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  • Le Sri Lanka meurtri,

    déchiré, cette île n'en fini pas...

    125px-flag_of_sri_lankasvg.1241719580.pngS'il est un morceau de terre dont on parle peu est bien celui du Sri Lanka. Ce pays est dominé par la guerre civile depuis 1983. Cette guerre civile mine ce pays paradisiaque de plus de 21 millions d'habitants baigné par le golfe du Bangale, le golfe de Mannar et l'Océan Indien. Situé à 50 km de l'Inde, il y est relié par le pont d'Adam comme le représente l'image suivante,

    250px-adams_bridge_map.1241704583.pngLe Pont d'Adam est aussi nommé pont de Râma car il est dit dans le Râmâyana[1] qu'il a été construit pour permettre à Râma d'atteindre l'île de Lanka où son épouse Sitâ était prisonnière du roi démon Râvana, on est en plein mythe Hindou.

    Le Sri Lanka anciennement Ceylan bien connu pour son thé, est réputé d'une nature exotique, des plages de sable désertes ou presque faisant le bonheur des touristes, des montagnes, des cascades ou vivent encore des éléphants sauvages, d'orchidées rares, des épices et des pierres précieuses. La nature a comblé l'île d'une beauté naturelle qui fait le rêve des amoureux de la nature dans cette partie du monde. Le Sri Lanka est doté d’un fabuleux héritage, l’Unesco a consacré sept de ses sites (cités anciennes, villes saintes, peintures uniques et forêts précieuses) en les inscrivant au Patrimoine de l’Humanité.

    Seulement ce pays souffre, la guerre civile oppose officiellement le gouvernement dominé par la majorité Cinghalaise Bouddhiste aux Tigres de libération l'Eelam Taboul organisation séparatiste luttant pour la création du Tamil Eelam, un État indépendant dans l'est et le nord du pays, majoritairement peuplé de Tamouls de religion hindoue (18% de la population du pays). Ce conflit a causé plus de 70 000 morts depuis 1972 selon des chiffres du 1er mars 2008. Comme dans tous ces pays la population est partagée entre diverses ethnies.

    Le contexte historique et politique, voir ici .

    Avant la période coloniale, le Sri Lanka était partagé par plusieurs royaumes locaux, à Kotte[2] (Cinghalais et Bouddhiste), Kandy[3] (idem) et Jaffna[4] (Tamoul et Hindouiste). Certaines zones à l'Est étaient dominées par les Tamouls, mais sous le contrôle de Kandy. L'invasion historique de l'île par le roi Tamoul Ellalam a été relatée dans un récit mythique, le Mahavamsa. Elle aboutit à une brève domination du sud de l'Inde sur le nord de Ceylan, avant que le roi Cinghalais Dutugamanu ne remporte une victoire. Plus tard, les royaumes Pallava, Chola et Kalinga, du sud de l'Inde, ont envahi et dominé quelques régions de l'île. Ce furent également des périodes d'échanges culturels et commerciaux. Ces invasions ont été rétrospectivement interprétées par des historiens contemporains comme une hostilité ethnique ancestrale. Toutefois, de nombreuses castes Cinghalaises sont issues d'immigrants du sud de l'Inde qui ont embrassé l'identité Bouddhiste. Les Cinghalais prétendent fréquemment que les Tamouls ont bénéficié d'un traitement préférentiel de la part des Britanniques quand ceux-ci ont administré Ceylan entre 1796 et 1948, notamment parce que les colonisateurs ont apporté avec eux des Tamouls du continent.

    Les Tamouls d'origine Indienne, une grande partie des Tamouls du centre de l'île sont issus des ouvriers travaillant dans les plantations Britanniques qui ont émigrés du sud de l'Inde, à l'initiative des colons au XIXe siècle. Ces Tamouls Indiens (encore fréquemment nommés ainsi au Sri Lanka), continuent à travailler dans les plantations de thé, dans des conditions de vie précaires. Bien que parlant la même langue, ils sont considérés comme une communauté distincte des Tamouls Sri-lankais du Nord et de l'est du pays. Initialement, ils ont été la principale cible du nationalisme Cinghalais.

    La colonisation Cinghalaise de zones traditionnellement habitées par des Tamouls, au Nord, et surtout à l'est du pays, par les gouvernements Sri-lankais successifs, a toujours été une source de tension entre les groupes ethniques. L'un des premiers contentieux s'est déroulé en 1947, après la construction du barrage de Gal-Oya dans la région de Batticaloa. Les terres autour du réservoir crée par le barrage auraient dû, en fonction d'une loi, être attribuée aux familles Tamoules déplacées par sa réalisation. Cependant, le gouvernement de l'époque accorda ces terres cultivables à des colons Cinghalais, originaires du Sud de l'île, bouleversant ainsi la composition ethnique de cette région. Traditionnellement habitée par des Tamouls, cette zone devint majoritairement Cinghalaise.

    Le Sri Lanka n'échappe donc pas aux conflits ethniques dans un même pays entre ceux qui sont favorisés par ce que les plus forts au détriment des autres créant ainsi une injustice. C'est le même problème chez nous entre ceux qui détiennent le pouvoir par leur richesse, que le gouvernement favorise, au détriment des autres.

    Le Sri Lanka est une république démocratique socialiste présidentielle et multipartite, où le président est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement, un peu comme chez-nous. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement. Le pouvoir judiciaire est indépendant de l’exécutif et du législatif, chez-nous pas tout à fait. Lors de son indépendance en 1948, le Sri Lanka devint un royaume du Commonwealth sous le nom de Ceylan, le roi y étant représenté par un gouverneur général. Le parlement fut bicaméral (qui s'adresse à un parlement divisé en deux représentations législatives, «bi-caméra deux chambres») jusqu’en 1971. L’année suivante, Ceylan prit le nom de Sri Lanka et devint une république sans toutefois quitter le Commonwealth. Le président est élu pour six ans au suffrage populaire direct et répond politiquement de ses actes devant le parlement. Il peut être destitué par un vote de défiance des deux tiers des députés et avec le concours de la Cour suprême. Le président nomme le Premier ministre, généralement le leader du parti majoritaire, et les autres membres du gouvernement. Le gouvernement peut aussi faire l’objet d’un vote de défiance du parlement.

    Le Sri Lanka, superficie 65.610 km²

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    La montée de la violence,

    de nouvelles émeutes éclatèrent en 1977. À Jaffna, depuis plusieurs années, des groupes de militants Tamouls avaient sporadiquement agressé des policiers, majoritairement Cinghalais, sans que ceux-ci ne puissent les arrêter. Le 13 août 1977, lors de festivités de carnaval, un accrochage opposa de jeunes Tamouls et des policiers ayant abusé de leur pouvoir pour racketter des commerçants. Un policier fut tué, ainsi que quatre civils Tamouls deux jours plus tard. Le marché de Jaffna fut ensuite incendié par la police et le leader du TULF passé à tabac. À l'annonce de la mort d'un policier Cinghalais, des groupes d'étudiants Cinghalais montèrent une émeute, s'attaquant aux maisons, commerces et temples Tamouls. Ces émeutes s'étendirent à Kandy, Matale, Polonnaruwa. Le Premier ministre Junius Jayewardene, devant le Parlement, accusa le TULF d'être responsable des émeutes. Les émeutes gagnèrent alors Colombo, Panadura et Kalutara. Le 20 août, le gouvernement décréta le couvre-feu et déploya l'armée pour faire cesser les émeutes.

    Ces émeutes coutèrent la vie à 300 civils selon les groupes Tamouls (100 selon l'enquête officielle), et déplacèrent 25 000 Tamouls dans le pays. Elles dévoilèrent l'implication des extrémistes Cinghalais du Sri Lanka Freedom Party et radicalisèrent la jeunesse Tamoule, considérant que la stratégie légaliste du TULF était dépassée.

    Le déclenchement de la guerre.

    Rejetant les politiques gouvernementales, une partie de la jeunesse forme des organisations militantes, dont certaines financées par l'attaque de banques. Les Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE), plus communément désignés sous le nom de «Tigres Tamouls», deviennent rapidement la plus importante d'entre elles. En réponse, le gouvernement intensifie sa présence militaire au nord du Sri Lanka.

    Dans ce contexte, l'ONU reste impuissante à apaiser les belligérants, d'une part par l'indifférence des États membres de Conseil de sécurité et d'autre part par ce que ce conflit est devenu si complexe dans la rhétorique de la guerre contre la terreur que beaucoup de pays ont été réticents à faire pression sur le gouvernement Sri Lankais.

    L'ONU est donc paralysée et des dizaines de milliers de Sri Lankais l'apprennent à leurs dépens.

    Depuis trois mois, dans le nord-est de l'île, ils sont pris au piège de violents combats entre une armée gouvernementale brutale et la rébellion sans scrupule des Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE).

    Si, en janvier, la guerre dans la bande de Gaza avait, à juste titre, provoqué un tourbillon diplomatique, rythmé de réunions nocturnes du Conseil de sécurité, les civils Sri-lankais meurent dans une relative indifférence.

    Selon les chiffres officieux de l'Organisation, invérifiables, faute d'observateurs, près de 6 500 personnes ont déjà péri, cinq fois plus qu'à Gaza, et 14 000 ont été blessées. Ceux qui ont fui, près de 200 000 civils, ont été placés de force depuis le début de l'année 2009 dans ce que le gouvernement, qui s'est adjoint les services d'une firme de relations publiques de Washington, appelle des «centres de bien-être», et la moitié d'entres elles ont fuit à partir du 20 avril. Selon Human Rights Watch (HRW), il s'agit plutôt de «camps d'internement» entourés de barbelés et contrôlés par l'armée. 50.000 civils sont encore coincés sur une bande côtière au nord du Sri Lanka

    Les réfugiés passent par des centres de «triage» destinés à extraire les rebelles qui tenteraient de se fondre dans leurs rangs. Selon l'ONG Opération USA, les hommes en âge de se battre sont séparés des femmes et des enfants. En dépit de ses requêtes, l'ONU n'a pas été autorisée à surveiller le processus. Et «étant donné le passif du Sri Lanka en matière d'exécutions sommaires, cette situation est alarmante», prévient Anna Neistat, de HRW.

    Il a fallu attendre que le coordonnateur humanitaire de l'ONU, John Holmes, prédise, le 8 avril, un possible «bain de sang sur les plages du nord du Sri Lanka» pour que la machine onusienne sorte de sa torpeur. En dépit de nombreux communiqués et d'efforts diplomatiques en coulisse, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, n'a pas su réveiller les consciences pour faire du dossier une priorité. Il n'a pas relayé les rares appels à la mise en place d'une commission d'enquête internationale.

    Dans ses recommandations l'ONU en rappelant au gouvernement Sri Lankais ses «obligations» en vertu du droit international et demande aux Tigres Tamouls de déposer les armes et de renoncer au terrorisme et aux attentats suicides dont ils sont les pionniers, elle n'est pas écoutée.

    Un crime presque parfait sans qu'aucun cadavre n'apparaisse à la «une» des journaux ou sur les écrans de télévision. Les autorités de Colombo ont efficacement empêché tout témoignage sur la zone des combats. Les journalistes, les ONG et l'ONU ont l'interdiction d'entrer dans cette bande de 10 km2, dans le nord-est du pays, où quelques centaines de combattants des Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) vivent l'ultime épisode d'une rébellion illuminée et sans scrupule.

    Pour faire taire les appels à la trêve, Colombo a recours à un argument massue. «Ceux qui exhortent de loin à une pause humanitaire (...) ne vivront pas au Sri Lanka lorsque les kamikazes frapperont de nouveau», a proclamé le journal progouvernemental Daily News. De fait, les Tigres Tamouls sont, à juste titre, considérés comme des terroristes par la plupart des pays occidentaux, dont aucun ne veut sembler défendre un mouvement adepte des attentats-suicides et du recrutement d'enfants soldats.

    Cela explique que, durant de longues semaines, la communauté internationale ait détourné le regard, pendant que le régime Sri-lankais, brutal et autocratique, tentait de terminer une «sale guerre» de trente-sept ans, qui a fait près de 70 000 morts. Bien qu'elle n'ait pas convaincu Colombo, il faut espérer que la visite au Sri Lanka du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de son homologue britannique, David Miliband, marque la fin de l'indifférence de la communauté internationale.

    Depuis la publication de la visite de Bernard Kouchner annoncée dans l'article du Monde.fr du 02/05/09, cliquez ici, aucune information de presse n'a été diffusée sur cette visite

    Moscou et Pékin ont écarté tout appel à une «pause humanitaire» dans les combats.

    En réalité, L'ONU qui a remplacé la Société des Nations après la seconde guerre mondiale n'a aucun pouvoir, elle ne peut que dicter des recommandations voire des résolutions qui sans appuis militaires ne sont pas exécutées. Le nombre de résolutions onusiennes dans le conflit israélo-palestinien qui n'ont pas été appliquées est la marque de son impuissance. Je me souviens de Gaulle parlait de machin à propos de cette organisation. Vouloir attribuer à cette organisation internationale des pouvoirs, cela ne peut se faire que si elle a les moyens de les appliquer, et comme elle dépend des Nations qui la compose, incapables de s'entendre, elle reste impuissante.

    Elle peut que mettre en œuvre une force d'interposition, mais au Sri Lanka pays montagneux au possible elle serait inefficace.

    [1]Le Rāmāyana,

    qui signifie en sanskrit «le parcours de Râma» est la plus courte des épopées de langue Sanskrite composées entre le IIIe siècle av. J.-C. et le IIIe siècle de notre ère. Constitué de sept livres et de 24 000 vers, le Râmâyana est, avec le Mahâbhârata, l'un des écrits fondamentaux de l'hindouisme et de la civilisation Indienne. Le Rāmāyana commence bien après la naissance de Rāma par la plainte de la Terre dévastée qui, sous la forme d'une vache, s'adresse à Vishnou et le met en face de sa responsabilité. Le Rāmāyana raconte la naissance et l'éducation du prince Rāma qui est le septième avatar du dieu Vishnou, la conquête de Sîtâ et son union avec elle. L'œuvre raconte également l'exil de Rāma, l'enlèvement de Sîtâ, sa délivrance et le retour de Rāma sur le trône.

    [2]Kotte,

    «Sri Jayawardenapura» en Cingalais et en Tamoul, connue autrefois sous le nom de Kotte, c'est une banlieue de Colombo, l'ancienne capitale.

    Du XIVe aux XVIe siècles, Kotte (signifiant «forteresse») était la capitale de l'ancien royaume de Kotte. Elle fut fondée au XIIIe siècle sur les rives marécageuses du fleuve Diyawanna Oya, comme une forteresse destinée à se protéger des invasions du Royaume Jaffna et de la dynastie «Arya Chakaravarth».

    [3]Kandy,

    est une ville sacrée classée au patrinoime mondial de l'UNESCO. Kandy est aussi appelée ville de «Senkadagalapura, Mahanuwara», la grande ville puis Kande par les Portugais, et aussi localement Udarata. C'est une ville du centre du Sri Lanka fondée probablement au milieu du XVe siècle et qui occupe des fonctions tant administrative que religieuse. Elle doit son nom à la déformation de Kande, du nom que lui donnèrent en 1542 les Portugais d'après le titre du chef local Kande râja, «roi de la montagne». Sa population s'élève à 161 395 habitants (recensement de 2001). Située à 116 km de Colombo, elle est arrosée par la rivière Mahawelî.

    [4]Jaffna,

    est une ville située au Nord du Sri Lanka à 400 km de Colombo et proche de l'Inde du Sud. C'était la seconde ville en importance du pays jusqu'à une période récente. Sa population a cependant beaucoup diminué du fait de l'agitation causée par la guerre. Autrefois port important, mais aujourd'hui ensablé, il n'est plus utilisé que par des pêcheurs. La ville est considérée comme la capitale culturelle des Tamouls Srilankais. Jaffna a été la capitale d'un royaume Tamoul établi par «Arya Chakravarti», un ministre du roi Pandya Kulasekhara.

  • Ce siècle serait-il celui des femmes ?

    Ce qui serait une juste reconnaissance de ce qu'elles représentent.

    Nous sommes dominés depuis que le monde existe par les religions, et pour nous occidentaux c'est la religion chrétienne qui prédomine, elle place l'homme au dessus de la femme sans que ce soit une domination directe sauf dans l'église. Cette organisation conservatrice, prétentieuse et ostentatoire, n'en déplaise à beaucoup, est ce qui reste de ma culture catholique qui me fait écrire ces qualificatifs.

    Mais c'est aussi vrai pour les autres ou les femmes sont considérées inférieures au point qu'elles sont au service des hommes, pas par le machisme comme on pourrait le croire, mais dans certains pays elles sont leurs servantes obligées, voire esclaves pour les yeux d'un occidental, et ce, quelles que soient les valeurs que les hommes incarnent.

    Il suffit de naître masculin pour être déjà le maître, celui qui aura tous les droits, le pouvoir, le supérieur, celui que la famille attend.

    Mais ce pouvoir des hommes n'existe que par ce que la femme le veut, souvent plus intelligente et humaine elle laisse faire sachant que finalement l'homme à beaucoup plus besoin de la femme qu'elle de l'homme. La domination de l'homme sur la femme dans les pays Africains, Asiatiques, Musulmans, Islamiques, Hindous, Juifs, est surtout la conséquence de la puissance séculaire des hommes qui est imposée, par la mère, à la fille dès sa naissance.

    Cette domination dans nos pays à disparu, certes pas de la même façon partout, mais ce n'est plus ce qu'elle a été. Notre évolution a permit, avec bien des difficultés, l'égalité administrative et politique, quand à l'égalité privée il reste encore à faire, elles sont souvent moins payées que les hommes à travail égal.

    Elles ont sur nous une force mentale infatigable, une maturité supérieure, et pour certaines même musculaire, mais plus que tout elles donnent la vie ou plus exactement elles la développe comme la terre qui crée la nature, c'est d'elles qu'elle naît, et quelques soient la puissance des hommes ils ne peuvent que s'incliner et admirer. Il y encore pas si longtemps, elles n'avaient pas le droit de vote et pour l'obtention de certains documents il fallait l'accord de l'époux ou du père. Quand je me suis marié il y a 52 ans, le maire a déclaré que mon épouse devait venir dans ma maison et qu'elle devait me suivre, certes je lui devais des obligations, normal, mais c'était moi l'homme le maître aux yeux de loi maritale.

    Dans le temps les femmes étaient soumises, elles ne travaillaient pas ou peu, les hommes dominaient. Cette condition sociale faisait d'elles des êtres dépendant matériellement, elles étaient verrouillées n'ayant pas la possibilité de subvenir à leur existence. Depuis les choses ont bien évoluées heureusement au point qu'elles font mêmes peur aux hommes. Elles sont majeures dans leur comportement, elles travaillent, elles peuvent se payer l'homme qu'elles veulent, elles se font faire des enfants seulement pour en avoir et jettent l'homme, elles sont passées devant nous, cela se remarque tous les jours. Certes, au sens moral, il y aurait à redire, mais c'est une réalité, elles sont devenues indépendantes mentalement physiquement et socialement.

    Vous avez probablement remarqué que lorsqu'il y a une manifestation, une réunion, elles prennent la parole et s'expriment librement sans gène, elles dominent simplement sans excès, elles sont bien souvent plus engagées, elles ressentent une responsabilité, elles mènent la société. Dès la scolarité déjà les filles marquent leur présence sur les garçons, elles s'expriment mieux et sont globalement plus en avance sur le savoir scolaire. Par la suite, leur maturité précoce fait d'elles rapidement des femmes alors que les garçons restent encore des adolescents et là elles marquent leur supériorité. Lors des voyages que j'ai fait pour mes treks, j'ai rencontré des femmes libres jeunes 18-20 ans et d'âge moyen 25-30 ans cultivées, parlant l'Anglais, célibataires, sportives, menant à leur guise leur existence, elles n'avaient aucune peur de parcourir le monde, j'en étais stupéfait.

    Pourquoi évoquer cela, dans ma jeunesse c'était inexistant, les filles n'avaient pas le droit de sortir, elles devaient renter à une heure prévue, et si elles sortaient ce n'était qu'accompagnées. En 50 ans l'évolution est considérable, le développement des techniques de bricolage par exemple leur permet de supplanter les hommes dans bien des domaines de la vie courante. Elles occupent tous les postes de la société, que ce soit en médecine et dans le médical du professeur à la femme de salle, dans la pharmacie et dans l'analyse elles sont majoritaires, dans l'administration on ne voit qu'elles au contact du public mais beaucoup ont des postes importants, dans l'enseignement on se demande encore pourquoi il faut que ce soit un homme qui soit ministre, dans la distribution, aux caisses il n'y a qu'elles, dans les secteurs bancaire et financier, le tourisme, la confection, le prêt à porter, le commerce, elles sont partout, mais dans l'industrie il y a encore à faire. Dans tous ces secteurs d'activité, elles occupent une place importante, et si elles ne sont pas aussi nombreuses que les hommes dans des domaines d'activité plus masculine c'est qu'elles ne le veulent pas. En fait, elles ont pris la place des hommes probablement par ce qu'elles sont plus malléables, plus souples et moins payées.

    Il y a des secteurs ou elles ne s'imposent pas et qui se rattachent à, haute cuisine, la mécanique, l'électricité, l'électronique, l'informatique, la maçonnerie, les travaux publics, l'artisanat, et bien d'autres secteurs industriels. Et puis, les sciences ou elles restent en retrait, dans les domaines des mathématiques, de la physique, de la cybernétique, de l'intelligence artificielle, et dans celui de l'invention. Mais elles excellent dans celui des lettres. Dans le journalisme, les médias, elles sont au niveau voire au dessus des hommes.

    Il reste un domaine que je n'ai pas évoqué c'est celui de la politique. Et il se pourrait bien que ce siècle voit une femme présidente de la République Française. Dans le gouvernement actuel et dans les précédents, bon nombre de ministres sont et étaiant des femmes, elles ont pris depuis longtemps une place politique incontestable. C'est la consécration suprême, pourquoi, par ce qu'elles sont bien souvent plus familiales, plus directes, plus équilibrées, voire plus droites, et si elles étaient gouvernées par une femme, je crois que nous y gagnerions, bien que, les femmes n'aiment pas être dirigées par une femme, elles l'acceptent mal. Encore l'influence de l'église.

    Les spécialistes très sérieux des nombres défendent l'idée que le nouveau millénaire sera celui de la femme, leur interprétation est la suivante :
    - le millésime 1 est masculin, indépendant, singulier,
    - le millésime 2 est féminin, il repose sur l'équilibre, le partenariat, la famille.

    La volonté de rupture avec le fonctionnement habituel des institutions politiques n'a jamais été aussi forte. Mais plus fondamentalement, la modernité a fait naître de nouveaux repères. Ce qui est plus important c'est tout simplement que la société dans son ensemble s'est féminisée dans ses valeurs, c'est ce que je viens de vous démontrer.

    Les valeurs actuellement dominantes correspondent à des repères classiquement féminin :
    - recherche d'harmonie,
    - pacifisme,
    - humanisme,
    - intuition,
    - modestie,
    - écoute,
    - sens pratique.

    Elles sont en grande partie incarnées, n'en déplaise à certains, par Ségolène Royal avec le sens de la nation, du droit et de la justice, elle est franche, mais il n'y a pas qu'elle, d'autres ont montré, bien plus qu'elle, leur valeur, Simone Veil par exemple. En Europe nous avons actuellement Angéla Merkel après Margaret thaetcher, et aux États-Unis nous aurions eu Hilary Clinton si Obama ne s'était pas présenté.

    Pourquoi une femme serait-elle moins compétente qu'un homme ?

    Nous n'en avons pas l'habitude de voir en elles une compétence supérieure, et il faut qu'elles en fassent beaucoup pour que nous les hommes nous l'admettions. En politique l'exemple des hommes que nous avons n'est pas brillant, ils ne sont pas non plus l'essence d'une compétence affirmée.

    L'harmonie et de la ténacité elle en a, elle se veut indépendante, avec le respect du non cumul des mandats, et veut être en marge de son parti pour en être libre. Pacifisme, avec tous les coups qu'elle prit et qui continuent, elle encaisse bien. Humaniste, oui cela se voit, elle n'est pas Sarkozy. Intuition et modestie ce sont les deux qualités qu'elle montre le moins. Écoute surement, et cela ne lui a pas trop servit. Sens pratique oui, c'est une pragmatique qui ne s'embarrasse pas de considérations parasites.

    La société n'accepte pas la rupture brutale qu'on lui impose, et Ségolène engendre l'évolution douce par ce qu'elle et à l'écoute des gens. La société aspire à un besoin de confiance, de justice, alors qu'actuellement tout est fait sans consentement, dans la menace, la répression.

    Elle est allée vers ses fondamentaux en participant au défilé à Niort, elle n'a pas cherché à s'imposer à Paris avec la direction de son parti qui dernièrement l'a rejetée. Qu'avait elle à y gagner, rien en compagnie des gens qui l'on combattue si rudement, d'autant qu'ils n'ont pas manqué, pour certains, de lui glisser des peaux de banane lors de la présidentielle. Les ténors de son parti n'avaient pas besoin d'elle.

    Elle serait presque plus appréciée à droite qu'à gauche pour sa droitesse et sa valeur nationale.

  • Le Pape au pied du mur,

    nous n'en finirons jamais avec cette souffrance des Palestiniens !

    Le Pape Benoit XVI dans sa tournée en terre Sainte en pélerin de la paix du 8 au 15 mai se rend en Jordanie, en Israël et en territoires Palestiniens occupés. Dans cette région marquée par l'injustice et la violence. Terre de la naissance, de la mort et de la résurrection du Christ lieu sacré pour les trois religions monothéistes (croyance en un Dieu unique) du monde.

    Il y est attendu le 13 mai, il rencontrera le président de l'autorité Palestinienne Mahmoud Abbas et il doit visiter le camp de réfugiés Palestiniens d'Aida situé entre Jérusalem et Bethléem pour y célébrer la messe. C'est une visite très controversée sur le statut des biens ecclésiastiques situés en Israël et dans la partie orientale de Jérusalem (notamment leur exonération fiscale).

    Ce camp d'Aida existe depuis 1948 et bien sur depuis la naissance de la guerre avec les Arabes ayant pour origine la naissance de L'État d'Israël sur le sol de la Palestine. Ce camp ou vivent 5.000 personnes désire recevoir le Pape au pied du mur construit comme une honte sur le monde.

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    Pour cela les Palestiniens envisagent une scène en plein air tout près de l'immense mur de séparation entre deux peuples comme du temps de la guerre froide à Berlin est. Et ce lieu déclenche la polémique, vous pensez montrer au Pape et au monde cette honte n'est pas admissible aux yeux des autorités Israéliennes.

    Il faut reconnaître quand un peuple en arrive à de telles extrémités pour vivre en paix c'est que quelque chose ne va pas.

    Bien entendu, les Palestiniens n'ont pas choisit cet emplacement à la légère, ils veulent montrer leurs conditions de vie qui sont à certains égard bien supérieures à celles d'autres peuples, ce qui n'est pas une raison. La privatisation de liberté par ce mur sur sa propre terre est inadmissible. Les autorités Israéliennes ne voient pas cela du même œil, et ont donné l'ordre d'arrêter la construction de cette scène sous le prétexte de sécurité.

    Selon le maire de Bethléem, Benoît XVI, est censé y faire une messe, prononcer un discours et assister à un spectacle de danse folklorique. Les travaux de construction du théâtre en plein air, d’une capacité d’un millier de places, devraient être terminés d’ici au 5 mai.

    Les responsables locaux ont expliqué que des soldats Israéliens avaient forcé la semaine dernière les ouvriers à quitter le site, mais qu’ils sont revenus et y mettent les bouchées doubles pour finir à temps.

    «Nous sommes déterminés à recevoir le Pape à cet endroit, parce que cela résume les souffrances Palestiniennes, ce camp, le mur et la tour de garde de l’armée israélienne»,

    explique Salah Taameri, gouverneur du district de Bethléem.

    On voit bien sur la photo le mirador de surveillance de l'armée Israélienne. En fait ces Palestiniens sont prisonniers sur leur terre comme des criminels dans une prison.

    Pour Miki Galin, responsable militaire en Cisjordanie, outre la proximité de la barrière qui risque de poser problème au niveau de la sécurité, cet amphithéâtre est construit dans un secteur sous contrôle Israélien et n’a pas les autorisations nécessaires. Et de se refuser à commenter la portée symbolique de l’endroit choisi par les Palestiniens. Les discussions entre Israéliens et Palestiniens se poursuivent pour trouver un éventuel autre lieu où organiser le discours du pape, mais les responsables locaux notent que le mur est visible de partout dans le camp.

    «Le mur nous entoure comme une bague entourant le doigt»,

    dit le député palestinien Issa Karakeh, voir ici l'article Al-Oufok.

    On peut trouver tous les arguments possibles pour empêcher la construction de cette scène au pied de ce mur, je n'ai pas d'opinion particulière, il n'en reste pas moins vrai que ces Palestiniens sont soumis à la puissance militaire d'Israël et ne sont pas libres. Il n'est pas question de savoir si ces réfugiés sont des terroristes ou de se demander ce qu'ils ont fait pour ne pas être libres d'agir à leur guise, le problème est celui de l'hégémonie d'Israël qui en toute impunité occidentale poursuit son implantation sur les terres Palestiniennes de même, qu'à Jérusalem-Est, ou il expulse de leur maison ces mêmes Palestiniens pour construire un parc, maisons construites bien avant l'État d'Israël et pour lesquelles le permis de construire leur à toujours été refusé, mais en avaient-ils besoin ?

    La militante pacifiste et féministe nord-irlandaise Mairead Maguire, prix Nobel de la paix en 1976, a clairement accusé la semaine dernière les autorités Israéliennes de pratiquer une politique de «purification ethnique» à Jérusalem-Est, où la municipalité prévoit la démolition de dizaines de maisons arabes. «Les politiques du gouvernement Israélien vont contre les lois internationales, contre les droits de l’homme et contre la dignité du peuple Palestinien», a-t-elle souligné lors d’une conférence de presse du Comité de défense des habitants d’Al-Boustan.

    Un lotissement, situé dans le quartier de Silwan de Jérusalem-Est, dans la partie de la ville annexée en 1967 par Israël, est visé par un ordre de démolition de 88 maisons émis par la municipalité Israélienne de la ville.

    Selon l’organisation Israélienne B’Tselem pour la défense des droits de l’Homme, depuis 2004, les autorités Israéliennes ont démoli plus de 400 maisons à Jérusalem-Est, à lire ici .

    Le président de l'autorité Palestinienne Mahmoud Abbas exige l'arrêt de toutes les implantations avant de parler paix avec Israël, comme si les Israéliens voulaient la paix, mais ils l'ont sans concession.

    Ils bombardent et tuent affament privent d'eau, encerclent les gazaouis, dès qu'un Palestinien lève le petit doigt. Alors la demande de gel total des implantations Juives en Palestine, un leurre, une illusion, un mirage.

    Le nouveau Premier ministre Israélien, Benyamin Nétanyahou, soutient la construction de colonies et ne s’est pas engagé en faveur de la création d’un État palestinien.

    «Nous ne nous soumettrons pas aux pressions» des pays qui voudraient relancer les négociations sans gel des constructions, a affirmé M. Abbas. Dans cette déclaration il a aussi refusé de reconnaître l'État d'Israël en tant qu'État Juif.

    «Ce ne sont pas mes affaires», a-t-il dit. «Tout ce que je sais, c’est qu’il y a l’État d’Israël, dans les frontières de 1967, et pas un centimètre de plus, pas un centimètre de moins. Je n’accepterai rien d’autre», a-t-il lancé. Ces propos rejoignent ceux du Hamas qui considèrent Israël dans les frontières de 1967, voir mon article sur ces frontières ici.

    Israël a pris la Cisjordanie, la Bande de Gaza et Jérusalem-Est lors de la Guerre des Six-jours en 1967 et souhaite conserver certains secteurs de Cisjordanie alors que les Palestiniens voudraient y établir leur futur État.

    Côté israélien, Ofer Akunis, député du Likoud de M. Netanyahou, a mal pris les propos de M. Abbas, y voyant «une nouvelle preuve de ce que les Palestiniens ne sont pas intéressés par une vraie paix avec Israël». Cette hypocrisie est révoltante.

    Par ailleurs, des militants Israéliens ont affirmé lundi que trois immeubles d’au moins 62 appartements chacun, destinés à des juifs, étaient en construction dans le quartier Palestinien de Zawahra, à Jérusalem-Est.

    Les autorités municipales de Jérusalem se sont refusées à tout commentaire. Les Palestiniens, qui souhaitent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur État indépendant, représentent environ un tiers des plus de 750.000 habitants de la ville sainte. Benyamin Netanyahou s’est jusqu’ici opposé à toute division de la ville.

    Ce qu'il est difficile d'admettre c'est que beaucoup de Français soutiennent ce gouvernement dans son comportement hégémonique alors que l'évidence du mensonge et de l'hypocrisie sont sur les lèvres de ces membres. Ce n'est pas être contre Israël de le reconnaître, c'est au contraire l'aider à dépasser ces agissements. Quand on veut la paix on tend la main et les Juifs devraient bien le savoir eux qui ont tant soufferts.

    Un professeur Juif Américain compare Israël aux nazis.

    Ce professeur de sociologie Juif de l'Université de Santa Barbara en Californie, William Robinson, n'hésite pas à comparer Israël aux nazis ?

    L’information sur cette nouvelle affaire est rapportée par le site en Anglais du site Ynet, du quotidien Israélien Yediot Aharonot.

    Il a suscité dernièrement une vaste polémique après avoir envoyé à ses 80 étudiants avec des commentaires un courrier électronique dans lequel il faisait le parallèle entre des photos de Palestiniens à Gaza pendant la dernière opération de Tsahal et celles de Juifs dans des camps de concentration nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Ces comparaisons honteuses ont été dénoncées par deux étudiants qui ont porté plainte officiellement auprès des instances officielles de l’université. De son côté, le professeur a loué les services d’un avocat et une première audition est prévue le 14 mai prochain. Ce professeur âgé de 50 ans a été qualifié d'antisémite éhonté par le directeur de l'ADL Abraham Forman, lire la suite ici.

    Israël nazi, non certainement pas, mais fasciste, conservateur, arrogant, menteur, injuste et hégémonique, oui !

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