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  • Yvan Colonna.

    Condamné avant d'être jugé ?

    Un procès de trop, un procès qui tourne au ridicule sans l'accusé et ses avocats ? Il ne peut y avoir justice bien que la loi le permette, mais la loi est une chose et la vérité autre chose. La loi ne dit pas la vérité sauf quand les choses sont claires, mais dans ce cas elles sont variables et obscures suivant les déclarations des témoins. C'est ce qui apparaît dans la presse écrite. La loi est la justice des hommes et mon celle de Dieu. Ils se trompent souvent, on pourrait dire pardonnez leurs car, mettre un homme en prison à vie qui pourrait être innocent, est une responsabilité intolérable.

    Il ne peut y avoir de justice saine quand le prince déclare quelqu'un coupable sans avoir été jugé, paroles irréfléchies et graves de conséquences. Graves pour la Nation mais aussi graves pour les magistrats.

    Accepter ce fait pour Colonna serait aussi l'accepter pour d'autres, c'est la porte ouverte à tous les abus.

    Un pays dans lequel on met en cause la justice par sa partialité courre à la catastrophe. On ne peut laisser les gens parler de partialité sans réagir, si cela est vrai il faut corriger, et si c'est faux il faut sévir.

    Mais comment bien juger quand on a l'impression que tout le monde ment, ne se pourrait-il pas que celui qui ne mente pas soit celui que l'on juge ?

    Madame Erignac dont je comprends et respecte son chagrin ne peut être satisfaite de ce procès, elle a perdu son époux Claude qui représentait la France, la République, crime impardonnable. Comment peut elle admettre cette parodie de justice, car c'est bien une parodie, elle a droit à la vérité. Même si Colonna est condamné à perpétuité ce qui est fort probable, ce qui serait somme toute logique s'il a participé au meurtre même sans avoir tiré sur le préfet. Le problème est que nous n'en sommes plus certains tant les témoins contredisent ce qu'ils ont dits lors du premier procès. Pourtant, il faut bien juger Yvan Colonna que celui-ci l'accepte ou pas.

    Ce procès ouvert depuis le 09 février n'a plus que des chaises vides; le box de la défense est désert, et pourtant les débats se poursuivent mais les dés sont pipés. Il est évident que la défense a pris le pouvoir, par ce retrait, mais n'a pu jouer son rôle qui lui a été refusé par deux fois sur la demande de reconstitution, preuve que cette cour, formée de magistrats professionnels, triés sur le volet par le premier président de la cour d'appel de Paris n'a pas pour objectif d'approfondir la vérité, mais pour condamner le prévenu «au nom de la raison d'État». Si cela est vrai qu'on le dise la raison d'État peut être une raison suffisante, pour condamner les fauteurs du meurtre d'un représentant de la République, mais que l'on ne fasse pas une parodie de justice.

    Dès le 17 février, Me Antoine Sollacaro, suivi de ses confrères Pascal Garbarini et Gilles Simeoni, avaient quitté le prétoire «provisoirement» en signe de protestation. La cour avait différé sa décision concernant une demande de supplément d'information à la suite du témoignage de l'ancien secrétaire général adjoint de la préfecture de Corse, Didier Vinolas, selon lequel des suspects «couraient toujours dans la nature».

    Voila le problème, des suspects courraient dans la nature, ce qui remet en cause l'instruction qui se serait contenté de l'accusation de Colonna par le prince sachant qu'il s'est soustrait de la justice pendant quatre ans. Ce ne peut donc être que lui l'assassin, le fugitif le plus recherché de France, quelle faute si l'on n'est pas coupable, mais pas blanc. L'ancien chef de la DNAT Roger Marion qui avait lancé aux yeux de l'opinion «mort ou vif» ce ne pouvait être, dans ces conditions que l'assassin, et Nicolas Sarkozy alors ministre de l'intérieur l'a ensuite condamné le 04 février 2003 sous les applaudissements de la foule à Carpentras, Vaucluse.

    Incarcéré depuis 6 années Yvan Colonna a toujours clamé son innocence,  et comme dit le Monde.fr aucun élément matériel ou factuel n'a pu être mis en évidence par ses accusateurs juges et policiers. Le problème que l'on perçoit est celui de l'omerta. Les aveux des membres du commando et leurs épousent obtenus en mai 1999 en garde à vue ont toujours été controversés et il a fallu deux années avant que les premiers se rétractent pour que les autres suivent selon une discipline et une spontanéité douteuse comme l'écrit le Monde.fr, ici . On sent au travers de ce qui est relaté du procès que l'on souhaiterait qu'Yvan Colonna soit disculpé, mais en ne voulant pas en dire plus par peur de représailles, ce qui fait que le doute subsiste. La justice ne peut se contenter d'une situation si imprécise c'est pour cela qu'une reconstitution aurait permis probablement des éclaircissements. Leurs récits plusieurs fois modifiés et imprécis sont si peu convaincants qu'ils deviennent suspects. On ressent le mensonge pour charger l'autre et Yvan Colonna s'est étonné lors de leur venue à la barre, «je ne comprends pas que vous ayez mis autant de temps à dire la vérité».

    Le 9 mars, devant la cour, Pierre Alessandri, qui s'est accusé d'avoir tiré sur le préfet, a suggéré que Colonna aurait appartenu à leur groupe mais qu'il se serait «déballonné». Personne n'a relevé. Ni l'accusation, ni la défense, ni Colonna, qui a changé de sujet. Dans quelques jours, la cour rendra son verdict. Celui-ci dira la vérité judiciaire. Approchera-t-elle la vérité simple ? A l'issue d'un tel procès, cette question hantera toujours les esprits. Mais, il est permit de s'interroger sur ce qu'aurait été l'attitude d'un président de cour d'assise populaire formée de magistrats ordinaires.

    Les ombres d'un procès,

    face aux protestations d'innocence d'Yvan Colonna et au mutisme des autres membres du commando, la justice n'a pas obtenu la preuve irréfutable de la culpabilité du berger de Cargèse. Aucun élément matériel n'a prouvé, au cours des débats, qu'il a appuyé sur la détente, dans le dos du représentant de l'État, le 6 février 1998. Les éléments à charge ? Les accusations des membres du commando le désignant comme le tueur, puis leurs rétractations douteuses. Autre zone d'ombre d'un procès qui étaient les commanditaires, on ne tue pas un préfet sans raison ?

    Après huit ans d'enquête, malgré un dossier géant, les inspirateurs du commando d'Ajaccio n'ont toujours pas été confondus. Les principaux suspects, Jean Castela et Vincent Andriuzzi, deux enseignants corses, ont été relaxés. Les avocats de la défense se sont engouffrés dans cette brèche. «Ces lacunes jettent le discrédit sur l'enquête qui fait de Colonna un assassin», instille Me Pascal Garbarini, qui est allé jusqu'à évoquer l'affaire Dreyfus.

    Hier 17 mars les avocats d'Yvan Colonna ont déposé plainte auprès du procureur de Paris, contre les juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière, Laurence Le Vert et Gilbert Thiel. Visant l'article 434 du code pénal, ils accusent les magistrats de «destruction, soustraction, recel ou altération d'un document public ou privé de nature à faciliter la découverte d'un crime ou d'un délit, la recherche des preuves ou la condamnation des coupables». Accusation lourde de conséquence puisque n'auraient pas été versées au dossier les écoutes téléphoniques qui seraient favorables à Yvan Colonna.

    L'existence de ces écoutes, réalisées entre décembre 1998 et mai 1999, a fait réapparition dans ce procès, trois policiers, manifestement mal à l'aise, ont confirmé l'existence des écoutes fantômes, Jean-Pierre Colombani, ancien des Renseignements généraux, Philippe Frizon, alors commissaire à la Division nationale antiterroriste, et Roger Marion, ancien chef de cette unité. Ce dernier, ajoute la défense d'Yvan Colonna, a précisé que l'accusé «s'affirmait innocent des faits qui lui sont reprochés et s'estimait victime d'un montage policier». Elles démontrent que les enquêteurs avaient connaissance de contacts entre l'assassin présumé du préfet Claude Erignac et plusieurs membres du commando de tueurs avant leur interpellation en mai 1999, mais que leurs conversations «n'avaient aucun caractère suspect», poursuit le texte de la plainte.

    En octobre 2005, une première demande d'accès à ces documents s'était vu opposer une fin de non-recevoir par Mme Le Vert, exposent-ils dans leur plainte. Le président de la chambre de l'instruction avait à son tour estimé, en vertu de son pouvoir de «filtrage», qu'il n'y avait pas lieu d'intervenir.

    Il apparaît donc que des négligences auraient été faites probablement par le fait même de la fuite d'Yvan Colonna qui le désignait forcement coupable. C'est ce qui arrive bien souvent quand l'évidence de culpabilité d'un suspect est nette, pourquoi chercher plus d'autant que les autres membres du commando l'avaient chargé. Les avocats d'Yvan Colonna auront bien du mal a l'innocenter malgré leur forcing, il est et restera celui qui a été le fugitif, l'homme le plus recherché de France, une marque indélébile. Un procès comme celui là ne peut être parfait, surtout s'il reste des coupables dans la nature qui forcement constituent une menace contre ceux qui pourraient les mettre en cause. Yvan Colonna est donc tout désigné pour qu'ils ne soient pas inquiétés.

  • Divorce sans consentement mutuel,

    par Dominique Dutilloy.

    Dominique Dutilloy est journaliste depuis 1980, auteur de nombreux articles parus dans des magasines Sénégalais et Français.

    Son dernier ouvrage est «Divorce sans consentement mutuel»

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    «Ou le roman de trois gifles électorales annoncées».

    Ses ouvrages déjà parus sont «Sénégal 2000 : les atouts économiques», et «Impressions»

    Je connais Dominique Dutilloy sans vraiment le connaitre si curieux que cela puisse paraître, mais en fait je le connais, c'est comme on dit une «i connaissance» puisque nous échangeons sur le Websine citoyen Come4 News, cliquez ici nos opinions parfois divergentes dans les commentaires sur les articles que nous publions, alors j'évoque son dernier bouquin.
    C'est un journaliste reporter qui occupe une place remarquable sur Come4News. Doué d'une aisance acquise par son expérience journalistique, il sévère un bretteur redoutable à la verve piquante mais juste, toujours correcte respectueuse de ses convictions et de celles des autres.

    Cela fait une année que j'échange avec lui et ce «Divorce sans consentement mutuel» dont il vient d'en faire un livre m'incite à la réflexion sur sa réflexion que j'ai maintes fois commentée et qui porte sur l'histoire récente du conflit des Français avec notre classe politique, mais aussi, bien plus, sur les dérives des valeurs de notre société.

    Il nous montre, par sa façon de voir l'inadéquation persistante entre la classe politique et les citoyens, depuis la déclaration de Général de Gaulle à Raymond Tournoux au lendemain des élections de 1985, les paradoxes de notre société, quand il écrit :

    «les Français ne m'ont pas encore signifié que je les fatiguais avec mon ambition nationale, je le sais pourtant l'ingratitude viendra, et judas veillera».

    Il prend comme exemple,

    la période qui s'étend de 2002 année de la débâcle de la gauche qui n'est pas au second tour de l'élection présidentielle, arrivant derrière le front national «devenu le premier parti ouvrier de France»,

    élection remportée par Jacques Chirac par un vrai plébiscite, jusqu'à l'élection de Sarkozy en 2005,

    les phases politiques qui ont conduit les Français à se sentir étrangers aux politiques pratiquées par les gouvernements Raffarin et Villepin, mais aussi les conflits au sein des formations politiques dans leurs contradictions en prenant exemple le projet de loi référendaire devant ratifier une Constitution pour l'Europe.

    Sur cette période, il fait une analyse à la fois incisive, objective en mettant à plat les errements de cette classe politique, mais pas seulement, tous les acteurs jusqu'aux syndicats rendant un pays ingouvernable. Mais plus que tout ce livre nous fait découvrir la mutation sous-jacente de notre société ou l'on sent bien que les clivages gauche droite qui ont prévalus pendant des années sont à la fois remis en question par certains et même consolidés par d'autres.

    La crise politique que nous connaissons est en filigrane en permanence dans ce livre qui d'une façon insidieuse nous fait comprendre les effacements politiques des partis extrêmes comme le front national et le communisme pour l'émergence d'un parti centriste d'opposition le Modem, et d'un parti plus radicalement à gauche anticapitaliste le NPA de Besancenot. Les Français déboussolés ne sachant plus pour qui voter par suite des engagements politiques non tenus de nos gouvernants et leurs mensonges sont ballotés ainsi de droite à gauche.

    Dominique Dutilloy qualifie cette période de divorce, on pourrait dire aussi crise de politique et économique profonde quand elle n'est plus en union avec les Français qui se sentaient pris en otages oui, par ce que d'une part, Jacques Chirac n'a pas été élu pour lui mais pour faire barrage au front national, et d'autre part le parti socialiste qui venait de gouverner avait déçu nombre de ses électeurs au profit du Front national, c'est le début de la grande désillusion entre les Français et la classe politique. Ils sont allés, comme s'ils voulaient se racheter, jusqu'à donner aux socialistes deux années après les élections législatives une majorité écrasante de vingt et une régions sur vingt deux. Cela a été le rééquilibrage à gauche des électeurs ne voulant pas tout donner à la droite.

    Quand Lionel Jospin premier ministre de la gauche plurielle s'adressant en automne 1999 aux ouvriers de l'usine Michelin à Clermont Ferrand, victimes d'un plan social par l'entreprise pourtant bénéficiaire déclare,

    il ne faut pas tout attendre de l'État et du gouvernement.

    Il montre ainsi, du doigt, l'impuissance de l'État et le décalage entre ce qu'attendent les Français et ce qu'un gouvernement peut faire, qui, il faut bien le remarquer n'a pas été diplomatique en la circonstance.

    Dominique Dutilloy s'appuie sur des faits réels. Sur le parti socialiste, il met en lumière ses contradictions entre le oui et le non au référendum, mais aussi sur d'autres sujets ou il manie avec habileté la controverse.

    C'est aussi un livre qui n'est pas seulement politique mais également de société quand il évoque, sur le problème du voile qui a défrayé la chronique, sur les retards à l'allumage du gouvernement.

    Ce livre exprime un sentiment plus que tout autre chose, celui du peuple Français qui ne sait plus comment faire, qui croit de moins en moins à la classe politique tant ses déceptions sont grandes.

    Ce livre apporte également autre chose par ses annexes qui rappellent nos lois et décrets sur lesquels Dominique Dutilloy s'est référé, un maître en la matière.

    A lire et à relire pour bien apprécier la subtilité de la pensée de Dominique Dutilloy qui nous offre ainsi matière à méditer.

    Dominique Dutilloy

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    Dominique Dutilloy avec Maître Abdoulaye Wade Président de la République du Sénégal en train de l'interroger sur la crise Ivoirienne.

    Dominique Dutilloy a vécu au Sénégal, ses parents y avaient été envoyés au titre de la coopération alors qu'ils étaient au Sénégal avant les indépendances.

    Il a appris son métier de journaliste dans divers hebdomadaires et mensuels sénégalais. En France, il s'est initié au journalisme radiophonique.

    Au Sénégal, mais également en France, il a travaillé pour des hebdomadaires panafricains et africains. Il prône pour une Union Euro-africaine.

    C'est un homme libre non instrumentalisé par un quelconque parti politique. Son combat c'est la ville de Vichy pour laquelle il veut que soit effacé de l'histoire l'appartenance de Vichy au gouvernement de Pétain, en clamant haut et fort que c'est aussi bien à Dakar qu'à Vichy que sont ses racines familiales.

    Divorce sans consentement mutuel est dans la «collection sans concessions des Editions Veevre». Genre politique société, 168 pages. Ce livre peut être obtenu par le lien, cliquez ici.

  • La baisse de la TVA dans la restauration,

    quelle duperie monumentale!

    A-t-on besoin de perdre un milliard d'euros de recettes fiscales pour faire plaisir à une corporation qui ne pense qu'à elle. Comment une baisse de la TVA sur la restauration peut conduire à compenser la perte de cette recette par des rentrées fiscales sur l'embauche de personnels, je veux bien qu'on me le démontre ?

    Qui peut croire un seul instant que cette baisse que l'on attend depuis maintenant plus sept années et qui avait été annoncée par Jacques Chirac créera des emplois conséquents ! Le gouvernement Jospin de l'époque avait renoncé à lutter contre la commission de Bruxelles qui avait émis un refus catégorique puisqu'il faut une majorité des voix, c'était impossible l'Allemagne comme le Danemark, la République Tchèque, la Bulgarie, la Lettonie, et L'Estonie s'y refusaient. Et Chirac plus malin que Jospin, mais aussi plus menteur, lors de sa campagne s'était engagé à faire adopter cette baisse, il ne l'a jamais obtenue. Pour tenir ses engagements il a fait, sur le dos des Français, un cadeau aux restaurateurs par un allègement de charges de 700 millions, ce qui n'a conduit à rien d'autre que d'appauvrir un peu plus nos finances.

    Nicolas Sarkozy avait fait sienne cette promesse lors de la campagne présidentielle, ce n'est pas moi qui vous l'ait promis, mais c'est moi qui l'obtiendrait. En effet cette baisse sera possible dès 2010 pour un taux qui ne serait pas de 5,5 % mais compris entre 10 et 20 % afin de limiter son influence sur les finances publiques, on avance un taux de 12 à 13 % qui deviendrait un second taux de TVA d'après Philippe Ricard correspondant du Monde à Bruxelles. Pour Eric Woerth cette baisse pourrait coûter un milliards d'euros aux finances publiques, elle devrait être compensée par une remise à plat de la diminution des charges dans le secteur. Actuellement, pour les trente premiers salariés de chaque entreprise, le secteur bénéficie d'allégements de charges sociales d'un montant de 600 à 700 millions d'euros. Ces exonérations, comme je l'ai noté ci dessus seraient appelées à disparaître. Elles n'empêchent pas actuellement pour autant les défaillances d'entreprises en hausse de 16 %.

    Le ministre a fait valoir l'impact en termes d'emplois de la mesure,

    «l'idée est de savoir si ce milliard d'euros est bien placé ou pas ? Dans ce secteur là c'est un secteur extraordinairement pourvoyeur d'emplois, mais souvent des emplois non déclarés payés avec un lance pierres qui ne rapportent rien à l'État. Donc je pense qu'on doit pouvoir augmenter les emplois dans ce secteur, c'est d'ailleurs un engagement des restaurateurs», a-t-il dit, un leurre !

    Le Synhorcat, le syndicat des hôteliers, cafetiers, restaurateurs et traiteurs, s'est réjoui de cette «victoire» à l'arraché, mais pas pour l'économie de notre pays, tout en soulignant qu'il fallait désormais que le taux réduit soit «bien celui de 5,5 %», et s'il ne l'est pas, ce sera un pur cadeau sans effet aux restaurateurs et une lourde perte de nos recettes fiscales. De toutes les façons, il faut être bien naïf pour croire un seul instant à des embauches compensant la perte des recettes fiscales, une duperie monumentale.

    Ce qui est extraordinaire c'est la connivence de la presse écrite quand on lit que tous évoquent la victoire politique de Sarkosy, au forceps, un piège en fait pour qu'il s'enfonce un peu plus dans le déficit. Tout n'est pas gagné pour autant, il faut que l'accord soit voté par le parlement Européen pour que cette baisse consentie soit applicable.

    Faisons un petit calcul, un café coûte 1,5 à 2 € suivant le restaurateur et l'endroit. Sur ce café la TVA est actuellement de 19,6 %, ce qui donne, pour 2 euros, le prix hors taxes du café à 2/1,196 = 1,672 €, c'est ce que touche en fin de compte le restaurateur et l'État 0,3277 €. Si la TVA devient à 10 % le restaurateur portera le prix du café à 1,84 €, mais pour lui, la recette sera la même. Le gain pour le client sera de 0,16 € soit pour faire un compte facile le café sera porté à 1,85 €, une bricole, et la perte pour l'État sera de 0, 178 € plus importante que l'avantage offert au client. Et si elle passe à 5,5 % c'est pire. Et dans ce cas, ce n'est plus un milliard d'euros de pertes fiscales mais 3,25 milliards.

    Or, on espère que ce sacrifice, s'il y aurait, évitera des dépôts de bilan, l'espoir fait vivre, mais comme les gens n'ont plus d'argent ils vont de moins en moins au restaurant ou au café, ils préfèrent manger pour beaucoup d'entre eux.

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