Avertir le modérateur

- Page 2

  • Est-il possible de battre Sarkozy ?

    Probablement, avec un leader d'une opposition unie.

     

    Ce qui semble une évidence, mais est-ce possible en vertu du pluralisme des partis, le mal de la diversité Française. Bien que cette richesse politique soit utile à la démocratie, il n'est pas question de la réduire, de faire deux blocs comme le déclare François Bayrou, mais dès lors qu'elle devient un handicap en face d'une droite dure et unie, ne faudrait-il pas surpasser ses vues politiques pour le changement salutaire qu'attendent les Français ? De toutes façons pour le second tour de l'élection présidentielle, elle n'existe plus, mais elle subsiste ensuite ce qui n'est pas sans conséquences ? L'exemple de l'Angleterre et des États-Unis montre que la diversité politique peut s'exprimer, au sein d'un même parti, avec en plus une potentialité maximale au premier tour pour chacun des partis ce qui n'est pas le cas en France ou l'opposition est morcelée.

    Pour beaucoup de Français Nicolas Sarkozy est imbattable malgré un mécontentement majoritaire à sa politique, sa baisse dans les sondages, bien qu'elle ne représente qu'un aspect de sa politique à un moment donné, n'en ait pas moins réelle. Ce sentiment tient à l'omniprésence de Sarkozy, à ses lourdes erreurs, son injustice, sa prétention à donner des leçons aux autres, expression d'une idéologie dure imposant ses décisions sans concertation préalable en écartant toute contestation ou remarque de ses collaborateurs, sans envergure politique que celle de suivre le maître, sans lui pas d'existence, et de plus, mettant les Français devant le fait accomplit. Mais, plus que tout, le président d'une caste, il a trompé une majorité de Français. Imbattable par une opposition dispersée ne présentant pas un visage homogène, par des intérêts personnels. Le trop plein de leaders potentiels conduit à son impuissance et la question de sa crédibilité est posée même si, dans chaque parti qui la compose, la volonté de battre Sarkozy est évidente, mais est-ce suffisant pour convaincre ?

    Le mécontentement que l'on constate, s'il persiste jusqu'à l'élection présidentielle de 2012, ne pourra se traduire en un vote sanction que dans la mesure, ou bien avant cette échéance, une personne émerge par son charisme et ses compétences en présentant aux Français une direction crédible à défaut d'un programme qu'elle ne pourrait ternir si elle venait à être élue, responsabilités gouvernementales obligent. Il est nécessaire à certains, pour qu'ils apportent leur confiance, que cette personne, femme ou homme, soit moralement irréprochable et de plus qu'elle apparaisse sincère et déterminée à une politique de changement non démagogique. Bien que l'on soit tenté pour être élu de faire des promesses, il est prouvé que tous les présidents ont été amenées à ne toutes les respecter, c'est ce qu'il faut que les Français d'opposition comprennent, la droite, elle le comprend.

    Sarkozy a été élu par ce qu'il représentait une valeur, même s'il est de droite, des sympathisants de gauche ont voté pour lui pourquoi, par ce qu'ils en avaient assez de cette indécision politique, de luttes internes des socialistes incapables de soutenir à l'élection présidentielle celle qu'ils avaient choisie, allant même à la traiter d'incapable, de cruche et autres qualificatifs, qui ne dégageaient qu'un manque de confiance. Au vide socialiste, malgré un quinquennat de Chirac désastreux de fin de carrière, ils ont choisit la fermeté de Sarkozy, bu ses paroles surtout par ses actions médiatiques dans les banlieues sur l'insécurité. Il a bien manœuvré en crédibilisant cette volonté politique, et la grossièreté de ses propos au lieu de se retourner contre lui ont convaincu ces populations par ce langage direct qu'ils aiment entendre. Il avait cet avantage en tant que ministre de l'intérieur de pouvoir appliquer cette politique ce que l'opposition socialiste ne pouvait se permettre empêtrée dans ses conflits politiques, par une position ambigüe sur le malaise de ces banlieues ne condamnant pas haut et fort ses violences ainsi que la situation d'abandon de ces banlieues justifiant l'état de révolte qui les ont provoquées qui, d'ailleurs, n'a guère changée. Elle était inaudible, abattue, accusée et accablée sans relâche sur les 35 heures montrant une incompétence notoire à défendre ce qu'elle avait fait. Sarkozy a été élu par la division de la gauche plus que par la puissance de son parti politique. François Mitterrand n'a été élu qu'à la troisième tentative et l'on ne peut dire que ses deux échecs sont dus à son incompétence. Seul le manque de confiance qu'inspire la gauche à une majorité de Français en est la cause, et cette confiance ne s'obtiendra que par une union durable.

    Ces faits montrent que le leader principal à Sarkozy doit s'imposer par une expression claire, soutenue, réfléchie, non démagogique, mais volontaire et suffisamment de temps avant 2012 pour qu'il puisse convaincre les Français indépendamment de sa compétence politique. Elle n'est que de second ordre par rapport à son image si elle ou lui s'est s'entourer de collaborateurs. On ne gouverne jamais seul ses conseillers de l'ombre ont la tâche de l'aider.

    Or que voit-on, une opposition morcelée qui ne veut pas se voir unie dans les faits, mais clamant haut et fort, chacun pour soi, une unité de façade qui ne trompe personne et dont chacun veut défendre ses couleurs, les élections régionales en étant l'occasion. Ces partis veulent montrer leur puissance, en attendant de prétendre à un leadership. Ce ne peut qu'être qu'un mauvais calcul, si l'avantage obtenu est mineur. Ainsi constituée l'opposition serait encore moins crédible puisque, pourrait être élu au second tour, le leader du parti majoritaire au premier tour par la conséquence d'une adhésion de l'opposition, pour battre Sarkozy, mais non dans un objectif d'union à sa politique. De cette brève analyse se dégage que, pour battre Sarkozy ou tout autre candidat de droite, l'obligation d'une union bien avant le premier tour. D'une part, pour un programme élaboré en commun avec le leader compatible amené à le présenter aux Français, mais non à lui imposer une fois désigné ce qui le verrouille. Une ou un futur président doit avoir une base sur laquelle il se réfère mais aussi être libre de sa politique pour être la présidente ou le président de tous les Français.

    Les deux partis d'opposition le Modem et les Verts résultent des déçus du socialisme et de la droite démocratique. Ils affichent leurs prétentions sans avoir d'expérience gouvernementale eu égard aux socialistes. Le Modem ne tient que par François Bayrou qui a rêvé qu'il serait président, ce n'est donc pas un programme mais une ambition qui, pour arriver à ses fins, critique la politique de Sarkozy ne pouvant dans cette droite sa famille arriver à ses fins. Ce n'est pas un parti de gauche mais de droite modérée, François Bayrou n'a jamais été de gauche et ne le sera jamais, comme ses amis qui n'accepteraient une alliance avec les socialistes que par ce qu'elle leur permettrait l'obtention d'une responsabilité politique.

    Les verts, un parti de gauche écologique avec comme leader un ancien anarchiste Cohn-Bendit dans le groupe rouge et noir sur liste noire de l'époque c'est à dire un opportuniste qui sous prétexte d'écologie attire les déçus de la politique plutôt de gauche que de droite. Les verts ne sont donc pas un parti se référant à un idéal socialiste moderne recherchant une justice sociale, une répartition égalitaire et mesurée des profits condamnant les inégalités sociales, une sociale démocratie en quelque sorte. En fait, c'est le parti de tous les partis, l'écologie appartient à tous ce n'est pas un idéal mais un besoin de vie. Leur relatif succès aux élections Européennes leur donne des ailes qu'ils veulent confirmer aux élections régionales. Or les Verts sont convoités la fois par le Modem qui verrait bien une alliance au premier tour avec eux, ce qui montre le coté droitier de Cohn-Bendit, mais aussi par le parti de gauche ce que l'on ne comprend pas. Jean-Luc Mélenchon président de ce parti ayant constitué un front de gauche avec Marie-Georges Buffet communiste et gauche unitaire de Christian Picquet d'extrême gauche membre fondateur du parti anticapitaliste et porte parole de la gauche, unitaire ont tous combattu Cohn-Bendit. Ce front de gauche idéaliste transfuge du PS et des communistes avec un apport de membres de NPA n'a aucune chance dans notre gestion capitaliste ou il faut composer avec le patronat et la puissance de la droite qui, même battue, n'en serait pas moins présente. Leur action n'a donc d'autre but que de fragiliser l'opposition même si au second tour leurs suffrages se porteraient sur le leader désigné par les électeurs.

    Avec les socialistes et les radicaux de gauche, ces trois partis et si l'on ajoute le NPA, on assiste à une opposition à la politique de Sarkozy divisée aux élections régionales et probablement à la présidentielle de 2012. Or, nous savons, par expérience, et c'est l'histoire récente qui nous l'apprend que la gauche n'a pu gagner les élections présidentielles que lorsqu'elle était unie au premier tour sous le règne de François Mitterrand ainsi qu'aux législatives de 1997 avec Lionel Jospin, dans un gouvernement de cohabitation sous Jacques Chirac, rassemblant communistes, Verts et radicaux de gauche. Or, actuellement elle est bien plus divisée qu'elle ne l'était sous François Mitterrand ou deux partis la dominaient socialiste et communiste, de sorte qu'elle apparaît moins apte à s'entendre.

    Il y a donc peu d'espoir d'union sacrée malgré le pavé dans le Arras de Ségolène Royal qui offrait ouvertement cinq postes éligibles en Poitou-Charentes au Modem prônant toujours cette alliance comme alternance pour la France après avoir proposé la même alliance aux Verts et partis de gauche. D'après Ségolène Royal François Bayrou n'a pas compris.

     


     

    En fait, traitant Ségolène Royal de rigolo François Bayrou n'aurait rien compris de l'intérêt de cette proposition montrant ainsi son opposition à toutes alliances risquant de le placer en seconde position mais voulant être le rassembleur sans pouvoir électoral en clamant un axe central de la gauche à la droite centriste.

    Ce que fait Ségolène Royal est souvent rigolo

     



     

    Ségolène Royal nous montre ainsi les limites de l'ouverture d'une alliance au premier tour des régionales qui sans nul doute se reproduira à l'élection présidentielle. Or, elle fait remarquer qu'il y a bien dans les municipalités de gauche des gens du Modem citant la mairie de Lille montrant ainsi le paradoxe de Martine Aubry refusant toute alliance Modem au premier tour. François Bayrou, Martine Aubry même objectif, mais sans cohérence avec la nécessité d'élargir l'opposition au premier tour seul état permettant, par son score, un vote dynamique au second tour pour l'emporter.

    Le seul salut pour l'opposition est un vote uni au premier tour sans cela elle dresse un tapis rouge à Sarkozy

    Quelles sont les perspectives qui s'offrent, aucun leader des partis d'opposition ne peut emporter seul l'élection présidentielle. Chez les socialistes nous trouvons Ségolène Royal à part mais dont son action est un dialogue direct avec les Français par ses propositions qui dérangent le microcosme politique par cette méthode d'interpellation publique inédite se plaçant en dehors de son parti, et cherchant par des actions provocatrices à devenir le pôle d'une opposition à Sarkozy mais aussi incontournable dans la course à la présidence. En outre pour Ségolène Royal la bataille n'est plus celle du parti mais celle de l'opinion dès lors que le PS a pris la décision d'organiser des primaires, ce qui change la donne. Dominique Strauss-Kahn satellisé au FMI et peu crédible à gauche malgré sa compétence surtout en matière financière mais peu en politique, et Martine Aubry très compétente et politiquement capable d'assurer un ministère de premier ministre, mais pas de présidence de la république ou il faut prendre plus de hauteur. Et puis, pour le moment François Bayrou ne peut accéder à cette haute fonction, l'UMP préférera voter socialiste s'il devait faire un choix comme l'a fait le RPR pour François Mitterrand. Quand aux autres partis ils n'ont aucune chance trop à gauche dans ce monde capitaliste.

    En conclusion reste Ségolène Royal critiquée de ne pas apporter son soutien à son parti selon une enquête de BVA pour «La Matinale» de Canal + via internet. Sur 1020 personnes se dégage une majorité de 62 % d'opinions négatives à cette démarche pour 36 % considérant qu'elle à raison. Or, elle n'écoute qu'elle même fonctionnant seule à l'instinct ce qui la place dans un danger permanent sur le devant de la scène mais qui, si elle emporte à nouveau sa région, deviendra incontournable surtout si ses adversaires socialistes ont des difficultés.

  • Ségolène Royal et le pavé dans le Arras, et sur ses terres,

    la proposition de Ségolène Royal.

     

    72154_71374_royalune.1260640616.jpg

    Ségolène Royal a proposé publiquement samedi 05 décembre au Modem une alliance de premier tour aux régionales. Le Point.fr. Julien MUGUET / MAXPPP.

    Elle vient encore faire parler d'elle, et cette fois-ci elle s'est invitée à Arras en plein congrès du Modem, ils ne s'attendaient pas à cela les Bayrouistes, bousculés dans leurs pensées politiques, ils sont allés aussitôt cogiter loin des journalistes. Quel tempérament cette Ségolène qui avait été laissée à la rue par François Bayrou lorsqu'elle était allée lui proposer une alliance au second tour de la présidentielle. Et lui, sans doute troublé par une femme lui faisant des avances, électorales bien sûr, la regardait par la fenêtre s'en aller. Quel courage et quel homme ! En fait, on ne sait pas pour qui finalement il a voté, encore une seconde fois pour lui peut être qui sait ? Cette fois-ci, c'est du solide cinq places éligibles en Poitou-Charentes sur sa liste pour un Modem à la peine aux régionales paraît-il, c'est une aubaine, de plus elle annonce la couleur bien avant le premier tour du jamais vu, il y a vraiment de quoi être troublé. Mais, ils ne sont pas les seuls les autres socialistes aussi qui ne s'attendaient pas non plus à cette annonce ayant tout fait pour l'écarter, comment elle n'a pas compris que l'on ne veut pas d'elle ? Et son ancien lieutenant Vincent Peillon qui lui à chipé son courant pas de chance, il ne peut proposer un tel cadeau, il aurait mieux fait de lui mettre sa main sur la figure comme il l'a annoncé si elle avait été un homme, pas de chance, c'est une femme, sa main risque de se retourner contre lui. C'est extraordinaire de déchaîner autant de haine, mais aussi de passion ! A-t-on déjà vu un tel acharnement contre une femme ? Mais aussi son acharnement à provoquer, montrer sa présence, je suis toujours là ! Elle en veut c'est certain, quelle obstination et quel charisme, une cruche, une nulle, et combien d'autres qualificatifs tous aussi gentils. Il est certain que Bayrou aurait préférer Cohn-Bendit, il ne lui ferait pas d'ombre pour la présidentielle il n'a aucune chance tandis que Ségo, c'est autre chose, et il risque s'il y va d'être le second alors là, ce ne peut être que non. Il ne pouvait ouvertement dire non après avoir proposé un axe central de la droite centriste à la gauche pour l'alternance alors pourquoi attendre les élections répond implicitement Ségolène par cette proposition, mais s'il dit oui il n'est plus le calife, alors, argument imparable, nous irons sous nos couleurs. Je vais vous faire une confidence, «Même si nous apprécions toujours les signes d'ouverture, je vais vous faire une confidence et vous le savez bien, nous irons aux élections régionales sous nos propres couleurs», a expliqué l'euro députée Modem Marielle de Suarez à la tribune du congrès du Modem à Arras, sans citer le nom de Mme Royal, quel courage.

    Ségolène voulait faire de sa région un laboratoire de rassemblement des altermondialistes au Modem en citant des points communs éducation, développement durable, identité, il faut bien qu'il y ait des pionniers. Il faut se rassembler, j'ai fait cette proposition aux partenaires de gauche, aux communistes, à un certain nombre de Verts, à la société civile indiquant qu'il y aurait un ouvrier de News Fabris l'équipementier automobile de Châtellerault. Mais rien n'y a fait, il a raison, bien joué, il faut que le Modem existe ? Qu'il s'exprime, et s'il venait à faire un bon score sait-on jamais ? Que vont faire ses troupes si ce n'est pas ce qui est espéré ? Bien sûr, elles feront des alliances avec les socialistes, mais pas au premier tour qui sait ? Mais il ne faut pas que cela se sache le chef ne serait pas content, et les socialistes non plus. Après oui.  Elle non, elle annonce avant et ceux qui seraient tentés par l'aventure Ségolène sont désemparés, ils risquent une rupture avec le chef assurant ainsi sa faiblesse comme Sarko l'a fait avec les socialistes faisant comprendre que finalement les socialistes ne sont socialistes que de nom pour certains tout de même, pas tous heureusement. Ce pourrait être du pareil au même pour le Modem. Bien entendu, il faut attendre la fin du suspense qui mettra les pendules à l'heure, c'est à dire les élections régionales ou le rang des partis d'opposition dans la politique Française pourrait s'affirmer. Alors, il reste les urnes pour mettre ces partis politiques en face de leur responsabilités, une chose est quasi certaine ce n'est pas ségo qui va abandonner.

    Ségolène Royal en maître sur ses terres du Poitou-Charentes.

    img015.1261563500.jpg

    Socialiste, à l'extérieur de son parti faisant cavalier seul, dans cette région ou elle se proclame la patronne composant sa majorité comme elle le veut en fonction des intérêts de sa région proclame-t-elle. Malmenée par les sondages, abandonnée par les ténors de son parti, elle tente d'exister en affichant un volontarisme que l'on ne peut qu'admirer. Elle perturbe écologistes et centristes du Modem qui se demandent devant ses avances se qu'ils doivent faire. Elle se veut la patronne et pas question de faire avec son parti cause commune, un jeu dangereux si elle venait à perdre, elle joue dans cette attitude son va tout. «J'ai démasqué François Bayrou qui a refusé la main tendue car il n'était pas à la manœuvre déclare-t-elle», face aux appareils des partis «j'ai le courage de parler pour ceux qui veulent travailler ensemble». Et puis pour éviter la dispersion de la gauche, «il aurait fallu négocier au premier tour afin d'aboutir à des listes d'union quitte à accorder aux écologistes des présidences de région». Avec de tels propos, aucune chance qu'un socialiste cède sa place pour un écologiste ce serait une révolution déjà, qu'entre eux, les têtes de listes constituent des conflits d'attribution. Alexis Blanc président du Modem de Charentes-Maritimes avait jugé honnête la proposition et n'aurait pas changé d'avis ? Cinq places en position éligibles assureraient aux centristes du grain à moudre bien supérieur à ce que leur poids électoral peut leur apporter. Selon Alexis Blanc «la direction nationale du Modem ne peut nous garantir une garantie financière intégrale si l'on ne franchit pas la barre des 5 %». Élisabeth Delorme-Blaizot unique élue du Modem s'efforce de maintenir une cohésion afin que ses amis ne succombent pas à la tentation. Pour Europe-écologie Ségolène Royal a déjà obtenu le ralliement de deux conseillers sortant Vert enthousiastes. Georges Stupar chargé de la politique énergétique vante «les mérites d'une femme dont le charisme donne de l'espoir aux gens», et déplore la radicalisation de la base «d'Europe-écologie malgré notre bilan sur le photovoltaïque, la voiture électrique, les éoliennes et les maisons en bois».

    Le 22/12/09  Bernard Krief Consulting a apporté la preuve à l'État qu'il disposait des 15 millions promis pour la reprise du constructeur Heuliez a déclaré Christian Estrosi à l'issue d'une réunion à Bercy ou Ségolène Royal était présente toute joyeuse de prouver qu'enfin l'argent sera bien versé. Cette preuve conditionnait le versement par le Fonds stratégique d'investissement (FSI) de 10 millions d'euros. «L'argent sera bien versé à Heuliez par le FSI, par BKC et par la région Poitou-Charentes dans les premiers jours de janvier», a précisé Christian Estrosi. La région Poitou-Charentes investira 5 millions d'euros. Un pacte d'actionnaire «concrétisant le financement» de la reprise d'Heuliez a par ailleurs été signé par les investisseurs». L'entreprise n'est pas pour autant tirée d'affaire la concurrence est acharnée. Le plan de reprise d'Heuliez par BKC, validé début juillet, prévoit le maintien d'environ 600 emplois sur 1074 et mise sur le développement de véhicules électriques.

    L'Usine familiale d'Heuliez fondée en 1920 s'est tournée vers la voiture électrique la «Friendly» dont les premiers prototypes devraient sortir en avril 2010. Pour Louis Petiet, président de BKC, «tout le monde sait que le véhicule électrique est l'avenir dans les pays développés. L'outil est magnifique, les lignes sont parfaitement tenues, les ateliers sont superbes, la motivation des salariés est remarquable. On a un personnel qui aime son entreprise et croit en son outil de travail. C'est un fleuron industriel».

  • Après Copenhagen,

    analyse et réflexion,

     

    A lire la presse le désarroi est grand après deux jours de réflexion. Certes beaucoup avaient prédit ce fiasco, mais il n'apparaissait pas aussi important. Ce qui ressort est une ONU défaillante dans la maîtrise des débats aggravée par la mauvaise gestion de ce sommet et par le Danemark, à la fois submergé par la rue mais aussi incapable de coordonner autant de monde et de chefs d'État. Ce sommet restera dans les mémoires pour son incapacité à rassembler à la fois l'Europe et les États-Unis et les pays émergents Inde, Chine et Brésil et les pays pauvres dans une même décision conduisant à un accord contraignant. Etats-Unis et Chine ont simplement tout maîtrisé en imposant leur vision par ce qu'il est plus aisé de faire peu que de s'engager comme les Européens le voulaient dans un accord contraignant, et ils ont raflé la mise. Pourquoi, tout simplement par ce que les intérêts immédiats ne se recoupent pas et qu'il n'y a plus assez de moyens pour venir en aide efficacement aux pays les plus pauvres. Le monde occidental est en crise, celle de la finance du monde capitaliste, a grugé les moyens financiers des pays industrialisés, et ils ne peuvent aider les petits pays dont l'existence est compromise si rien n'est fait. Le cri d'alarme du Twalu État insulaire de l'Océan Pacifique menacé des eaux qui est un SOS en est un exemple.

    Quand on espère un accord sur une réduction des gaz à effet de serre d'au moins 50 % en 2050 par rapport à l'ère pré industrielle c'est à dire à 1990, il faut réfléchir aux conséquences économiques pour ces pays. On ne peut agir seuls nous sommes tous concernés. Forcer ces pays au delà de leurs possibilités alors que d'autres dit riches polluent le plus et ne font qu'un effort minimal pour préserver leurs moyens de production est inadmissible. Les pays industrialisés représentent 25% de la population mondiale et 50% des émissions de gaz à effet de serre. Les pays du nord, industrialisés, ont une double responsabilité impliquant une double obligation, une responsabilité historique au regard du volume considérable de gaz à effet de serre qu'ils ont émis pour asseoir leur développement, et une responsabilité éthique.

    Les petits pays ont été bâillonnés par le couple États-Unis Chine qui à imposé même à l'Europe ses volontés, celles de ne pas s'engager plus en avant. Il devient donc décourageant dans ces conditions de faire des efforts lorsque ces pays, à eux seuls émettent 50 % de gaz à effet de serre. La Chine a émis 1,8 milliards de tonnes de CO2 en 2007. En outre, elle a raison quand elle déclare qu'il nous est aisé d'exiger alors que pendant des années, nous occidentaux, avons pollué, affirmant qu'elle entendait que nous réduisions nos émissions de 40 % et que nous consacrions au transfert de technologie vers les pays du Sud. Mais elle à tord de ne pas s'engager à plus de -20 % d'énergie par point de PIB d'ici la fin de 2010 par rapport à 2006, notre planète n'attend pas. Elle est condamnable de ne pas freiner son développement énergétique, essentiellement axé sur le charbon malgré ses efforts concernant sa volonté d'accroître son étendue forestière de 20 % sur son territoire et de développer son énergie renouvelable. Quand aux États-Unis c'est du même ordre, même un peu moins -17% à 2020 par rapport à 2005. Ces deux pays ont bloqués tout accord positif. Les États-Unis ne peuvent fournir l'effort financier ayant à gérer les conflits d'Irak et d'Afghanistan et en même temps remettre leur économie sur les rails avec en plus la réforme sur la santé. Tenu par le Sénat sur les questions climatiques encore en discussion au Sénat et qui rencontre une opposition de plus en plus forte, Barack Obama n'a pas répondu aux attentes des négociateurs et des ONG de relever son offre de réduction d'émission jugée insuffisante car elle correspond à une baisse de 4 à 5 % par rapport à 1990. Tout n'est pas perdu, l'adoption prochaine de la réforme sur la santé, devrait laisser aux sénateurs le temps de se consacrer au projet de loi climat. Les équipes Obama se rappellent la mésaventure subie par Clinton qui avait entériné Kyoto et c'était vu refuser tout vote par le Sénat. Quand à la Chine seul compte son développement industriel. Le compte n'y est pas si l'on se rapporte aux promesses actuelles de réduction d'émissions, il y aura au moins 2 à 4 milliards de tonnes équivalent CO2 de trop en 2020 soit 5 à 10 % selon les calculs, et on s'oriente vers + 3 °C de réchauffement global moyen. L'objectif de 2 °C de réchauffement global moyen d'ici à 2020 fixé par l'accord politique ne sera probablement pas tenu puisqu'il faut réduire d'au moins 50 % la production mondiale de gaz à effet de serre d'ici à 2050.

    L'Union Européenne si forte avec ses 495 millions d'habitants s'est trouvée complètement squeezée par les États-Unis, la Chine, l'Inde, et le Brésil pays gros fournisseurs de gaz à effet de serre. Ses difficultés à parler d'une même voix son hétérogénéité de moyens et de volonté entre les différents pays qui la compose d'agir efficacement pour la réduction de ces gaz, les place dans le sillage de la Chine et des États-Unis, ne pas freiner leur développement industriel, l'exemple de la Pologne est caractéristique. La volonté des ténors Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Manuel Barroso, Gordon Brown à la suite de réunions par petits groupes avec Barack Obama, auraient achevé leurs discussions sur un accord par un arbitrage clair «pas de texte médiocre» qui a probablement fait qu'elle s'est isolée n'ayant pas su l'imposer et a renvoyé la possibilité d'un accord dans le camp des États-Unis et de la Chine. C'est donc un échec du vieux continent qui n'a pas réussi l'essai.

    photo_1261180452333-6-0.1261419028.jpg

    Les échos.fr

    Nous n'avons pas vu l'Allemagne avec Angela Merkel, enfermée comme les autres dans ce piège politique, ou seul Nicolas Sarkozy qui s'est battu pour ne pas qu'un accord médiocre soit finalisé mais qui a émergé, mis au courant par Barack Obama, pour la présentation finale de l'accord. On pourrait finalement admettre, que Nicolas Sarkozy, voyant l'impasse Européenne à joué les États laissant tomber l'Europe pour raisons électorales intérieures. On sait bien que c'est un opportuniste et qu'il n'hésite pas à se faire valoir.

    Comme d'habitude se sont les plus forts qui ont eu raison et qui mènent le monde pour leurs intérêts, l'égoïsme à marqué plus que tout ce sommet.

    Au delà de cette hégémonie que l'on définit maintenant par un G2 États-Unis Chine et qui pèsera de plus en plus dans les réunions internationales, l'accord prévoit un financement des pays les plus pauvres de 30 milliards à court terme pour arriver à 100 milliards en 2020, ce qui fait dire au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon que c'est un accord «significatif et sans précédent» sur le climat qui a été obtenu. Il est honnête de reconnaître que même si la déception est grande que cet accord vaut mieux que pas d'accord du tout, ne pouvant faire mieux eu égard aux intérêts parfois divergents entre les pays participants. Mettre sur une même table 192 hommes d'État dont leur intérêt est politique dans le cadre de leur pays, est une gageure alors que l'intérêt écologique de la planète passe au dessus de ces considérations. Pour Jean-Louis Borloo c'est le début d'un processus qui va être compliqué à finaliser sachant que des pays comme l'Allemagne sont frustrés d'avoir été amenés à signer, après une décision difficile.

    Quelle va être la suite, à fin janvier 2010 les pays industrialisés ont renvoyé l'adoption de leurs engagements de réduction d'émission de gaz à effet de serre à l'horizon 2020, dans le cadre d'un nouvel accord de lutte contre le réchauffement. La transformation de cet accord en un texte contraignant devra être le prochain objectif, mais l'échéance fixée dans un premier temps pour la fin de l'année à Mexico du 29 novembre au 10 décembre ou se tiendra la seizième conférence sur le climat ne figure pas dans le document final. Pour faire avancer les discussions Angela Merkel a proposé une conférence à mi-parcours en juin à Bonn. Mais le délégué sud-africain a fait une ultime demande, en toute fin de conférence, que les dates de cette réunion climat ne se télescopent pas avec le Mondial de football en Afrique du Sud qui aura lieu du 11 juin au 11 juillet 2010 ! Le football c'est sacré, et il est donc encore trop tôt pour voir finalement poindre les décisions qui seront prises pour la poursuite de la lutte contre les gaz à effet de serre.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu