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  • L'échec de Sarkozy,

    la sécurité.

    Lorsqu'il est arrivé au ministère de l'intérieur sous le gouvernement Raffarin, Sarkozy n'avait pas de mots assez durs pour qualifier la politique de son prédécesseur Daniel Vaillant et sur la politique angélique de la gauche en matière de police et de sécurité. Ses premières actions a part ses propos de nettoyer les banlieues au karcher en montrant ses gros bras entourés de cars de police, ont été la suppression de la police de proximité mise en place par le précédent gouvernement justement pour lutter et prévenir contre l'insécurité. Le contact dans les banlieues à risques avec la population était un facteur de confiance et de sécurité pour ces populations. Pour Sarkozy, ses déclarations sur la police lors de son déplacement à Toulouse ont été le 04 février 2003, «La police de proximité est là pour prévenir mais si elle est faite au détriment du travail d'investigation et d'interpellation, elle ne sert à rien...», «La police n'est pas là pour organiser des tournois sportifs, mais pour arrêter des délinquants, vous n'êtes pas des travailleurs sociaux». Toulouse venait d'être classée bonne dernière au palmarès d'élucidation des affaires dans les villes Françaises. Quelques jours plus tard, Jean-Pierre Havrin, directeur départemental de la sécurité publique de Toulouse et pilier de la police de proximité sous la gauche, était muté, c'est la méthode Sarkozy, la mutation des préfets.

    Or, le 15/04/2010, sept ans après la suppression de la police de proximité, le ministre de l'Intérieur continue de la caricaturer comme une réforme ayant transformé les policiers en «socio-éducateurs sportifs». Pour Sébastien Roché, la police de proximité avait consisté à mettre en place des équipes polyvalentes et territorialités. Leur mission, discuter avec la population et les acteurs locaux de la sécurité, enregistrer les plaintes, mais aussi mener des enquêtes et arrêter les délinquants. «Le propos du ministre est d’autant plus faux que la spécificité de la police de proximité Française, par rapport à celles qui existaient ailleurs, tenait justement à ce qu’elle avait une dimension de police judiciaire de quartier». Pour Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat SGP Unité Police a aujourd’hui un discours critique au sujet de la réforme… Mais davantage à propos de son installation que sur ses missions. «Ce qui a tué la police de proximité, c’est sa généralisation à marche forcée dans un contexte de manque d’effectifs. Mais dans les quartiers où elle avait été mise en place à titre expérimental, comme à Clichy-Montfermeil par exemple, elle a permis d’avoir de vrais résultats. C’était une police opérationnelle, qui faisait de la prévention, de la répression, du démantèlement de trafics de stupéfiants, etc....

    Il est évident que les propos de Sarkozy en 2003 ont été reçus 5/5 par les Français c'est d'ailleurs leur grande erreur en donnant à Sarkozy l'Élysée sur cette confiance aveugle, on n'en voit le résultat aujourd'hui. Sarkozy est capable d'arrêter les délinquants, de les punir lourdement, de remplir les prisons, mais pas d'arrêter la délinquance, il ne fait pas mieux que ses prédécesseurs à part ses coups médiatiques et la délinquance est devenue du banditisme.

    Ces méthodes à l'emporte pièce en remplaçant les préfets avec force présence médiatique ne trompent plus personne. En septembre novembre 2009 les courbes de popularité replongent, les violences contre les personnes sont en hausse de 5 %, les cambriolages de 12 %, et le bilan de l'ex-ministre de l'intérieur est critiqué par la gauche. Le chef de l'État convoque, le 1er septembre, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, ainsi que le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, pour un rappel à l'ordre. Une «réunion aux allures de conseil de guerre», écrit Le Figaro. Nicolas Sarkozy ordonne «de mobiliser les forces de sécurité» pour «inverser la tendance». Deux mois plus tard, le 24 novembre, le chef de l'Etat organise, au Perreux-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, une «table ronde» sur la sécurité. L'objectif cette fois : orienter les élections régionales sur cette thématique, alors que la crise ternit le bilan économique du gouvernement. «Il faudra que chacun se positionne, est-ce qu'il donne la priorité à la lutte contre la délinquance ou à ses fantasmes», interroge Nicolas Sarkozy ? Le chef de l'Etat promet une nouvelle fois des résultats, «Tous ceux qu'on ne prendra pas sur le fait, on les prendra par les éléments de train de vie, (...) les voitures, les montres». En mai 2010, ce sont les régionales mais la mayonnaise ne prend plus, et au sein de son électorat le thème de la sécurité ne fait plus recette, la droite prend une déculottée mémorable.

    On constate que si la délinquance apparaît moins importante selon les statistiques publiées par le ministère de l'intérieur, encore faudrait-il que tout soit recensé, qu'elle devient de plus en plus dure. Elle fabrique du grand banditisme qui agit dans un climat social favorable et qui n'hésite pas à tirer avec des armes de guerre sur notre police, voila ou nous en sommes. L'évolution que l'on constate est devenue telle que l'on ne voit plus comment lutter contre ces malfrats, plus on en emprisonne, et plus il y en a. C'est affligeant cette politique qui ne s'attaque pas au germe social de cette délinquance, est-il encore possible de réduire ce problème ? C'est grave pour notre démocratie, ces banlieues ou règne le non droit, ces bandits qui n'ont rien à perdre, et qui de ce fait volent, dégradent, brulent, pratiquent le commerce de la drogue, et qui, pour l'un d'entre eux, Karim Boudouda, 27 ans venant de commettre un holdup au Casino d'Uriage-les-Bains sommé de s'arrêter, tire sur la police, force le barrage et se fait tuer.

    Et puis c'est le déferlement des gens du voyage, une cinquantaine cagoulés, pour la mort de Luigi Duquenet tué par un gendarme sans sommation paraît-il, des quartiers saccagés, des voitures brulées, une boulangerie pillée, une gendarmerie à Saint-Aignan village du Loir-et-Cher attaquée à coups de hache et de barres de fer, des arbres tronçonnes, des feux tricolores vandalisées et une ville de 3.400 habitants sous contraintes, impossible à supporter. Après la reddition, à la police, du conducteur présent aux coté du gitan tué par le gendarme, deux hommes ont écopés, par le tribunal correctionnel de Blois, le 22/07, l'un de 10 mois de prison ferme et le second de 4 mois avec sursis pour des dégradations commises au village de Saint-Aignan.

    Attaque de la gendarmerie de Saint-Aignan


    Qui va payer ces dégradations ?

    Sarkozy est le seul responsable de l'évolution de la société à l'Américaine par sa politique, ses prises de position il a aggravé la rébellion sous-jacente par l'abandon administratif et social de ces banlieues.

    Il faut ouvrir à ces jeunes d'autres perspectives que la délinquance ou le trafic de drogue, voila le problème, et là il ne sait pas faire par ce que sa politique est justement de ne pas considérer ces gens, et de les reléguer dans des lieux pourris pour ne pas les voir. Ses espérances sont qu'ils acceptent leur sort sans broncher, et s'ils se révoltent les mettre en prison.

    Nous avons nos terroristes.

    Et puis à Grenoble vendredi 16/07 avec la mort par balles d'un bandit après holdup lors d'un échange de tirs avec la police dans le quartier de La Villeneuve au sud de Grenoble ou il était originaire. Le second bandit avait trouvé refuge dans la cité. Revenus en force pour l’arrêter, ils furent attaqués par une trentaine de malfaiteurs qui leur tirèrent dessus à l’arme automatique et qui incendièrent des dizaines de voitures et d’abris-bus. Une gradée de la police a témoigné que les délinquants de la cité ont ouvert le feu à l’aide de fusils et d’armes de poing afin, dit-elle, de venger la mort de leur camarade tué par les policiers.

    Violences urbaines à Grenoble



    Un habitant de Grenoble témoigne, cette cité calme est devenue un territoire hors droit. Onze morts violentes sur l'année 2009, la plupart à l'arme lourde et en plein jour, il y a surtout un total incivisme dans la ville, dégradations systématiques du bien public, incendies de voitures, total sans-gêne de gens qui descendent de voiture au beau milieu d'une avenue pour aller acheter des cigarettes, qui jettent tout et n'importe quoi par les fenêtres de leurs immeubles, crachent au sol dans les transports publics, urinent là où leur prend l'envie etc... Bref, qui se tiennent totalement en marge de la «vie ensemble». Le quartier de La Villeneuve avait déjà été brulé il y a un an.

    Cela sonne comme une cloche un manque d'effectifs pour faire respecter l'ordre, on peut muter les préfets autant que l'on veut mais sans effectifs suffisants on ne peut maîtriser cet incivisme résultat d'une ville en mal de vivre, et dans les banlieues pauvres c'est bien souvent pareil.

    Le Post publie le 01/11/2007, un règlement de comptes sanglant ayant fait deux morts et trois blessés dans le quartier sensible de La Villeneuve. Ils étaient trois. Trois hommes habillés de noir, lourdement armés, qui sont arrivés d'un pas décidé sur la place des Géants. Leurs cibles s'y trouvent. Cinq hommes, qui discutent avec animation dans un coin de la place. Certains d'entre eux s'appuient sur les sculptures géantes qui ont donné leur nom à la place. Les trois hommes ouvrent le feu. Ils appartiennent à un gang rival, et viennent se venger. La guerre des gangs fait rage à Grenoble depuis le début de l'année. Et c'est un véritable déluge de feu qui s'abat sur les cinq hommes. Quatre d'entre eux s'écroulent au sol, le cinquième est touché à la main. Deux des plus gravement atteints décèderont pendant le trajet à l'hôpital. La police, prévenue rapidement, arrive sur les lieux, mais ne peut que constater les dégâts. Les deux autres blessés sont toujours à l'hôpital. Les cinq victimes étaient bien connues des services de police.

    La délinquance d'une façon générale ne peut que s'amplifier, et ce que l'on peut reprocher à Sarkozy ce sont ses propos à l'encontre de ses prédécesseurs ainsi qu'à sa politique de réduction des forces de police et à la suppression de la police de proximité qui commençait à porter ses fruits. C'est donc un échec par ce qu'il avait la prétention d'éradiquer cette délinquance, ce qui n'est pas le cas. Le problème est que maintenant pour l'éradiquer on ne voit pas comment, si l'on arrête ces bandits d'autres continuent le trafic de la drogue seule voie qui leur permet de l'argent. De plus, et d'aucuns ne peuvent contredire, qu'un jeune qui ne voit pas d'avenir dans sa condition, que lui reste-il sinon la rue, le trafic de drogue voyant que ceux qui le font échappent quelques temps à la police et qui sont prêts à accepter les conséquences de leurs actes.

    Pour François Bayrou, la politique de sécurité montre ses très grandes limites.

    «Cette politique de sécurité montre aujourd'hui les très grandes limites qui sont les siennes et il faut la remettre en question sur des sujets très importants», a-t-il dit sur France Inter. Interrogé sur le discours musclé du chef de l'État proclamant sa volonté de «livrer une véritable guerre» à la criminalité, M. Bayrou a estimé que Nicolas Sarkozy ne faisait que se livrer à un exercice habituel. «Cela fait dix ans que Nicolas Sarkozy a la responsabilité de la sécurité en France et cela fait trois ans qu'il est à la présidence de la République. Pourquoi, est-ce-qu'on a besoin d'annoncer comme une nouvelle extraordinaire qu'on va faire respecter la loi? La loi doit se faire respecter sans avoir besoin de déclaration à grand son de trompe», a fait valoir M. Bayrou. «Combien de fois avons-nous entendu dire, plus de zone de non-droit, tolérance zéro, et tous les jours on a la preuve du contraire, ce qui veut dire que la politique de sécurité ne va pas dans le bon sens et qu'il faut en changer», a-t-il ajouté, sur les Échos.fr.

    Le préfet de l'Isère est remplacé.

    Après l'annonce de mener une véritable guerre contre la criminalité Nicolas Sarkozy a remplacé le préfet de l'Isère par un préfet de choc l'actuel préfet de la Meuse, Eric Le Douaron, policier de métier, et qui «a été durant six ans un très remarquable directeur de la sécurité publique à Paris», souligne Nicolas Sarkozy. Il l'installera lui-même dans ses fonctions le 30 juillet, d'après Le Figaro.fr. Cette politique est la continuation de celle menée en Seine Saint-Denis ou Christian Lambert 63 ans ancien chef du Raid a succédé à Nasser Meddah en avril par une décision du 07 avril.

    L'escalade est telle que Charles Pelligrini ancien patron de l'Office central de répression du banditisme, ce sont des territoires perdu pour la république. «Oui, je suis convaincu qu’inéluctablement on s’oriente vers un modèle à l’Américaine, avec des gangs ultra violents et tout puissants, et, d'un autre côté, des quartiers sécurisés pour les riches.

    C'est l'aveu d'une politique de classe instaurée par Sarkozy, voila la réalité.

    Croire que la police de proximité peut faire quoi que ce soit contre la délinquance telle qu’elle s’exerce aujourd’hui est une gageure» à lire sur Marianne 2.fr. Pour Charles Pelligrini «je ne sais même pas s’il y a une réponse. On peut faire tous les Grenelle que l’on veut. Pour ma part, je considère que le gouvernement fait vraiment ce qu’il peut. Mais qu’est-ce qu’il peut ?»

    En huit années de règne sans partage de Sarkozy sur la sécurité qui l'a porté à la présidence quel est le résultat, il faudra bien au moins une fois que l'on se rende compte qu'il est mauvais. La réduction des effectifs de police dont ne parle pas Charles Pelligrini est un facteur de cette évolution du banditisme d'une société devenue à l'Américaine. La gauche qui a été vilipendée n'a jamais eu autant de pouvoir pour lutter contre la délinquance, qui peut prétendre le contraire ?

  • L'isolement du Hamas a échoué.

    Entre tunnels et passages.

     

    Un des échecs de la politique Israélienne est qu'elle ne soit pas parvenue à isoler le Hamas. L'exemple de la flottille de la liberté battant pavillonTurc, et dernièrement? c'est un cargo Libyen qui voulait rompre le blocus, et qui, sous la pression d'une intervention armée d'Israël à fait route vers le port Égyptien d'Al-Arich en acceptant que sa cargaison soit acheminée via l'Égypte. Jusqu'au dernier moment, la Fondation Kadhafi, affréteur du navire, a fait planer le doute sur la destination finale du bateau alors que les militants pro-palestiniens et membres d'équipage qui se trouvant à bord se disaient déterminés à se diriger vers Gaza malgré les menaces de la marine Israélienne qui escortait le navire. De plus en plus des protestations internationales condamnent les Israéliens pour ce blocus qui ne sert plus à rien.

    Des responsables politiques de la Maison Blanche ont avoué au journal Palestinien Al-Manar, que l'Administration Obama avait reconnu que la politique d'isolement du Hamas avait échouée. De plus, des dizaines de gouvernements avaient demandé au président Obama d'engager des négociations officielles et intenses avec le Hamas organisation reconnue terroriste par les Américains afin d'assurer la stabilité au Proche-Orient. Ces responsables américains ont confié «que la Maison Blanche avait pris acte de la popularité croissante du Hamas parmi la population Palestinienne, et que de nombreux acteurs internationaux avaient déjà établi des contacts suivis avec le mouvement islamiste, y compris au sein de l’Administration américaine, même si c’est encore de manière discrète». Il y a un mois et demi, le chef du Hamas à Damas, Khaled Mashal avait confirmé ces contacts, mais avait reproché aux États-Unis «d’avoir peur de les rendre publics et d’entamer un dialogue ouvert», d'après Israël 7.com. Il est évident que quoique que fasse le Hamas, lancer des roquettes, faire de la contre bande, organiser des attentats, Israël sera condamné internationalement par une grande majorité de pays par sa politique de blocus et par celle de la colonisation des territoires Palestiniens. Cette politique de colonisation qui revient à asservir une population à la force des armes d'occupation n'est plus acceptée à notre époque, et il est un leurre de penser qu'elle puisse perdurer. On ne peut combattre l'appartenance à une communauté représenté par la fraternité de tous ses membres qui ne demandent qu'une chose vivre libres se retrouvant sous le même drapeau, ce qu'Israël n'a pas compris.

    On ne peut combattre une volonté humaine.

    La guerre plomb durci, le soldat Guiliad Shalit n'y font rien le Hamas ne peut être vaincu et le temps est pour lui. L'indulgence des Nations, la compréhension de la misère de ces Gazaouis malgré le Hamas déclaré terroriste alors qu'il défend son peuple est pour beaucoup intolérable et quoique que fasse Israël il sera condamné, par ce que le Hamas est la conséquence de sa politique.

    satellite.1279553063.jpgCatherine Ashton la Haute commissaire chargée de la politique étrangère de l'Union Européenne, a appelé à l'ouverture complète des frontières de la bande de Gaza au delà de l'assouplissement du blocus par Israël. «Il faut une ouverture des points de passage, afin de permettre la circulation des gens et des marchandises dans les deux sens», a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne. Ashton s'est rendue dans l'enclave Palestinienne, contrôlée par le Hamas, de Jérusalem post.Au début du mois et à la veille de la visite du Premier ministre Binyamin Netanyahou à Washington, Israël avait autorisé l'importation de la plupart des biens de consommation à Gaza.

    La bande de Gaza vit au rythme des tunnels, voir Gaza la terroriste .

    Le prix de l’essence dans le secteur de Gaza est passé d’environ 1,5 dollar à 0,25 dollar le litre. Et celui des cigarettes ont également connu une baisse de 20 %. Ces baisses ne sont pas dues au fait que les points de passage Israéliens ont commencé à faciliter l’introduction de marchandises. Ces baisses sont dues à la fraude par les tunnels clandestins qui relient à Égypte. Cette fraude se concentre sur l’essence et les cigarettes, puisque le marché à Gaza est noyé par tous les produits alimentaires et technologiques qui entrent dans le secteur via les tunnels clandestins, y compris les produits subventionnés. Ceci signifie que l’économie Égyptienne assume une nouvelle charge en comblant les besoins du marché du secteur de Gaza par les produits qui n’y pénètrent pas à travers les passages Israéliens. Il est évident que les Égyptiens seraient plus satisfaits si ces produits passent par les points de passage et non pas par les tunnels.

    Selon les déclarations d’un responsable international chargé de suivre les conditions du marché à Gaza, le Hamas aurait gagné chaque jour 1 million de dollars qui constituent les taxes qu’il devrait payer sur les produits fraudés à travers les tunnels. Il est donc évident qu’il est dans l’intérêt de Égypte que le blocus sur Gaza soit levé, pour ne pas faire assumer à l’économie nationale des pertes supplémentaires, Al-Ahram Hebdo.

    Le Hamas n'acceptera jamais que le contrôle des points de passages soient sous contrôle de l'Autorité Palestinienne afin de surveiller l'entrée d'individus et des armes, condition qui pourrait permettre que le blocus soit levé. Le Hamas veut rester maître de la situation d'autant qu'il en profite. L’Organisation de secours assure 80 % des besoins des habitants de Gaza et le gouvernement de Ramallah, Fatha, est chargé de payer les salaires de 60 000 employés Palestiniens dans le secteur. Aujourd’hui, il faut craindre que le temps aidant, qu’Israël qui a baissé la tête face à la tempête, ne réussisse à calmer l’opinion internationale, pour revenir au point de départ. Tout est mauvais pour lui, s'il poursuit le maintien du blocus, il est contraint d'assurer l'approvisionnement en eaux et tout le reste malgré la contrebande par les tunnels sans contrôle, s'il agit contre les bateaux humanitaires il est condamné, et de plus, on a vu que la destruction des tunnels ne mène nulle part ils sont reconstruits aussitôt. La seule solution est la négociation avec le Hamas et le Fatha pour une Palestine unifiée. La poursuite de la situation actuelle est contraire à ses intérêts et à ceux de l'Égypte.

    Selon Al-Oufok «résister à l'occupation, c'est vivre libre»,

    les États-Unis ont condamné mercredi le vote par l’Assemblée générale des Nations unies d’une résolution exigeant le démantèlement partiel de la barrière de sécurité érigée par Israël en Cisjordanie, en estimant qu’il ne s’agissait pas «de la bonne voie» pour le règlement du conflit au Proche-Orient. «Nous ne croyons que la résolution de l’Onu soit la bonne voie. Le moyen approprié est la feuille de route pour obtenir une solution politique», a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan. «Nous avons toujours dit qu’Israël a le droit de se défendre lui-même, mais se faisant, il doit avoir à l’esprit les mauvaises conditions de vie des Palestiniens et agir de sorte à ne pas leur infliger des souffrances excessives», a-t-il ajouté. Interrogé sur le rôle du président de l’Autorité Palestinienne, Yasser Arafat, M. McClellan a estimé qu’il ne faisait certainement pas partie de la solution au conflit israélo-palestinien. L’Assemblée générale de l’Onu a adopté mardi à une écrasante majorité une résolution exigeant que l’Etat hébreu démantèle presque partout, conformément à l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ), la barrière controversée qu’il construit actuellement en Cisjordanie, lire la suite sur Al-Oufok .

    Par cette déclaration, Washington admet qu'Israël a le droit d'infliger des conditions de vie mauvaises aux Palestiniens mais pas des souffrances excessives !

  • Eva Joly,

    une femme qui ne mâche pas ses mots.

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    Directe, sans détours elle dénonce la gestion judiciaire de l'affaire Woerth-Bettencourt. Pour Eva Joly députée Européenne de la circonscription de l'Île de France sur la liste d'Europe écologie présidente de la commission du développement au parlement Européen, et ancienne juge d'instruction nommée en 1990 au pôle financier au Palais de justice de Paris, ses prises de position dans l'affaire Woerth-Bettencourt montrent qu'elle veut être présente sur le plan politique fort de son expérience judiciaire dans ces affaires de corruption et fraudes fiscales.

    Elle a instruit les dossiers comme celui de Bernard Tapie, puis se voit confier le dossier Bidermann, qui conduit via Elf-Gabon à l'affaire Elf politico-financière qu'elle instruit avec Laurence Vichnievsky. Le 5 juillet 1996, elle fait incarcérer le patron Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG d'Elf et président en exercice de la SNCF. Puis elle ouvre les dossiers de l'affaire des frégates de Taïwan et de l'affaire Dumas-Deviers-Joncour. En 1998, elle met en examen Roland Dumas, président du Conseil constitutionnel qui est contraint à la démission. Ses dernières prises de position font d'elle une personnalité politique d'opposition dont les déclarations marquent les grands médias surtout dans la lutte contre la corruption, l'évasion fiscale. Une femme de caractère qui le montre dans son blog Justice, Écologie, Métamorphose.

    Elle s'attire les foudres de l'UMP d'après les informations recueillies par Le Monde.fr.

    C'est d'abord une plainte pour diffamation déposée le 23 /06/10 par le jeune député des Yvelines David Douillet qui devrait valoir à Eva Joly d'être poursuivie. C'est à la suite d'une déclaration faite en septembre 2009 ou elle avait affirmé, lors de la campagne pour la législative partielle dans les Yvelines, que l'ancien judoka double champion olympique était l'heureux détenteur d'un compte au Liechtenstein, un pays qui figurait alors sur la liste dite «grise» des paradis fiscaux établie par l'OCDE. «Des propos diffamatoires», assure-t-on du côté David Douillet. L'ancienne juge relayait le contenu d'un article du site d'information Bakchich selon lequel David Douillet figurait sur une liste de 500 contribuables Français ayant ouvert un compte dans la principauté.

    Cette affaire ne serait pas une simple affaire de diffamation, estime Pascal Canfin, député Européen Europe écologie. «Si cette procédure devient une bataille politique, il faudra obtenir le cédérom envoyé par l'Allemagne à Bercy sur lequel figure l'intégralité des 500 noms. La liste intégrale, avant qu'elle soit élaguée par le ministère, n'a jamais été rendue publique» précise-t-il.

    Ou bien Eva Joly qui avait été pressentie pour conduire la liste Europe écologie lors de la présidentielle 2012 dégaine trop vite et dans ce cas la confiance que l'on accorde à ses propos s'évanouit ou bien sûre d'elle, elle attend ce procès pour son aura.

    Dans un droit de suite le site d'information Rue 89 révèle que le Tribunal de Nanterre a débouté David Douillet qui attaquait le site Bakchich en diffamation pour avoir écrit qu'il possédait un compte au Liechtenstein !

    Puis, elle n'hésite pas à déclarer que le procureur Philippe Courroye est aux ordres, pour elle ce n'est pas l'homme de la situation.

    «J'ai bien connu Philippe Courroye quand j'étais au pôle financier, et je ne souhaite qu'une seule chose, qu'il redevienne lui-même, ce magistrat qui sortait de gros dossiers. Qu'il se réveille, sa place n'est pas à la table des Chirac ! Il est trop orgueilleux et vaniteux désormais, il semble souffrir du même syndrome que Nicolas Sarkozy, celui de la toute-puissance et de l'impunité», lance Eva Joly. L'ex-magistrate considère qu'il «faut poser des questions qui vont au-delà même du problème Woerth. Par exemple, quelle est l'origine des fonds Bettencourt en Suisse ?».

    Il opère dans un cadre procédural inadéquat. Quand il frappe à la porte de Patrice de Maistre, c'est sur le mode «acceptez-vous que l'on perquisitionne chez vous ?». Impossible de surprendre quelqu'un dans ces conditions. Croyez-moi, dans l'affaire Elf, on n'aurait pas trouvé grand-chose ainsi.

    «En tant que procureur, depuis les lois Perben, il lui faut, pour perquisitionner, soit l'assentiment du perquisitionné, soit l'autorisation du juge des libertés et de la détention. D'autant que cet accord du JLD n'est possible que pour les infractions les plus graves, et pas pour le vol, par exemple. D'où une perte de temps énorme, que l'on retrouve aussi s'il s'agit de mettre en place des écoutes téléphoniques. Il se prive de moyens d'enquête efficaces, prévus par la loi. On pourrait dire qu'il est coupable de complicité de destruction de preuves par abstention. Le juge d'instruction, lui, est seul maître à bord», c'est ce qui déplait au gouvernement.

    Concernant les révélations contenues dans les enregistrements de Liliane Bettencourt révélés par le site Médiapart. «Si ce que disent les enregistrements est vrai, et personne ne conteste leur authenticité, c'est un énorme scandale. On y voit mises en scène les relations inappropriées entre l'exécutif, le président de la République au premier rang, et les procureurs. Ces enregistrements montrent bien cette connivence, notamment quand on entend que le conseiller justice de Sarkozy, Patrick Ouart, annonce le 21 juillet la date et le résultat d'une décision de justice. C'est insupportable de voir une telle intervention directe de l'Elysée dans une affaire judiciaire !».

    Pour Eva Joly le conflit d'intérêt, qui n'est pas un délit, est patent. Il n'y a pas besoin d'enquêter. Il faut matérialiser les infractions, parler de faux et usages de faux, blanchiment et recel de fraude fiscale, prise illégale d'intérêt, le champ est large, elle s'emballe.

    Pour le Canard Enchaîné, le procureur Philippe Courroye semble n'en faire qu'à sa tête se permettant de lancer une vague de perquisitions, l'Elysée craint d'être lâché. Les 40 policiers mobilisés ont visités les logements des sept vedettes du dossier Bettencourt dont celui du photographe François-Marie Banier. Ils se sont même rendus à Neuilly-sur-Seine chez Liliane Bettencourt histoire de trouver des documents comptables. Pour l'Elysée cette initiative non concertée inquiète et se demande quel jeu joue Philippe Courroye, «Courroye nous rend bien compte de ses actions par voie hiérarchique, mais il évite de nous dire ou il compte aller». Serait-il décidé de mener ces enquêtes à sa guise pour faire mentir Eva Joly ? Dernièrement l'angoisse serait montée d'un cran quand il a fait savoir à ses supérieurs qu'il allait interroger Eric et Florence Woerth, et les Woerth ont feint d'en être les investigateurs, on connait la suite les gardes à vue de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Me Fabrice Goguel, son ancien avocat fiscaliste, l'artiste François-Marie Banier et le gérant de l'île d'Arros aux Seychelles, Carlos Vejarano, qui ont été prolongées, puis libérés au terme de 36 heures sans que leurs avocats puissent connaître leur dossier. Philippe Courroye garde les dossiers, il lui est possible dans un délai qui n'est pas connu de citer tout ou partie des quatre hommes directement devant le tribunal, ou d'ouvrir une information judiciaire confiée à un juge d'instruction. La procédure n'autorise pas le procureur à prononcer un contrôle judiciaire.

    Ce magistrat étant sous l'autorité du garde des Sceaux donc sous celle de Sarkozy, il en serait même proche, entache cette enquête de suspicion ce qui déclenche les critiques des syndicats de magistrats et de la gauche bien évidemment.

    On a le sentiment que si, cette enquête aurait été confiée à Eva Joly, les protagonistes auraient des soucis eu égard à ses déclarations et à son passé de juge d'instruction.

    Quelle envergure aurait Eva Joly dans le contexte d'une élection présidentielle ? Elle n'a jamais occupé de fonction parlementaire nationale encore moins maire d'une grande ville ou ministre. Elle ne pourrait faire valoir sa compétence dans la gestion de la France sa candidature envisagée pour 2012 ne pourrait être qu'un échec bien qu'elle soit une personne compétente dans le domaine judiciaire, mais cela ne suffirait pas. Par contre en tant que ministre de la justice elle aurait toute sa place, ce qui pourrait constituer pour elle un premier pas.

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