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  • Présidentielles 2012 suite 4,

    Ségolène Royal.

     

    Cette femme est tout un programme, elle rassemble à la fois tout ce qu'il y a de bon et de mauvais dans l'espèce humaine, l'amour, la haine mais aussi la compassion pour le combat qu'elle s'est engagé à faire, devenir la première présidente de la république Française, quelle prétention, mais quelle chalenge !

    En fait connaissons-nous bien cette femme et ce qu'elle à fait de sa région ? Elle a été tellement dénigrée et accusée d'incompétence que l'on ne s'est pas interrogé sur ses réussites. Elle a été ministre de l'environnement du gouvernement Bérégovoy et s'est attachée aux questions du traitement et de recyclage des déchets des nuisances visuelles et sonores liées au problème de l'eau, elle fait voter une loi de juillet 1992 sur le traitement et le recyclage des déchets. En terme de politique environnementale, elle place sa région à la pointe du développement durable ce que d'aucuns reconnaissent même ses adversaires. Elle y développe un plan d'énergie solaire avec l'installation de panneaux solaires photovoltaïques sur le territoire régional qui vise à accroître la production décentralisée d'énergie renouvelable. Pour 2012, ce sont plus de 600.000 m2 installés pour plus de 400 millions d'investissement et une puissance de 65 MW. De plus, elle a développé une filière de production de voitures électriques dont le premier véhicule régional «le simply-city» est entré en novembre dans les ateliers de son constructeur «Eco et Mobilité» et il sera monté dans l'usine d'Heuliez début 2010. Elle prévoit un plan après pétrole par l'adoption de mesures concrètes pour l'emploi le pouvoir d'achat et l'environnement. Pour la production d'eau potable la création d'un programme volontariste de la reconquête de la qualité des eaux pour l'alimentation en eau potable.

    Elle n'est donc pas si cruche que d'aucuns le prétendent, et d'ailleurs beaucoup regrettent parmi les articles publiés sur internet que finalement voyant l'hécatombe Sarkozy qu'elle ait été battue aux élections présidentielles de 2007, elle aurait fait bien mieux que lui.

    Elle attend donc une retombée de son travail dans sa région lui permettant une brillante réélection, condition essentielle pour revenir au premier plan en montrant à tous les qualités positives de son ouverture fortement critiquée par les directions des partis. Au Modem elle a offert cinq places éligibles au premier et second tour, mais aussi aux Verts ou trois d'entres-eux l'ont rejointe, elle n'en reste d'ailleurs pas là puisqu'elle à fait une offre pour quatre places aux radicaux de gauche, voire les communistes ainsi qu'à des syndicalistes. De ce fait, elle se concentre exclusivement depuis quelque temps à cette élection qui pour elle est d'enjeu national. Dans ce temps, ne concentrant plus les médias, sa cote de popularité n'est que de 11 % parmi les sympathisants au parti socialiste selon un sondage BVA- Orange- France-inter-l'Express du 27/01/10 pour 27 % à Martine Aubry. Mais n'est-elle pas pour certains la perdante de la fraude au PS lors de l'élection de Martine Aubry au poste de secrétaire nationale alors que sa liste était arrivée la première. Et Georges Frèche de déclarer le 11 février au Grand journal «vous savez très bien que Ségolène Royal avait gagné l'élection des militants, on la lui a volée», mais c'est vrai qu'il n'est plus en cour au parti socialiste. Se consacrant à sa région, elle est volontairement oubliée par les médias alors que cette femme a obtenu 16,8 millions de voix en 2007 ce qui est illogique, et ceci dans un but de booster une candidature DSK ou de Martine Aubry en mettant en ligne la formation d'un couple contre nature politique.

    Son comportement politique fait qu'elle est inclassable, assise entre deux chaises, socialiste de cœur mais réaliste sachant très bien que pour gouverner il faut faire des compromis, seul rien de possible. Ce fait enrage à la fois le Modem pour lequel elle a fait de nombreuses avances électorales, toutes ont été refusées, mais aussi son camp qui a demandé qu'elle respecte ses engagements vis à vis des socialistes, «il est pour nous inacceptable que la liste déposée lundi ne respecte pas le vote des militants» qui affirme que six des onze militants devraient figurer sur la liste de vingt noms qui en cas de victoire enverrait un minimum de 12 conseillers au conseil régional. En fait d'autres socialistes qui n'ont jamais été candidats font leur apparition !

    Ce trait de caractère elle le tient de son enfance pour laquelle elle a toujours déclaré qu'elle n'a pas été heureuse. En butte à un père autoritaire et conservateur très à droite lieutenant colonel d'artillerie de marine chevalier de la légion d'honneur et fils du général de brigade Florian Royal polytechnicien et officier de la légion d'honneur elle s'est construite dans la rébellion dans cette famille de 8 enfants, ou les femmes ne devaient pas faire d'études mais être au service des hommes. C'est donc une femme qui en veut et se bat en bousculant le microcosme politique par ses propos déconcertant pour par exemple le pardon pour les paroles humiliantes du discours de Sarkozy à Dakar.

    «Quelqu'un est venu ici vous dire que «l'Homme africain n'est pas entré dans l'histoire». Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et, je vous le dis en confidence, qui n'engagent ni la France, ni les Français, a-t-elle déclaré le lundi 6 avril devant plusieurs centaines de personnes réunies au siège du Parti socialiste sénégalais, à Dakar».

    C'est de l'anti Sarkozisme au féminin, mais c'est vrai qu'il a tenu des propos dégradants pour le peuple Africain ce que son parti accepte en mangeant son chapeau, et que les médias n'ont pas osés montrer l'importance humiliante qui s'en dégageait.

    Mais elle est aussi capable de proposer lors de la campagne présidentielle le service civique obligatoire, ce qui souleva une nuée de protestations. Or, que constate-t-on aujourd'hui que le gouvernement reprend cette idée pour laquelle il envisage un financement de quelques 500 millions d'euros pour 75.000 jeunes en 2014 pour un engagement de 6 mois ou un an voire deux ans pour un projet éducatif.

    Finalement, son principal atout n'est pas son parti mais les Français qui, peut être, verront en elle un avenir différent de celui que propose Sarkozy qui n'a montré que misère, dette, et chômage avec en plus l'injustice sociale.

    Âgée de 57 ans Marie Ségolène Royal est titulaire d'une licence en sciences économiques, diplômée de Science Po et de l'ENA promotion Voltaire au 95ème rang et bien entendu avocate comme tous ceux qui ont le même cursus enseignant. L'on est en droit de penser qu'elle sera réélue dans sa région, mais aussi que, quoique sera la décision de son parti pour l'investiture socialiste, elle se présentera a l'élection de 2012 quitte à affronter un socialiste, le problème pour elle sera de trouver les moyens financiers pour soutenir sa candidature si elle n'est pas désignée.

    La suite de cette série des élections présidentielles de2012 sera sur Dominique de Villepin.

  • Présidentielles 2012 suite 3,

    Martine Aubry.

     

    La dame des 35 heures, cette étiquette lui collera à la peau encore pendant des années par le fait que finalement elle a eu tord d'être en avance sur son temps. Mais aussi la CMU tant critiquée par la droite et refusée d'application par de nombreux praticiens privés. Que de critiques n'a-t-elle eues, quelle traversée du désert après avoir été battue de 1044 voix le 16 juin 2002 par le candidat UMP Sébastien Huyghe dans cette 5ème circonscription du Nord réputée imprenable par la droite, elle fondera d'ailleurs en larmes. Mais en juin 2007 elle est brillamment élue députée et en mars 2008 elle emporte la mairie de Lille en intégrant dans sa majorité des membres du Modem, ce qui montre le paradoxe de ce parti critiquant Ségolène Royal de le faire et l'acceptant pour Martine Aubry. Ces politiciens socialistes sont incohérents.

    Les 35 heures tout un programme alors que nous serions l'un des pays qui travaillons le plus, mais aussi celui qui distribue le moins le travail favorisant des heures supplémentaires défiscalisées et laissant à la porte des entreprises les chômeurs.

    Au fameux Congrès de Reims du 14 au 16 novembre 2008 du parti socialiste ou se sont déchirés les éléphants ne trouvant qu'une cohésion «tous contre Ségolène Royal» qui avait vu sa liste arriver la première devant celle de Bertrand Delanoë et de Martine Aubry. C'est donc par 102 voix d'écart dans une élection sujette à de nombreuses irrégularités avec une majorité hétéroclite que Martine Aubry prend la direction du parti socialiste par défaut à la suite de la démission de François Hollande. Ségolène Royal se trouvant de ce fait mise en marge de son parti. Poussée par l'aile gauche du PS, ils y avaient mis comme condition que Martine Aubry ne brigue pas l'investiture socialiste pour la présidentielle ce qu'elle a accepté et d'ailleurs, elle ne s'en n'est jamais démentie jusqu'à présent, préférant se consacrer à son parti. Sa candidature est donc incertaine ce qui laisse toutes les suppositions allant jusqu'à ce que les sondages se plaisent à présenter un couple DSK Martine Aubry sur le postulat qu'il aurait l'étoffe et elle les valeurs. C'est probablement tout le contraire qui est le plus envisageable, elle aurait à la fois l'étoffe et les valeurs de gauche que DSK n'a pas dans l'hypothèse d'une victoire de la gauche avec ces personnalités, et puis un sondage ne fait pas une élection. Or, depuis cette consultation aux élections régionales les 14 et 21 mars, elle se déplace pour soutenir les candidatures socialistes, et après un diner à Bruxelles le 10 février avec les premiers ministres socialistes Européens. Elle avait, la veille, en Alsace, apporté ses encouragements aux socialistes qui veulent faire basculer cette région à gauche, montrant ainsi une image, changée, souriante de chef de parti de plus en plus sur d'elle et convenant à une femme présidentiable.

    D'autre part, avec DSK, ils ne s'apprécient pas tout, Martine Aubry incarnant jusqu'au bout des ongles les valeurs de la gauche, n'oublions pas qu'elle a milité à la CFDT et qu'elle est diplômée des sciences sociales, on ne se refait pas. De ce fait, elle pourrait prendre DSK sous certaines conditions, si elle venait à être élue, ce n'est pas une femme qui transgresse ses opinions. Cette position en tête du PS la place évidemment sous le feu médiatique, et elle éclipse les autres prétendants socialistes, DSK étant à part, comme je l'ai souligné dans l'article le concernant. Il est au loin ce qui booste sa position m'ayant pas à prendre position sur la politique actuelle vivant sur son passé tandis qu'elle est aux affaires ce qui l'expose mais aussi la rend plus forte. Il faut bien voir que cette femme mène de front à la fois la gouvernance socialiste ce qui n'est pas une mince affaire, voir mon article Aubry face à la réalité, et celle de la mairie de Lille, de plus eu égard aux fonctions qu'elle exerce et qu'elle a exercé, DSK ne fait pas le poids n'ayant qu'été maire de Sarcelles et conseillé régional. Elle a donc du potentiel. Rompue aux joutes politiques elle a réponse à tout, c'est une battante.

    Les régionales sont pour elle soit un tremplin pour affermir son leadership sur le PS mais aussi pour la gauche toute entière, ou une perte de crédibilité sur sa gouvernance, les socialistes ont plus à perdre qu'à gagner. Or, les sondages sont prometteurs pour le PS, il faut dire que la politique de Sarkozy y est pour beaucoup, il porte la responsabilité de nos déficits abyssaux en ayant favorisés les classes les plus aisées qui n'en avaient pas besoin en fait, c'est donc plus le désamour de Sarkozy avec l'opinion que l'action socialiste bien qu'ils ont eu à l'Assemblée le pouvoir de contrer la politique de l'UMP c'était la moindre des choses. Rappelons nous la taxe carbone, la seule opposition socialiste est venue de Ségolène Royal, Martine Aubry à des modalités près était d'accord.

    Martine Aubry envisage des primaires en 2011, or, si elle est candidate, elle l'emporte à coup sur, comment l'envisager autrement, elle aura mis son parti sur les rails, et DSK est bloqué jusqu'en novembre 2012 au FMI, a moins qu'il démissionne pour un avenir très incertain, il n'aura pas la préférence socialiste.

    Or, si tel est le cas, il y aura deux femmes socialistes pour affronter le suffrage des Français en 2012, Martine Aubry et Ségolène Royal qui ira jusqu'au bout de sa volonté et n'acceptera pas de s'incliner devant elle. Et si Martine Aubry ne se présente pas et que François Hollande serait choisi, nous pourrions assister à un duel extra familial avec Ségolène Royal, ce qui ne manquerait pas de piquant. On ne voit pas dans les deux cas ce qui politiquement pourrait les différencier ? Une solution pour elle serait qu'elle s'incline devant le père de ses enfants ce qui serait un juste retour des choses.

    Quand à son honnêté, elle est exemplaire, sincère oui, avec un look à la Angela Merkel dont d'aucuns disent qu'elle lui ressemble. A 60 ans cette année elle est en pleine possession de ses moyens. Outre son diplôme de l'institut des sciences sociales du travail elle à fait l'ENA promotion Léon Blum et sort administratrice civile au ministère du travail et des affaires sociales.

    La suite des présidentielles 2012 portera sur Ségolène Royal.

  • Présidentielle 2012 suite 2,

    Dominique Strauss-Kahn

     

    Satellisé au FMI par la volonté de Nicolas Sarkozy une façon d'écarter un opposant de valeur sachant entre autre qu'un tel poste ne peut se refuser, Dominique Strauss-Kahn n'en fini pas d'être présent sur la scène politique Française alors qu'il ne fait rien pour, tout au moins de visible, d'autant plus qu'il ne sait pas engagé pour une investiture socialiste, se réservant d'y réfléchir plus tard suivant les circonstances. Pour lui la question ne se pose pas s'il désire terminer son mandat au FMI. Or, nous savons que Martine Aubry va engager les primaires socialistes en 2011 et que le mandat de DSK au FMI se termine en novembre 2012 après les élections présidentielles. Il risque donc de passer à coté s'il reste ferme sur cet objectif. Pour participer à ces primaires, il faudrait qu'il démissionne du FMI c'est un risque à la fois de perdre cette importante fonction pour une incertitude politique, le fera-t-il, je ne pense pas.

    Mais il a de bons et fidèles partisans parmi les socialistes ainsi qu'au Modem et même dans des formations politiques à droite ou il recueille plus de partisans qu'au parti socialiste considérant sa compétence en matière économique. En fait DSK, n'est pas que de gauche il est aussi de droite, mais probablement plus de droite que de gauche aux yeux de beaucoup, on ne peut avoir cette aura si l'on est entièrement de gauche, cela peut constituer un handicap certain lors de l'investiture socialiste ou Martine Aubry parfaitement de gauche talonne DSK sur des sondages nationaux et le dépasse parmi les socialistes. DSK est crédité de 52 % d'intention de vote confronté à Sarkozy qui serait à 48 %, tandis que Martine Aubry serait battue par Sarkozy par le même score mais inversé, cela montre bien l'importance à la fois de ratisser large en étant finalement un entre deux c'est à dire un social démocrate de droite.

    Au PS, il n'est pas en tête, Martine Aubry est préférée de deux points devant DSK et est créditée de 27 %. Or, on voit bien, depuis les élections régionales, que la sociale démocratie est la grande perdante tous les partis qui s'en prévalaient, ils ont été battus par la droite moins consensuelle et plus nationaliste d'apparence. La tendance est donc à l'affrontement droite gauche, la situation politique actuelle de notre pays conduit à ce combat, d'ailleurs l'écroulement du Modem le montre, ce qui confirme ce que l'on constate aussi depuis de nombreuses décennies avec l'UDF, succédant au mouvement républicain populaire MRP. De ce fait les chances de DSK de battre Sarkozy si elles apparaissent actuellement dans les sondages sont à prendre avec beaucoup de prudence.

    DSK n'est pas apprécié par la gauche et plus encore à la gauche de celle du PS, ce n'est pas un homme politique représentant cette classe sociale. Il faut aussi considérer que son absence de la scène politique ou il n'a pas eu l'occasion de s'exprimer lui permet de rester sur sa lancée de l'investiture socialiste ou beaucoup ont regretté que finalement ce ne soit pas lui qui représente la gauche, estimant qu'il aurait battu Sarkozy, ce n'est pas mon avis. S'il se présente il lui faudra se découvrir, et là est le problème s'il opte pour la poursuite de la politique menée en déclarant qu'il faut faire une politique de rigueur qui serait sur le dos des Français, espérant qu'elle ramènera la croissance ce qui est faux, il se tue à gauche, et s'il déclare faire une politique de gauche, il se tue à droite, il vaut mieux qu'il reste au FMI.

    Cette absence créée au parti socialiste un paradoxe eu égard à Martine Aubry qui a la charge de le remettre sur de bons rails, et si la victoire socialiste se confirme aux élections régionales elle se présentera la meilleure pour la gauche, et il serait tout à fait normal que, dans ce cas, elle en tire le fruit. De plus, sur le plan politique pur il n'est pas à sa hauteur et même pas au niveau de Ségolène Royal n'ayant jamais dirigé une région. Il n'a été que conseillé régional et maire de Sarcelles, Val-d'Oise, et cela constitue une prise pour la droite s'il venait à être le candidat socialiste. Il ne suffit pas d'être un bon économiste, il faut aussi être un bon politique.

    Aux yeux de nombreux socialistes en allant au FMI, il a déserté son parti au moment ou il était dans une situation critique, il a préféré prendre la main tendue de Sarkozy que de rester avec ses compagnons, d'aucuns ne lui pardonneront pas. Quelle politique peut-on attendre de DSK ? Probablement la même que celle de Sarkozy, c'est d'ailleurs pour cela qu'il est plébiscité à droite plus qu'à gauche. Ses solutions à la crise seraient orthodoxes d'après le blog de Malakine. sur Marianne 2. fr. Assainissement du système bancaire par de nouvelles injections de fonds publics plutôt que par sa nationalisation, rétablissement rapide de l’équilibre des comptes publics par la croissance plutôt que par des hausses d’impôts sur les plus riches, recherche de débouchés par la compétitivité à l’export et plutôt que rupture vers un système protectionniste. Pour Malakine le système médiatique le pousse aux yeux de l'opinion et il aurait le profil rêvé pour gérer la crise et l’après crise, suffisamment orthodoxe pour rassurer les élites économiques sur l’absence de réformes trop profondes du système, et suffisamment progressiste pour faire accepter au peuple un programme d’ajustement structurel d’après crise destiné à rétablir l’équilibre des comptes et retrouver la «compétitivité».

    On ne peut en effet être directeur du FMI et avoir un esprit de gauche, la gestion de la crise mondiale consiste à aider les pays en difficulté en resserrant les dépenses, cela se faisant toujours sur le peuple et jamais sur les banques. DSK incarne ces élites économiques et quand on sait qu'elles ne cessent de se tromper sur la gestion de la crise en nous susurrant que nous allons sortir du tunnel alors que c'est faux, sans jamais évoquer une seule fois que cette crise est d'abord celle des reformes de Sarkozy appauvrissant les finances de l'État, et considérant toutes l'argumentaire de gérer ses dépenses sans jamais considérer que la première des choses à faire est de donner du pouvoir d'achat et non de la misère pour relancer la croissance. L'exemple de mai 68, certes c'est loin, mais il est révélateur. L'argumentation était la même et il a fallu cette révolte et les accords de Grenelle pour que la croissance revienne, nous n'avons depuis jamais obtenu autant de croissance qu'à cette période. Les augmentations obtenues ont boosté la consommation. DSK ne fera pas autre chose que Sarkozy mais il bénéficiera de l'avantage supposé qu'il serait en mesure de redresser notre économie ce qui ne peut être obtenu sans une refonte de notre système d'imposition par la suppression des avantages donnés par le bouclier fiscal et la loi Tepa.

    DSK est âgé de 60 ans diplôme de HEC, de l'IEP de Paris et docteur es sciences économiques de l'Université de Paris X, mais il a échoué à l'ENA ce qui ne l'empêche pas d'y enseigner après d'avoir été reçu au concours de l'agrégation de l'enseignement supérieur en sciences économiques en 1977.

    Son avenir, est donc incertain même si actuellement il est largement donné meilleur pour battre Sarkozy, mais comment pourrait-il le faire, n'a-t-il pas reçu de lui ce poste au FMI ? Il ne peut que lui en tenir de la gratitude et de ce fait, il ne peut être retenu parmi les socialistes même si son courant le pousse ce qui sera insuffisant trop à droite et de connivence avec Nicolas Sarkozy. La raison voudrait qu'il reste au FMI un poste bien plus sécurisant honorifique et bien rémunéré que l'incertitude d'une élection présidentielle. Que ferait-on à sa place ?

    La suite des présidentielles 2012 portera sur Martine Aubry.

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