ménageait le sang de ses hommes. Au total, ce n'est pas la répression sur laquelle ont courru tant de légendes, il n'y eut que 49 exécutions sur les 554 condamnations à mort, Raymond Poincaré ayant largement usé de son droit de grâce qui a mis fin aux mutineries. Ce sont les décisions du général Pétain qui ont permis de surmonter et d'éradiquer la crise. En 1917, le général Pétain a illustré le mot de Napoléon, «A la guerre, un homme est tout».

    Du Doyen Guy Pedroncini, Sorbonne, Président du Souvenir de Verdun.

    À lire absolument  Pour en finir avec le «moral» des combattants par André Loez, extraits de Combats, hommage à Jules Maurin sous la direction de Jean-François Muracciole et Frédéric Rousseau, Michel Edouard Editeur 2010 .

    Lire absolument  1914-1918 une guerre de tranchées.

    Lire absolument les Français pendant la première guerre mondiale.

    La suite 7 sera la victoire de la Malmaison.

     

  • Philippe Pétain, Maréchal de France, suite 5,

    la bataille du Chemin des Dames.

    Depuis avril 1917

    Support Wikipedia En 1917 le général Nivelle prend la tête des armées Françaises, alors que Joffre n’était que le chef du front du Nord-est. Le général Pétain est nommé chef d'État-major général, poste spécialement créé pour lui. Il s’oppose à Nivelle qui est peu économe du sang de ses hommes, et dont l’attitude contraste avec le pragmatisme de Pétain. Le commandement de Nivelle est à la bataille du Chemin des Dames, à la mi-avril 1917, 100 000 hommes sont mis hors de combat du côté Français en une semaine. Bien que les Français, à défaut de percer, aient tenu, le mécontentement gronde, provoquant des mutineries dans de nombreuses unités. Nivelle est renvoyé et Pétain se trouve en situation de lui succéder, sa réputation à Verdun et ses positions visant à limiter les pertes est reconnue. Le 15 mai 1917, il est nommé, commandant en chef des armées Françaises. Son commandement vise à redonner confiance aux troupes en améliorant les conditions de vie des soldats, en mettant fin aux offensives mal préparées et en faisant condamner les mutins, dont seule une minorité fut fusillée malgré les exigences d'une partie des hommes politiques. En octobre 1917, il reprend le Chemin des Dames aux Allemands, par des offensives plus limitées, ne gaspillant pas la vie des soldats.

    La bataille du chemin des Dames. voir aussi la référence les offensives d'avril 1917.

    Assaut Français au Chemin des Dames

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    Chemin des Dames du 27 mai au premier juin 1918, Vestiges 1914-1918

    Elle commence le 16 avril 1917 à 6 heures du matin. L'objectif était de percer le front Allemand entre Soissons et Reims vers Laon. Pour Nivelle l'heure est venue de laisser une trace historique indélébile, mais c'est de Pétain que l'on se souviendra.

    La décision d'une offensive de grande ampleur est prise par le général Joffre quand il est encore à la tête de l'armée Française. Les grandes lignes de l'offensive sont alors décidées, ce sera une attaque conjointe avec les troupes Anglaises sur le front entre Vimy et Reims. Le front a la forme d'un angle droit, entre Vimy et Soissons, il est d'orientation nord-sud et ouest-est entre Soissons et Reims. Quand les Canadiens attaqueront sur la ligne entre Vimy et Soissons, à lire absolument, document en pdf, lire aussi la capture de la crête de Vimy, les Français le feront entre Soissons et Reims afin d'affronter les Allemands selon deux directions différentes.

    Mémorial Canadien de Vimy

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    Ce monument représente l'hommage le plus impressionnant que le Canada a rendu à ceux de ses citoyens qui ont combattu et donné leur vie au cours de la Première Guerre mondiale, points culminants stratégiques, offrant des vues imprenables sur le bassin minier, les collines de l’Artois qui furent à plusieurs reprises le cadre de violents et sanglants combats. Le Mémorial Canadien de Vimy est le plus prestigieux des monuments Canadiens d’Europe, devenu terre Canadienne «un don de la nation Française au peuple Canadien» et symbole de l'histoire internationale, sur lequel sont gravés les noms des victimes des combats. Il a été élevé à la mémoire des 66000 jeunes Canadiens ayant laissé leur vie ici en France et commémore la bataille du 9 avril 1917. Le Monument fait plus qu'indiquer l'emplacement des combats dont les Canadiens tirent plus de fierté que de toute autre opération de la Première Guerre mondiale. II représente un hommage à tous ceux qui ont combattu pour leur pays durant ces quatre années de guerre et, en particulier, à ceux qui ont donné leur vie. Sur le socle du Monument, sont gravés dans la pierre, en Français et en Anglais, les mots suivants,

    Vimy à la vaillance de ses fils pendant la Grande Guerre, et à la mémoire de ses soixante mille morts, le peuple Canadien a élévé ce momnument.

    awm-e00589.1291382324.jpgAvance vers la ligne Hindenburg.

    Des soldats Australiens traversent Vaulx–Vraucourt, France, 20 avril 1917.

    En décembre 1916, Nivelle remplace Joffre à la tête des armées. Il reprend le projet de Joffre, son idée est de concentrer un maximum de forces sur cette partie du front afin de l'enfoncer. Pour prévenir une telle offensive, les Allemands se replient du 15 au 19 mars 1917 sur la ligne Hindenburg. Le front est réduit de soixante-dix kilomètres. Les Alliés mettent trois semaines à se rendre compte de la réalité de ce retrait. Le plan initial de l'offensive est désormais caduc. Cependant, Nivelle persiste dans ce premier projet et se contente de dissocier l'attaque Canadienne sur Vimy de l'attaque Française qui se fera sur le Chemin des Dames.

    Le terrain.

    Le Chemin des Dames est un plateau calcaire, orienté Est-Ouest, situé entre la vallée de l'Aisne, au sud, et la vallée de l'Ailette, au nord. Ce plateau est un bel observatoire, tant vers le nord et la plaine située à l'est entre Reims et Laon, que celle située au sud depuis Soissons. Les Allemands sont présents sur le plateau depuis septembre 1914. Ils ont eu le temps de transformer cet observatoire en forteresse en aménageant les carrières souterraines, «Cavernes du dragon», en creusant des souterrains permettant de relier l'arrière aux premières lignes, en édifiant et camouflant de nombreux nids de mitrailleuses, voir la «prise de la Caverne du dragon». Depuis cette date, c'est un secteur relativement tranquille qui n'a pas fait l'objet, depuis la fin 1915, de grosses offensives. Les Allemands tiennent la ligne de crête et les Français sont établis sur les pentes.

    La Caverne du dragon

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    De la revue «Le Monde illustré» n° 3107 du 7 juilet 1917

    Les tactiques.

    L'artillerie est primordiale, Nivelle est polytechnicien et pour ces officiers l'artillerie est la base de l'action militaire. Un bombardement massif et incessant doit permettre à l'infanterie de progresser rapidement. Les Français disposent ainsi 5 310 canons qui tirent 5 millions d'obus de 75 et 1,5 millions de gros calibres. La préparation de l'offensive par l'artillerie devait permettre, selon Nivelle de détruire jusqu'aux septièmes voire huitièmes lignes ennemies. Pendant cette préparation, du 12 au 15 avril, 533 obus sont tirés en moyenne par minute. Mais le temps est très couvert durant cette première quinzaine d'avril, d'où des réglages d'artillerie approximatifs. Une fois l'offensive lancée, pour se conformer à la vitesse de progression voulue par Nivelle, le barrage d'artillerie doit avancer, de 100 mètres toutes les 3 minutes. Il faut comparer cette décision avec les dernières offensives de la bataille de Verdun où le barrage devait avancer de 100 mètres toutes les 4 minutes et se souvenir que les poilus vont devoir escalader les pentes du Chemin des Dames, réduire les résistances ennemies tout en collant au barrage d'artillerie pour éviter que la défense Allemande n'ait le temps de s'organiser entre la fin du bombardement et l'arrivée des fantassins. C'est une tactique très dangereuse si les soldats suivent de très près les zones bombardées risquant d'être pris sous le feu des canons s'ils collent aux impacts des obus.

    Ils sont chargés de s'engouffrer dans les ouvertures faites par l'artillerie de nettoyer les premières lignes et prendre les lignes plus en arrière. 180 000 hommes sont massés au pied des premières lignes Allemandes, prêts à s'élancer. Les troupes de seconde ligne devaient dépasser rapidement ces hommes pour bousculer les défenses ennemies et emporter la victoire. En fait, elles se contenteront de les seconder.

    Les fantassins lourdement chargés dans leur tenue d'assaut sont handicapés à la fois par le poids et le terrain.

    200px-granatnik.1291368053.jpgLa grenade VB mise en service en 1916, fut la plus célèbre des grenades à fusil Françaises.

    Le règlement d'infanterie de janvier 1917, précise qu'il s'agit de porter, en sautoir, la couverture roulée dans la toile de tente, un outil individuel, la musette de vivres, la musette à grenades, en théorie, 5 grenades dont 2 VB, Vivien- Bessière, mais on ira jusqu'à distribuer 16 grenades par homme, un bidon d'eau de 2 litres et un bidon supplémentaire d'un litre, le masque à gaz, deux si possible, des sacs à terre, un panneau de signalisation ou des feux de bengale, le paquet de pansement, les vivres du jour, les munitions 120 cartouches. En revanche, le sac est laissé sur place. Ils ont en plus des vivres pour 6 jours.

    194 chars Schneider et Saint-Chamond, participent au combat, ils sont éparpillés entre les différentes unités. Pour monter en ligne, les «batteries» se déplacent en colonne. Pour combattre, elles se mettent en ligne. Le char de commandement a alors deux de ses chars à sa gauche et le dernier à sa droite. Pour communiquer, le commandant d'unité dispose de fanions, qu'il agite pour indiquer ses ordres. Il dispose aussi de pigeons voyageurs dont les cages sont emportées dans l'habitacle. Nous sommes en 1916.

    Le champ de bataille.

    Les conditions météorologiques sont terribles quand commence l'offensive. Il fait très froid et il neige même le 16 avril. Les Sénégalais qui se sont entraînés sur la Côte d'Azur, ne sont pas préparés à de telles températures. Nombre d'entre eux souffrent du gel. Le 17 avril, la pluie tombe d'une manière quasiment continue et rend le terrain très boueux. C'est surtout le mauvais temps qui gêne les préparations d'artillerie dont les objectifs visés ne seront pas toujours atteints. Les soldats qui s'élancent le 16 avril trouvent des positions Allemandes très peu touchées par le bombardement. Les bombardements ont mis la terre à nu et ont sculpté un paysage lunaire, trous d'obus, absence de végétation. Cette terre boueuse est continuellement retournée par les obus, elle est donc instable, elle se dérobe sous les pieds si bien que le soldat ne cesse de tomber, pour se relever et tomber à nouveau.

    L'offensive.

    Le 16 avril, les hommes se lèvent à 3 h 30 et prennent position près des lignes ennemies. A 6 h l'assaut est lancé.

    A 7 h, selon le député Jean Ybarnegaray, «la bataille a été livrée à 6 heures, à 7 heures, elle est perdue».

    Un peu partout sur le front, les hommes se rendent compte que l'avancée n'est pas aussi rapide que prévue. En effet les hommes qui se sont lancés à l'assaut, échouent contre des deuxièmes lignes très peu entamées par les bombardements. Ils sont de plus pris en enfilade par des nids de mitrailleuses cachés et sont même parfois pris à revers par des soldats Allemands qui sortent des souterrains comme à Hurtebise. En effet le terrain est très favorable aux défenseurs, situation en surplomb, réseau de souterrains desservant carrières souterraines, les creutes, et abris bétonnés, alors que les assaillants qui ne peuvent pas se protéger doivent grimper une pente souvent raide, progressant sur un sol très instable. Les pertes sont considérables parmi les troupes de la première partie de la vague d'assaut.

    Les creutes de la première guerre mondiale.

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    «C'est dans la région de l'Aisne, où l'ennemi s'est accroché depuis des mois aux falaises rocheuses. En face de lui, autant et mieux que lui, nos troupes se sont adaptées à l'étrange vie souterraine des troglodytes... Un tournant brusque et voici qu'une gueule sombre s'ouvre devant nous, dans un chaos de blocs de pierres. La grande carrière est là. Elle abrite maintenant 2 compagnies d'infanterie Française. Comme dans les catacombes romaines, des galeries s'ouvrent....». Lire la suite introduction aux creutes...

    Le soldat Paul Clerfeuille note ainsi dans son journal, «la première vague part, mais est aux deux tiers fauchée par les mitrailleuses ennemies qui sont dans des petits abris en ciment armé». La 10ème division d'infanterie coloniale qui s'élance sur Hurtebise est aussi décimée. Les pertes s'élèvent à 150 officiers et 5 000 soldats dont la moitié étaient des tirailleurs Sénégalais.

    A 9 h, à l'est du Chemin des Dames, les chars d'assaut sont engagés dans le secteur de Berry-au-Bac, mais cette première intervention des chars dans l'Armée Française est un échec cuisant, sur 128 chars engagés, 57 sont détruits, 64 sont tombés en panne ou sont enlisés. Ces chars sont lourds, lents, 4 km/h et restent souvent prisonniers d'un terrain marécageux. Ce sont donc des cibles faciles pour l’artillerie, d'autant plus que le réservoir d'essence placé sur le côté n'est pas protégé. Les pertes là aussi sont lourdes, 33 officiers et 147 soldats. A 14 h, premier communiqué officiel, «la lutte d'artillerie a pris un caractère de violence extrême pendant la nuit sur tout le front compris entre Soissons et Reims». Il n'est pas encore question de l'offensive mobilisant plus d'un million d'hommes et qui a été lancée à 6 heures du matin. C'est que sur le terrain, la situation ne s'améliore pas. Il s'est mis à neiger et les soldats s'aperçoivent qu'ils ne progressent guère, que l'offensive est un échec. Le soldat Paul Clerfeuille écrit ainsi dans son journal, «ordre nous est donné de creuser des trous individuels. Moi qui ai entendu parler du plan, je sais qu'à cette heure nous devrions déjà avoir passé Craonne et être dans la vallée de l'Ailette. Je dis aux camarades, «Ça ne va pas !» C'était vrai. Le plan d'attaque du général Nivelle est raté».

    Cette bataille est un échec presque total pour l'armée Française. Alors qu'elle devait être décisive, elle se solde par un massacre inouï. L'estimation des pertes fait l'objet de polémique en fonction de la période et du terrain retenus. Le député Favre les estime à près de 200 000 hommes côté Français au bout de deux mois d'offensives. C'est un bilan probable et assez peu éloigné du décompte incomplet réalisé par J.-F. Jagielski. Chaque division a perdu en moyenne 2 600 hommes sur le Chemin des Dames. Les tirailleurs sénégalais, notamment perdent plus de 7 000 tués sur 16 500 engagés, 40-45%, dans les premières journées, soit le quart de leurs pertes totales au cours de la guerre. Quant au bilan côté Allemand, il est encore moins aisé à réaliser. L'état-major Français estimait en juin 1917 les pertes Allemandes autour de 300 000 hommes, ce qui est sûrement exagéré. Le général en chef Allemand Ludendorff a écrit, «Notre consommation en troupes et en munitions avait été ici aussi extraordinairement élevée».En fait à part les morts la situation n'avait guère évoluée.

    La suite 6 sera les mutineries.

  • Philippe Pétain, Maréchal de France, suite 4,

    la bataille de Verdun, Douaumont est repris.

    La défense de Verdun début 1916

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    Panorama de Verdun vue prise du fort de la Chaume, Wikipédia

    Support Wikipedia Le 25 février 1916, Joffre décide l'envoi à Verdun de la IIème Armée, qui avait été placée en réserve stratégique, et dont le général Pétain était le commandant depuis le 21 juin 1915. Il lui confie le commandement en chef du secteur de Verdun.

    «Philippe Pétain est un fantassin de formation qui a le respect du feu. Ne répète-t-il pas sans cesse «le feu tue» ? Pour lui la progression de l'infanterie doit s'effectuer avec l’appui de l’artillerie. L’année précédente, la justesse de sa tactique a été démontrée. Il est économe des efforts de ses hommes. Il veille à adoucir au maximum la dureté des épreuves pour ses troupes».

    Dans un premier temps, le général Pétain réorganise la défense. Elle s’articule sur les deux rives de la Meuse. Une artillerie renforcée dans la mesure des disponibilités couvre les unités en ligne. Les forts sont réarmés. Pour ménager ses troupes, il impose «le tourniquet». Les troupes se relaient pour la défense de Verdun. En juillet, 70 des 95 divisions Françaises ont participé à la bataille. Dans un second temps, il réorganise la logistique. La seule voie de ravitaillement possible consiste en une voie ferrée sinueuse doublée d’une route départementale. La route ne fait que sept mètres de large et se transforme en bourbier dès les premières pluies. Sur ces 56 km de piste, il fait circuler une succession ininterrompue de camions roulant jour et nuit. Cette artère vitale pour le front de Verdun est appelée «La Voie Sacrée» par Maurice Barrès voir la suite 3. Maurice Barrès est bien connu pour ses idées nationalistes. Il y circule plus de 3 000 camions, un toutes les quinze secondes. 90 000 hommes et 50 000 tonnes de munitions sont transportés chaque semaine.

    Cette voie dite sacrée a été quelque chose d'extraordinaire comme logistique miltaire.

    Des carrières sont ouvertes dans le calcaire avoisinant. Des territoriaux et des civils empierrent en permanence la route. Des milliers de tonnes de pierres sont jetées sous les roues des camions qui montent et descendent du front. Les deux files font office de rouleau compresseur et dament les pierres. Un règlement draconien régit l’utilisation de cette route. Il est interdit de stationner. Le roulage se fait pare-choc contre pare-choc, de jour comme de nuit. Le flot ne doit s’interrompre sous aucun prétexte. Tout véhicule en panne est poussé au fossé.

    Enfin, il réorganise l’artillerie. L’artillerie lourde restante est récupérée. Un groupement autonome est créé et directement placé sous ses ordres. Cela permet de concentrer les feux sur les points les plus menacés. Ces changements apportés à cette partie du front font remonter le moral de la troupe qui sent en Pétain un véritable chef qui les soutient dans l’effort et la souffrance. Pour la première fois depuis le début de la guerre, l'aviation intervient de manière véritablement organisée avec la création de la première grande unité de chasse, chargée de dégager le ciel des engins ennemis, et de renseigner le commandement sur les positions et les mouvements de l'adversaire, «Je suis aveugle, dégagez le ciel et éclairez-moi», leur dira-t-il. Les Allemands sont arrêtés à quatre kilomètres de leurs positions de départ, avance très faible eu égard aux moyens qu'ils ont engagés.

    Les combats se livrent sur les deux rives de laMeuse.

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    Situation le 21 février 1916, Wikipédia

    Pétain était déjà le précurseur de la guerre moderne, logistique, aviation, artillerie, fantassins, en permutation permanente, les composantes de la guerre moderne. Les canons Français font mal aux Allemands et le Kronprinz, Guillaume de Hollenzollern supplie Falkenhayn d’attaquer la rive gauche pour les faire taire. Les Allemands attaquent autour du Mort-Homme, du côté de la rive gauche. Le Mort-Homme et la cote 304 en 1916, à lire absolument.

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    Le Mort-Homme, référence Vestiges 1914-1918

    fort_vaux4.1291221921.JPGLe Fort de Vaux.

    Puis ils attaquent sur la rive droite autour du Fort de Vaux. Vaux est le symbole du poilu poussant son sens du devoir jusqu'à l'ultime sacrifice. Il est défendu par une petite garnison dirigée par le commandant Raynal. Le 6 mars 1916, les Allemands attaquent le fort, le village tombe le 2 avril, mais le fort résiste.

    Ce sont à chaque fois des boucheries pour les deux camps. En ces lieux, ces hommes ont fait preuve tout à la fois de courage, de désespoir, de sacrifice et d’abnégation. Sur ces positions, l’armée Française est impitoyablement usée et saignée à blanc. Nombreuses sont les unités qui doivent être entièrement reconstituées à plusieurs reprises ou qui disparaissent. Falkenhayn reprend l’offensive sur la rive droite de la Meuse. Sur un front de six kilomètres, les Allemands sont à quatre contre un. Ils mettent les moyens pour emporter la décision qui tarde depuis si longtemps. Le Fort de Vaux est défendu par une garnison de 600 hommes. L’eau, les vivres et l’artillerie sont en quantités insuffisantes le 1er juin, l’infanterie Allemande se lance à l’attaque du fort. Le 2 juin, ils pénètrent dans l’enceinte. Toutefois, il faut encore «nettoyer» la place. Les combats se livrent couloir par couloir. Il faut gazer la garnison pour la réduire. Une expédition de secours est anéantie le 6 juin.

    Finalement, le commandant Raynal, chef de la place, capitule car les réserves d'eau a l'intérieur du fort sont tombées à zéro. Les honneurs sont rendus par l’ennemi aux défenseurs de la place, tous les soldats Allemands ainsi que les officiers se sont mis en rangs et ont salués les soldats Français, sortant du fort au-delà de l'épuisement.

    Falkenhayn croit la victoire à sa portée. Le 18 juin 1916 il fait bombarder le secteur avec des obus au phosgène. Mais, les 70 000 Allemands doivent attendre, l’arme à la bretelle, que le gaz se dissipe pour attaquer. Ce temps précieux est mis à profit par les forces Françaises pour renforcer la position. Lorsque l’assaut recommence le 23 juin il réussit à occuper la crête de Fleury, référence à lire absolument. Puis les Allemands repartent à l'assaut le 11 juillet après une préparation d'artillerie de trois jours visant le Fort de Souville. Ce dernier est écrasé par les obus de très gros calibre car il est le dernier arrêt avant la descente sur la ville de Verdun.

    abri_caverne04.1291220150.jpgL'heure suprême devant Verdun. Abri caverne de Souville. Photo de JP le Padellec

    Néanmoins l'artillerie de 75 lointaine ainsi que des mitrailleurs sortis des niveaux inférieurs du Fort de Souville portent un coup d'arrêt définitif aux vagues d'assaut Allemandes. Une cinquantaine de fantassins Allemands parviennent quand même au sommet du fort mais ils sont faits prisonniers ou regagnent leurs lignes, le Fort de Souville était définitivement dégagé le 12 juillet dans l'après-midi. Souville marque donc l'échec définitif de la dernière offensive allemande sur Verdun en 1916.

    Le sort de la bataille bascule.

    les Alliés ont attaqué sur la Somme, les batailles de la Somme. Les Russes avancent sur le front oriental. Les Italiens font reculer les Autrichiens. Des troupes et de l’artillerie ont été prélevées sur le front de Verdun. Ces conditions compliquent la situation du commandement Allemand pour continuer les opérations à Verdun. Le 11 juillet, Falkenhayn lance l’offensive de la dernière chance. Elle est bloquée par le fort de Souville, à trois kilomètres de la ville de Verdun. À ce moment, les Allemands perdent l’initiative. Du 21 au 24 octobre les Français pilonnent les lignes ennemies. Écrasés et gazés par des obus de 400 mm, les Allemands évacuent Douaumont le 23 octobre. Les batteries ennemies repérées sont détruites par l’artillerie Française. Puis, le 24 octobre, trois divisions Françaises passent à l’attaque sur un front de sept kilomètres. Douaumont est repris et 6 000 Allemands capturés. Le 2 novembre, le fort de Vaux est évacué par les Allemands. À la mi-décembre, les troupes Allemandes sont refoulées sur leurs positions de départ.

    La bataille de Verdun aura été un massacre inhumain pour un résultat territorial nul, les troupes Allemandes ont été refoulées sur leurs positions de départ et elle annonce la chute de l'empire Allemand. Après 10 mois d’atroces souffrances pour les deux camps, la bataille aura coûté 378 000 hommes, 62 000 tués, plus de 101 000 disparus, et plus de 215 000 blessés, souvent invalides, aux Français, 337 000 aux Allemands, 22 millions d’obus, une estimation parmi d'autres, aucun chiffre officiel n'existe.

    Philippe Pétain fut considéré le vainqueur de Verdun, oui et non.

    Sa présence exceptionnelle parmi ses soldats fit de lui un héros national. Cette bataille fantastique le fit nommer le «vainqueur de Verdun». Au mois de mai, il était nommé au commandement des armées du Centre. En 1917, à la suite de l’échec de la sanglante offensive de Nivelle sur le Chemin des Dames, il fut nommé commandant en Chef des Armées et appelé par le gouvernement Ribot pour faire face aux inquiétantes mutineries qui se développaient dans certains régiments de première ligne. Il réussit, réduisant les sanctions même si parfois il s'est montré impitoyable, améliorant l’organisation et l’intendance, les soldats sont soignés, nourris convenablement, les permissions rétablies, surtout, les troupes ne sont plus jetées à l’attaque sous le feu ennemi en de meurtrières et inutiles offensives. Pétain ménage le sang des hommes. En mars 1918, c’est Foch qui est désigné comme généralissime des armées alliées, Pétain restant commandant en chef de l’armée Française.

    Toutefois, Joffre , Foch et Clemenceau , attribuent la victoire de Verdun à Mangin et Nivelle, et ont reproché à Pétain son pessimisme. Mais la réputation de Pétain s'affirme auprès des soldats avec les erreurs de Nivelle, en 1917, et il existe en fait deux traditions de la victoire de Verdun, comme l'écrit Marc Ferro, biographe de Pétain, «celle des chefs militaires et politiques qui la mettent au crédit de Nivelle, et celle des combattants qui ne connaissent que Pétain».

    La vérité sur le vainqueur de Verdun d'après des extraits de Henri Guillemin reproduits sur le site Marrick & Kervin Weblog .

    On lit dans les notes de Raymond Poincaré, sous à la date du 27 mars 1918, ce propos de Joffre que le Président enregistre, «Pétain a péché par les mêmes défauts que lorsqu’il voulait abandonner Verdun». Est-ce possible ? Erreur de texte sans doute. Ou le Président a mal entendu, ou Joffre se permet là quelque boutade paradoxale. Car il est acquis, établi, définitif, que Pétain s’appelle «le vainqueur de Verdun», le «sauveur de Verdun», c’est même là son titre de gloire, le plus incontestable et le plus usuel. Et il aurait voulu «abandonner Verdun» ? Reportons-nous aux Mémoires de Joffre lui-même ; t. II, p. 216, nous lisons : «Vers le début d’avril, 1916, je cherchai le moyen d’éloigner le général Pétain du champ de bataille de Verdun », et un peu plus loin, p. 222, après l’attaque Allemande du 9 juin, une «vive émotion» s’est emparée du G.Q.G. au reçu des nouvelles envoyées du front par Pétain, Joffre se renseigne, «en fait, écrit-il, Pétain, encore une fois, avait alarmé tout le monde», n’ayant qu’une confiance limitée dans la durée possible de la résistance à Verdun, Pétain soutenait qu’il «importait d’envisager dès maintenant le retrait des troupes sur la rive gauche de la Meuse». L’Histoire de la Guerre mondiale apporte sur ce point tous les éclaircissements nécessaires. La chose est demeurée à peu près ignorée du grand public, elle n’en est pas moins hors de discussion. Par deux fois, en 1916, Pétain conseilla l’abandon de la rive droite de la Meuse, par deux fois, Joffre fut obligé de lui interdire ce repli désastreux. On comprend mieux alors ces lignes trop ignorées mais catégoriques du maréchal Joffre dans ses Mémoires (t. II, p. 269), «si l’histoire me reconnaît le droit de juger les généraux qui opérèrent sous mes ordres, je tiens à affirmer que le vrai sauveur de Verdun fut Nivelle », lire la suite sur la référence citée.

    Les avis sont donc controversés, sans mettre en doute les déclarations de Joffre, qui avait nommé Pétain, mais qui n'était pas le généralissime, il faut savoir que Pétain à révolutionné la tactique militaire de l'époque contre l'avis de nombreux généraux, la montée au front sous les mitrailleuses Allemandes fît des milliers de morts inutiles. En outre, les politiques étaient pour la répression à outrance des mutineries, de nombreuses condamnations à mort ont été exécutées. De plus, il faudrait aussi connaître l'ordre chronologique de cette déclaration de Joffre, tous les généraux ont participé à la victoire de Verdun, de plus Pétain ne s'est pas prononcé. En fait,

    les vrais vainqueurs de Verdun furent les Poilus.

    La suite 5 sera la bataille du chemin des Dames.

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