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  • Copenhagen une prise de conscience,

    plutôt qu'un accord franchement accepté.

     

    Pouvait-il en être autrement ? 192 pays certes tous concernés par le réchauffement climatique, certains plus que d'autres, mais avec des possibilités différentes pour agir. Ce qui est déjà bien, c'est qu'ils aient participés à ce sommet. Nous ne connaissons pas l'argumentaire de tous ces pays, et les informations qui nous parviennent sont celles du lobbying de notre président et de celui d'Obama. N'apparaissent-ils pas en quelque sorte comme les porte-paroles de la planète ? Depuis plusieurs jours nous ne voyons et n'entendons qu'eux clamer que c'est un bon accord, et les médias clamer que cette conférence est un échec comme la presse écrite d'ailleurs, ou un accord à minima, cela dépend de l'opinion de celui qui traduit, dans la mesure ou cela lui est possible tant cet accord est flou, inconséquent. La déception des écologistes purs teint doit être extrême et seuls les réalistes doivent comprendre les difficultés d'un accord engagé pour tous ces pays. D'un coté nous avons les pays industrialisés l'Union Européenne et encore que tous ses membres ne soient pas au même niveau d'industrialisation, Roumanie, Hongrie, Estonie, Lituanie, Slovénie, Slovaquie, République Tchèque, voire même Portugal, Grèce, Chypre, Pologne. Les États-Unis, la Russie, le Canada, l'Australie, voire le Brésil qui ont pollués pendant des années alors que d'autres en étaient encore à une industrie plutôt agricole qu'industrielle. Nous avons les pays émergents comme la Chine et l'Inde qui à eux seuls représentent plus de deux milliards d'habitants, certains pays d'Europe faisant partie des Balkans, et les pays d'Amérique du Sud et certains pays pauvres d'Afrique et d'Asie qui ne font que subir pratiquement sans industrie polluante. Si l'on prend l'exemple de la Chine qui, avec les États-Unis, sont les pays qui polluent le plus, la Chine, devenue le premier producteur de gaz à effets de serre s'engageait en septembre à réduire la croissance de ses émissions de CO2 par point de PIB sans précision chiffrée, et le 25/11/09 son représentant Yu Qingtai affirmait que la priorité de son pays était le développement, accusant par ailleurs les pays industrialisés ne pas avoir respectés leurs engagement. Les États-Unis par la voix d'Obama s'engageaient à une réduction de 17 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020, avec pour objectif 83 % d’ici à 2050. La feuille de route serait une réduction de 17 % d’ici à 2020, 30 % d’ici à 2025 et 42 % d’ici à 2030, selon son administration, voire le Sommet mondial de Copenhagen ici.

    Qu'en est-il aujourd'hui, une déclaration politique menée à 26 essentiellement par les États-Unis, et des puissances en devenir comme l'Inde, la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud. Dans la soirée de vendredi 18/12 tout semblait joué par un accord minimal annoncé par Barack Obama et Nicolas Sarkozy, or dans la nuit de vendredi à samedi, une confusion est apparue ainsi qu'une division entre les participants, le texte ayant été jugé unanimement faible. Même l'Union Européenne qui a été écartée, ne s'est résolue à accepter cet accord politique qu'avec réticences à l'image de la chancelière Allemande Angela Merkel qui a parlé d'une «décision difficile». Cet accord ne comprend pas d'objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ils sont renvoyés à 2010, et ne prévoit pas non plus la création d'une instance internationale pour vérifier la mise en œuvre des engagements de chaque pays.

    Il ne faut pas rêver, un contrôle même par une instance internationale conduirait à une ingérence intérieure dans les pays et de plus ce serait ne pas leur faire confiance. Accepterions nous cette ingérence surement pas. En outre, comme d'habitude, des petits cercles se forment, tenant les autres à l'écart, ce qui n'est jamais bon quand on veut un accord, certains pays peuvent que se sentir frustrés d'avoir été mis de coté. C'est un peu la manière de faire de Sarkozy en constituant par exemple avec l'Allemagne un duo prétentieux considérant que les autres n'ont qu'à suivre, on n'a jamais compris qu'ils ne l'expriment pas ouvertement.

    D'ailleurs, plusieurs pays ont déjà exprimés leur désaccord en déclarant poliment ne pouvoir accepter ce texte, il s'agit du petit État insulaire le Twalu de l'Océan Pacifique menacé de disparaître par la montée des eaux. Il a souligné que l'objectif de limiter la hausse des températures à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle était trop imprécise et ne pouvait signifier que la disparition de son pays, et qui estime «c'est une poignée de petite monnaie pour trahir notre peuple et notre avenir». Il d'ailleurs été rejoint par le Vénézuéla qui a accusé le premier ministre Danois Lars Loekke Rasmussen président de la conférence d'avoir conduit un coup d'état contre les Nations Unies, la Bolivie critiquant les méthodes employées et estimant que le premier ministre Danois, avait «fait obstacle à la démocratie et à la transparence», le Nicaragua, Cuba qui s'en est pris à Barack Obama l'accusant de s'être conduit comme un empereur annonçant un accord qui n'existe pas.

    C'est du Soudan, représentant l'Afrique, qu'est venue l'attaque la plus violente. Son délégué, Lumumba Stanislas Dia-Ping qui préside le G7 représentant 130 pays en développement, a estimé qu'il n'y a pas d'accord et que ce qui est proposé est un projet de déclaration qui doit être entériné, et il «appelle l'Afrique à signer un pacte suicidaire». «C'est une solution fondée sur des valeurs qui ont envoyé six millions de personnes dans les fours en Europe», a-t-il poursuivi, sous les protestations des délégués Européens et Américains.

    Le texte est jugé insuffisant par Barack Obama et imparfait par Nicolas Sarkozy, estimant qu'il est un tremplin pour d'autres négociations. Ce projet de déclaration a été notamment conclu après une rencontre entre Barack Obama, le premier ministre Chinois Wen Jiabao, le premier ministre Indien Manmohan Singh et le président sud-africain Jacob Zuma. Par deux fois vendredi, Obama et Wen ont discuté en bilatéral sur les sujets opposant les deux premiers pollueurs de la planète, les garanties de vérification des engagements, le financement de la lutte contre le réchauffement et le niveau des émissions. Barack Obama a ensuite rendu compte de ses entretiens aux dirigeants européens.

    Se dessine ainsi un tandem des deux plus grandes puissances l'une militaire et l'autre immense de par sa population, mais non moins militaire. Le capitalisme serrant la main au communisme, les deux idéologies extrêmes gouvernant le monde montrant leur convergence au cours de ce sommet.

    Vendredi 19/12/09, le premier ministre Chinois Wen Jiabo a présenté la position de la Chine lors de la session de l'ouverture de la réunion finale dont voici quelques extraits.

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    Il est totalement injustifié de demander aux pays en voie de développement d'adopter des objectifs de réduction des gaz à effet de serre au dessus de leurs obligations et capacités en ne tenant pas compte des responsabilités historiques, des émissions per capita et des différents niveaux de développement. «Si nous sommes tous d'accord sur le fait que les émissions de dioxyde de carbone sont la cause directe du dérèglement climatique, il est tout aussi évident que nous devons assumer nos responsabilités». Lire la suite ici.

    Ce que prévoit le document politique négocié est de limiter le réchauffement planétaires à 2 °C d'ici à 2020 ou 2050, il prévoit également sans entrer dans le détail la création d'un fonds spécial et d'une enveloppe de 30 milliards de dollars à court terme, années 2010, 2011 et 2012, qui monterait ensuite à 100 milliards de dollars d'ici à 2020, destinée en priorité au profit des pays les plus vulnérables.

    Il aura fallu deux jours de discussions intenses et directes entre vingt-six chefs d'État ou de gouvernement pour parvenir à un texte au statut juridique flou, dit «Accord de Copenhague». Cette déclaration de trois pages n'était même pas, samedi 19 décembre en début de matinée, formellement adoptée par l'ensemble des participants à la conférence sur le climat de Copenhague. Quant au protocole de Kyoto, qui engage les pays signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5 % sur la période 2008-2012 par rapport à leur niveau de 1990, il n'est mentionné qu'accessoirement et sans que soit envisagée sa prorogation au-delà de 2012. Les quelques 192 chefs d'État et de gouvernement venus à Copenhague ne sont donc pas rentrés chez eux les mains totalement vides. Un échec complet a été évité et un texte de compromis a été péniblement adopté. Mais c'est un résultat sans gloire, dont personne ne pourra se vanter auprès de son opinion publique, qui épargne toute contrainte forte aux États-Unis et aux grands pays émergents, et qui laisse les pays pauvres presque aussi démunis qu'au début de la conférence. Presque aucune obligation, quelques points positifs ressortent cependant. D'abord, outre le financement pour aider les pays pauvres, il valide le mécanisme de lutte contre la déforestation REDD-Plus (pour Reducing Emissions from Deforestation and Degradation). Surtout, il prévoit que les pays communiqueront «tous les deux ans» les actions de réduction des émissions qu'ils entreprennent. On peut considérer que ce point correspond à un premier pas des pays du Sud, notamment des émergents, vers une participation à un régime général de réduction des émissions, mais sur une base uniquement volontaire et sans que ces actions puissent être sujettes à une vérification internationale. Le texte entérine le fait que chaque pays fera ce qu'il voudra, sans sanction ni presque aucune obligation, sinon une information tous les deux ans. Il abandonne la philosophie du protocole de Kyoto, qui posait une contrainte de réduction des émissions de gaz à effet de serre à ses participants. Cet accord de Copenhague soulève aussi de nombreux problèmes juridiques. Il n'est pas signé et n'a pas caractère de traité. Il devrait respecter les règles de celle-ci, notamment une adoption à l'unanimité. Le premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, a communiqué le texte à l'assemblée, à 3 heures du matin, samedi. Mais une vive discussion a suivi, plusieurs pays ont critiqué la faiblesse du texte. En début de matinée, les discussions se poursuivaient encore au Bella Center de Copenhague, et il paraissait peu probable que le texte de l'accord puisse être validé juridiquement par l'assemblée et devenir ainsi une décision de la Conférence des parties de la CCNUCC, Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Dès lors, le texte risque de devenir un objet non identifié, compliquant donc une machinerie diplomatique déjà passablement complexe. Le Monde.fr.

    Les limites du gouvernement mondial.

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    Le spectacle de Lars Loekke Rasmussen, épuisé, hagard, s'efforçant samedi vers 3 heures, de conclure sous les invectives cette conférence réunie depuis deux semaines, disait tout ou à peu près de ce que fut cette réunion, une vaste foire d'empoigne s'achevant sur ce qui ressemble à un ratage, sous l'impulsion de la Chine et des États-Unis, à la déception de l'Europe.

    On voit dans ce fiasco apparent, tout n'étant pas perdu, qu'une telle gouvernance mondiale ne se fait pas en 12 jours ni même en une année. Mais un échec est bon s'il permet de reprendre mieux le travail fait par une prise de confiance générale, et il ne faudrait pas trop attendre, on ne peut mettre la terre dans un réfrigérateur.

    Les espoirs des écologistes bons teint sont compréhensibles, ils espéraient mieux. Le député socialiste Jean-Louis Bianco «Copenhague a accouché d'une souris qui n'est même pas verte». Pour les Verts c'est un fiasco, «un résultat aussi décevant qu'il était d'importance». Pour le Modem «après de longues années de travail préparatoire un immense gâchis». Pour Europe Ecologie «les dirigeants des grands pays ont échoués lamentablement». Selon les ONG «la politique négociée en petits comités de dirigeants mondiaux ne résout rien». Le Réseau-Climat France fustige la façon dont Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont tentés de faire passer en force «un accord qui n'en était pas un». Quand aux amis de la terre par la voix de leur président Nnimmo Bassey «écœurés de l'incapacité des pays riches à s'engager sur la réduction des gaz à effets de serre». Pour Christian Estrosi ministre de l'industrie il faut reprendre le combat, «le temps perdu sur cet échec, c'est du temps perdu pour les prochaines échéances». Attendons un nouveau départ, l'échec est toujours une bonne leçon.

  • L'inhumaine suppression des postes,

    se fait cruellement sentir.

     

    Mais pas pour tout le monde, si suppressions de postes il y a, l'État a supprimé 75.000 Agents mais il en a créé 50.000 en opérateurs publics et privés, et les effectifs se sont accrus de 36 % soit 1,4 millions d'emplois entre 1980 et 2008 !

    Tout le monde ou presque depuis quelques années ressentent dans les services publics un décrochement par rapport à une dizaine d'années. La réflexion générale est plus rien ne marche, ce n'est plus comme avant, on va dans le mur. Il ne faut pas tomber malade. On ressent aussi un dégout général, un manque évident de conscience professionnelle qui se traduit par un laisser aller, en d'autres termes il n'y a plus de motivation, le chacun pour soi. On sent aussi une discontinuité entre ceux qui s'en sortent et les autres c'est à dire le peuple d'en bas. Pourquoi ce laisser aller général, parce qu'il n'y a plus les perspectives d'une situation équitable entre les Français, la rupture est profonde entre ceux qui profitent et ceux qui subissent, et qui sont abattus.

    Sarkozy a tué toutes bonnes volontés par ses réformes injustes ou certains gagnent énormément d'argent alors que d'autres sont dans la misère noire. Les gens sentent bien que la France leur échappe n'étant plus maître de leur destin. Les suppressions de postes pour raisons d'économies budgétaires contribuent à rendre un climat détestable quand on voit que nous avons une dette abyssale et que notre déficit est hors des limites raisonnables pour atteindre 141 milliards d'euros à fin 2009 contre 60,7 un an plus tôt. On a recruté énormément dans la police alors qu'en Seine Saint-Denis on prend des effectifs dans les commissariats, et quand les habitants l'appellent on leur répond qu'il n'y a pas assez de policiers ou pas assez de véhicules disponibles. Comment dans ces conditions peut-on lutter contre la délinquance dans ce département le plus criminogène de France ? Dans l'agriculture les personnels de l'administration ont doublés alors que l'emploi total de la richesse nationale s'est divisé par deux.

    Comment la France peut retrouver une croissance quand le tissu national est déchiré. Là dessus les préoccupations gouvernementales orientées sur les élections régionales font que les sujets porteurs de la droite sont les problèmes de l'immigration et de l'identité nationale. Il faut bien jouer le jeu de l'extrême droite, alors que par dessous, le financement des collectivités territoriales, va être notablement affecté par la suppression de la taxe professionnelle qui ne sera pas remplacée au centime près, sinon pourquoi la supprimer, il n'y a qu'à donner aux entreprises ce que l'État envisage pour les communes. Cette flagrante hypocrisie mine le dynamisme des communes puisqu'elles vont être amenées à augmenter les impôts locaux, rendant ainsi encore plus misérables leurs administrés.

    Les suppressions de postes ont déjà fait leurs effets sans que pour autant les finances de l'État apparaissent meilleures, tout au moins ce n'est pas ce que l'on ressent. La perte des rentrées fiscales comme suite à la chute de l'activité économique et le nécessaire soutien afin d'éviter son effondrement font que cette perte apparaît ne pas être compensée par les économies réalisées sur les dépenses de l'État, voir le rapport de la Cour des Comptes ci-après. Dans les hôpitaux, elles se font cruellement sentir surtout aux urgences ou l'absence de personnel est flagrante. Les patients, toujours de plus en plus nombreux, et pour cause les généralistes ne se déplacent plus et ne vous acceptent que sur rendez-vous, de sorte qu'ils n'ont que cette solution ou, malgré des heures d'attente dans les couloirs, ils repartent avec un traitement s'ils ne sont pas hospitalisés. L'hôpital devient un vaste dispensaire délivrant les premiers soins pendant une hospitalisation de courte durée juste ce qu'il faut pour analyser et réduire votre pathologie, et on vous expédie terminer les soins chez-vous en vous disant si vous n'allez pas bien revenez nous voir. Terminé le temps ou l'on sortait de l'hôpital solide sur ses jambes. Suppressions de postes, réduction des dépenses hospitalières, manque de lits en période de crise, une médecine de ville qui se fonctionnarise et couteuse font que, de plus en plus, de gens se présentent aux urgences. D'ailleurs certains hôpitaux ont leurs urgences en grève l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, l'hôpital Tenon à Paris XXème, les difficultés des urgences dans nos hôpitaux sont un problème récurrent.

    Mais, il n'y a pas que les hôpitaux, il y a l'école fleuron de notre république, laïque, pour tous quelques soient la religion de chacun, un même enseignement, enfin c'est ce que j'ai connu. Les choses ont bien changées, c'est devenu une école de classe en fonction de la carte solaire partageant les bons des mauvais, ceux des nantis de ceux des banlieues à risques, l'immigration aidant l'école perd de sa valeur morale, éducative, et civique. Certes le problème est difficile tant elle est cosmopolite, ce qui n'empêche pas la réduction des effectifs pour raison d'économie. Les jours d'enseignement ont été réduits par suite de la réforme de l'enseignement primaire. La réduction de 72 heures annuelles ne peut qu'aggraver les inégalités. La suppression du samedi matin et la semaine de quatre jours font que nos enfants ne pourront faire face aux défis de notre évolution. De mon temps l'école était à cinq jours sur sept avec pour repos le jeudi, ce n'était pas trop pour bien écrire et compter. Maintenant on envisage même la suppression de l'histoire et de la géographie en classe de terminale scientifique, alors qu'elles sont la base de notre culture, l'histoire le fondement de notre géographie et la géographie le résultat de notre histoire. Mais les motifs sont cachés, pas de géographie et pas d'histoire ce sont des heures en moins à payer. Il faut bien trouver un prétexte pour la suppression des 13.500 postes en 2009 après avoir supprimé 11.200 postes en 2008 et 8.700 en 2007. En 2010, 16.000 postes sont prévus supprimés. Au total se sont 49.400 postes supprimés en quatre années. L'enseignement dans nos écoles qui était une référence dont la république se glorifiait est martyrisé, désunit, alors qu'il doit être le fondement de notre Nation. Notre population ne cesse de croître puisque nous aurions le taux de natalité le plus élevé avec l'Irlande dans l'UE, soit un taux de deux enfants par femme. C'est donc une quadrature du cercle qu'il faudra résoudre plus d'enfants à scolariser et moins de moyen pour les éduquer.

    L'éducation nationale est le poste en charge de l'État le plus important en termes de dépenses, 49.400 éducateurs en moins ne représentent qu'un faible pourcentage soit 4,45 % sur 1.109.765 enseignants en 2006/2007 écoles, collèges et lycées. Pour un budget de 66 milliards d'euros le gain d'économie si l'on peut faire ce calcul serait de 2,94 milliards d'euros. Ce n'est pas rien et l'on peut se demander si le sacrifice fait pour l'éducation de nos enfants mérite cette économie d'autant que pour la baisse de la TVA sur la restauration le manque à gagner représente 2,5 et 3 milliards d'euros en quasi pure perte. Voila l'exemple d'un dogme de droite.

    Les suppressions de postes ne touchent pas que ces deux secteurs santé et éducation, les transports sont très affectés. On voit disparaître de plus en plus de personnes aux guichets de distribution des billets. Les machines automatiques ont pris la place des guichetiers de sorte qu'autour de ces machines on voit des voyageurs hésiter, désemparés, se faisant aider par les voyageurs habitués. L'inhumaine dérive de notre évolution n'épargne personne, et celles âgées ne peuvent suivre cette technologie sans visage.

    Un rapport de la Cour des Comptes dénonce la gestion fonctionnarisée de Nicolas Sarkozy. Ce rapport ne ménage pas cette gestion, la politique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, impulsée par Nicolas Sarkozy est dictée par des considérations budgétaires de court terme. Elle résulte d'une démarche purement quantitative. Incapable d'analyser les besoins et de programmer ses effectifs en conséquence. L'État, ajoute Philippe Séguin, a mis en œuvre une méthode qui récompense les mauvais élèves, ceux qui, du fond de la classe, résistent aux efforts de productivité. Le rapport résulte d'une étude qui a duré deux années et demie sur les effectifs de l'État entre 1980 et 2008. Le constat que les magistrats dressent est sévère pour le gouvernement. Confronté à un déficit budgétaire record fait de la maîtrise des effectifs publics un signe de bonne gestion.

    Il a prévu de supprimer 33 754 postes dans l'administration en 2010, après un peu plus de 50 000 les deux années précédentes. L'enjeu est important puisque sur une vie, précise la Cour des comptes, un fonctionnaire coûte à l'Etat 3,5 millions d'euros. En 2007, les dépenses de personnel, pensions comprises, ont représenté près de 300 milliards d'euros, absorbant la moitié des dépenses nettes du budget. Pour réaliser sa politique, le gouvernement s'est appuyé sur le choc démographique marqué par des départs en retraite massifs.

    Depuis 2008, le choc démographique s'atténue. A partir de 2013, il n'existera plus. Il faudra alors trouver autre chose pour espérer assainir les comptes publics. Les magistrats déplorent qu'à chaque fois que l'Etat a eu une occasion de se réorganiser, lors des lois de décentralisation par exemple, il n'est pas parvenu à le faire, faute de vision ou de volonté : en vingt ans, trente-six textes sur la mobilité se sont succédé sans effet probant.

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    Source les échocs.fr

    Du coup, les créations d'emplois ont progressé de 36 % entre 1980 et 2007, passant de 3.864.960 à 5.267.935, tandis la population du pays ne progressait que de 18,3 %. Ce chiffre de 5.267.935 comprend non seulement la fonction publique d'Etat, + 14,3 %, mais aussi la fonction publique territoriale + 71,2 %, et la fonction publique hospitalière, + 54,3 %. Cela représente 1,4 millions d'agents supplémentaires. Avec le transfert des compétences et des agents vers les collectivités locales, la décentralisation du début des années 1980 aurait dû en toute logique permettre un allégement des tâches de l'État, remarque M. Séguin. Il n'en a rien été puisque aucune baisse ni même de stabilisation n'a été constatée. Au contraire.

    Nous sommes entrés dans une évolution que nous ne pouvons plus maîtriser, nos dépenses sont trop importantes, et notre gestion sans réflexion, supprimant des effectifs ou il ne faudrait pas alors que l'on créé des emplois par ailleurs, montre tout simplement que la politique suivie est sans discernement. Notre robotisation industrielle et informatique engagée dans les années 50 a supprimé aussi de nombreux emplois sans que pour autant notre PIB en souffre. Nos contraintes écologiques deviennent prépondérantes, et cela accentue nos dépenses. On voit bien les difficultés actuelles de trouver un accord entre les chefs d'État au sommet de Copenhague sur la réduction des gaz à effet de serre. L'aide aux pays les plus démunis pose problème et les États-Unis et la Chine principaux producteur de gaz à effet de serre ne veulent s'engager fermement, et Al Gore de déclarer qu'il aimerait que son pays en fasse un peu plus !

    Nos contraintes Européennes, nous obligent à changer nos habitudes, vivre en communauté impose des concessions, nous perdons de notre indépendance. De plus, on voit bien que l'économie répond à des contraintes mondiales et tout devient lié. Un gouvernement quel qu'il soit ne peut négliger ces contraintes, ses marges de manœuvres sont donc réduites, il lui faudra jongler entre le social et les autres secteurs de l'économie, de sorte que toute décision dogmatique est à rejeter. La réduction des impôts aux classes les plus aisées s'avère une très mauvaise opération même si on peut admettre que payer 58 % de ses revenus imposables est trop. Or, il faut bien voir, que si certains sont «riches», c'est aussi le fait que cette richesse est bien souvent faite sur les autres, il est donc logique qu'ils restituent plus que d'autres à la Nation. C'est pourquoi ces suppressions de postes sont mal ciblées et injustes puisqu'elles ne visent qu'à faire subir à une classe de la société la plus vulnérable le poids de cette évolution.

  • Le redécoupage électoral,

    une grande manip à faire des voix.

     

    Le redécoupage électoral est une opération périodique. Les variations démographiques et le déplacement des personnes modifient l'importance des circonscriptions électorales, et une répartition du nombre d'inscrits sur les listes électorales doit être revue de temps à autre pour un rééquilibrage. Il importe que les députés aient le même poids électoral ce qui implique de réaménager certaines circonscriptions. Il y a des circonscriptions ou, par exemple, un député serait élu sur un nombre d'inscrits bien plus important que dans une autre, mais ce député a la même représentation nationale que les autres même s'ils ne pèsent pas le même poids électoral. Ce déséquilibre représentatif peut être aménagé mais pas supprimé, l'équation entre les limites territoriales communales ou d'arrondissements et le nombre d'inscrit sur les listes n'a pas de solution parfaite. Il y a des zones plus denses que d'autres que l'on ne peut partager comme il serait souhaitable indépendamment de la couleur politique. Dans une même commune il y a bien souvent des quartiers pauvres et aisés qui ne votent pas forcement de la même façon. Il apparait donc logique qu'un panachage soit préservé dans un territoire circonscrit, mais ce n'est pas toujours possible équitablement, se qui rend forcement ce redécoupage sujet à controverses.

    C'est le parti majoritaire à l'Assemblée nationale qui se charge de modifier la carte électorale de la métropole ainsi que pour les DOM, bien que ce soit, dans ce cas, plus circonscrit par les contraintes géographiques. Cela signifie que la droite, bien plus souvent majoritaire que la gauche au Parlement se charge de ce redécoupage électoral, et elle possède à chaque fois la maîtrise du choix de la répartition, bien que l'opposition y soit associée, mais comme la droite est majoritaire aux deux assemblées c'est elle finalement qui décide en dernier ressort et l'impose ainsi que sa date d'application, par exemple l'élection législative de 2012 qui suit la présidentielle, après accord du Sénat et du Parlement par un vote majoritaire. Comme il est impossible que ce redécoupage donne, le même nombre de nouveaux députés potentiels de chaque couleur politique, droite gauche, il est bien évident que le choix définitif favorise la droite, le contraire serait étonnant, et la gauche l'accuse d'accroître ainsi sa potentialité.

    L'express.fr publie une étude indépendante des résultats des législatives de 2007 sur la nouvelle carte électorale préparée par le gouvernement. Verdict, la majorité sort renforcée de ce redécoupage.


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    Regards Citoyens.org
    Les conséquences du redécoupage électoral selon une étude de RegardsCitoyens.org

    Aux législatives de 2012, la droite UMP, Nouveau Centre, MPF et divers-droite obtiendrait 353 sièges (contre 346 en 2007), la gauche 220 (228 en 2007) et le Modem 4 (3 en 2007), soit 353 pour 346 à droite soit + 7 et 224 pour 231 à gauche soit - 7, si l'on peut qualifier le Modem de gauche, ce qui est faux. Face aux accusations socialistes de «charcutage et de tripatouillage», le secrétaire d'État prétend que les suppressions toucheraient 18 sièges de gauche et 15 de droite, difficile à croire et c'est la controverse. Les députés socialistes ont quitté l'hémicycle lors de l'examen du projet de redécoupage électoral. Certains ont observé une minute de silence symbolique à la mémoire de leur circonscription supprimée.

    Bartolone président du Conseil général de la Seine Saint-Denis accuse Marleix de bétonner les circonscriptions de droite


    «On se fout de nous», a tonné devant la presse le député PS de Seine Saint-Denis, Bruno Le Roux, qui accuse le gouvernement et le patron des députés UMP, Jean-François Copé, d'organiser une parodie de débat. Les députés PS ont également visé Nicolas Sarkozy, c'est une sarkocratie qui se met en place, qui se caractérise par le fait du Prince, pour nommer un membre de sa famille à un poste à responsabilité, pour désigner les coupables des procès, pour faire les lois et même les faire imposer sans vote du parlement, a accusé Gaëtan Gorce, propos qui n'ont rien à voir avec le redécoupage.

    Au Sénat, lundi 14 décembre le projet de loi présenté par Alain Marlex secrétaire d'État aux Collectivités territoriales a été rejeté notamment avec les voix du nouveau centre qui affirme avoir voté par erreur. Le groupe centriste a donc par «erreur», voté en faveur d'un amendement communiste qui supprimait l'article unique de ce projet de loi. En séance, au passage de la discussion de l'acte unique l'amendement PCF présenté par Josiane Mathon-Poignat proposait sa suppression, la majorité étant minoritaire, voyant cela, le délégué du groupe UMP a demandé un scrutin public.

    Le scrutin public au Sénat est une assurance tous risques pour la majorité. Chaque groupe désigne un mandataire qui détient les votes de l'ensemble de ses membres. Les bulletins de vote, blanc pour les pour, bleu pour les contre et rouge pour les abstentions, doivent être déposés dans trois urnes disposées à cet effet de part et d'autre de l'hémicycle et au pied de la tribune. Et c'est là que survint l'accident. En l'absence du président du groupe UC, c'est M. Pignard qui en avait la délégation, avec consigne de voter pour le projet de loi. A l'annonce du scrutin public, il se précipite pour mettre ses bulletins blancs dans l'urne. Quand il veut rectifier son erreur, il est trop tard, le délégué du groupe socialiste a déjà déposé ses bulletins dans la même urne. Le résultat est proclamé par 167 bulletins pour l'amendement de suppression, contre 156, soit à une voix près.

    La colère de l'UMP s'est alors emparée du Palais du Luxembourg. Suspension de séance, demande de nouvelle délibération, invectives. La président de séance, Catherine Tasca, PS, la suspend jusqu'à 22 h 30, le temps que chacun retrouve sa sérénité. A la reprise, le gouvernement et les présidents des groupes UMP et UC exigent un nouveau vote. Je prends mes responsabilités, annonce Mme Tasca. Je considère que l'adoption de l'amendement de suppression a, de fait, abouti au rejet de l'ensemble du texte. En conséquence, je lève la séance.

    Fureur à droite. «C'est une honte, un coup de force, c'est de la tricherie», hurle M. About. «C'est un abus de pouvoir, tempête le président du groupe UMP, Gérard Longuet. Nous ne siégerons plus en votre présence». Mme Tasca ne scille pas. Il y a une règle simple au Sénat, lorsqu'un vote a eu lieu, il n'est pas remis en cause. Ce ne sont pas les menaces et la violence des propos qui me feront changer de position, explique la sénatrice des Yvelines, qui précise, j'ai souhaité que le président Larcher vienne présider cette séance. Il a été contacté mais il a estimé qu'il n'avait pas à venir. J'ai donc assumé mes responsabilités.

    A l'avenir, les votes devront être mieux éclairés, surtout les votes complexes, pour que nos collègues puissent se repérer, a annoncé mardi Gérard Larcher. Le président du groupe Union centriste, Nicolas About, a remis le feu aux poudres dans l'hémicycle en s'en prenant à Catherine Tasca, «j'espère que désormais, il y aura plus de dignité à la présidence». Plusieurs sénateurs, y compris Jean-Louis Masson, non inscrit, ex-RPR, ont dénoncé cette mise en cause de la présidente de séance. «N'envenimez pas les choses. Vous avez fait une erreur !», a lancé la communiste Nicole Borvo Cohen-Séat.

    En d'autres termes si un vote n'est pas ce qui est souhaité, il faut revoter, alors qu'un vote est un acte définitif de démocratie. On pourrait également admettre selon l'UMP qu'en 2005 les Français se sont trompés et qu'il faille revoter pour l'élection du président ! Ces politiques de l'UMP n'ont même pas honnêteté de reconnaître l'adoption d'un texte voté et ne savent qu'accuser alors qu'ils sont responsables de cette erreur.

    La conférence des présidents qui s'est réunie mardi 15 décembre au Sénat, a répondu négativement à la demande formulée par le gouvernement, et appuyée par les groupes UMP et Union centriste pour une seconde délibération, c'est-à-dire un nouveau vote qui a abouti au rejet de l'article unique du texte. Au cours de la conférence des présidents, les groupes UMP et UC ont réitéré leurs critiques à l'encontre de la socialiste Catherine Tasca, vice-présidente du Sénat. Au cours de cette séance des présidents Gérard Larché président du Sénat a déclaré qu'il faisait confiance à Catherine Tasca et qu'il ne remettait pas en cause sa décision. Le gouvernement devra donc présenter un nouveau texte en janvier 2010 et ce nouveau texte devra à nouveau faire la navette entre le Sénat et l'Assemblée nationale.

    Le Sénat.

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    Le Monde.fr, AFP/Jacques Demarthon.

    Le gouvernement va donc déposer un nouveau projet de loi et lors du petit déjeuné de la majorité mardi matin à l'Elysée Nicolas Sarkozy s'est montré très irrité de ce couac,«C'est une faute d'avoir laissé une socialiste présider sur un sujet sensible, a lancé le chef de l'État à Gérard Larcher et Henri de Raincourt, ministre chargé des relations avec le Parlement. On ne me la fait pas, j'ai été parlementaire pendant vingt ans !». Ce qui signifie que si cela avait été un membre de la majorité qui aurait présidé, les sénateurs auraient revotés !

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