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  • Les icônes Bulgares,

    dans la Sainte Chapelle restaurée du château de Vincennes.

     

    A l'occasion de la réouverture de la Sainte-Chapelle après trois années de restauration, le Centre des Monuments nationaux présentait en coproduction avec le ministère de la culture de la République Bulgare une exposition exceptionnelle consacrée aux icônes Bulgares, ainsi qu'à d'autres chefs d'œuvres de l'art orthodoxe balkanique sur une période de seize siècles, du IV aux XIXème siècles.

    Cette exposition rassemble une centaines d'œuvres, dont 80 icônes, 7 manuscrits et quatre sculptures, issues des musées nationaux et principalement du département d'art médiéval de la galerie des Beaux Arts de Bulgarie.

    Bien que non initié à la culture orthodoxe l'icône, peinture figurative du Christ et des saints représente pour ses pratiquants, la symbolique du culte de leur religion pour la prière, de même que pour les catholiques la représentation du Christ et de ses Saints sous forme de sculptures et peintures de l'époque de la Renaissance, représentent celle de leur culte pour cette même pratique religieuse. Ce sont donc deux symboles de la présence sur terre des Saints pour ces croyants qui se référent à leur divinité dans la prière de leur culte.

    Cette représentation iconographique Bulgare exceptionnelle par sa richesse a été conçue dans une scénographie originale dans une aile de la Sainte-Chapelle qui parfois manquait de lumière. Un espace trop confiné manquant de d'air entre les icônes, et de recul pour les comptempler. De plus, il aurait été utile qu'une description vocale sous forme de petits magnétophones accompagne le visiteur pour la compréhension de ces œuvres.

    L'analyse de ces icônes de saints orthodoxes montre un art de finesse dans la réalisation des peintures considérées comme sacrées et devant être sensées faciliter la communion avec l'image symbolique des Saints qu'elles représentent. Il faut être initié à cette religion pour apprécier à sa juste valeur la sacralisation de ses peintures exécutées sur des panneaux de bois peints parfois dans des tons sombres sur fonds dorés ornés de pierreries représentant l'image d'un Christ et de Saints de cette religion qui finalement est très proche de la religion catholique. Mais, ces icônes par leur austérité nous montrent, contrairement à la religion catholique, une symbolisation simple, sobre, dénuée de faste et non ostentatoire

    Ce fut un plaisir de retrouver le château de Vincennes resplendissant, remis à neuf après tant d'années, je l'avais connu lors de mon incorporation militaire en 1949, c'est dire s'il a changé.

    Cette exposition, ouverte du 13 mai au 30 août 2009, est maintenant terminée.

    C'est sur l'invitation d'une de mes amies de pseudonyme cat.LEF que j'ai connu sur le site Come4News que j'ai pu apprécier à la fois le nouveau château et cette exposition d'icônes Bulgares.

    Le château de Vincennes.

    L'entrée dans la cour intérieure

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    La cour intérieure vue de l'entrée

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    La cour vue de la chapelle

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    Le donjon

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    La Saint-Chapelle le joyau de Vincennes.

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    Les icônes du monde orthodoxe.

    Il ne faut pas confondre peintures de la vie courante et icônes, elles ne sont pas des peintures. L'icône ne peut être rangée avec des œuvres picturales.

    Au moment ou l'Occident latin, dès le début de l'art roman donne une vie spectaculaire à la sculpture monumentale, l'Orient orthodoxe s'en tient pour des siècles au style ascétique des icônes peintes.

    Depuis la Renaissance, la vie et la nature sont figurées par la reproduction sur une surface plane des paysages, du monde, des choses, des humains, des animaux. Et même si les sujets sont tirés de la mythologie, ils sont traduits dans le langage des images terrestres. La peinture expressionniste et la peinture abstraite, appelées à traduire les émotions du peintre et sa perception du monde dans sa vision naturelle des choses, les déforme au point de les rendre méconnaissables ou bien totalement figuratives.

    Pourtant, même dans ces cas extrêmes, les différentes expériences sur les couleurs et les lignes ne permettent pas à celui qui regarde de pénétrer dans cet imaginaire qui serait autre par sa nature, dans une dimension spatiale et temporelle, d'atteindre d'autres valeurs.

    C'est justement à l'icône qu'a été dévolu ce rôle.

    Les icônes ne représentent pas, elles font apparaitre un imaginaire. Elles le manifestent au moyen de différents artifices picturaux, fruits d'une expérience multiséculaire. Dans l'icône la couleur joue un rôle particulier, celui de langage symbolique exprimant non la couleur des objets mais leur lumière et celle des visages humains, lumière dont la source se trouve hors de notre monde physique. Les traits dorés des icônes donnent un visage à la lumière tandis que le fond doré symbolise l'espace «qui n'est pas de ce monde».

    L'icône ne comporte aucune ombre, de même que le Royaume des cieux est pénétré de lumière. Elle est non seulement dépourvue de l'espace habituel mais est aussi étrangère au déroulement logique des évènements de cause à effet. L'icône est une fenêtre sur un monde de toute autre nature que le notre, mais cette fenêtre n'est ouverte qu'à celui qui porte sur elle un regarde spirituel. Pour approcher le sens de l'icône, il est nécessaire en effet de la regarder avec les yeux du croyant, pour qui Dieu est une réalité indubitable, une réalité partout présente, présidant invisiblement à chaque événement, témoin invisible et juge du souffle duquel il est impossible de jamais se cacher nulle part.

    L’icône trouve son origine dans les portraits funéraires coptes du Fayoum, région d’Égypte, réalisés aux premiers siècles de notre ère. Le copte est une langue afro-asiatique descendant de l'Égyptien ancien. Datant des VIème-VIIème siècles, les plus anciennes icônes parvenues jusqu’à nous sont des encaustiques sur bois, conservées au monastère de Sainte-Catherine, mont Sinaï, Égypte. Elles représentent des visages que de grands yeux et une intense expression rendent quasiment vivants. Outils spirituels conçus pour l’édification des fidèles, les icônes sont destinées à la prière.

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    Jean Chrysostome et Grégoire de Nazianze, icône russe du XVIIIe siècle.

    Elles peuvent être l’objet d’une dévotion individuelle, et sont dans ce cas de petites icônes généralement sous la forme de mosaïques miniatures, tel le Saint Jean Chrysostome de la collection byzantine de Dumbarton Oaks, début XIVème siècle, Washington, États-Unis. Elles sont plus généralement l’objet d’une dévotion commune, dans ce cas, les icônes du Christ, de la Vierge et de saints sont accrochées les unes à côté des autres au sein de l’iconostase, cloison séparant le chœur (où officie le clergé) de la nef (où se tiennent les fidèles), de l’église de rite orthodoxe, qu’elle soit Byzantine, Grecque ou Russe.

    Une peinture symbolique.

    En tant qu’outils spirituels, les icônes sont strictement codifiées dans leur contenu et dans leur style, pour être conformes au dogme en vigueur. Pour éviter toute idolâtrie, elles sont réalisées d’une manière austère, délibérément stylisée, qui accentue l’aspect surnaturel au détriment de l’aspect humain et de toute sentimentalité. Ainsi, le naturalisme est découragé, au profit de dessins très géométriques, de même que tous les signes d’individualité artistique. Dans les écoles byzantines, essentiellement grecques et russes, où les plus belles icônes ont été produites, les artistes placent leurs scènes bibliques dans des paysages étranges et symboliques. Parmi ces paysages figurent fréquemment des montagnes symbolisant une proximité avec Dieu et des grottes dénotant un manque de spiritualité, même si leur présence ne vient pas directement en appui du texte biblique. Il est important de noter que l'homme à toujours cherché à représenter sa croyance comme s'il voulait la faire partager et la pérenniser au cours des siècles, et pour cela, il a cherché des supports que ce soit sous forme de peintures ou de statues.

    Lorsqu’il s’agit de figures humaines, le symbolisme s’applique à la fois aux attributs vestimentaires et à la pose des personnages. Quant à la lumière qui se dégage des icônes aux fonds dorés ou argentés, elle est le symbole de la lumière divine. Si la représentation du Christ est autorisée dans la peinture d’icône, celle des deux autres composants de la Trinité (Dieu le Père et l’Esprit saint) est proscrite depuis le second concile de Nicée, 787, interdiction réitérée lors du grand concile de Moscou, 1666-1667.

    trinite1ba.1251912455.jpgLes maîtres de l’icône prennent alors l’habitude d’évoquer la Trinité en représentant les trois anges reçus avec hospitalité par le prophète Abraham, comme l’illustre magistralement l’Icône de la Trinité d’Andreï Roublev 1411 ou 1422-1423, galerie Tretiakov, Moscou. L’Esprit saint est pour sa part suggéré par le motif de langues de feu ou d’une colombe comme c’est le cas dans l’art religieux.

    C’est au XIVe siècle qu’un moine Russe pieux, André Roublev, a écrit l’icône de la Trinité, telle qu’elle est connue. Un concile de l’Église orthodoxe Russe, le Concile des Cent Chapitres de 1551, qui s’est penché sur la question des icônes, en finalisant les canons iconographiques, a reconnu en cette icône le modèle même de l’icône. L’icône de Roublev est un modèle, pas uniquement au niveau de la technique, quoique ce soit une icône parfaite au niveau de la technique, mais un modèle au niveau des doctrines, car c’est une icône, qui, d’une manière extraordinaire, sert justement l’objet de l’icône, elle est donc une catéchèse sur Dieu, sans le représenter. Quand nous sommes devant cette icône, nous ne sommes pas devant une représentation de Dieu mais devant une catéchèse sur Dieu, et la piété de ceux qui vénèrent l’icône vénère, bien sûr, le mystère trinitaire. Ainsi, nous sommes en présence de Dieu, sans le voir, sans le comprendre.

    Dans notre langage humain, nous allons essayer de voir ce que la tradition théologique véhicule par rapport à notre conception chrétienne de Dieu. Les chrétiens sont les seuls, parmi les trois religions monothéistes, à croire en la Trinité. Les juifs et les musulmans n’acceptent pas ce mystère pour eux, les chrétiens sont des polythéistes, des idolâtres, qui adorent plusieurs dieux occidentaux, par André Roublev .

    Les icônes bulgares .

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    Sainte Nedelya XIXème siècle détrempe sur bois, galerie des Beaux-Arts de Bulgarie.

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    Déisis 1495 détrempe sur bois, collection du monastère de Botchkovo. Dans l'iconographie byzantine, le Déisis est une image représentant le Christ en majesté entouré de Marie et de Jean Baptiste. Il faut noter le symbolisme de la main droite. Le Christ tient dans sa main gauche le livre de l'Évangile ouvert et de la main droite, il esquisse une bénédiction. Les doigts sont placés pour former les quatre les lettres Grecques IC XC, signe traditionnel du mot Grec pour Jésus-Christ. I: l'index est droit, C: le majeur est courbe, X: l'annulaire se croise avec le pouce, C: l'auriculaire est courbé.

    Dans l'icône traditionnelle du Christ de Pantocrator , la main droite du Christ est représentée dans une pose qui indique les lettres IC X et C.

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    Il arrive que sur certaines icônes, le pouce se joigne à l’auriculaire et l’annulaire pour symboliser la Trinité, tandis que le majeur et l’index sont presque droits pour symboliser la double nature du Christ, humaine et divine.

    Autre représentation de l'icône de Déisis entre la Sainte-Vierge et Saint Jean-Baptiste qui intercèdent auprès du Christ pour l'humanité.

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    La nativité de la Vierge, seconde moitié du XVIème siècle Nessebar, Borislav Tchernev Galerie de Plovdiv.

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    Le christ de Pantocrator de l'exposition des icônes Bulgares

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    Saint Démétrios à cheval XIXème siècle Borislav Tchernev Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sophia.

    Ces icônes sont tirées de la référence Le Figaro.fr/culture.

    Les appareils photos étaient interdits, la photos du Christ de Pantocrator de l'exposition a été prise avant la connaissance de l'interdition.

  • Le large Hadron Collider enfin opérationnel,

    à l'arrêt depuis plus le 19 septembre 2008, il repart vers le big bang.

    La suite aux articles Le large Hadron Collider , et Le large Hadron Collider suite.

     

    Dans ces deux précédents articles, j'ai développé pour le premier «A la recherche du Bozon de Higgs» qui est l'objectif recherché par les expériences du Cern à Genève pour lesquelles il a été construit, et c'est le second article qui présente cette énorme machine le LHC formant un anneau circulaire de plus de 26 km de périphérie à 100 mètres sous terre devant accélérer, dans un ultra vide de - 13 atmosphères, des particules à une vitesse proche de celle de la lumière, 2,9979244553 ×108 m/s pour développer sur 11245 tours par seconde un milliard de collisions donnant des flashes de température de 20 milliards de degrés, c'est fantastique d'autant que rien n'est visible et que seules les mesures en permettent l'analyse.

    Cet accélérateur de particules met en œuvre des faisceaux formés de protons mais aussi d'ions lourds. C’est avec des ions de plomb que les physiciens cherchent à percer les mystères du plasma de quarks et de gluons qu’ils espèrent produire, par dé-confinement des protons et neutrons, le big bang (le neutron est un nucléon il forme le noyau de l’atome avec les protons, sa charge électrique est nulle).

    Le boson de Higgs, c’est une particule élémentaire furtive qui donnerait sa masse à toutes les autres dont l’existence est hypothétique, c’est ce que l’on essaye de trouver par la collision de deux faisceaux de protons entre eux circulant en sens inverse dans le vide de cet anneau provoquant ainsi un «big bang» dont on ne connait pas les effets qui pourraient être catastrophiques, eu égard à celui produit il y a 13,7 milliards d’années, générant une floraison de particules à l’échelle atomique dont certaines jamais observées, et qui permettrait de percer le secret de l’origine de l’univers pour comprendre le mécanisme de la création de la matière ou de l’antimatière dû au champ de Higgs. C’est un défit mondial, énorme, qui a été lancé par la construction de ce gigantesque instrument scientifique formidable machine à briser des particules qu’est Le Large Hadron Collider.

    C’est désormais officiel, le LHC a démarré fin septembre 2009, avec six semaines de retard sur le dernier calendrier prévu, afin de permettre une sécurité maximum pour le fonctionnement du plus grand accélérateur de particules au monde mettant en œuvre 7 Tev (tétra électron volt) soit 362 Mjoule développés par faisceau.

    Le retard causé par l’incident du 19 septembre, attribué à une connexion électrique défectueuse entre dipôles supraconducteurs, sera rattrapé par un fonctionnement pendant l’hiver.

    L’incertitude régnait encore à la fin de l’année 2008 quant à la date du redémarrage du LHC. Deux plans étaient à l’étude dont le plus pessimiste, mais aussi le plus prudent à ce moment, repoussait les premières collisions à 2010. Tout s’était pourtant bien passé le 10 septembre 2008 lors de la circulation des premiers faisceaux. Mais moins d’une dizaine de jours plus tard, une fuite d’hélium importante, provoquée par une défaillance électrique dans les connexions d’aimants dipolaires supraconducteurs du secteur 3-4, ils sont refroidis à l'hélium, conduisait à l’arrêt temporaire du LHC alors que les premières collisions étaient prévues pour la fin du mois.

    C'est donc dans une inconscience générale que va se produire la plus extraordinaire expérience jamais conçue par l'homme, vas-t-on enfin trouver ce fameux bozon né de l'imagination des chercheurs qui pour expliquer la création de l'univers ont trouvé par la physique théorique mathématique cette particule élémentaire justifiant la création de la masse donc de l'univers.

    Est-ce possible que l'on puisse connaître l'origine de notre univers ? On a le sentiment que c'est quelque chose d'asymptotique qui fait que l'on s'en rapproche sans jamais l'atteindre. C'est un peu comme le zéro absolu inaccessible puisqu'à sa limite il n'y a plus de matière. Mais c'est l'euphorie qui l'emporte dans la communauté des hautes énergies, car elle voyait grandir de l'autre coté de l'Atlantique que les membres du Fermilab puissent découvrir le boson de Higgs avant eux, c'est donc que la confiance qui règne sur cette découverte.

    Le Fermilab (Fermi National Accelerator Laboratory) situé à Batavia près de Chicago dans l'état de Illinois aux États-Unis est un laboratoire spécialisé dans la physique des particules des hautes énergies et agissant sous la tutelle du Department of Energy américain dans le cadre de l'URA (Universities Research Association). C'est en l'honneur de Enrico Fermi ce savant Italien 1901-1954 qui construisit en 1942 à Chicago la première pile à uranium, prix Nobel de physique en 1938 que fut baptisé Fermilab ce centre de recherches. L'URA est un consortium regroupant 90 universités de pointe situées principalement aux États-Unis mais dont des membres se trouvent également au Canada, au Japon et en Italie. Il est membre du Illinois Technology and Research Corridor. À ce jour, septembre 2008, l'accélérateur de particules du Fermilab, le Tevatron, est le second plus grand au monde avec une circonférence de près de 6 km, le plus grand étant le Large Hadron Collider.

    Les chercheurs et ingénieurs du LHC ont été confrontés à des problèmes bien plus graves lors de la mise au point et de la réalisation de cette machine extraordinaire. Ils ne tardèrent pas à analyser les causes de la défaillance et à étudier les modifications à apporter pour prévenir un accident du même genre. Un rapport du Cern expliquant exactement ce qui s’était passé le 19 septembre a d’ailleurs été publié.

    Les réparations du Large Hadron Collider

     

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    Document Le Monde.fr Sciences Horizon 19

    Si tout va bien l'accélérateur sera remis en route mi-novembre, mais dans un premier temps avec une énergie réduite 3,5 Tev par faisceau de particules, c'est la moitié de sa puissance typique. Un régime de croisière justifié par le nouveau Directeur du Cern Rolf-Dieter Heuer, depuis le premier janvier 2009 qui offre aux physiciens la possibilité de vraies découvertes. Pendant cette remise en ordre, les chercheurs en n'ont profité pour affiner les réglages des détecteurs grâce aux rayons cosmiques qui percutent en permanence la terre. Selon Fabricia Gianotti coordinatrice des expériences menées avec le détecteur Atlas, cette source naturelle et gratuite de particules nous a permis d'enregistrer depuis un an 500 millions de signaux. Ce travail sera très utile pour les futures collisions, et nos étudiants ont pu se faire la main sur des données réelles et non sur de simples simulations.

    Tout le monde est enthousiaste dans l'attente des nouvelles expériences.

  • Frédéric Mitterrand une culture d'homosexuel,

    une erreur sans doute, une faute même pas.

     

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    N'avez-vous pas remarqué, que ces hommes homosexuels sont brillants. En général très cultivés, le verbe facile, souvent des stars des médias par suite de leur intelligence, et de leur répartie aisée. Frédéric Mitterrand cultive ces valeurs, on a l'impression qu'il est tombé dès sa naissance dans ce que l'on pourrait appeler le creuset de la culture des arts, de la parole avec celle d'écrire, tant on voit en lui cette facilité d'expression. Ces hommes dont la déviation sexuelle anormale, eu égard à la normalité de la masse des humains, ne seraient-ils pas, justement, par ce qu'ils sont homos doués de facultés supérieures ? En d'autres termes, leurs facultés intellectuelles ne se seraient-elles pas plus développées que celles des autres, comme un fait compensatoire à cette déviation sexuelle ?

    On constate souvent, tout au moins pour moi, qu'un enfant né avec une malformation de l'encéphale compense par d'autres sens ce handicap, cela se remarque bien pour les aveugles comme pour ceux dont les malformations sont mineures. En d'autres termes, ils développent des facultés compensatrices de leur handicap. Je ne rentrais pas dans la basse politique qui consiste à demander sa démission, c'est à lui de voir ce qui lui convient de faire, et il peut se justifier autant qu'il le veut qu'il n'est pas un pédophile, ce qui est certainement vrai, il n'en reste pas moins vrai que sa vie, qu'il assume, n'est pas un exemple de moralité. La première des choses à mon sens est qu'un homme ministre doit être moralement irréprochable, c'est un exemple pour la Nation. Sans cela ou est la morale, ou sont les valeurs, il n'existe plus rien ! Avec ce gouvernement, toutes ces valeurs ont pris la porte, ce ne serait pas le général de Gaulle et aussi d'autres présidents qui auraient choisi Frédéric Mitterrand comme ministre de la culture même si il en a, plus que d'autres, les facultés.

    Quand Sarkozy a reçu Frédéric Mitterrand pour le poste de ministre, Frédéric Mitterrand lui a parlé de son livre «La mauvaise vie» livre paru en 2005 dont le Monde.fr publie de larges extraits de ce qui dérange, ce sont les pages dernières de 293 à 307, celles objet de la polémique, à voir ici. Certes c'est un mea-culpa, une confession devant lui-même qui serait un repentir. Mais, est-ce suffisant pour qu'il soit lavé de cet abominable tourisme sexuel, non. Excusez-moi, mais aller en Thaïlande dans les bordels de Bangkok pour pénétrer un garçon, n'est pas pardonnable même avec un livre si bien écrit qui est une œuvre littéraire, pourrait exaucer cet acte qui est une tâche indélébile.

    Voici un passage,

    «Le garçon marche dans la nuit à quelques pas devant moi. Pantalon de teinte sombre ajusté sur les hanches, étroit le long des jambes ; tee-shirt blanc qui colle au contour des épaules et à la ligne du dos ; bras nus, une Swatch au poignet, cheveux noirs avec des reflets brillants, dégagés sur la nuque. Démarche souple, allure tranquille, tout est beau, net, irréprochable. Il ne se retourne pas, il sait que je le suis et il devine sans doute que cet instant où je le regarde en profil perdu, de près et sans le toucher, me procure un plaisir violent. Il a l'habitude. C'est le quatrième depuis hier soir, j'ai voulu passer par un club que je ne connaissais pas encore avant de rentrer à l'hôtel et je l'ai aussitôt remarqué. Il n'y a que pour ceux qui ne les désirent pas qu'ils se ressemblent tous. Il se tenait comme les autres sur la petite scène, les mains croisées en arrière pour bien marquer le corps dans la lumière, en boxer short immaculé, le côté saint Jean-Baptiste qu'ils retrouvent instinctivement et que les pédés adorent, mais le visage fermement dessiné, l'expression avec du caractère, regard sans mièvrerie et sourire sans retape, un charme immédiat qui le détachait du groupe des enjôleurs professionnels. J'imaginais Tony Leung à vingt ans. Il a ri comme s'il avait gagné à la loterie quand j'ai fait appeler son numéro et lorsqu'il est venu près de moi, j'ai deviné brièvement l'odeur de sa peau, eau de Cologne légère et savon bon marché ; pas de ces parfums de duty free dont ils raffolent en général. Il avait l'air vraiment content d'aller avec moi ; j'ai senti qu'il serait vif et fraternel. Les rats qui grouillent dans la ruelle détalent à notre passage, les néons disparaissent derrière nous dans la pénombre, les remugles des poubelles s'estompent dans la chaleur poisseuse, et le vacarme assourdissant de la techno qui dégorge par les portes ouvertes de tous les autres clubs accentue cette impression de privation sensorielle où je concentre toute mon attention uniquement sur lui et sur ce que j'en attends. Mauvaise musique grossièrement frelatée au synthé sur des standards que l'on ne reconnaît plus mais dont le rythme infernal bombarde tout le quartier, fait chanceler entre excitation et hébétude et saoule le désir qui tambourine contre les tempes. Ça baisse un peu dans le souterrain qui mène au parking de l'hôtel. Il élève ses quinze étages de médiocre confort international au-dessus du flot populeux et du magma des boîtes et des gargotes, abritant une clientèle pas trop friquée de tour operators qui sort le jour en groupes serrés et tâte furtivement du grand frisson et de la rigolade à souvenirs avant de se coucher tôt derrière les doubles vitrages climatisés. Mais il plonge ses racines dans un sol autrement plus fertile : la sorte de grotte où le gang des chauffeurs de taxi se livre à des parties de cartes vociférantes dans une atmosphère de tripot pour films de kung-fu commande l'accès à une série de chambres sans fenêtre qui se louent ordinairement à l'heure, et pour longtemps, voire à perpétuité si on veut en finir et y mettre le prix. Ce n'est certainement pas le pire endroit pour mourir, anonymat et discrétion assurés. De vilains jeunes gens qui n'auraient eu aucune chance sur la rampe à numéros prennent leur revanche en s'affairant devant les caves à plaisir : ils détiennent les clefs, assurent la circulation qui peut être dense, relèvent les compteurs, font le ménage entre les passes.

    Plutôt sympathiques au demeurant : ils prétendent connaître tous les garçons par leurs noms et traitent les habitués à pourboires en jouant la comédie d'un service de palace. Le réduit et la salle de bains sont très propres : serviettes sous cellophane, housse en papier sur le lit sans drap, moquette neuve, ventilateur chromé, des miroirs un peu partout et même au plafond pour qui ça intéresse. Le room valet, comme il se désigne élégamment lui-même, fait une tentative pour me montrer comment marche la télévision et, jaugeant mon air apparemment défait, me propose à tout hasard des cassettes sans doute destinées à me ranimer. On rit un peu sans bien se comprendre, je lui refile les billets pour deux heures avec de quoi s'offrir une autre dent en or et il sort en chantonnant. Nous sommes seuls. Mon garçon n'a pas dit un mot, il se tient devant moi, immobile, le regard toujours aussi droit et son demi-sourire aux lèvres. J'ai tellement envie de lui que j'en tremble».

    Alors, l'argument majeur contre ceux qui critiquent Frédéric Mitterrand et qui lui demande de démissionner, est de ne pas avoir lu le livre ! C'est le principal propos qu'a clamé haut et fort du rédacteur en chef de Marianne Laurent Neumann hier soir sur France trois. Il n'a pas relevé le coté immoral de cette conduite pour un ministre de la république, impardonnable pour un journal qui veut dicter la morale, et dire qu'il faut avoir lu le livre pour émettre un avis c'est vrai, mais pour moi, cet extrait parle de lui même.

    On assiste, dans les commentaires de cette publication des extraits du Monde.fr, 245, à des louanges sur la valeur de Frédéric Mitterrand qui certes n'est pas en cause, et à des presque insultes pour les partis politiques qui condamnent ce ministre. Sarkozy, bravo, vous avez réussit à détruire tout sentiment d'honneur, pourquoi ne pas l'avoir laissé dans ce palais, la Villa Médicis, lieu de culture sur les hauteurs de Rome.


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    Jean-Marie Colombani dans Slate.fr établit un parallèle avec les États-Unis pratiquant «The politics of the spite», la politique de la rancœur. Il cite ce cri d'alarme, «le champagne sablé par l'état-major d'un journal néo conservateur à l'annonce de la défaite de Chicago en faveur de Rio de Janeiro pour l'organisation des Jeux olympiques de 2016». Eh bien en France, c'est copie conforme, nous vivons à l'heure de la rancœur systématique, de l'attaque tous azimuts, pourvu que cela fasse des dégâts.

    Il poursuit, il ne s'agit pas ici de défendre ou d'excuser, voire de comprendre en quoi que ce soit, le crime du jeune Polanski aux dépens d'une enfant de 13 ans. Pas plus qu'il ne s'agit de cacher le dégoût que peuvent inspirer les pages du livre de Frédéric Mitterrand consacrées à son attirance pour le commerce sexuel avec les jeunes hommes. Le mot commerce, au sens propre du terme, étant ici en cause. Il s'agit plutôt de regarder comment, lorsque quelqu'un peut apparaître comme une cible politique, tous les moyens sont bons. Ce qui peut conduire à tenir un point de vue, puis son contraire, peu importe pourvu qu'on ait l'ivresse de voir son ennemi à terre.

    Certes, c'est bien vrai que tous les moyens sont bons et c'est regrettable, mais ce qui à mon sens l'est encore plus c'est d'avoir fait de Frédéric Mitterrand un ministre bafouant ainsi toute morale politique, et là peu sont présents pour condamner Sarkozy. Si l'opposition ne reprenait pas ce fait, elle ne ferait pas son travail, et je crois savoir que la droite ne se gène pas d'en faire autant. En d'autres termes, Sarkozy fait de la provocation sachant bien que ce livre qu'il aurait lu et distribué à ses amis aurait fait polémique. Donc de provocation suit la riposte par la démission demandée pour Frédéric Mitterrand. On pourrait s'étonner que l'UMP transfuge du RPR ne condamne pas Sarkozy, car je me souviens que du temps ou ce parti existait, les homosexuels étaient vilipendés. Alors Jean-Marie Colombani ne vous étonnez pas que l'opposition se déchaîne.

    France Culture dresse un portrait de Frédéric Mitterrand qui le présente comme une sorte de pelote de ficelle dont on ne saurait par quel bout le prendre de crainte d'y faire des nœuds. Faut-il parler de politique, de l'écrivain, du cinéaste, du producteur de télévision, de radio, l'homme orchestre en quelque sorte, celui qui sait répondre à tout. Mais n'a-t-il pas de qui tenir ? C'est donc un homme complexe insaisissable aimant les hommes comme l'autre les femmes, ce qui est tout de même mieux.

    Une chose est certaine, il sait se défendre et même s'il survit à cette polémique ce fait sera inscrit dans tous les livres d'histoire pour l'éternité.

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