Avertir le modérateur

- Page 2

  • La Franc-maçonnerie dossier suite 25,

    réflexions sur les sectes.

     

    La Franc-maçonnerie est-elle une secte ce que beaucoup considèrent, mais qui en fait n'est pas reconnue comme telle, bien que certaines pratiques pourraient le faire admettre. Le général de Gaulle lui même, voir le dossier 13, à son retour après la libération de Paris rétablit dans son honneur la Franc-maçonnerie qui a payé un lourd tribut pour la libération de notre pays.


    La Constitution du 04 octobre 1958 N° 2468 de l'Assemblée nationale, dixième législature a publié un rapport enregistré le 22 décembre 1995 sur les sectes ici.

    Cette Commission précise que c'est un phénomène qui, bien que difficile a appréhender semble se développer. L'absence de définition juridique des sectes en droit résulte de la conception Française de la notion de laïcité. La notion de secte, même dans le langage courant, n'est pas univoque, différents niveaux d'analyse ne suffisent sans doute pas à témoigner de la diversité, et de la richesse, du concept.

    La Commission a en effet constaté que si la difficulté à définir la notion de secte a été soulignée par toutes les personnalités qu'elle a entendues, la réalité visée semble unanimement cernée, sauf naturellement par les adeptes et dirigeants des sectes qui nient ce caractère à leur groupement «tout en pouvant le reconnaître à d'autres» et préfèrent évoquer les termes d' «Eglises ou de minorités religieuses».

    La Commission n'a pas la prétention de réussir ce à quoi tous ceux qui travaillent sur la question des sectes, souvent depuis de nombreuses années, ne sont pas parvenus, c'est-à-dire donner une définition «objective» de la secte, susceptible d'être admise par tous. Les travaux de la Commission s'appuient donc sur un certain nombre de choix éthiques qu'elle ne cherche pas à dissimuler.

     

    La difficulté de définir la notion de secte, qui sera pourtant utilisée dans la suite de ce rapport, a conduit la Commission à retenir un faisceau d'indices, dont chacun pourrait prêter à de longues discussions. Elle a donc préféré, au risque de froisser bien des susceptibilités ou de procéder à une analyse partielle de la réalité, retenir le sens commun que l'opinion publique attribue à la notion.

     

    Les adeptes des sectes.

    Même s'il est difficile de procéder à un chiffrage précis, tant il est ardu de distinguer le véritable adepte du disciple occasionnel ou du simple sympathisant, les Renseignements généraux estiment à 160.000 le nombre d'adeptes au moins occasionnels, et à 100.000 le nombre de sympathisants. Cette Commission classe les mouvements sectaires en fonction de leur nombre d'adeptes, de moins de 50 adeptes, de 50 à 500 adeptes, de 500 à 2000 adeptes, de 2.000 à 10.000 adeptes. Elle présente comme sectes en 1995 celles de l'UNADFI données par le tableau ci-dessous.

     

    img697.1248118508.jpg

     

    C'est un tableau que j'ai construit à partir des données de ce rapport, la copie directe des tableaux présentés n'est pas possible. On peut remarquer que la Franc-maçonnerie, n'est pas citée, ce qui est évident puisque bon nombre de nos politiciens, et pas des moindres en faisaient partie et qu'en outre, actuellement, nombreux sont ceux qui parcourent les Obédiences.

    Pour plus de données on peut se reporter au rapport de cette commission qui fait un état exhaustif, si tant est que ce soit possible, de ce phénomène qui tend à se développer par la perte des repères et des valeurs traditionnelles qui forment notre société.

    Pour compléter cette réflexion, je veux citer un paragraphe de l'interview à Eric Garnier de Phillipe Benhamou franc-maçon de la Grande Loge de France, docteur en sciences des organisations chargé de mission au sein d'un centre de prospectives scientifiques, et auteur de nombreux articles sur la Franc-maçonnerie, (les Dossiers d'Actualité de l'Histoire).


    Aujourd'hui en France, la Franc-maçonnerie est-elle une société secrète ou discrète ?

    On a toujours eu coutume de répondre discrète à ce genre de question, pour éviter de tomber dans le piège des termes comme société secrète qui font fantasmer à l'infini et souvent dans le mauvais sens du terme. C'est vrai que le terme société discrète est politiquement plus correct que société secrète. Pourtant avec des réserves que j'ai faites, (voir ci-après), je dirais que oui, la Franc-maçonnerie est une société secrète ue les secrets de la Franc-maçonnerie sont réservés aux initiés. Mais, j'ajouterais qu'aujourd'hui chacun peut aspirer à devenir franc-maçon et ainsi découvrir ces fameux secrets. Il suffit d'être libre dans sa tête et droit dans ses bottes et d'avoir la volonté de travailler d'abord sur soi-même, et puisque nous sommes dans une revue d'histoire, je terminerai volontiers par le poème maçonnique du XVIIIème siècle qui résume bien la difficulté de comprendre la Franc-maçonnerie de l'extérieur.

     

    «Pour le public, un franc-maçon sera toujours un vrai problème qu'il ne saura résoudre qu'en devenant franc-maçon lui-même».

     

    Il y a une grande ambiguïté sur ce qu'on appelle le secret maçonnique. Il ne s'agit ni de l'appartenance maçonnique ni du secret des rituels ni du contenu symbolique des différents degrés pratiqués. Chacun est libre ou non de révéler son appartenance à la Franc-maçonnerie, quand au secret des rituels on les trouve un peu partout en librairie. Non le vrai secret maçonnique est ailleurs. Prenons un exemple, on trouve dans tous les livres consacrés à la Confrérie, la signification des symboles maçonnique. L'Equerre signifie ceci, le compas cela, etc....Mais quel sens peut-il y avoir pour un profane? Aucun puisque la vraie signification des symboles maçonnique est celle que chacun découvre par lui-même.

     

    Bien entendu, on peut toujours contester cette réflexion et ces travaux, mais ils ont le mérite d'une base de réflexion, qui probablement ne tient pas compte de certaines pratiques d'initiation dans les Obédiences qui pourraient être assimilées à celles des sectes tant elles sont chocantes. Afin de préciser cette réflexion, je présente le document suivant :

     

    Réflexions sur les élections en "république" maçonnique Française ou "démonocratie".

    INFO - www.barruel.com - INFO. voir ici

     

    En quelques images, vous allez comprendre pour qui vous votez en réalité car sachez qu'ici, en France, c'est une secte religieuse, la Franc-maçonnerie (Grand Orient, Grande Loge, B'naith B'rith entre autres), qui dicte sa loi aux «républicains et autres démocrates». C'est par cette secte que ce grand pays qu'est la France est à l'agonie, ainsi que ses habitants traités en esclaves. Ils ne sont pas «éclairés».

     

    N'étant pas partie prenante de ce document, ne pouvant vérifier ce qu'il présente, je ne fais que d'en donner des extraits, qui pour certains sont tronqués. Le lecteur peut s'il le souhaite s'y rapporter, sa référence est donnée.


    La «France d'en bas» ne fait pas partie de la «race supérieure». Sachez aussi que c'est la même clique qui a imposé «l'euro, l'Europe et la fin des nations», le «mondialisme», sans parler des guerres mondiales et autres révolutions. La «fraternité de la mort» impose sa dictature, par l'éducation républicaine, la presse, la «politique» et même les bombes pour ceux qui ne comprennent pas.

     

    cabinet.1248161760.jpg

     

    Ci-dessus, une des premières étapes du «voyage initiatique du jeune initié» à la lumière de la secte maçonnique, est de méditer dans le cabinet de réflexion, squelette, crane.... Joyeuse secte qu'est la franc-maçonnerie ! C'est ça qui gouverne ses partis «républicains» et «démocrates» criminels, menteurs et voleurs. Le reste... toute opposition doit être détruite... et menée à la tombe...

     

    tes-mort.1248162039.jpg

     

    Jacques Chirac posant fièrement avec ses Frères maçons à l'Elysée début 2002, la République est synonyme de Franc-maçonnerie.

    chirac-fm.1248181769.jpg

     

    L'article rappelle que Nicolas Sarkozy a annoncé aux membres de la secte que la Franc-maçonnerie était chez elle au ministère de l'intérieur, de sorte qu'elle ne peut être avec les gens d'en bas. Les Français, sans le savoir, subissent la dictature occulte d'une secte, la Franc-maçonnerie et ses valets républicains et démocrates.

    bauer-chirac.1248182416.jpg

    Ci-dessus, Chirac en compagnie de l'ex «Grand-Maitre» de la secte maçonnique version, Grand Orient de France, lors du 275° anniversaire de la fondation de l'ordre maçonnique en France, en Juin 2003.

    Photo parue dans le journal «Le Point» du 29 Janvier 2004, dans un article consacré aux francs-maçons dans les médias. Tout un... programme !

     

    fm-et-chirac.1248182967.jpg

    Ci-dessus, Chirac défenseur de «SA SECTE» républicaine en bon «démono-crate». Ses amis Jacobins républicains et bons démocrates ont oublié un anniversaire, celui du 17 Décembre 1793.

    Il s'agit de la guerre de Vendée ou l'armée Royaliste vendéenne subit une défaite écrasante par les armées républicaines à Nantes. Le régime de la terreur exécuta femmes et enfants.

    La répression fut particulièrement violente à Nantes, où le représentant Jean-Baptiste Carrier organise l'exécution de milliers de personnes par les noyades et les fusillades. 10 000 prisonniers sur 13 000, hommes, femmes et enfants, périssent à Nantes de novembre 1793 à février 1794 par les exécutions ou les épidémies. Environ 2 000 prisonniers sont également fusillés à Angers sur ordre du représentant Francastel.

    Sous l'Ancien Régime, Marie Pierre Adrien Francastel était secrétaire du duc François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld-Liancourt. Nommé administrateur du district d'Évreux dés le début de la Révolution. En 1792, il fut élu député suppléant à la Convention par le département de l'Eure, le 27 juin 1793 il y remplaça François Buzot. En octobre 1793, on le retrouve en mission dans les départements de l'Ouest. Il réprima avec beaucoup de rigueur l'insurrection en Vendée, ordonnant notamment au général Grignon,

    «tu feras trembler les brigands, auxquels il ne faut faire aucun quartier, nos prisons regorgent des prisonniers en Vendée!...: Il faut achever la transformation de ce pays en désert».

    Point de mollesse ni de grâce... Ce sont les vues de la Convention... Je le jure, la Vendée sera dépeuplée ?

    Mais cela n'a rien à voir avec la Franc-maçonnerie.

     

    En 1981, le Grand Orient se sentait en osmose avec les idées de François Mitterrand.

    jospin-go.1248188659.jpg

    Quelques images caractéristiques présentées dans ce document antimaçonnique.

     

    grand-college.1248189101.jpg

    Salle de réunion du «Grand Collège des Rites» avec quelques «écussons».

     

    loge4.1248189067.jpg

    Ci-dessus, un exemple de loge, la Loge P 4, ou l'initié va «re-naitre» à la lumière de la secte. Il va faire partie de la race supérieure des «éclairés».

     

    loge2.1248244855.jpg

    Ci-dessus, une photo de loge, la Loge P 2, lieu de leurs réunions pour «éclairer» ceux qui gouvernent la France. De ces «temples» est dictée la politique de la «république jacobine».

     

    tabliers.1248245146.jpg

    Ci-dessus, quelques exemples de tabliers de francs-maçons. L'habitude de ne pas être «clean», déjà prêts à se nettoyer en cas de bave.

     

    symboles.1248245378.jpg

    Ci-dessus, vous avez tous les principaux symboles de la secte, étoile flamboyante (lucifer), crane (symbole de mort), colonnes du temple, et autres délires morbides.

     

    g.1248245539.jpg gof.1248245557.jpg

    «L' Étoile Flamboyante, Lucifer lui-même. Du centre de l'Étoile se détache la lettre G, la science du bien et du mal, le symbole de la Gnose, la lettre G, monogramme de l'orgueil spirituel qu'on épèle, Satan-Dieu ». Jules Doinel : Lucifer démasqué - extrait - p. 162. Celle de droite se trouve... au «Grand orient de France».

     

    ce-que-doit-savoir-maitre-macon.1248267196.jpg instrument-magique.1248267248.jpg levi-instrument-small.1248267230.jpg

    Ci-dessus, 3 symboles identiques, à gauche, Franc-maçonnerie. Au milieu, Rose-croix. A droite, Eliphas Lévi... l'adepte de lucifer et le maitre à penser à papus et des Rose-croix.

     

    bush-masonic-texas.1248268022.jpg

    Ci-dessus, George Walker Bush membre de la secte aux pratiques sataniques des Skull and Bones, initié en 1968, avec ses «potes» francs-maçons portant leurs beaux tabliers de bons à rien.

    La suite 26 sera les tabliers maçonniques.

     

  • La Franc-maçonnerie, dossier suite 24,

    la période contemporaine .

     

    Sarkozy et la Franc-maçonnerie suite.

     

    Depuis l'histoire de la république aucun président n'avait franchi les portes du temple de la Franc-maçonnerie, et bien cela a été fait pas notre cher président Sarkozy en janvier 2008 au Grand Orient de France. Seul Albert Lebrun un socialiste l'avait fait en 1932. C'était sur l'invitation du GO de se rendre en tenue blanche fermée dans leur temple.

    Après le discours de Nicolas Sarkozy, à Rome, sur les «racines chrétiennes de la France», Jean-Michel Quillardet, le grand maître du Grand Orient, 2005- 2008, s'est ému publiquement de la menace implicite sur la laïcité que recelaient de tels propos.

    Si certains se demandaient à quoi pouvaient encore bien servir les francs-maçons, Nicolas Sarkozy leur a fourni la réponse. Il a réveillé les loges qui ont démontré qu'elles ne badinaient pas avec la laïcité. Après le discours du Latran, Jean-Michel Quillardet, a été le premier à réagir, suivi par sept obédiences, du Droit humain à la Grande Loge féminine de Memphis Misraïm.

     

    «Nous avons immédiatement demandé un rendez-vous à l'Elysée, raconte-t-il. Nous avons été reçus dès le 8 janvier».

    Une heure d'entretien avec cinq anciens grands maîtres dont Alain Bauer, un proche de Sarkozy.

     

    «Ce n'est pas vous, les francs-maçons, qui aimez tant débattre, qui allez me reprocher de faire la même chose, leur a lancé le président. J'ai des convictions religieuses, je ne vois pas pourquoi je ne les exprimerais pas !».

     

    Il a réuni quelques anciens Grands Maîtres pour demander collectivement un rendez-vous à l'Elysée. C'est au cours de cette rencontre qu'a été lancée l'invitation.

    Après avoir rassuré ses hôtes sur le fait que la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat ne subirait que des aménagements techniques mineurs, le président conclut ainsi,

     

    «vous ne pouvez tout de même pas me reprocher de lancer le débat. Mais nous serions heureux qu'il se poursuive au Grand Orient de France, répond Jean-Michel Quillardet. J'attends votre invitation officielle».

     

    Celle-ci n'a pas encore été envoyée mais la date et la forme sont à peu près arrêtées. Ce sera après les municipales, en mai ou en juin, avec une allocution d'accueil du grand maître, un discours de Nicolas Sarkozy sur un thème de son choix, puis quelques questions de la salle. Les francs-maçons ont rarement été aussi bien traités par un chef de l'Etat.

    Ces bonnes dispositions ne peuvent pas résulter de la proportion de ministres initiés au sein du gouvernement, elle est quasi nulle, si l'on excepte le cas, non négligeable il est vrai, de Brice Hortefeux, qui a longtemps fréquenté la Grande Loge nationale Française (GLNF).

    Alain Bauer 2000-2003, aurait pu faire augmenter la proportion, mais il a refusé à deux reprises, la première fois quelques mois avant l'élection, la seconde à la fin de l'année dernière, de devenir ministre délégué à la Sécurité publique, préférant rester l'«expert en tout» du président, de la banlieue à la criminalité en passant par les jacqueries étudiantes. A l'Assemblée nationale et au Sénat ? Les connaisseurs voient un peu plus d'un parlementaire sur dix appartenir à la confrérie.

    «Certains ne se dévoilent vraiment pas, explique l'un d'entre eux, plutôt partisan de la transparence. Et puis d'autres doivent-ils être comptés comme tels, alors qu'ils ont passé six mois en loge il y a trente ans ?»

    Et de citer le cas de Christian Poncelet. Soutenu par les Frères de la haute assemblée lorsqu'il s'est présenté à la présidence du Sénat, celui-ci est souvent présenté comme maçon et ne dément pas, allant même jusqu'à distribuer des poignées de main «codées», avec pression du majeur, aux dignitaires maçonnique.

     

    Le GO contre Sarko ?

    L'épisode de l'amendement sur les tests ADN, à l'automne dernier, a été l'occasion de mesurer l'influence fraternelle dans les hémicycles et de constater que celle-ci ne s'exerce pas de manière univoque. Alors que le Grand Orient prend publiquement position contre l'amendement et le principe, le président de la fraternelle parlementaire, le député PS Pierre Bourguignon, tente de mobiliser ses troupes.

    «Mais les francs-maçons se sont dispersés au moment du vote, car la discipline de groupe l'emporte sur cette appartenance, regrette Jean-Michel Quillardet. Je crois que la solidarité était d'autant plus difficile à tenir que Thierry Mariani, l'auteur de l'amendement contesté lui-même, est très proche de la GLNF»

    Que reste-t-il, alors, de l'influence maçonnique ?

    D'abord, une force numérique qui ne cesse de croître. Au Grand Orient, les effectifs augmentent de 1 000 personnes par an, pour atteindre environ 50 000 membres, alors qu'ils n'étaient que 30 000 au plus fort de la IIIème République.

    «Cette vague d'adhésions a commencé il y a plusieurs années mais elle ne se ralentit pas, constate Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque de l'Obédience et du Musée Maçonnique. Elle concerne pour beaucoup des cadres moyens, des professions libérales, de hauts fonctionnaires aussi. Mais le profil typique, c'est le médecin de 40 ans qui a beaucoup travaillé et vécu dans la camaraderie pendant ses longues études, puis s'est trouvé esseulé dans son cabinet et veut retrouver à la fois un lieu d'échanges et un centre d'intérêt dans sa vie».

    Une vision quelque peu idyllique de l'engagement, qui, dans certains secteurs comme la police, l'Education nationale ou les entreprises publiques, reste un notable accélérateur de carrière. Sans parler de l'immobilier, ou de tout ce qui concerne les prestations offertes aux collectivités locales, où certaines loges sont presque consacrées au business.

     

    Combien de divisions ?

    Vous avez dit business ?

     

    A l'énoncé de ce mot fatidique, tous les regards se tournent vers la GLNF, dont l'image a été meurtrie dans les années 90 par divers scandales. Forte de la reconnaissance que lui offre Londres, berceau de la franc-maçonnerie dite «régulière», celle-ci pratique un ostracisme certain à l'égard des autres obédiences, comme la Grande Loge de France (GLF) ou le Grand Orient, qui en sont plus qu'agacés.

    La GLNF comptait 5 000 adhérents il y a vingt ans et revendique un effectif de 38 000 personnes, en croissance de 3 500 nouveaux arrivants chaque année,

    «38 000 frères appartenant à des catégories socioprofessionnelles élevées et dotées de capacités de réflexion, est-ce que ça constitue une force d'intervention et d'influence ?»

    Bien sûr que oui,

    s'exclame avec satisfaction François Stifani, le tout nouveau grand maître de la Grande Loge nationale Française, qui assure que la frénésie prosélyte de ces dernières années est révolue.

    Ce n'est pas l'avis des frères des autres obédiences, outrés par l'agressivité commerciale, si l'on ose dire, de la GLNF. Exemple, à Valence, dans la Drôme, a longtemps existé une seule loge, affiliée au GO. Le vénérable est un chef de service hospitalier, et l'on trouve parmi les membres un magistrat, plusieurs médecins et d'autres professions libérales. Un grand classique de la maçonnerie provinciale. Au fil du temps sont apparus d'autres ateliers relevant de la GLF, de Droit humain, obédience mixte plutôt classée à gauche, et de la Grande Loge féminine de France (GLFF).

    Tout ce petit monde vivait en bonne intelligence jusqu'à la fondation d'une loge de la GLNF. Des cadres de cette obédience venus des environs ont été missionnés pour trouver un local, assurer une tenue par mois dans la ville et créer ainsi une loge montée de toutes pièces qui n'accueillait, au départ, aucun habitant de la ville. Puis ils ont établi la liste de personnes «socialement intéressantes», auxquelles ils ont adressé un courrier pour se présenter et leur proposer de les rejoindre.

    « Comme toujours avec le marketing direct, même appliqué à la franc-maçonnerie, la plupart des destinataires ont jeté la lettre au panier. Quelques-uns se sont manifestés tandis que d'autres étaient déjà dans des loges concurrentes, et se sont indignés de ce racolage déloyal, raconte un responsable du Grand Orient en province. A supposer que nous voulions nous aligner sur eux, nous ne pourrions pas, nous nous ferions lyncher par nos adhérents».

    Le GO, pourtant, a répliqué à ce dynamisme un peu excessif en organisant des sortes de séances d'«amphi-retape» dans les facultés et dans les grandes écoles. Une révolution dans la maison, avec pour objectif affiché un rajeunissement des cadres et comme résultat quelques adhésions et des scènes parfois cocasses. A l'Institut d'études politiques de Bordeaux par exemple, ville où la maçonnerie est solidement implantée, un étudiant demande à Alain Bauer, parti en terre de mission, si Alain Juppé est franc-maçon,

     

    «Non, ça n'aurait pas été possible, répond ce dernier. Pourquoi ? interroge l'étudiant. Car Alain Juppé aurait tout de suite voulu être grand maître, et comme il n'aurait supporté personne, il se serait retrouvé seul dans sa loge».

     

    Une sortie qui a connu un certain succès parmi le public, un peu surpris... La Grande Loge de France se montre beaucoup plus discrète, comme le souligne son grand maître, Alain Graesel, «Je fais une réunion publique par semaine autour d'un thème qui peut être la spiritualité non religieuse, la refondation d'un humanisme modernisé ou les conséquences éthiques des progrès scientifiques». La dernière, à Saint-Etienne, a tout de même réuni 450 personnes, dont la moitié seulement étaient des maçons. Mais nous ne sommes ni favorables au prosélytisme, ni partisans de nous impliquer dans les débats politiques tels que le trou de la Sécu. Ce qui nous intéresse, c'est la «méta». Pour le reste, pas besoin d'être franc-maçon, il suffit de se comporter en citoyen responsable.

    Le nombre de divisions, de plus en plus important, de chaque obédience, à commencer par la GLNF, est la première raison qui incite les pouvoirs en général à tenir les francs-maçons pour des quantités non négligeables, et le réseau qu'ils forment, malgré leurs querelles de chapelle, pour un vecteur d'influence à ménager, voire à flatter. Avant d'être invités à l'Elysée, les Grands Maîtres ont été reçus, en novembre 2007, par François Fillon à Matignon, et Jean-Michel Quillardet, du GO, par Michèle Alliot-Marie Place Beauvau.

     

    Les forteresses maçonniques.

    La persistance de bastions inexpugnables, ensuite, donne une assise à l'institution. La plus grosse fraternelle (regroupant les frères par corps de métier, au risque d'augmenter les dangers de collusion et de trafic d'influence) est celle de l'Éducation nationale, qui compte près d'un millier de personnes, suivie par celle du ministère de l'Intérieur, baptisée «Club La Reynie», forte de plus de 700 membres.

    La statistique d'un quart des commissaires francs-maçons a longtemps couru et est désormais exagérée, mais toutes les obédiences sont représentées parmi les forces de l'ordre, avec une prédilection pour la sécurité publique et le renseignement. Le Grand Orient se taille la part du lion dans cette clientèle massive.

    «Certaines loges sont composées de policiers à plus de 60 %, raconte un ancien vénérable. Quand je présidais la mienne, il m'arrivait d'appeler un de mes homologues, dans un autre atelier, pour lui demander d'accueillir un flic, parce que nous affichions complet chez nous».

    Jamais un ministre de l'Intérieur ne s'est privé d'un conseiller franc-maçon, capable de discuter avec les syndicats policiers et de décrypter un organigramme non publié où les hiérarchies sont parfois inversées par le poids maçonnique de chacun. Au côté du Club La Reynie, qui ratisse large, la préfecture de police de Paris a sa fraternelle propre, de même que les hauts fonctionnaires de tous les ministères et des cénacles plus spécialisés comme le Cercle Joffre, consacré au monde du renseignement et tellement à cheval sur le secret de l'appartenance qu'il n'invite que des conférenciers eux-mêmes initiés, donc tenus à la discrétion sur les membres qu'ils auraient pu reconnaître.

    Le secret, dans la police, pose un problème spécifique qui demeure un sujet tabou, comment un frère exerçant des fonctions d'autorité dans des enquêtes sensibles s'arrange-t-il avec le serment maçonnique qu'il a prononcé, dans le cas où des frères se trouvent mis en cause dans le dossier ? La question n'est pas seulement théorique,

    «la plupart des francs-maçons n'ont rien à voir avec les affaires financières, mais on trouve souvent des francs-maçons dans ces dossiers-là»,

    assure un magistrat. Actuellement, une affaire en cours d'instruction pour abus de biens sociaux à Paris implique plusieurs frères, parmi lesquels deux anciens policiers, dont un très haut gradé, qui savent, à l'occasion, aller aux nouvelles chez leurs anciens collègues. Le mouvement de privatisation a beaucoup nui à l'influence maçonnique, qui a toujours recruté massivement dans les entreprises nationalisées. EDF ou Air France, mais aussi La Poste, où, aujourd'hui encore, une promotion sur deux ou trois est accordée sur des critères d'appartenance fraternelle.

    Mais, à l'inverse, l'essor du mouvement associatif ne peut que favoriser celui des francs-maçons, qui sont présents en masse dans de grosses machines comme la Ligue de l'enseignement ou de grandes institutions de défense des handicapés, par exemple. L'influence, enfin, est surtout locale, municipale ou départementale.

    Un haut fonctionnaire en poste à Limoges a mis du temps à comprendre que l'ex-député (et ancien magistrat) Alain Marsaud était un franc-maçon moins gradé que le maire socialiste de la ville.

    Un détail qui n'en est pas un dans une ville où plus de la moitié des décideurs portent le tablier. A Bergerac s'est tenu, le 13 novembre, un procès surréaliste opposant deux anciens dirigeants d'une grosse association locale gérant des centres d'aide par le travail pour les handicapés. Une affaire compliquée mais dans laquelle tous les protagonistes sont francs-maçons, puisque le principal mis en cause, Charles-Marie Girault, a été introduit au Grand Orient par le représentant de la partie civile, lui-même défendu par le bâtonnier, ancien vénérable de la loge.

    Toutes ces appartenances ont fait l'objet de dépositions et d'échanges inhabituellement vifs devant le tribunal. «Les liens maçonniques entre les parties, avérés en cours d'instruction, ont parfois pesé sur la procédure», note Me Thibault de Montbrial, avocat de Charles-Marie Girault. Il est vrai que ce dossier, assez insignifiant sur le fond, mobilise la justice française depuis huit ans, à la suite d'une décision de la chambre de l'instruction de Bordeaux qui exigeait un renvoi en correctionnelle. Il a donc fallu attendre le 15 janvier pour revenir à la case départ, avec un jugement de relaxe favorable à Charles-Marie Girault, celui qui avait révélé les liens maçonniques unissant tous les protagonistes.

    A Lyon, Gérard Collomb et certains adjoints n'ont jamais fait mystère de leur appartenance. Une manière de couper court aux fantasmes qui circulaient en ville. Mais voilà, les francs-maçons qui acceptent avec décontraction de dévoiler leur appartenance sont encore très minoritaires. Un vrai problème dans une démocratie moderne et libérée de toute menace totalitaire, susceptible de relancer une «chasse au maçon». Mais peut-être ce réseau tire-t-il une grande partie de son influence et de son aura de cette obligation de silence, qui permet à chacun de se dévoiler mais qui interdit à tous de révéler l'appartenance de l'un des leurs, éléments tirés du Point.fr ici.

    On voit bien que la Franc-maçonnerie est avant tout du business pour la marche vers le pouvoir, en fait elle n'a pas changé depuis son essor du XVIIème siècle, réservée à des castes socialement de position moyennes ou supérieures. Mais ce qui paraît le plus surprenant est que même la droite que l'on pourrait croire être en dehors de cette association, semble plus imprégnée que la gauche du temps de Mitterrand. Au train ou vont les choses, la Franc-maçonnerie à encore de beaux jours devant elle. Les hommes politiques de toutes idéologies sauf probablement ceux de l'extrême droite ou de l'extrême gauche pour qui cette association est à rejeter, trafiquent obligatoirement avec elle, comment faire autrement eu égard à son influence.

    L'influence de la Franc-maçonnerie ne s'arrête pas à la politique même dans le roman policier, le polar, elle se développe ou probablement on ne l'attendait pas !

    En effet, deux auteurs, Éric Giacometti, Journaliste, qui a enquêté, à la fin des années 90, sur la Franc-maçonnerie dans le cadre des affaires sur la Côte-d'Azur, Jacques Ravennes, et c'est son pseudonyme, qui est un Franc-maçon élevé au grade du rite Français, ont co-écrit des romans policiers... Avec «Le Rituel de l'Ombre» (2005), «Conjuration Casanova» (2006), «Le Frère de sang» (2007), «La Croix des Assassins», 200 et «Apocalypse» (2009), tous parus aux Éditions Pocket,

    «Collection Thriller», Éric Giacometti et Jacques Ravenne mettent en scène le héros principal, le Commissaire de police Antoine Marcas, un franc-maçon, qui combat certaines sociétés secrètes et certaines loges maçonniques maléfiques et criminelles... On peut retrouver toute l'actualité de ces deux auteurs, dont j'ai lu toutes les œuvres.

    Il s'agit d'un de mes amis journaliste reporter citoyen «Dominique Dutilloy» du site Come4News sur lequel mes articles sont également publiés qui m'a suggéré de présenter les œuvres de ces auteurs, ici.

     

    La suite au dossier 25 qui traite des sociétés secrètes.

  • La Franc-maçonnerie, dossier suite 23,

    la période contemporaine.

     

    Sarkozy et la Franc-maçonnerie.

     

    Beaucoup d'interrogations sur les relations de Nicolas Sarkozy avec la Franc-maçonnerie ? Depuis que Nicolas Sarkozy dans un courrier du 15 octobre 2008, a apposé sur sa signature les trois points symboliques maçonniques, se pose la question de son appartenance à la Franc-maçonnerie ?

    La photo ci-dessous montre bien ces trois points sommets d'un triangle équilatéral qui ne peuvent être positionnés sans intention à coté du «N» de Nicolas. Aucun doute n'est possible, ils n'y ont pas été mis par hasard.

    Depuis le XVIIIème siécle l'abréviation de mots suivis de trois points est une pratique maçonnique, voir ici.

    Dans la triponctuation maçonnique, Claude Vaillant Grand Orateur du Grand Orient de France déclare le 19 mai 2006,

    «il est vrai que les maçons ont l'habitude d'utiliser un signe de reconnaissance dans leur signature, même si cela n'a aucun caractère obligatoire, particulièrement dans la vie professionnelle, surtout qu'en l'espèce la méthode me paraît vraiment peu discrète,» voir ici.

     

     

    635256-signature-de-sarkozy.1247943430.jpg

     

    C'est l'affaire est évoquée quand on compare cette signature à celle du chef de l'État reproduite en dessous.

    Affaire objet d'interrogation dans les couloirs du palais de Justice de Paris qui remonte au 21 octobre dernier. Ce jour là, le très officiel bulletin de l’ordre des avocats de Paris publie le fac-similé d’une lettre de Nicolas Sarkozy adressée au bâtonnier Christian Charrière-Bournazel. Objet de la missive, la transposition en droit Français d’une directive de Bruxelles relative à la lutte contre le blanchiment de fonds. Un sujet mineur.

    Car l’attention des plus fins observateurs se focalise sur la signature du Président. A l’œil nu, son paraphe comporte trois points en forme de triangle, c’est le signe distinctif des franç-maçons quand ils s’adressent à un «Frère» !

    Etonnant, d’autant plus que la signature sarkozienne habituelle ne contient pas ce genre de figure géométrique. Que faut-il en conclure ? L’Elysée dément catégoriquement que le président soit ou ait été affilié, un jour, à la Franc-maçonnerie. Et ce, même si plusieurs membres importants de son entourage, de Xavier Bertrand, l’homme fort de l’UMP à Brice Hortefeux, l’ami de trente ans, fréquentent ou ont fréquenté les Loges. Le Château renvoie à la lecture de «La République, les religions ou l’espérance», un ouvrage que Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur et des Cultes avait publié en 2004 pour expliquer son attachement à une «laïcité ouverte et apaisée».

     

    «Il est possible qu’il y évoque sa non-appartenance à ce courant de pensée»,

     

    croit se souvenir un porte-parole. Mais la référence n’est guère probante. Vérification faite, dans cet ouvrage, le futur président de la république fait l’impasse sur la Franc-maçonnerie. Même s’il se dit «membre de l’église catholique», ce qui, en creux, semble exclure une appartenance à la fraternité des «trois points». Le mystère demeure donc,

     

    «pourquoi le président de la République a-t-il apposé ce qui ressemble à un signe maçonnique aux côtés de sa signature ?»

     

    Etait-ce un clin d’œil à l’Ordre des avocats, peuplé de nombreux maçons ? Ou bien un simple glissement de sa main au moment de tracer les lettres «ico» de son prénom «Nicolas» ? Ou bien une diversion pour semer un doute ? Les avocats initiés n’ont pas fini de plancher, Le Nouvel Observateur ici.


    En fait pour Alain Bauer aujourd'hui proche du président, «J'ai plusieurs lettres de lui sur un mur de mon bureau, s'amuse-t-il. Il n'y en a pas deux qui sont signées de la même manière». Alors, pourquoi le fantasme collectif aurait-il vu trois points là où il n'y avait rien à signaler ?

    «C'est d'autant plus idiot que les francs-maçons savent que Nicolas Sarkozy ne l'est pas, tandis que les autres, au mieux, n'en ont rien à faire»

     

    Pour Laurent Bonneli du Monde diplomatique, voir ici .

    L’attribution à M. Alain Bauer, sur ordre du président de la République, d’une chaire nouvelle de «criminologie» au Conservatoire national des arts et métiers, CNAM, relèverait-elle de la même logique que celle de l’empereur Caligula (12-41) qui voulut faire nommer consul Incitatus, son cheval favori ?

    Plus qu’un acte de folie, il s’agissait d’humilier un Sénat qui lui était profondément hostile, en serait-ce de même pour le CNAM ?

    1758159318-alain-bauer.1248012988.pngCertes, Alain Bauer ne semble pas souhaité au CNAM d'orientation plutôt scientifique et loin des élucubrations des Maîtres de l'Univers, mais pourquoi pas dans la mesure ou sa compétence en criminologie est reconnue, bien que la montée de la violence soit plutôt la conséquence de la situation économique de plus en plus dégradée et du tout répressif de ce gouvernement.

    Alors même que le monde de l’université et de la recherche se mobilise contre des réformes visant à réduire son autonomie et ses crédits, élever le président-directeur général d’une entreprise de sécurité au rang de professeur des universités témoigne en tout cas d’un esprit facétieux. Ce n’est guère de ses connaissances scientifiques que M. Bauer tire sa légitimité.

    Longtemps membre du Parti socialiste, il fut l’un des artisans du virage sécuritaire du gouvernement de M. Lionel Jospin, annoncé au colloque de Villepinte en octobre 1997. Un virage dont sa société, AB Associates, bénéficia largement, puisque son chiffre d’affaires a été multiplié par cinq depuis cette date. La teneur du discours de M. Bauer lui valut d’ailleurs la reconnaissance de M. Nicolas Sarkozy, auquel il s’est ensuite rallié.

     

    Nicolas Sarkozy et Alain Bauer

    sarko-bobo-mars-2009.1248154587.jpg

     

    Celui-ci lui confia en novembre 2003 la présidence de l’Observatoire national de la délinquance, dont on mesura l’indépendance intellectuelle lorsque l’un de ses responsables publia un ouvrage sur le bilan de l’action de M. Sarkozy au ministère de l’intérieur, préfacé par ce dernier. Mais, pour être un bon marchand de peur, il ne suffit pas d’entretenir de nombreux contacts politiques ou administratifs, d’avoir été grand maître du Grand Orient de France ou d’occuper la scène médiatique. Il faut également pouvoir se prévaloir d’une autorité scientifique. De là tous les efforts de M. Bauer pour fonder, avec le concours naïf ou intéressé de certains universitaires et chercheurs, la criminologie comme discipline académique autonome, ce qu’elle n’est pas en France.

    Son projet, qui réduit largement l’étude de la délinquance et du domaine pénal aux dangers du monde et aux «nouvelles menaces», a soulevé un tollé des spécialistes de la question. Cela n’empêche pas M. Bauer de se proclamer «criminologue» et d’avoir, en août 2007, dirigé une mission de réflexion sur le rapprochement des institutions de formation et de recherche qui travaillent sur les questions de sécurité. Il s’agit à la fois de l’Institut des hautes études de défense nationale, de l’Institut national des hautes études de sécurité, du Centre des hautes études de l’armement et de l’Institut d’études et de recherche pour la sécurité des entreprises. Leur possible fusion constitue un enjeu considérable puisqu’elle pose la question du contrôle des savoirs et des crédits administratifs de recherche.

    La création d’une chaire à sa mesure au CNAM devrait placer M. Bauer en bonne position pour mener cette réforme, le problème est qu'elle n'est pas bien définie et qu'en outre, sous le vocable réforme on y place ce que l'on veut. En ce sens, elle rappelle un peu l’écurie de marbre et la mangeoire d’ivoire que Caligula avait offertes à Incitatus.

    Afin de mesurer l'action d'Alain Bauer sur la criminologie, voir le rapport sur la création de l'Observatoire National de la Délinquance en novembre 2003 par Alain Bauer président du Conseil d'orientation ici.

    Comme beaucoup d'homme d'État Nicolas Sarkozy ne peut ne pas tenir compte de l'importance de cette association au passé séculaire qui a donné de grands hommes à la France mais aussi dans le monde, même si elles est suspecte par son action à couvert. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner qu'il ait eu des contacts avec le Grand Orient de France, mais aussi probablement avec la Grande Loge de France plus à droite ou le secret semble plus imperméable.

    Dans le blog des internautes du Nouvel Observateur ici «si on en parlait», Bernard Gauthier commence son article par,

     

    «dis moi qui tu fréquentes je te dirais qui tu es».

    Ce n'est pas forcément vrai.


    Frère parmi les Frères? Non, pas jusque-là ! Il a tout simplement fondé la Sarkozie en empruntant à la franc-maçonnerie des «tuyaux» ou des «recettes» sur son mode de fonctionnement ! Un Ministre de l'Intérieur ne peut gouverner que par les relations qu'il entretient avec la franc-maçonnerie. Jean-Pierre Raffarin, premier ministre, avouait,

     

    «jamais je n'aurais pensé que les francs-maçons étaient aussi puissants».

     

    Donc, Sarkozy n'a eu d'autre choix que de composer avec des francs-maçons d'influence. Au printemps 2006, il demande à Alain Bauer de lui dresser une liste de grands maîtres qu'il pourrait inviter place Beauvau. Le vouvoiement tourne rapidement au tutoiement, Sarkozy comprend vite ce qu'il peut en craindre et ce qu'il peut en attendre, et Bauer de le tester, de le mettre au pied du mur pour s'assurer que son «élève» a bien compris, c'est lui qui le fera parler, devant les jeunes de l'université d'été de Jaurès, de Blum, de République est à vous , de République c'est vous.

     

    Sarkozy a donc été pénétré.

     

    Ce fut un triomphe, la salle se leva pour applaudir, et à partir de là ce fut l'heure de gloire pour Bauer, et Bauer n'en resta pas là.

    Il l'emmena en Amérique renouer des liens avec l'administration Bush, Bauer a vécu aux États-Unis où il a assuré des activités qu'il préfère taire et qui lui ont permis de tisser des relations avec la police de new-yorkaise voire autres services bien connus...! Combien de francs-maçons aujourd'hui dans son entourage le plus proche ? Officiellement il y a Hortefeux et Bertrand, il y a ceux qui l'ont été et qui disent qu'ils ne sont plus, il y a surtout ceux qui ne le disent pas.

    On pourrait se demander pourquoi s'il n'y avait ce côté «silence et secret» qui leur permet de s'infiltrer sans que les autres ne le sachent. Cela fait partie de leur façon de faire, cela leur confère une puissance, cela leur permet de cultiver cet aspect mythique, de rester constamment en réserve et de montrer leur force au moment opportun, une façon de signifier qu'ils sont là et bien là !

    Dans «Place Beauvau, la face cachée de la police», les auteurs journalistes au Point avait consacré un chapitre «Tous Frères ?» pour un ministre de l'intérieur, avoir un conseiller franc-maçon dans son cabinet revient à porter un talisman autour du cou, cela vous protège des mauvais sorts jetés par vos adversaires.

     

    «La franc-maçonnerie est partout au ministère de l'intérieur, à tous les étages et dans tous les bureaux. Son influence est réelle sur les carrières»

     

    disait un ancien de l'équipe de Daniel Vaillant. Dans ce chapitre, les auteurs rapportent des anecdotes croustillantes concernant des affaires. Il faut un format 21/29.7 pour que tienne la carte de visite d'Alain Bauer. Elle surprend, on ne s'y attend pas ! Ce n'est pas le Alain Bauer qu'on peut se figurer quand on le voit à l'émission «C dans l'air» par exemple ! Il ne fait pas particulièrement parler de lui, et lorsqu'on le découvre on comprend pourquoi.

     

    Le discours de Nicolas Sarkozy ministre de l'intérieur sur la sécurité intérieure et des libertés locales mardi 24 juin 2003, voir ici.

    Mesdames et Messieurs les Grands Maîtres.

    Mesdames, Messieurs,


    1. Je suis heureux de vous accueillir ce soir au ministère de l’intérieur pour célébrer le 275ème anniversaire de la naissance de la franc-maçonnerie Française. La franc-maçonnerie est une grande école de pensée.

    A l’image du préambule de la future Constitution européenne, je veux rendre un hommage appuyé au rôle qu’elle a joué, et qu’elle joue encore, dans la diffusion et le rayonnement de valeurs humanistes de premier plan, l’égalité des individus, l’universalité de la nature humaine, la tolérance.

    Je veux souligner sa contribution active à la construction d’un monde meilleur et au rassemblement des hommes autour des idées qui les ennoblissent. La franc-maçonnerie a toujours été présente aux grands moments de notre histoire pour conforter la démocratie et les droits de l’homme.

    Je tiens enfin à vous dire l’estime que j’ai pour la rigueur de vos débats, votre souci de l’écoute mutuelle, votre appétence pour les positions équilibrées. Dans le respect de la diversité de vos obédiences, vous partagez une commune discipline dans l’analyse et une grande foi dans la raison.

    C’est d’abord en ce sens que vous êtes bien une école de pensée. L’une des caractéristiques les plus remarquables de la franc-maçonnerie est l’universalité de ses idéaux. En témoigne, ce soir, la présence de représentants d’obédiences étrangères. A vous tous qui êtes venus vous associer aux cérémonies de vos frères et soeurs français, je souhaite une particulière bienvenue.

    2. Dans ce ministère de l’intérieur, la franc-maçonnerie Française est un peu chez elle. Je ne dis pas cela parce qu’il y aurait, dit-on, beaucoup de maçons dans ce ministère. Je n’en sais rien et je ne tiens pas à le savoir. Vous tenez à la discrétion de vos engagements et plus encore au libre choix de chacun de révéler ou non son appartenance à la franc-maçonnerie. Croyez bien que je respecte profondément cette liberté.

    Je sais le prix dont vos prédécesseurs ont payé leur engagement maçonnique. Si la franc-maçonnerie est chez elle au ministère de l’intérieur, c’est plus simplement parce que peu de ministères portent aussi bien les valeurs républicaines et que peu de familles de pensée s’identifient aussi bien à la République, lire la suite....

     

    Vrais-faux et faux-vrais francs-maçons.

    Autour du président, le député maire Patrick Balkany, proche parmi les proches, envoie un courrier comminatoire de démenti à quiconque mentionne son appartenance à la GLNF, qui fait pourtant figure de secret de Polichinelle parmi les frères, tout comme le passage sous le bandeau du patron de l'UMP, Patrick Devedjian, qui dément pourtant toute appartenance.

    Le département des Hauts-de-Seine est cependant une terre fertile pour la maçonnerie, qui a compté parmi les siens de nombreux maires, tel Achille Peretti, prédécesseur et parrain de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. Manuel Aeschlimann, député maire d'Asnières, a raconté à d'anciens collaborateurs son initiation à la GLNF, à la fin des années 90. Plaisanterie ? Goût de la mystification ? Il se déclare en tout cas «surpris» que l'on puisse l'imaginer franc-maçon, et affirme n'avoir jamais fréquenté une loge.

    Certains, à l'inverse, sont poursuivis par une réputation usurpée. C'est le cas du secrétaire d'État André Santini, que ses rondeurs pourraient faire passer pour un habitué des agapes, cette troisième mi-temps des tenues fermées. Ou encore de Michel Charasse, sénateur et ancien ministre, unanimement perçu comme franc-maçon, en raison notamment de son anticléricalisme revendiqué. Pour lui être agréable, son ami Alain Bauer, lui a signé un document tout à fait singulier et dont la valeur autre qu'humoristique est d'ailleurs contestable, un certificat de non-appartenance à la franc-maçonnerie !

     

    A toutes fins utiles voici une liste de vraisemblables franc-maçons.


    Maurice Arreckx, homme politique.
    Patrick Balkany, homme politique.
    Michel Baroin, (GODF).
    Claude Barral, (GODF)maire de Lunel radié.
    Pierre Besrest (GLNF) homme d'affaires.
    Louis Besson, secrétaire d'État.
    Max Blondin, (GODF) vénérable de la loge Echo 2 à Nimes, radié
    Georges Bonin,(GODF).
    Jean-Michel Boucheron, ancien maire PS d'Angoulême.


    Lire la suite ici


    La suite au dossier 24.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu