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  • Sarkozy tance ces journalistes,

    têtes de turc des médias.


    Les médias accusés par Frédéric Lefebvre drapeau UMP au vent de vouloir détruire le chef de l'état. Depuis des mois le torchon brule contre ces têtes de turc qui écrivent sur Frédéric Mitterrand, Jean Sarkozy, David Douillet ce qui ne lui plait pas. Ces éditorialistes en ont pris plein le visage, comment ils désobéissent, serait-ce que le vent tourne et qu'il faille pour ces journalistes préparer l'alternance ?

    Sarkozy, ne se serait pas privé lors d'un entretien qu'il aurait accordé aux journalistes du Figaro. A la fin de cet entretien mené par pas moins de 6 journalistes de bons soldats, Étienne Mougeotte, Gaëtan de Capèle, Philippe Goulliaud, Charles Jaigu, Paul-Henri du Limbert et Guillaume Tabard des gens aptes à écouter les bonnes paroles. Il n'a pas hésité a les déverser pour les remettre dans le droit chemin. Il est évident qu'il n'aime pas être contredit, et s'il peut avec ses ministres les inhiber, les rembarrer lorsqu'ils émettent des avis contraires à ses vues, l'histoire Jean Sarkozy en est la preuve, voir les états d'âme de la majorité. Il n'écoute que lui même bien que depuis mercredi 21 ou son fils Jean à renoncé à la présidence de l'EPAD, il semble s'être rendu à l'évidence qu'il commettait une lourde faute, il ne peut donc faire avec la presse ce qu'il fait avec ses ministres, les médias sont «virtuellement» libre d'expression bien qu'ils le soient de moins en moins depuis le Sarkozysme.

    Alors les journalistes ferraient le travail de l'opposition s'ils viennent à écrire sur Frédéric Mitterrand, jean Sarkozy et David Douillet. Je n'écrirais pas comme le secrétaire national du PS chargé des médias que l'hyper président voit sa communication lui échapper, seulement une relation de cause à effet, on ne peut pas soutenir pour un média que la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD est une bonne chose sachant qu'elle est parachutée par son père. Le journal qui ferait une telle déclaration serait taxé de connivence, pas au grand jour quand même, d'autant que la presse est souvent cataloguée d'obédience au pouvoir en place. Les spiners de Sarkozy se sont concentrées sur deux grands absents Eric Fottorino le patron du Monde, et Christophe Barnier celui de l'Express considéré comme le rebelle en raison d'éditos mal digérés depuis l'an dernier. Pour Fottorino la colère serait plus récente. Le patron du Monde venait, en effet, de publier un édito, intitulé «Brouillage», le 13 octobre, qui n'a pas eu l'heur de plaire à Nicolas Sarkozy.

    «Nul ne serait reprocher à un fils d'être le fils de son père, que ce fils ait conquis ses premiers lauriers politiques dans le fief paternel de Neuilly passe à la rigueur, encore qu'une victoire sur des terres moins naturellement favorables eût été plus probante».

    Mais laisser Jean Sarkozy, 23 ans, toujours étudiant en droit, briguer la présidence de l'Établissement public de la Défense, voilà de quoi douter de l'impartialité du pouvoir en place, écrivait le patron du Monde avant d'ajouter, quelques lignes plus loin «Ce qui sidère, c'est moins l'appétit du fils que le laisser-faire du père». Et plus loin, il écrit, sommes-nous revenus dans une pratique de Cour si perverse que nul n'oserait dire au monarque qu'il se fourvoie ?  

    Je crois que la bienveillance de ces journaux à l'égard de Sarkozy lors de son élection est suffisamment prouvée et qu'ils n'en veulent nullement à lui, mais il faut de temps en temps qu'ils fassent leur travail, c'est à dire l'information et dans ce cas ils sont en phase avec l'opinion publique. Martine Aubry a estimé mardi que les médias ne faisaient «que dire ce que pensent les Français». «Nous allons au mur et nous continuons à aller au mur. Il faudrait que Nicolas Sarkozy s'en rende compte», a-t-elle estimé. De même Ségolène Royal a jugé «paradoxal» que le porte-parole de l'UMP fasse de telles attaques. «Nicolas Sarkozy contrôle pas mal de médias», a-t-elle affirmé. «C'est quand même paradoxal que les médias qu'il contrôlent montent des complots contre lui», a estimé Ségolène Royal. «Je crois que ce n'est pas sérieux», a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes. AP.

    Le pouvoir de la presse, lire ici, La presse est-elle malade de la presse et des médias ?

    La haute main de Sarkozy sur les médias.

    Coups de fil, conseils, pressions, et sans doute et aussi une bonne dose d'autocensure de la part des chaînes de peur de déplaire, l'ombre de Sarko plane sur les JT, il n'y a qu'a regarder avec des yeux clairs et des oreilles ouvertes pour constater sur le journal de la deux, qui par rapport à celui de la une n'a rien à lui envier, lire la suite sur Libération.fr.

    Depuis le mois de janvier les dépenses publicitaires de l'État en presse écrite ont doublé sur un an et se sont élevées à 28,8 millions d'euros. «C'est la première fois depuis cinq ans que les investissements publicitaires de l'État en presse écrite sont supérieurs à ceux réalisés à la télévision» a précisé le directeur du Service d'information du gouvernement (SIG), Thierry Saussez, au Figaro. Ces neuf derniers mois, les dépenses publicitaires du gouvernement à la télévision ont représenté 26,5 millions d'euros. L'État avait annoncé dès le mois de février vouloir privilégier le volume des investissements de communication gouvernementale dans la presse écrite. Les dépenses se sont réparties entre 19,5 millions d'euros dans la presse quotidienne régionale et 9,3 millions d'euros dans la presse magazine et hebdomadaire. Avec un tel bilan publicitaire accuser les médias de vouloir détruire le chef de l'État c'est les accuser de couper la branche sur laquelle ils sont assis, voir Médias ici.

    Le grand et le petit, l'effet Douillet les yeux fermés,

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    Le bonheur n' a pas de limites

    Sarkozy et les médias


     

     

     

  • Les valeurs républicaines ne sont pas négociables.

    Et pourtant, elles ne cessent d'être bafouées.


    Nos valeurs liberté, égalité, fraternité, laïcité, nos droits de l'homme partent avec notre égoïsme généré par nos difficultés à vivre dans un monde qui sans cesse nous interpelle. Nous Français, nous expulsons à tour de bras, ceux qui, malheureux dans leur pays croient qu'en venant chez-nous, qu'ils pourront vivre plus décemment que dans le leur, pays de misère et de guerre. Ils ont entendu depuis toujours que la France était une terre d'asile, charitable qu'elle accueillait les étrangers, alors ils viennent en confiant leur malheureuse vie à des passeurs à qui, ils donnent tous ce qu'ils ont pour ce voyage dont ils ne savent quel sera sa finalité. On ne choisit pas la France par hasard, la France le pays des lumières et des droits de l'homme, fondements de notre République. Ils sont aboutissement des siècles de combats.

    C'est un article paru sur le journal électronique de Patrick Gaubert président du Haut conseil à l'intégration du 22 avril intitulé : Les valeurs républicaines ne sont pas négociables , qui me fait écrire sur ce que nous sommes devenus, par ce que cet article je le trouve juste et d'actualité. Pourquoi, fils d'immigré je le suis, comme notre président Nicolas Sarkozy, et né en France il y a plus de 80 ans. Si la France n'avait pas été une terre d'asile, mes parents ne seraient jamais venus en France après la première guerre mondiale et ceux de Nicolas aussi je présume. Je connais donc les souffrances des migrants au travers de celles de mes parents, mais aussi les insultes que nous avons reçues pendant l'occupation Allemande étant Français par naturalisation avant la guerre mais Italiens pour les Français. Beaucoup d'immigrés sont devenus célèbres en France qui est multiraciale et cosmopolite, c'est sa richesse. Certes on ne peut accepter toute la misère du monde, il nous faut combattre ce flux migratoire, mais nous montrons une inhumanité qui nous discrédite, et quand nous avons besoin des autres, de leur avis, de leur soutien, nous perdons les jeux Olympiques d'été.

    Nous venons d'expulser trois malheureux Afghans dans un pays ou nous faisons la guerre, ces trois Afghans ruinaient donc notre pays pour que nous agissions avec autant d'atrocité ? Et c'est un ancien socialiste Eric Besson qui a conduit ces expulsions quelle honte ! Comment croire au socialisme qui se veut juste et équitable pour tous dans de telles conditions si ceux qui ont prétendu l'être sont pires que des fascistes. Que devient notre image, nous payerons un jour nos agissements pour ces expulsions intolérables même si l'on nous déclare qu'elles ont été faites pour que ces pauvres types ne soient dirigés que dans des zones calmes, mais il n'y a pas de zones calmes, les Talibans sont partout. On nous annonce que nous sommes obligés d'agir ainsi sinon les Afghans seraient encouragés de venir en France. Mais on marche sur la tête, on fait la guerre, il n'y a pas d'autres mots, pour libérer leur pays des Talibans, et on expulse les Afghans !

    Deux des Afghans expulsés, hébergés aux frais de la France dans un hôtel, ont témoigné dans un reportage diffusé dimanche soir par France 2. Ils estiment que leur sécurité ne peut être assurée nulle part dans leur pays. «Je ne suis pas heureux d'être en vie. Il n'y a pas de place pour moi dans ce monde. Ma mère m'a dit d'aller en Europe. En France, on n'a pas voulu de moi. C'est ça l'humanité, c'est ça les droits de l'homme, la loi du monde, a dit Waheed Salim, en pleurs, selon une traduction de la chaîne». Nik Khan a raconté de son côté avoir été arrêté dans la «jungle» à Calais, sans qu'on lui laisse emmener ni ses vêtements, ni son lecteur MP3, ni son sac. Il est arrivé en Afghanistan avec les vêtements qu'il avait sur lui, dit-il. «Je ne peux pas rester ici. Il y a les Talibans et il y a des combats. Ma famille est menacée par les Talibans, il faut que je quitte ce pays», a-t-il dit.

    Ils sont plus d'une centaine agglutinés sur le trottoir devant le magasin Picard de la place du Colonel-Fabien, à Paris. C'est là que chaque soir, à 20 h 30, se retrouvent bon nombre des Afghans et Irakiens qui errent dans la capitale depuis la fermeture du centre de Sangatte. Ils attendent le bus Atlas de la RATP qui les emmènera pour la nuit dans un centre d'hébergement d'urgence. Parmi eux, de nombreux mineurs, parfois très jeunes, 12 ou 13 ans. Des mineurs que «France Terre d'asile», à la lumière du réverbère, tente chaque soir de repérer pour leur proposer une mise à l'abri. Ce jeudi, l'équipe de maraude de l'association, accompagnée du ministre de l'immigration, Eric Besson, venu à la rencontre de ces mineurs étrangers isolés, repartira avec une vingtaine d'entre eux vers la Maison du partage, gérée par l'Armée du Salut dans le 19e arrondissement. Je sais bien que charitablement nous faisons tout ce que nous pouvons, mais il faudrait il politique claire pas, entre chèvre et chou, on ne peut faire la guerre en Afghanistan et ne pas accepter ceux qui fuient ce pays pour ne pas mourir.

    Nos valeurs fondatrices de vivre ensemble ont disparues. Il est vrai que trop c'est trop, on n'en fait tout un monde, on monte en exergue le fait mineur pour satisfaire la politique de ceux qui se prévalent de valeurs Françaises mais qui rejettent le respect des différences.

    En 2004, la Direction centrale du contrôle de l'immigration et de la lutte contre l'emploi clandestin (Diccilec) avance le chiffre de 200 000 irréguliers mais, de son côté, le Bureau international du travail estime qu'ils sont 400 000 et entre 80.000 et 100.000 supplémentaires y entreraient chaque année. Le nombre d'éloignements d'étrangers en situation irrégulière a fortement augmenté ces dernières années, près de 30 000 immigrés clandestins ont ainsi été reconduits dans leurs pays d'origine du 1er juin 2007 au 31 mai 2008. C'est en fait peu, le problème est qu'ils sont concentrés dans certaines villes et que cela fait rapidement un rejet de la population, reprit par ceux qui pensent qu'il y a qu'eux qui sont Français.

    En 2005 on évaluait les clandestins à 1,6 millions en Espagne, entre 700 000 et un million en Allemagne, 600 000 en Italie, 430 000 en Grande-Bretagne, entre 250 000 et 400 000 en France, 200 000 au Portugal, 160 000 aux Pays-Bas et 90 000 en Belgique. Il est bien difficile d'obtenir des chiffres fiables et récents. Les pays européens rejettent chaque année 70 % des demandes d’asile. Jacques Barrot, le commissaire européen chargé de la Sécurité et des Libertés, demande plus de solidarité.

    «Le devoir d’asile s’exerce à l‘égard des personnes qui risquent des persécutions, qui risquent vraiment des violences. Mais là, très sincèrement, quelle que soit la crise, je crois que l’Europe, avec tout le passé qui est le sien, se doit d’accueillir ceux qui sont effectivement persécutés».

    La solidarité, une revendication pour les États méditerranéens.

    Alors que plus de 67000 personnes ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l’Europe l’an dernier, l’Italie, la Grèce, Chypre et Malte sont particulièrement exposés à l’immigration clandestine. Ils demandent aux 27 d’accueillir plus de réfugiés pour les soulager de cette pression. Les 27 affirment soutenir les États de la Méditerranée, mais l'accueil des migrants sur leur sol n'est soumis à aucune règlementation. Un état qui fait grincer des dents les pays les plus exposés.

    Alors on reparle de l'Identité nationale, moi je ne l'ai pas perdue c'est celle qui a toujours été reconnue par le peuple Français, liberté égalité et fraternité, laïcité, voir mon article l'Identité nationale ici toujours d'actualité. La suppression du service militaire par la droite a rompu notre appartenance au drapeau, et c'est un président de droite qui l'a fait !

    Si la Marseillaise n'est plus assez chantée, si le civisme à disparu, si l'intégrisme se développe, c'est tout simplement qu'au plus haut niveau l'exemple n'y est pas. Le dogmatisme de la droite qui sépare la France en deux c'est lui qui détruit cette identité par la misère qu'il induit et c'est sans scrupule que la droite remet cette identité nationale sur le devant de la scène à cause de son intolérance et du populisme raciste avec la burqa comme cerise sur le gâteau. Selon Régis Meyran, l'identité nationale est un mythe aux échos nationalistes prompt à resurgir en période de crise et qui tend à flatter l'électorat d'extrême droite, estime l'anthropologue, spécialiste de la question. Chercheur à l'École des hautes études en sciences sociales et auteur du «Mythe de l'identité nationale», ce terme est «très suspect» alors même que la question de savoir ce que c'est d'être Français aujourd'hui est légitime. Sur le fond, «je ne pense pas qu'il y ait une seule identité Française», a-t-il poursuivi, «c'est un mythe, ça fait partie d'un récit national». A l'inverse, il semble évident que nous sommes tous, en tant que citoyens de ce pays, traversés par différentes identités, mouvantes, et qui se mélangent. «J'y vois un appel du pied très clair à un électorat qui vote traditionnellement à l'extrême droite. C'est pour gagner des électeurs», explique-t-il.

    Si les Français qu'ils soient de souche ou issus de l'immigration et naturalisés ne trouvent pas de travail, et sont rejetés par ceux là même qui ont une responsabilité, comment leur demander de respecter les valeurs de la France, nous ne respectons pas nos devoirs envers eux. Dans ces conditions ces Français immigrés et bien d'autres, ont tous les arguments pour ne pas accepter les valeurs de la république. Comment exiger à un jeune sur un stade de chanter la Marseillaise si, lorsqu'il rentre chez lui, il trouve sa famille sans emplois et dans la misère. Commençons par faire notre devoir envers eux en les reconnaissants comme des Français à part entière et pas seulement sur le papier, exigeons d'eux qu'ils aient un devoir national par une reconnaissance au drapeau, montrons l'exemple au plus haut niveau par une politique pour tous et notre identité nationale sera retrouvée.

    L'identité nationale selon Michel Rocard un débat imbécile, il faut bien voir que cette logique de fabrication de la France se détruit si on la ferme. C'est une logique d'ouverture. La France se définit comme une sorte d'orgueil permanent. Moi je suis protestant. Cela veut dire que mes ancêtres sont considérés comme Français depuis ce jour mystérieux d'août 1789 où l'Assemblée constituante a fait citoyens Français successivement les protestants, les juifs, les comédiens et les gens de couleur. Dans l'idée d'arrêter ce mouvement de générosité, il y a quelque chose qui me choque. Parce qu'ouvrir le débat, c'est rechercher l'écriture d'une formalisation instantanée de la description de ce qu'est l'identité Française. Or, elle a été dans l'histoire complètement évolutive. Et après tout, si on décide que c'est à la date du 3 août 1789 que s'arrête la fabrication de la France, moi je cesse d'être citoyen? Le Nouvel Obs.com.

    La déclaration universelle des droits de l'homme.

    Article premier,

    Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

    Article 2,

    1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
    2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

    Article 3,

    Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

    Lire la suite en cliquant sur le document souligné.

    Vive la France une parodie de Stéfane Guillon

     

     

     

    Et puis, le «9-3», un département test pour la France. Pourquoi ? Parce que se joue là une partie de notre avenir, capacité de la France à intégrer de larges populations immigrées, aptitude à déghettoïser certains quartiers, réinvention de ce que doit être la mixité urbaine, etc. A lire ici la Seine-Saint Denis l'envers du décors

  • Abus de confiance et détournements de fond publics.

    Jacques Chirac en correctionnelle, un baroud d'honneur?

    Après Charles Pasqua, maintenant Jacques Chirac dans les emplois fictifs de la Mairie de Paris sous sa gouvernance de 1977 à 1995 ne sont pas passés à la trappe, mais le renvoi en correctionnelle décidé par la juge Xavière Siméoni constitue une première dans l'histoire de la 5ème république, ainsi que les abus commis par la toute puissante Chiraquie pendant sa gouvernance en maître absolu à la Mairie de Paris. La révolte des juges, ou les prémices d'une fronde ou tout simplement un baroud d'honneur ?

    Jacques Chirac a été protégé pendant 12 années par sa fonction présidentielle, et n'a pas été inquiété pour les délits commis sous cette mandature à la Mairie de Paris par suite de la décision du Conseil Constitutionnel 98-408 relative à la Cour pénale internationale du 22 janvier 1999 définissant l'immunité pénale du chef de l'État, décision prise sous son mandat de président de la république, (afin de le protéger), sur le respect des dispositions de la Constitution relatives à la responsabilité pénale des titulaires de certaines qualités officielles.

    Le Conseil Constitutionnel,

    Considérant qu'il résulte de l'article 68, voir ci après, de la Constitution que le Président de la République, pour les actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions et hors le cas de haute trahison, bénéficie d'une immunité, qu'au surplus, pendant la durée de ses fonctions, sa responsabilité pénale ne peut être mise en cause que devant la Haute Cour de Justice, selon les modalités fixées par le même article, qu'en vertu de l'article 68-1 de la Constitution :

    Les membres du gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l'exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis. Ils sont jugés par la Cour de justice de la République. La Cour de justice de la République est liée par la définition des crimes et délits ainsi que par la détermination des peines telles qu'elles résultent de la loi.

    «De cela, il résulte que le président de la république n'est responsable des actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions qu'en cas de haute trahison. Il ne peut être mis en accusation que par les deux assemblées statuant par un vote identique au scrutin public et à la majorité absolue des membres les composants, il est jugé par la Haute cour de justice».

    «En dehors de ces dispositions le président de la république est un citoyen au même titre que tous les Français et est soumis comme eux au respect de nos lois».

    Article 68 de la Constitution du 4 novembre 1848 :

    Le président de la République, les ministres, les agents et dépositaires de l'autorité publique, sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de tous les actes du gouvernement et de l'administration. — Toute mesure par laquelle le président de la République dissout l'Assemblée nationale, la proroge ou met obstacle à l'exercice de son mandat, est un crime de haute trahison. — Par ce seul fait, le président est déchu de ses fonctions ; les citoyens sont tenus de lui refuser obéissance ; le pouvoir exécutif passe de plein droit à l'Assemblée nationale. Les juges de la Haute Cour de justice se réunissent immédiatement à peine de forfaiture : ils convoquent les jurés dans le lieu qu'ils désignent, pour procéder au jugement du président et de ses complices ; ils nomment eux—mêmes les magistrats chargés de remplir les fonctions du ministère public. — Une loi déterminera les autres cas de responsabilité, ainsi que les formes et les conditions de la poursuite.


    Jacques Chirac est apparu dans les années 90 dans les enquêtes sur les marchés publics des lycées d'Ile-de-France, financement occulte de partis politiques, sur les HLM de la Ville de Paris, irrégularités dans la passation de marchés, sur l'ancienne imprimerie de la ville de Paris Sempap, sur les faux électeurs des 3e et 5e arrondissements et enfin dans l'affaire dite des «frais de bouche» du couple Chirac payés par la mairie de Paris, mais aucune poursuite n'a été engagée contre lui ce qui montre la bienveillance de la justice à son égard ce qu'aucun justiciable ne peut se prévaloir. Pour le détail de ces affaires, voir le dossier du Figaro politique.fr

    Le dossier qui est soumis en correctionnelle est donc le seul qui reste et l'on ne peut qu'être surpris, mais satisfait, que la décision de la juge Xavière Siméoni n'ait pas suivi les réquisitions du parquet qui avait conclu le 29 septembre à un non lieu général. Or, la juge Xavière Siméoni, qui s'apprête à quitter ses fonctions, n'a pas dû aimer la disparition annoncée des juges d'instruction, et cette décision de fait, non seulement revêt tout un symbole puisque qu'elle s'applique à un ancien président de la république, une première mais probablement pas la dernière il faut le souhaiter, mais en plus sonne comme un retour de bâton à la suppression des juges d'instruction.

    Je pense, comme beaucoup probablement,  qu'il ne faut pas se bercer d'illusions, Jacques Chirac n'est pas encore condamné, la Chiraquie résiduelle est encore puissante. Le parquet peut interjeter appel de cette ordonnance, ce qui est peu probable ce serait alors à la Cour d'appel de Paris de se prononcer sur ce dossier. Le fera-t-elle, ce serait scandaleux ?

    On voit bien que cette affaire Chirac montre l'importance du juge d'instruction, et que, ce que veut faire le gouvernement n'est pas sans fondement pour l'immunité des hommes politiques, puisque sans ce juge il n'aurait jamais été requis en correctionnelle, il n'y est pas encore il convient de le préciser. Les milieux judiciaires ont salués la décision de la juge Xavière Siméoni, et l'un des premiers à réagir est le juge Éric Halphen qui a instruit pendant 12 années dans l'affaire des HLM de Paris avant d'en être dessaisi en 2001, on ne touche pas à Jacques Chirac. La suppression du juge d'instruction est un des points clés de la réforme de la procédure pénale, qui doit faire l'objet d'un projet de loi d'ici l'été 2010, et qui m'est en place cette réforme Nicolas Sarkozy. Sarkozy ne s'est pas prononcé préférant botter en touche, mais on entend de Ségolène Royal à François Hollande en passant par le PS, les Chiraqiens et les Villepenistes que l'on aurait dû le laisse tranquille finir en beauté sa retraite, probablement, mais pas aux yeux des Français qui sur le Web apparaissent satisfait. N'a-t-il pas profité ou fait profité des amis politiques des délits qui lui ont été exemptés, ce qui n'aurait pas été le cas pour un citoyen ordinaire.

    Jacques Chirac est un personnage que les Français aiment bien, de quels Français parle Dominique Paillé porte-parole adjoint de l'UMP ? Et puis, il n'est pas question d'aimer ou de ne pas aimer Jacques Chirac, il est question de juger des abus de confiance et de détournements de fonds publics et on peut très bien aimer Jacques Chirac mais comprendre qu'il doit être jugé. Qu'a-t-il plus qu'un autre devant la loi ? Avec de tels arguments sous prétexte qu'une personne est aimée par des Français, pas tous, et qui de plus est âgée, ne dois pas être jugée ? Il me semble que l'exemple doit être montré au sommet au moment ou l'on reparle d'identité nationale, c'est à dire qu'en effet nous sommes tous égaux devant la loi. Il n'y aurait aucun problème aux États-Unis pour condamner Jacques Chirac, et il me faut faire remarquer qu'il a bénéficié très largement de son bouclier présidentiel, trop longtemps à mon gré, c'est ce que l'on peut reprocher à cette loi d'immunité. Cette loi protège sans protéger puisqu'elle permet au président d'être éventuellement jugé en pénal à la fin de son mandat ce qui finalement lui est plus pénible puisque plus âgé.

    Dans cette affaire, il n'est pas le seul à être en correctionnelle, neuf autres personnes sont renvoyées devant le tribunal, dont deux anciens directeurs de cabinet de M. Chirac lorsqu'il était maire de Paris (1977-1995), Michel Roussin et Rémy Chardon, et sept bénéficiaires supposés d'emplois fictifs. Parmi eux, l'ancien député Jean de Gaulle, petit-fils de Charles de Gaulle, François Debré, frère de l'actuel président du Conseil constitutionnel, ou encore Marc Blondel, l'ancien secrétaire général du syndicat Force ouvrière. Que du beau monde, et je serais étonné qu'un non lieu ne soit finalement pas prononcé, ce qui serait une preuve que l'identité nationale n'existe pas.

    Tout ceci à pour fondement la politique de Nicolas Sarkozy, qui a supprimé des tribunaux d'Instance, de Prudhomme et de Grande Instance, et ne cessant de critiquer les juges qui ne font que leur travail, il me semble que dans ce contexte, qu'il n'y a rien d'étonnant à cette réaction, et je pense aussi que s'il ne conduisait pas cette politique, Jacques Chirac et les autres prévenus n'auraient probablement pas été requis en correctionnelle.

    Nicolas Sarkozy est le seul responsable, et il faut aussi considérer l'image que l'on donne au monde, un président de la république Française devant un tribunal pour emplois fictifs, ce qui montre qu'en définitive la France c'est aussi laver propre, presque propre.

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