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  • Et si c'était lui qui avait raison sur tout ?

    Qui est-ce, mais Sarkozy voyons !


    La politique n'est-ce pas le moyen de modifier l'état d'un pays pour son profit et pour ces amis en cachant ce que l'on pense, et ne faisant pas tout ce que ce que l'on a déclaré ? Ne faut-il pas en toute démagogie faire plaisir et tromper ainsi ses électeurs ? L'impunité des hommes politique, voire des femmes, à donc quelque chose d'ahurissant puisqu'ils, «c'est beaucoup plus vrai pour les hommes», peuvent dire et faire, parfois, le contraire de ce qu'ils ont déclaré, et cela ne peut s'appeler qu'une tromperie légalisée. Ils ne sont jamais sanctionnés puisqu'ils se sont accordés le droit de tromper, et pour notre démocratie c'est forcément grave d'ou, chez certains de nos compatriotes, le dégout de la politique !

    De quelques tendances politiques soit-il, un politique homme dès qu'il possède un pouvoir législatif, il a forcement raison dans l'application de sa politique dès lors qu'il a été élu, on ne peut rien faire contre lui, il en a le droit tout le temps de sa magistrature. Il ne se trompe jamais, alors qu'avant d'être élu, il reconnaissait de se tromper, il est devenu illuminé subitement.

    Bien souvent, il est élu sur le rejet d'un autre, dans le cas de l'élection présidentielle, il n'y a pas encore eu de femmes présidentes, donc on ne peut leurs faire de procès d'intention.

    Sarkozy est donc été élu sans que la politique qu'il va engager soit approuvée par une majorité de Français. Il le sait, en outre une fois élu il en fait ce qui lui plait. En dehors de son parti qui l'approuve quoi qu'il fasse, ce qui inhibe toute correction de pensée politique pendant sa magistrature, les Français n'acceptent pas forcément tout ce qu'il fait puisqu'il résulte d'un choix et non pas d'une adhésion politique.

    Alors, Sarkozy impose parfois en déclarant, les Français m'ont élus pour faire cela, ne comptez pas que je fasse autre chose, il a donc raison, ce qui est faux, mais il est élu !

    Il peut agir, puisqu'il est le maître, sans discernement et c'est regrettable, sur un coup de tête au cours d'une allocution télévisée ou lors d'un voyage ou de propagande comme par exemple la suppression de la taxe professionnelle annoncée le 05 février 2009 pour une application en 2010, c'est arrivé comme un cheveu sur la soupe, personne ne s'y attendait d'autant que c'est une source de revenus pour les collectivités territoriales, et sans cette taxe, qui a déjà subit maintes retouches, la perte serait néfaste pour les communes qui sont obligées aux actions de financement humanitaires envers leurs concitoyens les plus pauvres, elles sont en contact avec eux.

    Certes, la suppression de cet impôt profiterait aux entreprises, et allégerait, à terme, la charge de travail des parlementaires. «Soixante-huit textes législatifs ont traité de la taxe professionnelle sur les trente dernières années », affirment les auteurs du site Réforme des collectivités. Cet impôt était critiqué depuis des années tant par la gauche que par la droite mais pas autant que par la droite. Et puis c'était à une époque ou l'on n'était pas en récession, cela montre l'imprévoyance de notre président sur l'évolution de notre société. Cette taxe serait-elle passée dans l'oubli, certainement pas, ce n'est pas son habitude de ne pas favoriser les entreprises.

    Pour lui, la richesse d'un pays est celle des entreprises avant celle du plus grand nombre des Français. Tout allègement de taxe aux entreprises serait, selon lui, porteur de revenus pour les salariés c'est ce qu'il croît. En fait, n'aurait-il tout faux ? Mais non ! En 45 années de carrière professionnelle je n'ai jamais constaté ce fait, et pourtant, il ne peut avoir tord !

    L'histoire montre que tout ce qui à été donné aux salariés l'a été sous la contrainte soit par une loi, soit par des actions syndicales ou autres, mais jamais de la propre initiative des dirigeants des entreprises, pourquoi le feraient-elles ? Elles pensent en premier à elles, aux actionnaires, c'est bien légitime, et puis s'il reste quelque chose et si on réclame elles donnent un peu. C'est le capitalisme qu'il préconise depuis toujours, et il a raison, même s'il est la cause, par son avidité maladive du toujours plus sur le dos des autres, du facteur prépondérant de la crise que nous traversons. Certes, ce n'est pas aussi simple, mais c'est beaucoup vrai. Il faut bien comprendre que si ce gouvernement venait à changer pour une tendance politique de gauche, le bien-être de ce capitalisme s'en trouverait affecté, et ce qui est pris est pris, c'est toujours cela de gagné.

    Reconnaîtra-t-il un jour s'être trompé, je ne le crois pas, il est trop fier pour cela, et puis en bon avocat, il vous démontrera que c'est vous qui avez tord, il ne peut en être autrement. Prenons la fusion de l'ANPE et des ASSEDIC, elle a été lancée pour réduire, les effectifs, dans un but d'économie budgétaire, et accroître selon lui la rentabilité de l'ANPE jugée non efficace dans le reclassement des chômeurs, ce qui n'a rien à voir avec les effectifs mais avec les possibilités d'emplois ! C'est donc la politique des entreprises par la fusion pour la réduction des charges, ce qui se résume à l'augmentation du nombre des chômeurs. On fait porter sur l'ensemble de la société la charge de ces personnes pour que l'entreprise devienne plus rentable !

    De ce fait, on assiste à un flux de demandeurs d'emploi non prévus qui asphyxie ce nouvel organisme au point que l'on annonce l'embauche de 1.800 agents. Invraisemblable au lieu de faire des économies, nous allons faire des dépenses non prévues avec en plus des demandeurs d'emploi qui ne peuvent être, pris en charge rapidement, les dossiers devront attendre par suite de la surcharge de cet organisme. Je suis persuadé qu'il vous démontrerait qu'en fin de compte à la fin de 2010 c'est lui qui aura raison, et qu'en 2012 tout ce qu'il a fait est bon pour les Français, il ne peut en être autrement même si 15 % d'entre eux restent sur le carreau !

    Savez-vous que le nombre de salariés rémunérés au salaire minimal a augmenté de 14,1 % au premier juillet 2008 contre 12,9 % auparavant ! Ce n'est pas avec un tel bilan que nos finances publiques vont avoir le sourire, mais qu'importe il n'y aura pas d'augmentation des salaires, Sarkozy n'a pas été élu pour augmenter les salaires mais pour les réduire, et là le fait est révélé.

    Prenons l'exemple de l'Europe, c'est d'actualité. Les Français ont rejetés par référendum le traité de Lisbonne qui prévoyait entre autres l'élargissement à 27. C'est un vote sanction exprimant la volonté démocratique du peuple Français, dans tout pays un tel vote vaut force de loi, on ne peut transiger un tel vote. Et bien non, pas en France, on modifie le traité de Lisbonne pour la forme le rendant plus incompréhensif qu'avant, et puisque l'on a la majorité, pas sur le traité lors de l'élection présidentielle, on n'en a peu parlé ce n'était pas le sujet, on le fait approuver par voie parlementaire, quel est le pays qui peut se permettre de duper ainsi son peuple, la France voyons, et il a forcément raison puisque son parti sera majoritaire à ces élections Européennes ! Et après on constate le peu d'intérêt des Français pour la politique et l'Europe, comment est-ce possible ? C'est à croire que les Français ne sont pas majeurs, et là, j'ai forcément tord !

    Prenons le problème des heures supplémentaires, travailler plus pour gagner plus, plus grande tromperie, il faut chercher longtemps. Certes, certains en ont profité, les employeurs paraît-il qui mettaient en heures sup des heures normales pour bénéficier de la réduction des charges. Et puis les salariés bien sur, pas tous, ils ne payaient pas d'impôt sur ces heures mais elles sont comptabilisées dans le revenu global fiscal de référence qui a pour effet d'agir sur d'autres avantages sociaux, voir mes articles ici et ici . Pas un seul instant, il n'a été question de considérer que cette loi ne pouvait qu'accroître le chômage, le peu de travail possible ne pouvait que priver ceux qui n'en avaient pas, et elle ne pouvait qu'accroître notre déficit sur la Sécurité sociale puisque les charges sociales ne sont pas perçues. N'est-ce pas logique, et bien non, il a raison notre président même si actuellement, il y a une baisse importante de ces heures supplémentaires.

    Prenons la sécurité, un dogme électoral pour notre président, il a été élu principalement sur ce thème. Et bien pour moi, il n'a fait qu'aggraver l'insécurité, mais pas pour lui. Il a surchargé les prisons rendant l'insécurité plus grande au sein des établissements. De plus nos policiers se font tirer dessus au fusil de guerre, dites-moi ou se trouve le pays qui peut présenter un tel bilan ? Il devait nettoyer les banlieues au karcher, en fait elles nettoient notre police à l'arme à feu, invraisemblable !

    «On mettra les effectifs nécessaires et le temps qu'il faudra, mais ce sera nettoyé. Ces femmes et ces hommes de la cité des 4.000 m'ont dit également, Monsieur le président il faut nettoyer le quartier des trafics et des trafiquants», le Canard enchaîné.

    Certes il y a des délinquants, mais ce qu'il y a d'extraordinaire c'est qu'il y en a toujours plus alors que l'on en met toujours plus en prison ?

    Prenons se cas de Sangatte, le fleuron de l'action de notre président, n'a-t-il pas tout réglé en fermant ce centre, si, à l'en croire a ses déclarations de l'époque. Il paraît que c'est aussi pire qu'avant ils sont dans les squares et les rues, et pour bien faire si les associations humanitaires de Calais viennent en aide à ces malheureux, elles sont passibles de sanctions. Pour eux, ils veulent aller en Grande Bretagne, c'est leur espoir, alors ils viennent toujours à Calais au prix d'énormes sacrifices, quelle solution à cette immigration, sinon d'aider les pays migrateurs à conserver leurs ressortissants, mais ce n'est pas en fermant le centre avec force de publicité qu'est la solution de problème, voir mon article sur ce centre ici.

    Notre police ne fait plus face à cette délinquance, débordée elle enregistre les plaintes mais pour arrêter les voyous elle n'a pas assez de moyens, il faudrait donc lui en donner de supplémentaires. Mais alors ou est le résultat de cette action de nettoyage au Karcher ? Dans ma commune le soir si vous passez dans certains endroits on vous bouscule fortement dans le dos, vous tombez, et l'on vous prend tout ce que vous avez. Résultat, un visage tuméfié, une épaule cassée, les genoux écorchés et une semaine d'hôpital pour une pauvre femme qui a eu le malheur de passer dans cet endroit. Mais ce n'est pas la seule d'autres ont subies le même sort ! Le nombre des violences à la personne augmente comme les vols à main armée respectivement + 2,4 % et+ 15,4 % pour la seule année 2008, chiffres officiels de la mi-janvier 2009.

    La gauche reproche la police de proximité qui a été supprimée, pas question déclare notre président, ces gens de gauche sont vraiment des imbéciles mais pas quand ils rejoignent Sarkozy, la police de proximité ne servait à rien ! Cela fait maintenant 7 années qu'elle a été supprimée, alors il peut dire ce qu'il veut, il a forcement raison.

    La minute de vérité approche notre dette que l'on a négligé se rappelle à nous, on s'est assis dessus en réduisant les impôts et même en remboursant le trop perçu, il n'y a qu'en France que l'on fait de si jolies choses pour les riches, et l'on va même féliciter ceux qui ont mis de l'argent dans les paradis fiscaux pour qu'ils le fassent revenir, n'est-ce pas beau la France ?

    Notre dette publique dérape dangereusement, et la crise fait fondre à toute allure les recettes de l'État et de la Sécurité sociale. Tous les indicateurs des finances publiques, sont au rouge. Il y a trois mois, le gouvernement tablait sur une baisse de 1,5 % du produit intérieur brut en 2009 et sur un déficit budgétaire de 104 milliards d'euros, soit, déjà, le double de 2008.

    Avec une contraction de l'activité désormais estimée à 3 %, c'est la barre des 120 milliards de déficit, si ce n'est plus, qui sera franchie cette année. L'augmentation du chômage prive la sécu de recettes tout comme les heures supplémentaires. Le «trou» 2009 de la Sécurité sociale était estimé par M. Woerth à 17 ou 18 milliards d'euros il y a deux mois. Au train où se dégrade la situation, l'on table désormais sur un déficit de l'ordre de 20 milliards. Soit le gouvernement augmente les prélèvements obligatoires ce qu'il ne veut pas, Sarkozy n'a pas été élu pour augmenter les impôts dit-il, alors comment vas-t-il faire puisqu'il a exclu toute augmentation, et le chef à toujours raison !

    Quelle chance avons-nous d'avoir un président qui a toujours raison !

  • Sarkozy ne lâche rien.

    Serait-ce bon pour l'opposition ?


    Le gouvernement de Villepin avait lâché sur le CPE devant l'importance des manifestations, Sarkozy ne lâche rien.

    Il faut rappeler que ce CPE portait en lui une disposition difficilement admissible puisque sur une période probatoire de deux années un employeur pouvait licencier sans motif. Pensée machiavélique, «le travail rend libre» déclarait Nicolas Sarkozy ministre de l'intérieur de l'époque. Le mouvement protestataire qui s'en suivit fût le plus important depuis mai 68, au point que les médias ont eu à cœur de le nommer «mouvement du printemps Français de la jeunesse».

    De février à avril 2006, ce furent deux mois et demi de grève, jusqu’à 70 universités mobilisées sur 80, plus de 3 millions de personnes dans la rue, les campagnes et les cités en ébullition, les plus grandes institutions républicaines prises en tenaille entre un premier ministre intransigeant et 82 pour cent de l’opinion qui condamnent le projet de loi. Cette crise du CPE reste dans l'esprit une victoire du bon sens et de la gauche, bien qu'elle ne soit pas la seule à condamner le projet, et un exemple à ne pas reproduire pour la droite.

    Avec ce CPE on a revécu mai 68, le 10 mars place de la Sorbonne, Au lendemain d'une journée de manifestations, le mardi 7 mars, qui attirent dans la rue entre 400 000 et 1 million de personnes, débute «la prise de la Sorbonne», cette vieille Dame symbole de la protestation étudiante. Quelque 150 étudiants s'y sont fait enfermer pour la nuit. Le jeudi matin, les anti-CPE manifestent place de l'Etoile. Le recteur en aurait profité, d'après les jeunes, pour fermer la fac, bloquant une cinquantaine d'entre eux à l'intérieur. Le fief de Mai 68 interdit d'accès ? Insupportable! Le vendredi 10 à 17 heures, environ 300 étudiants et une poignée de journalistes s'introduisent dans les bâtiments. CRS prêts à intervenir, boucliers levés, rues bloquées, la Sorbonne est contrôlée par les forces de l'ordre.

    Finalement le CPE fût mis en veilleuse, attaqué aux prudhommes, les entreprises hésitant à son application. Je crois qu'il est maintenant abandonné.

    Nous assistons depuis presque deux mois à un blocage des universités. Ce blocage avec ses manifestations ont pour fondement la loi LRU, dite loi Pécresse relative aux libertés et responsabilités des universités, initialement loi portant organisation de la nouvelle université, et simplement loi d'autonomie des universités.

    Pour ces étudiants, pas tous, cette loi qui a été votée par le Parlement doit être abrogée. Pour eux elle touche largement aux fondements démocratiques et républicains de notre société. Elle vise à redéfinir et restreindre les missions des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, à briser la conception de service public de ses missions originales qui ne peuvent rentrer dans le cadre d’une compétition entre établissements.

    Ces dispositions en matière de recrutement des enseignants-chercheurs, de négation des dimensions collégiales de réflexion et de mise en œuvre des orientations scientifiques et pédagogiques, de pouvoir exorbitant des présidents d’universités, touchent au cœur des valeurs démocratiques et des libertés.

    La mobilisation importante a contraint la Ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, à un déblocage de moyens pour l'Université. Les annonces budgétaires de 20 milliards d'euros demeurent insuffisantes, selon eux, (10% de plus de budget par an) face à la pénurie de moyens dans les Universités, et rien ne leur garantit que ces promesses soient réalisées d'ici 2012, ce qui paraît sur eu égard à la situation actuelle de nos finances.

    Tout cela, pour eux, ne change pas le fond de la Loi. L'autonomie budgétaire des Universités, l'introduction forte des entreprises privées et leur influence dans leur contenu des cours en contrepartie de fonds privés, l'octroi d'un pouvoir arbitraire aux présidents d'Université, le risque d'une hausse des frais d'inscription, la précarisation généralisée du personnel enseignant et administratif sont toujours présentes dans la LRU. Par conséquent, ils réaffirment leur opposition à la loi Pécresse et ils condamnent les négociations de la direction nationale de l'UNEF.

    Il est bien évident que cette loi oriente nos universités vers une forme d'entreprise d'enseignement et de compétitivité ce qui serait finalement de bon augure pour ces étudiants que le lien Université-entreprise soit enfin établit assurant une rentabilité de l'enseignement vers une réalité industrielle comme pour les grandes écoles. Mais bien entendu, l'esprit étudiant qui consiste à cette liberté d'études et de recherches s'en trouverait compromise, mais il faut bien comprendre que, telle qu'est notre université, elle doit s'émanciper vers une logistique moderne pour faire face aux défis humains et technologiques qui nous attendent.

    Il faut que notre Université devienne rentable pas en termes comptables mais en potentialité de recherches et développements. Le lien université industrie doit être développé.

    Le gros problème sous-jacent bouleverse l'idée même de l'égalité pour tous dans l'enseignement supérieur. C'est du copié collé des universités Américaines ou certaines sont plus cotées que d'autres, en d'autres termes c'est de la privatisation partielle de l'enseignement. Mais on ne peut donner indéfiniment de l'argent sans résultat tangibles alors que nous en manquons pour d'autres besoins ?

    En outre, combien sont les étudiants étrangers à venir dans nos universités rechercher un titre de master ou de doctorat par rapport à ceux qui vont terminer leurs études aux États-Unis pour des diplômes de grand prestige, surtout dans le management ?

    J'ai développé ces deux thèmes pour mettre en évidence la différence de politique entre les gouvernements Villepin et Sarkozy. Villepin a finalement abandonné de CPE, tandis que Sarkozy en dehors de quelques aménagements ne lâche rien. Au point que quand il se rend en province le vide est fait autour de lui, les cars de police jalonnent son parcourt et seuls ses sympathisants sont autorisées à faire la claque, a-t-on déjà vu pareil désaccord entre un président et son peuple ?

    C'est aussi vrai pour la réforme de l'hôpital public par l'introduction de vice-présidents donnant ainsi une forme de direction collégiale de l'hôpital ce qui ne change rien quand à la réduction des effectifs et sa gestion comptable, que pour le bouclier fiscal, ou la situation de notre dette et de notre déficit exigerait de revoir les impôts. L'augmentation de la dette publique est de 15,6 milliards d'euros par rapport au trimestre précédent pour un montant total de 66,1 % du PIB selon l'INSEE, le pacte de stabilité Européen fixant sa limite à 60 %.

    Cette obstination est maladive, elle enfonce le pays dans une misère profonde.

    Quand à notre PIB, selon l'estimation de l'INSEE. il n'a reculé que de 1,2 % au premier trimestre par rapport aux trois derniers mois de 2008, ce qui conduit pour la croissance à une prévision pour 2009 à - 3 %, mais la dynamique étant à la baisse cela pourrait être bien plus, nous sommes en récession.

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    Source les échos.fr du 15/05/09

    L'argument que tous nous connaissons est la réduction des charges de l'État, pour compenser cette augmentation de la dette et du déficit, comme si elles n'étaient pas suffisamment réduites rendant la pauvreté en progression constante.

    Plus le pays s'enfonce dans cette pauvreté moins seront les recettes fiscales, c'est de l'assassinat.

    Espérer réduire la dette et le déficit par celles des dépenses de l'État montre que nos gouvernants se font des illusions et qu'ils ne voient pas l'état dans lequel ils ont mis le pays. En France a déploré l'UMP Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée, la dépense publique est d'une «rigidité extraordinaire». La révision générale des politiques publiques (RGPP), a-t-il précisé, ne porte que sur un cinquième de la dépense publique et le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne suffit pas à la réduire, c'est évident.

    La dépense annuelle de 2,5 milliards sur la TVA réduite aurait bien été plus comprise si elle affectait l'hôpital. Comment ne pas comprendre que, par exemple la charge sur la santé est énorme pour les pauvres gens.

    «Mon exemple montre bien ce qu'il en est, j'ai dépensé en deux consultations 22 et 28 euros dans un parcours conventionné et mon remboursement n'a été que de 18 euros la différence, 32 euros est due aux prélèvements obligatoires sur les consultations et les frais de pharmacie, quand aux mutuelles elles sont devenues horriblement chères et ne remboursent presque rien».

    De plus, pour une consultation à l'hôpital il faut attendre plus de 2 mois par ce qu'il n'y a pas assez de personnel ! Et Sarkozy ne comprend pas, ne lâche rien, comme si c'était un déshonneur de comprendre la misère de ses concitoyens !

    Une politique n'est pas seulement vouloir réduire les dépenses de l'État, mais c'est aussi ternir compte des besoins vitaux de la nation, c'est à dire, bien orienter les choix des restrictions budgétaires, et les cadeaux faits à des groupes de pression.

    Les précédents gouvernements de droite n'étaient pas si tenaces et les Français se disaient qu'avec quelques bonnes manifestations un assouplissement politique était envisageable et le plus souvent il se produisait. Dans le cas actuel, l'obstination montre que ce n'est plus le cas, ce qui change la donne pour les élections. Pas pour les élections Européennes ou l'UMP va se balader, il y a 19 listes d'opposition dont 18 de gauche contre quelques listes de droite, l'UMP à tout absorbé, c'est dire la dispersion des voix à gauche et sa défaite inéluctable.

    Non, j'évoque les élections majeures, celles du Président et de l'Assemblée. Nombre de Français votaient pour la droite en fonction de certaines valeurs qu'elle offrait sachant que par des manifestations on pouvait faire infléchir la politique menée, ce n'est plus le cas, et cela pourrait changer la face politique du pays.

    Aujourd'hui, les universités sortent enfin de la crise, il faut bien passer ses examens !

  • Le régime de Vichy, qu'est-ce que c'est ?

    Un gouvernement de la France libre ayant accepté la collaboration avec l'Allemagne.

    C'est ce qui me reste comme pour beaucoup d'entre nous en mémoire.

    Pour préciser cette pensée, il faut faire un peu l'histoire du début de la seconde guerre mondiale.

    Lorsque débute cette guerre mondiale le 03 septembre 1939, j'avais un peu plus de 10 ans et je me souviens de notre naturalisation Française, d'origine Italienne, mon père décida de rester en France, mes parents y étaient depuis plus de 15 années, et moi j'étais né dans le Pas-de-Calais. Ce fût donc un choix important d'autant que beaucoup d'Italiens rentraient en Italie et c'est sans difficulté que le gouvernement de l'époque représenté par le président de la IIIème République Française Albert Lebrun nous décréta Français.

    Son gouvernement était composé d'Édouard Herriot comme président du Conseil et membre du parti radical.

    D'Édouard Daladier du même parti, il fût l'homme de Munich initiateur le 07 juin 1933 du «pacte à quatre» signé avec le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie pour intégrer l'Allemagne dans la société des Nations, remplacée par l'ONU après la guerre. Il fût aussi celui qui déclara la guerre à l'Allemagne en raison de l'invasion de la Pologne par les Nazis, après l'assentiment préalable des deux chambres, considérant que le vote unanime des crédits militaires au Parlement le 02 septembre valait approbation. Il fût jugé lors de procès de Riom par le gouvernement de Vichy et emprisonné par l'État Français de 1940 à 1943.

    Pierre Laval la personnalité la plus importante du régime de Vichy après le maréchal Philippe Pétain, et principale maître d'œuvre de la collaboration d'État avec l'Allemagne nazie. Il a puissamment participé à la création de «l'État Français» en remplacement de la «République Française» comme suite de la défaite de juin 1940 et de la chute de la IIIème République.

    Paul Reynaud, le plus isolé dans la IIIème République est celui qui déclara en septembre 1939 «nous vaincrons par ce que nous sommes les plus forts». Il est nommé le 22 mars 1940 président du Conseil et ministre des affaires étrangères par Albert Lebrun. Après le percée de Sedan, le 15 mai, qui voit les Panzerdivisionnen prendre à revers les armées Franco-britanniques en Belgique, il prend tout de suite conscience de la gravité de la situation et téléphone à Churchill pour lui dire que l'armée Française est battue. Il reprend le portefeuille de la Guerre à Édouard Daladier et s'adjoint le maréchal Pétain 84 ans le 18 mai comme vice-président, Georges Mandel, l'ancien chef de cabinet de Clemenceau, comme ministre de l'Intérieur, et le général de Gaulle, pour lequel il a une grande estime, comme sous-secrétaire d'État à la Guerre et à la Défense nationale, le 6 juin. Le 10 juin, en prévision de l'entrée des Allemands à Paris, les pouvoirs publics se réfugient à Tours puis à Bordeaux. L'affrontement entre les partisans de la continuation des combats, Mandel, de Gaulle, et les tenants d'un armistice, Pétain, et le général Weygand, tourne à leurs avantages.

    En mai 1940 la situation militaire est si compromise que le commandant suprême, le général Maurice Gamelin, trop passif est écarté au profit du général Weygand le 17 mai par Paul Reynaud, à la même date le maréchal Pétain entre au gouvernement. Les divisions blindées Allemandes, ayant percé depuis le 13 mai le front à Sedan, poursuivent leur course à l'ouest en coupant l'Armée Française en deux, enfermant une partie de celle-ci ainsi que les troupes britanniques en Belgique.

    Philippe Pétain maréchal de France en 1918, il est considéré comme le vainqueur de Verdun et comme le chef de l'armée qui jugula la crise du moral des mutineries de 1917, il jouissait d'un grand prestige.

    Il est le père du slogan «travail famille patrie».

    Dernier chef de gouvernement de la IIIème République, il est associé à l'Amistice du 22 juin 1940 scellant la défaite de la France contre l'Allemagne. Fondateur et chef de l'État du Régime de Vichy. Il a engagé la Révolution nationale comme étant l'idéologie officielle du Régime de Vichy et la collaboration avec l'Allemagne nazie. Il dirigé la France sous l'occupation du11 juillet 1940 au 19 août 1944. Ce Régime n'avait pas de Constitution.

    La Constitution d'un État est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain.

    La Constitution garantit aussi les droits et les libertés de la communauté humaine.

    Le 10 juin 1940 le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux. Les réfugiés qui fuient la Belgique et le Nord de la France sont alors rejoints par 2 millions de réfugiés de la région parisienne, «nous y étions». Pour Jean-Pierre Azéma, entre le 15 mai et le 10 juin, au moins 6 millions de Français ont abandonnés leur domicile et participé à l'exode de 1940, se retrouvant sur les routes sous la mitraille de la Luftwaffe et des avions Italiens.

    La bataille de France est perdue, en dépit de la résistance farouche et héroïque de nombreuses unités, comme pendant la bataille d'Amiens du 24 mai au 9 juin 1940 «les 16e et 24e forces Françaises stoppent plus de 3 Panzerkorps pendant 9 jours et causent la perte de 196 panzers». Dans cette débâcle, les soldats que nous avons rencontrés n'avaient même pas de cartouches.

    Le 14 juin les blindés Allemands entrent à Paris déclaré ville ouverte.

    Le gouvernement constitué à Bordeaux le 17 juin et le parlement vont s'installer à Vichy le 1er juillet, ville disposant de grandes capacités hôtelières pour pouvoir contrôler une partie de la zone libre. Sa relative proximité avec Paris,  4 h 30 par l’autorail, et la deuxième capacité hôtelière du pays présente dans la ville emportent la décision de l’installation. De plus, l’existence d’un central téléphonique très moderne, l’hôtel des postes, construit en 1935, permet de joindre le monde entier.

    Le 1er juillet 1940, le gouvernement prend possession de très nombreux hôtels. 600 parlementaires (députés et sénateurs) rejoignent Vichy pour la réunion des deux Chambres. Les 9 et 10 juillet 1940, dans la salle de l’opéra, les parlementaires votent la fin de la troisième République. Le régime républicain est aboli, l’État Français, avec à sa tête Philippe Pétain, chef d'État, le remplace.

    Le mercredi 10 juillet 1940 est soumise à l'Assemblée nationale et au Sénat, une proposition de révision de la Constitution permettant d'accorder les pleins pouvoirs au maréchal Pétain président du Conseil. Sur 649 suffrages exprimés
    80 parlementaires (53députés et 23 sénateurs votent contre),
    569 approuvent,
    20 autres parlementaires s'abstiennent (dont 3 après une rectification de leur vote).

    Le 10 juillet 1940, le parlement comptait 846 membres. 176 parlementaires sont absents dont 27 sont à ce moment là en mer vers Casablanca sur le paquebot Massilia. La séance est présidée par Jules Jeanneney, qui ne prend pas part au vote en raison de sa fonction. Les 61 parlementaires communistes, 60 députés et un sénateur ne peuvent siéger, depuis le 16 janvier 1940, ils sont déchus de leur mandat et condamnés à la clandestinité.

    Les 649 suffrages exprimés représentent donc 71,5 % des 907 parlementaires que comptaient les deux chambres au début de 1940. Parmi ceux qui votèrent non Vincent Badie est célèbre pour s'être écrié après le vote «Vive la République quand même !».

    Le gouvernement de Vichy est donc un gouvernement légalement constitué, qui fût ensuite définit par Régime de Vichy par le fait même qu'il n'avait pas de Constitution et que ses actions étaient autoritaires et criminelles.

    La chambre des députés et le sénat ne sont plus réunis. Les syndicats sont dissous, la grève est interdite et les communistes sont pourchassés. En 1942, le procès de Riom juge les hommes considérés responsables de la défaite, Léon Blum, Daladier, le général Gamelin. Aucun verdict n’est rendu, mais les accusés sont livrés aux Allemands. Le régime est exclusif et dans les exclus se trouvent les juifs (révocation de la fonction publique, persécutions...), alors qu’il n’y a pas de pression Allemande directe avant 1942.

    76.000 juifs de France sont morts en déportation. En juillet 1940, Pierre Laval devient vice-président du Conseil, et l’État mène une politique de collaboration avec les Allemands, mots utilisés par Pétain après l’entrevue de Montoire avec Hitler en octobre 1940.

    Deux thèses expliquent cette collaboration, pour certains il s’agissait de sauver l’essentiel, pour d’autres c’est une politique délibérée de l’État Français. Laval a dit «je souhaite la victoire Allemande, parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s’installerait partout».

    La collaboration est d’abord économique, livraison de denrées alimentaires à l’Allemagne et fabrication de matériel militaire par Renault. A partir de 1943, le STO, Service de Travail Obligatoire, créé par Laval sous la pression des allemands il est vrai, permet à l’Allemagne de bénéficier d’une main-d’œuvre qualifiée par l'envoi de nos hommes en Allemagne. La collaboration est aussi militaire avec la création de la LVF, Légion des Volontaires Français, dont les hommes endossent l’uniforme allemand pour se battre sur le front de l’Est. En 1943, Darnand chef de la milice (collaborateur et lieutenant de la Waffen SS qui a prêté serment à Hitler, il fût fusillé au fort de chatillon) crée la Milice qui épaule les troupes Allemandes en France dans la chasse aux résistants. La collaboration est enfin idéologique, de nombreux intellectuels adhérent aux thèses fascistes et/ou nazies. En 1942, la politique de collaboration s’intensifie, ce qui n’empêche pas Hitler d’occuper la France du Sud après le débarquement en Afrique du Nord en novembre 1942.

    La question que l'on doit se poser, est donc la suivante :

    on utilise deux expressions pour définir l'action des dirigeants à Vichy, gouvernement de Vichy et Régime de Vichy.

    A mon avis les deux sont applicables, la première par ce que le terme de gouvernement est celui d'un gouvernement légalement constitué par le vote des deux chambres, la seconde par ce qu'il est devenu un Régime sous contrôle Allemand contre la résistance et les Français.

    On ne peut considérer ce Régime comme représentant le peuple Français.

    En d'autres termes ce sont des hommes nantis d'un pouvoir par leur collaboration qui définissent ce régime, ils ont trahis l'honneur d'être Français.

    Je sais que les Vichyssois portent ce fardeau depuis 1940, et que les jeunes qui n'ont pas connu cette période pourraient être tenus d'assimiler leur ville aux actions de ce Régime, ce qui serait une erreur, elle n'y est pour rien. Bien au contraire, c'est par ce qu'elle avait beaucoup d'atouts qui définissent sa qualité de vie qu'elle à été choisie.

    Pour lever cette tache, il serait souhaitable de modifier l'appellation Régime de Vichy en Régime de 1940, c'est plus simple et plus propre, mais toutes les suggestions sont permises.

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