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  • D'austérités en austérités,

    l'effet domino ?

     

    Après la l'Irlande, la Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Angleterre, la France qui ne veut l'avouer mais qui le fait aussi et maintenant l'Italie, le virus contamine les pays de la zone euro. Tous comme un seul conduisent face à leur dette,

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    la même médicamentation la réduction des services publics, la réduction des salaires des fonctionnaires, pour certains pays comme l'Espagne c'est aussi l'augmentation de impôts. Pour l'Italie cela va jusqu'à réduction des salaires des ministres ainsi que la réduction des hauts salaires entre 90.000 et 130.000 euros par an et les subventions aux partis politiques divisées par deux, mais en plus elle met en œuvre un plan pour lutter contre l'évasion fiscale associant même les communes. Le but est d'économiser 24 milliards d'euros. Enfin tous mettent l'austérité comme solution à la dette qu'ils ont faite pour regagner la confiance des marchés. Aux dernières informations le Danemark tant vanté pour la solidité de son modèle social, est à son tour touché par la vague de rigueur qui parcourt l'Europe. Alors devant un tel désastre on serait tenté de dire que les gouvernements de ces pays sont mauvais puisqu'ils ne savent que rendre leur pays plus misérable encore, car il faut bien l'avouer ces plans ne vont pas faire revenir la croissance, une économie plate n'est pas porteuse de croissance, est-ce que finalement cette austérité générale n'est pas la pire des choses d'autant que l'euro ne cesse de poursuivre sa chute.

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    Le journal des finances

    Et le CAC 40 chute de 3,24 % comme toutes les valeurs boursières. En fait ce que font les spéculateurs sur l'euro est bénéfique puisqu'ils le font chuter pour l'ajuster à sa vraie valeur, ce qui pour nous est bon dans la mesure où nos valeurs exportatrices seront moins élevées. Certes nos importations seront plus chères, mais comme nous consommons moins le bilan devrait être positif.

    La zone euro vit-elle ses derniers jours, comme le prédisent depuis longtemps les économistes eurosceptiques ? La nouveauté, depuis quelques jours, tient au fait que les engrenages qui pourraient aboutir à l’éclatement de l’euro se mettent en place sous nos yeux, c’est ce que dit, avec d’autres, le Nobel d’économie en 2001 Joseph Stiglitz .

    Une sommité ex-conseiller économique du président Bill Clinton, 1995-1997, et ex-chef économiste de la Banque mondiale, 1997-2000, connu pour ses positions critiques sur les grandes institutions financières internationales, la pensée unique sur la mondialisation et le monétarisme. Pour lui l'austérité mène au désastre. En adoptant la monnaie unique l'Europe s'est privée de deux instruments économiques qui sont le taux de change et les taux d'intérêts, c'est évident on le voit maintenant. Que sont en train de faire les spéculateurs sinon d'adapter le taux de change de l'euro au dollar. Quand aux taux d'intérêt ils sont fonction de notre crédibilité à réduire notre dette, donc à la croissance. Or ces plans de rigueur ne nous rendent pas crédible, il suffirait d'un soulèvement populaire pour que tout s'écroule. Il faut bien comprendre que les gouvernements sont sur la corde raide, les marchés financiers le savent bien.

    Pour Joseph Stiglitz, l'Europe veut un plan coordonné d'austérité, et si elle continue dans cette voie, elle va au désastre. L'Europe aurait besoin de solidarité, d'empathie. Pas d'une austérité qui va faire bondir le chômage et amener la dépression. Aux États-Unis, quand un État est en difficulté, tous les autres se sentent concernés. Nous sommes tous dans le même bateau. C'est d'abord et avant tout le manque de solidarité qui menace la viabilité du projet Européen. Il a le même langage que DSK en prônant le fédéralisme. Les États membres de l'UE n'ont pas tous les mêmes croyances en termes de théorie économique. Nicolas Sarkozy a eu raison de faire pression sur Angela Merkel pour la forcer à payer pour la Grèce. Nombreux sont ceux qui, en Allemagne, s'en remettent totalement aux marchés. Dans leur logique, les pays qui vont mal sont responsables et doivent donc se débrouiller. Pour lui, l'Europe devrait créer un fond de solidarité, ce fond serait alimenté dans des périodes économiques plus clémentes, il permettrait d'aider les pays en difficulté lors des problèmes quand ils surgissent. C'est ce que le plan des 750 milliards propose par l'intervention de la BCE comme banque de l'euro, mais est-il financé, nous devrions lui apporter 90 millions ?

    Pour Joseph Stiglitz la chute de l'euro est une bonne chose, c'est ce qui peut arriver de mieux à l'Europe. C'est à la France, et plus encore à l'Allemagne qu'elle profitera le plus. Mais la Grèce et l'Espagne, pour qui le tourisme est une source de revenus importante, en seront également bénéficiaires.

    Mais enfin, il faut bien comprendre que nos dirigeants ont fait de graves erreurs par l'élargissement ils n'ont pas tenu compte des problèmes que cela pouvait poser sur l'euro. Une Europe fédéraliste à 27 n'a aucune réalité économique tant sont différentes les économies. Nos dirigeants sont les grands responsables de cette crise de l'euro, car si nous étions «entre nous», c'est à dire des pays aux économies voisines les spéculateurs sur l'euro y regarderaient à deux fois sachant qu'une communion d'intérêt est possible. L'Allemagne s'est fait tirer les oreilles par ce qu'elle ne voulait pas aider la Grèce, mais il faut se rappeler qu'elle ne voulait pas son intégration dans l'Union.

    La zone euro a déjà éclaté en une zone forte, Les échos.fr , et une zone faible. L'Allemagne et dans une moindre mesure la France empruntant à des taux plus bas qu'avant la crise. Les taux Allemands à dix ans sont au plus bas de l’histoire ! Symétriquement, la zone faible est asséchée soit totalement, c’est le cas de la Grèce coupée des marchés de capitaux, soit à petit feu, Portugal, Espagne, etc.... En créant une ligne de partage des eaux entre ces deux zones euro, les marchés entérinent non pas la mort de l’euro, mais de l’idée qui était derrière, à savoir la convergence économique entre les pays de la zone, d’où devait naître un jour une union politique, mais est-ce possible sans l'Italie à l'origine de la C.E.E ? Il faut donc attendre que cette crise de l'euro se stabilise pour voir clair, mais je reste à penser qu'un groupe, le noyau dur, se formera, c'est indéniable. Ce serait finalement une bonne chose ne pouvant faire une fédération à 27.

  • Une règle d'équilibre des comptes publics.

    voilà ce que Sarkozy veut mette en place avant de partir.

    Ceux qui nous gouvernent

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    AFP/Laurent Cipriani, Le Monde.fr

    Le président Sarkozy, entouré du premier ministre François Fillon (à g.) et de Gérard Larcher, président du Sénat, jeudi 20 mai à l'Elysée.

    N'est-ce pas qu'ils ont l'air intelligents ! Si l'on s'attendait à quelque chose, et bien ce n'est pas à cette annonce pour le moins curieuse de la part d'un gouvernement qui n'a jamais été autant dépensier et dont la qualité majeure est d'avoir augmenté la dette de la France dans des proportions jamais égalées. On pourrait dire c'est une galéjade, mais non à voir la tête de nos chefs. C'est au cours d'une conférence sur nos déficits à l'Élysée le jeudi 20 mai que Sarkozy a eu la superbe idée d'inscrire dans la Constitution à partir de 2012 l'obligation pour chaque gouvernement  de se fixer, en début de chaque législature, un objectif de déficit structurel sur cinq ans. Nous sommes plus forts que les Allemands, eux l'ont fait pour 2016 pour limiter leur déficit structurel 0,35 % du PIB. Pour Sarkozy, c'est mieux puisque ce sera à chaque nouveau gouvernement de définir le solde budgétaire entre les recettes et les dépenses qu'il souhaite sur cinq ans. Attention, maintenant nous devrions élire nos représentants avec des vues de voyance afin de choisir ceux qui sont capables de prévoir sur cinq ans tout ce qui peut survenir comme impondérables comme par exemple ce que Sarkozy n'a pas su prévoir le crash de la finance et maintenant celui de l'euro.

    Ce serait au Conseil Constitutionnel de veiller au respect de l'engagement et de rappeler à l'ordre le gouvernement. Soyons sérieux, si le gouvernement ne respecte pas ses engagements avec raison que peut faire le Conseil Constitutionnel, dissoudre le gouvernement ? Mais pourrait-il aussi aller jusqu'à mettre fin au mandat du président de la république non ! Soyons sérieux, une telle loi ne peut que s'avérer impossible d'application pour la simple raison que si les Français seraient contraints de revoter pour leurs députés, non seulement ils pourraient réélire les mêmes et de plus rendre ainsi encore plus ridicule le Conseil Constitutionnel. Quand au président de la république élu au suffrage universel, il est intouchable n'ayant fait aucune faute Constitutionnelle le contraignant à partir. Ce truc ne tient pas debout. Le déficit public Français est aujourd'hui équivalent à 7,5 % du produit intérieur brut (PIB). Il pourrait atteindre 8,2 % cette année. Le gouvernement s'est engagé auprès de la Commission européenne à le ramener à 3 % en 2013, s'il est encore présent.

    Par ce biais, Sarkozy veut tout simplement envoyer des signaux de fermeté a l'Allemagne et aux marchés financiers. En effet ces marchés ont de plus en plus de mal à accorder des crédits aux États, la crise Grecque le démontre, de plus l'Allemagne insiste pour la mise en place en Europe de règles plus contraignantes sur le déficit public des États, et Sarkozy à trouvé cela tout seul, alors qu'il sait bien que ce qu'il veut faire est irréaliste, mais si cela marchait ? Nos finances ne doivent pas être en bon état pour être contraint d'engager une telle absurdité. Le problème que l'on est en droit de se poser en cas de changement de majorité et de président de la république est-ce que la nouvelle direction devrait se sentir contrainte par une loi scélérate qui viendrait à limiter ses possibilités d'action. En somme une telle loi, votée par un gouvernement majoritaire devenant minoritaire pourrait-il contraindre un nouveau gouvernement majoritaire à son application ?

    Pour Dominique Rousseau , professeur de droit public à Montpellier I, «la Constitution n'a pas à définir le contenu des politiques publiques». Pour lui, l'objectif de se fixer un déficit public lors d'une nouvelle législature ne changerait pas grand-chose et cette annonce arrive au mauvais moment. Une telle obligation existe déjà dans le pacte de stabilité et de croissance adopté par les pays de la zone euro. Ce pacte a une valeur normative et il est supérieur à la loi des États. Il oblige les gouvernements à maintenir leur déficit en dessous de 3 % du PIB et leur dette publique en dessous de 60 %. C'est une obligation communautaire qui s'accompagne de mécanismes de surveillance et de sanctions. Or, ni la France ni les autres pays ne la respectent. Et pour cause, c'est un objectif très contraignant. Ce n'est pas un hasard si le traité de Lisbonne prévoit de l'assouplir. En d'autres termes ce que veut faire Sarkozy c'est donner le change au cas où nos finances seraient en triste état l'obligeant à recourir aux marchés financiers. En outre du point de vue juridique, le professeur Rousseau clame une telle loi n'aurait pas sa place dans la Constitution. Elle a pour objet de déterminer un cadre à l'intérieur duquel sont menées les politiques publiques. Elle n'a pas à en définir le contenu. Si c'était le cas, ça ne servirait plus à rien d'aller voter, puisque les politiques publiques seraient déjà inscrites dans le marbre. Telle qu'elle a été présentée, la modification voulue par le chef de l'État dépasse la matière constitutionnelle.

    Vouloir faire inscrire une loi dans la Constitution dont on ne sait si elle pourrait être tenue est d'un farfelu inimaginable, comment pourrait faire un gouvernement soumis à une telle loi si dans quelques années un crash financier surviendrait ! Et le comble est que François Bayrou estime qu'il faudrait consulter les Français par référendum sur la réduction des déficits, et dire qu'il veut être notre président !

    Le Conseil Constitutionnel n'a pas à s'initier dans les déficits publics, il n'a pas été fait pour cela.

    Pour Martine Aubry Nicolas Sarkozy est le roi des déficits, depuis 1945 jamais le pays n'a été aussi endetté ! «S'il avait écouté nos propositions sur le plan de relance, nous n'en serions pas là». Tance Martine Aubry, pour qui au lieu de résoudre les problèmes de pouvoir d'achat des Français, de leur redonner confiance en l'avenir, le président, trouve une fois encore un dérivatif de communication».

    Nicolas Sarkozy à par ailleurs souhaité être favorable au vote par le Parlement du programme de stabilité qui est transmis à la Commission européenne. Ce vote interviendrait avant l'examen du projet de loi de finances, qui, lui, a lieu à l'automne. Cette proposition s'inspire des pré-conclusions d’un groupe de travail mis en place par M. Sarkozy en janvier et animé par Michel Camdessus, l’ancien directeur général du Fonds monétaire international. Là on rentre de pleins pieds dans une gouvernance de l'Europe au niveau du parlement puisque ce projet propose de se baser pour la loi de programmation pluriannuelle sur le programme de stabilité décidé par la Commission. Et si l'on ne peut pas comment fait-on ? Il est prévu également plus de contraintes sur les dépenses d'assurance maladie. L'objectif national de dépenses d'assurance-maladie (Ondam) devra «s'infléchir», a indiqué Sarkozy. Il «sera fixé à 2,9 % en 2011 et 2,8 % en 2012». Il était de 3,3 % en 2009 et est fixé à 3 % cette année.

    Tout ceci nous montre de sombres jours quand on connait la misère actuelle de nos hôpitaux et les ridicules remboursements de nos frais de maladie ou pratiquement presque plus de médicaments sont remboursés.

    Comment faire confiance à ce gouvernement quand aujourd'hui, lundi de Pentecôte, journée pour les personnes âgées après la canicule de 2003 très bien gérée par le gouvernement Raffarin de l'époque ayant à son tableau de chasse 15.000 décès pour mémoire. Monsieur Jean-François Mattéi ministre de la santé s'était parfaitement distingué dans la gestion de ce désastre, rappelez-vous. Or, le gouvernement Raffarin avait décrété le lundi de Pentecôte travaillé au profit des personnes âgées, et bien ou sont les milliards récoltés ?

    Cette initiative rapporte plusieurs milliards à l'État, 2,29 en 2008 et 2,21 en 2009. Deux milliards d'euros seraient cumulés depuis 2004. Aujourd'hui, les crédits ne sont pas dépensés intégralement et sont affectés à d'autres fins, alors que cet argent devrait être utilisé dans l'urgence à l'aide aux services à domicile pour les personnes âgées, affirme Pascal Champvert, président de l'AD-PA. Le secteur est sous la menace de licenciements, de nombreuses associations d'aide aux personnes âgées ne parviennent pas à s'en sortir faute de moyens. Depuis 2004, 2 milliards d'euros cumulés ont été utilisés à d'autres fins. Une partie de notre budget s'évapore, ce n'est pas acceptable.

    Et Sarkozy devenu le Monsieur rigueur nous montre que rien ne l'arrête dès lors qu'il peut préserver son bouclier fiscal et sa loi Tepa, et le capital pour son objectif d'assainissement des déficits de l'État !


  • Quelle eau buvons-nous ?

    Difficile à définir tant sont variables les pollutions des sols !

     

    Toutes les eaux que nous buvons proviennent des sols qu'elles soient dites minérales ou simplement potables comme l'eau du robinet. Elles sont puisées soit à la source qui s'écoule du sol soit dans le sol qui reçoit l'eau de pluie mais aussi les eaux rejetées salies dans nos rivières, nos cours d'eau, nos lacs, nos bassins enfin tout ce qui permet de se débarrasser de l'eau que nous utilisons pour milles usages domestiques et industriels. Ces eaux lorsqu'elles sont captées, pompées, dans les nappes phréatiques ou dans des eaux de surface, n'ont pas toutes la même nocivité, je ne veux pas écrire la même pureté, car elles ne sont pas pures sauf quelques eaux de source dans des régions propres ou leurs passages dans les sols et les roches, qui leurs ont servit de filtre, leurs ont donnés des qualités nutritives dont notre corps à besoin, calcium, potassium, magnésium, sodium, bicarbonate. Elles peuvent être utilisées médicalement sans épuration si elles ne sont pas salies à la captation. Les eaux de sources Cristaline, Beaupré, Mont Dore, Chanflor sont souterraines non traitées naturellement potables et répondant à la législation des eaux potables. L'eau Cristaline est d'ailleurs très voisine de l'eau de Paris en propriétés. Il en est qui ne peuvent être bues par ce que trop sulfureuses, trop chargées en éléments leur donnant parfois un gout d'œuf pourrit mais pouvant servir à des bains rhumatismaux ou à des cures dans les stations thermales. Une grande quantité des eaux de source est utilisée en bouteilles pour la boisson courante comme l'eau d'Evian pour les bébés par ce que légère, l'eau de Vittel, Contrex, Hépar pour le foie, Badoie pour la digestion, l'eau de Vichy vendue en pharmacie n'est pas conforme aux recommandations des eaux potables trop saline, elles sont dites minérales et sont utilisées en eaux de table. Le tableau ci dessous donne les caractéristiques de certaines eaux de boisson.

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    C'est un document montage tiré de la référence «L'eau que nous buvons».

    En dehors de ces eaux minérales, l'eau potable du robinet, est quelque soit son origine, sa qualité sanitaire est voulue la même dans toutes les régions. C'est en fait grosso modo vraie mais si on pousse très loin l'analyse ce n'est pas tout exact simplement par ce que les traitements sont variables et dépendent des matières dissoutes lors de la traversée des terrains. L'eau se charge et intègre un peu tout ce qu'elle trouve, on sait bien que la mémoire de l'eau mémorise son histoire bien que controversée. La filtration n'est jamais parfaite et beaucoup filtre l'eau du robinet ce qui n'est pas sans servitude. Par exemple en Alsace l'eau est potable pratiquement sans aucun traitement, alors qu'à Nantes puisée dans la Loire il faut un traitement plus important. Il n'en reste pas moins vrai que l'eau courante en France passe pour être le produit alimentaire le plus contrôlé. Les normes concernent 56 critères biologiques et bactériologiques chimiques et couleurs. En France les seuils garantissant sans affecter la santé à long terme sont vingt fois inférieurs à ceux préconisés par l'Office Mondial de la santé, OMS. Le problème majeur est que l'eau du robinet contient des nitrates utilisés dans les engrais. Ils s'infiltrent dans le sol et polluent les sources d'eau, les nappes phréatiques, rivières et lacs. Une fois dans notre corps, ils affectent notre santé sur le transfert de l'oxygène.

    Or, on peut se poser la question l'eau du robinet est-elle potable ? Selon l'OMS 1,5 million d'enfants meurent chaque année de maladies transmises par l'eau, mais on n'en est pas là dans les pays développés. Aux pesticides on trouve maintenant des résidus médicamenteux. Les contaminants de l'eau sont donc nombreux, outre les traces excessives de nitrates et de pesticides en Eure-et-Loir et en Seine-et-Marne, on trouve une présence élevée de radon dans le Massif central, et d'aluminium et de résidus de médicaments dans de nombreuses autres régions. De ce fait, le ministère de la santé a commandé un rapport sur la présence éventuelle de médicaments.

    «Il y a un mois et demi, l'Association santé environnement France (ASEF), qui regroupe près de 2 500 médecins, a lancé une étude, «de nombreuses mamans me demandent quelle eau elles doivent mettre dans le biberon de leur bébé», souligne le docteur Patrice Halimi, secrétaire général de l'ASEF et chirurgien pédiatre. «Nous avons démarré des analyses sur dix sites Français pour détecter d'éventuelles traces de médicaments (antidouleurs, oestroprogestatifs, antidépresseurs...) qui seraient potentiellement toxiques. L'idée n'est pas de faire peur, mais les premiers résultats semblent inquiétants, indique le docteur Halimi. Les pouvoirs publics  doivent prendre en compte la question des stations d'épuration, poursuit le docteur Pierre Souvet, président de l'ASEF», tiré de la référence Le Monde 21 mai 2010.

    Le docteur Alain Ragon, pharmacien et responsable du Laboratoire des eaux du pôle uro-néphrologie de l'hôpital de La Conception, à Marseille, n'est pas plus rassurant, «les médicaments étant par définition des composés ayant la capacité d'avoir un effet physiologique spécifique à de faibles concentrations, il est tout à fait possible que des cocktails de différents médicaments puissent se retrouver dans l'eau du robinet et poser des problèmes d'intoxication chronique, explique-t-il. C'est un problème sérieux dont les effets sont très difficiles à démontrer».

    Soucieux du problème, le ministère de la santé a commandé un rapport sur la présence éventuelle de résidus de médicaments dans l'eau du robinet, qui sera rendu d'ici l'été. «Même si les doses sont homéopathiques, c'est important d'en savoir plus sur les quantités, les types de médicaments et les effets possibles», indiquait, lundi 17 mai, Didier Houssin, le directeur général de la santé.

    C'est donc très alarmant.

    Alors que faut-il faire, filtrer l'eau, les filtres Brita sont utilisés mais il faut changer la cartouche de charbon actif assez souvent elle élimine le chlore et certaines molécules organiques, et avec une résine échangeuse d'ions qui élimine la dureté. L'autre solution serait de faire bouillir l'eau d'une durée de 10 à 15 minutes pour tuer les bactéries ou les virus éventuels. En revanche l'ébullition n'élimine pas les métaux lourds et les pesticides.

    Quelle est l'autre solution en présence d'une eau douteuse, c'est évidemment l'eau en bouteille, mais c'est plus cher. Quels sont les prix de l'eau .

    En France, le mètre cube d'eau potable coûte entre 1 et 6 € selon les endroits. À Paris, l'eau coûte 2.69 €/m3 en janvier 2007. Cette grosse différence tient compte surtout de l'éloignement entre le lieu de distribution et la source ou l'usine de traitement d'eau potable, et de l'infrastructure, qui peut être minimale pour une source captée dans ou à proximité d'un village. La valeur moyenne devrait se trouver en 2007 autour de 3 € par mètre cube. Par comparaison, voici quelques prix. Ceux des eaux en bouteille sont les prix moyens par litre en «grande surface» (Leclerc, Auchan, Champion et autres) en janvier 2007.

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    Ce document est un montage tiré de la référence «L'eau que nous buvons» .

    L'eau Cristaline est la moins chère du marché, 57 fois plus tandis que pour la Badoie c'est 323 fois plus.

    De solution miracle il n'y en a pas, de même qu'une pollution de nos sols moins intensive il ne faut pas rêver, nous sommes donc condamnés par suite de notre développement anarchique à une pollution de notre eau de plus en plus importante ainsi qu'une amélioration de nos usines de traitement pour éliminer les produits médicamenteux. Le coût de l'eau du robinet ne peut donc qu'augmenter certes pas au point d'atteindre celui des eaux minérales. Le problème qui se pose également est celui à long terme de l'effet sur notre corps de ces pesticides et autres saletés qui bien, qu'en quantités très faibles, mais absorbées pendant des décennies peuvent engendrer des maladies mettant en cause notre potentiel de vie. Nous n'avons pas de données médicales scientifiques sur ce point, nous ne savons rien. Une chose paraît au moins logique, moins on boit l'eau du robinet même si elle et garantie très potable par l'OMS, moins on diminue à long terme notre fragilité aux attaques microbiennes de toutes sortes.

    Ce qu'il paraît souhaitable c'est de faire tout à l'eau du robinet et ne boire de l'eau minérale que pour sa soif, d'ailleurs à l'hôpital on vous donne de l'eau minérale, c'est bien un signe.

    Vous pouvez compléter votre information sur les références : D'ou vient l'eau que nous buvons ?, L'eau que nous buvons, Santé quelle eau boire ?

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