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  • Plus rien ne sera comme avant,

    l'empreinte de cette crise marque l'émergence d'un ordre nouveau.

    Il ne faut pas se faire d'illusion, cette crise est profonde, durable, d'aucuns évoquent un tsunami, c'est bien plus profond, un tsunami se répare, là, tout les secteurs de l'économie sont touchés, c'est donc une remise en cause de notre façon d'existence qui est en jeu.

    Il faut bien comprendre que plus rien ne sera comme avant, et ceux qui rêvent auront des déceptions, mais ceux qui tiennent le manche s'en sortiront. Pour les autres, il faut d'abord que le calme revienne, c'est à dire que l'onde choc bancaire qui à tout balayé s'estompe comme une vague avec ses déferlements jusqu'au calme d'une mer d'huile. Mais combien de résidus resteront sur la plage qu'il faudra ramasser avant qu'elle ne devienne propre.

    Je ne me souviens pas que nous ayons connus un tel bouleversement exigeant le financement de l'économie à des centaines de milliards de dollars tant aux États-Unis quand Europe. Le problème c'est que nous ne savons ou nous allons, nous n'avons pas d'exemple sur lequel nous pouvons nous référer quoique qu'en disent les économistes. Quand on se réfère aux États-Unis ou Obama ne cesse de réclamer plus d'argent, et il en a déjà dégagé beaucoup, on ne peut qu'être inquiet.

    Quand on annonce dans la presse que Général Motors n'écarte pas la possibilité d'une faillite, et envisage de se placer sous la protection de la loi des faillites si Washington refuse de lui verser les milliards de dollars de rallonge que le groupe réclame, et si le robinet du crédit continue de lui être fermé. Le groupe, qui a déjà reçu 13,4 milliards de dollars du Trésor en décembre et cumule 86 milliards de dollars de pertes depuis 2005, attend que Washington valide son plan «de viabilité». Un point a été fait le 17 février mais le plan doit être bouclé d'ici à la fin du mois et convaincre Washington de débloquer, ou non, la rallonge réclamée par GM, jusqu'à 16,6 milliards de dollars, voire Le Monde.fr ici.

    Général Motors c'est Buick, Cadillac, Chevrolet, Daewoo, GMC, Holden, Hummer, Opel, Pontiac, Saturn, Saab et Vauxhall, et combien d'autres activités. Fondée en 1908 à Détroit Michigan, et c'est 266.000 personnes en 2008, un chiffre d'affaire de 121 milliards d'euros mais une perte 24,1 milliards d'euros en 2008. Et Chrisler n'est pas au mieux.

    Aux États-Unis 2,2 millions d'emplois dépendent de l'industrie automobile.

    Une chute de l'un des trois «grands» de Détroit, Général Motors, Chrysler ou Ford, aurait donc des conséquences catastrophiques sur une économie Américaine en récession. Les principaux partenaires commerciaux des États-Unis redoutent le pire. Et les conséquences en Europe seraient catastrophiques pour la marque Opel. Il y a de 500.000 à 700.000 destructions d'emplois par mois aux Etats-Unis et cela risque de se prolonger toute l'année 2009. Quand on sait que l'économie Américaine s'étend sur l'Europe, il y a de quoi être inquiet.

    Quelle est la politique actuelle, est-elle sur des pansements comme je l'ai appelée la politique patchwork, ou est-elle sur une vision à long terme ?

    Ne sachant pas comment agir, il semble qu'elle se limite à sauver les meubles. Il faudrait une relance de la consommation pour amorcer la pompe, mais il n'y a pas d'argent et devant la perspective de jours difficiles chacun se repli sur lui-même. Il faut colmater les brèches faite pas cette crise, et les relances par le gouvernement pour les bas revenus arrivent bien tard. Elles ne vont permettre que de payer pour beaucoup les frais fixes qui sont devenus exorbitants. Entre les impôts sur le revenu, les taxes foncières et d'habitations les coûts des énergies gaz électricité, de l'eau, et des services téléphone, télévision, transports, scolarité, et soins médicaux de plus en plus coûteux et très mal remboursés, il ne reste presque plus rien pour vivre. Les personnes âgées sont aux restos du cœur. C'est ça l'évidence.

    L'action de Sarkozy pour les classes moyennes pour une réduction des deux tiers de l'impôt sur le revenu qui va être soumis au Parlement vise 6 millions de ménages, par Michel Noblecourt du Monde.fr. Une attention pour une catégorie de personnes dont le vote sera décisif à l'élection présidentielle de 2012 intervient au moment où une étude du Credoc (Consommation et modes de vie, n° 219, mars 2009) confirme le «désenchantement» de ces classes moyennes, qui ont subi plus douloureusement que d'autres un ralentissement de la croissance, qui a accru les inégalités, voire ici.

    De toutes les façons je ne vois pas malgré ce saupoudrage d'effets positifs pour booster une relance d'autant qu'il faudra bien le payer un jour, et cela risque de faire très mal, nos déficits sont considérables. Ils ne peuvent être remboursés que par une réduction drastique des dépenses de l'Etat et par des impôts, comment et ou trouver l'argent ?

    Que risque-t-il donc de se passer ? L'obtention d'un encéphalogramme plat dans quelques temps qui conduirait non seulement à des grèves dures comme celles que nous vivons aux petites Antilles dont il faut coute que coute éviter qu'elles s'étendent en métropole, et surtout ne pas mettre d'huile sur le feu. Le patronat dans son intransigeance, à ne rien lâcher ne peut que conduire à des exactions dommageables, irrattrapables, ne vaut-il pas mieux un peu de diplomatie que la guerre ? Il est bien évident que les Français n'y sont pour rien dans ce qui arrive, donc, ils ne veulent pas payer.

    Guaino conseillé spécial de Sarkozy juge que dans les territoires d'Outre-mer la répartition des recherches n'est pas équitable, on n'est en face d'une économie de rente parfaitement organisée. Ce qui fait qu'une partie importante de la population subit une situation d'injustice qui n'est pas tolérable au sein de la République, voire ici .

    Ces injustices durement ressenties en métropole ne peuvent que conduire à aggraver la situation, mais les gens ne s'en soucient guère, ce qu'ils veulent avant tout c'est vivre et manger, et ils se révoltent, de sorte que tout le monde y perd.

    Quand je lis Jacques Attali dans sa chronique, je me pose la question a-t-on les pieds sur terre, il écrit,

    «ces relances ne visent en fait qu'à sauver temporairement du désastre les élites du passé, et même à leur permettre de faire des profits nouveaux, en spéculant sur les dettes accumulées. Par exemple, le plan Geithner, préparé par les banquiers de Goldman Sachs, va fournir à quelques fonds spéculatifs les moyens de faire fortune avec l'argent des contribuables. Ainsi, dans le naufrage qui s'annonce, tout se passe, partout dans le monde et en particulier en France, comme s'il n'y avait de gilets de sauvetage qu'en première classe», voire ici.

    Que font certains pays face à la crise, ils réduisent le salaire de leurs fonctionnaires.

    C'est une mesure qui semble s'imposer dans les pays frappés de plein fouet par la crise, plusieurs gouvernements européens ont entrepris de réduire les salaires de leurs fonctionnaires, afin d'assainir leurs finances publiques, voire d'éviter un défaut de paiement. En Irlande, le premier ministre Brian Cowen a décidé le 3 février, contre l'avis des syndicats, de réduire de plus de 7 % le traitement dans la fonction publique, par le biais d'un prélèvement destiné à financer les retraites. La Lettonie a imposé de son côté en janvier une baisse de 15 % des revenus de ses fonctionnaires, dans le cadre du soutien apporté par le Fonds monétaire international (FMI), et l'Union européenne. Sous perfusion internationale elle aussi, la Hongrie a supprimé le treizième mois dans la fonction publique. La Roumanie pourrait être obligée de faire de même si le FMI et les Vingt-Sept volent à son secours dans les prochaines semaines. Le phénomène pourrait faire tache d'huile si la crise s'aggrave encore, en dehors comme au sein de la zone euro.

    Lors d'une récente visite à Dublin, Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a appelé les gouvernements «à poursuivre des politiques de dépenses courageuses, en particulier en matière de salaires dans le public». Mais les syndicats de fonctionnaires, qui demandent au contraire d'augmenter le pouvoir d'achat pour soutenir la consommation, sont sur leurs gardes, «les gouvernements considèrent les services publics comme des boucs émissaires faciles, alors qu'ils ne sont pas responsables de la crise», estime Jan Willen Goudriaan, secrétaire général adjoint de la FSESP, la Fédération syndicale européenne des services publics. Personne ne veut payer.

    Le moment est donc mal choisi, car on impose des coupes dans le secteur public au moment où on en a plus que jamais besoin pour investir et stabiliser l'économie.

    Par ailleurs les salaires d'embauche des cadres pourraient baisser en 2009.

    Confrontées à une crise financière violente, qui déstabilise l'économie réelle, les entreprises durcissent leurs politiques salariales. Deux études ont été publiées, lundi 2 et mardi 3 mars, qui annoncent une année 2009 tendue, pour toutes les catégories de salariés, en France et dans le reste du monde, qu'ils soient déjà en poste ou nouvellement embauchés, par Anne Michel, voire l'article du Monde.fr ici.

    Tout ça ne présage rien de réjouissant, moins de pouvoir d'achat, moins de développement économique, plus de chômage et de misère.

    Il va bien falloir qu'un jour le bilan des années Sarkozy soit analysé, jamais autant la dette s'est accrue, le déficit de l'État également, laisser filer notre économie au profit des banques qu'il faudra bien rembourser est l'échec sanglant d'une politique qui était prévisible, travailler plus pour gagner plus la plus grande tromperie jamais faite.

    Nous nous orientons vers une activité réduite pendant un certain temps. Ensuite comment la reprise s'effectuera, on reprendra en fonction du principe de précaution, c'est à dire avec parcimonie, et les salariés qui seront repris sont ceux dont la cote est bonne et qui accepteront des salaires de misère pour travailler, eu égard à ceux qui n'ont rien. On pourra même assister au travail non rémunéré pendant une période dans l'espoir d'une embauche, toutes les solutions sont envisageables, puisque dès maintenant, il y en a même qui se mettent aux enchères sur internet. La révolte approche. Le gouvernement dans son imprévision a trop chargé la barque par ces réformes qui n'ont fait que de la pauvreté, nous le payerons tous, et les classes à bas et très bas revenus, plus que les autres, malgré les pansements que notre président fait pour calmer la grogne actuelle. Le mal est fait, attendons nous donc à tout.

    L'anti Sarkozysme progresse, le chef de l'État cristallise un mécontentement croissant.

    Ce qui n'était encore qu'une réaction des milieux les plus militants et radicaux aux débuts de la présidence de Nicolas Sarkozy devient un sentiment plus répandu dans l'opinion, voire ici l'article du Monde.fr. Il s'exprime dans les grèves ouvrières contre les fermetures d'usines, mais aussi dans des catégories jusqu'ici relativement protégées, magistrats, avocats, médecins, enseignants, étudiants et cadres. «On assiste à une déception incontestable de l'électorat. Elle ne s'est pas encore transformée en désaffection. Mais la crise et la remontée du chômage ne peuvent que générer un mouvement social qui va se traduire par un antisarkozysme plus marqué», analyse Denis Pingaud, vice-président exécutif de l'institut Opinionway.

    Huit cents personnes ont assisté, le 9 février, au Théâtre du Rond-Point, à Paris, à un débat sur le thème «demain, la révolution ?», des cadres ou représentants des professions intellectuelles, des sexagénaires. L'animateur de la soirée, Philippe Lemoine, patron de Lafayette Services, est à la tête d'un think tank, le Forum d'action modernités, qui développe ce type d'événements. Il s'entoure d'intellectuels comme Yann Moulier Boutang, théoricien du Capitalisme cognitif, de personnalités comme Benoît Thieulin, cofondateur de la Netscouade et créateur du site Désirs d'avenir de Ségolène Royal, d'acteurs de l'économie sociale comme Jean-Marc Borello, fondateur du groupe S0S ou Tarik Ghelazi, du site La Fronde économique, et de représentants des arts tel Robert Cantarella, codirecteur du Centquatre.

    Allons-nous vers un Mai 68 à la 2009, je ne le crois pas, en 68 il y avait du travail, actuellement il n'y en a pas. C'est donc pire, pas de porte de sortie donc aucune possibilité, c'est l'exaspération de subir une injustice à cause du capitalisme fer de lance de Sarkozy.

  • Le stage initiatique de fin d'études de deux jeunes sages-femmes

    à Thiès une des plus grandes villes du Sénégal.

    Elles sont Céline et Monica en fin d'étude du cycle de sages-femmes de l'école de l'hôpital Saint Antoine à Paris. Cinq années d'études après le bac la première année étant le concours d'entrée et ensuite quatre années de formation théorique et pratique,

    avec la sensibilité de leurs mains elles contribuent à ce don de Dieu dans la naissance de l'enfant fruit de l'amour des parents,

    le plus beau métier du monde en quelques sortes.

    En France le diplôme de sage-femme comme tous les diplômes de médecine comportent un cursus complet de formation de spécialités médicales qui fait que les praticiens sont reconnus dans le monde entier pour leur valeur tant médicale qu'humaine.

    Céline et Monica dans leur dernière année d'études ont choisi l'aventure pour leur stage de fin d'étude poussées par le désir de voir autre chose en apportant la jeunesse de leurs connaissances fraîchement acquises. Mais aussi pour apprendre beaucoup sachant que dans ces pays d'Afrique les conditions d'exercice ne sont pas celles qu'elles ont eu pendant ces quatre années de formation, et qu'elles n'auront probablement jamais.

    C'était donc pour elles un pari tant sur le dépaysement des mœurs et coutumes que sur les pratiques d'accouchement des femmes Sénégalaises.

    Le Sénégal dont la langue officielle est le Français mais comportant sept autres langues nationales est un pays ou de nombreux Sénégalais le parle. Elles n'avaient donc pas cette barrière de la langue mais à Thiès elles étaient les premières Françaises à s'engager dans cette aventure, et elles furent accueillies avec tant de gentillesse de dévouement et de respect qu'elles en garderont un souvenir impérissable.

    Thiès est une ville à 70 km de Dakar et reliée à la capitale du Sénégal par une grande route nationale. C'est une ville de 263.500 habitants qui à été le berceau de grands hommes politiques comme Idrissa Seck ancien premier ministre, Fodé Sylla ancien président de SOS racisme de 1992 à 1999, et des footballeurs Ousman N'Doye et Mame N'Diaye actuellement à Marseille et bien d'autres hommes remarquables politiques, sportifs, cinéastes, ainsi que l'écrivaine et poétesse Fama Diane Séne.

    Elles se sont donc engagées avec Royal air Maroc le vendredi 30 janvier pour Dakar, avec le guide du Routard en poche. Pendant les deux jours précédents leur départ pour Thiès elles ont sillonnées la ville sans problème en compagnie de la curiosité des jeunes Sénégalais.

    A leur arrivée à Thiès, elles furent accueillies dans la maison de la sage-femme responsable du centre d'accouchement, et c'est avec sa famille réunit qu'elles ont fait connaissance de l'hospitalité Sénégalaise et de la nourriture qu'elles auront pendant leur séjour, poulet et riz principalement.

    La mise en route le lundi 1erfévrier commença par trois accouchements, trois filles qui s'appellent Céline.

    Le premier à été horrible, épisio avec ciseaux rouillés qui ne coupent pas sous les hurlements d'une femme qui savait que l'on allait la couper hémorragie avec révision utérine.

    «J'ai dû tout recoudre avec des pinces Kocher qui sont rouillées et qui ne s'ouvrent pas en face l'une de l'autre. Bien entendu pas d'anesthésie, la femme hurle et bouge dans tous les sens, «autant dire que pour recoudre tu mets énormément de temps» et le seul moyen pour la calmer est la réprimande et les coups, mais pas par moi».

    Hier soir, on a terminé tard. La veille on a dormi avec deux souris dans notre chambre, qui ont mangé nos gâteaux sur la table de nuit, souris que ne nous n'avons pas réussi a faire disparaître de la chambre, pas d'eau chaude et coupure de courant.... autant dire qu'hier le moral était difficile, mais aujourd'hui çà va mieux.

    « J'ai fait 2 accouchements qui se sont bien passés. Je suis marraine (Céline) pour le premier, la deuxième femme était excisée et a du avoir son épisio (acte consistant à l'ouverture du périnée afin de laisser passer l'enfant), après je ne sais combien d'heure de stagnation, réfection sans anesthésie. Aujourd'hui, j'ai acheté de la xylo, (la xylocaÎne est un anesthésiant local), denrée rare dans les pharmacies....pas de savon pour se laver les mains et pas de compresses... heureusement que j'ai amené 2 ou 3 trucs».

    «Les femmes accouchent dans leur pagne baignant dans le sang, l'urine et les excréments, pagne qui sert ensuite a laver la table d'accouchement».

    Le pagne est un élément clé de la séduction chez les femmes africaines appelé aussi bethio. Le pagne est une pièce de tissu ou de matière végétale tressée (ex : raphia), généralement rectangulaire, avec laquelle une personne se couvre les hanches jusqu'aux cuisses ou aux genoux, ou du nombril aux chevilles. Il est généralement composé d'une seule pièce, ou d'une pièce et d'une ceinture. Il peut être simple, coloré, imprimé, brodé ou décoré de diverses manières.

    Les conditions de travail sont tellement différentes qui ne faut pas comparer, mais on s'y habitue très vite bizarrement et on fait avec.

    «Les femmes sont d'un courage immense, et toujours très souriantes, sauf lors de la réfection d'épisio ou les matrones leur tiennent les jambes pour que j'évite de me piquer».

    Les gens sont dune gentillesse incroyable, nous avons été accueillies avec joie. Nous mangeons bien à la Sénégalaise c'est à dire par terre avec les mains ou une cuillère, riz à chaque repas puis thé à la menthe. Ce soir on a décidé d'aller dans un restaurant pour changer un peu. La sage-femme chez qui nous logeons a bcp de moyens, elle a plusieurs bonnes qui travaillent pour elle, elle a un gros pouvoir d'achat et est respectée de tout le monde, sa maison est propre et nous sommes bien logées.

    Monica fait des consultations prénatales, postnatales, et pédiatriques. Il n'y a pas de médecins, on nous laisse tout gérer .... Heureusement la sage-femme responsable est très compétente et,

    «on se réfère bcp à ce quelle dit car les cas pédiatriques d'enfants en bas âge.... on en sait pas grand chose».

    Première réanimation Sénégalaise.

    Aujourd'hui journée mouvementée, j'ai pu voir une réanimation néonatale à la Sénégalaise c'est à dire sans rien....

    «Accouchement sans particularité, 3eme pare, 3 efforts expulsifs, votre blonde s'applique pour faire un périnée intact puis tout d'un coup un circulaire serre sorti de nulle part.... réflexe de votre étudiante sage-femme préférée, ou sont les pinces pour clamper à la vulve.... et la....pas de pince..... on souffle un bon coup avant de paniquer.... on réessaye de faire passer le cordon.... non ça ne passe tjs pas....on garde son sang froid avant de hurler, trouvez moi une pince, la matrone part genre la force tranquille à la Sénégalaise genre on a vu pire. Le bébé tourne au bleu.... toujours pas de pince puis miracle... 2 clamps et une paire de ciseau. Ouf.... sauf que les épaules ne passent pas.... elles sont bloquées; et là je n'en menais pas large.... Je demande a ce que l'on appelle Monica... la matrone sourit et répond très calmement non, tu te débrouilles tu vas y arriver seule..... là je vire au vert.... je le tourne dans tous les sens puis je ne sais pas comment le bébé sort et là c'est encore pire...... Apgar à 5, (Apgar est un test qui permet d'évaluer la santé du nouveau-né à la naissance, il est compris entre 0, arrêt cardiaque et 10 normal). L'enfant lance un léger cri puis plus rien. Je stimule.... toujours rien.

    Réflexe de votre cocotte.... aspiration sauf que pas de sonde et aspiration qui ne marche même pas.... je suis a deux doigts de la syncope et là, réflexe de survie, je hurle en appelant Monica et je refile le gamin à la matrone par les pieds qui sourcille à peine... fin de l'histoire, après avoir pris le gamin par les jambes l'avoir balancé puis frappé violemment le gamin reprend sa respiration....soulagement. Comme quoi, la stimulation des pieds vaut moins bien qu'une raclée monumentale. J'ai mis deux heures à m'en remettre tellement j'ai eu peur».

    A part l'émotion de la réa sans rien ou, j'avoue avoir été complètement démunie lorsque j'ai compris qu'il y aurait besoin d'une aspiration qui n'existait pas, la journée fut hyper agréable...

    J'ai fais la sortie de suite de couches de mes accouchées à J+1 dont ma filleule. On a pris des photos du dispensaire, ça été pour les femmes l'attraction de la journée, elles voulaient toutes poser et sont devenues hystériques, je pense que pour bcp; elles n'avaient jamais vu d'appareil photos. Beaucoup viennent nous voir pour nous parler Wolof (le Wolof est une langue parlée au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie), et nous l'apprendre, on commence a sortir deux ou 3 mots.

    L'ambiance est comme j'ai rarement vu, les matrones tellement contentes qu'on soit là, elles nous font à manger, elles nous ont acheté des gâteaux ce midi juste pour nous faire plaisir, elles rigolent aux éclats toutes les 30 secondes, des vrais africaines quoi. J'étais loin d'imaginer qu'on seraient accueillies avec autant de grandeur d'âme, de respect, de gentillesse.... des que l'on marche les enfants courent nous voir pour nous serrer la main et nous dire bonjour juste parce que l'on est blanche, des toubabs.... c'est hyper drôle.

    «On a l'impression d'être l'attraction du coin».

    Sinon à part ça, on a encore passé la nuit avec ratatouille, «parties bouffer nos gâteaux dans nos valises».... On s'habitue a se laver avec de l'eau froide et aux fuites d'eau de la salle de bain.

    Aujourd'hui, «1er jour de repos» bien qu'on ne soit pas spécialement surmenées depuis le début de la semaine. L'ambiance est assez cool on va en stage entre 9h30 et 10h, on termine un peu à l'heure qu'on veut. On ne part jamais avant 16 h histoire de dire qu'on travaille un peu quand même. Les accouchements sont plus sympa qu'au début. On commence à avoir l'habitude d'écouter avec la trompette. Monica apprend a diagnostiquer des grossesses jeunes et «moi j'essaye de rattraper le bébé à la sortie». Les matrones et femmes du dispensaire nous apprennent le Wolof, on commence a savoir dire quelques expressions, elles nous invitent à manger chez elles et nous soignent.

    Le reste de leur stage a été un plaisir qu'elles ne sont pas près d'oublier. Elles sont revenues le 26 février avec des souvenirs plein la tête heureuses de cette expérience et de beaucoup d'autres choses.

    Céline est ma petite fille et c'est pour elle et Monica que je vous ai fait ce récit.

  • Le capitalisme bancaire,

    qui se retourne contre lui-même.

    Qui aurait pensé il y a seulement 7 mois que les banques seraient en faillite, voire ici le capitalisme financier et ses conséquences, ou tout au moins accuseraient de lourdes pertes au point qu'il soit nécessaire de venir à leur secours pour soutenir l'économie avec l'argent des citoyens qu'elles ont grugés, et qu'elles vont continuer à faire pour rembourser les prêts qui leurs ont été consentis et refaire leur trésorerie.

    En fait elles vivaient sur un capital qu'elles n'avaient pas, en d'autres termes elles brassaient beaucoup d'argent sans en voir le répondant au cas ou un cailloux viendrait gripper cette belle mécanique qui consiste à prêter, à en ramasser les intérêts d'autant que, plus on prête plus on s'enrichit. En d'autres termes les subprimes ces crédits hypothécaires à hauts risques à taux variables accordés pour des prêts immobiliers sans exiger les garanties nécessaires. Peu importait que l'emprunteur soit solvable puisque tant qu'il pouvait payer, cela rapportait, et s'il ne payait pas, on se rabattait sur la valeur du bien, c'était donc tout bénéfice dans la mesure ou le bien immobilier représentait, au moins sinon plus, que la valeur du prêt consenti et que l'on puisse le vendre.

    Le malheur a voulu que les emprunteurs ne pouvant plus payer les mensualités de leurs prêts immobiliers, les taux ne cessant d'augmenter et que de plus, la valeur vénale des biens n'étant pas à la hauteur suffisante pour récupérer l'argent prêté, et qu'en outre, les acheteurs se faisaient de plus en plus rares, par suite de la forte saisie immobilière des banques. Celles-ci ont vu s'évanouir toutes possibilités de liquidités d'argent frais par suite de l'effondrement conjugué du prix des actions de l'industrie du crédit pour poursuivre cette logistique.

    Il faut prendre en compte, pour bien comprendre cette faillite, ce que l'on appelle la tritisation, définition bizarre pour gruger un peu plus sans risques. Elle vous permet de céder une partie ou la totalité de factures émises non soldées, ou des prêts en cours d'un fond commun de créances tout en conservant le contrôle et le suivit des relances des factures cédées. C'est donc tout bénéfice puisque par ce service vous êtes théoriquement à l'abri contre le risque de défaillance de vos clients.

    Or, la crise des subprimes d'août 2007, a mis en lumière certaines dérives dans l'utilisation de cette titrisation des créances immobilières aux États-Unis. Le marché des subprimes en particulier a gonflé comme un ballon de baudruche à des niveaux jamais atteint grâce à l'utilisation de cette titrisation car plus les organismes de crédits titrisaient leurs prêts déjà octroyés, plus ils avaient de moyens de financement pour en octroyer de nouveaux. Le système se suffisait à lui même.

    De plus, les subprimes titrisés ont été mélangés à d’autres produits puis re-titrisés plusieurs fois successives à l’échelle mondiale, de sorte qu’il était devenu très difficile de savoir qui détenait des produits liés à des subprimes et en quelle quantité. Ils ont été mis en cause dans cette crise des subprimes tant par la qualité des créances amalgamées dans les portefeuilles titrisés que par la liquidité de ces titres sur le marché et le travail des agences de notation financières.

    Le mécanisme de la tritisation, représenté par le schéma ci-dessous qui montre le montage du système mis sur pieds par les banques pour gagner théoriquement sans risques de l'argent, source Wikipédia .

    320px-titrisation.1235846710.jpg Le mécanisme est le suivant, prenons une banque, le cédant qui veut céder un financement, un portefeuille d'actifs, représentant des sommes énormes, de crédits hypothécaires, ce cédant assurant toujours le contrôle et le suivit de ce portefeuille d'actifs auprès des emprunteurs qui se nourrit par effet de boule de neige d'emprunteurs.

    Le portefeuille est ainsi cédé à la SPC ( Spécial Purpose Company), par la branche vente. Cette SPC émet des obligations dont les intérêts et les remboursements en capital seront assurés exclusivement par les flux financiers du portefeuille de crédits, ce sont donc les emprunteurs immobiliers qui financent les intérêts des obligations par le taux de leur emprunt. En retour, avec le résultat de l'émission des obligations aux investisseurs, on n'entend par investisseurs le marché mondial des capitaux, c'est à dire l'argent récolté par ces émissions d'obligations, la SPC paye à la banque le prix de vente du portefeuille.

    La boucle est fermée.

    On voit le mécanisme, avec l'argent des taux des prêts on enrichissait le cédant, c'est à dire la banque qui a consentit l'emprunt et la SPC par le biais des obligations financées par ces mêmes remboursements d'emprunts. Si le portefeuille d'actifs n'est plus financé par les emprunteurs par suite de la montée des taux qu'ils ne peuvent plus payer, tout s'écroule, et comme on ne peut plus récupérer ses mises si le bien des emprunts s'écroule aussi, c'est la faillite du système bancaire que nous connaissons.

    On voit bien que ce sont les exploitations des prêts qui font la richesse des banques, et non pas celle des personnes qui placent leur argent en assurance vie dans des actions obligataires ou pour financer des entreprises en achetant des actions qui comportent des risques. Le capitalisme financier ne vit que par ce qu'il s'applique toujours à des possibilités de financement nouveaux en les exploitant ce qui épuise au fur et à mesure les ressources nécessaires à sa pérennité.

    C'est donc un vrai festin, c'est le serpent qui se mord la queue jusqu'à ce que la nourriture commence à manquer et qu'il ne reste plus personne pour la manger, voire ici .

    Si la richesse se contracte, la crise économique aidant, c'est ce que le gouvernement n'a pas compris, les emprunteurs se faisant de plus en plus rares, les banques ont cherché des financements plus risqués pour satisfaire leur fortune. Il est bien évident que vous ou moi qui travaillons recevons un salaire qui dans la mesure, ou il est régulier, peut nous permettre de faire des emprunts, un logement, un voiture etc.....

    Dans ce cadre, le risque pour une banque est quasi nul, alors que celui du marché des actions peut du jour au lendemain peut s'écrouler. N'est-ce pas ce qui c'est passé avec la Société Générale avec l'affaire Jérôme Kerviel, cliquez ici Ecureuil 600 millions pas perdus pour tous , et les autres banques et se passe actuellement avec les Caisses d'épargne et la banque populaire qui ont annoncé des pertes historiques. Plus de deux milliards d'euros pour les Caisses d'épargne, un groupe âgé de plus de deux siècles, et le groupe mutualiste ayant essuyé en 2008 sa première perte depuis des décennies de 468 millions d'euros.

    Dans le cadre sur l'évolution du capital, il est intéressant de lire l'ouvrage de Rosa Luxemburg sur l'accumulation du capital, le problème de la reproduction encore discuté aujourd'hui, voire ici.

    Quelques extraits.

    L'un des services les plus éminents que Marx ait rendus à la science économique, c'est la façon dont il a posé le problème de la reproduction du capital social.

    En quoi consiste le problème de la reproduction du capital social ? Littéralement, reproduction signifie simplement répétition, renouvellement du processus de repro­duction. C'est pourquoi au premier abord, il est difficile de se rendre compte en quoi la notion de reproduction se distingue en fait de la notion générale de production, et pourquoi il est nécessaire d'employer ici une expression spéciale. Mais cette répéti­tion, ce renouvellement constant du processus de production comporte précisément un élément spécial, très important. Tout d'abord, la répétition régulière de la produc­tion est la base et la condition générale de la consommation régulière, et, par là, de l'existence culturelle de la société humaine, dans toutes ses formes historiques. En ce sens, la notion de reproduction contient un élément historique culturel. La production ne peut être recommencée, la reproduction ne peut avoir lieu si cer­taines conditions, telles qu'instruments, matières premières, forces de travail, ne sont pas données, en tant que résultat de la période de production précédente. Aux étapes les plus primiti­ves du développement culturel, tout au début de la domination de la nature par l'hom­me, cette possibilité de reprise de la production dépend chaque fois, plus ou moins, du hasard.

    Que font les banques si ce n'est de la reproduction de la production et les prêts «à des terres vierges» sont la production de leur richesse qui en reproduction permettent la production, c'est une forme de boule de neige qui grossit jusqu'au jour ou il n'y plus de neige, et elle fond. Par terres vierges il faut comprendre le financement de crédits à de nouveaux emprunteurs «pigeons» perpétrant ainsi le renouvellement permanent, d'où l'enrichissement du capital.

    Rosa Luxemburg est une militante marxiste et révolutionnaire Allemande de 1870 à 1919.

    Issue d'une famille de commerçants juifs polonais, Rosa Luxemburg fait de brillantes études au lycée de Varsovie qui se trouve alors sous la domination russe. Militante au sein de «prolétariat», un parti socialiste révolutionnaire, elle doit fuir en Suisse où elle passe une thèse d'économie politique.

    Ayant acquis la nationalité allemande en 1898, Rosa Luxemburg milite au SPD (Parti Social Démocrate) à la Deuxième Internationale. Elle y défend l'idéologie de Karl Marx et devient grâce à la rigueur et à la cohérence de ses analyses une théoricienne du socialisme. Pendant la Révolution russe de 1905, Rosa Luxemburg se rend à Varsovie, mais arrêtée, elle échappe de peu à l'exécution.

    De retour en Allemagne, en 1906, elle se trouve marginalisée dans son parti qui défend l'intégration de la classe ouvrière au sein de la société capitaliste. Contrairement à Lénine qui mise sur la discipline d'un parti bien structuré, elle défend l'idée que la grève de masse est le principal moyen d'action révolutionnaire, lire la suite ici.

    Finalement elle a vu juste la grève étant le moyen, pas nécessairement révolutionnaire, de faire modifier une politique.

    Nous entendons depuis quelques jour, le même refrain, la crise n'est pas prête de s'arrêter, et nous seront à un déficit budgétaire de 103,8 milliards, quand à la dette, on n'en parle plus. En outre on révise, et cela fait quatre fois depuis le début d'année sur le déficit budgétaire, comme si le gouvernement voulait nous faire avaler la pilule sans nous faire trop de mal. Il atteindrait en 2009 5,6 % du PIB. En outre, on n'arrête pas de combler les manques par suite des grèves qui deviennent très dures, et cela amène à la réflexion de la politique générale, ou est-elle ? Il n'y en a pas, il n'y en n'a jamais eu par ce qu'elle a été orientée vers le capital, en laissant une partie des Français sur la touche, et il était tout à fait concevable sans être un grand stratège qu'un jour ou l'autre, les Français se rebelleraient.

    On ne peut gouverner sans eux.

    Avoir donné autant d'argent par la réduction accordée du plafonnement à 50 % des impôts du plan fiscal aux contribuables les plus riches avec effet rétroactif, et fait cette invraisemblable défiscalisation des heures sup qui profitent à quelques uns mais que tous nous payons, et qui de plus ne conduisent à aucun d'emploi, est d'une politique irréfléchie. Nous faisons une politique patchwork par des ajustements permanents qui bouffent nos possibilités, et ce n'est pas terminé. Les réformes engagées sont pour les petits Français catastrophiques même si certaines mériteraient d'être engagées. En fait à vouloir trop faire sans une vue sur le long terme de la politique de la France conduit lors d'une crise comme celle que nous avons à ne plus rien maîtriser. De plus, sur le coût de la vie, le gouvernement a laissé filer ce qui montre son incapacité de gouvernance.

    Malgré les aides aux banques consenties dans tous les pays, elle font plonger les bourses. Le figaro.fr du 03 mars donne le graphique suivant :

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    De Tokyo à New-York en passant par Paris, Milan ou encore Londres, la planète boursière a connu hier un nouveau lundi noir (voir carte interactive des indices). La place parisienne a chuté de 4,48 % à 2 581,46 points, retrouvant ses niveaux de mars 2003.

    Depuis le début de l'année, l'indice a déjà perdu près de 20 % ! Plombée par HSBC (- 18,78 %), la Bourse de Londres a, elle, plongé de 5,33 %, renouant avec ses plus bas depuis 2003. À New York, le Dow Jones est repassé pour la première fois depuis octobre 1997 sous la barre des 7 000 points. À mi-séance, il cédait 3,41 %. Les valeurs bancaires ont été le plus durement sanctionnées.

    À Paris, Natixis a d'ailleurs plongé de 12,73 %, Crédit agricole de 7,19 %, BNP Paribas de 9,31 % et Société générale de 7,79 %. L'annonce par HSBC d'une énorme augmentation de capital et par l'assureur américain AIG de pertes abyssales de près de 100 milliards de dollars en 2008 a confirmé que la crise financière était loin d'être finie.

    Le FMI estime désormais à 2 200 milliards de dollars le montant des pertes totales des banques dans le monde. Lui aussi ne sait pas ou cela va aller.

    Le manque total de visibilité sur l'évolution et la profondeur de la crise économique devrait durablement peser sur les marchés. «Tant que nous n'y verrons pas plus clair sur une possible reprise économique, qui ne devrait pas intervenir en 2010, les investisseurs resteront à l'écart des marchés. À court terme, le CAC pourrait retrouver ses plus bas de 2003 à près de 2 400 points», pronostique Claudia Panseri, et ce n'est pas pour demain.

    Et après, comment les Français seront, et quelles seront les possibilités de récupérer la situation de l'emploi d'avant crise ? c'est fichu, ceux qui auront été largués le resteront, à part quelques uns, les entreprises auront fait le ménage, occasion inespérée de refaire une trésorerie et de maintenir un travail précaire au coup par coup en fonction du marché. Quelques soient les gouvernements plus rien ne sera comme avant.

    Voila ce que le capitalisme bancaire non régulé aura fait.

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