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  • Le traité de Lisbonne,

    la ratification au forceps.


    Après les votes négatifs de la France et des Pays Bas au traité Constitutionnel le 29 avril 2005 pour la France, et le premier juin 2005 pour la Hollande il fallait faire politiquement des aménagements à la première version du traité constitutionnel. Fin mai 2005, 8 des 25 pays membres avaient déjà ratifié le traité, Autriche, Espagne, Grèce, Hongrie, Italie, Lituanie, Slovénie, Slovaquie.

    Le 10 juillet 2005, les électeurs luxembourgeois se sont prononcés avec une majorité de 56 % en faveur du traité Constitutionnel. Ces «non» malgré ces «oui», ont fait que le traité constitutionnel, qui doit être ratifié par tous les États pour être applicable, a subi une période de gestation de deux années et un nouveau traité Européen a été conclu entre juin et octobre 2007, c'est le nouveau traité de Lisbonne. Ce traité a été signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 et porte le nom de la capitale Portugaise. Depuis 15 autres pays, Belgique, Chypre, Estonie, Finlande, Lettonie, Luxembourg, Malte, Bulgarie, Portugal, Royaume-Unis, Pays-Bas, Suède, Danemark, Roumanie, Finlande ont ratifié le traité, ce qui porte la signature à 23 États membres.

    Il restait la Pologne qui l'avait ratifié le 10 avril 2008, mais le président Lech Kaczsinsky n'a signé l'acte que de ratification que le 10 octobre 2009, l'Allemagne qui l'avait ratifié le 23 mai 2008 a tardé pour conclure, le président Horst Köler n'a signé que l'acte de ratification que le 25 septembre 2009, l'Irlande, et la République Tchèque, dont les deux chambres ont approuvé le traité le 6 mai 2009, attend que le président Tchèque Vaclav Klaus signe l'acte de ratification. Il restait donc en 2009 L'Irlande, l'Allemagne, et la République Tchèque. L'Allemagne ne présentait aucune difficulté étant partie prenante depuis le tout début du traité de Rome avec le Chancelier Konrad Adenauer de 1949 à 1963 de cette Constitution Européenne. Les difficultés résidaient au terme du chemin de la ratification avec l'Irlande et la République Tchèque.

    L'objectif du nouveau traité que peu connaissent est de rendre l'Union Européenne plus efficace, démocratique et plus transparente, un vœux pieux, tant sont opaques les décisions prises par la Commission Européenne. En fait, qui y comprend quelque chose d'autant que les habitants des pays membres ne font que subir les décisions sans possibilité d'interventions directes et que le parlement n'a qu'un pouvoir de contrôle politique de cette commission mais pas de vrais pouvoirs de décision puisque tout se décide entre les chefs d'États. En somme les députés Européens représentant directs des peuples ne peuvent à la majorité de leurs membres renverser cette commission si une de ses décisions serait contraire à l'intérêt général de la communauté, ce qui constitue pour un parlement à une mascarade. Ce parlement Européen est donc pour ces députés une aubaine de gains d'autant qu'ils ne sont pas contraints d'y siéger par le fait qu'il ne sert à rien ou presque à rien, ils se sont construit un eldorado de revenus.

    Outre le fait que l'Union soit plus démocratique et transparente le nouveau traité renforce les fonctions législative et budgétaire du parlement, budgétaires par l'approbation du cadre financier pluriannuel, codécision pour fixer l'ensemble des dépenses obligatoires et non obligatoires, et comme fonction législative un lien direct entre les résultats des élections des députés au parlement et le choix par le Conseil Européen du candidat à la présidence de la commission. Ce qui a vu la confirmation du président José-Manuel Barroso pour un nouveau mandat, qui ne posait aucun problème, la majorité du parlement est à droite et de plus les députés Espagnols socialistes ont voté pour un Espagnol, c'est donc une vraie tromperie.

    Dans ce cadre législatif, a l’issue de la deuxième journée du Conseil Européen qui s’est tenu à Bruxelles les 18 et 19 juin 2009, les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 ont annoncé avoir trouvé un accord au sujet des garanties promises à l’Irlande pour l'adoption du traité de Lisbonne.

    L'objectif était de permettre avec de fortes chances de succès la tenue d'un nouveau référendum. En matière fiscale, il est donc précisé que le traité de Lisbonne n’aura aucun effet sur les régimes fiscaux actuellement en vigueur au sein de l’Union européenne. Une garantie précieuse pour l’Irlande qui, avant la crise, a su faire de son régime fiscal un atout économique important. En termes de sécurité et de défense, il est stipulé que le traité de Lisbonne n’affecte pas la neutralité militaire de l’Irlande. Il est précisé en outre qu’une défense commune requiert une décision unanime de l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement, qu’une armée Européenne à laquelle il serait obligatoire de participer n’est pas envisagée et que l’Irlande, comme tous les autres États membres, reste libre de participer ou non à toute action militaire. En ce qui concerne le droit à la vie, la famille et l’éducation, il est indiqué que ce qui confère dans le traité de Lisbonne un statut légal à la Charte des Droits fondamentaux de l’Union Européenne, n’affecte en rien la protection du droit à la vie, la protection de la famille et la protection des droits à l’éducation telles qu’elles sont définies dans la Constitution Irlandaise. Ce qui permet notamment à l’Irlande de ne pas voir remise en question l’interdiction stricte de l’avortement. Les conclusions du Conseil précisent par ailleurs que chaque État membre continuera d’envoyer un des siens comme membre à la Commission Européenne.

    Le premier refus de l'Irlande lui a donc permet d'avoir un statut adapté d'autant que depuis son adhésion à l'UE en 1973 elle a largement bénéficié des aides Européennes dans le cadre de la politique agricole commune. Elle ne pouvait ne pas ratifier le traité de Lisbonne ce qu'elle à fait le 2 octobre 2009, et les Irlandais ont dit oui avec 67,13 % des suffrages.

    Il restait la République Tchèque avec la ratification par le président Vaclav Klaus. Le président, que l'on qualifie d'eurosceptique, a posé jeudi 8 octobre une condition de dernière minute à la ratification de ce Traité.

    Il réclame une note de bas de page de deux phrases dans le texte constitutionnel. Cette demande intervient très tard et elle agace la présidence suédoise de l'Union Européenne. Personne n’est donc encore certain à Prague de la nature de l’amendement au Traité de Lisbonne qu’a demandé Vaclav Klaus en échange de sa signature.

    On pense à une exception à la charte des droits fondamentaux des citoyens qui limiterait la liberté des autres Européens d’acheter des terres en République Tchèque. Dans le collimateur ici, les vieux Allemands expulsés des Sudètes après la Deuxième Guerre mondiale. Par le passé, Vaclav Klaus s'est irrité des concessions offertes par l’Union aux électeurs Irlandais entre les deux référendums pour les convaincre de voter pour le oui. Il est donc tenté de jouer la même carte, et il fait monter les enchères pour sortir avec les honneurs. Si par un tour de passe-passe Européen, il arrivait à obtenir des concessions à sa personne de cette ratification, il pourrait ainsi se présenter auprès de ses compatriotes «un petit Tchèque qui fait plier l’Europe», et finalement signer le traité, voir ici. On fait comme on peut.

    Or le vendredi 23 octobre, le président Tchèque s'est dit satisfait par la proposition de la présidence Suédoise de l'Union Européenne de modification du texte. Cette proposition correspond à ce qu'il souhaitait, il est donc encore possible d'aller plus loin a annoncé le secrétariat de la présidence Tchèque. La cour Constitutionnelle Tchèque doit de plus se prononcer sur la recevabilité d'un recours des sénateurs Tchèques sur la conformité du traité à leur Constitution, la décision doit être prise le 27 octobre.

    On voit finalement que l'Union Européenne est une machine à tiroirs ou chacun veut en tirer des bénéfices pour son pays. Aucun désir d'union entre les peuples ne guide ces adhésions, seul l'intérêt compte. Cela montre que l'Europe apparaît comme schmilblick à problèmes ou à 27 des divergences d'intérêts ne peuvent que survenir conduisant à des blocages même s'il est prévu le vote à la majorité qualifiée, qui devient la règle. Il est fondé sur le principe de la double majorité, un truc tordu, pour être adopté. Les décisions du Conseil auront besoin du support de 55 % des États membres, soit 15 États représentant 65 % de la population Européenne, soit, sur 460 millions d'habitants actuellement 253 millions. Il faudra tenir une comptabilité à jour. Quatre États au moins peuvent constituer une minorité de blocage. Inutile de dire qu'il peut y avoir des combines.

    Ce système, qui entrera en vigueur en novembre 2014, met le Luxembourg et les pays moins peuplés à égalité avec les pays plus peuplés au niveau de la majorité des États. Le nombre de domaines dans lesquels le Conseil de l’Union Européenne décide à la majorité qualifiée a été porté à une quarantaine de nouveaux domaines politiques, dont la coopération judiciaire et policière. Les risques de blocage sont de ce fait réduits. Pour de plus complètes informations lire «le traité de Lisbonne ».

    En conclusion, il faudra se plier même si cela ne nous convient pas, à terme ce ne peut fonctionner.

    La carte de l'Union Européenne.

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  • La Bretagne avec la Loire-Atlantique ?

    Voila qu'elle fait parler d'elle pour être réunifiée.

    C'est une vieille histoire qui remonte au 30 juin 1941, donc il y a plus de 60 ans, lorsqu'un décret du Maréchal Pétain, que j'avais perdu de vue, mais j'avais 12 ans, signait pour le gouvernement à Vichy, la séparation de la Loire Inférieure, devenue Loire Atlantique, de l'historique Bretagne. Les raisons de ce décret restent pour le moins obscures, puisque d'après le document ci-dessous, il apparaît que ce soit un revirement du maréchal Pétain inexpliqué eu égard à la promesse faite au maire de Rennes François Chateau. On est en droit de penser afin de mettre tout le monde d'accord puisque aussi bien les maires de Rennes et de Nantes revendiquaient que leur ville soit la capitale de la Bretagne, le maréchal à séparé la Loire Inférieure de la Bretagne, en donnant aux villes de Rennes et de Nantes, le titre de capitale. Les bretons qualifient d'inique cette décision du maréchal en fait régalienne elle a mis tout le monde d'accord.

    La journée des dupes.

    Les habitants de la Loire-Inférieure et de l'Ille-et-Vilaine n'étaient visiblement pas contents. Ils le furent encore moins quand les maires respectifs de Nantes et de Rennes jouèrent à leur insu et bien involontairement, le 29 juin 1941, le dernier acte d'une comédie-bouffe que la voix populaire intitula, par la suite «la journée des dupes».

    Ce matin-là, la plupart des quotidiens de Bretagne rendirent compte d'un entretien que François Chateau, maire de Rennes, avait eu avec le Maréchal. Au chef de l'État, François Château avait adressé la requête suivante,

    Je vous demande que cette Bretagne que nous aimons tant, reste dans la France de demain dans la France régénérée, telle qu'elle fut dans le passé avec ses limites territoriales et qu'elle conserve la ville de Rennes comme capitale.

    A quoi le Maréchal aurait répondu en souriant.

    Vous aurez satisfaction, monsieur le maire. La province de Bretagne comprendra cinq départements et votre ville en sera la capitale. Mais quelques heures plus tard, si l'on en croit l'édition de L'Ouest-Eclair, édition nantaise du 1er juillet 1941, composée pour la Loire-Inférieure, le Maréchal avait reçu une délégation conduite par Gaëtan Rondeau, maire de Nantes. A la fin de l'entretien, le Maréchal avait donné à ses visiteurs l'assurance que la future province de Bretagne serait maintenue dans les limites de ses cinq départements mais avec, cette fois... Nantes pour capitale !

    La contradiction était tellement flagrante que tous les Bretons ou presque pensèrent qu'ils avaient été floués. La preuve leur en fut donnée sans tarder puisque le lendemain, le gouvernement à Vichy prenait la responsabilité... d'une troisième décision en détachant officiellement et administrativement la région de Nantes de la Bretagne !

    En vertu d'un décret du 30 juin 1941, qualifié aujourd'hui encore «d'inique» par les Bretons, et publié le lendemain 1er juillet au Journal Officiel, Rennes devenait la préfecture d'une région comprenant l'Ille-et-Vilaine, les Côtes-du-Nord, le Finistère et le Morbihan tandis que Nantes passait sous la tutelle d'Angers, promue préfecture d'une autre région dont dépendaient, outre le Maine-et-Loire et la Loire-Inférieure, la Mayenne, la Sarthe et la zone partiellement occupée de l'Indre-et-Loire.

    Malgré la déception qu'ils ressentaient, les pétainistes s'interrogeaient sur l'attitude incompréhensible prise par le Maréchal, le 29 juin. Pourquoi avait-il menti à Château aussi bien qu'à Rondeau ? Parce qu'il était gâteux ? Parce qu'il était rompu de nature à toutes les duplicités, comme le suggéraient ceux qui lui étaient hostiles ?

    N'avait-il pas plutôt donné une réponse sinon de Normand au moins de... Picard, ainsi que nous l'a laissé entendre Louis-Dominique Girard en expliquant que le maréchal Pétain, tenant à remettre à plus tard l'heure des explications, avait trouvé dans cette échappatoire un moyen de mettre fin à des entretiens qui risquaient de se prolonger.

    Cette hypothèse semble la plus vraisemblable car l'attention du Maréchal avait toute raison d'être retenue ce jour-là par une décision, particulièrement grave sur le plan international, qu'il devait rendre officielle le lendemain. Il se trouvait, en effet, contraint par les Allemands qui avaient envahi l'U.R.S.S. huit jours auparavant, de rompre les relations diplomatiques de la France avec le gouvernement soviétique, voir ici .

    DECRET N°2727.

    Voici l'intégralité du décret du 30 juin 1941 qui présente les attributions des préfets dans le nouveau découpage administratif. Cette réorganisation a été "reprise" lors de la planification de 1956, puis officiellement approuvée en 1972 lors de la création des Etablissements Publics Régionaux ( E.P.R) .

    (voir loi du 5 juillet 1972)-

    Les Décrets du 30 juin 1941 attribuant à certains préfets les pouvoirs des préfets régionaux et portant division du territoire pour l'exercice de ces pouvoirs.

    Nous, Maréchal de France, chef de l'État français,
    Vu la loi du 19 avril 1941 instituant des préfets de régionaux ;
    Sur le rapport du ministre secrétaire d'État à l'intérieur,

    Décrétons :

    Art. 1er.- Sont attribués aux préfets du Loiret, d'Ille-et-Vilaine, de Maine-et-Loire et de la Vienne les pouvoirs de préfets régionaux définis pâr la loi du 19 avril 1941.

    Les régions placées sous l'autorité des préfets régionaux désignés au paragraphe 1er du présent article prennent respectivement le nom de région d'Orléans, de Rennes, d'Angers et de Poitiers.

    Art. 2.-Pour l'exercice de ces pouvoirs le territoire est divisé de la façon suivante :
    Région d'Orléans.-Loiret, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Indre (partie occupée), Cher (partie occupée).
    Région de Rennes.-Ille-et-Vilaine, Côtes-du-Nord, Finistère, Morbihan.
    Région d'Angers.-Maine-et-Loire, Loire-Inférieure, Mayenne, Sarthe, Indre-et-Loire ( partie occupée ).
    Région de Poitiers.-Vienne (partie occupée), Deux-Sèvres, Vendée, Charente-Inférieure, Charente (partie occupée).

    Art. 3.-Le vice-président du conseil, ministre secrétaire d'État à l'intérieur, est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel.

    Fait à Vichy, le 30 juin 1941.

    PH.PETAIN.
    Par le Maréchal de France, chef de l'État français :

    L'amiral de la flotte, vice-président du conseil, ministre secrétaire d'État à l'intérieur.

    A DARLAN.

    On remarquera que la Loire Inférieure faisait partie de la région d'Angers, et que la Vendée était dans la région de Poitiers. La disposition des régions concernées est actuellement la suivante :

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    Document tiré de Wikipédia, bien entendu Paris et ses départements limitrophes sont à exclure

    La réforme territoriale préconisée depuis la création du comité Balladur éveille les partisans du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne administrative. Ils appellent aujourd'hui à «un geste fort» du président Sarkozy. C'est l'Association «Bretagne réunie» qui réclame cette réunification administrative en cinq départements Finistère, Côtes-d'Armor, Morbihan, Ille-et-Vilaine et donc Loire-atlantique, ainsi que la création d'une grande région Val de Loire incluant Mayenne, Sarthe et Maine-et-Loire. Et dans ce cas, la Vendée serait rattachée à la région Poitou-Charentes qui sur le plan politique verrait s'affronter Philippe de Villiers à Ségolène Royal, probablement une bonne affaire pour Philippe de Villiers pour battre Ségolène Royal. Le problème dans ce redécoupage serait celui de la capitale de cette grande région «Bretagne Réunifiée», en effet Nantes se verrait perdre son rôle de capitale au profit de Rennes et deviendrait une sous capitale, c'est ce que pensent les partisans de cette réunification, mettant en avant le dynamisme de Rennes. Or, Rennes avec ses 209.613 habitants en 2006 et 571.754 habitants sur l'ensemble de l'agglomération urbaine est de moindre en importance que Nantes qui peut se prévaloir de 282.853 habitants en 2006 et 804.833 sur l'ensemble de l'agglomération, il y aurait donc sur ce plan une incohérence. De plus il n'existe pas de liaison ferroviaire entre Rennes et Nantes et même avec Quimper, ce qui devrait constituer un handicap, entre ces grandes villes bretonnes et bien d'autres. Les seules liaisons sont Rennes-Brest via Saint-Brieux et Rennes-Quimper via Lorient. Les liaisons transversales sont donc plus difficiles en commodité, bien que le TER Bretagne avec ses 39 lignes se développe régulièrement depuis quelques années.

    Cette réunification impliquerait une redéfinition des infrastructures et des services administratifs, judiciaires, culturels, et préfectoraux faisant double emploi donc un coût non négligeable en emplois et en équipements, et ce n'est pas le moment de dépenser notre argent pour cette réunification, dont je respecte bien entendu le souhait des partisans, la France peut encore vivre ainsi, et le statut quo paraît est la solution la plus raisonnable actuellement. L'argument évoqué est, malgré les positions favorables du Conseil général de Loire-Atlantique et du Conseil régional de Bretagne, les nombreux sondages en sa faveur et le soutien des Bretons est sans cesse, quelle que soit la couleur politique du gouvernement en place, reportée aux calendes.

    Les sondages, malgré les critiques dont ils sont l'objet, demeurent le principal indice de l'opinion des habitants de Bretagne et de Loire-Atlantique sur la question du rattachement. Pour la plupart d'entre elles, ces études tendent à montrer un attachement nettement majoritaire des populations de ces territoires en faveur de la réunification. Dans un autre sondage Ifop pour Ouest-France publié le 7 mars 2009, les résultats font apparaître qu'une majorité de Bretons fait le choix d'une évolution du découpage régional (52%), et, dans cette hypothèse de changement qui est au demeurant la seule envisagée par le rapport.

    Il est temps de décider du Comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Édouard Balladur, le choix du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne est majoritaire par rapport aux 2 autres choix proposés, que ce soit en Loire-Atlantique (27% contre 14% pour un regroupement des régions Pays de la Loire et Bretagne, et 6% pour un regroupement de ces 2 régions administratives avec celle de Basse-Normandie) ou bien en Bretagne administrative (32% contre 14% et 6%). La Bretagne administrative concerne le regroupement des Conseils Régionaux des Bretagne de Loire Atlantique, et des Pays de la Loire, voir la proposition de Marylise Lebranchu députée du Finistère sur son blog

    L'analyse est rendue complexe toutefois par le fait qu'une part importante des sondés, vraisemblablement moins encline à s'impliquer politiquement, a opté pour un premier choix qu'on ne peut situer techniquement au même niveau que les précédents, «Qu'on en reste à la situation actuelle», non décrit, à la différence des autres options, 48% des sondés de la Bretagne administrative et 53% de ceux de Loire-Atlantique ont effectué ce choix, dont une bonne part de ceux qui auraient pu opter pour «ne se prononce pas». Comme dans tout sondage, il faut faire attention à la réaction des sondés, tous n'y voient pas le même intérêt, c'est pour cela qu'il me semble qu'un référendum serait la solution la meilleure c'est d'ailleurs ce que propose Madame Royal après consultation des élus.

    En Bretagne administrative, un nombre certain de personnalités, de droite ou de gauche, ont manifesté leur soutien au rattachement de la Loire-Atlantique, ainsi à droite René Couanau, François Goulard, Alain Madelin, Pierre Méhaignerie, et à gauche Jean-Yves Le Drian, Marc Le Fur, Bernard Poignant ou Kofi Yamgnane. Daniel Delaveau, maire socialiste de Rennes, a en revanche manifesté son opposition à ce projet, et sa préférence pour une «grande région» réunissant Bretagne, Pays de la Loire et Basse-Normandie. En Loire-Atlantique, Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, s'oppose à la réunification. En 2009, il juge qu'une Bretagne à cinq départements serait «étriquée» et dit «casse-cou» «si c'est une question d'identité». Il ajoute qu'il serait «antidémocratique» de ne pas consulter les habitants des autres départements des Pays de la Loire.

    Les présidents de la région Pays de la Loire ont manifesté leur hostilité à son démantèlement, à droite Olivier Guichard, ardent bâtisseur d'une identité «ligérienne», identité des habitants des Pays de la Loire, puis son successeur François Fillon qui déclarait en 2000 «Cette coopération, entre Bretagne et Pays-de-la-Loire est plus prometteuse que tous les projets de redécoupage ou séparatiste». Aujourd'hui en 2009, le socialiste Jacques Auxiette dit «se méfier de la notion d'identité» et souhaite «des coopérations régionales renforcées». Plusieurs autres acteurs politiques de la région des Pays de la Loire comme André Lardeux, sénateur de Maine-et-Loire, Philippe de Villiers président du Conseil général de la Vendée, Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, ou encore Roland du Luart, sénateur de la Sarthe, sont également opposés au rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. On note que du coté politique les avis sont partagés, et qu'il vaut mieux ne rien faire plutôt que de tout bouleverser, à moins qu'un référendum mette tout le monde d'accord, éléments tirés de Wikipédia.

    plan_le_rhun.1256230788.pngEn rouge la Bretagne, en rose Poitou-Charentes et Vendée, en vert Normandie, en bleu Val de Loire, serait la réorganisation soutenue par Bretagne Réunie.

    L'Union Démocratique Bretonne déclare dans un article consacré à Jacques Auxiette, Président de la Région des Pays de la Loire, le 17 juillet 2009, et celui consacré, le 22 juillet 2009, aux clés des élections régionales, montrent que la réunification administrative de la Bretagne, question pourtant très liées aux réalités sociales, économiques et écologiques n’a toujours pas été intégrée par les partis de gauche. En ne répondant pas à une aspiration populaire légitime, les forces de gauche qui acceptent la partition de la Bretagne font un choix que l’UDB ne peut que désapprouver, voir ici . Alors, puisque nous en sommes au grand Paris, pourquoi pas la Bretagne réunifiée ?

    On ne peut ne pas s'intéresser à cette réunification possible, le visage politique de cette réunification ne peut qu'influer au niveau national vu son étendue. Quel est le facteur essentiel, c'est celui des habitants des régions considérées, il serait donc regrettable qu'une décision régalienne fixe le statut quo ou l'intégration de la Loire-Atlantique à la Bretagne sans l'avis des habitants en ne tenant compte que ceux des personnalités politiques.

  • Dans le parti, elle n'est rien,

    de Mélenchon.

    Il s'agit de Ségolène Royal bien entendu. Cette phrase Mélenchon l'a prononcée à la télé sur la deux, elle m'a d'ailleurs heurté, au sujet de la présentation de l'émission un jour un destin, les secrets d'une ambition. Venant de la bouche de Jean-Luc Mélenchon, elle est assez piquante, lui qui a quitté le PS pour fonder son propre parti, le parti de gauche, et faisant alliance de circonstance avec le parti communiste pour le journal la nouvelle Humanité. N'étant plus dans le PS, puisqu'il le combat, il ne devrait pas prononcer cette phrase car elle pourrait signifier qu'il y est encore pour émettre ce jugement. En fait, il est sénateur élu en 2006 et député Européen en 2004 sous l'étiquette socialiste c'est donc qu'il en a tiré un bénéfice, qui ne l'empêche pas d'accepter les honoraires de ses fonctions, comme socialiste, puisqu'il travaille dans ces Assemblées, un peu de reconnaissance et de correction dans ce cumul des mandats serait la moindre des choses. La politique, un métier sans respect pour certains.

    Une erreur non intentionnelle à été commise concernant les mandats de Jean-Luc Mélenchon. Le parti de gauche à été fondé le 01/02/09 et dont la création avait été annoncée par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez le 12 novembre 2008, après leur départ du Parti socialiste cinq jours plus tôt, c'est-à-dire le lendemain du vote des militants sur les motions pour le congrès de Reims. Jean-Luc Mélenchon a été élu le député Européen le 07/06/09 sous l'étiquète du parti de gauche, mais sénateur sous celle du PS en 1995 et 2004. il n'est donc plus sénateur depuis le 07/06/09, mon information qui est de source Wikipédia est donc incomplète. Il ne cumule pas de mandats

    Mais il n'en reste pas moins vrai que son propos m'a heurté, on ne dit pas d'une personne qui a été candidate à la présidence de la république qui a récolté plus de 17 millions de voix qu'elle n'est rien dans son parti alors que c'est ce même parti qui l'a nommée, et que de plus, Monsieur Mélenchon était encore dans ce parti à cette époque.

    C'est malgré tout vrai, dans son parti, elle n'est plus rien si tant est qu'elle ait été quelque chose, si, une fois aux yeux de tous, elle s'est imposée à la surprise générale au grand dam des ténors qui n'ont rien vu venir contraints d'accepter sa désignation comme candidat du PS pour les élections de 2005, puis de la gauche tout juste d'ailleurs eu égard aux coups bas qui n'ont pas manqués. Et bien mal lui a en prit, elle s'est trouvée seule, elle en a prit plein la figure de Jospin à Rocard en passant par Claude Allègre et les porte flingues de Dominique Strauss Khan et tous ceux que je ne connais pas. En outre, comment être dedans quand on veut que l'on soit dehors, l'équation est difficile ? Une femme complexe un parcours fait de zones d'ombre, de contradictions, de difficultés depuis son enfance entre la rigueur militaire de son père, à droite de la droite, les femmes sont faites pour être à la maison, et de sortir de ce milieu pour vivre, de gauche bien sûr, comment ne pas l'être quand sa mère se retrouve seule sans ressources après avoir eu huit enfants.

    Le tout sauf Ségolène rouleau compresseur du PS n'a-t-il pas été la cause de ce rejet, a noter qu'il à bien fonctionné pour Ségolène mais pour Sarkozy pas du tout, c'était plus difficile à faire puisqu'il y a des socialistes, et pas des moindres, ne chipotons pas, Dominique Strauss Khan, le plus présidentiable du moment, qui abandonne son parti pour le FMI le laissant aux querelles des courants et qui ont fait et font cause commune avec Sarkozy.

    Le tout dernier Michel Rocard qui déclare, le PS est un grand malade incapable depuis longtemps de pensée collective solution déjà aggravée depuis François Mitterrand, on voit la rancune rejaillir. D'ailleurs c'est pour cela qu'il coprésidence avec Alain Jupé la commission sur le grand emprunt de manière à enfoncer un peu plus le pays dans la dette, et puis ensuite de la faire payer par ceux qui ne sont pas dans le bouclier fiscal. Michel Rocard un parcours politique de gauche à presque de droite, il entre aux jeunesses socialistes en 1949 puis au PSA parti socialiste autonome puis il participe à la fondation du PSU parti socialiste unifié puis ensuite au sein du PS, il créé le Rocardisme, et le voilà maintenant dans le giron du Sarkozysme. Et Jean-Luc Mélenchon ne dit rien !

    Alors Ségolène, la cruche, on peut être cruche à tout âge comme Jean Sarkozy brillant à 23 ans, cruche comme brillant n'attendent pas le nombre des années, qualificatifs qui viennent tout seuls en fonction de la direction du vent. L'une diplômée de l'ENA promotion Voltaire comme Dominique de Villepin, François Hollande, et bien d'autres, et l'autre Jean Sarkozy redoublant sa licence, quel pays ! Abandonnée de tous les siens, elle n'est rien ! C'est comme quelqu'un que l'on met au placard, que plus personne ne regarde de peur d'être remarqué, la peste en quelque sorte. Elle traverse une période de solitude avant la tempête c'est toujours comme cela, mais ce n'est pas obligatoire. Déroutés, déçus, évincés ses alliés, elle est terrible, elle aime le chalenge, seule contre tous c'est ce qui lui plait. «Je suis là aujourd'hui, je serais là demain, rien ne me fera reculer sur le chemin que j'ai choisit», les ténors du PS n'ont pas aimé. Est-elle toujours dans cette dynamique ? Cette histoire de fraude aux élections du secrétariat général ou des bulletins fausseraient les résultats pour que Martine Aubry soit secrétaire, on n'en parle plus, c'est passé dans les oubliettes, pourquoi remuer ce qui pue, attendons que le vent vienne chasser les mauvaises odeurs. «Je crée des clivages, je ne suis pas dans la norme affirme-t-elle avec jubilation».

    Depuis le début de l'année, elle s'est abstenue de participer aux activités du courant l'Espoir à gauche, créé autour de Vincent Peillon et François Rebsamen, afin de soutenir sa cause au congrès de Reims, à quoi bon, elle n'est plus rien. Les «histoires internes et leurs enjeux microscopiques qui font que ces gens ne se souviennent même plus pourquoi ils sont socialistes» l'insupportent plus que jamais. Comment être dedans avec de tels propos ? Comme d'habitude, elle joue l'opinion contre le parti, les militants contre les courants. Isolée, moi ? Mais c'est une fable ! Elle fanfaronne ! Je suis bien mieux entourée que lors de la présidentielle. J'ai enfin réuni des collaborateurs fiables, qui ne se tirent pas dans les pattes, sur lesquels je sais pouvoir compter. Et puis, personne au PS, Martine Aubry, Laurent Fabius ou François Hollande, ne dispose d'un réseau comme celui de mon association Désirs d'avenir. Elle pourrait être accablée, non, son espoir est sa réélection à la tête du Poitou-Charentes, mais cela va être dur, Sarkozy va mettre le paquet, les grosses pointures.

    Qu'est-ce qui lui reste, Jean-Louis Bianco député des Alpes de Hautes Provence ancien secrétaire général de l'Elysée sous François Mitterrand, comme le temps passe. Le sénateur François Rebsamen, son «poisson pilote» à l'intérieur du PS, passe lorsqu'il le peut. La jeune garde, Guillaume Garot, député et maire de Laval, Najat Belkacem, conseillère régionale de Rhône-Alpes, ou Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres porte la bonne parole Ségoléniste sans états d'âme apparents. A l'extérieur, Bernard-Henri Lévy continue d'y croire. Il verrait bien «la gauche se rassembler derrière Ségolène Royal». C'est ce que l'on comprend mal qu'est-ce qu'il lui trouve alors que tous les autres l'ont abandonnée. Aurait-elle quelque chose de magique que l'on saisit mal ? En fait c'est une star médiatique avec un parcours atypique, volontaire, semé d'embuches et c'est cela qui probablement plait. Quel courage et quelle prétention devant tous ces hommes à vouloir être présidente de la République ! Même sont ami personnel de 30 ans, cela ne vous rappelle pas quelque chose, Jean-Pierre Mignard avocat personnel a été prié de lui abandonner la présidence de désirs d'avenir qu'elle souhaite transformer en fondation, elle ferait le vide ?

    D'autres ont lâché prise, comme l'ex-Verte Aurélie Filippetti, députée de Moselle, qui n'a pas apprécié que la présidente de la région Poitou-Charentes parte en croisade contre le principe de la taxe carbone. Ou cet ancien collaborateur qui évoque «une conduite d'échec». Ségolène, dit-il, est devenue complètement allergique à toute organisation collective et se cabre à la moindre remarque. Elle a envie d'exister mais pas forcément de gagner. Tout cela finit par user. Ces derniers mois, les rapports se sont aussi rafraîchis entre Mme Royal et l'homme d'affaires, Pierre Bergé, grand mécène de la gauche française, qui règle, rubis sur l'ongle, le loyer, 8 000 euros mensuels, des locaux du boulevard Raspail, mais dont l'ardeur semble vacillante.

    Au printemps, Pierre Bergé avait donné son accord de principe pour aider à la refonte du site Internet de Désirs d'avenir. Quelques semaines plus tard, une facture de 41 000 euros arrive sur le bureau du conseiller de Pierre Bergé. «Une facture sans numéro de téléphone ni registre du commerce émanant d'une société - Andecom - n'ayant d'expérience ni dans la réalisation de sites Internet ni dans la communication politique. Tout cela ne m'a pas paru très professionnel», s'étonne Stéphane Chomant. «Nous nous sommes rendu compte que la société Andecom était celle du compagnon de Mme Royal. Nous n'en savions rien», précise-t-il. Bloquée, la facture ne sera pas payée. Quant au nouveau site de Désirs d'avenir, qui se déploie sur fond de paysages New âge et de couleurs criardes, il a suscité des commentaires franchement désobligeants jusque dans les rangs de l'association. Le coup est d'autant plus sévère que jusqu'alors les partisans de Mme Royal étaient supposés disposer dans ce domaine d'une certaine expérience, voire d'une longueur d'avance.

    Sur son site internet, elle se venge contre les journalistes médisants, et ses anciens alliés, pas très gentils. Pas la bonne méthode pour engager une nouvelle carrière. En fait, j'assume une part d'isolement, concède Ségolène Royal. C'est une force de ne pas être enfermée dans l'appareil du parti, je vis cela comme l'affirmation de mon identité politique. Le tout sur un fond de candidature de Martine Aubry qui reprend les thèmes largement inspirés de Ségolène Royal. L'organisation de primaires ouvertes à l'ensemble des électeurs, le renforcement du non-cumul des mandats, la démocratie participative ou la réconciliation du social et de l'écologie émaillent depuis longtemps son discours.

    Alors finie Ségolène Royal, tout dépendra des élections régionales de mars 2010 pour remettre les pendules à l'heure, et si elle est à nouveau élue, il faudra compter sur elle.

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