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  • DSK le piège socialiste suite,

    sur France deux dans «à vous de juger» le 20/05/10.

    Comme moi vous avez probablement regardé l'interview enregistré de DSK par Arlette Chabot aux États-Unis et non diffusée en direct, et ensuite le débat sur les retraites entre Eric Woerth et Benoît Hamon avec Danièle Karniewicz, présidente de la CNAV, et l'économiste Daniel Cohen, qui complétèrent le plateau, pour terminer par une volée de compliments sur DSK par Alain Duhamel et la journaliste du Point tous deux acquis à la cause de DSK, le déni de démocratie médiatique par excellence.

    Je me bornerais aux propos de DSK sur l'Europe qui n'est pas comme il faudrait puisque pour lui il n'y a pas assez d'Europe ou plutôt elle serait conçue incomplète. La crise de l'euro en serait la conséquence puisque sans une cohésion des États membres chacun peut faire ce qu'il veut, ce qui, par le fait que nous avons une monnaie commune, ne peut qu'avoir des conséquences sur les pays de la zone euro. C'est l'évidence même. Cela conduit d'après lui à une crise de confiance par ce que, à l'instar de la Grèce, les autres pays sont fortement endettés, et que l'on ne voit pas sans croissance comment ils pourront résorber leurs endettements. Ce raisonnement est d'une évidence que j'ai déjà soulignée et que d'autres probablement aussi.

    DSK clame, il n'y a pas de croissance en Europe, c'est son vrai problème. La prévision pour la zone euro n'est que de 1% alors qu'aux États-Unis, elle est de 3 %. Cet exemple est cité pour faire comprendre qu'aux États-Unis il y a un gouvernement central alors que pour l'Europe il n'y a qu'une commission composées des États membres mais qui n'est pas un gouvernement. Pour DSK, les possibilités de croissance associées aux problèmes politiques sont plus importantes que la dette. Cela sonne l'évidence on peut avoir de la dette si par ailleurs une politique de croissance est menée, or la seule politique menée est la réduction drastique des dépenses en étranglant les populations, ce qui va à l'encontre de la relance de la consommation, chacun se repliant sur lui même. Pour DSK, et tout au long de cet interview il n'a cessé de faire comprendre qu'il faut plus d'Europe et que sans cela, elle ira mal, que l'euro risque d'en être la victime ce qui serait catastrophique si l'on devait revenir en arrière.

    Tous les Euros convaincus prédisent la même chose sans apporter la moindre preuve, et sans présenter les dégâts que cette Europe à fait. L'euro a été une source d'augmentation du coût de la vie lors de son passage dans les monnaies nationales, et cette Europe que l'on nous a imposée par voix parlementaire après l'avoir rejetée par référendum n'a fait que de nous faire perdre des emplois par les délocalisations qu'elle permet. De plus un euro fort nous pénalise pour nos exportations. Ce point très important n'a pas été soulevé par Arlette Chabot à croire qu'elle n'est pas à la hauteur ou qu'elle est orientée pour ne poser que des questions faciles sur lesquelles DSK surfe sans problème.

    L'Europe n'est pas que l'euro, c'est aussi ses possibilités de croissance qui sont quasi nulles puisque le chômage est à la traîne, alors qu'aux États-Unis il baisse. Ce ne sont pas les plans drastiques qui vont le réduire même si dans le cas de la Grèce on ne voit pas comment faire autrement, n'ayant pas de possibilités de croissance propre. Pour DSK les gouvernements Grec ont dépensés d'une manière insensée, et le FMI a été sollicité par le gouvernement Papandréou, il n'avait pas d'autres alternatives que de conseiller de baisser les salaires des fonctionnaires ce qui est insupportable pour les gens, ce sont les plus vulnérables qui sont les plus touchés. Et de se défendre des accusations portées contre le FMI, en faisant valoir qu'il n'intervient que si on l'appelle et dans ce cas il propose des plans pour que la politique menée permette de rembourser les prêts, mais ce n'est pas le FMI qui impose ce sont les gouvernements des pays. Et de dire, le FMI ne s'occupe que de la Grèce, pas du Portugal ni de l'Espagne. Pour lui la Grèce en faisant des coupes salariales en ne touchant pas les plus vulnérables et taxant de 10 % les plus riches à fait un choix politique, et de dire qu'il ne s'est pas félicité de la rigueur de la Grèce mais du courage du gouvernement Grec. Et d'invoquer la Roumanie qui est dans une situation plus difficile qu'il le pensait. Le gouvernement voulait sabrer 20 % dans les salaires des fonctionnaires, le FMI lui a dit non, il faut augmenter les impôts des plus riches, le gouvernement a dit non. En Lettonie gouvernement a proposé de reporter la scolarité de 3 ans à 5 ans, on leur a dit, on ne marche pas, ils ont remballé. Et ils ont augmenté l'impôt sur le revenu, ce qui nous allait beaucoup mieux.

    Pour DSK ce qui est important c'est de montrer que l'on est crédible et de citer encore une fois Barack Obama qui, lorsqu'il annonce un plan, il le fait, pas nous en Europe, on traine les pieds. Pour lui, la proposition de la Commission d'avoir un regard sur les budgets Européens va dans le bon sens, mais là on se heurte au souverainisme des pays qui veulent être maître de leur destinée, admettre qu'une Commission puisse dire qu'un projet de budget peut ne pas convenir ne peut que déplaire et cela se comprend. Nous sommes donc dans une impasse dont on ne peut sortir que pas l'éclatement tôt ou tard de l'Europe, car il n'est pas question à mes yeux que ce soit des irresponsables qui viennent présenter leurs conditions d'autant plus que l'Europe jusqu'à maintenant ne nous à rien apporté en dehors de la politique agricole commune pour les céréaliers principalement. Pour DSK une zone monétaire à besoin d'une intégration fiscale qui permette de rééquilibrer. Le budget Européen fait 1% du PIB Européen alors qu'aux États-Unis il fait 13 % et c'est un État fédéral. Pour la zone euro, la croissance sera de 1 % en 2010, 1,4 % en 2011 et ces prévisions ont été faites avant la crise de l'euro. On a au moins un an ou deux de rigueur bien sur si tout va bien !

    Sur les banques DSK préconise la mise en place d'une taxe pour constituer un fond qui permette des réserves en cas de problème sans avoir à faire payer les contribuables, bien que sur ce point, il ajoute, que les prêts consentis sont déjà pratiquement remboursés. L'idée est séduisante taxer les banques à condition qu'elles ne répercutent pas sur leurs clients le coût de cette taxe, là il n'a pas été au fond du problème, il survole ce que beaucoup savent faire.

    Quand aux retraites interrogé par Arlette Chabot, pour lui l'âge départ doit être différents selon les professions et les parcours. Notamment en prenant en compte la pénibilité. La différenciation, de mon point de vue, est légitime. Je ne crois pas qu'il faille avoir de dogme. «Si on arrive à 100 ans on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans, il va bien falloir que d'une manière ou d'une autre que ça s'ajuste a-t-il affirmé, pour beaucoup de pays c'est la voie qui est choisie». En fait tous le comprennent mais cela dépend des conditions et des situations ce que sa phrase trop dénudée n'explique pas. Avant d'arriver à 100 ans pour nombre de retraités, il y aura bien une évolution, sur la situation actuelle, qui modifiera les conditions de départ qui ne sont pas celles de maintenant.

    Et DSK de poursuivre, je ne veux pas entrer dans la gauche, la droite, vous ne m'entrainerez pas sur le terrain politique. Pour 2012 DSK ne demande qu'une chose, il veut qu'on le laisse travailler et n'autorise personne à parler en son nom. On a évité une crise aussi grave que la crise de 1929, pas seulement mais aussi grâce au FMI. La crise n'est pas terminée. J'ai une mission à remplir. J'ai une petite tête, et je ne pense qu'à une seule chose à la fois. Arlette Chabot le compare à Jacques Delors, et il répond, j'aurais bien aimé que Jacques Delors soit candidat, vous me flattez en me comparant à lui. Mais ce n'est pas mon débat. Ce que je veux, c'est qu'on me laisse travailler. DSK ne répond pas à la question d'Arlette Chabot sur un pacte entre dirigeants socialistes avant la présidentielle.

    Pour DSK cet interview est du petit lait, très à l'aise dans son rôle au FMI, il nous montre au travers de ses réponses qu'il faut plus d'Europe que les pays soient plus intégrés et qu'ils perdent un peu de leur souveraineté pour former une fédération comme aux États-Unis qu'il cite souvent en exemple. Pour le reste son analyse de la crise de l'euro est exacte ainsi que sur la croissance de la zone euro. Ce pose donc pour nous, la question doit-on s'engager plus en avant dans l'Europe en perdant un peu de notre souveraineté, ou bien doit-on rester comme nous sommes sachant bien que nous ne pourrons faire face aux attaques monétaires qui nous sont faites, si nous ne résorbons pas notre dette. Quand à ceux qui espéraient un engagement même sous entendu pour 2012, ils en sont pour leurs frais.

    Une question qui me paraît fondamentale et qu'Arlette Chabot n'a pas posée est celle de l'élargissement à 27 à croire qu'elle ne prépare pas à fond ses interviews.

    S'engagera-t-il pour 2012, il n'a pas donné le sentiment de vouloir le faire ayant bien assez de sa fonction actuelle qui doit être éprouvante par ses voyages autour du monde.

  • Retraites l'extrapolation sans fondement,

    niant toute évolution positive.

    Les propositions socialistes et centristes

    Il y a plusieurs façons de traiter le problème des retraites celui que met en œuvre notre gouvernement répondant à une idéologie politique de droite, et celui qu'il faudrait faire en toute équité. C'est un problème national dont chacun d'entre nous quelque soit son appartenance politique est directement tôt ou tard concerné. Il convient donc de ne pas s'embarquer dans des extrapolations non fondées qui présentées comme il faut, font croire que c'est la solution du problème à celui qui, faisant confiance, par suite du bourrage de crâne incessant des médias, trouve que finalement ce qui est présenté est ce qu'il faut faire. D'aucuns prétendent que l'opposition ne propose rien, ce qui est faux et à force de le rabâcher sur les médias beaucoup le croient. Pour elle, la première condition est le problème des séniors et des salariés qui ayant commencé à travailler très tôt se verraient cotiser beaucoup plus que d'autres si l'âge du départ en retraite serait augmenté, voir mon article, Retraite faire preuve de responsabilité. De même pour les salariés ayant exercé un travail pénible, il serait logique d'en tenir compte sur leur durée de cotisation.

    Comme dans tout, il y a du bon et du mauvais, et je ne détiens pas la bonne solution mais une chose est évidente la base de ce problème est son financement plus que tout autre. Il convient donc en premier de définir comment seront financées les retraites. Ce que l'on oublie dans cette présentation ci-dessous est, que ce gouvernement ne restera pas indéfiniment au pouvoir, un autre viendra, avec une politique différente, et d'autres solutions que celles proposées.

    img007.1273825032.jpg

    img008.1273826526.jpgCe graphique montre quelque soient les variantes étudiées le déficit du régime de retraite de la CNAV reste négatif et atteint même 62,8 milliards en 2050 si l'âge de départ reste à 60 ans. Il faut vraiment être nul pour ne pas s'apercevoir que cela est basé sur l'extrapolation de la situation actuelle sans considération qu'une évolution positive puisse intervenir au cours de ces 40 années. De plus cette hypothèse met à plat l'argument du gouvernement quand il prétend que la situation pourrait s'améliorer après la crise actuelle. Tout ceci est un travail orienté sans prendre en compte tous les financements possibles qui permettraient de modifier les pentes des courbes présentées. C'est implicite, il n'est pas dans la politique gouvernementale actuelle de modifier quoi que ce soit dans le financement des retraites autre que celui des cotisations des salariés et l'âge de 60 ans. C'est la position du patronat qui ne fait rien pour l'emploi des séniors autre le fait de s'en séparer à 55, 58 ans, c'est intolérable.

    Tout ce que fait ce gouvernement en termes de projections futures est basé sur le fait qu'il sera aux commandes jusqu'en 2050 ! C'est donc tout à fait irréel. Un gouvernement ayant une politique plus ouverte en terme de financement des retraites incluraient les hauts revenus et ceux du capital, ainsi que ceux de la GSG dans une proportion permettant de modifier les pentes tout en y associant une augmentation de l'âge de départ avec celle de la durée de cotisation.

    Par exemple, la variante 3 qui se rapporte à 43,5 années de cotisation permettrait un départ en retraite aux taux plein pour un personne née en 1950 et ayant commencé à travailler à 20 ans avec une date de départ de 63,5 ans. Le déficit de 39,6 milliards serait résorbé par la contribution des hauts revenus, de ceux du capital, et de la CSG. Il est bien évident que quel que soit le calcul qu'une telle extrapolation est sans fondement sur une période de 40 années. Il serait donc judicieux de procéder par petites touches à la fois sur l'âge de départ et sur la durée de cotisation de manière à corriger au fur et à mesure. Vouloir résoudre l'ensemble du problème des retraites sur une telle extrapolation est se moquer de monde. En outre, n'apparaît pas dans ces graphiques qui ont été publiés sur le Monde.fr le montant des cotisations qui sont la base du financement des retraites, c'est donc complètement sans fondement.

    Depuis la rédaction de cet article les annonces du gouvernement sont pour que les Français travaillent plus, et les hauts revenus taxés. Deux certitudes, la durée d'activité va augmenter et un prélèvement exceptionnel sur les hauts revenus et les revenus du capital seraient mis en place, et la pénibilité prise en compte. Ce dernier dispositif devrait écorner le bouclier fiscal. Le document est rendu public alors que le ministre lance lundi 17 mai un second round de concertation. Une évolution se dessine sera-t-elle suffisante, attendons les textes et la loi.

    Pour Ségolène Royal la retraite à 60 ans n'est pas négociable, c'est un acquis social très important a déclaré Madame Royal sur Europe 1 en réponse à un sondage selon lequel 54 % des Français estiment qu'il faudra tôt ou tard reculer l'âge de 60 ans à 65 ans. Elle argumente que la proposition du gouvernement de taxer les hauts revenus et ceux du capital n'était pour l'instant qu'une annonce et que nous étions depuis trois années à beaucoup d'annonces qui ne sont pas suivies d'effet.

    Le parti socialiste est sur la même longueur d'onde, par la voix de Martine Aubry. Il a proposé une surtaxe de l'impôt sur les sociétés acquitté par les banques. La surtaxe serait de 15 % et elle en attend un produit de 3 milliards d'euros par an pour abonder le Fonds de réserve pour les retraites créé par Lionel Jospin quand il était à Matignon. La maire de Lille a encore proposé plusieurs mesures de taxation des revenus du capital, les stock-options notamment, qui rapporteraient globalement 19 milliards d'euros dès 2010 et 25 milliards en 2025. L'ensemble des mesures préconisées par le PS permet d'atteindre l'équilibre du système, qui nécessite 45 milliards d'euros à l'horizon 2025, a-t-elle affirmé, Le Monde.fr .

    Il propose aussi une augmentation étalée dans le temps des cotisations salariales et patronales à partir de 2012 ne voulant pas prélever sur le pouvoir d'achat. Cette augmentation serait de 0,1 % sur dix ans pour atteindre 1 %. Cela rapporterait 12 milliards au système des retraites. De plus il s'oppose à un allongement de la durée de cotisation avant 2020. Les socialistes insistent aussi sur l'emploi des seniors, prônant «un rendez-vous tous les deux ou trois ans pour tous les salariés dès 45 ans», une généralisation du tutorat et «une pénalité dissuasive» pour les entreprises réfractaires. Le PS veut aller vers un système de «retraite choisie» avec notamment la création d'un compte temps pour les nouvelles générations, décloisonnant formation, travail, retraite et, pour inciter à travailler plus longtemps, une surcote renforcée. «La pénibilité, travail de nuit, à la chaîne, port de charges lourdes, travail dans le bâtiment, sera prise en compte via une une majoration des annuités permettant de se retirer plus tôt». L'ensemble des mesures préconisées par le PS permet d'atteindre l'équilibre du système, qui nécessite 45 milliards d'euros à l'horizon 2025, Le Monde.fr .

    Comme de bien entendu, la majorité pilonne à la grosse Berta sur ordre de Sarkozy le plan socialiste. Comment ces socialistes ont un plan qui prévoit un financement ils ont osés en protégeant les retraités, ce sont des incompétents, des imbéciles, des pauvres types qui ne comprennent rien à l'économie. Pour Xavier Bertrand, l'ensemble des solutions du PS sont «un tour de passe-passe tellement démagogique que c'en est une insulte au bon sens des Français». L'UMP attaque particulièrement les solutions de financement des socialistes. Ceux-ci proposent de ne pas reculer l'âge légal de départ à la retraite sans l'exclure à plus long terme, mais de trouver des moyens de financement nouveaux, essentiellement auprès des revenus du capital, alors là, c'est un crime, lire la suite ici.

    Deux conceptions de notre société l'une qui met la France dans le trou, il n'y a qu'à se reporter sur la dette qui ne s'est jamais autant accrue que sous ce gouvernement et bien avant la crise, et l'autre qui propose mais que l'on veut écraser.

    Les comptes notionnels à cotisations définies qu'est-ce que c'est, une nouvelle forme de capitalisation pensée par les centristes.

    La retraite par répartition c'est ce qui permet à ceux qui travaillent de payer la retraite des retraités sans aucune distinction dès lors que l'on a atteint le nombre d'années de cotisation, actuellement 40 années et bientôt 41 on obtient le niveau maximal possible en fonction des 20 meilleures années de cotisation pour 50 % du régime général. Avant 1993 le fait de partir à 60 ans avec 37,5 années de cotisation donnait l'assurance de toucher 50 % du régime général sur les dix meilleures années. Le régime actuel est donc un recul notable par rapport à ceux d'avant 1993. Ceux qui combattent le régime par répartition, le seul qui assure une retraite à tous même si elle n'est pas pour beaucoup suffisante, mettent en cause le fait que le nombre de salariés n'est plus suffisant eu égard au nombre de retraités pour financer leur retraite. Seulement. cela ne tient pas compte de l'évolution démographique de notre pays qui peut très bien modifier la donne malgré que l'on vive plus âgés. La tendance est donc de vouloir instaurer une retraite par capitalisation ce qui ferait le bonheur des banques et le malheur des retraités.

    Alors on a inventé les comptes notionnels à cotisations définies, c'est du chacun pour soi, en espérant récupérer pendant la retraite tout ce que l’on a engrangé pendant la vie active. Pour chaque individu, les cotisations versées alimentent un compte «notionnel», c’est-à-dire virtuel. Chaque année, ce compte est réévalué en fonction d’une indexation sur l’inflation, ou l’évolution des salaires, ou le PIB… Au moment de l’âge de départ, ce capital virtuel est divisé par le nombre d’années restant à vivre (selon les prévisions d’espérance de vie) et détermine le montant de la pension annuelle. En fait, un coefficient s’applique, mais la retraite reste proportionnelle aux sommes versées. Cela ressemble à de la capitalisation, avec une logique de rente.

    Le compte individuel de chaque assuré est crédité annuellement des cotisations versées par l’employeur et l’assuré sans que les fonds correspondants y soient réellement déposés, ces comptes sont dits «fictifs» car non capitalisés. Ces régimes continuent de fonctionner en répartition, les cotisations effectivement versées servant à financer les pensions des retraités de l’année en cours.

    Les régimes de comptes notionnels peuvent également fournir des droits non contributifs, notamment pendant les périodes d’éducation des enfants, de service national ou d’invalidité. Le montant de ces droits est calculé à partir d’un revenu reconstitué représentant le niveau de vie du bénéficiaire. Le financement de ces droits est assuré par les pouvoirs publics. Lors de la liquidation des droits, le capital accumulé est transformé en annuité actuarielle, c'est-à-dire que la valeur actualisée de l’ensemble des pensions perçues pendant toute la période de retraite doit correspondre exactement au montant des cotisations accumulées et revalorisées durant la vie active. Le coefficient de conversion du capital virtuel en rente, qui correspond au prix d’achat d’une unité de rente, est appelé diviseur. Celui-ci tient compte de trois paramètres, l’âge de départ à la retraite de l’assuré, l’espérance de vie unisexe de sa génération à cet âge et le taux d’actualisation des pensions.

    En d'autres termes plus directs c'est de la capitalisation sans la nommer puisqu'elle s'applique sur ce que le salarié à versé qui peut très bien ne pas tenir compte des périodes non cotisées pour maladies ou autre. Ce capital accumulé correspond à celui que le retraité bénéfiera sous forme de rente sur lequel un coefficient de conversion sera appliqué pour lui donner la forme d'une rente. Les annuités seront calculées en fonction de l'espérance de vie après la mise en retraite ce qui revient à comprendre que si vous vivez moins longtemps que prévu, ce qui reste en capital n'a pas d'affectation précisée, par contre ce qui paraît certain, si vous vivez plus longtemps que prévu votre rente ne vous est plus versée puisque vous aurez tout utilisé. Une chose en tout cas est certaine la pension de réversion n'existerait plus, c'est donc la très grande misère. Ce régime semble être la réflexion des centristes Nouveau Centre et Modem.

  • DSK le piège socialiste,

    qui caracole en tête des sondages.

    C'est une bonne farce plutôt de droite que de gauche, l'étiquette socialiste ne suffit pas en elle même, il faut encore que l'on constate que DSK l'est dans ses actes, or tout montre le contraire aux yeux d'une gauche de gauche, même si des arguments valables de son comportement au sein du FMI montrent que la rigueur qu'il préconise, par exemple pour la Grèce, ne peut être évitée et qu'elle apparait comme la seule solution pour elle, comme pour d'autres d'ailleurs. L'Espagne venant d'annoncer un ensemble de mesures semblables baisse de 5 % des salaires de ses fonctionnaires et 13.000 suppressions de postes. Le Portugal aussi, gel des salaires dans la fonction publique, suppression de certaines allocations et un vaste plan de privatisation dans les transports, l'énergie les assurances et la poste. La contagion d'une politique d'austérité fait son chemin en mettant l'économie de la zone euro au plus bas, ce qui va à l'encontre de toute croissance, le degré zéro de l'économie quand on n'a plus d'argent on n'achète plus. Et le comble de cette politique est que l'euro poursuit sa chute face au dollar, une dévaluation sans l'avouer mais avec de l'austérité. Or, le FMI, n'a proposé de l'argent à la Grèce qu'au taux de 3,5 % alors que nous prêtons à 5%, ce qui aux yeux de certains montre que DSK est socialiste et que pour d'autres ce n'est pas un argument qu'il l'est, le FMI n'est pas un organisme à faire du profit comme dans une banque. Or, il n'applique que des politiques ultra libérales dont les populations subissent les dégâts collatéraux, baisse des dépenses sociales, d'éducation, au nom de la rigueur budgétaire.

    Caracolant avec les grands de ce monde, multimédiatisé par ses contacts, il ne donne pas le sentiment d'être à gauche, d'ailleurs on ne voit pas de différence entre lui et Sarkozy. Cet aspect le sert au sein de la droite qui le plébiscite pour ceux qui ont assez de Sarkozy déçus par sa politique, mais le dessert à gauche sauf dans son cercle des fidèles socialistes qui voient en lui celui qui peut gagner contre Sarkozy. Cela met en porte à faux la direction de PS qui est bien à gauche, l'investiture DSK serait contraire à la politique de Martine Aubry. D'ailleurs n'a-t-elle pas tout fait avec la coalition de gauche du PS du tout contre Ségolène qui voulait le réformer pour l'ouvrir à d'autres plus au centre, pour la rejeter.

    En outre, cette euphorie actuelle sur DSK est bien orchestrée pour justement le placer comme premier possible de battre celui qui l'a aidé à être si haut placé dans le cercle mondial. Mais elle est plus de droite que gauche et c'est ce qui est mauvais pour lui, car il a besoin de son parti pour être désigné comme le candidat de la gauche, et là, il devra montrer qu'il est vraiment de gauche chose qu'il ne fait pas actuellement soumis au devoir de réserve de par sa fonction au FMI. En outre, ceux à droite qui voient actuellement en lui un successeur à Sarkozy pourraient lui retirer leur préférence s'il venait à montrer qu'il adopte le programme de gauche du PS, et si de plus Sarkozy venait à remonter la pente. Il va pendant une année diriger le G 20 et l'on sait bien que cette fonction lui va comme un gant, il saura s'en servir.

    DSK qui risque de se trouver sans cet appui le jour du vote ce serait finalement le piège de la droite sur le seul présidentiable du PS possédant cette aura économique mais pas politique. La machination de Sarkozy aurait ainsi réussit.

    Il ne sait donc pas encore déclaré pour 2012 laissant planer le doute qui le sert m'ayant pas à prendre position sur les problèmes actuels, on peut donc tout supposer. Or, lors d'un dîner en petit comité avec ses amis il avance pour la première fois son appétit présidentiel, Libération.fr.

    «Révèle ce dîner du 03 février dans un restaurant parisien non loin de l'Hôtel de Ville. L'affaire est sérieuse, je ne veux pas que cette réunion soit rendue publique......».

    Il squeeze ainsi toute critique de droite comme de gauche mais cela ne pourra durer bien longtemps, il lui faudra en avril 2011 prendre une décision. Descendre de son piédestal pour se présenter aux primaires socialistes sera pour lui un coup de poker ou il a plus à perdre qu'a y gagner m'ayant pas l'estampille de gauche de Martine Aubry ni sa cote actuelle d'autant plus qu'elle passe pour avoir remis son parti en ligne. L'éloignement de DSK de la politique du PS ne le sert pas,  bien au contraire, qu'à-t-il fait pour le PS pendant ces années au FMI ? Martine Aubry est la cheville ouvrière de son redressement il est donc logique qu'elle en récolte le fruit. Son poste de secrétaire général lui a été offert par la coalition du tout contre Ségolène avec la condition qu'elle ne briguerait pas l'investiture socialiste. Tiendra-t-elle parole en estimant que ses fonctions actuelles lui sont suffisantes. N'oublions pas que la campagne présidentielle est quelque chose d'éprouvant pendant six mois ou il faut aller d'un coin à un autre de la France, serrer des mains faire des sourires même si l'on n'en a pas envie. Martine Aubry a-t-elle le punch et la santé pour le faire ? DSK me parait très enveloppé il aurait pris 20 kilos et ce n'est pas la volonté qu'il a montré pour gagner lors de la primaire socialiste en 2005 qui fera croire qu'il en veut, et pour être président il faut montrer qu'on veut l'être. Tentera-t-il cette manœuvre se serait descendre de plusieurs crans pour affronter les primaires de son parti, ce n'est pas le genre du personnage. Et s'il venait à être désigné bonjour les dégâts le Front de gauche sous la houlette de Mélenchon ferait feu de tout bois sans parler du NPA. Jean-Luc Mélenchon n'a-t-il pas déclaré si DSK se présente je fais 15 % !

    Le poste de Directeur du FMI est soumis à renouvellement tous les cinq ans de plus selon sa promesse de faire la totalité de son mandat, il est donc exclu de la présidentielle 2012, mais peut envisager 2017. Mais un retour anticipé de 6 mois avant l'élection en 2012 est envisageable ces deux prédécesseurs au FMI ont démissionné prématurément de leur mandat pour retourner à la politique nationale, l'un pour devenir président de l'Allemagne, l'autre pour se présenter aux élections au Portugal. Or, s'il termine son mandat au FMI rien n'est sûr qu'il soit renouvelé à ce poste c'est donc pour lui une situation délicate tant pour la primaire socialiste que pour son poste de directeur général du FMI.

    Il est évident que le choix du FMI par DSK après l'élection de Sarkozy, l'a placé en dehors de la politique nationale, voyant dans la perte de cette élection, puisque non choisit par les primaires de son parti, ce seul recours pour exister comme d'ailleurs d'autres l'on fait, lassés d'attendre une problématique victoire socialiste à la présidentielle. Revenir pour lui après de telles fonctions est hautement hasardeux pour 2012, mais pour 2017 il a toutes ses chances, s'il reste au premier plan politiquement, et non pas seulement économique. Mais il devra prendre une position claire pas assise entre deux chaises lui permettant de pencher d'un coté ou de l'autre suivant la direction du vent.

     

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