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  • Le Pape au pied du mur, suite,

    son voyage s'est terminé en Terre sainte le 15 mai.

    Il s'est rendu le 13 mai comme prévu au camp de réfugiés d'Aïda de Bethléem ou il a dénoncé la construction de murs dans un monde ou les frontières sont de plus en plus ouvertes d'après Zenit «le monde vu de Rome» ici.

    Il a invité Palestiniens et Israéliens, «de part et d'autres du mur», à avoir le courage de «dépasser la peur et la défiance» pour instaurer «la paix et la non-violence». Ce camp ou vivent Palestiniens et Chrétiens se trouve à coté de l'imposant mur construit par les Israéliens en Cisjordanie, voir mon article le Pape au pied du mur ici . Bien sur un Pape ne peut déclarer que des slogans d'amour et de paix, le contraire serait inconvenant, bien qu'il fût des Papes qui ne se sont pas gênés pour soutenir implicitement le régime Hitlérien !

    «Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes, pour le commerce, pour les voyages, pour le déplacement des personnes, pour les échanges culturels, il est tragique de voir des murs continuer à être construits », a-t-il ajouté. «Comme il nous tarde de voir les fruits d'une tâche bien plus difficile, celle de construire la paix !».

    J'eus préféré qu'il déclare,

    «dans un monde ou le fanatisme des religions toujours de plus en plus intolérantes conduisent les hommes à se haïr et à se faire la guerre, la construction de murs marquent le mépris pour ceux d'en face, ne voulant pas les voir comme une honte à notre civilisation. Ce mur est le témoignage d'une volonté de ne pas faire la paix, de considérer celui d'en face comme un ennemi dont il faut s'isoler ! Nous avons eu le mur de la honte du Bolchévisme, nous avons maintenant celui du Judaïsme».

    «De part et d'autre du mur, un grand courage est nécessaire pour dépasser la peur et la défiance, pour résister au désir de se venger des pertes ou des torts subis», a souligné Benoît XVI. «Il faut de la bonne volonté pour prendre des initiatives imaginatives et audacieuses en vue de la réconciliation, si chaque partie insiste en priorité sur les concessions que doit faire l'autre, le résultat ne peut être qu'une impasse».

    Je suis tout à fait de cet avis, si l'on commence par vouloir imposer ces conditions sans écouter celles de l'autre, c'est l'impasse assurée. Mais c'est aussi la méthode de ne pas vouloir avancer vers une solution de paix tout en disant voyez-vous il ne veut rien accepter.

     

    Pour le Pape, «la solution à long terme à un conflit tel que celui-ci ne peut être que politique».

    «Le soutien de la communauté internationale est vital, et c'est pourquoi, je lance un nouvel appel à toutes les parties concernées pour jouer de leur influence en faveur d'une solution juste et durable, respectant les requêtes légitimes de toutes les parties et reconnaissant leur droit de vivre dans la paix et la dignité, en accord avec la loi internationale», a déclaré le Pape.

    Le soutien de la communauté internationale est malheureusement orienté à négliger les Gazaouis ne voulant reconnaître le Hamas. Je me suis maintes fois prononcé contre cette politique qui consiste à isoler les Palestiniens entres eux. C'est en agissant de la sorte que l'on active l'implantation de l'Islamisme. Le soutien à Mamhoud Abbas dans cette politique n'est pas à encourager. Tant que les Palestiniens seront séparés aucune paix n'est possible, les Israéliens le savent bien, et ils ont tout intérêt à ce qu'ils restent séparés aussi longtemps que possible. Toute leur politique est conduite dans cette logique. Ils ont prit un tel avantage que toute négociation politique en faveur d'un État Palestinien ne peut se faire que par des concessions importantes des Palestiniens sur les territoires occupés illégalement. Comme ils demandent que l'État d'Israël soit regroupé dans les frontières de 1967, ce que les Israéliens ne veulent pas, une solution à deux États n'est pas pour demain.

    Le discours du Pape Benoit XVI au camp de réfugiées d'Aïda.

    Monsieur le Président,

    Chers amis,

    Cet après-midi, ma visite au Camp de réfugiés Aïda me donne l'opportunité d'exprimer ma solidarité à l'ensemble des Palestiniens qui n'ont pas de maison et qui attendent de pouvoir retourner sur leur terre natale, ou d'habiter de façon durable dans une patrie qui soit à eux. Merci à vous, Monsieur le Président, pour votre aimable accueil. Je vous remercie aussi, Monsieur Abu Zayd, ainsi que toutes les personnes qui ont pris la parole. À tous les personnels de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient qui prennent soin des réfugiés, j'exprime la reconnaissance d'une multitude d'hommes et de femmes à travers le monde pour le travail qui est fait ici et dans les autres camps de la région. J'adresse un salut particulier aux élèves et aux professeurs des écoles. Par votre engagement dans l'éducation, vous exprimez une espérance pour l'avenir. À tous les jeunes présents ici, je dis, renouvelez vos efforts pour vous préparer au temps où, dans les années à venir, vous serez en charge des affaires du Peuple Palestinien.

    Les parents ont ici un rôle très important, et à toutes les familles présentes dans ce camp, je dis, ayez à cœur d'encourager vos enfants dans leurs études et de cultiver leurs talents, de telle sorte que ne manque pas le personnel qualifié pour occuper les fonctions dirigeantes dans la Communauté Palestinienne dans l'avenir. Je sais que beaucoup de vos familles sont séparées, à cause de l'emprisonnement de membres de la famille, ou des restrictions dans la liberté de déplacement, et que beaucoup d'entre vous ont connu le deuil pendant les hostilités.

    Mon cœur va vers tous ceux qui ont ainsi souffert. Soyez assurés que tous les réfugiés Palestiniens à travers le monde, spécialement ceux qui ont perdu leurs maisons et des êtres chers durant le récent conflit à Gaza, sont présents dans mes prières, lire la suite ici.

    Les murs peuvent être abattus affirme le Pape en territoire Palestinien.

    Avant de quitter les Territoires palestiniens pour rejoindre Jérusalem, le Pape a rencontré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avec qui il s'est entretenu en privé. Au palais présidentiel où il était reçu, le Pape a ensuite prononcé un discours.

    Évoquant sa visite au camp de réfugiés Aïda de Bethléem, où il s'était rendu dans l'après-midi, le Pape a évoqué son émotion à l'écoute des «témoignages des résidents qui nous ont parlé de leurs conditions de vie, ici, en Cisjordanie et à Gaza».

    «Avec angoisse, j'ai été le témoin de la situation des réfugiés qui, comme la Sainte Famille, ont été obligés de fuir leurs maisons», a-t-il témoigné. «Près du Camp et surplombant une partie de Bethléem, j'ai vu également le mur qui fait intrusion dans vos territoires, séparant des voisins et divisant des familles». «Bien que les murs peuvent être facilement construits, nous savons qu'ils ne subsistent pas toujours. Ils peuvent être abattus», a souligné le Pape pour qui «il est d'abord nécessaire d'ôter les murs construits autour de nos cœurs, les barrières érigées contre nos voisins».

    En lançant «un appel à l'ouverture et à la générosité d'esprit pour mettre fin à l'intolérance et à l'exclusion», le Pape a aussi souhaité que le «peuple de Palestine» puisse «jouir de la paix, de la liberté et de la stabilité» dont il a été «privé depuis si longtemps». «Peu importe combien un conflit peut paraître insoluble et profondément ancré, il y a toujours des raisons d'espérer qu'il puisse être résolu, et que les efforts patients et persévérants de ceux qui travaillent pour la paix et la réconciliation, porteront des fruits en fin de compte», a-t-il dit, lire la suite ici.

    Benoit XVI plaide pour la levée du blocus sur la bande de Gaza.

    «Vous avez les ressources humaines pour construire la culture de la paix et du respect mutuel qui garantira à vos enfants un avenir meilleur. Cette noble entreprise vous attend. N'ayez pas peur !», a déclaré Benoît XVI aux Palestiniens mercredi matin lors de la messe à Bethléem, place de la mangeoire devant quelque 5000 personnes, dont un petit groupe de Gazaouis.

    «Mon cœur va de façon spéciale aux pèlerins de Gaza déchirée par la guerre», a déclaré le pape dans son homélie. «Je vous demande de dire à vos familles et à vos communautés que je les embrasse chaleureusement et que je suis désolé pour les pertes, les épreuves et les souffrances que vous avez dû endurer», a ajouté le Pape.

    Il a encouragé les Gazaouis à la reconstruction, «soyez, je vous prie, assurés de ma solidarité avec vous dans l'immense travail de reconstruction qui est devant vous, et de ma prière pour que l'embargo soit bientôt levé». «Je remercie le Dieu tout-puissant de me donner la grâce de venir à Bethléem non seulement pour vénérer le lieu de la naissance du Christ, mais aussi pour être à vos côtés, mes frères et sœurs dans la foi, dans ces Territoires Palestiniens», avait déclaré d'emblée Benoît XVI. Et d'ajouter, «Je suis reconnaissant au patriarche Fouad Twal pour les sentiments qu'il a exprimés en votre nom, et je salue avec affection mes frères évêques et tous les prêtres, les religieux et les fidèles laïcs qui travaillent quotidiennement pour confirmer cette Église locale dans la foi, l'espérance et l'amour».

    Le Pape renouvelle son appel à la création d'un État Palestinien.

    Au sixième jour de son pèlerinage en Terre Sainte, le Pape Benoît XVI a déclaré à son arrivée mercredi matin à Bethléem, la ville natale du Christ située en Cisjordanie occupée, qu'il comprenait la souffrance des Palestiniens et qu'il soutenait leur quête d'un État souverain.

    Au cours de cette journée, Benoît XVI a célébré une messe en plein air sur la place de la Crèche devant la basilique de la Nativité érigée dans la ville natale de Jésus selon la tradition chrétienne. La Nativité reste la plus ancienne basilique en Terre sainte et un des lieux les plus saints du christianisme. Après avoir visité le camp de réfugiés Palestiniens d'Aïda, il s'est entretenu avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

    Le souverain pontife est arrivé à Bethléem par la route passant l'imposante barrière de sécurité érigée par l'État hébreu pour se couper de la Cisjordanie.

    Se tenant au côté du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Benoît XVI a renouvelé son soutien à la volonté Palestinienne de jouir de la sécurité et de l'autonomie. «M. le Président, le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à un patrie Palestinienne souveraine sur la terre de vos ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l'intérieur de frontières internationalement reconnues», a dit Benoît XVI.

    Sans jamais nommer l'État hébreu, le Pape a dit connaître les difficultés des Palestiniens sous occupation militaire. «Je sais combien vous avez souffert et continuez de souffrir en conséquence de la tourmente qui affecte cette terre depuis des décennies». Lundi à son arrivée en Israël en provenance de Jordanie, il avait appelé à l'indépendance Palestinienne en présence du nouveau Premier ministre Israélien Benyamin Nétanyahou qui avait estimé que les Palestiniens n'étaient pas prêts à se gouverner.

    Dans son discours d'accueil, Mahmoud Abbas a, de son côté, dénoncé l'occupation Israélienne et affirmé qu'il était «grand temps de mettre fin aux souffrances» Palestiniennes.

    L'Égypte exhorte Israël à faire avancer une solution à 2 États.

    Le président Égyptien Hosni Moubarak a exhorté le Premier ministre Israélien à avancer sur une solution à deux États au conflit avec les Palestiniens, le mettant en garde contre une résurgence de la violence. «Une solution à deux États est maintenant ancrée dans les consciences», a affirmé Moubarak à la télévision Israélienne lors de la venue en Égypte de Benjamin Netanyahu, lundi. «Qu'est-ce qui vous gêne dans une solution à deux États ? Vous pourriez vivre en paix et ils vivraient en paix, ce n'est pas un problème», a déclaré le chef de l'État égyptien, selon une retranscription de ses propos diffusée mercredi par l'agence Égyptienne officielle Mena.

    S'il a proposé des pourparlers sur les questions économiques, politiques et sécuritaires avec les Palestiniens, le nouveau Premier ministre Israélien n'a pas encore clairement évoqué la création d'un État palestinien malgré les pressions américaines et occidentales.

    Distillant sa vision de la paix au Proche-Orient en prévision de sa visite fin mai à Washington, le chef de l'État égyptien a salué la nouvelle approche du président américain Barack Obama, dénonçant l'absence d'avancées pendant les huit années de la présidence de George W. Bush. Il a notamment évoqué la volonté d'Obama d'écouter les vues de tous les pays de la région. Selon Moubarak, Netanyahu lui a affirmé que son gouvernement était un «gouvernement de paix» qui était déterminé à résoudre le conflit avec les Palestiniens. Le président Égyptien a par ailleurs appelé Israël à geler la construction de colonies Juives dans les territoires.

    En conclusion, le Pape a été plutôt Palestinien qu'Israélien si l'on peut résumer ainsi ce voyage en Terre sainte sur les lieux Saints, mais aussi un peu politique, d'une semaine. C'était à hauts risques, tant les paroles et les silences sont scrutés à la loupe. Il est difficile, à la fois de soutenir les Palestiniens dans leur lutte, tout en ménageant Israël qui l'accueillait, les susceptibilités sont à fleur de peau. Une étape à hauts risques l'entrée d'un Pape Allemand dans le Dôme du Rocher et sur l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem et son recueillement au Mémorial Yad Vashem ou la prière au mur occidental lieu Saint du Judaïsme. Mais c'est l'étape Palestinienne qui fût la plus porteuse d'espoir par son insistance à la création d'un Etat Palestinien. La question des réfugiés, les déplacements aux lieux Saints, le problème des prisonniers, le blocus de Gaza, la destruction des maisons, et le mur que l'on peut détruire ont été ses principaux thèmes en Palestine.

    A son départ sur l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv en présence du président Israélien Shimon Peres. Le souverain pontife a, une fois de plus, plaidé pour la création d'un État palestinien indépendant. «Que la solution à deux États devienne une réalité, qu'elle ne reste pas un rêve», a-t-il lancé. Et de poursuivre,

    «qu'il soit universellement reconnu que l'État d'Israël a le droit d'exister et de jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement acceptées. De la même façon, reconnaissons que le peuple Palestinien a le droit à une patrie souveraine et indépendante afin de vivre dans la dignité et se déplacer librement».

    En écho à ce souhait papal, Shimon Peres a assuré de la «sincère aspiration à la paix partagée par tous les Israéliens» avec leurs voisins et leurs «ennemis».

     

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    Une cérémonie a clôturé vendredi le voyage du pape en Terre sainte à l'aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou (à gauche) et le président israélien Shimon Peres (à droite) © AFP PHOTO/JACK GUEZ. Document Le Point.fr.

  • L'Europe et l'indécision de Kouchner !

    Dis moi pour qui tu votes, je dirais qui tu es !

    Ce n'est pas toujours vrai pour Kouchner, mais cette expression me parait toute indiquée eu égard à la position de Bernard Kouchner, ça y est il votera UMP quel suspense !

    Il a laissé du temps depuis son interview du 09 mai sur le Parisien Aujourd'hui en France dans lequel il déclarait qu'il attendait de voir les programmes pour se prononcer. Il faut un sacré culot pour dire un tel mensonge sachant que le programme du PS est paru depuis plusieurs semaines voir ici, tout comme celui d'Europe Ecologie voir ici, quand à celui du Modem il n'est pas attendu avant quelques temps. Pour ce qui concerne celui de Sarkozy, (il a pris les choses en mains), il sera sur le thème porteur de la sécurité, thème qui a déjà bien servit et dont on a vu les résultats ! Michel Barnier porte drapeau en île de France a donc eu tout le loisir de l'expliquer à Bernard.

    Alors qui doit se réjouir de cette position définitivement à droite de Bernard Kouchner, pour le PS rien de changé, il était déjà parti, quand à l'UMP elle vient de récolter un homme sans grand amour propre mais qu'importe, nous le savions, qui se ressemble s'assemble.

    Jamais de Gaulle n'aurait accepté avoir cet homme avec lui.

    Alors chaque parti tire la corde à lui, les socialistes se gaussaient des paroles de Kouchner qui, dans le giron de Sarkozy depuis deux ans, ne se prononçant pas immédiatement pour la liste UMP mettait son nouveau parti dans une inquiétude, et les «UMP» disant que c'est un cinglant désaveu au parti socialiste, et Alain Juppé de dire, quand on est membre du gouvernement, il est un principe fondamental c'est la solidarité gouvernementale.

    N'étant donc plus chez les socialistes un vote de Kouchner, voir ici l'affaire Kouchner, en leur faveur aurait fait sursauter Sarkozy, incompréhensible évidemment.

    «Comment mon ministre des Affaires Étrangères ne sait pas pour qui voter aux Européennes invraissemblable !».

    Comment donc voulez-vous que l'on puisse accorder un quelconque crédit aux paroles de cet homme qui nous représente malheureusement sur la scène internationale ?

    C'est en effet un curieux personnage d'une instabilité permanente, mangeant à toutes les sauces, et Daniel Cohn-Bendit de rappeler qu'en 1994 étant dans la liste de Michel Rocard il avait voté pour la listes PRG de Bernard Tapie ! On pourrait presque supposer que, cette fois, étant pour Barnier, il vote socialiste, on peut tout attendre de lui, dans l'isoloir on ne voit pas.

    Cette fois, il sert la politique qu'il estime bonne pour la France dit-il,

    «c'est la conception de l'Europe que j'ai toujours défendue et dont j'espère toujours qu'elle dépassera les clivages nationaux et les logiques partisanes. C'est la conception du gouvernement auquel j'appartiens, celle dont s'inspire le programme présenté par Michel Barnier, et là il ment aux Français, «il n'a pas de programme UMP, l'avez vous lu ?». C'est naturellement celle, l'Europe, que je soutiens aujourd'hui et que je soutiendrai le 7 juin »,

    précise-t-il depuis New York où il se trouve pour une réunion de l'ONU.

    Que vaut maintenant cet homme, qui a perdu son honneur, rien. Il est aux ordres de Sarko et sans lui il n'est rien comme tous ses collègues transfuges du socialisme Besson, Hirsch, Bockel, et des pales ministres tels, Christine Lagarde, Patrick Devedjian, Christine Albanel jusqu'à François Fillon, ou sont leurs valeurs politiques, seulement des exécutants ? Il a perdu toute considération politique, alors que son entrée dans la politique après ses actions humanitaires en faveur des droits de l'homme avaient fait de lui une personne reconnue, cofondateur de médecins sans frontières, de médecins du monde et haut représentant du secrétaire général de l'ONU au Kosovo, instaurateur du droit d'ingérence et apprécié, et cela pour un maroquin ministériel éphémère de quelques années. Il a tout détruit, qui peut l'accepter dans un parti sans se trouver confronté à un problème de conscience, en outre, quel avenir a-t-il à l'UMP, après Sarko rien. Quiconque va s'embarrasser d'un homme aussi volatil ?

    Mais tout ceci ne doit pas cacher l'enjeu des élections Européennes du 07 juin qui semblent ne pas trop motiver les Français. D'abord les partis politiques n'ont pas tous fait paraître leur programme, il est vrai que faire un programme pour une Europe à 27 n'est pas une mince affaire, on tombe dans le ridicule. De plus quand on sait que cette Europe est la cause de bien de nos difficultés ne serait-ce que ce qu'elle conditionne comme délocalisations, l'on n'a pas envie de voter. Et puis, à 27 elle est ingouvernable d'ailleurs le traité de Lisbonne remanié à la sauce Sarkozy n'a pas été ratifié par tous, et Sarkozy nous a fait une entourloupette en le faisant ratifier par voie parlementaire ayant peur d'un échec. Comment peut-on dans ces conditions apporter à l'Europe notre suffrage ?

    Les Irlandais devraient revoter, mais leur gouvernement est passé à une phase d'austérité à la suite de la crise qu'ils ont prise en plein visage, ce qui change tout. Ce que l'on pourrait souhaiter c'est qu'elle change de couleur politique pour passer à gauche afin de virer ce nul de Barroso et de supprimer l'inconditionnalité de sa politique envers Israël. L'esprit du traité de Rome auquel j'ai adhéré lorsque nous étions 5 ou 6 de même culture n'existe plus, nous sommes devenus une Europe divisée ou les intérêts nationaux sont majeurs en cette période de crise, les populations se retournent vers leur gouvernants seuls capables espèrent-ils de leur apporter une réponse. Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs ou sont incompétents, nous ne sommes même pas une Europe des États tant la commission de Bruxelles est bafouée dès lors que ses décisions sont contraires à l'opinion nationale, nous Français nous sommes les champions de la critique envers elle. Si l'on regarde ce que l'Europe en 50 années d'existence nous a apporté, outre une paix, je ne vois que l'euro qui stabilise notre monnaie certes, mais qui par ailleurs a conduit à une inflation des prix à la consommation par l'imprévoyance de nos gouvernants.

    L'Europe n'existe donc plus autre qu'une zone d'échanges commerciaux avec les défauts que je viens de citer, il y a bien un semblant de relations humaines qui existent et de solidarité, mais c'est du chacun pour soit, et je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. L'autorité s'exerce au niveau de chaque pays portant les valeurs qui lui sont propres ce qui est incompatible avec un gouvernement supranational Européen, voir mes articles ici, l'Europe pourquoi faire ? et ici, l'Europe et le traité simplifié, l'usine à gaz ?

    Ce que cherchent nos dirigeants politiques dans l'Europe c'est un job en premier ne pouvant espérer une place au niveau national, et de surcroît un complément de revenus. La politique est un métier dont il faut assurer la continuité, sans cela pas de moyens d'existence bien qu'ils se soient votés une ASSEDIC performante. Dans ces conditions l'Europe est une entreprise créée de toutes pièces pour eux, et si ce qu'elle peut faire est bon pour les Européens tant mieux.

    Au début elle portait une espérance pour nous tous qui s'est vite transformée en une espérance commerciale puis en commerce tout court par l'arrivée de pays que l'on ne pouvait  refuser, et pour lesquels nous avons dû apporter notre aide pour les mettre au niveau de notre condition de vie. Cela nous a coûté cher, très cher, et la question est combien va encore nous coûter cette Europe ?

  • Hadopi, il fallait s'y attendre,

    Les artistes de gauche ne sont pas contents.

    C'est vrais qu'ils sont de gauche, du moins le prétendent-ils, mais pourquoi sont-ils de gauche ? Ils ont eu une réaction virulente envers la direction du PS bien qu'ils ne soient pas les plus malheureux de nos concitoyens. Il s'agit de Juliette Gréco, de Pierre Arditi qui gravite aisément dans vivement dimanche, vous savez l'émission lumière de Michel Drucker le pote de Sarko et des cyclistes du dimanche. Et puis il y a Michel Piccoli, Maxime le Forestier, Bernard Murat, qui sont aussi mécontents, et le PS en est tout retourné. Martine a pris sa belle plume pour expliquer la politique de son parti, mais ils s'en foutent, ce qui les intéressent c'est la leur. En fait, je vote pour toi si tu me donnes ce que je veux.

    Alors on est en droit de se demander que représentent-ils en voix, c'est tout le problème.

    Rendue publique le 06 mai cette interpellation, par une lettre ouverte, à l'initiative d'une quinzaine de cinéastes dont Bernard Tavernier et Alain Corneau a jeté un froid,

    «quand vous redeviendrez de gauche vous saurez nous trouver», mais pas nous retrouver.

    Ainsi se conclue cette lettre ouverte après le refus de voter, par le PS, la loi Création et Internet.

    Ces artistes estiment qu'en faisant échec au vote de cette loi à l'Assemblée, le PS a «adressé» à leur égard «un message de rupture» et a «également perdu son âme», bigre.

    Ils considèrent qu'en :

    «s'opposant à ce que des règles s'imposent aux opérateurs télécommunications (comme vous les aviez imposées naguère aux opérateurs de télévision et de radio) pour qu'ils cessent de piller la création»,

    le PS vient «de tourner le dos de manière fracassante» à ce qu'ils appellent leur «histoire commune», qu'ils caractérisent par «le refus d'un ordre purement marchand», «la protection du faible contre le fort. En particulier pour la culture». Un vrai crime de lèse majesté.

    Voici le texte intégral de cette lettre ouverte, ici.

    Alors Martine Aubry leur explique qu'ils sont confrontés à la dure réalité qu'elle connait, probablement. Mais le problème n'est-il pas que ces artistes, comme beaucoup de Français qui se disent de gauche soient trop exigeants, et que de ce fait, au lieu de comprendre la position de leur parti, ils se rebellent en faisant en sorte «qu'ils agissent de manière prétentieuse» en l'affaiblissant alors qu'ils devraient le soutenir ? A droite, ceux qui ne sont pas contents se taisent par ce qu'ils savent très bien que toute contestation de leur parti ne ferait que l'affaiblir ce dont malgré tout ils ne veulent pas.

    C'est l'énorme différence entre gens de droite et de gauche, ceux de gauche dominés par une idéologie qui n'a plus lieu d'être, mais aussi par la privatisation du pouvoir trop longtemps fait qu'ils sont de plus en plus amenés à des revendications qui seraient impossibles à satisfaire si elle venait aux commandes. Les gens de droite ne s'embrassent pas de ces considérations, leur idéologie est le maintien du pouvoir par tous les moyens quitte à ce qu'ils soient choquants.

    En d'autres termes ces artistes de gauche préfèrent un régime de droite tout en réclamant qu'il soit de gauche, ils nagent en plein paradoxe.

    Et Martine Aubry de déclarer, «c'est justement au nom de ces convictions et de ces valeurs, qui sont celles de la gauche, que nous nous opposons à un texte qui retarde une nouvelle fois l'urgente adaptation du droit d'auteur à l'ère numérique».

    Ce qui est finalement extraordinaire c'est la division que Sarkozy réussit à mettre au sein de cette gauche, il la malmène en la mettant en face à ses contradictions. Il doit jubiler devant la position de ces artistes qui se disent de gauche, ne serait pas tout simplement par ce que cela fait très bien ? Ces gens aiment la lumière et qu'en on entend Pierre Arditi à la télévision, que j'apprécie par ailleurs, qu'apporte-t-il à la gauche ? En fait les socialistes auraient dû interroger ces artistes de gauche avant de prendre leur décision, et dans ce cas ils ne seraient plus libres de leurs actions politiques.

    Ces artistes «prétentieux» n'ont pas compris qu'un parti propose une ligne politique par ce qu'ils représentent une force nationale et c'est à chaque Français d'y adhérer ou pas. Dès lors que la direction d'un parti définit sa ligne politique, on est libre de ne pas l'accepter ou de la suivre, et la mise, à la une des journaux de cette attitude des artistes de gauche, fait la joie des artistes de droite. Ce qui est un comble c'est que ces artistes n'ont aucun contact et aucune influence sur le bureau politique du PS comme s'ils n'existaient pas depuis toujours, quel culot !

    Alors Martine Aubry a donné rendez-vous à ces artistes pour enterrer la hache de guerre.

    De plus, tous les artistes ne sont pas pour la loi Hadopi, telle qu'elle est, ce qui montre la division qu'elle provoque n'apportant selon certains rien de bon aux auteurs que l'on veut protéger du piratage et pour d'autres elle serait une planche de salut. Croire qu'une loi puisse protéger les œuvres est une vue de l'esprit et de plus croire qu'elle permettra à ces auteurs de gagner plus d'argent me paraît une rêverie, et je ne pense pas que ceux qui ont fait cette lettre soient dans le besoin.

    Ce qui est désagréable dans cette loi c'est la coupure de la liaison internet après deux avertissements, sans qu'une décision de justice soit prononcée et qu'en outre, le condamné devra continuer à payer son abonnement, c'est la porte ouverte à tous les abus, c'est une double peine imposée par de la dictature dissimulée. D'ailleurs, le parlement Européen pourtant à majorité à droite à voté contre cette loi, et comme c'est cette décision qui s'impose, je ne vois pas comment Christine Albanel puisse poursuivre dans la voie qu'elle a choisie, à moins que Sarkozy veuille malgré tout faire durer le plaisir.

    J'aime bien la répartie de Bertrand Delanoé quand il déclare,

    «le PS est passé à côté de la nécessité, et du plaisir, que l'on peut avoir à échanger avec les créateurs. Il est vrai que passer son temps à se regarder le nombril pouvait difficilement le rapprocher des artistes, comme d'ailleurs des syndicalistes ou des intellectuels»,

    mais le PS c'est aussi lui !

    Et puis en quoi sont-ils plus créateurs que les autres, il y a des tas de gens qui créent chaque jour sans que l'on en fasse état.

    On sent bien en filigrane la main de Sarkozy pourquoi ne pas amener à lui ces artistes de gauche comme il l'a fait pour Bernard Kouchner et Jean-Marie Bockel, ce serait drôle qu'Arditi devienne ministre de la culture à la place de Christine Albanel, franchement cela aurait de la gueule.

    Il faut reconnaître que le PS a été un peu flottant au début sur cette loi, pris entre le désir de protéger les artistes et celui des libertés avec en filigrane protéger l'électorat des jeunes qui sont les plus «pirateurs» d'œuvres artistiques. Au début, députés et sénateurs socialistes n'avaient pas la même position sur le téléchargement illégal. Les députés étaient hostiles malgré l'opposition de Jack Lang, quand aux sénateurs ils souhaitaient sanctionner le téléchargement illégal au nom du respect du droit d'auteur comme le demandait Catherine Tasca ancienne ministre de la culture. Finalement le bureau national du 10 mars à tranché à l'unanimité de s'opposer au projet de loi Hadopi. Il faut aussi savoir que des artistes comme Catherine Deneuve ou Jeanne Balibar avec d'autres sont favorables au vote du PS.

    Ce qui me paraît utile de connaître sur le projet Hadopi c'est la position de Jacques Attali, son analyse et intéressante que l'on peut lire sur Slate.fr ici.

    Il répond aux artistes rebelles en faisant remarquer qu'il s'est opposé plusieurs fois au projet Hadopi autour de dix points développés ici.

    Pour Jacques Attali la lettre ouverte des artistes de gauche au PS montre leur méconnaissance de ce texte. Il enfonce le clou en disant qu'Hadopi

    «est la consécration même de cet ordre culturel purement marchand que vous vouez aux gémonies»,

    et de déclarer, c'est la victoire de l'industrie culturelle sur la création artistique, qui, dans l'histoire, ne recevra pas un euro, c'est dur.

    Il faut reconnaître que son analyse est pertinente car c'est bien l'industrie culturelle qui recevra en premier les bienfaits de cette loi. Pour lui, les fournisseurs d'accès à internet sont ceux qui profitent du pillage de la création, ne se voyant imposer aucune règle comme ce fût autrefois pour les opérateurs de radio et de télévision, et comme ils ne cessent de développer des moyens de connexion ultra rapides comme la fibre optique valorisant la rapidité du téléchargement un moyen rendant plus difficile la détection des pillages informatiques, ce qui montre qu'ils ne sont pas concernés.

    Je ne suis pas souvent de son avis sur bien des points mais il me semble cette fois qu'il voit juste.

    Mais pour nous bloggeurs, internautes et autres qu'allons nous devenir ?

    Nous ne piratons pas d'œuvres bien que parfois pour écrire des articles nous sommes amenés à consulter des publications journalistiques, documents historiques et des blogs, des sites comme Google, Yahoo, Wikipédia, qui donnent des publications, sur l'actualité de faits politiques de société ou autres. Est-ce du piratage difficile à dire si le document ne précise pas qu'il ne doit pas être copié, mais seulement lu, mais s'il est lu c'est pour qu'il serve ? Et s'il est copié par ces grands diffuseurs que faut-il en conclure ? Relever un avis, une opinion et le ou la citer est-ce du piratage, à mon avis non, s'ils sont sur la toile c'est pour que nous en prenons connaissance et rien ne nous empêche d'utiliser ces données en citant la source.

    De plus quelle différence y a-t-il entre des articles du domaine public eu égard au domaine privé si rien n'est spécifié ?

    Je vois poindre une dangerosité sur notre liberté, mais en plus, je vois l'instauration d'un contrôle permanent des bloggeurs, internautes et autres qui ne peut que se solder à terme que par une taxe complémentaire à celle de l'abonnement à internet. Nous sommes des millions, et ce serait une bonne manière de gagner de l'argent, et de se venger d'autant que bon nombre d'internautes et bloggeurs ont des prises de positions opposées à la politique gouvernementale actuelle.

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