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  • Les deux François ,

    François hollande et jean-Francois Copé sur la 2.

     

    C'était le premier débat de l'année organisé le 11/01/10 par Ives Calvi dans la série «mots croisés». Le débat était géré par Ives Calvi qui a fait souvent référence au livre de François Hollande d'entretiens avec le journaliste Pierre Favier. Mais aussi un débat portant sur des sujets d'actualité comme la position de Jean-François Copé sur la burqa et sur l'identité nationale pour François Hollande. Ce que l'on peut déplorer c'est que finalement les problèmes majeurs des Français n'ont que peu été abordés. Qu'il s'agisse des salaires qui sont bloqués depuis trop longtemps ou du pouvoir d'achat, de la santé ainsi que du chômage qui ne se résorbera pas de sitôt et de la fin de la crise, donc rien de bien intéressant n'a été évoqué sur ces préoccupations majeures des Français, sinon une brève introduction faite par François Hollande. C'était plutôt un débat de gens bien élevés compétents certes, qui se respectent ou l'un comme l'autre voulait marquer son expérience politique, mais assez loin des réalités du moment ou les sujets appuyés ne sont que secondaires, et font diversion.

    D'une façon générale, il se dégage une coupure entre le dogmatisme de droite basé sur la réduction des impôts des classes les plus aisées, et des positions de gauche incarnées par François Hollande plus ouvertes considérant que ce problème doit être pris dans un ensemble incluant tous les revenus quels qu'ils soient.

    On ne présente plus Jean-François Copé une langue bien pentue, parfois de bois, énarque, ancien ministre délégué au budget, puis à l'intérieur, secrétaire d'État aux relations avec le parlement et porte parole, et maintenant président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, maire de la ville de Meaux, et probablement présidentiable en 2017. Quand à François Hollande pas de carrière ministérielle, énarque, conseillé de François Mitterrand puis des postes de directeurs de cabinet, actuellement président du Conseil Général de Corrèze, maire de Tulle et surtout premier secrétaire du parti socialiste pendant 11 années, et qui brigue l'Elysée en 2012.

    Extraits

    La première question est posée à Jean-François Copé sur la burqa et sur le fait qu'il a déposé une loi.

    Pour lui le sujet est grave et difficile, ce n'est pas une question religieuse ni d'immigration, beaucoup de ces femmes sont Françaises, mais deux questions, la première concernait le respect des femmes comme élément majeur et la seconde la sécurité sur le fait que l'on ne connait pas le visage de la femme lorsqu'elle va chercher un enfant à l'école, ce qui est, il faut bien le reconnaître dangereux pour la sécurité de l'enfant et pose un problème à l'enseignant qui à la charge de cet enfant. Sa démarche est porte donc sur deux volets, il faut à la fois une résolution pour expliquer et une loi pour agir et décider.

    Dans ce contexte, il est rejoint par François Fillon et par Sarkozy ainsi que par 220 députés UMP. Toutefois, Sarkozy souligne qu'il faut attendre les conclusions de la Commission parlementaire sur la question, et là il rejoint François Hollande.

    François Hollande qui est aussi contre le port de la Burqa, met une parenthèse considérant que les principales préoccupations des Français sont celles du chômage du pouvoir d'achat, de la retraite de la santé signifiant que pour lui ces questions passent avant le problème de la burqa. Mais il convient qu'il faut aussi s'occuper de sujets d'actualité, d'ailleurs mis en ligne par la majorité. Pour lui il faut rechercher un consensus général rejetant le débat gauche droite puisque tout le monde est contre et d'abord affirmer ce principe, et pour cela, laisser la Commission parlementaire terminer son travail, et qui doit donner, à la fin janvier ses conclusions.

    « Pour lui les lois en vigueur permettent déjà d'exclure le voile intégral de l'espace public,  école, administration, santé, et souhaite que les textes soient appliqués. Et s'il faut en faire de nouvelles, il convient d'en décider ensemble et de faire des textes qui règleront la question. Aujourd'hui un parent voilé ne pourrait aller chercher un enfant à l'école, si les textes étaient appliqués. C'est la controverse à l'argumentaire de Jean-François Copé».

    En conclusion, chacun est contre le port de la burqa, mais c'est dans l'application que les avis divergent François Hollande voulant attendre les conclusions de la commission et légiférer si nécessaire, et Jean-François Copé voulant précipiter le vote d'une loi, en d'autres termes squeezer la commission. Tous deux sont d'accord pour considérer que le risque est grand qu'un texte soit censuré par le Conseil Constitutionnel ou le droit Européen s'il ne respecte pas les libertés individuelles, et pour cela l'avis de la Commission est fondamental. La plus large adhésion possible est donc de mise. Et Sarkozy de souhaiter que loi ou résolution ne doivent pas intervenir avant l'échéance des régionales !

    Yves Calvi interpelle François Hollande sur l'identité nationale. Il est pour le débat en général et en particulier pour la France mais ce débat là, tel qu'il a été lancé et initié, mal préparé constitue un facteur de discorde plutôt que de concorde, et il lui paraît raté. C'est pour lui dommage. Sa critique porte aussi sur un tel débat la veille des élections régionales, et le mieux serait d'arrêter ce débat, et de plus il se prononce pour la suppression du ministère de l'identité nationale et de l'immigration. François Hollande estimant que ce débat aurait du être lancé par le président. Un débat cadré, sur une plus large ouverture sur ce que nous voulons. Et François Hollande d'évoquer cette histoire pénible dénoncée par Libération pour des Français nés à l'étranger qui rencontrent des difficultés insurmontables pour prouver leur identité et renouveler leur carte nationale d'identité. On leur demande des documents qu'ils ne peuvent obtenir concernant leurs parents voire les grands parents. Et François Hollande de sommer Jean-François Copé d'agir auprès du ministère de l'intérieur pour que ces pratiques cessent.

    S'adressant à Jean-François Copé, Ives Calvi pose la question est-ce que vous estimez que parfois ça dérape, et Jean-François Copé d'approuver puisque l'on parle de quelque chose dont on n'a pas parlé pendant 30 ans puisque l'on culpabilise surtout les sujets qui fâches. Pour Copé ce débat à le mérite d'être lancé c'est un rendez-vous d'humanisme, de sensibilité, et il ne faudra jamais l'arrêter. Par ailleurs Jean-François Copé reconnait que ce débat à développé des propos racistes à droite et il rejoint François Hollande sur ce cas douloureux de ces Français dénoncé par Libération qui sont suspectés de ne pas être Français. Globalement sans franchement le reconnaitre François Copé reconnait que ce débat a été mal initié, mal ciblé et encadré. Et de plus, reconnait également qu'il devrait être élargit à la question de l'intégration et de l'immigration, comment on réussit pour ceux qui sont d'origine immigrée et qui sont Français et de celle de l'identité qui oppose ceux qui habitent à la ville ou la campagne, c'est un problème majeur aujourd'hui. Et de plus il évoque ceux qui pensent qu'il n'y a pas de problème entre les hommes et les femmes, alors que c'est aussi un problème majeur d'identité.

    Dans les droits et les devoirs, sujet évoqué par Jean-François Copé, est l'instauration d'un service civique obligatoire pour tous les jeunes gens et jeunes filles et qui accompliraient pendant un temps trois mois ou six mois une vraie mission, un vrai engagement pour notre pays. Et il pose la question est-ce que l'on ne peut pas mettre plus de mixité sociale, est-ce que l'on ne peut pas expérimenter tout ça. François Hollande de répondre, j'aime bien réinventer ce que l'on a supprimé. Quand Jacques Chirac a décidé de supprimé le service militaire, il aurait pu instaurer un service civique obligatoire pour garçons et filles répond François Hollande. Et de reprendre que le service civique obligatoire était dans le programme du parti socialiste de 2007, on se souvient très bien que Ségolène Royal l'avait inclut dans son programme lors de la campagne présidentielle, et Nicolas Sarkozy avait, d'après François Hollande déclaré qu'il en était favorable et il ne l'a pas fait.

    On ne peut que le regretter l'identité nationale commence par la contribution de chaque Français à accorder un peu de son temps à la Nation comme je l'ai fait avec beaucoup d'autres. La droite a détruit le lien entre les Français et parle d'identité nationale !

    En d'autres termes leur désaccord porte plus sur la période de mise en ligne de ce débat qui sous entend un objectif électoral pour les élections régionales ce qui est évident, et sur sa forme que sur son fond. On peut s'étonner que l'on parle d'identité nationale alors que la France n'assure pas tout son devoir envers ses ressortissants. Quand on a plus de 7 millions de pauvres et de très pauvres et qu'en outre plus de 80.000 personnes n'ont même pas de quoi se loger et dorment dans la rue. Comment ces personnes peuvent comprendre qu'elles sont Françaises à part entière alors qu'elles sont mises en marge de la société et quelles ont des devoirs envers leur pays ? Comment les Français peuvent admettre que ce sont les plus aisés d'entre eux qui profitent des réductions d'impôts alors que sont ceux en bas de l'échelle sociale qui en subissent les conséquences. Pour François Hollande la seule catégorie qui échappe aujourd'hui à tous efforts contributifs ce sont les plus favorisés.

    On voit de plus en plus des gens stressés qui fument, c'est d'ailleurs la drogue de ceux qui sont sujet à des problèmes d'existence, avec ce défouloir de la cigarette et de la nourriture qui fait que l'on mange mal, le manque d'argent aidant, on cherche une compensation, une détente par la cigarette, et la nourriture conduisant à l'obésité sont les deux marqueurs d'une société à la dérive. Mais aussi, le nombre de suicides en forte augmentation que ce soit dans les entreprises, dans les prisons ou ailleurs, les gens sont fatigués. Notre société va mal, le nombre de tranquillisants et autres antidépresseurs consommés par les Français le montre, alors ces débats surtout l'identité nationale qui met en exergue le nationaliste, ne font que les diviser. N'a-t-on pas vu à Marseille lors de la qualification de l'Algérie au dépend de l'Égypte pour la coupe du monde de football 15.000 à 20.000 musulmans sur la Cannebière drapeaux Algérien en tête et pas un seul drapeau Français. Eric Besson était à Marseille pour débattre de l'identité nationale. Il aura suffi que le ministre de l'Immigration s'absente quelques minutes des salons d'honneur de la préfecture des Bouches-du-Rhône pour que le débat dérape. Le motif, une déclaration du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin qui, évoquant les suites du match Algérie-Égypte en novembre, a parlé de «15 000 musulmans qui ont déferlé» dans le centre-ville de Marseille. On voit ainsi qu'au lieu de rassembler les Français en cette période de réformes et de crise on les divise par un racisme latent aiguisé par ses débats qui ne conduiront à rien car il n'y a pas de solution autre que celle de changer de politique.

    Ce débat montre une fois de plus le pouvoir d'analyse de François Hollande, ce qui bien souvent, surprend ses interlocuteurs. N'est-il pas pour les socialistes le meilleur homme politique ! Le mot de la fin revient Jean-François Copé à la question posée par Ives Calvi qui lui demande si Hollande à la stature présidentielle, réponse oui en 2017.

    Une chose apparait clairement, François Hollande n'a pas l'intention de jouer les seconds rôles et se présente déjà comme un interlocuteur compétent à la désignation du candidat à la primaire socialiste qu'il avait négligée en 2005 laissant à sa compagne de jouer sa chance. Il envisage même s'il y est contraint de s'opposer à Ségolène Royal, la mère de ses enfants, pour lui le jeu politique n'a rien à voir avec les sentiments personnels. Son handicap majeur est celui n'avoir jamais occupé de responsabilités ministérielles ce qui n'est pas le cas de Ségolène Royal qui de plus dirige une région dont on reconnait qu'elle le fait bien.

    Ecouter la suite «mots croisés» sur france télévisions info ici.

  • Faut-il évoquer le coup médiatique de Vincent Peillon ?

    Oui par ce que ce Monsieur est incorrect.

     

    Rien n'arrête Vincent Peillon, il avait déjà fait un coup d'éclat en organisant des rendez-vous politiques avec le Modem et les Verts au nez de Ségolène Royal alors qu'il en était l'un de ses lieutenants. Bien entendu il en avait le droit mais la correction oblige d'en informer au moins ses compagnons et même de les inviter. Cela montrait déjà le respect qu'il avait pour elle qui lui accordait sa confiance. A ce moment là, Ségolène apparaissait piétinée et d'aucuns de se réjouir de ce qui venait de lui arriver. Il est vrai que sa cote de popularité était bien écornée par des assauts permanent et que dans ces conditions elle ne présentait plus d'intérêt. Que le monde du socialisme est cruel quand vous ne servez plus on vous jette. Ce que vient de faire Vincent Peillon à l'émission de «à vous de juger d'Arlette Chabot» du 14/01/10 est dans la même veine de ce qu'il a fait à Ségolène Royal. Il s'en félicite d'ailleurs ce qui montre le respect qu'il témoigne aux autres, et aux Français qui espéraient l'écouter, et cet homme voudrait avoir des responsabilités nationales, comment peut-on admettre cela ? On peut ne pas apprécier Eric Besson et Marine le Pen et juger qu'Arlette Chabot, patronne de l'info sur France 2, à la solde du gouvernement et que cette émission la première de l'année est orientée Front national avec un Besson, après voir été socialiste, est presque plus proche du Front que certains UMP. Pour Vincent Peillon, cette émission est d'une indignité nationale et demande la démission d'Arlette Chabot ainsi que celle des dirigeants de France 2 qui l'ont autorisée. Il est évident que l'on fait implicitement de la propagande de la majorité pour les élections régionales en mettent en ligne Eric Besson et Marine le Pen. Mais enfin, ces personnes ont le droit de penser ce qu'elles veulent et dès lors qu'elles ont accepté d'échanger des opinions politiques avec vous il est normal, pour un homme quel qu'il soit, de les respecter, et non d'agir comme il l'a fait en se décommandant une fois l'émission entamée laissant le reste du temps Eric Besson et Marine le Pen échanger leurs propos, ce qui finalement est pire que de ne pas y être allé.

    Comment peut-on ensuite accorder une confiance aux socialistes qui ne veulent pas échanger avec leurs adversaires. Quand à Martine Aubry qui a été mise au courant de ce coup médiatique, qu'elle approuve sans demander le départ d'Arlette Chabot, déclaration dont Patrick de Carolis lui demande si elle cautionne cette demande de démission lancée par Vincent Peillon. Elle doit rencontrer la direction de France 2 d'après l'information délivrée le lendemain soir au journal de la 2. Ce n'est pas de cette façon qu'elle va mettre son parti dans une cohérence politique. Sa décision, il l'avait prise depuis plusieurs jours, et il fallait que cela fasse scandale, mais de plus, il ne fallait pas qu'un autre socialiste puisse être invité on voit ainsi le coté malicieux de cet homme et de ceux qui l'on soutenu. Il n'a pas agit seul puisque c'était préparé avec certains, c'est dire qu'il y en a d'autres chez les socialistes qui feraient la même chose ! Pierre Moscovici désapprouve Peillon, et émet des doutes sur la politique de la chaise vide, Arlette Chabot n'a quand même pas commis un crime de lèse-majesté,(sic). De toutes façons c'est un mauvais coup avant les régionales pour le PS. Quand à Ségolène Royal, elle n'est pas mécontente d'épingler son ex-lieutenant devenu adversaire, les Français pleins de bons sens sauront tirer d'eux-mêmes les conséquences de cet épisode,(sic). Pour l'UMP, l'affaire n'en restera pas là.

    D'aucuns parlent de coup d'éclats, de publicité certes mais pas de lumière, que peut tirer Vincent Peillon de ce théâtral fait, on trouve de tout dans les commentaires aux articles de presse. Du bon et du mauvais, et le danger est de penser que le PS ne sait répondre que par une chaise vide, ce qui n'a jamais rien rapporté à ceux qui en ont fait l'expérience. Il ne voulait pas cautionner en tant que responsable socialiste cette émission c'est son argumentaire et jouer les idiots utiles en seconde partie de l'émission. L'avenir dira s'il a eu raison, pour ma part je pense que ce n'est pas de cette façon que l'on devient crédible, et s'il ne voulait pas y participer, il avait le loisir et le temps de le faire correctement avant.

     

     

  • 2010 les sujets majeurs,

    comme suite à ceux de l'année 2009.

     

    Sans être Madame Soleil, il est possible d'énumérer les grands rendez-vous qui nous attendent en cette nouvelle année.

    Le 13 janvier la loi cadre pour le monde agricole a été présentée en conseil des ministres. C'est l'ambition de Bruno Le Maire ministre de l'Alimentation de l'Agriculture et de la Pêche. Cette loi a pour but la modernisation agricole, (LMA). Le diagnostic du gouvernement, est que les agriculteurs sont confrontés à une double crise, une baisse conjoncturelle des marchés, et un plongeon d'environ 34 % du revenu en 2009. Toutes les productions sont touchées. Pénalisés par la baisse des prix du lait, les éleveurs ne peuvent donc guère se rattraper avec les fruits et légumes ou les céréales... A cela s'ajoute une crise d'identité. «Les agriculteurs se demandent s'ils sont là pour contribuer à la balance commerciale, à l'aménagement du territoire, garantir la sécurité alimentaire, ou la sécurité sanitaire », analyse Bruno Le Maire.

    Nous aurons le 28 janvier la décision de justice de l'affaire Clearstream concernant Dominique de Villepin. Sa carrière politique dépend pour un temps de cette décision, et par la même la politique intérieure Française. S'il y a non lieu, il devient un opposant farouche à Sarkozy et un potentiable pour l'élection présidentielle de 2012. Dans le cas contraire, il s'effacera pour un temps de la vie politique, pour revenir encore plus combattif après avoir purgé sa peine.

    Au 31 janvier la première suite à la conférence de Copenhagen sur les objectifs qualifiés de réduction des gaz à effet de serre. Les pays industrialisés de l'annexe 1 et les pays émergents devront fixer leurs objectifs de réduction d'ici à 2020. Les USA n’ont pas laissé prévoir d’évolution au delà de ce qui a déjà été annoncé, -4% en 2020 (base 1990).

    L’Europe va devoir décider si elle maintient une position commune. Elle s’est déjà engagée à faire -20% en 2020 par rapport à 1990, et -30% si ses partenaires font des efforts proportionnels.

    Les engagements que prendront les pays émergents ne seront pas contraignants et seront contrôlés seulement au niveau national.

    La Chine avait indiqué avant Copenhague qu’elle s’efforcerait d’améliorer l’efficacité énergétique de sa croissance.

    Un certain nombre de pays en développement, y compris les principales économies émergentes, ont accepté de communiquer leurs efforts pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tous les deux ans et devront également préciser leurs annonces de contributions volontaires avant le 31 Janvier 2010.

    Le premier mars le statut de la poste change, elle devient une Société anonyme afin de préparer son ouverture à la concurrence en janvier 2011. Adopté en novembre au Sénat, puis le 22 décembre à l'Assemblée nationale, le texte est passé en commission mixte paritaire en janvier, et il a été définitivement adopté. L'État restera majoritaire, cette privatisation devrait apporter une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros dont 1,5 milliards de la Caisse des dépôts et Consignations et 1,2 milliards de l'État.

    Le 14 et 20 mars les élections régionales, le rendez-vous politique que tout le monde attend. Celui qui, à mi-mandat de la présidence de Sarkozy donne la couleur politique du pays, mais aussi celui qui fixera pour un temps le leadership à gauche. Ces élections d'après les informateurs ne se présentent pas au mieux pour la majorité gouvernementale. La cote de confiance de Nicolas Sarkozy est à 32 % et celle de François Fillon à 37% d'après le Figaro.fr du 07/01/10. Il est certain que, eu égard aux réformes qui mettent à mal la Nation Française et à cette gouvernance dépensiaire et populiste, fonctionnant sans vue, seulement au coup par coup, les Français semblent en avoir assez, mais il ne s'agit que d'élections régionales, et non présidentielle. Alors un coup de semonce contre le gouvernement ? De toutes façons, Sarkozy ne désarme pas, ne vient-il pas de proposer à François Hollande le poste de premier président de la Cour des Comptes en remplacement de Philippe Seguin ! Il n'aura pas son scalp pour reprendre une expression de Lionel Jospin, François Hollande a poliment refusé. Outre le problème de dispersion de la gauche qui l'handicape, la position du front national est majeure. S'il fait cause commune avec l'UMP, le débat sur l'identité nationale, la délinquance dans les lycées, la mort du jeune lycéen, un malheur, mais une aubaine qui relance le débat populiste, le FN perd son identité, par contre s'il s'en détache, l'UMP peut subir une lourde défaite.

    Après les régionales, et probablement en fonction des résultats, le gouvernement envisage un projet de loi sur la reforme du marché de l'électricité. C'est donc une réforme à risques d'opposition syndicale d'autant qu'elle n'empêchera probablement pas une hausse de son coût. Le gouvernement envisage qu'EDF vende une partie de son électricité nucléaire à ses concurrents à un prix avantageux. Ce qui fait que nous aurons payé la construction des centrales nucléaires et que des sociétés privées vont sur le marché nous vendre de l'électricité, et de ce fait, en récolter un bénéfice d'autant qu'elles ne payeront pas le prix de nos sacrifices. Ce libre choix qui sera permis est un trompe l'œil comme l'est celui du gaz, croire que la concurrence fera baisser le prix de l'énergie pour les consommateurs que nous sommes est une tromperie. S'ils quittent EDF pour un privé, ils ne pourront plus revenir au distributeur historique s'il s'avère qu'ils sont insatisfaits de sa gestion et des prix pratiqués. En outre, se pose la responsabilité technique du privé qui reste lié à celle d'EDF.

    Ensuite le problème des retraites en avril qui bien entendu ne peut être envisagé que dans une escalade en augmentation de la durée du nombre d'années de cotisations, et aussi celle de l'âge de départ en retraite. L'argument d'augmentation de la durée de vie étant l'argument majeur ce qui ne résout rien et ne fait qu'augmenter le chômage qui est la principale cause du déficit des caisses de retraite et de la sécurité sociale. Quand au problème majeur des séniors que l'on met en retraite à 56 ans rien ne suppose qu'il puisse être résolu. En fait on ne fait que créer de l'injustice entre les Français. Augmenter l'âge de la retraite et ne rien faire pour ceux privilégiés qui peuvent partir avec toutes les garanties d'une bonne retraite par leur régime spécial est une injustice bafouant notre égalité républicaine. De plus, il faut tenir compte de ceux qui commencent à travailler très tôt et qui de ce fait se verraient, comme moi, cotiser pendant 45 années. A cela vient s'ajouter le déséquilibre entre les Français qui ont des régimes spéciaux fortement déficitaires et que le gouvernement finance à partir des cotisations des salariés du privé. L'augmentation de l'âge de la retraite comme celui des années de cotisations n'ont jamais rien résolu, seulement ils ne font qu'engendrer la misère des retraités qui, 40 années durant ont cotisés et dont, ils ne récoltent pas le fruit, c'est un vol manifeste.

    Nous arrivons en juin et c'est la coupe du monde de football qui démarrera le 11 juin en Afrique du sud. Cette période va être celle de l'oubli de nos soucis d'existence devant nos postes de télévision, et probablement aussi d'amertume quand à la capacité de victoires de notre équipe. Sa piètre qualification par une main provoquée contre l'Irlande ne présage rien de bon, d'autant que l'on ne cesse de critiquer Raymond Domenech qui, quelque soit le résultat, sera remplacé par un autre entraineur national à la fin du mondial. Mais aussi il s'agit de gros sous pour les chaines de télévision qui ont acheté des droits de diffusion très chers, et si notre équipe ne donne pas l'espoir mis en elle, ces chaines risquent de perdre de l'argent.

    Toujours en juin, dans le cadre du sommet de Copenhagen , Angela Merkel avait proposé de faire une conférence à mi parcours en juin à Bonn. Mais le délégué Africain a fait une demande que les dates ne se télescopent pas avec le mondial en Afrique du Sud.

    En juillet la taxe carbone actuellement en veilleuse sera remise en ligne, taxe que la majorité des Français rejettent. Elle n'a d'autres buts que d'apporter de l'argent à l'État, les gaz à effets de serre ne sont qu'un prétexte.

    En fin de l'année comme suite au sommet de Copenhagen il avait été prévu pour finaliser un accord contraignant qu'avant la fin de cette année et au plus tard à la Conférence de Mexico, à la seizième conférence sur le climat entre le 29 novembre et le 10 décembre cet accord soit obtenu.

    Sur le plan international, l'année qui s'ouvre verra pour Barack Obama une année à hauts risques. Au mois de novembre, il sera à mi mandat et les élections du mois de novembre doivent décider du renouvellement des 435 sièges de la Chambre des représentants et des 2/3 de celle du Sénat. Un test qui déterminera sa marge de manœuvre pour la suite de sa politique. Sa cote de popularité de 70 % au début n'est plus que de moins 50 % au début de l'automne.

    Quel est l'autre point qui, comme la loi Hadopi, attaque le net pour le plaisir des acteurs Français. Le projet gouvernemental est de taxer le moteur de recherche Google. Cette idée est de la commission Zelnik de taxer les revenus sur internet. Quand l'on sait que Patrick Zelnick est le promoteur de Carla Sarkozy on comprend pourquoi, il a été choisit. Cette commission suggère une taxe de 1 % à 2 % sur les recettes publicitaires soit entre 10 et 20 millions de recettes supplémentaires, ce qui ne peut que faire sourire Google. Or Google est une énorme mise en valeur des publications Françaises et des représailles pourraient être mise en œuvre, ce qui serait contre bénéficiaire. L'attaque de l'Elysée n'a d'autres buts que de satisfaire les acteurs Français des médias et de la culture, qui reprochent de plus en plus à Google sa position archi-dominante, mais aussi de prendre un peu d'argent au passage. Ils accusent le géant américain des services en ligne de gagner énormément d'argent grâce à leurs contenus, sans les rémunérer à leur juste valeur. Mais, jusqu'à présent, ils hésitaient à prendre de front le groupe américain, par peur d'éventuelles représailles, ne plus être référencé par ce moteur de recherche de Google condamne aujourd'hui à l'anonymat sur Internet, c'est donc une arme à double tranchant.

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