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  • Philippe Seguin une voix de la république s'est éteinte.

    La justice de Dieu, la même pour tous, mais qui nous marque par la perte d'un grand républicain .

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    Il avait l'envergure d'un grand président de la république.

    Il a traversé ma vie comme un exemple d'homme politique qui du fond du pays natal de sa famille à Bagnols-en-Forêt dans le Var à su, par la culture républicaine qu'il a reçue, rester dans ses principes d'égalité, de fraternité et de justice alors que d'autres de son parti les ont oubliés. Fils adoptif de la république, pupille de la Nation, et gaulliste de gauche dans un parti de droite dominé par Balladur du temps du RPR sous Jacques Chirac, ou la marque de Charles de Gaulle a disparue, n'est pas le meilleur moyen d'accéder aux responsabilités suprêmes. Et sa traversée du désert à partir de 2002 lorsqu'il refuse d'intégrer l'UMP après sa démission du Conseil de Paris faisant suite à sa défaite contre le socialiste Bertrand Delanoé pour la mairie de Paris, il réintègre la Cour des comptes son poste d'origine de la haute fonction publique, et il en devient en 2004 premier président, poste très honorable certes mais sans pouvoir. Il a préféré le départ plutôt que l'abandon de ses principes. Mais poste qui lui allait comme un gant, ou sa culture républicaine de respect des institutions mais aussi des deniers des Français lui a permit des rappels au gouvernement sur les équilibres des comptes de la nation, largement bousculés par notre président Nicolas Sarkozy. N'était-il pas devenu le premier opposant à Sarkozy par ses rappels sur la dette de l'Etat, sur la réforme des institutions en montrant que l'on ne pouvait pas tailler dans les effectifs sans réfléchir aux missions qu'ils assurent, et sur l'argent prêté aux banques ? Mais aussi sur les sondages de l'Elysée, le coût de la présidence de l'Union Européenne et puis sur l'UPM et les dépenses inconsidérées de l'Elysée, sans oublier la TVA sur la restauration qu'il trouvait mal documentée sur les garanties d'emplois. En outre, il a su préserver l'indépendance de cette institution dont on voit maintenant à la suite de son décès son importance. RPR mais à gauche comme Pierre Mendès France l'a été à gauche, même parcours retirés de la vie politique par ce qu'ils croyaient en l'État, en sa valeur républicaine, droit dans leur engagement sans jamais déroger à leur conviction de justice comme sont les hommes de gauche. Les propos de Julien Dray qui a bien connu Philippe Seguin lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale, dit de lui, s'il avait connu François Mitterrand bien avant, et pour lequel il avait beaucoup d'estime, il serait socialiste.

    Pour lui seule la république maintient la cohésion de l'État et tout ce qui est contre le bien du peuple est contre la république. Jamais il n'aurait fait les réformes que Sarkozy entreprend sans penser aux conséquences pour les Français. Pourquoi, par ce qu'il est venu de rien et qu'il a seul fait une carrière politique exemplaire. Son père tué par les Allemands alors qu'il avait six ans, et qu'il reçoit, à Tunis son pays de naissance, sa médaille militaire et sa croix de guerre. Dans un cahier relié vert consacré à la mémoire de son mari, sa mère Denise a laissé quelques mots à son «petit Philippe». «Voilà, mon fils, la fin de ton papa. Suis son exemple de bravoure. Sois à son exemple brave, courageux, bon, honnête. Je te laisse ses notes et toutes nos lettres. Voilà ton héritage». Avec un tel enseignement on ne peut être mauvais par ce que l'on ne peut se détacher de cet héritage. Il refusa la légion d'honneur par ce que son père ne l'avait pas eue, estimant qu'il était plus méritant que lui. Il a combattu le traité de Maastricht par ce qu'un gaulliste digne de ce nom ne peut concevoir la perte de souveraineté de son pays, mais il a aussi, contre son camp, soutenu l'abolition de la peine de mort, en fait il a toujours été en marge de son parti.

    «L’Europe que l’on nous propose n’est ni juste, ni libre, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution, 1992 est littéralement l’anti 1789 » Philippe Seguin.

    Tout le monde se souviens à la suite d'un discours mémorable à la tribune de l'Assemblée nationale contre la ratification du traité de Maastricht, il est choisit par François Mitterrand pour un débat télévisé à la Sorbonne le 03 septembre comme contradicteur au sujet de ce traité pendant la campagne référendaire, ou seul, contre les ténors de son parti, il a défendu une certaine idée de la France, regroupant dans cet engagement le front National, Charles Pasqua avec 56 RPR sur 126 , les communistes, les socialistes souverainistes de Jean-Pierre Chevènement, une poignée d'UDF et les souverainistes. Dans ce débat, il montre sa crainte d'une Europe trop libérale, ce que nous constatons maintenant dans cette Union Européenne à 27 ou seul les intérêts commerciaux comptent au détriment des personnes.

    Président de l'Assemblée nationale en avril 1993 après la victoire de la droite aux législatives, son combat consiste à protéger l'autonomie des parlementaires face au gouvernement. Il instaure le vote électronique, rendant impossible la pratique jusqu'alors tolérée de vote par procuration en masse, et il déclare que nul ne sera écrasé par personne. C'était un tenor de la politique qui ne mâchait pas ses mots, un tribun. Au cours de ses années de Ministre des Affaires sociales et de l'Emploi et de président de l'Assemblée nationale, Philippe Séguin et François Mitterrand vont, malgré leurs divergences politiques, se lier d'un profond respect et d'une grande amitié.

    Lors de la campagne présidentielle de 1995, Philippe Séguin apporte son soutien sans compter à Jacques Chirac. Il joue un rôle-clé puisqu'il est l'un des inspirateurs du discours de Jacques Chirac sur la fameuse «fracture sociale» avec Henri Guaino. Mais contrairement à ce qu'il espérait, Philippe Séguin n'est pas nommé Premier ministre, une fois Jacques Chirac élu président de la République et c'est un de ses concurrents de toujours, Alain Juppé, qui est nommé à sa place. Il prendra cela comme une trahison de Jacques Chirac à son égard, il avait tant fait pour lui, en fait il faisait peur par ce qu'intègre et fort dans ses convictions, mais aussi un verbe haut sans compromission. Il reste donc président de l'Assemblée nationale jusqu'en avril 1997. Après la dissolution de l'Assemblée nationale voulue par Jacques Chirac en 1997 malgré son avis défavorable, Philippe Séguin, au cours de la campagne électorale des législatives anticipées, s'est rapproché des libéraux du RPR de Charles Pasqua tout en maintenant l'idée de faire une Europe sociale, en fait, on n'a jamais su ce qu'il entendait par Europe sociale ?

    Président du RPR après l'échec de la droite aux législatives il prend la tête du RPR. Ses projets sont divers, il souhaite rénover le parti en proposant de nouveaux statuts aux membres du parti. Ainsi, il propose que les militants votent de façon directe pour le président. Il élabore également un projet social-libéral ? Toutefois, il est très vite confronté à de nombreux obstacles au sein même de son parti, certains le soupçonnent de se mettre déjà en campagne pour la Présidence de la République de 2002 et de vouloir trahir Jacques Chirac. Le parti se divise également au sujet de la monnaie unique et de la construction de l'Europe. Il ne parvient pas à établir une liste unique aux élections européennes. Finalement, sous la pression et surtout les différentes manœuvres des chiraquiens, Philippe Séguin abandonne la direction du RPR en avril 1999. Puis ce fut sa candidature à la mairie de Paris avec ce que l'on sait d'amertume pour finalement rejoindre la Cour des comptes.

    «S’il a servi de figure exemplaire, s’il a été une leçon vivante de ce que pouvait être le service de l’État, l’amour de son pays, l’amour de la République, alors tout ce qu’il a fait aura servi à quelque chose», précise Henri Guaino.

    Homme de conviction, liberté d'esprit il a gagné le respect des hommes politique de tout bord et ses derniers moments en tant que président de la Cour des Comptes ont permis de mesurer sa valeur républicaine devant l'état de notre pays sous le règne de Nicolas Sarkozy.

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    Ces obsèques nationales à la Cathédrale Saint-Louis des Invalides le 11/01/2010.

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  • La grippe A(HINI), le flop de Madame Roselyne Bachelot,

    du principe de précaution par son incompétence, et sa docilité coupable à l'analyse des directives de l'OMS

    Quelle folie s'est emparée de Roselyne Bachelot de vouloir contre vents et marées vacciner tous les Français, alors que le corps médical dans sa grande majorité était contre sous le prétexte que cette grippe annoncée comme désastreuse ne l'était pas, voir aussi la vaccination H1N1 ici. Comment peut-on négliger nos médecins à ce point, ne sont-ils pas issus de notre république et de notre enseignement médical, moins de 23 % d'entre eux se sont fait vacciner que ce soit dans les hôpitaux ou dans le privé. La plupart ont critiqués ce vaccin, voir mon article, et d'autre part, n'ont pas cru au gouvernement ce qui aggrave sa gestion. De plus, c'est se moquer de leur compétence quelle honte d'autant que François Fillon premier ministre ne l'oublions pas a soutenu ce qui était insoutenable. Se trouvant en possession potentielle de 94 millions de doses, c'est bien de 94 millions qu'il s'agit ce qui n'est pas une bricole, comment un gouvernement peut-il à ce point ne pas réfléchir d'une part aux conséquences du coup de cet achat mais aussi à celui de sa logistique de mise en œuvre d'une entreprise de vaccination nationale, d'autant que l'on ne voulait pas faire appel à nos médecins libéraux sous le prétexte qu'ils ont assez de travail pour soigner les malades. L'intention médiatique paraissait bonne mais cliniquement fausse, les médecins généralistes ne vaccinent pas sans consultation préalable. C'était donc contraire à une bonne pratique médicale. Alors on a assisté à l'incroyable la mise sous contrainte des Français par des actions de lobbying faisant générer un sentiment de peur s'ils ne se font pas vacciner.

    La pire des choses à faire, affoler le peuple, et par voie de conséquence instaurer un sentiment de terreur comme celui que j'ai connu sous l'occupation Allemande. Comment un gouvernement peut-il agir de la sorte, on voit ainsi que lorsque tous les pouvoirs sont dans de mêmes mains la folie humaine n'a pas de limite, on se croit tout permis. Quel serait le terme judiciaire qualifiant cette entreprise de mise sous contrainte de peur des Français,

    «coupable d'instauration de la peur avec intention de la donner dans un but de sauver la face d'un achat inconsidéré».

    Pas un seul membre de ce gouvernement, et même pas notre président ne sont intervenus pour arrêter cette folie, c'est dire son hypocrisie d'un jusqu'au boutisme espérant un quelconque regain de cette grippe pour écouler les 94 millions de doses. Pas un seul instant, dans le déroulement de cette affaire, le souci de la santé des Français n'est apparu comme la première préoccupation du gouvernement. Au début de l'opération certainement, oui, mais ensuite voyant l'indifférence des Français pour cette vaccination, à prévalu, par le climat de peur instauré, l'espérance d'un emballement des Français à se faire vacciner. Et heureusement car si cela avait été le cas, le gouvernement n'aurait pu y faire face, heureusement pour lui mais aussi pour les Français.

    Alors Roselyne Bachelot avec le culot qu'on lui connait, elle ne manque pas de souffle, le lundi 04 janvier sur la chaine de télévision TF1 a annoncé qu'elle avait résilié la commande de 50 millions de doses, et hop, elle sauve la face devant les Français, 712 millions seraient récupérés. C'est du vite fait mais pas bien fait, d'autant plus que, d'après le Canard enchaîné, elle a annoncé qu'à partir du 20 novembre, date à laquelle les experts ont su qu'il ne faudrait pas deux injections mais une, «à partir de moment là, j'ai travaillé et j'ai pris les dispositions nécessaires, je vous annonce que j'ai résilié 50 millions de doses». Sauf que, toujours selon le Canard enchaîné, au moment ou Madame Bachelot parlait à la télé, les labos n'avaient pas reçus les lettres résiliant une partie des commandes.

    Peu importe, seule l'intention est la bonne, d'autant qu'il va falloir négocier cette annulation des commandes, et cela risque de nous coûter de l'argent, à moins que ces labos par un souci de bon samaritain ne soient pas trop exigeant sachant qu'en retour ils auront des considérations sur leurs produits. Un service en vaut bien un autre.

    Or, un accord entre les laboratoires serait sur le point d'être trouvé. Selon le journal du dimanche du 09 janvier, un droit de tirage futur auprès des trois laboratoires serait instauré. «L'État prendrait l'engagement de commander auprès de ces trois firmes ses prochains vaccins, en versant dès aujourd'hui des arrhes pour des livraisons futures». En d'autres termes cette connerie nous lie avec ces laboratoires qui bien entendu, vont prendre le maximum.

    Sans entrer dans le détail de ces annulations, le Canard en développe les modalités, il restera quand même 44 millions de doses moins celles qui ont été consommées pour les 5 millions de Français vaccinés. C'est encore beaucoup même si maintenant, la médecine libérale est autorisée à vacciner après avoir été rejetée comme trop onéreuse, Madame Bachelot à donc mangé son chapeau, rien de grave, le corps médical vote toujours à droite. Alors un problème se pose, comment un médecin qui refuse de se vacciner peut conseiller à son patient d'être vacciné, gros problème de conscience ? Ou bien, il refuse sous le prétexte que cette vaccination est inutile, ou bien, il vaccine et dans ce cas, il mange aussi son chapeau. Voilà ou nous en sommes, je pense donc que cette ouverture aux médecins généralistes sera un coup d'épée presque dans l'eau mais sauvera la face à Madame Bachelot.

    Que peut-on dégager de cette piteuse affaire, d'une part le gaspillage de notre argent alors que nous n'en avons le plus besoin. D'autre part, probablement, au début, le souci de préserver les Français d'une pandémie qui pourrait s'avérer désastreuse aux dires de l'OMS et c'est là que les choses ne vont plus. Ensuite l'escalade de la peur pour écouler les doses de vaccin. Qui est coupable, le gouvernement bien entendu, son rôle est de contrôler, de s'assurer de la véracité des dires de cette Organisation Mondiale de la Santé. Quels sont ses experts qui font la pluie et le beau temps et qui mettent le monde en ébullition ? On ne sait rien sinon que l'on peut aussi penser qu'ils sont partie prenante avec les laboratoires, le contraire serait étonnant, et qu'ils pratiquent le principe de précaution en ouvrant le grand parapluie de la peur, celui de l'incompétence.

    Quelle suite, et bien peu de choses, le ciel est avec nous, le froid  qui s'est abattu à pour effet d'assainir notre atmosphère et aussi de détruire ce virus qui à mis le monde en émoi. Mais le problème reste posé indépendamment de celui du gouvernement qui est incurable, cette OMS que vaut-elle ?

    Finalement quelques soient les gouvernements devant un problème de cette importance ils auraient pris la même initiative, c'est à dire l'achat de doses pour faire face à cette pandémie. Auraient-ils fait ce lobbying de la peur pour écouler les doses achetées, la réponse ne peut être présentée, mais une choses est certaine, est qu'il était possible de prévoir l'achat gradué en fonction des besoins car sur le plan logistique, il est impossible de vacciner 40 millions de Français en peu de temps, et dans ces conditions les derniers à être vaccinés auraient surement attrapés la grippe avant qu'ils ne soient vaccinés.

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  • Les associations,

    une caractéristique bien Française.

     

    Évoquer les Associations c'est entrer dans une nébuleuse tant elles sont diverses et nombreuses. En novembre 2007 une étude de Viviane Tchernonog CNRS du Centre d'Économie de la Sorbonne recensait quelques 1.1 millions de structures représentées par 928.000 associations sans salariés, 172.000 associations employeurs pour un volume d'emplois de 1.050.000 temps pleins auxquels s'ajoute 14 millions de bénévoles avec un budget cumulé de 59,4 milliards d'euros. Le budget annuel moyen par association s'élève à environ 11.700 € pour les associations sans salariés et à 282.000 € pour les associations avec employeurs.

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    Sans ces associations, la France serait dans une situation misérable tant elles sont un élément moteur de notre pays en y apportant aide, conseils et soutiens par l'importance de ce bénévolat. Les Français sont généreux, ils donnent de leur temps mais aussi de leur argent pour que ce monde associatif participe au bien de tous. En 6 années le budget associatif a cru à un rythme annuel de 2,5 % plus vite que le PIB. L'évolution remarquable est celle du nombre de bénévoles qui a augmenté à un rythme annuel de 5 % alors que dans le même temps la restructuration des financements publics a été caractérisée par une baisse de ceux de l'État et une augmentation de ceux des Conseils généraux. L'allongement de la durée de la vie fait qu'à 60 ans et plus, les Français sont encore potentiellement valides et beaucoup sont ceux qui participent au domaine associatif. A cet âge les enfants ne sont plus à charge, et l'on devient disponible pour apporter un peu de soi aux autres.

    Combien les Français donnent-ils aux associations, il est très difficile d'y répondre tant les dons sont divers. Les derniers mois de l'année sont porteurs pour le secteur caritatif, c'est le moment ou les Français sont les plus sollicités, et ils ont une pensée pour les plus malheureux, les personnes pauvres et âgées, les enfants atteints de maladies graves voire incurables, ou de malformations sont le vecteur relayé par les médias qui assure un lobbying pour qu'ils mettent la main au portefeuille. N'avons nous pas entendu Pierre Bergé crier au secours accusant l'Association Française contre les myopathies par l'intermédiaire du Téléthon de monopoliser pour son seul profit la générosité des Français. Il est certain qui si l'on donne beaucoup à une association les autres le ressentent et peuvent en souffrir, le porte monnaie des Français n'étant pas extensible. L'exemple du Téléthon ou sont montrés des enfants atteints d'handicaps majeurs incurables est saisissant, et l'utilisation abusive de ces enfants pour faire de l'argent devient particulièrement choquante. Ce ne sont pas des êtres à exhiber dans une foire télévisuelle nationale même si c'est pour une bonne cause.

    Selon Recherches et Solidarités sur la générosité des Français de novembre 2009 de Cécile Bazin et Jacques Malet, plus de 6 millions de foyers fiscaux auraient faits des dons recensés par l'administration fiscale. L'étude marque que toute critique en direction d'une association ne peut que nuire, particulièrement au moment de la collecte, et affaiblir la générosité des Français. C'est évident, le scandale de l'ARC, association pour la recherche sur le cancer, pour abus de confiance et recel de biens sociaux au préjudice des donateurs par Jacques Crozemarie président de l'ARC en 1999 à conduit à une méfiance bien naturelle qui s'est soldée par moins de donateurs. Cela a eu pour effet de renforcer les contrôles de la gestion comptable des associations et de renforcer les exigences des donateurs. Les donateurs savent ce qu'ils veulent, que leur générosité soit bien utilisée, que les frais de gestion soient réduits, et 50 % d'entre eux ne feraient un don qu'après mûre réflexion pour une action précise. 40 % conjugueraient coup de cœur et réflexion. 70 % attendraient une information claire sur les valeurs et les objectifs des associations. Et 20 % aimeraient disposer de ces informations avant de donner.

    Les chiffres clefs des dons déclarés à Bercy en 2007.

    Le montant total des dons déclarés à l'administration fiscale dans le cadre de la déclaration des revenus représentent 1,696 milliards d'euros.
    Le nombre de foyers fiscaux ayant présenté une déclaration de don 6,048 millions sans compter deux fois les foyers qui ont présentés une déclaration dans différentes catégories fiscales, aides aux personnes en difficultés et autres dons.
    Estimation du don moyen en 2007 par foyer fiscal 280 €.

    Parmi les donateurs imposables, 23.000 déclarations (0,5%) ont été jugées non recevables, et n'ont pas été prises en compte au titre des réductions fiscales, pour un montant total de 23 millions d'euros. Parmi les donateurs non imposables, 928.000 déclarations, soit 70% des donateurs non imposables, n'ont pas été prises en compte et n'ont pas bénéficié de la réduction. Ces déclarations correspondent à un montant total de 163 millions d'euros de dons.

    Cécile Bazin et Jacques Malet confirment leur estimation selon laquelle on aurait dépassé 3 milliards d'euros de dons en 2007. Estimation calculée à partir des dons déclarés, de la proportion de ce qu'ils représentent par rapport à l'ensemble des dons effectués par chèque, virement ou Internet, et à partir de l'estimation de la proportion que représentent les dons effectués en espèces.

    Évolution des données,

    a- augmentation de 7,7% des montants :

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    b- évolution comparée de la collecte observée dans l'enveloppe de 1,3 milliards d'euros en 2007.

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    c- repli du nombre de foyers déclarant un don en 1994 et 2004, et reprise en 2006. L'année2004 étant exceptionnelle marquant une augmentation de 14 % ayant pour cause le Tsumani en Asie.

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    d- évolution de la valeur des dons déclarés par les foyers fiscaux

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    Il est important de souligner que l'augmentation de la réduction d'impôt liée aux dons déclarés constitue aussi un effet d'incitation à donner plus, en 2007 les Français ont donné 895 millions de plus qu'en 1991 sur un montant de un milliard d'euros. Le rapport montre aussi ce que l'on savait que la générosité est plus forte chez les Français à revenus modestes déclarés que chez les contribuables à hauts revenus.

    Combien l'État donne aux associations ,

    au cours de l'année 2008 l'État aurait donné près de 1,2 milliards d'euros aux associations d'après l'Observatoire des subventions aux associations.  Or le document officiel précise effort financier de l'État en faveur des associations recense les chiffres de toutes les subventions versées par chaque ministère aux associations et ce à quel titre que ce soit. Un vrai amalgame. La palme revient au ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi qui a subventionné des associations à hauteur de 457,4 millions d'euros.

    Il s'agit donc de définir ce que l'on entend par association qui n'ont pas toutes les mêmes objectifs. Celles qui sont subventionnées par le ministère des finances ne s'adressent pas à celles de l'action humanitaire par exemple.

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    Il en résulte que l'on ne connait pas la subvention de l'État à cette action. Ce que l'on sait est que l'on ne peut déduire de ses impôts que 60 % des dons faits et déclarés dans le cas d'associations d'utilité publique.

    Les associations obéissent à la loi du premier juillet 1901 qui gère sur l'ensemble du territoire toutes les catégories socioprofessionnelles, toutes les tranches d'âge de la population. C'est le sceau légal des associations qui sont l'interface entre le citoyen et la politique, elles expriment la démocratie. Sa nature est un engagement humain unissant volontairement et librement les personnes autour d'un projet commun.

    « Substituer à l’égoïsme individuel la loi féconde de la fraternité »
    Waldeck-Rousseau.

    Selon l’article 1er de la loi de 1901 , l’association est «la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leur connaissance ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices». Cette disposition traduit le principe selon lequel une association peut se former librement sans aucune formalité administrative adéquate. Cependant, il convient de distinguer l’association dépourvue de personnalité juridique de celle qui, au contraire, pourra effectuer des actes juridiques de portée plus ou moins limitée. L'association de fait pour laquelle aucun acte de publicité n'a été déclaré est une association à personnalité juridique nulle.

    L’association déclarée acquiert, elle, la personnalité juridique. Elle peut ainsi ester en justice, recevoir des dons manuels, acquérir à titre onéreux, posséder et administrer les cotisations de ses membres, le local destiné à l’administration de l’association et à la réunion de ses membres, les immeubles strictement nécessaires à l’accomplissement de l’objet qu’elle s’assigne. La déclaration se fait auprès de la Préfecture ou de la Sous-préfecture de son siège par une publication des données principales au Journal Officiel, dénomination, but de l’association, statut et noms des membres de l’association chargés de l’administration ou de la direction. Toute modification de ces données entraîne une publication dans les mêmes formes.

    Les associations reconnues d’utilité publique jouissent d’une pleine capacité juridique. L’article 11 précise qu’une association reconnue d’utilité publique peut posséder des immeubles et des valeurs mobilières, recevoir des dons et des legs. La reconnaissance d’utilité publique est accordée par décret du Premier Ministre sur le rapport du Ministre de l’Intérieur et après avis du Conseil d’Etat. Deux personnes peuvent librement former une association sans autorisation préalable ni déclaration en préfecture. Cette liberté impose toutefois que l’objet de l’association ne soit pas contraire aux lois, aux bonnes mœurs et ne porte pas atteinte à l’intégrité du territoire.

    Il suffit, pour pouvoir bénéficier de la capacité juridique, que ces personnes déclarent leur association en Préfecture.

    Ces dispositions sont applicables sur l’ensemble du territoire français. Seule la région de l’Alsace-Moselle est soumise au droit local dont les modalités de création d’une association diffèrent de la loi de 1901. On voit ainsi que le terme association regroupe une diversité énorme d'objectifs et qu'il est difficile d'y voir clair.

    Parmi les associations il faut distinguer celles qui n'ont aucun salarié de celles qui sont employeurs, voire employeurs complétés par des bénévoles. Il se créé plus de 62.000 associations par an, la place des personnes de plus de 60 ans représente environ 29 % des bénévoles et 19 % parmi les plus de 70 ans. On voit là d'une part avec l'augmentation de la durée de vie, celle de sa qualité de vie qui permet un engagement associatif de ces personnes libérées des contraintes familiales.

    Quels sont les domaines d'activité prédominants,

    les diverses études sur le secteur associatif en ce qui concerne l’emploi, le recours au bénévolat, les budgets et les sources de financement, on peut relever quatre domaines d’activité prédominants, défense des droits et des causes, sports, culture, vie sociale. Le tableau suivant donne les domaines d'activité des associations.

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    Répartition des associations suivant la taille et le budget

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    Les associations développent souvent plusieurs activités, entre lesquelles les frontières sont loin d’être étanches. Les associations proposant par exemple à la fois des activités sportives, récréatives et culturelles sont nombreuses, des associations tournées vers l’aide aux chômeurs peuvent développer à la fois des activités de formation, d’insertion et des actions sociales ou humanitaires, elles sont donc susceptibles de relever de plusieurs grands secteurs d’activité. Au total, 35 % des associations ont indiqué une appartenance à au moins un second secteur d’activité.

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