Avertir le modérateur

- Page 5

  • Le sexe est avant tout une question politique,

    mais surtout économique !

     

    C'était le 08 mars la centième journée internationale des femmes et de nombreux articles ont été écrits et des commémorations ont lieu pour qu'elles soient traitées à l'égal des hommes, problème récurent qui nous concerne tous. Les femmes seraient donc moins bien traitées que les hommes soyons sérieux, allez voir dans les pays musulmans par exemple au Yémen, et même dans des pays plus proches de nous civiquement, chez nous elles ont tous les droits, il suffit simplement qu'elles veuillent s'imposer ce qui, pour beaucoup, ne le souhaitent pas.

    Elles sont bien supérieures aux hommes et je pense que dans de nombreux domaines, elles les surpassent. N'est-ce pas elles qui souvent prennent la parole dans des manifestations, dans des meetings, elles ont plus que les hommes une facilité d'expression. Indépendamment de leur condition féminine qui leur confère une longévité supérieure à celle des hommes de plusieurs années, leur problème réside dans le fait qu'elles sont à travail égal moins payées qu'eux, mais c'est un problème patronal, qui pour des raisons de profit, les paie moins c'est tout. Cela n'a rien a voir avec une discrimination quelconque de la part des hommes, sauf probablement pour des machos.

    Il est des domaines ou elles excellent comme par exemple celui de la santé, de la justice, dans de nombreuses administrations, mais aussi dans beaucoup d'autres ou elles ont pris la place des hommes et ceux-ci trouvent cela tout naturel. Il y a bien entendu des exceptions, c'est comme partout, rien n'est parfait ou le machisme s'exprime par sa force musculaire, mais beaucoup de femmes aiment bien. Certaines d'entre elles aiment la virilité des hommes, rejetant ceux qu'elles jugent insuffisamment masculin.

    Il fut un temps ou les femmes ne travaillaient pas, elles étaient à la merci des hommes n'ayant pas de ressources personnelles, mais le monde à bien changé. Elles n'étaient dévolues qu'à la maternité, les enfants et les tâches ménagères, ce temps est bien révolu. Elles ont acquis tous les droits civiques, administratifs, économiques et s'il reste deux domaines ou le masculin prédomine, ce sont la politique et la religion, et certains métiers comme le bâtiment, la mécanique industrielle, l'industrie lourde des métiers ou les dextérités manuelles et force physique s'expriment mais dès lors que le travail est plus accessible dans le secrétariat, la comptabilité, les banques, elles occupent toutes les places.

    Le domaine politique leur est difficile pour au moins deux raisons, la première la plus importante est qu'elles ne sont pas majoritairement intéressées par cette activité, pour elles c'est une affaire d'hommes. Combien de fois n'ai-je pas entendu lors de la campagne présidentielle de Ségolène Royal que la fonction présidentielle est une affaire d'homme indépendamment des vertus de la personne. La seconde tient au fait qu'elles sont femmes et que de ce fait elles sont la terre qui donne la vie, n'est-il pas ce qu'il y a de plus beau ! De ce fait, pour elles, leurs enfants passent avant tout, elles sont donc le lien de la famille ce qui l'unit autour du père, alors elles n'ont pas le temps de faire de la politique, qui est d'ailleurs bien décevante, elles ont assez de travail avec leur propre emploi et leur charge familiale.

    La seconde tient à la religion, nous le savons, il n'y a rien de plus machiste que la religion. Nous ne sommes pas prêt de voir une femme prêtre voire évêque, quand à un cardinal ce n'est pas sérieux, et pour un Pape ce serait une révolution. Alors elles sont dans des cloîtres comme sœurs dans des institutions religieuses ou elles apportent leur douceur leurs soins, mais toujours sous le chef qui est l'évêque. Cela est aussi vrai pour les autres religions. C'est donc toute une domination de l'homme par le fait religieux. Notre difficulté actuelle tient à ce machisme bien ancré depuis des siècles dans notre culture qui n'évolue pas avec l'évolution du monde. Mais en France, depuis la séparation de l'église et de l'État, c'est à dire de la laïcité par la loi de 1905 du député socialiste Aristide Briand mettant fin au Concordat Napoléonien de 1801 régissant les rapports entre le gouvernement Français et l'Église catholique, qui proclamait la liberté de conscience et garantissait le libre exercice des cultes, l'église a vu son influence se réduire mais aussi à cause de son archaïsme d'un autre temps. Mais nous savons que les lois ne sont que le début d'une évolution et qu'il faut du temps pour que leur esprit s'intègre dans les mœurs surtout lorsque l'asservissement de la femme est cultivé de génération en génération.

    Il y a encore peu de temps une femme ne pouvait obtenir un compte en banque sans autorisation du père ou du mari, c'est la loi de 1965 qui leur en donne le droit ainsi que celui de travailler sans autorisation du mari ou du père. Puis ont suivit la légalisation de la contraception en 1967, puis celle de l'avortement en 1975. Elles étaient de part l'acte de mariage contraintes de suivre leur époux, elles n'avaient pas le droit de vote et ce n'est qu'en 1906 que Paul Duchaussoy présente le premier projet de loi à l'Assemblée nationale pour le rétablir après avoir été aboli à la révolution. Ce n'est qu'en 1945 le 29 avril qu'elles votent pour la première fois aux élections municipales, c'est à dire toute juste 65 années. C'est peu pour que telles évolutions soient bien ressenties, mais que de chemin n'ont-elles pas déjà parcouru !

    Alors l'article posté dans le Monde.fr sous le titre «Le sexe est avant tout politique » de la philosophe Elsa Dorlina auteure de «Sexe, genre et sexualité : introduction aux philosophies féministes» (PUF), dresse un état des lieux du féminisme à l'occasion de la 100e journée internationale des droits des femmes.

    C'était pour elle une occasion en or de montrer son érudition dans ce chat du 8 mars ou le mouvement de libération des femmes ne se sent plus. J'ai noté à la lecture des mots savants, lesphobe, transphobe, hétéronormativité, masculinisme, hominisme, de quoi impressionner. J'ai le sentiment que ces femmes font plutôt peur aux hommes et que ce n'est pas de cette façon qu'ils risquent de s'engager dans leur mouvement, sans que pour autant, ils soient contre. Par exemple quand elle dit :

    «Lorsqu'on s'intéresse à la question de l'éducation et de la socialisation «générées», c'est-à-dire tous les dispositifs qui concernent la «fabrique» des petites filles et des petits garçons comme deux groupes partageant des valeurs et des privilèges distincts, on s'aperçoit que tout reste à faire. Prenons par exemple les catalogues de jouets à Noël, regardons les dernières études relatives à l'orientation des enfants et des adolescents selon le sexe».

    Cette philosophe écrit mais ne définit rien. Or, il est évident, que les garçons et les filles ont des valeurs distinctes, que les jouets, qui ne sont pas étudiés par des imbéciles, ne sont-ils pas adaptés justement par ce que leur penchant est différent de celui des garçons, sans cela il n'y aurait qu'un seul sexe ? Il est aussi évident que les femmes ont des aptitudes que les hommes n'ont pas, par exemple dans la couture, l'habillage enfin tout ce qui concerne le tissu. S'il y a deux sexes c'est qu'ils sont complémentaires pour faire un tout, l'un apportant à l'autre ce qui lui manque.

    Autre exemple,

    «Le masculinisme constitue majoritairement un courant réactionnaire qui considère que les mouvements féministes sont responsables d'une crise de la masculinité et de la perte par les hommes d'un certain nombre de privilèges».

    Le masculinisme l'opposé du feminisme ne chercherait qu'à pourvoir l'intérêt des hommes comme le feminisme celui des femmes et serait un courant majoritaire réactionnaire ? Il y a certainement des deux, mais qu'elle est leur importance ? Le problème est qu'elle ne définit pas ceux qui pratiquent le masculinisme, et celles qui pratiquent le feminisme en connaissez-vous, moi pas ? C'est donc un peu tout le monde par égoïsme sans que cela soit discriminatoire.

    «Le féminisme renvoie, bien au contraire, à une minorité, à un groupe social discriminé en raison de son sexe (de la même façon que certaines minorités racialisées ont été opprimées en raison de leur prétendue race ou couleur)».

    Que le féminisme représente une minorité c'est bien vrai, il n'y a que les intellectuelles ou celles qui prétendent l'être qui font du bruit, mais les femmes dans leur totalité ont bien d'autres soucis ne serait-ce que celui de travailler pour manger et vivre, elles n'ont pas de temps à perdre dans ces considérations philosophiques qui ne sont que des faire valoir d'un milieu favorisé ou elles n'ont rien d'autre à penser.

    Donc pour cette philosophe, le sexe serait-il avant tout une question politique ? A vous de juger.


     

  • Etre bien payé,

    qu'est-ce que c'est ?

     

    C'est un article du blog de Jean-François Kahn publié sur Marianne 2 qui a retenu mon attention. Sujet de débat intéressant pour lequel il n'y a pas de données précises à partir d'une certaine valeur des revenus de notre travail sur l'ensemble de notre existence dès lors que l'on peut vivre décemment. On ne peut plus prendre pour comparaison, si l'on veut être objectif, le salaire mensuel ou annuel, après en avoir définit ses bases tant le salaire, pour certains, résulte d'une somme d'avantages difficiles à cerner, sans considérer le salaire au cours de l'activité salariée avec la retraite qui en résulte, par suite de l'évolution de notre société, et de l'accroissement de la durée de la vie. Le salaire n'est plus le seul paramètre en termes de comparaison, il faut y associer le type d'activité suivant qu'elle est porteuse dans le temps ou appelée à disparaître ainsi que la sécurité d'emploi dans l'établissement ou l'on travaille. La qualité de vie n'est pas que du salaire elle est aussi la pérennité de l'emploi ainsi que les conditions de travail.

    On comprend bien que nous ne pouvons plus, comme il y a des dizaines d'années, considérer qu'une activité salariée engagée à notre jeunesse nous apporte au cours de notre vie un revenu salarial retraite comprise nous permettant une existence assurée, la sécurité d'emploi que nous avions n'est plus assurée. Nous ne pouvons plus et nous ne savons plus quel métier choisir pour être sûr que sur notre vie nous ne seront pas plusieurs fois chômeur, contraints de changer d'entreprise et même de métier, pour vivre tout simplement. Nous ne savons pas non plus si le pouvoir d'existence de notre salaire ne subira une érosion telle qu'il ne suffira plus même à celui qui travaille de vivre décemment.

    Tout est donc remis en cause, et pour une personne de mon âge qui a connu une certaine stabilité, les salariés doivent se résigner à se remettre en cause, à changer de métier, voire de région, même de pays pour assurer leur existence là, ou il y a du travail. On peut se demander pourquoi ? C'est bien simple, après la seconde guerre nous étions quelque chose comme 40 millions actuellement nous sommes 64 millions pour le même territoire. Même si notre industrie s'est développée par son automatisation et même si le PIB s'est toujours maintenu voire à même accru au cours de ces 70 années, et même si, nous avons 3.849.200 demandeurs d'emplois dans les catégories A,B,et C en France métropolitaine à fin 2009, et plus de 8 millions de personnes hors du circuit de l'emploi soit 13,4% de la population, nous ne pouvons donner à tous un travail rémunérateur.

    L'Européanisation instaurée par l'Union Européenne et même la mondialisation oblige les entreprises à délocaliser pour assurer des coûts de production compétitifs, nous n'y échapperont pas, la concurrence est rude. L'exemple de Total faisant des supers bénéfices est révélateur, il ferme une raffinerie ce qui est inacceptable quand on a de tels profits, mais s'explique par suite de la baisse de consommation liée aux réformes Sarkozy, ainsi qu'à la crise et à la préservation de l'environnement conduisant à moins consommer de produits pétroliers. On s'enferme dans une impasse si l'on ne prévoit pas de solution de rechange qui compensent les pertes d'emplois correspondantes.

    Dans ces conditions d'emplois être bien payé ne veut plus rien signifier sauf pour une certaine catégorie de salariés

    Pour un jeune qui entre en activité ce contexte d'incertitudes permanentes et il l'intègre, mais pour beaucoup ce n'est pas possible ne pouvant se remettre en question par ce que la vie ne peut se faire sans une certaine stabilité. Nous avons huit millions de gens qui galèrent dont beaucoup sont sous le seuil de pauvreté à 908 €, et même qui vivent de mendicité, il faut bien comprendre que le terme être bien payé ne signifie plus rien si l'on n'y associe pas une durée de vie et un emploi pérenne dans un établissement sûr.

    Cette analyse n'a pas été abordée par Jean-François Kahn se contentant de définir un salaire de 2.400 € mensuels comme étant celui à partir duquel 20 % seraient les mieux payés. 2.400 € mensuels ne sont pas définis sont-ils bruts ou nets c'est à dire charges sociales déduites ? Dans l'administration on parle toujours salaires nets et dans le privé salaires bruts, la différence est parfois de 30 % ce n'est pas rien. S'il s'agit de salaires nets également pour le privé cela donne un salaire brut d'environ 3120 € mensuels, c'est le salaire d'un cadre confirmé. Pour Jean-François Kahn, les fonctionnaires dans la fonction publique d'État auraient vu leur salaire n'augmenter que de 0.1 % entre 2002 et 2007 alors que dans le privé elle serait de 0.6 %. Et dans la fonction publique hospitalière, ils auraient reculés de 0,3 % ? La encore le salaire n'est pas défini quand l'on sait que les fonctionnaires ont des primes qui ne sont pas comptées en tant que salaire.

    La comparaison public privé que l'on fait souvent est pour justifier que les fonctionnaires seraient moins bien payés à niveau égal pour les catégories moyennes et inférieures est un non sens si l'on n'y associe pas les avantages d'un emploi stable, ce qui ne serait plus le cas pour beaucoup d'entre eux. Depuis quelques temps le harcèlement au départ en retraite des salariés âgés au delà de la cinquantaine est monnaie courante, ce qui explique les suicides que l'on constate par le stress instauré à l'obligation de changer de lieu de travail qui pose des problèmes familiaux d'autant que trois refus consécutifs conduisent au licenciement. Mais aussi la compétitivité, rentabilité à court terme, évaluations individuelles, suppressions de postes conditionne les suicides à France Télécom, Renault, PSA, Thalès.

    La fonction publique n'est plus ce qu'elle était, les départs en retraite à 70% du salaire sur les 6 derniers mois d'activité ne seront plus qu'un souvenir, puisque que dans le privé ils sont à 70 % sur la base des 25 meilleures années, ce qui revient à une retraite misérable.

    Malgré cela beaucoup de fonctionnaires ont encore un emploi assuré eu égard aux salariés du privé dont on constate de plus en plus la fermeture de leurs établissements pour raison de délocalisations et perte d'activités rentables. Mais la situation fonctionnarisée est encore loin d'être celle du privé, de sorte que, la comparaison des salaires ne signifie rien de réel. De plus, le salaire n'est pas le seul paramètre à prendre en considération avec celui de la retraite et de la sécurité d'emploi, il faut y associer les avantages offerts par les comités d'entreprise qui sont sans commune mesure eu égard à ceux du privé qui n'en n'ont aucun pour plus les petites entreprises représentant 80 % du tissu industriel.

    Alors Jean-François Kahn n'a rien vu, ou n'a rien voulu analyser se contentant de montrer sur son blog que ceux qui se déchaînent contre les fonctionnaires devraient y regarder à deux fois. Certes tous les fonctionnaires ne sont pas tous des nantis, mais dans le privé c'est encore bien pire, ce n'est certes pas une raison, mais c'est un argument qui compte dans cette comparaison.

    Ce que l'on peut dire c'est qu'en France nous avons une telle disparité de rémunération et d'avantages liés, primes, sécurité d'emplois, retraites, qu'il est difficile de faire une comparaison objective, mais je reste persuadé que beaucoup souhaiteraient travailler dans la fonction publique plutôt que dans le privé.

  • Les deux boucliers,

    Qu'est-ce que c'est ?

     

    Ils sont aux extrêmes de notre communauté, en haut le bouclier des riches en bas le bouclier de pauvres dont on se rend compte qu'il s'agrandit avec plus de pauvres en même temps que celui des riches s'alourdit de plus en plus de riches encore plus riches. En fait l'écart entre les deux boucliers ne cesse d'augmenter. D'un coté il y a eu en 2009 environ 16.500 «riches» qui ont reçus 586 millions par l'effet du bouclier fiscal, déclaration de Christine Lagarde jeudi 1er avril. Et parmi ces riches 99 % payent l'ISF ce qui en fait corrige sans l'avouer ses effets, une façon cachée d'agir pour ne pas que les Français connaissent le fond de l'action de ce bouclier. En 2008 c'était 583 millions, cela commence à faire beaucoup même pour que des membres de la majorité demandent à ce qu'il soit revu voir supprimé, mais ce n'est pas le pire celui de heures sup défiscalisées est, en 2009, pour 676 millions d'heures soit, 2,7 milliards d'euros dont 2,1 milliards pour la sécurité sociale, et de plus il est couteux en emplois. En 2008 il représentait 727 millions d'heures.

    Pour Alain Lambert sénateur UMP le bouclier fiscal mène tout droit à l'abîme et ne veut pas de Sarkozy en 2012.

    «Si le président de la République n’est pas seul en cause dans l’échec des régionales, il l’est pour une partie non négligeable. Et il a eu le grand tort de ne pas le reconnaître avec humilité devant les Français». «Un homme dont le premier geste une fois élu fût d'aller au Fouquet's !»

    Vendredi 2 avril, le parlementaire a publié, sur le site web de la chaîne Public Sénat , une tribune au vitriol contre le chef de l'Etat. Et quel ne fut pas mon émoi quand a commencé le concert des hypocrites, dès le lendemain du scrutin, pour dire qu’il restait notre sauveur à tous et qu’il fallait surtout nous rassembler derrière lui, l’irremplaçable candidat pour 2012.

    Mon avis est qu’aujourd’hui il n’est pas en situation de faire gagner nos idées en 2012. Alors, à quoi sert-il de le lui faire croire ?

    Alain Lambert juge donc nécessaire que «ceux qui sont capables d’assumer cette fonction se préparent à prendre la relève, s’il vient à dévisser complètement, ce qui n’est pas totalement à exclure». «Faisons simple, pourquoi les Premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et François Fillon ne se rencontreraient-ils pas pour envisager toutes les éventualités ?» propose-t-il. Et voila il suffit qu'une élection soit perdue et de quelle manière pour que l'on jette dehors celui qui a fait gagner en 2007, jugeant qu'il ne peut plus le faire. L'UMP serait-elle pire que les socialistes ?

    Cette injustice, suivant ce que ce bouclier fiscal induit chez chacun d'entre nous associé aux autres avantages liés à une forte explosion des revenus, a conduit de 2004 à 2007 à une augmentation de 28 % du nombre de personnes dépassant les 100 000 euros constants de revenu par unité de consommation et de 70 % du nombre de celles au-dessus du seuil à 500 000 euros. C'est donc une période d'avant la crise pour laquelle Jacques Chirac et Dominique de Villepin sont aussi en cause. Tel est le double constat dressé par l'Institut national de la statistique et des études économiques, Insee, dans l'édition 2010 de son étude sur Les revenus et le patrimoine des ménages, rendue publique jeudi 1er avril.

    riches.1270315981.jpg

    Cette évolution est d'autant plus frappante qu'elle va de pair avec une stabilité des inégalités de niveau de vie pour 90 % de la population.

    Plus on est riche, plus on a des sources de revenus diversifiées. C'est bien connu on ne prête qu'aux riches. Deux grands groupes émergent toutefois chez les plus aisés, ceux dont les revenus sont liés essentiellement à leur activité, par exemple des cadres dirigeants, des PDG ou des professions libérales, et ceux dont les revenus sont liés majoritairement à la détention d'un capital. Au passage, l'Insee note que les revenus des plus riches sont imposés en moyenne à 20 % alors «qu'en appliquant le barème progressif de l'impôt sur le revenu» et les abattements, ils devraient l'être à 36 %. Les niches fiscales leur profitent. Qui sont ces riches ?

    Ils sont plus âgés et plus urbains que la moyenne. Les 45-64 ans sont sur-représentés dans cette population. Ce n'est guère surprenant, ils sont à l'apogée de leur carrière, ont pu accumuler un patrimoine et avoir hérité d'un de leurs parents, l'effet de la loi Tepa accentue encore par suite de l'exonération des droits de succession ce déséquilibre avec l'ensemble des Français.

    Le bouclier des pauvres c'est 13,4 % de la population soit 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté, c'est à dire moins de 908 euros par mois en 2007. Ce seuil correspond à 60 % du niveau de vie médian qui était lui-même de 1 510 euros par mois, en hausse de 2,1 % en euros constants par rapport à 2006. Le niveau de vie correspond au revenu disponible des ménages en fonction de leur composition et il est attribué à chacun des membres qui en font partie.

    Le niveau de vie annuel moyen s'établissait à 21 080 euros en 2007. Le niveau de vie médian est celui qui divise la population en deux, la moitié étant au-dessus et l'autre en dessous. Les familles monoparentales, les personnes vivant dans un ménage immigré et les chômeurs sont les plus exposés au risque de pauvreté, montre l'étude chiffres à l'appui.

    Les familles monoparentales, le plus souvent constituées d'une mère et de ses enfants, sont les plus touchées, plus de 1,6 million de personnes sont ainsi concernées. Plus de 30 % des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale sont confrontées à la pauvreté, soit une proportion 2,3 fois plus importante que l'ensemble de la population. A l'inverse, seuls 6,7 % des couples sans enfant vivent sous le seuil de pauvreté. Chez les personnes vivant au sein d'un ménage immigré, le taux de pauvreté s'élève à environ 36 %, supérieur de 25 points à celui de la population des ménages non immigrés. Le même taux, de 36,4 % exactement, se retrouve dans la population de chômeurs. «Parmi les actifs, le risque d'être pauvre est 4,7 fois moins élevé pour ceux qui sont en emploi que pour les chômeurs», relève l'Insee. Je note au passage que nombreuses sont les personnes âgées qui ont des revenus inférieurs à 908 euros par mois, cela ne me paraît pas avoir été pris en compte dans cette étude.

    Quel pays avons-nous fait ? et Sarkozy de déclarer qu'il faut attendre les bienfaits de sa politique, invraisemblable comment peut-on remettre sur pieds une telle inégalité entre les Français. La politique de Sarkozy est claire, elle est pour les riches et quand il annonce qu'elle portera ses fruits il ne définit pas de quels fruits il s'agit. Pour redresser une telle situation il faut des années et je rejoins Martine Aubry quand elle déclare qu'un mandat présidentiel de 5 ans est insuffisant pour remettre un peu d'ordre dans notre pays. Quand Sarkozy déclare que la fiscalité est trop lourde, il ne définit pas pour qui ? En fait elle est trop lourde pour les riches. Par exemple le revenu de solidarité active, RSA, est financé par un impôt nouveau de 1,1 % sur les revenus fonciers et de l'épargne. Cet impôt est payé par tous ... sauf ceux qui sont protégés par le bouclier fiscal. Autre réforme, les droits de succession, qui concerne 3 % des plus riches, et l'impôt de solidarité sur la fortune, la baisse de la TVA sur la restauration, le refus de s'attaquer sérieusement aux niches fiscales...Sont des faits marquants de la politique ruineuse de Sarkozy engagée exclusivement aux riches.

    Toutes ces mesures vont dans le même sens, reporter la fiscalité des plus riches vers les moins riches. Il est donc important de ne pas limiter le débat au bouclier fiscal, mais de considérer la politique fiscale dans son ensemble. Le bouclier fiscal n'est rien comparé au coût des heures supplémentaires défiscalisées, et aux niches fiscales qui coûtent 73 milliards d'euros pour 480 niches correspondant à 4 % du PIB, voir ici et ici.

    Nous ne sommes pas seuls dans cette situation, si les pays industrialisés n'ont pas autant de niches fiscales, les réformes chez nous et la crise mondiale ont mis notre économie à plat. Les établissements financés ont reçu plus de 1.000 milliards de dollars d'aides gouvernementales sans que les États prennent par à la gestion de ces établissements financiers. Cette gestion a eu pour conséquence l'augmentation de la dette publique, il faut bien emprunter pour prêter, et cette augmentation de la dette constitue un argument de chantage pour nous faire payer par des reculs sociaux cette dette et ce déficit. Mais le comble, ce sont les distributions de bonus qui s'élèvent en 2009 à 1,75 milliards d’euros de primes pour les traders des banques Françaises, 20,3 milliards de dollars par les sociétés de Wall Street, en augmentation de 17% par rapport à 2008 !

    Nous serons de plus en plus pauvres pendant que les riches seront de plus en plus riches l'effet des deux boucliers.

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu